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The Heir

家业 ‧ Drama ‧ 2026

La Chine, en 1564 : (Le Baroque en Europe)

Ce Drama se passe pendant l’Ere Jiajing, c’est-à-dire pendant le règne du 11° Empereur Ming, qui régna pendant 45 ans. Il est fait référence, dans ce Drama, à la 42° année de son règne, c’est-à-dire l’année 1564.
L’histoire entre l’Europe et la Chine, à cette date (en  1564), se développe depuis les Romains.

Depuis 200 Avt JC, Rome arrive en Anatolie (Turquie). Il va la jouer, « je promets tout et je ne donne rien » et créer la Province Romaine d’Asie. Devenue un Empire, l’Italie commerce avec la Chine, via l’Anatolie, car les riches matrones romaines aimaient la soie….

A partir de 1200 Ap JC, les Mongols se baladent en Anatolie et ailleurs. Ils négocient avec les vénitiens Pollo, qui deviennent commerçants de sel dans le sud de la Chine sous les Yuan. Normal : ils étaient potes… Tellement que les Pollo vont même avoir le monopole de ce business. Mais les turkmènes arrivent en Anatolie (Actuelle Turquie) De toutes les tribus Turkmènes, les Ottomans prennent le pouvoir partout. et ils ont décidé qu’ils n’aimaient pas voir les italiens trainer dans les ports anatoliens de la mer Egée, pour négocier avec l’Extrême Orient. Surtout les Vénitiens … Arrivent même les croisés dans le coin, à ce moment-là …. Mais, les Ottomans tiennent bon.

Un autre chemin ! Vite ! 1415

C’est juste que l’Europe aime les épices et les soieries. Des capitaux affluent pour chercher un autre chemin, pour aller en Asie. Ce sera par la mer. Les Portugais sont les premiers à s’y coller dès 1415. Après des îles, en allant plein-ouest, ils découvrent le Brésil vers 1500, ce mastodonte leur barre le chemin vers l’Asie. Ils explorent aussi la Côte Occidentale Africaine vers le Sud, pour contourner ce continent. Ils passent le Cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud). et remontent la Côte Orientale d’Afrique. Puis ils passent par l’Inde, la Chine et Timor. Partout où ils peuvent, ils fondent des comptoirs qui deviendront plus tard des colonies… (=_=)

Les Vaisseaux aux voiles Noirs des Jésuites suivent leurs traces, tout comme, les Espagnols, les Anglais, les Hollandais et les Français. Leur présence nouvelle coïncident avec une déstabilisation croissante de l’Extrême Orient, car ils y vendent des arbalètes à feu aux Japonais, Ceux-ci, forts de ces nouvelles armes, vont piratouiller en Corée et en Chine, à Taiwan (Formosa = La belle). Les « explorations » pour le commerce, tournent vite au carnage et à l’esclavage, selon les endroits. (é_è).


 Le récit commence quelques 13 ans auparavant (1564-13=1551) si je me souviens bien. Les mioches qui deviendront les protagonistes de ce drama avaient 7 ans. A cette date, en Chine, les sectes de diseurs de bonne aventure pullulent. Ces escrocs se font appeler « Immortels » et affirment aux empereurs Ming, obnubilés par la jeunesse éternelle et devenus fadas, qu’ils savent lire dans les entrailles des oies farcies (Astérix et le Devin). Ne doutant de rien, ils leur promettent des pilules de longévité (qui les font mourir intoxiqués par des métaux lourds) …

Les eunuques ont pris le pouvoir vacant et gouvernent via ces gourous bonimenteurs.  Les nobles en roue libre se lâchent, trafiquent et complotent. La Justice part se cacher pour ne pas voir le peuple trinquer. La Justice n’est pas à la fête.

 

C’est un drame qui nous raconte des histoires, autour de l’histoire de l’encre de Chine, dans le cadre historique des Ming vers 1560. Et à Huizhou, en 1564, on aime l’encre.

C’est un commerce local, à fort potentiel. On en fait avec le bois de pin avant de découvrir que la suie de sa résine suffit. On y rajoute de la laque et elle devient waterproof.

Depuis des siècles, des familles s’y consacrent pendant des générations. : Les Luo, les Li, les Pan, les Chen. Puis, arrive un dernier venu, les Tian. Ces derniers sont des voyous meurtriers qui corrompent vite et bien.

Un Li se marie une Tian, qui dépèce la famille pendant une génération. Sa mission : prendre la tête, de la famille et devenir le seul chef du village.

Les Tian vont assassiner les Luo, dont grand-frère a aussi été vilain avec la 8° branche des Li, si mes déductions sont bonnes.

Vous voulez comprendre l’encre de Chine ? C’est bien expliqué.

Vous voulez de belles images de Huizhou ?  Elles sont magnifiques.

Vous voulez vous faire une idée des habits à cette période ? C’est top.

Les dessins sont superbes 

Les musiques sont belles : mélange délicieux d’instruments modernes et anciens. Arrangements riches en accords parfaits. Parfois pourtant, des morceaux bruyants viennent embrouiller le spectateur : La scène est intense, la musique d’ascenseur se voudra « joyeuse ». C’est l’ascension émotionnelle, le « 1/4 d’heure de stimulation romantique et vocale » La petite sirène

3 déceptions cependant !

1) Le protagoniste masculin est absent ! Pour quoi l’inventer si on n’en veut pas ?

Petit, il n’apparait qu’au 3° épisode si ma mémoire ne me fait pas défaut. Jamais vu cela. Narratologiquement, le héros arrive jamais au milieu de l’histoire.

Grand, on se demande si le scripte l’a gardé. Vers le 20° épisode, tout à coup, il est là. : tandam ! Il a changé d’identité et se balade flanqué d’une fausse et très très-grande-sœur de circonstance, pas très nette, mais qui ne prend absolument aucun risque pour lui. S’il a le moindre problème, il se débrouille et elle reviendra après.

Mais, bon ! Enfin, il est là… Là, si on veut. Chaque épisode il fait 2 ou 3 apparitions, d’une ou 2 minutes et il re-disparait. J’exagère à peine…

2) Le protagoniste féminin « one woman-show »

Ce n’est pas ; 🎵  Toi et moi contre le monde entier🎵 (Claude François)

C’est :  🎵 Moi toute seule contre le monde entier 🎵 (Li Zhen)

Elle est une héroïne genre Batman : intelligente, chercheur innée, winner, d’un côté. Mais de l’autre, c’est une victime sacrificielle consentante, avec des pancartes autour du cou disant : « ne te repend pas, je t’ai déjà pardonné. No blème. ». Fort de ce constat, la protagoniste se bat sans cesse avec les Li et les Tian.

Les Tian sont des traitres hypocrites .

Elle a failli se marier avec l’un d’eux, un ami d’enfance. Cœur de pierre, sans sentiments et sans limites,.Avec de tels amis, pas besoin d’ennemis.

Les Li sont de sa famille. Ce sont des aussi des traitres hypocrites.

a) A ce niveau, la protagoniste reste quand même, moins exaspérante que son grand-père. Par jalousie, les familiaux sont abjects avec les gens de sa branche, la 8°. Le mec se fait insulter, jeter hors de la famille, affamer, on lui tue le fils par manque de soins, mais il revient se faire frapper pour montrer qu’il est filial et jure de ne plus jamais toucher à son art. Et il est fier de lui, le niais.

b) L’héroïne, Li Zhen est aimée par grand-mère, mais n’importe quelle pièce rapportée dans le clan, intrigante et mauvaise, la maltraite et Mamie acquiesce. Quand tous ces bras cassés des Li, se retrouvent presque en faillite, ils viennent la chercher, pour mieux l’ostraciser une fois sorti de leur cagade. Et à chaque fois, elle retourne toujours dans ce nid de guêpes. Masochisme à ce niveau c’est in-sup-por-ta-ble.

3) Il y en a que pour Li Zhen.

Elle est omniprésente. Elle est partout, tout le temps. Soit en train de se faire maltraiter, soit en train de se faire aduler. Les autres personnages de toute façon ne sont là que pour la houspiller ou pour l’encenser. C’est binaire. Elle cause inlassablement, comme un moulin à paroles. Et elle harangue, souvent en haussant sa frêle voix qui s’éraille en nous griffant les tympans. Forcer sa voix qui semble frêle, aussi souvent, ce n’est vraiment pas bien.

Cette série me fait penser à Flourished Peony (2025), où cette actrice joue aussi. Ce Drama est un contrexemple de The Heir.

Si dans Flourished Peony, son personnage est souvent présent dans les scènes, les autres personnages sont aussi très bien construits, et ils y ont tous de la place et des choses à dire. Ces personnages sont servis par des acteurs superbement mis en scène, et déploient tous un très beau jeu. Il n’y a pas ici de « One woman-show. »  Ce sont plutôt des équipes et des groupes d’amis avec un vrai relationnel.

Dans A Dream in a Dream, on nous met en scène un de ces agents qui arrive une fois le script fini et qui casse tout le travail réalisé pour imposer leur « conception personnelle de l’ouvrage » (Stanislas le Fort, Herr Kapellmeister de l’Opéra de Paris - La Grande Vadrouille).

Comme dit Nicole de Buron, touche-à-tout dans le cinéma français, dans son excellent livre Arrête ton cinéma : « Ce n’est pas qu’on manque de scénaristes. Au contraire, on en a trop » (*_*). Et ce sont souvent des gens qui ne touchent jamais un stylo ! Ils pourraient en parler avant, en donner des idées, mais non !

4) Tout ça, m’a enlevé l’envie de regarder (vers le 25° Episode).

Je suis allé alors, jeter coup d’œil dans les commentaires. Un post encensant la fin nihiliste du Drama, qu’il semble présenter comme la quintessence de l’émotion, (c’est son droit) m’a aidé à cesser le visionnage et à écrire ces lignes. C’est qu’au contraire, « Moi, le poisson, je l’aime fr… fré… fret… frétillant » (Sméagol – Le Seigneur des Anneaux). Pfff !!!

Comme dans Roméo et Juliette, Li Zhen Niang va aimer Luo Weng Ian. Mais il parait que, lorsqu’ils finissent par tout aplanir, Luo part à la guerre. Je ne suis pas allé jusque-là, dans mes visionnages et zappings. Mais un commentaire dit que la fin est ouverte, un autre dit qu’il n’en revient pas. Je crains que ça ne m’intéresse plus. Dommage !

(>>_<<) « Si j’avais su, j’aurais pas v’nu » (La guerre des Boutons  Louis Pergaud) (>>_<<)

Salut et à plus ! LNA-BB Jiao

 

 

 

 

 

The Heir poster

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