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Un chef d'oeuvre intelligent et émotionnellement intense
Je commencerais tout d'abord : Nirvana in Fire a été mon premier drama chinois. Il y a 3 ans, je me suis décidée à en regarder un. Avant tout par ce que j'avais honte. Honte de ne pas connaitre ce que mon propre pays faisait. Trop préoccupée par les séries US durant mon adolescence, que j'ai abandonné il y a 10 ans au profit des Kdramas, je n'ai jamais senti le besoin de regarder des dramas de chez moi. Peut-être avais-je été traumatisée par ce que regardaient mes parents. Tous ces vols acrobatiques et surréels ne m'inspiraient guère et pour tout vous avouer la réalisation de ces dramas amenait souvent un petit sourire de dédain (je ne vous avais pas dit que j'avais honte?) que je cachais vainement à mes parents. Et puis, j'ai eu ce désaccord avec mon Gege de coeur, et cela m'a amené à réfléchir (cela m'arrive) sur "pourquoi ai-je autant d'apriori sur ces séries chinoise ?". Etait-ce ma façon de renier le moi perdu? Ou bien ce déni total à une époque où chinois ne rime pas avec joie dans un pays qui aime à se glorifier du superficiel et aime tant à jeter aux ordures ce qui ne pense pas "eux"? J'avoue, que tout n'est que prétexte. Tout n'est que lâcheté, je n'avais juste pas envie de crier haut et fort "chinoise et fière de l'être". De clamer que peu importe ce que fait ou ne fait pas mon pays d'origine, je suis et reste profondément chinoise. Peu importe que mes grands-parents aient fuit. Peu importe que ce pays n'ait daigné aider les abandonnés du Cambodge. Peu importe que je sois française maintenant. Je suis et je reste.Ceci étant dit, j'avais choisi au hasard un drama et cela est tombé sur Nirvana in Fire. Une claque (bien méritée) qui m'a bien prise au dépourvu. Nirvana in Fire est tout sauf une série B. Tout sauf une série sur-jouée. Tout sauf une série à petit budget. Nirvana in Fire est un chef d'oeuvre. Et encore aujourd'hui peu lui arrive à la hauteur, je ne vois que Joy of Life pour lui damner le pion, et encore tout est une question de goût ; le sérieux de Nirvana in Fire ou la joie de vivre et l'insolence de Joy of Life. Hum....
Nirvana in Fire est à l'origine un livre, "Lang Ya Bang " de Hai Yan. Le livre est un succès phénoménal en Chine (ses ventes se voient multipliés sur Amazon) et est affectueusement surnommé le "Comte de Monte Cristo" chinois. L'auteur Hai Yan sera elle -même la scénariste sur les deux Nirvana in Fire. C'est aussi une des raisons selon moi de l'écriture minutieux et superbe des deux dramas.
Le drama est un succès foudroyant en Chine et en Corée du sud. Les journalistes et spectateurs mettent l'accent sur le souci du détail historique et des costumes, de l'étiquette et des coutumes de l'époque dans une critique élogieuse.
Nous savons que les chinois ont à coeur de ne pas voir les dramas dénaturer leur Histoire. C'est donc une histoire fictive qui a pour fond historique la période de la dynastie nord et sud, entre 420 et 589.
L'histoire semble banale : Un massacre sanglant où périssent 70 000 soldats, massacre ordonné par l'empereur Xiaoxuan de Liang. Un survivant, Lin Shu. Suite à ce massacre, Lin Shu passera par un traitement médical qui le laissera dénué de toute force physique et méconnaissable physiquement. Lin Shu deviendra alors Mei Chang Su, le très respectable chef de l'alliance Jiangzuo. Il reviendra 12 ans plus tard afin de se dévoiler la vérité sur ce massacre.
Une manipulation planifiée sous tous les angles. Anticipée pour tout cas d'imprévu.
Ce drama est incroyable. De par l'intelligence de l'écriture. De par le génie de Mei Chang Su. De par l'émotion qui s'en dégage. De par cette relation puissante entre Mei Chang Su et le Prince Jing. De par la romance incroyablement douloureuse entre Mei Chang Su et Ni Huang!
L'intrigue est superbement faite. Terriblement intelligent et diabolique! Les complots, et je suis très loin d'être une fan de complot politique, trop compliquée pour mon petit cerveau, sont jouissifs à tel point qu'on en devient accro dès le premier épisode. Un véritable jeux d'échecs mené avec brio par Mei Chang Su. Une manipulation de A à Z maitrisée avec un génie rarement atteint. Car pas une seule fois, Mei Chang Su ne perdra réellement la main. Cela peut paraitre ennuyant, on peut se dire " ah quoi bon regarder un gars qui gagne dès le début?". Non, mille fois non, nous regardons avec émerveillement les vilains se faire petit à petit prendre dans la toile d'araignée. Nous ne pouvons nous empêcher de nous lever et de nous exclamer quand ces mêmes vilains tombent au fur et à mesure. Car tout est si habilement dévoilé, ni trop vite, ni trop lent, qu'il est impossible d'en deviner à l'avance les plans qui fourmillent dans le cerveau de Mei Chang Su.
Je n'ai jamais vu un être aussi implacable et redoutable que Mei Chang Su. Son intelligence se marie à merveille avec sa bonté et sa pureté de coeur. Car en plus, d'être un génie en stratégie, Mei Chang Su a un coeur qui déborde d'amour et de pureté! Sincèrement, il est un HEROS. Faible physiquement. Mourant et agonisant seul. Mais déterminé à mener à bien sa mission. Remettre tout en ordre. Redonner ce qui appartient à celui qui est en droit, le Prince Jing. Tout cela, en nous donnant cette impression de tristesse et de solitude qui ne le quitteras jamais.
j'ai adoré la relation d'amitié intense entre Mei Chang Su et le Prince Jing. Une amitié solide et faite de loyauté et de respect. L'un s'appuyant sur l'autre. L'autre se fiant de sa vie sur l'un.
La relation entre Mei Chang Su et la princesse Ni Huang, sans vous en dévoiler de trop est une tragédie romantique! leur amour est d'une telle pureté et d'une beauté tragique.
Si la fin est ce qu'elle est, je ne regrette pas ce voyage incroyable. L'alchimie entre les divers personnages sont inoubliables, car il y'en a bien d'autres que je n'ai pas cités, et c'est cette alchimie relationnelle, le charisme des personnages qui font la force de ce drama.
La réalisation est superbe, les costumes sont magnifiques. La photographie est parfaite et les scènes d'actions sont agréables à regarder. Les couleurs sont chaudes et les paysages grandioses. Si je n'ai qu'un drama à recommander, même si vous n'aimez pas les complots politiques, même si vous n'aimez pas les dramas historiques, même si vous ne comprenez pas le chinois, même pas si vous ne lisez pas l'anglais (quoique ce drama est sous-titré en français), même si vous avez des à priori sur les dramas, chinois ou coréens, je vous dirais, celui-ci (par ce qu'il est arrivé avant "Joy Of Life"....) sans hésitation.
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Il est malade et faible mais il les tient tous dans sa main...
Alors là, dites vous bien que j’ai adoré !!!Je me suis laissée embarquer sur ce fleuve tumultueux, foisonnant de personnages variés et cachant plus ou moins d’obscures intentions, ou de sourdes ambitions, mais sans en oublier l’humanité pour autant et la recherche persévérante et ardue de la justice éclatante.
Les 54 épisodes (45 mn chacun) passaient à toute vitesse à chaque fin je disais « Déjà ! » et j’enchaînais sur le suivant !
Les personnages sont d’une richesse incroyable : intelligents ou retors, ou les deux, généreux ou ambitieux, ou les deux, empathiques ou antipathiques, ou les deux ! La cour impériale foisonne d’intrigues, de jalousies larvées (plus ou moins) où chacun essaye de tirer au mieux son épingle du jeu, par des moyens plus ou moins clairs.
Mais le pivot de l’histoire, le personnage qui tient en main tous les fils de la tapisserie, c’est le génial Mei Chang Su interprété par le non moins génial Hu Ge qui sait parfaitement rendre le fond mystérieux du stratège, homme de l’ombre dont on découvrira peu à peu la réelle identité, puis le but principal et secret de ses actes.
En face, l’empereur, à la méfiance aiguisée, à l’orgueil immense, mais pourtant d’une intelligence lucide assez remarquable pour un homme devant qui tous tremblent !
Le prince Jing, soldat d’une droiture sans faille, se trouve par là même tenu à l’écart, mais il n’échappe pas au regard aigu de Mei Chang Su.
Autour d’eux se déploie le ballet des Généraux, des princes et princesse, de l’impératrice et des consorts (concubines) avec leurs différents rangs, plus les eunuques, les soldats , la garde impériale, les sociétés secrètes et les autres…
Tout cela peut sembler bien confus, mais pas du tout, je m’y suis tout de suite retrouvée, Mei Chang Su est le fil directeur de l’histoire, et de plus il est dune classe et d'une beauté incroyables ! .
Il y a la politique, la gouvernance, l’ambition, la corruption, l’amour mais sublimé par le Destin qui se joue des personnes, (très belle romance discrète mais prenante entre la princesse et le stratège)la trahison, puis l’accomplissement mais à quel prix...
Le drama est historique, mais il porte aussi une atmosphère de légende, avec la secte des Arts Martiaux et ses hommes aux gestes d'une techniques stupéfiants, qui peuvent voler, de bizarres poisons aux noms étranges et aux effets inattendus, et des plantes aux pouvoirs presque magiques…
Comme nous sommes à la cour impériale, tout est géré par une étiquette rigide qui contrôle toutes les attitudes et le comportement des personnages. Cette apparente raideur non seulement ne gêne pas mais renforce les émotions qui sont contenues et que les acteurs savent très bien transmettre par leurs regards, ou la tension corporelle que l’on peut sentir.
Les acteurs sont tous excellents, les effets spéciaux très bien (on remercie l’invention de l’usage des câbles)il n’y en a que ce qu’il faut pour créer ce climat particulier. De même les combats (pas si nombreux non plus), sont remarquablement bien filmés et ce n’est vraiment pas plus sanglant que nécessaire, le principal de l’histoire se passe dans la tête.
Et que dire de la beauté somptueuse des décors et des costumes ? Grandiose, éblouissant, magnifique sont les mots qui viennent à l’esprit. Le tout servi par une sublime musique à la fois de goût classique, ou typique (j’adore la flûte de bambou et le gémissant violon chinois) . Les quelques chansons sont très belles (l’une d’elles chantée par Hu Ge lui-même) et pour une fois j’ai apprécié les paroles surtout celle à la fin du dernier épisode, elle en souligne parfaitement l’émotion, racontant la vie de Lin Shu telle une chanson de geste (c’est le prince Jing, Wang Kaï qui la chante!).
Alors, moi, je vous le conseille, JE VOUS LE CONSEILLE, MAIS JE VOUS LE CON-SEIL-LE !!!
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Wundervolles Drama
Ich bin immer wieder begeistert mir diese Serie anzusehen. Die Schauspieler, die Geschichte, alles hat mir so gut gefallen. Es hebt sich sehr von anderen Serien ab und spielt in der obersten Liga.Bestimmt werde ich es mir wieder ansehen.
Durch diese Serie bin ich auf Huge aufmerksam geworden........................und auf Leo Wu.
Mir fällt es etwas schwer Leo Wu in seinen erwachseneren Rollen zu akzeptieren, aber er wächst und ich mit ihm.
Avenuex ist mir eine Bereicherung. Sie macht mich auf so vieles aufmerksam, das ich alleine nie bemerkt hätte.
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Tem forma, tem símbolo, tem significado, mas carece de profundidade e conteúdo.
Nirvana in Fire (2015) é uma obra que se estrutura a partir do trauma, da paciência e da reconstrução ética diante da ruína. A narrativa, marcada por um rigor quase ritualístico, abandona o espetáculo da vingança tradicional para construir uma jornada silenciosa, onde cada gesto carrega um peso moral. Mei Changsu, protagonista dilacerado por dentro, encarna o retorno não triunfante, mas necessário - um agente que corrói o poder por dentro, sem jamais romper abertamente com a ordem.A série organiza-se em três frentes narrativas interligadas: a política imperial e suas disputas sucessórias; o passado do exército de Chiyan e sua aniquilação injusta; e a identidade fragmentada de Lin Shu, reconstruída sob o disfarce de Mei Changsu. Esses núcleos operam como espelhos uns dos outros, refletindo as diversas camadas de um sistema corroído pela ambição, pela falsidade e pela manipulação institucionalizada. Nesse cenário, a corte imperial é retratada como um espaço onde a intriga é a norma e a verdade, um luxo dispensável. Os príncipes inicias que estão no poder e os ministros representam toda forma de vaidade, toda fome insaciável pelo poder pelo simples poder enquanto o povo morre, pro outro lado o sétimo príncipe representa a esperança de um governo justo, representa a lealdade, moralidade e a virtude.
No quesito técnico, a produção impressiona pela estética refinada: a direção de arte é minuciosa, a cinematografia elegante e as atuações contidas, mas expressivas. Há um esforço claro em criar uma atmosfera de contenção, onde os conflitos não explodem, mas se dissolvem lentamente no tempo. A guerra, aqui, é travada por meio de documentos, discursos e alianças - uma tensão que se constrói no silêncio, na pausa, no gesto que sugere mais do que mostra.
Contudo, é justamente nessa contenção que reside parte de sua fragilidade. A narrativa privilegia a racionalidade estratégica em detrimento do drama visceral. O espectador é mantido à distância, acompanhando um jogo político calculado que, apesar de intelectualmente intrigante, carece de pulsação emocional. Os 25 episódios iniciais ilustram bem essa limitação: marcados por excesso de exposição, ritmo frio e personagens descritos mais por suas reputações do que por ações concretas, tornam-se difíceis de engajar. A montagem não gera tensão, e as intrigas, embora constantes, soam abstratas e previsíveis.
Ainda que haja um ganho narrativo na segunda metade - quando a história começa a tocar em aspectos mais íntimos do passado dos personagens, esse desenvolvimento tardio não compensa a fragilidade dramática anterior. O romance, anunciado como pilar emocional da jornada, é negligenciado e conduzido com tamanha frieza que pouco contribui para a densidade da trama. O clímax final, por sua vez, surge deslocado: uma invasão militar súbita, que rompe com a lógica de contenção cuidadosamente estabelecida, soando artificial e desconectada.
A maior decepção, no entanto, reside no tratamento da própria tragédia que impulsiona o protagonista. A série esvazia a potência simbólica da doença de Mei Changsu - utilizada pontualmente como obstáculo, mas sem aprofundamento emocional - e trata a vingança como um jogo de inteligência, ignorando o drama humano que deveria sustentá-la. O que poderia ser uma jornada épica de dor e justiça torna-se, por vezes, um exercício excessivamente cerebral. A morte do protagonista ao fim do dorama reforça essa ética da renúncia: não há glória, apenas sacrifício. A justiça se cumpre, mas ao custo do sujeito. A série encerra-se como começou - silenciosa, grave, distante -, propondo uma reflexão mais ética do que emocional sobre o que significa vencer em um mundo corrompido. Tem seu valor, mas poderia ser marco inesquecível.
PS: Sobre a Consort Jing, uma figura rara, uma mulher de força serena, que em nenhum momento abdica de sua dignidade ou dos valores que carrega, mesmo diante das pressões esmagadoras da corte. Sua postura, sempre firme e justa, transmite uma forma de poder silencioso, porém inabalável. É o tipo de personagem/mulher que desperta a vontade instintiva de proteger, não por fragilidade, mas justamente pela grandeza moral que ela representa.
PS2: Outro elemento digno de nota é a representação da lealdade feminina dentro do dorama. As mulheres, independentemente da moralidade dos homens a quem se afeiçoam ou servem, permanecem fiéis até o fim, mesmo que o fim seja a cova. Em uma época onde vínculos são facilmente descartados por conveniência, essa entrega total, esse sentido de honra e devoção, transmite uma força que muitas vezes falta à sociedade moderna. Essa fidelidade, que nasce não de submissão cega, mas de uma convicção ética enraizada, funciona como um lembrete poderoso do que significa realmente caminhar ao lado de alguém - para o bem ou para o mal.
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