Netflix joue ça dernière carte, mais la partie est déjà pliée
Deux ans d’attente pour ce qui reste la série japonaise la plus plébiscitée (Shōgun est canadienne, One Piece est hors catégorie), toutes plateformes de streaming confondues. La hype était telle que la moindre faute risquait de décevoir des fans devenus accros aux merveilles d’Alice et de son petit lapin. Et pourtant, la conclusion de la saison 2 était belle : une fin ouverte, laissant, comme Squid Game, l’espoir de ne pas trop en faire avec une saison suivante. Car le défaut des survival games, c’est leur répétition, surtout après trop d’épisodes. Une impression de déjà-vu, encore pire dans cette saison 3, que je qualifierais déjà de « trop » après seulement deux épisodes visionnés (je hais le binge watching).
Eh oui, au grand dam des fans, une nouvelle fois dithyrambiques sur les six épisodes, on nous ressert à chaque scène la « bogossitude » d’un Yamazaki Kento, oubliant au passage ce qui faisait le charme de la saison 2 : le développement des personnages et ces épisodes entiers consacrés à leur passé ou à leur présent. Certes, il y a bien quelques flashbacks, mais après deux heures de visionnage, ils se résument à une passation de carte entre un autre beau gosse, Isomura Hayato et des seconds rôles insipides. Alors que chacun avait compris depuis longtemps que le thème serait le joker, le summum du cheap survient avec la sortie d’une carte de sa poche par chaque nouveau personnage, sous un drapeau flottant. Je ne m’attendais pas à éclater de rire ici. Ils sont trop forts en production. Ils viennent de gagner 1 min de film.
Et le malaise continue avec des jeux que je trouvais déjà sans saveur dans la saison 1. Autant la saison 2 et la fin de la 1 avec la chasse à la sorcière m’avaient fasciné, autant le début m’avait ennuyé. Bercé par des mangas comme Battle Royale, Liar Game ou Mirai Nikki, ce n’était pas en 2020 qu’Alice in Borderland allait me scotcher à mon écran. Mais la tournure des événements, le climax de la saison 2 se rapprochant toujours plus de l'histoire originale de Lewis Caroll, m’avait définitivement conquis. Sans parler de Yamazaki Kento qui avait enfin haussé son jeu, tandis que d’autres acteurs habitaient déjà des personnages très forts.
Je m’étais attaché, comme tout le monde sans doute, à cette bande d'amis, que dis-je, à cette famille. La mort de plusieurs membres m’avait brisé le cœur. La conclusion de la saison 2 était magnifique. Mais voilà, sans cesse jouer avec mes souvenirs finit par m’agacer. Ces deux premiers épisodes sont insipides : aucun personnage ne me touche. Pire, on force l’émotion avec un personnage en situation de handicap, sans subtilité. Présentée comme une conclusion, cette saison me semble une insulte à ceux qui ont su apprécier la série sur la durée.
Le scénario ? Il n’y en a pas. « Tu disparais, je vais te retrouver et pour ça je retourne dans le monde des merveilles. » Mais bon sang, c’est Super Mario : désolé, « Peach est dans un autre château. » Maintenant que l’on sait que les morts ne meurent pas vraiment, ou alors sont déjà morts, la tension n’est plus la même. Les personnages paraissent lisses, comme ces deux potes de la saison 1 partis trop tôt, dont on espérait le retour. Mais cette fois, on sait qu’on ne reverra personne. Des personnages kleenex, qui ne suscitent aucune empathie, dont la mort n’a plus rien de tragique.
Alors, Alice retrouvera-t-il sa princesse ? Euh..., c’est un Netflix, rien à voir avec Gannibal (Disney+), qui tient en haleine sans jamais promettre de happy end. Si vous n’avez pas encore prévu un voyage à Tokyo, vous découvrirez bien quelques lieux… mais la déception est la même côté production. Shibuya et les autres quartiers n’ont plus cette intensité du vide. Temples, bureaux, métros ont une hygiène clinique qui sent le studio fermé et l’IA. Ça brille, c’est lisse, mais ça manque de poésie et franchement avec une attaque au gaz dans le métro, c'est une faute de goût impardonnable. Les plantes grimpantes cheap du 109 avaient au moins quelque chose de bucolique.
En réalité, le premier épisode m’a fâché, car c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans une suite non prévue. Il fallait plonger directement dans le pays des merveilles avec d’autres personnages ou héros qui après attachement auraient pu mourir tragiquement. On se serait demandé, pourquoi ils sont là. Si on était aussi dans leur subconscient. En quelle année, de quelle manière…, Des indices auraient pu nous mettre sur la piste. Puis Usagi serait apparue, et l’on se serait interrogé. Juste avant de mourir, Alice l’aurait sauvée en réapparaissant lui aussi. Cela, vers le 4e épisode, une fois les autres personnages bien installés. Bien sûr, Usagi aurait expliqué qu’elle cherchait quelqu'un, car un scientifique lui aurait dit qu’il est dans le coma. Putain, j'espère que ce n'est pas ça la fin de cette saison, c'est tellement mal suggéré dès les cinq premières minutes… mais honnêtement, si c’est le cas, les scénaristes doivent retourner à l’école, la production doit laisser tomber l'IA (surtout pour l'affiche) et moi, je vais continuer à attendre le prochain Golden Kamui, car honnêtement, ce n'est pas celui-là le meilleur drama japonais.
Eh oui, au grand dam des fans, une nouvelle fois dithyrambiques sur les six épisodes, on nous ressert à chaque scène la « bogossitude » d’un Yamazaki Kento, oubliant au passage ce qui faisait le charme de la saison 2 : le développement des personnages et ces épisodes entiers consacrés à leur passé ou à leur présent. Certes, il y a bien quelques flashbacks, mais après deux heures de visionnage, ils se résument à une passation de carte entre un autre beau gosse, Isomura Hayato et des seconds rôles insipides. Alors que chacun avait compris depuis longtemps que le thème serait le joker, le summum du cheap survient avec la sortie d’une carte de sa poche par chaque nouveau personnage, sous un drapeau flottant. Je ne m’attendais pas à éclater de rire ici. Ils sont trop forts en production. Ils viennent de gagner 1 min de film.
Et le malaise continue avec des jeux que je trouvais déjà sans saveur dans la saison 1. Autant la saison 2 et la fin de la 1 avec la chasse à la sorcière m’avaient fasciné, autant le début m’avait ennuyé. Bercé par des mangas comme Battle Royale, Liar Game ou Mirai Nikki, ce n’était pas en 2020 qu’Alice in Borderland allait me scotcher à mon écran. Mais la tournure des événements, le climax de la saison 2 se rapprochant toujours plus de l'histoire originale de Lewis Caroll, m’avait définitivement conquis. Sans parler de Yamazaki Kento qui avait enfin haussé son jeu, tandis que d’autres acteurs habitaient déjà des personnages très forts.
Je m’étais attaché, comme tout le monde sans doute, à cette bande d'amis, que dis-je, à cette famille. La mort de plusieurs membres m’avait brisé le cœur. La conclusion de la saison 2 était magnifique. Mais voilà, sans cesse jouer avec mes souvenirs finit par m’agacer. Ces deux premiers épisodes sont insipides : aucun personnage ne me touche. Pire, on force l’émotion avec un personnage en situation de handicap, sans subtilité. Présentée comme une conclusion, cette saison me semble une insulte à ceux qui ont su apprécier la série sur la durée.
Le scénario ? Il n’y en a pas. « Tu disparais, je vais te retrouver et pour ça je retourne dans le monde des merveilles. » Mais bon sang, c’est Super Mario : désolé, « Peach est dans un autre château. » Maintenant que l’on sait que les morts ne meurent pas vraiment, ou alors sont déjà morts, la tension n’est plus la même. Les personnages paraissent lisses, comme ces deux potes de la saison 1 partis trop tôt, dont on espérait le retour. Mais cette fois, on sait qu’on ne reverra personne. Des personnages kleenex, qui ne suscitent aucune empathie, dont la mort n’a plus rien de tragique.
Alors, Alice retrouvera-t-il sa princesse ? Euh..., c’est un Netflix, rien à voir avec Gannibal (Disney+), qui tient en haleine sans jamais promettre de happy end. Si vous n’avez pas encore prévu un voyage à Tokyo, vous découvrirez bien quelques lieux… mais la déception est la même côté production. Shibuya et les autres quartiers n’ont plus cette intensité du vide. Temples, bureaux, métros ont une hygiène clinique qui sent le studio fermé et l’IA. Ça brille, c’est lisse, mais ça manque de poésie et franchement avec une attaque au gaz dans le métro, c'est une faute de goût impardonnable. Les plantes grimpantes cheap du 109 avaient au moins quelque chose de bucolique.
En réalité, le premier épisode m’a fâché, car c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans une suite non prévue. Il fallait plonger directement dans le pays des merveilles avec d’autres personnages ou héros qui après attachement auraient pu mourir tragiquement. On se serait demandé, pourquoi ils sont là. Si on était aussi dans leur subconscient. En quelle année, de quelle manière…, Des indices auraient pu nous mettre sur la piste. Puis Usagi serait apparue, et l’on se serait interrogé. Juste avant de mourir, Alice l’aurait sauvée en réapparaissant lui aussi. Cela, vers le 4e épisode, une fois les autres personnages bien installés. Bien sûr, Usagi aurait expliqué qu’elle cherchait quelqu'un, car un scientifique lui aurait dit qu’il est dans le coma. Putain, j'espère que ce n'est pas ça la fin de cette saison, c'est tellement mal suggéré dès les cinq premières minutes… mais honnêtement, si c’est le cas, les scénaristes doivent retourner à l’école, la production doit laisser tomber l'IA (surtout pour l'affiche) et moi, je vais continuer à attendre le prochain Golden Kamui, car honnêtement, ce n'est pas celui-là le meilleur drama japonais.
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