Mamans Poules
Une histoire de cachotteries réunit deux des actrices les plus douées de leur génération : Haru en super nanny coincée et Kawaei Rina en maman fantasque aux préoccupations légères. Si le ton peut paraître léger, rappelant une certaine Anya Forger découvrant l’élégance de l’académie Eden, la série n’en est pas moins profonde et touchante. Elle contribue, comme d’autres ces dernières années, à interroger la notion de famille au XXIᵉ siècle, face à des mœurs japonaises figées à l'ère Edo.
Le parallèle avec Spy×Family s’arrête toutefois assez vite. C’est même presque l’inverse : la sympathique Ikemura Aoi est un génie né, prête à tout pour intégrer l’école réservée aux enfants surdoués du pays. Pas de chance, comme dans la célèbre série d’espionnage à la fake family, il faut être issu d'une famille "équilibrée" de la haute bourgeoisie pour intégrer l'académie. Sa mère, auto-entrepreneuse dans la vente de jus de fruits, n’a ni le pedigree ni le temps à consacrer à la scolarité de sa fille, qui rêve de devenir astronaute, ou tout du moins astronome. Face à un tel rêve et à un tel potentiel, elle commet l’impensable pour faire plaisir à sa fille : une mère de substitution. Haru Poppins elle même surdiplômée, mais au chômage, prend alors sa place pour parvenir à l’inscrire dans cette école d'élites
On pourrait alors espérer une multitude de quiproquos, de moments gênants et hilarants pour préserver le secret, mais Fake Mummy n’est pas un gag manga comme SXF. Pleine de bons sentiments, elle pourrait laisser présager de longs moments pathos. Pourtant, des mystères et des moments angoissant viennent parsemer la série et ils sont plutôt bien menés. La réalisation comme l’écriture évitent l’ennui et tiennent en haleine, notamment grâce au soutien de très bons acteurs. Les trois acteurs masculins principaux forme d'ailleurs un trio d'élégance, chacun dans leur genre.
Se croisent alors une guerre entre deux start up, dont la rivale de Kawaei est dirigée par un salaud toujours aussi magistral dans ce rôle qu'est Kasamatsu Sho, des cachotteries faites à d’anciens camarades de classe, et des mensonges omniprésents envers ses amis les plus chers. Les histoires d’amour qui naissent entre les protagonistes sont de ce fait rudement menées. À cela s’ajoutent des seconds rôles certes vus mille fois, comme les parents délégués au pouvoir surdimensionné dans l’école et au profil aussi inquiétant que drôle.
Mais l’essentiel est ailleurs. On retrouve dans cette série ce qui fait le charme d’une présence d'enfant. On ne peut qu’être touché par la maturité d’Aoi-chan face aux déboires des adultes et à l’énergie qu’ils déploient pour son bonheur. Le trio qu’elle forme avec Haru et Kawaei Rina touche à coup sûr. Des moments de vie traversent ces dix épisodes, critique une fois de plus d’une société sclérosée, mais sans temps mort, et l’émotion est régulièrement au rendez-vous. La série est moderne : elle dépeint des familles de 2025, et vous vous reconnaîtrez forcément dans l’un ou l’autre des personnages.
La beauté de cette série n’a d’égale que le nombre de "grains" visibles à l’écran, et pas seulement celui d'Haru. Et comme si être le grain de beauté le plus célèbres du Japon ne suffisait pas, Haru termine la diffusion de celle-ci en même temps qu'elle célèbre son mariage avec Takasugi Mahiro, marquant l’année 2025 de son empreinte. Une autre figure marquante de l’année participe à la messe : la talentueuse Chamina, qui signe un ending de très haut niveau.
Après tous ces mystères et ces émotions, il est temps pour moi d’aller prendre une claque de romantisme avec Watashi no Oyome-kun. Sûr qu’il aura désormais une autre saveur.
Le parallèle avec Spy×Family s’arrête toutefois assez vite. C’est même presque l’inverse : la sympathique Ikemura Aoi est un génie né, prête à tout pour intégrer l’école réservée aux enfants surdoués du pays. Pas de chance, comme dans la célèbre série d’espionnage à la fake family, il faut être issu d'une famille "équilibrée" de la haute bourgeoisie pour intégrer l'académie. Sa mère, auto-entrepreneuse dans la vente de jus de fruits, n’a ni le pedigree ni le temps à consacrer à la scolarité de sa fille, qui rêve de devenir astronaute, ou tout du moins astronome. Face à un tel rêve et à un tel potentiel, elle commet l’impensable pour faire plaisir à sa fille : une mère de substitution. Haru Poppins elle même surdiplômée, mais au chômage, prend alors sa place pour parvenir à l’inscrire dans cette école d'élites
On pourrait alors espérer une multitude de quiproquos, de moments gênants et hilarants pour préserver le secret, mais Fake Mummy n’est pas un gag manga comme SXF. Pleine de bons sentiments, elle pourrait laisser présager de longs moments pathos. Pourtant, des mystères et des moments angoissant viennent parsemer la série et ils sont plutôt bien menés. La réalisation comme l’écriture évitent l’ennui et tiennent en haleine, notamment grâce au soutien de très bons acteurs. Les trois acteurs masculins principaux forme d'ailleurs un trio d'élégance, chacun dans leur genre.
Se croisent alors une guerre entre deux start up, dont la rivale de Kawaei est dirigée par un salaud toujours aussi magistral dans ce rôle qu'est Kasamatsu Sho, des cachotteries faites à d’anciens camarades de classe, et des mensonges omniprésents envers ses amis les plus chers. Les histoires d’amour qui naissent entre les protagonistes sont de ce fait rudement menées. À cela s’ajoutent des seconds rôles certes vus mille fois, comme les parents délégués au pouvoir surdimensionné dans l’école et au profil aussi inquiétant que drôle.
Mais l’essentiel est ailleurs. On retrouve dans cette série ce qui fait le charme d’une présence d'enfant. On ne peut qu’être touché par la maturité d’Aoi-chan face aux déboires des adultes et à l’énergie qu’ils déploient pour son bonheur. Le trio qu’elle forme avec Haru et Kawaei Rina touche à coup sûr. Des moments de vie traversent ces dix épisodes, critique une fois de plus d’une société sclérosée, mais sans temps mort, et l’émotion est régulièrement au rendez-vous. La série est moderne : elle dépeint des familles de 2025, et vous vous reconnaîtrez forcément dans l’un ou l’autre des personnages.
La beauté de cette série n’a d’égale que le nombre de "grains" visibles à l’écran, et pas seulement celui d'Haru. Et comme si être le grain de beauté le plus célèbres du Japon ne suffisait pas, Haru termine la diffusion de celle-ci en même temps qu'elle célèbre son mariage avec Takasugi Mahiro, marquant l’année 2025 de son empreinte. Une autre figure marquante de l’année participe à la messe : la talentueuse Chamina, qui signe un ending de très haut niveau.
Après tous ces mystères et ces émotions, il est temps pour moi d’aller prendre une claque de romantisme avec Watashi no Oyome-kun. Sûr qu’il aura désormais une autre saveur.
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