Details

  • Last Online: 8 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 0 LV0
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
We Are Worse at Love than Pandas japanese drama review
Dropped 3/10
We Are Worse at Love than Pandas
0 people found this review helpful
by Kenseiden
6 days ago
3 of 10 episodes seen
Dropped
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Penguin Research

Kamishiraishi Moka n’excelle jamais autant que dans les comédies. Drôle par nature, elle s’essaie de temps en temps à la comédie romantique, mais y accumule souvent maladresses et échecs dans les relations amoureuses. Cela tombe bien, Panda Yori Koi ga Nigatena Watashitachi est justement là pour lui apprendre, et nous apprendre par la même occasion, à nous inspirer du monde animal pour mieux vivre nos relations sentimentales.

Accompagnée d’un biologiste fantasque incarné par Shibata Ichiha, elle sert avant tout de béquille à un spécialiste des comportements amoureux animaux, tous plus mignons les uns que les autres. Attendez-vous donc à observer des dizaines d’extraits de reportages sur les parades nuptiales, mis en parallèle avec notre comportement dans le couple, attribuant parfois, de manière scientifiquement discutable, des comportements humains aux animaux, et inversement.

Si vous ne passez pas votre temps à questionner la valeur scientifique de chaque assertion, vous chercherez tout de même un peu de réalisme dans cette comédie romantique d’un autre âge où, une fois de plus, le mystérieux scientifique, très enfantin dans son comportement, ne voit pas son assistante candide tomber peu à peu sous son charme, tant il est absorbé par ses recherches. Elle, femme forte en quête d’indépendance, se rend à peine compte du rôle de mère de substitution qu’elle endosse progressivement.

Ce genre de comédie est légion au Japon et témoigne encore d’un patriarcat reléguant la femme au rôle de protectrice et d’assistante de l’homme, que ce soit comme mère, épouse ou assistante universitaire, si l’on tient compte du cliché récurrent de l’étudiante. Une inversion des genres aurait été bienvenue et bien plus moderne, d’autant que l’ensemble s’inscrit dans un univers de la mode, futile prétexte à des articles romantiques destinés aux jeunes femmes célibataires en quête du couple dit moderne.

Heureusement, la production est soignée et colorée à souhait. Malgré des personnages féminins présentés comme indépendants et volontaires, la vie reste dure pour notre gaffeuse Moka-chan, dans un monde de la mode toujours aussi agressif et futile (une parabole de la jungle, peut être). Grâce à des effets spéciaux de qualité illustrant les parades nuptiales et à l’absence de véritables temps morts, on passe un bon moment, sans forcément prêter attention à la montagne de clichés romantiques déversés au fil des dix épisodes. Le professeur est kodomo-poi à souhait et parvient encore à faire rire en 2026. Moka-chan est maladroite et malchanceuse comme attendu, et l’on rit à ses dépens, même si le comique de répétition finit par devenir excessivement répétitif.

Vous passerez tout de même un moment agréable, à la fois divertissant et vaguement informatif, autour des relations amoureuses, un visionnage presque nécessaire en cette période de baisse de natalité mondiale dans les sociétés dites développées. En revanche, la consommation de viande, elle, ne risque pas de repartir…
Was this review helpful to you?