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Exit 8 japanese drama review
Completed
Exit 8
0 people found this review helpful
by Kenseiden
26 days ago
Completed
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

La quadrature du quadra = 8

Écrire une chronique originale sur Exit 8 tient de l’impossible, tant le nombre d’avis est quasiment infini, et cela rien que sur ce blog. Tourner en rond, repasser par les mêmes chemins pour faire demi-tour quand on sent l’impasse journalistique ne m’intéresse pas plus que ça. Mais faire une analyse mathématique, qui est mon domaine d’étude, ou psychologique, qui, grâce à ChatGPT, me fera croire que j’en suis également un spécialiste, mènera tout autant à une impasse, tant les autres chroniques l’ont sûrement déjà mieux fait. Mais la disponibilité nouvelle de l’œuvre de Keisuke Imamura et Hirase Kentaro sur Prime m’a donné envie de replonger dans la boucle.

Des boucles temporelles, on a l’impression d’y être bloqué depuis longtemps avec les productions japonaises, tant elles sont un ressort scénaristique facile dans leurs productions. Mondays, River ou l’excellent Brush Up Life de Bakarhythm, pour n’en citer que huit, peuvent enchanter, mais également énerver par la naïveté du scénario.

Avec Exit 8, jouant sur le jeu de mots de la langue anglaise omniprésente dans ce couloir de métro infini (Internationals festivals compatible), la facilité de mise en scène et de réalisation arrive à son paroxysme. Un couloir (émaillé de quelques scènes extérieures), très peu de textes et de personnages, voire un seul à l’écran, et des effets visuels réduits au minimum.
Cette réalisation épurée est évidemment voulue et rappelle tous les horror teenage movies, de Scream au Projet Blair Witch (référence de vieux), pour lequel les premières minutes reprennent d’ailleurs la vue à la première personne. les sons et la musique proche du 0 donne une ambiance à la Carpenter (le réalisateur, pas la chanteuse) distillée déjà dans la mise en scène.

Avec de la psychologie à 8 balles, je vous dirais qu’on est dans la tête du personnage, à l’aube d’un choix cornélien pour la suite de sa vie. Pour ma génération, on est toujours étonné de la proportion que prend un tel choix pour la génération Z, mais je dois à nouveau me remettre dans mes souvenirs de 29 Boarder pour apprécier ce film et les changements du personnage qui devint enfin un adulte.

L’interprétation des différents acteurs joue beaucoup, même s’ils n’avaient pas vraiment énormément de talent à montrer dans ce tout petit environnement (crier, courir, ...). Heureusement Asanuma Naru comble le manque d’humanité du lieu et est, malgré son jeune âge, responsable des scènes les plus touchantes, qui vous feront couler une petite larme.

Car au-delà de l’aspect clinique, d’une froideur résonnant avec le monde moderne… Ça y est, je m’étais juré de ne pas me fixer sur la psycho du film, tellement prévisible, et voilà que je change à nouveau mes décisions… Je fais donc demi-tour pour parler de l’aspect mathématique qui, en tant que très grand spécialiste, m’a vraiment fait plaisir.

Le quadrillage et les lignes droites, toutes tracées, qu’on s’oblige à suivre, en suivant le plus grand nombre. Escher, mon idole, qui en plus a écrit deux, des plus grands hymnes de la génération Z , « Déjeuner en paix » et « Je n’ai pas d’ami comme toi », en plus de nous faire tourner en boucle dans ces dessin (oui je sais, c'est pas le même).

Le diable est dans le détail, et le détail est partout dans ce film. On s’amusera donc à le chercher avec les personnages du film, car rassurez-vous, ils sont bien plus nombreux que notre héros principal.

Un film à voir donc huit fois dans sa vie, y compris en VO, car les mots n’ont que peu d’importance, sachant que les règles sont toutes écrites en anglais et plutôt universelles pour ses choix de vie.

Attention aux jump scares tout de même, peu nombreux, tout comme les embûches dans l’apprentissage des mathématiques, mais c’est pourtant ce qui fait hésiter, alors là, pour le coup, plutôt les femmes, qui ont souvent d’autres aspirations que les hommes.

Dommage : plus de femmes en sciences permettrait de changer les choses à une autre échelle que les changements individuels prônés dans le film. Car finalement, malgré toutes les bonnes intentions, c’est bien le vieux monde de la femme responsable, prête à se sacrifier pour sa famille, qui est dépeint dans ce film à l'intention de l'irresponsabilité masculine.
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