News Uso darou !
Pas facile d’adapter un roman de gare à l’écran quand il cache la vérité visuelle dans des phrases elliptiques. Le réalisateur doit jouer des sous-entendus autant que des non-dits pour maintenir un suspense beaucoup plus facile à entretenir par le texte que par l’image. Le parti pris dans cette adaptation d’un des rois du mystère, Imamura Masahiro, également scénariste à ses heures, est de disséquer les événements en les mélangeant chronologiquement dans un gros sac opaque, façon puzzle. Et non seulement il manque des pièces, mais la mise en scène a tendance à en utiliser un peu trop en double, avec d’autres ficelles de réalisation, pour combler un certain vide scénaristique.
Les premières minutes sont brouillonnes, irréalistes à souhait, et l’on retrouve les mêmes séquences de cinq minutes à l’identique dix minutes après le début. Très vite, on se rend compte que l’œuvre cherche à rivaliser avec les pires (certains diront les meilleurs) nanars d’action du paysage audiovisuel japonais, la série des Senkyo en tête.
Alors que Sakurai Sho nous faisait rire, peut-être malgré lui, avec son jeu over the top, Fukushi Sota habite un peu trop son rôle de Jason Bourne, kakkoi comme une gravure de Johnny’s. Si bien que, même dans les moments d’intimité, en flash-back donc, avec sa princesse enlevée qui se trouve dans un autre château, il en impose presque la crainte.
Les plans sur son physique et ses exploits en combat et en parkour sont exagérément cool et sexy, mais cela ne fait qu’ajouter de l’invraisemblance à une histoire qui n’avait pas besoin d’un super-Saïyen. L’écriture des personnages, chacun cachant un lourd secret derrière de faux-semblants (c’est ainsi que l’histoire nous est présentée), aurait pu suffire si l’interprétation et la mise en scène avaient été à la hauteur.
Si le casting compte peu d’acteurs bankables (désolé, M. Kyaru Pamyu Pamyu…), c’est sans doute pour mettre en avant l’histoire, peut-on se dire. Mais après trois épisodes qui auraient pu tenir sur un seul, on peut regretter la débauche d’argent consacrée aux effets plutôt qu’au jeu d’acteur. Bien sûr, chacun doit afficher un regard inquiétant dans les gros plans du réalisateur, accompagné de sa petite musique angoissante, histoire de nous faire douter de l’honnêteté du personnage. Mais les pièces du puzzle sont déjà tellement mélangées que l’on en perd l’intérêt de chercher à comprendre. Les révélations sont censées tomber à chaque épisode, mais pas sûr que les non-amateurs d’action accepteront de se laisser balader ainsi, avec des situations encore plus improbables que dans Kidnap Game (eh oui, c’est possible). On a vraiment l’impression qu’à la veille d’Halloween, les producteurs font la course à la citrouille pour nous faire frissonner d’angoisse face à une IA qui remplace de plus en plus les scénaristes.
Autre révélateur du vide d’écriture et des limites de l’acting : les scènes interminables de remise en question ou de souvenirs, parfois sous la douche, pour le beau Fukushi Sota et le mystérieux Johnny’s Tanaka Juri (pas ensemble, je vous rassure), le tout accompagné de la version extended play d’un titre de SixTONES, j’imagine. On frôle l’escroquerie. Et surtout, le what the fuck des débuts s’estompe dès le troisième épisode, rendant la série franchement insipide. La révélation au cœur de l’intrigue n’en est pas une et ajoute à la déception, tant elle est téléphonée. Seul un excellent épisode 4 pourrait raviver la flamme, sans quoi une fuite en Corée semble être la seule échappatoire.
Les premières minutes sont brouillonnes, irréalistes à souhait, et l’on retrouve les mêmes séquences de cinq minutes à l’identique dix minutes après le début. Très vite, on se rend compte que l’œuvre cherche à rivaliser avec les pires (certains diront les meilleurs) nanars d’action du paysage audiovisuel japonais, la série des Senkyo en tête.
Alors que Sakurai Sho nous faisait rire, peut-être malgré lui, avec son jeu over the top, Fukushi Sota habite un peu trop son rôle de Jason Bourne, kakkoi comme une gravure de Johnny’s. Si bien que, même dans les moments d’intimité, en flash-back donc, avec sa princesse enlevée qui se trouve dans un autre château, il en impose presque la crainte.
Les plans sur son physique et ses exploits en combat et en parkour sont exagérément cool et sexy, mais cela ne fait qu’ajouter de l’invraisemblance à une histoire qui n’avait pas besoin d’un super-Saïyen. L’écriture des personnages, chacun cachant un lourd secret derrière de faux-semblants (c’est ainsi que l’histoire nous est présentée), aurait pu suffire si l’interprétation et la mise en scène avaient été à la hauteur.
Si le casting compte peu d’acteurs bankables (désolé, M. Kyaru Pamyu Pamyu…), c’est sans doute pour mettre en avant l’histoire, peut-on se dire. Mais après trois épisodes qui auraient pu tenir sur un seul, on peut regretter la débauche d’argent consacrée aux effets plutôt qu’au jeu d’acteur. Bien sûr, chacun doit afficher un regard inquiétant dans les gros plans du réalisateur, accompagné de sa petite musique angoissante, histoire de nous faire douter de l’honnêteté du personnage. Mais les pièces du puzzle sont déjà tellement mélangées que l’on en perd l’intérêt de chercher à comprendre. Les révélations sont censées tomber à chaque épisode, mais pas sûr que les non-amateurs d’action accepteront de se laisser balader ainsi, avec des situations encore plus improbables que dans Kidnap Game (eh oui, c’est possible). On a vraiment l’impression qu’à la veille d’Halloween, les producteurs font la course à la citrouille pour nous faire frissonner d’angoisse face à une IA qui remplace de plus en plus les scénaristes.
Autre révélateur du vide d’écriture et des limites de l’acting : les scènes interminables de remise en question ou de souvenirs, parfois sous la douche, pour le beau Fukushi Sota et le mystérieux Johnny’s Tanaka Juri (pas ensemble, je vous rassure), le tout accompagné de la version extended play d’un titre de SixTONES, j’imagine. On frôle l’escroquerie. Et surtout, le what the fuck des débuts s’estompe dès le troisième épisode, rendant la série franchement insipide. La révélation au cœur de l’intrigue n’en est pas une et ajoute à la déception, tant elle est téléphonée. Seul un excellent épisode 4 pourrait raviver la flamme, sans quoi une fuite en Corée semble être la seule échappatoire.
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