Décès Comics !
On n’en peut plus des héros aux pouvoirs surdimensionnés dans les séries, films et animés. One Punch Man ou Chotto Esper Dake, entre autres, essaient bien de casser les mythes, là où les Américains reviennent toujours à l’éternel monde à sauver, même dans les parodies les plus crétines (OK, OPM aussi). Alors qu’ici, le ridicule semble être poussé au paroxysme avec une sitcom cheap, mais qui révèle un fun sans commune mesure dans le genre.Il faut dire que pour une première réalisation au scénario et à la mise en scène de l’acteur Kato Koji, il était attendu au tournant. L’acteur devait laisser des traces, et cela semblait difficile quand les héros portent le slip par-dessus le pantalon. Mais vous allez voir que, si sur le papier rien ne pouvait sortir de bon, une bonne odeur de chef-d’œuvre comique se dégage de ce premier coup d’essai qui, à mon sens, est déjà un coup de maître.
Le cheap est la marque de fabrique d’une série en huis clos, le décor principal étant le bureau où se réunit une bande de losers dans la vie comme dans les dramas. Désolé de taper encore une fois sur les seconds couteaux du showbiz japonais, mais Non, Kikuchi Fuma, Morinaga Yuki ou Takenori Goto, tout en étant excellents dans leurs rôles, font quand même partie de l’arrière-garde télévisuelle japonaise. Mais c’est aussi ce qui les rend si touchants dans ces rôles d’ultra-loosers-super-héros, où leurs pouvoirs sont plus gênants qu’utiles. Kato Koji a su écrire un scénario qui va tellement bien à des Johnny’s ou à des bodybuilders influenceurs.
C’est hilarant, si on aime le style (s)Kato-san. Mais c’est aussi parfois touchant, tant nos personnages portent leurs pouvoirs comme un fardeau. Contrairement à Chotto Esper Dake, ils ne cherchent pas forcément à les cultiver. C’est plus un baito tant la loose est présente dans leur vie. Honnêtement, c’est la première fois que j’apprécie le jeu de Non ou de Kikuchi Fuma. Leur super-pouvoir comique est clairement mis en avant par le réalisateur, alors que d’autres s’échinent encore à vouloir les faire jouer à ce qu’ils ne sont pas.
Un “must see” des comédies japonaises, qui augure d’une belle carrière pour notre scénariste/réalisateur dans les pas d’un Bakarhythm, qui trône tel un Thor depuis un peu trop longtemps sur l’Asgard des J-dramas.
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