This review may contain spoilers
Un énorme potentiel mal exploité
Là où on aurait pu s'attendre à GLs sur fond horrifique, Runaway nous plonge plutôt dans un thriller horrifique avec deux/trois scènes "romantiques" très vite balayées par l'intrigue. Ici, il n'est pas question d'une série à l'eau-de-rose, mais plutôt d'une course contre-la-montre pour briser une prophétie.
Cependant, cette course contre-la-montre se fait ressentir dans le rythme des épisodes avec une fin qui semble faite à la va-vite par manque d'épisodes probablement. Ce qui est clairement dommageable puisque la série réussit, dans ses premiers épisodes, à instaurer une tension presque omniprésente, que ce soit via l'ost qui colle parfaitement au genre, ou encore à l'intrigue elle-même.
Pour faire simple, il y avait un bon potentiel initial, qui a été malheureusement rattrapé par le manque d'épisodes.
Bien que cette fin soit particulièrement décevante, le reste de la série ne l'est pas tant puisque cette enquête haletante amène sur la tension dont j'ai parlé plus tôt, mais aussi sur l'évolution de la relation entre Win et Boon. Relation pudique, construite sur le vécu des épreuves et non pas sur les schémas habituels que l'on retrouve dans tous les GLs. Ici, pas de relation enemies to lovers, boss x employee, childhood friends to lovers, ou que sais-je encore, mais une relation de destin partagé. Deux âmes-soeurs se dévoilant progressivement l'une envers l'autre au fur et à mesure que l'intrigue avance, avec des moments de complicités ou encore d'ouverture à l'autre progressifs.
Malheureusement pour les fans de GLs plus "standards" cette esquisse de liens forgés dans la douleur est gommée par la fin brutale et ouverte de la série. On aurait pu penser que les scénaristes offriraient un dénouement heureux entre les deux protagonistes, mais le plot-twist final vient anéantir nos espoirs tout en restant cohérent avec les propos tenus par Jomkwan : "Je te suivrai vie après vie".
Bien qu'il s'agisse pas du happy ending escompté, cette fin a le mérite d'être au moins raccord avec un concept que l'on voit dès le début de la série, le karma. Car même si Win et Boon ont tout affronté ensemble, elles ont surtout (et il faut le nommer) tué Jomkwan ensemble. Ce qui de mon point de vu, n'est qu'un juste retour du bâton.
Côté production, on regrettera cette fin bâclée et l'aspect cheap des fantômes et les animations autour d'eux. A croire que les effets spéciaux ont été confiés à un stagiaire...
Du côté de l'acting, il faut saluer la performance de Music, qui a brillamment interprété cette héroïne imparfaite, en proie au doute, à l'appréhension et la peur. Plaifah a été plus décevante, il ne suffit pas de d'avoir l'air blasé pour jouer une sauveuse malgré elle.
En bref, une série au potentiel énorme, mais pas suffisamment exploité malgré son intrigue novatrice : 7,5/10.
Cependant, cette course contre-la-montre se fait ressentir dans le rythme des épisodes avec une fin qui semble faite à la va-vite par manque d'épisodes probablement. Ce qui est clairement dommageable puisque la série réussit, dans ses premiers épisodes, à instaurer une tension presque omniprésente, que ce soit via l'ost qui colle parfaitement au genre, ou encore à l'intrigue elle-même.
Pour faire simple, il y avait un bon potentiel initial, qui a été malheureusement rattrapé par le manque d'épisodes.
Bien que cette fin soit particulièrement décevante, le reste de la série ne l'est pas tant puisque cette enquête haletante amène sur la tension dont j'ai parlé plus tôt, mais aussi sur l'évolution de la relation entre Win et Boon. Relation pudique, construite sur le vécu des épreuves et non pas sur les schémas habituels que l'on retrouve dans tous les GLs. Ici, pas de relation enemies to lovers, boss x employee, childhood friends to lovers, ou que sais-je encore, mais une relation de destin partagé. Deux âmes-soeurs se dévoilant progressivement l'une envers l'autre au fur et à mesure que l'intrigue avance, avec des moments de complicités ou encore d'ouverture à l'autre progressifs.
Malheureusement pour les fans de GLs plus "standards" cette esquisse de liens forgés dans la douleur est gommée par la fin brutale et ouverte de la série. On aurait pu penser que les scénaristes offriraient un dénouement heureux entre les deux protagonistes, mais le plot-twist final vient anéantir nos espoirs tout en restant cohérent avec les propos tenus par Jomkwan : "Je te suivrai vie après vie".
Bien qu'il s'agisse pas du happy ending escompté, cette fin a le mérite d'être au moins raccord avec un concept que l'on voit dès le début de la série, le karma. Car même si Win et Boon ont tout affronté ensemble, elles ont surtout (et il faut le nommer) tué Jomkwan ensemble. Ce qui de mon point de vu, n'est qu'un juste retour du bâton.
Côté production, on regrettera cette fin bâclée et l'aspect cheap des fantômes et les animations autour d'eux. A croire que les effets spéciaux ont été confiés à un stagiaire...
Du côté de l'acting, il faut saluer la performance de Music, qui a brillamment interprété cette héroïne imparfaite, en proie au doute, à l'appréhension et la peur. Plaifah a été plus décevante, il ne suffit pas de d'avoir l'air blasé pour jouer une sauveuse malgré elle.
En bref, une série au potentiel énorme, mais pas suffisamment exploité malgré son intrigue novatrice : 7,5/10.
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