This review may contain spoilers
Twelve : imparfait, parfois bancal mais ...
... mais terriblement addictif (et bien plus touchant que ce que les notes laissent croire)
Je vais être honnête : j’ai dévoré Twelve en deux soirées. Donc oui, on peut me parler d’incohérences, de défauts d’écriture, de budget qui se voit… mais moi, j’ai vécu un truc : j’ai accroché, et même fort. Et vu la quantité de critiques ultra négatives, je voulais laisser une review plus nuancée — parce que Twelve ne mérite pas, selon moi, ce “massacre” général.
Déjà, gros point positif : la base mythologique. L’idée d’une équipe liée aux 12 signes du zodiaque chinois, vivant parmi les humains et protégeant la péninsule d’un mal ancien… sur le papier, ça me vendait du rêve. Et dans les faits, même si tout n’est pas exploité à fond, j’ai adoré l’univers.
Petit détail qui m’a bloquée : le mot “Anges”
Je sais que c’est le terme employé, mais perso, je n’ai pas adhéré. Pour moi, “anges”, c’est très connoté religion. J’aurais clairement préféré le therme “Gardiens” : ça colle mieux au rôle, c’est plus neutre, et surtout ça évite de brouiller le ressenti. Ce n’est pas un détail pour tout le monde… mais pour moi, ça a compté.
Ce qui m’a plu (et qui m’a rendue accro)
1) Taesan : pas juste un “leader”, mais un père épuisé
Oui, Ma Dong Seok joue Taesan comme un roc (et je l’adore, donc je suis forcément cliente). Mais ce que beaucoup ont pris pour “un personnage rigide / monolithique”, moi je l’ai lu autrement :
Taesan, c’est un père (symboliquement) qui traîne un deuil depuis des siècles. Un père qui a perdu quatre des siens, qui n’arrive pas à l’accepter, qui est fatigué d’une charge trop lourde et qui vit avec une peur permanente : “et si j’en perds encore ?”
Du coup, sa façon de vouloir “contenir” les autres, de les contrôler, de les garder proches… je ne l’ai pas vue comme de l’autoritarisme gratuit. Je l’ai vue comme une réaction de traumatisme : quand tu as déjà enterré quatre enfants, tu ne veux plus jouer au héros.
2) La “famille” des signes : j’ai trouvé ça cohérent
Même si la série n’exploite pas toujours chaque personnage comme il faudrait, j’ai aimé la cohérence des tempéraments :
Won Seung (Singe) : manipulable, mais avec le cœur sur la mission et les siens.
Kang Ji (Chien) et Mal Suk (Cheval) : la fidélité, le sens du devoir… c’est littéralement dans l’ADN de leurs signes, et ça se ressent.
Bang Ul (Serpent) guérisseuse : sa façon à elle de “protéger” l’humanité.
Do Ni (Cochon) : grognon, épicurien, protecteur… franchement, il m’a fait sourire plus d’une fois.
Jwi Dol (Rat) : discret, un peu “geek”, effacé, mais présent quand il faut.
Même si certains sont sous-écrits, moi j’ai senti une logique de groupe — une vraie bande, avec ses blessures, ses loyautés, ses tensions.
3) Maroc : l’humain “guide”… et ça dit quelque chose
Maroc, je l’ai vu comme l’incarnation de ce que je pense souvent : l’humain est parfois la pire malédiction. Cruel, sournois, chaotique, vindicatif… et oui, je sais que c’est pessimiste, mais la série appuie ce malaise.
Maroc est “l’humain choisi par les dieux”, censé guider les signes. Sauf que très vite, on comprend qu’il est humain justement parce que… il manipule. Exemple : il utilise le Singe pour une mission dans le dos de Taesan.
Et pour moi, c’est clair : lui ne voit pas une famille, il voit des outils. Il protège Myrrhe non pas seulement “par affection”, mais parce qu’elle est la clé. Voilà. Mission > individus.
Et ce contraste m’a intéressée : les signes ont une forme d’humanité, parfois plus que les humains eux-mêmes.
4) Mon personnage coup de cœur : Geum Sun
La vieille vendeuse (Geum Sun), pour moi, c’est la pépite émotionnelle.
Elle a l’air “secondaire”, mais je la trouve centrale : c’est l’ancre qui rattache encore Taesan à l’idée de protéger l’humanité. Sa petite “adoration” pour lui, son rôle de conscience discrète… elle représente ce fil fragile : “il reste encore du bon chez certains humains.”
Sans elle, Taesan lâcherait probablement tout.
***Ce qui m’a frustrée (parce que oui… il y a des défauts)***
1) Ça manque de punch, et c’est dommage
L’histoire est addictive, mais je comprends la critique sur le rythme : il y a un côté “il manque un cran”. Comme si la série avait le potentiel pour être une grande fresque… mais qu’elle restait parfois en surface.
Et 8 épisodes, c’est court, surtout avec autant de personnages et d’enjeux. On sent clairement qu’il manque soit du temps, soit une écriture plus resserrée.
2) Les 4 disparus : très bonne idée… mais pas assez exploitée
Pendant toute la série, on sent que c’est une plaie ouverte chez Taesan, mais les morts restent presque des “ombres” dans le récit… et au moment où ça revient, ça part dans un truc assez cliché.
[SPOILER fin] : leur retour à la toute fin, manipulés par le grand méchant… je n’ai pas été surprise une seule seconde. J’ai juste eu une pensée : Naruto Shippuden et les réincarnations d’âmes (ceux qui ont la ref comprendront 😅).
C’est efficace pour relancer l’action, ok… mais niveau logique, ça laisse dubitative.
3) Incohérence scénaristique qui m’a agacée : “renoncer aux pouvoirs”
Quand on nous dit qu’ils doivent renoncer à leur pouvoir pour sceller la porte de l’enfer… je me suis dit : pardon ?
Comment ils font leur job derrière, exactement ? Ils sont censés protéger le monde, mais sans pouvoir ? Ça m’a sorti de l’histoire.
4) Le “grand méchant” : zéro charisme
Le prêtre maléfique qui veut pouvoir + immortalité… oui bon.
Perso, comme dirait mon fils : un méchant de chez Wish.
Il manque d’aura, de présence, de menace.
Par contre, j’ai aimé le Corbeau, cet humain prêt à tout juste pour rester avec celle qu’il aime. Ça m’a donné un côté Roméo & Juliette version sombre. Même si la relance de sa pierre d’âme à la fin m’a laissée perplexe, j’ai trouvé l’idée plus touchante que le “grand prêtre”.
5) Les effets spéciaux / accessoires : petit charme rétro… mais ça pique
Je ne vais pas mentir : par moments, on dirait des effets spéciaux époque 90/2000. Ça peut avoir un côté “nostalgique”, mais en 2025 (et avec ce casting), ça fait un peu mal.
Certaines armes magiques font très “jouet”, certains costumes aussi… et ça casse un peu l’immersion.
***Pourquoi je reste positive malgré tout***
Parce que moi, je n’ai pas regardé Twelve en mode “analyse froide du scénario”. Je l’ai regardé pour ce que j’attends d’une série : me faire évader.
Et pendant 8 épisodes, ça a fonctionné :
j’étais dedans,
j’avais envie d’enchaîner,
j’ai ressenti le deuil, la fatigue, la loyauté,
j’ai vu une “famille” brisée qui continue quand même.
Oui, c’est bourré de défauts. Oui, l’écriture aurait pu être plus punchy, plus claire, plus ambitieuse. Mais réduire Twelve à “c’est nul” ou “c’est un désastre” me paraît injuste.
Ma note perso : 7,5/10
Pas pour sa perfection.
Mais pour son univers, son côté addictif, son sous-texte émotionnel, et parce que moi, j’ai vu plus qu’un simple drama d’action.
Si vous voulez un chef-d’œuvre ultra cohérent, passez votre chemin.
Mais si vous voulez une fantasy imparfaite, parfois naïve, mais capable de faire rêver et d’embarquer… Twelve peut très bien faire le job.
Je vais être honnête : j’ai dévoré Twelve en deux soirées. Donc oui, on peut me parler d’incohérences, de défauts d’écriture, de budget qui se voit… mais moi, j’ai vécu un truc : j’ai accroché, et même fort. Et vu la quantité de critiques ultra négatives, je voulais laisser une review plus nuancée — parce que Twelve ne mérite pas, selon moi, ce “massacre” général.
Déjà, gros point positif : la base mythologique. L’idée d’une équipe liée aux 12 signes du zodiaque chinois, vivant parmi les humains et protégeant la péninsule d’un mal ancien… sur le papier, ça me vendait du rêve. Et dans les faits, même si tout n’est pas exploité à fond, j’ai adoré l’univers.
Petit détail qui m’a bloquée : le mot “Anges”
Je sais que c’est le terme employé, mais perso, je n’ai pas adhéré. Pour moi, “anges”, c’est très connoté religion. J’aurais clairement préféré le therme “Gardiens” : ça colle mieux au rôle, c’est plus neutre, et surtout ça évite de brouiller le ressenti. Ce n’est pas un détail pour tout le monde… mais pour moi, ça a compté.
Ce qui m’a plu (et qui m’a rendue accro)
1) Taesan : pas juste un “leader”, mais un père épuisé
Oui, Ma Dong Seok joue Taesan comme un roc (et je l’adore, donc je suis forcément cliente). Mais ce que beaucoup ont pris pour “un personnage rigide / monolithique”, moi je l’ai lu autrement :
Taesan, c’est un père (symboliquement) qui traîne un deuil depuis des siècles. Un père qui a perdu quatre des siens, qui n’arrive pas à l’accepter, qui est fatigué d’une charge trop lourde et qui vit avec une peur permanente : “et si j’en perds encore ?”
Du coup, sa façon de vouloir “contenir” les autres, de les contrôler, de les garder proches… je ne l’ai pas vue comme de l’autoritarisme gratuit. Je l’ai vue comme une réaction de traumatisme : quand tu as déjà enterré quatre enfants, tu ne veux plus jouer au héros.
2) La “famille” des signes : j’ai trouvé ça cohérent
Même si la série n’exploite pas toujours chaque personnage comme il faudrait, j’ai aimé la cohérence des tempéraments :
Won Seung (Singe) : manipulable, mais avec le cœur sur la mission et les siens.
Kang Ji (Chien) et Mal Suk (Cheval) : la fidélité, le sens du devoir… c’est littéralement dans l’ADN de leurs signes, et ça se ressent.
Bang Ul (Serpent) guérisseuse : sa façon à elle de “protéger” l’humanité.
Do Ni (Cochon) : grognon, épicurien, protecteur… franchement, il m’a fait sourire plus d’une fois.
Jwi Dol (Rat) : discret, un peu “geek”, effacé, mais présent quand il faut.
Même si certains sont sous-écrits, moi j’ai senti une logique de groupe — une vraie bande, avec ses blessures, ses loyautés, ses tensions.
3) Maroc : l’humain “guide”… et ça dit quelque chose
Maroc, je l’ai vu comme l’incarnation de ce que je pense souvent : l’humain est parfois la pire malédiction. Cruel, sournois, chaotique, vindicatif… et oui, je sais que c’est pessimiste, mais la série appuie ce malaise.
Maroc est “l’humain choisi par les dieux”, censé guider les signes. Sauf que très vite, on comprend qu’il est humain justement parce que… il manipule. Exemple : il utilise le Singe pour une mission dans le dos de Taesan.
Et pour moi, c’est clair : lui ne voit pas une famille, il voit des outils. Il protège Myrrhe non pas seulement “par affection”, mais parce qu’elle est la clé. Voilà. Mission > individus.
Et ce contraste m’a intéressée : les signes ont une forme d’humanité, parfois plus que les humains eux-mêmes.
4) Mon personnage coup de cœur : Geum Sun
La vieille vendeuse (Geum Sun), pour moi, c’est la pépite émotionnelle.
Elle a l’air “secondaire”, mais je la trouve centrale : c’est l’ancre qui rattache encore Taesan à l’idée de protéger l’humanité. Sa petite “adoration” pour lui, son rôle de conscience discrète… elle représente ce fil fragile : “il reste encore du bon chez certains humains.”
Sans elle, Taesan lâcherait probablement tout.
***Ce qui m’a frustrée (parce que oui… il y a des défauts)***
1) Ça manque de punch, et c’est dommage
L’histoire est addictive, mais je comprends la critique sur le rythme : il y a un côté “il manque un cran”. Comme si la série avait le potentiel pour être une grande fresque… mais qu’elle restait parfois en surface.
Et 8 épisodes, c’est court, surtout avec autant de personnages et d’enjeux. On sent clairement qu’il manque soit du temps, soit une écriture plus resserrée.
2) Les 4 disparus : très bonne idée… mais pas assez exploitée
Pendant toute la série, on sent que c’est une plaie ouverte chez Taesan, mais les morts restent presque des “ombres” dans le récit… et au moment où ça revient, ça part dans un truc assez cliché.
[SPOILER fin] : leur retour à la toute fin, manipulés par le grand méchant… je n’ai pas été surprise une seule seconde. J’ai juste eu une pensée : Naruto Shippuden et les réincarnations d’âmes (ceux qui ont la ref comprendront 😅).
C’est efficace pour relancer l’action, ok… mais niveau logique, ça laisse dubitative.
3) Incohérence scénaristique qui m’a agacée : “renoncer aux pouvoirs”
Quand on nous dit qu’ils doivent renoncer à leur pouvoir pour sceller la porte de l’enfer… je me suis dit : pardon ?
Comment ils font leur job derrière, exactement ? Ils sont censés protéger le monde, mais sans pouvoir ? Ça m’a sorti de l’histoire.
4) Le “grand méchant” : zéro charisme
Le prêtre maléfique qui veut pouvoir + immortalité… oui bon.
Perso, comme dirait mon fils : un méchant de chez Wish.
Il manque d’aura, de présence, de menace.
Par contre, j’ai aimé le Corbeau, cet humain prêt à tout juste pour rester avec celle qu’il aime. Ça m’a donné un côté Roméo & Juliette version sombre. Même si la relance de sa pierre d’âme à la fin m’a laissée perplexe, j’ai trouvé l’idée plus touchante que le “grand prêtre”.
5) Les effets spéciaux / accessoires : petit charme rétro… mais ça pique
Je ne vais pas mentir : par moments, on dirait des effets spéciaux époque 90/2000. Ça peut avoir un côté “nostalgique”, mais en 2025 (et avec ce casting), ça fait un peu mal.
Certaines armes magiques font très “jouet”, certains costumes aussi… et ça casse un peu l’immersion.
***Pourquoi je reste positive malgré tout***
Parce que moi, je n’ai pas regardé Twelve en mode “analyse froide du scénario”. Je l’ai regardé pour ce que j’attends d’une série : me faire évader.
Et pendant 8 épisodes, ça a fonctionné :
j’étais dedans,
j’avais envie d’enchaîner,
j’ai ressenti le deuil, la fatigue, la loyauté,
j’ai vu une “famille” brisée qui continue quand même.
Oui, c’est bourré de défauts. Oui, l’écriture aurait pu être plus punchy, plus claire, plus ambitieuse. Mais réduire Twelve à “c’est nul” ou “c’est un désastre” me paraît injuste.
Ma note perso : 7,5/10
Pas pour sa perfection.
Mais pour son univers, son côté addictif, son sous-texte émotionnel, et parce que moi, j’ai vu plus qu’un simple drama d’action.
Si vous voulez un chef-d’œuvre ultra cohérent, passez votre chemin.
Mais si vous voulez une fantasy imparfaite, parfois naïve, mais capable de faire rêver et d’embarquer… Twelve peut très bien faire le job.
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