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Popular Serizawa Acts Weird around Me japanese drama review
Completed
Popular Serizawa Acts Weird around Me
0 people found this review helpful
by Chiaki-13
14 hours ago
11 of 11 episodes seen
Completed
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.0
Rewatch Value 9.0
This review may contain spoilers

Une romance simple, mais efficace !


À première vue, Popular Serizawa Acts Weird Around Me n’était pas nécessairement le drama qui allait retenir mon attention. Le synopsis avait beau réunir plusieurs éléments que j’apprécie, l’ensemble semblait assez classique pour une romance lycéenne japonaise. Toutefois, entre les avis positifs que je voyais passer, ma période consacrée aux dramas japonais et coréens et mon amour pour les histoires de lycéens japonais, il aurait été difficile de résister bien longtemps. J’ai donc fini par me lancer, sans attentes démesurées, et franchement, sans grande surprise, je me suis régalée. Il faut croire que les romances lycéennes japonaises et moi, c’est une histoire qui fonctionne particulièrement bien. Et lorsqu’on reprend les codes de School Trip en y ajoutant un fudanshi et un garçon populaire complètement accro à lui, forcément, je valide le concept.

L’histoire repose sur une situation aussi embarrassante que prometteuse : Hajime Suzuki, lycéen timide et passionné de BL, écrit secrètement des histoires dont Haruto Serizawa, garçon populaire de sa classe, est l’inspiration. Lorsque ce dernier découvre ses écrits, Suzuki s’attend naturellement au pire. Pourtant, loin de se moquer de lui, Serizawa saisit cette occasion pour se rapprocher de lui, d’autant qu’il partage lui-même cet intérêt pour le BL. Ce qui aurait pu tourner à l’humiliation devient alors le point de départ d’une cour assidue, Serizawa multipliant les occasions de passer du temps avec celui qu’il aime en secret depuis plus d’un an. Et c’est précisément cette dynamique qui fait le charme de la série : Serizawa ne se contente pas de déclarer ses sentiments, il les exprime constamment à travers ses gestes, sa proximité et son attention. Il colle Suzuki comme une moule à son rocher, le prend entre ses jambes pendant les pauses déjeuner, lui donne la becquée et lui tient la main avec une décontraction absolument déconcertante. Le plus drôle reste que leur entourage semble trouver tout cela parfaitement normal. Personnellement, je ne vais certainement pas m’en plaindre : cette proximité permanente est beaucoup trop mignonne, et je pourrais regarder des heures ces deux-là se coller sans raison apparente.

Et derrière cette romance sucrée se dessine un aspect que j’ai particulièrement apprécié dans l’évolution de Suzuki. Au départ, il est présenté comme un garçon solitaire, persuadé d’être socialement inadapté. Pourtant, à mesure qu’il se rapproche de Serizawa et intègre son groupe d’amis, on découvre que cette réserve ne correspond pas vraiment à sa personnalité profonde. Son repli sur lui-même trouve son origine dans une expérience douloureuse : lorsqu’il a confié à ses anciens amis qu’il aimait le BL, ceux-ci l’ont rejeté, au point de lui faire intérioriser l’idée que sa passion le rendait bizarre, voire dégoûtant. Il a fini par se définir lui-même à travers le regard négatif des autres, comme si cette humiliation avait révélé quelque chose de honteux chez lui. En réalité, Suzuki n’est pas fondamentalement asocial. Une fois qu’il se sent accepté, il se montre capable de rire, de s’amuser et de profiter pleinement de la compagnie des autres. Le voir s’ouvrir progressivement et retrouver une forme d’aisance sociale est donc particulièrement satisfaisant. Ce n’est pas seulement une romance qui se construit, mais aussi un personnage qui retrouve le droit d’être lui-même.

Cette évolution est d’autant plus agréable que l’intégration de Suzuki ne repose pas uniquement sur les efforts de Serizawa. Ses amis l’accueillent sincèrement dans leur groupe, sans le traiter comme une curiosité ni lui faire sentir qu’il doit mériter sa place. Ils se préoccupent de lui, prennent ses difficultés au sérieux et n’hésitent pas à organiser des réunions collectives pour tenter de résoudre les problèmes du couple. À ce stade, on n’est plus très loin de la thérapie conjugale organisée par les copains de lycée, et je dois reconnaître que cette bande de jeunes est absolument adorable. Leur présence donne une dimension chaleureuse à l’histoire : Suzuki ne gagne pas seulement un petit ami potentiel, il retrouve aussi un environnement dans lequel il peut s’épanouir sans avoir honte de ses goûts. Cette bienveillance collective contribue largement à mon attachement aux personnages, car elle permet à la romance de s’inscrire dans un cadre où l’affection et l’acceptation ne viennent pas uniquement du partenaire amoureux.

Reste néanmoins un obstacle de taille : l’estime de soi de Suzuki, qui semble avoir été enterrée si profondément qu’il faudrait probablement une équipe de fouilles archéologiques pour la retrouver. Serizawa pourrait lui écrire une déclaration d’amour en lettres lumineuses dans le ciel, lui tenir la main, l’embrasser et lui consacrer chacune de ses journées qu’il continuerait probablement à se demander s’il n’a pas mal interprété la situation. Le pauvre Serizawa a beau multiplier les signaux, Suzuki demeure incapable de comprendre que le garçon dont il est amoureux l’aime en retour. C’est adorable dans son côté maladroit, mais aussi terriblement frustrant, surtout lorsque l’on sait depuis combien de temps Serizawa nourrit ses sentiments. Il s’est même intéressé au BL dans l’espoir de mieux comprendre Suzuki et de se rapprocher de lui, avant de finir par tomber dedans comme Obélix dans sa potion magique. Ce détail me touche particulièrement, car il montre que son intérêt ne se résume pas à une stratégie de séduction : il a voulu découvrir ce qui plaisait à la personne qu’il aimait, et cette curiosité s’est transformée en véritable passion. Serizawa fait preuve d’une patience remarquable pour quelqu’un qui doit visiblement accomplir les douze travaux d’Hercule avant de convaincre son crush qu’il est bel et bien amoureux de lui. Chaque rejet, même involontaire, devient alors un peu douloureux à regarder, précisément parce que ses sentiments sont sincères et qu’il se donne tant de mal pour les exprimer. On a envie de secouer Suzuki, mais aussi de prendre Serizawa dans ses bras pour lui dire que ses efforts finiront bien par payer.

Sur le plan de l’intrigue, il faut toutefois reconnaître que la série ne cherche pas particulièrement à renouveler les codes de la romance lycéenne. Les enjeux restent relativement simples, les personnages évoluent dans un cadre familier et l’histoire privilégie la mignonnerie aux grandes réflexions psychologiques. Mais cette simplicité ne me pose absolument aucun problème ici, car l’objectif n’est manifestement pas de proposer une intrigue complexe. Le drama sait ce qu’il veut raconter et assume pleinement son registre : une romance tendre, des personnages attachants, des rapprochements maladroits et suffisamment de situations embarrassantes pour nous faire sourire. Surtout, il remplit son contrat sans me donner l’impression de tourner en rond. Je ne me suis pas ennuyée, ce qui est déjà un excellent point pour une série dont le principal argument repose sur des interactions quotidiennes plutôt que sur une succession de rebondissements. Je ne demande pas systématiquement à une histoire d’inventer un nouveau genre de romance pour l’apprécier. Parfois, j’ai simplement envie de voir deux garçons tomber amoureux, se chercher, se rapprocher et finir par comprendre ce qui crève les yeux de tout le monde depuis le premier épisode.

Et puis, comment ne pas évoquer cette incapacité presque surnaturelle qu’ont Suzuki et Serizawa à communiquer directement sur leurs sentiments ? Ces deux-là sont capables de se rapprocher physiquement avec une facilité déconcertante, mais dès qu’il s’agit de mettre des mots sur ce qu’ils ressentent, il faut convoquer leurs amis et organiser une réunion de groupe. La thérapie conjugale avant même que le couple soit officiellement constitué, voilà un concept qui mériterait presque sa propre série dérivée. Cette dynamique renforce le côté comique de leur relation et donne à leurs amis un rôle qui dépasse celui de simples figurants chargés de remplir la salle de classe. Elle rappelle aussi que, malgré l’assurance de Serizawa et les maladresses de Suzuki, ils restent deux adolescents qui découvrent comment exprimer leurs sentiments et construire une relation. Leur histoire n’a pas besoin d’être particulièrement sophistiquée pour fonctionner : elle s’appuie sur cette opposition entre un garçon qui exprime son amour sans retenue et un autre qui peine à croire qu’il puisse réellement être aimé.

Au final, Popular Serizawa Acts Weird Around Me correspond parfaitement à ce que je recherche lorsque je me lance dans une romance lycéenne japonaise : une histoire simple, chaleureuse et suffisamment adorable pour me faire sourire devant mon écran. Les personnages sont attachants, la dynamique amoureuse fonctionne sur moi et le groupe d’amis apporte une dose de bienveillance qui rend l’ensemble particulièrement agréable à suivre. Ce drama ne cherche pas à bouleverser les codes du genre, et je n’avais pas besoin qu’il le fasse pour passer un excellent moment. Il me rappelle simplement pourquoi j’aime autant ces romances japonaises : leur capacité à transformer les petits gestes du quotidien en véritables sources de papillons dans le ventre. Une histoire mignonne comme je les aime, que je pourrais consommer par milliers sans me lasser, pour peu qu’elle conserve cette tendresse et cette sincérité.
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