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  • Gender: Female
  • Location: France
  • Contribution Points: 4,814 LV13
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Till the End of the Moon chinese drama review
Completed
Till the End of the Moon
1 people found this review helpful
by Link
Sep 14, 2024
40 of 40 episodes seen
Completed
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 8.5
This review may contain spoilers

Je prête allégeance au seigneur démon de Luo Yun Xi...

La haine qui nous dévore peut-elle s'inverser sous le regard brûlant de la lune ? Si Till the End of the Moon souffre de nombreux défauts (notamment son écriture), Luo Yun Xi écrase la plupart des faiblesses sur son passage avec une interprétation captivante en tant que seigneur démon maudit.

Luo Yun Xi vole au-dessus de l'ensemble du casting, peu importe l'arc de ses personnages. Il est la parfaite incarnation du seigneur démon, un personnage incompris, un prince maudit. Sa posture impériale, sa gestuelle élégante, son regard sombre et maléfique, pour finir par un sourire menaçant. Tout en lui hurle le mal de la façon la plus envoûtante qui soit. Luo Yun Xi est fascinant dans ce rôle. Il capture l'essence complexe de son personnage, lui influant chaque souffrance, tandis que la bonté et l'amour finissent par faire vaciller ce cœur de pierre.

Bai Lu est habituée au genre. La plupart de ses personnages sont bons, mais j'aurai apprécié un peu plus de nuances. De Li Su Su, la cultivatrice idéaliste, à Ye Xi Wu, la mortelle courageuse, seules les tenues pouvaient vraiment créer la distinction. Elle ne semblait pas inspirée pour donner vie à deux personnages distincts. Je regrette que Bai Lu ne délivre pas davantage d'expressions faciales. Ou peut-être est-ce seulement une redondance passagère pour moi ?

Ensemble (et peu importe l'arc), la relation frétille de menaces, de gentillesse et d'amour. Ce n'est pas une romance torturée qui m'a tiré une larme, mais il m'est arrivée d'être une vraie supportrice, notamment pendant l'arc de Bore. En revanche, l'écriture de leur histoire d'amour manque de charme. Leur relation tourne vite en rond dans un éternel recommencement de confiance, non-confiance, amour et haine. Les deux derniers arcs loupent le coche de la romance et ne parvient pas à retrouver le souffle des deux premiers.

Le reste du casting est tout aussi bon. En revanche, il est regrettable d'avoir sacrifié le couple secondaire (Pian Ran (Sun Zhen Ni) et Ye Qing Yu (Geng Ye Ting))qui était un vent de fraîcheur. Leur histoire d'amour mêlée passion et étincelle, mais pour une raison quelconque l'écriture autour d'eux a été un massacre. Et c'est l'une des tâches principale de ce xianxia, l'écriture. J'ai consumé toute ma haine dans les personnages de Chen Du Ling et j'ai apprécié revoir Deng Wei.

Je ne connais pas l'œuvre originale, mais l'histoire manque de finesse, tant sur les intrigues que sur les personnages. Il y a quatre arcs, chacun possédant sa ligne temporelle. Jusqu'ici, rien de nouveau. Cependant, il y a tellement d'intrigues que tout contenir en seulement 40 épisodes relève de l'utopie. Encore une fois, j'ignore tout de l'œuvre originale, mais peut-être que quelques sacrifices auraient dû être faits. Ne serait-ce que pour permettre à l'histoire de reprendre son souffle de temps en temps Si la plupart des éléments avancés ont une explication, parfois c'en devient presque une blague, comme par exemple lorsque les personnages deviennent idiots dans l'unique but d'arranger le fil de l'histoire.

Tous les personnages conservent leur mémoire, cela permet de changer la dynamique habituelle des tribulations. Personnellement, j'ai également apprécié de ne pas voir le seigneur démon scellé dans une abysse, mais au contraire remonter dans le passé pour empêcher son éveil.

« Je suis responsable des péchés. Les dieux sont la lumière de ce monde, j’en suis l’ombre [...] Il y a des péchés dans ce monde parce qu’il y a trop de douleur et de bonheur, de famine et de satiété, de chaos et d’ordre. Tous ceux-ci naissent les uns des autres. C’est comme ça depuis la nuit des temps. Si tel est le cas, la douleur ne sera pas éliminée. Pourquoi ne puis-je pas aller dans l’autre sens et me débarrasser de la pureté et de la lumière de ce monde ? »
– Seigneur démon

Bien qu'il s'agisse d'une production à gros budget, la plupart des maquillages (notamment celui des hommes) laissaient à désirer. On s'accordera sur les sourcils qui ont vraiment souffert dans ce drama, tant chez les femmes que chez les hommes. Et cela, quand les perruques n'étaient pas grotesques. Quant aux CGI, elles sont de bonnes factures. Toutefois, il est difficile d'en dire autant sur les décors et certaines incrustations. En revanche, les costumes étaient superbes. Gros coup de cœur pour celui noir et vert de Ye Qing Yu.

En bref, Till the End of the Moon possède une intrigue riche et entraînante, malgré une écriture bancale et souvent trop facile, presque enfantine. Toutefois, il serait dommage de ne pas s’y attarder, ne serait-ce que pour le casting, dont l'inoubliable Tantai Jin, et les CGI. Bien qu’il ait des faiblesses, cela reste l’un des meilleurs drames de 2023.
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