This review may contain spoilers
Je prête allégeance au seigneur démon de Luo Yun Xi...
Si Till the End of the Moon souffre de nombreux défauts, Luo Yun Xi en écrase une grande majorité avec une interprétation captivante en tant que Seigneur Démon maudit.
Luo Yun Xi est la parfaite incarnation du Seigneur Démon, d'un homme incompris et d'un prince maudit. Sa posture royale, sa gestuelle élégante, son regard sombre et maléfique et ce sourire menaçant. Tout en lui hurle le mal d'une façon si envoûtante… Avec fascination, Luo Yun Xi capture l'essence complexe de ses personnages, lui influant chaque souffrance, tandis que la bonté et l'amour font parfois vaciller ce cœur de pierre.
Bai Lu est une habituée de ce genre. La plupart de ses personnages sont sympathiques, mais limités dans leur caractère : de Li Su Su, la cultivatrice idéaliste, à Ye Xi Xu, la mortelle courageuse. Seules les tenues permettaient de créer la distinction. Elle ne semblait pas inspirée pour donner vie à deux personnages distincts. Je regrette que Bai Lu ne montre pas davantage d'expressions faciales.
Ensemble, leur relation frétille de menaces, de gentillesse et d'amour. Il ne s'agit pas d'une romance torturée, mais il m'est arrivée d'être une vraie supportrice, notamment pendant l'arc de Bore. En revanche, l'écriture de leur histoire d'amour manque de charme. Leur relation ne tarde pas à tourner en rond dans un éternel recommencement de confiance, de non-confiance, d'amour et de haine. Les deux derniers arcs loupent carrément le coche et ne parviennent pas à retrouver le souffle des deux premiers.
Le reste du casting est excellent. J'ai consumé toute ma haine dans les personnages de Chen Du Ling (elle est remarquable), et bien sûr, j'ai été ravie de voir Deng Wei. En revanche, quel dommage de voir le couple secondaire sacrifié de la sorte. Leur histoire d'amour mêlée passion et étincelle avec un vent de fraîcheur. Pourtant, les scénaristes l'ont massacré. Et c'est l'un des plus vilains défauts de ce xianxia : l'écriture.
Les personnages conservent leur mémoire. Cela permet de changer la dynamique habituelle des tribulations. J'ai également apprécié que le Seigneur Démon ne soit pas "juste" scellé dans une abysse, mais au contraire, qu'on tente de remonter dans le passé pour empêcher son éveil.
Même s'il s'agit d'une production à gros budget, la plupart des maquillages (en particulier celui des messieurs) laissent à désirer. On s'accordera sur les sourcils qui ont souffert (tant chez les femmes que les hommes). Et cela, quand les perruques n'étaient pas grotesques. Si les CGI sont globalement réussies, il est difficile d'en dire autant sur les décors et certaines incrustations. Par contre, les costumes étaient superbes (notamment le noir et vert de Ye Qing Yu).
En bref, Till the End of the Moon reste un drama qui vaut la peine d'être regardé, ne serait-ce que pour la performance de Luo Yun Xi et de son intrigue, bien qu'il aurait pu être meilleur avec une écriture plus forte.
Luo Yun Xi est la parfaite incarnation du Seigneur Démon, d'un homme incompris et d'un prince maudit. Sa posture royale, sa gestuelle élégante, son regard sombre et maléfique et ce sourire menaçant. Tout en lui hurle le mal d'une façon si envoûtante… Avec fascination, Luo Yun Xi capture l'essence complexe de ses personnages, lui influant chaque souffrance, tandis que la bonté et l'amour font parfois vaciller ce cœur de pierre.
Bai Lu est une habituée de ce genre. La plupart de ses personnages sont sympathiques, mais limités dans leur caractère : de Li Su Su, la cultivatrice idéaliste, à Ye Xi Xu, la mortelle courageuse. Seules les tenues permettaient de créer la distinction. Elle ne semblait pas inspirée pour donner vie à deux personnages distincts. Je regrette que Bai Lu ne montre pas davantage d'expressions faciales.
Ensemble, leur relation frétille de menaces, de gentillesse et d'amour. Il ne s'agit pas d'une romance torturée, mais il m'est arrivée d'être une vraie supportrice, notamment pendant l'arc de Bore. En revanche, l'écriture de leur histoire d'amour manque de charme. Leur relation ne tarde pas à tourner en rond dans un éternel recommencement de confiance, de non-confiance, d'amour et de haine. Les deux derniers arcs loupent carrément le coche et ne parviennent pas à retrouver le souffle des deux premiers.
Le reste du casting est excellent. J'ai consumé toute ma haine dans les personnages de Chen Du Ling (elle est remarquable), et bien sûr, j'ai été ravie de voir Deng Wei. En revanche, quel dommage de voir le couple secondaire sacrifié de la sorte. Leur histoire d'amour mêlée passion et étincelle avec un vent de fraîcheur. Pourtant, les scénaristes l'ont massacré. Et c'est l'un des plus vilains défauts de ce xianxia : l'écriture.
Les personnages conservent leur mémoire. Cela permet de changer la dynamique habituelle des tribulations. J'ai également apprécié que le Seigneur Démon ne soit pas "juste" scellé dans une abysse, mais au contraire, qu'on tente de remonter dans le passé pour empêcher son éveil.
Même s'il s'agit d'une production à gros budget, la plupart des maquillages (en particulier celui des messieurs) laissent à désirer. On s'accordera sur les sourcils qui ont souffert (tant chez les femmes que les hommes). Et cela, quand les perruques n'étaient pas grotesques. Si les CGI sont globalement réussies, il est difficile d'en dire autant sur les décors et certaines incrustations. Par contre, les costumes étaient superbes (notamment le noir et vert de Ye Qing Yu).
En bref, Till the End of the Moon reste un drama qui vaut la peine d'être regardé, ne serait-ce que pour la performance de Luo Yun Xi et de son intrigue, bien qu'il aurait pu être meilleur avec une écriture plus forte.
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