Tout est une question de karma ?
Entre surnaturel et croyances, Khemjira est un drama intrigant avec un soin tout particulier dans sa photographie, malgré une histoire trop étirée et une révélation (et résolution) finale trop facile.
Maudit, Khem (Namping) accepte son sort avec l'espoir qu'un miracle lui évite une mort certaine. Khem est gentil et amical, mais tellement mou. Namping est le plus faible en termes de jeu. Il manque cruellement d'expressions faciales. L'excitation ? La peur ? L'amour ? Il n'y a rien de tout cela. Il conserve le même visage impassible. Il ne se montre jamais combatif, déchiré ou amoureux. En 12 épisodes, Namping n'a montré qu'un sourire faiblard et une petite larme.
Peem Pharan (Keng Harit Buayoi) fascine avec son style, son allure et son regard profond. Chamane apprécié et respecté, il possède une foi particulièrement pure. Au-delà du fait que Keng est beau (je n'abuse même pas), il livre un personnage aux émotions profondes et une dévotion intense envers ses croyances. De plus, il trouve le parfait équilibre pour donner le sentiment de se soucier de Khem, mais avec un air détaché.
En revanche, leur romance semble effacée… C'est lent, doux et agréable, mais leur relation apparaît fugace, absente même. Si les longs regards et les moments suspendus dans le temps tentent de prouver le contraire, leur arc romantique paraît faible. Liés par leur ancienne vie, j'imaginais un amour dépassant toutes croyances et frontières. À la place, j'ai le sentiment que la seule raison de leur amour est leur vie passée.
À contrario, la romance de Chan (Tle Matimun Sreeboonrueang) et Jet (First Wannakorn) se montre plus éclatante et soignée, malgré un arc réduit. Elle ne s'est pas seulement reposée sur leur ancienne vie. En réalité, elle devient un simple détail. C'est également un couple amusant et adorable. Le côté espiègle de Jet s'est parfaitement associé à celui plus mesuré et maladroit de Chan.
Ramphueng (Green Ausadaporn Siriwattanakul) est une antagoniste solide avec des motivations cohérentes et développées, donnant ainsi du corps à la malédiction et au personnage. Néanmoins, les plus attentifs devineront les choses assez tôt à son sujet (des raisons de la malédiction, jusqu'à sa révélation finale).
Pour être honnête, Khemjira me laisse sur une note mitigée. J'étais au rendez-vous tous les samedis soirs, mais une longueur s'est installée dans les derniers épisodes étirant inutilement l'intrigue autour de Khem. J'attendais aussi une ambiance plus intense, plus haletante, plus menaçante et horrifique. Toutefois, cela n'enlève en rien la qualité de production qui est d'un niveau supérieur que les BL habituels. Visuellement, c'est une pure réussite avec une photographie magnifique, des décors ravissants et une palette de couleurs soignée.
En bref, Khemjira est une histoire imparfaite, mais intrigante sur fond chamanique dans un cadre ravissant avec une photographie exceptionnelle.
Maudit, Khem (Namping) accepte son sort avec l'espoir qu'un miracle lui évite une mort certaine. Khem est gentil et amical, mais tellement mou. Namping est le plus faible en termes de jeu. Il manque cruellement d'expressions faciales. L'excitation ? La peur ? L'amour ? Il n'y a rien de tout cela. Il conserve le même visage impassible. Il ne se montre jamais combatif, déchiré ou amoureux. En 12 épisodes, Namping n'a montré qu'un sourire faiblard et une petite larme.
Peem Pharan (Keng Harit Buayoi) fascine avec son style, son allure et son regard profond. Chamane apprécié et respecté, il possède une foi particulièrement pure. Au-delà du fait que Keng est beau (je n'abuse même pas), il livre un personnage aux émotions profondes et une dévotion intense envers ses croyances. De plus, il trouve le parfait équilibre pour donner le sentiment de se soucier de Khem, mais avec un air détaché.
En revanche, leur romance semble effacée… C'est lent, doux et agréable, mais leur relation apparaît fugace, absente même. Si les longs regards et les moments suspendus dans le temps tentent de prouver le contraire, leur arc romantique paraît faible. Liés par leur ancienne vie, j'imaginais un amour dépassant toutes croyances et frontières. À la place, j'ai le sentiment que la seule raison de leur amour est leur vie passée.
À contrario, la romance de Chan (Tle Matimun Sreeboonrueang) et Jet (First Wannakorn) se montre plus éclatante et soignée, malgré un arc réduit. Elle ne s'est pas seulement reposée sur leur ancienne vie. En réalité, elle devient un simple détail. C'est également un couple amusant et adorable. Le côté espiègle de Jet s'est parfaitement associé à celui plus mesuré et maladroit de Chan.
Ramphueng (Green Ausadaporn Siriwattanakul) est une antagoniste solide avec des motivations cohérentes et développées, donnant ainsi du corps à la malédiction et au personnage. Néanmoins, les plus attentifs devineront les choses assez tôt à son sujet (des raisons de la malédiction, jusqu'à sa révélation finale).
Pour être honnête, Khemjira me laisse sur une note mitigée. J'étais au rendez-vous tous les samedis soirs, mais une longueur s'est installée dans les derniers épisodes étirant inutilement l'intrigue autour de Khem. J'attendais aussi une ambiance plus intense, plus haletante, plus menaçante et horrifique. Toutefois, cela n'enlève en rien la qualité de production qui est d'un niveau supérieur que les BL habituels. Visuellement, c'est une pure réussite avec une photographie magnifique, des décors ravissants et une palette de couleurs soignée.
En bref, Khemjira est une histoire imparfaite, mais intrigante sur fond chamanique dans un cadre ravissant avec une photographie exceptionnelle.
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