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  • Last Online: 32 seconds ago
  • Gender: Female
  • Location: France
  • Contribution Points: 6,464 LV15
  • Roles:
  • Join Date: February 7, 2021
Khemjira thai drama review
Completed
Khemjira
5 people found this review helpful
by Link
Oct 27, 2025
12 of 12 episodes seen
Completed 2
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 6.0
Rewatch Value 7.5

Tout est une question de karma ?

Entre surnaturel et croyances, Khemjira est un drama intrigant avec un soin tout particulier dans sa photographie, malgré une histoire trop étirée et une révélation (et résolution) finale trop facile.

Maudit, Khem (Namping) accepte son sort avec l'espoir qu'un miracle puisse lui éviter une mort certaine. Khem est gentil et amical, mais tellement mou. Namping est le plus faible en termes de jeu. Il manquait cruellement d'expressions faciales. L'excitation ? L'inquiétude ? La peur ? L'amour ? Il n'y avait rien de tout ça. Il ne s'est jamais montré combatif, déchiré ou amoureux. Sur les 12 épisodes, Namping n'a servi qu'un sourire faiblard et une petite larme.

Peem Pharan (Keng Harit Buayoi) fascine avec son style, son allure et son regard profond. Chamane apprécié et respecté, il possède une foi particulièrement pure. Keng Harit Buayoi est beau (je n'abuse même pas). Pour moi, il vole toute l'attention grâce à ses yeux (dans lesquels j'ai adoré me fondre), à la profondeur de ses émotions et à la dévotion envers ses croyances. Keng Harit Buayoi a trouvé le bon équilibre pour donner le sentiment de se soucier de Khem, tout en donnant l'impression d'en être détaché. Ce n'est ni trop ni pas assez, un bon juste-milieu.

En revanche, le couple semble effacé. Lente, douce et agréable, leur relation donne l'impression d'être fugace, presque absente. Si les longs regards et les moments suspendus dans le temps tentent de prouver le contraire, leur arc romantique manque d'impact. Liés par leur ancienne vie, je m'attendais à un amour dépassant toutes croyances et frontières. À la place, j'ai le sentiment que la seule raison de leur amour est leur vie passée.

À contrario, la romance entre Chan (Tle Matimun Sreeboonrueang) et Jet (First Wannakorn) est plus éclatante et soignée, malgré un arc réduit. Leur romance ne s'est pas seulement reposée sur leur ancienne vie. Elle devient presque un simple détail pour les personnages. Ce couple était amusant et adorable. Le côté espiègle de Jet s'est parfaitement associé à celui plus mesuré et maladroit de Chan.

Ramphueng (Green Ausadaporn Siriwattanakul) est une formidable antagoniste avec des motivations cohérentes et bien développées. Cela donne du corps à la malédiction (et donc l'intrigue), mais aussi au personnage. Néanmoins, c'est davantage la performance de Green Ausadaporn Siriwattanakuln que je retiens, au détriment du reste. Elle n'est pas un mauvais personnage, ni un mauvais élément de l'intrigue. En revanche, je ne m'attendais pas à deviner les choses si tôt la concernant. Même la révélation finale n'a pas été une surprise pour moi, car devinée dans les épisodes précédents.

Pour être honnête, Khemjira me laisse sur une note mitigée. J'étais au rendez-vous tous les samedis soirs, mais dans les derniers épisodes, une longueur s'est installée. L'intrigue autour de Khem s'est trouvée inutilement étirée. J'attendais aussi une ambiance plus intense, plus haletante et plus menaçante et horrifique. C'est mon erreur d'avoir cru plonger dans un drame de ce genre, bien que cela n'enlève en rien la qualité de production qui est d'un niveau supérieur que les BLs habituels. Visuellement, le drame est une pure réussite avec une photographie magnifique, une palette de couleurs soignée et des décors ravissants.

En bref, Khemjira est une histoire imparfaite, mais intrigante sur fond chamanique dans un cadre ravissant avec une photographie exceptionnelle.
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