This review may contain spoilers
« Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres. » – Simone de Beauvoir
Cruellement réaliste, Light Beyond the Reed est à la fois un crève-cœur et une libération nécessaire. Pour elle, et pour toutes les femmes réprimées, contraintes de supporter en silence le poids des injustices dont elles sont victimes dans le seul but de ne pas ternir l'honneur familial.
Blessée, malmenée et mal aimée par sa famille, Ye Si Bei (Mao Xiao Tong) a toujours vécu dans le sillage de sa mère, puis dans l'ombre de son frère. Le père ? Trop occupé à chanter les louanges des autres, il se souciait peu de sa fille. Travailler pour elle-même ? Vivre pour elle-même ? Quelle idée ! Sa mère ne supportait pas l'idée qu'elle puisse avoir une vie meilleure que la sienne. Chaque fois que Ye Si Bei essayait de respirer pour elle, sa mère finissait toujours pas tout détruire. Et pourtant, cette femme pleine de force et de courage n'a cessé de se relever, même lorsqu'elle était au plus bas. Malgré ses silences, sa voix faible et sa lassitude, elle luttait malgré ses souffrances et ses frustrations. Mao Xiao Tong a été une révélation pour moi. Elle n'est pas tombée dans la facilité avec son personnage, lui donnant de la profondeur, une dimension perceptible, et surtout de la vie et une âme.
Si personne ne lui donnait l'opportunité d'exister, Qin Nan (Vin Zhang) l'a fait ! Bien que meurtri, cet homme comptait bien se battre aux côtés de sa femme. Fort pour elle, il n'a jamais remis sa parole en doute. Pour moi, Vin Zhang a signé son meilleur rôle. Stupéfiant et poignant dans chaque scène. De son amour pour sa femme, jusqu'à l'apaisement de ses propres douleurs. Au-delà de sa personnalité, je me suis davantage attardée sur Ye Si Bei. Cependant, Qin Nan s'est révélé le pilier dont elle avait besoin.
Détestables, méprisables et infâmes. Voilà une façon de décrire la majorité des personnages. La plus haïssable reste la mère. Pour moi, elle n'a de mère que le titre, peu importe sa quête de rédemption. Tandis que le père n'a été qu'un ignorant. La belle-sœur était dépassée, quand au frère… Malgré un début déplorable, il s'est levé pour aider sa sœur alors que celle-ci était ignorée, insultée et accusée. Quant aux collègues de Ye Si Bei, ils n'étaient que des parasites, alors que les femmes n'avaient aucune pitié pour elle. En réalité, les personnages possèdent plus de profondeur, cependant, je ne souhaite pas m'y attarder pour être honnête. Ce serait injuste pour Ye Si Bei qui mérite toute l'attention grâce à sa force, son courage et sa résistance.
Prenante, l'histoire malmène les personnages et le spectateur. La réalité n'est pas édulcorée. L'agression dont est victime Ye Si Bei met en lumière les inégalités d'une société fermée. « Tais-toi. Oublie tout ça. Ce n'est pas grand-chose, tu t'en remettras. Tu ne vas pas briser une famille pour ça. » Comment osent-ils ? L'impunité de la justice, la haine qui devient une essence dangereuse. Derrière le calvaire qu'elle vit, son agression sert tout un propos.
Qu'en est-il de l'honneur des victimes ? Pourquoi doivent-elles accepter de vivre dans la honte et dans le pardon ? Pourquoi l'agresseur devrait s'en sortir impunément ? Light Beyond the Reed n'est pas qu'un drame réaliste. C'est un regard porté sur une société défaillante, coincée dans ses traditions au mépris de la justice et de la valeur d'une femme. Beaucoup verront des messages cachés, ils verront aussi la rédemption de sa famille. Personnellement, j'ai décidé d'y rester sourde et aveugle.
En bref, Light Beyond the Reed est un drame dur qui met en lumière l'inégalité, les injustices et la violence que les femmes supportent, au profit de l'honneur familial ou de l'image d'une entreprise.
Blessée, malmenée et mal aimée par sa famille, Ye Si Bei (Mao Xiao Tong) a toujours vécu dans le sillage de sa mère, puis dans l'ombre de son frère. Le père ? Trop occupé à chanter les louanges des autres, il se souciait peu de sa fille. Travailler pour elle-même ? Vivre pour elle-même ? Quelle idée ! Sa mère ne supportait pas l'idée qu'elle puisse avoir une vie meilleure que la sienne. Chaque fois que Ye Si Bei essayait de respirer pour elle, sa mère finissait toujours pas tout détruire. Et pourtant, cette femme pleine de force et de courage n'a cessé de se relever, même lorsqu'elle était au plus bas. Malgré ses silences, sa voix faible et sa lassitude, elle luttait malgré ses souffrances et ses frustrations. Mao Xiao Tong a été une révélation pour moi. Elle n'est pas tombée dans la facilité avec son personnage, lui donnant de la profondeur, une dimension perceptible, et surtout de la vie et une âme.
Si personne ne lui donnait l'opportunité d'exister, Qin Nan (Vin Zhang) l'a fait ! Bien que meurtri, cet homme comptait bien se battre aux côtés de sa femme. Fort pour elle, il n'a jamais remis sa parole en doute. Pour moi, Vin Zhang a signé son meilleur rôle. Stupéfiant et poignant dans chaque scène. De son amour pour sa femme, jusqu'à l'apaisement de ses propres douleurs. Au-delà de sa personnalité, je me suis davantage attardée sur Ye Si Bei. Cependant, Qin Nan s'est révélé le pilier dont elle avait besoin.
Détestables, méprisables et infâmes. Voilà une façon de décrire la majorité des personnages. La plus haïssable reste la mère. Pour moi, elle n'a de mère que le titre, peu importe sa quête de rédemption. Tandis que le père n'a été qu'un ignorant. La belle-sœur était dépassée, quand au frère… Malgré un début déplorable, il s'est levé pour aider sa sœur alors que celle-ci était ignorée, insultée et accusée. Quant aux collègues de Ye Si Bei, ils n'étaient que des parasites, alors que les femmes n'avaient aucune pitié pour elle. En réalité, les personnages possèdent plus de profondeur, cependant, je ne souhaite pas m'y attarder pour être honnête. Ce serait injuste pour Ye Si Bei qui mérite toute l'attention grâce à sa force, son courage et sa résistance.
Prenante, l'histoire malmène les personnages et le spectateur. La réalité n'est pas édulcorée. L'agression dont est victime Ye Si Bei met en lumière les inégalités d'une société fermée. « Tais-toi. Oublie tout ça. Ce n'est pas grand-chose, tu t'en remettras. Tu ne vas pas briser une famille pour ça. » Comment osent-ils ? L'impunité de la justice, la haine qui devient une essence dangereuse. Derrière le calvaire qu'elle vit, son agression sert tout un propos.
Qu'en est-il de l'honneur des victimes ? Pourquoi doivent-elles accepter de vivre dans la honte et dans le pardon ? Pourquoi l'agresseur devrait s'en sortir impunément ? Light Beyond the Reed n'est pas qu'un drame réaliste. C'est un regard porté sur une société défaillante, coincée dans ses traditions au mépris de la justice et de la valeur d'une femme. Beaucoup verront des messages cachés, ils verront aussi la rédemption de sa famille. Personnellement, j'ai décidé d'y rester sourde et aveugle.
En bref, Light Beyond the Reed est un drame dur qui met en lumière l'inégalité, les injustices et la violence que les femmes supportent, au profit de l'honneur familial ou de l'image d'une entreprise.
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