Cœurs fragiles mais brûlant pour la musique...
Je n’y allais que d’une fesse, les histoires de Boy’s band ne m’intéressent que peu et je ne suis pas fan inconditionnelle de la Jpop ! Je ne connais partiquement pas le rock japonais, ni le rock en général d'ailleurs, Mais Takeru Sato...J'ai été vite conquise par les personnages, leur passion pour la musique, leurs failles et leurs secrets. J’ai aimé la façon dont ils s’apprivoisent peu à peu les uns les autres, et s’il y a une histoire d‘amour, elle reste extrêmement discrète, largement contrebalancée par l’amitié et la relation profonde qui s’établissent entre les membres du groupe. Ils sont très tactiles, d’ailleurs, pour des Japonais, ces musiciens ! Bon, il y a des moments où la réalité disparaît au profit d’une belle scène (le duo sous une pluie battante : qui jouerait sur un piano à queue sous un vrai déluge avec un son toujours parfait ? ou un concert sur une vedette qui avance sur la mer, et où sont les projecteurs, les amplis, et surtout c’est manifestement un son studio, en non plein air !) Mais en échange les scènes sont très jolies, et tout le drama est réalisé avec une recherche esthétique dans la lumière, la photo, le montage, ce qui lui donne une certaine qualité. J’ai beaucoup aimé aussi l’atmosphère des concerts, l’ambiance du milieu, et j’ai trouvé les chansons plutôt réussies ! (je rappelle que je n'y connais rien et que je maudis souvent les paroles dans les sous-titres !)
Parlons des acteurs et en particulier de Takeru Sato ! J’ai bien cherché et je n’ai trouvé aucune mention d’études musicales ou de participation à un quelconque boy’s band ! Eh bien, je vous assure que sa performance est absolument bluffante, aussi bien au micro sur la scène, qu’au piano, on voit réellement un chanteur ou un pianiste en pleine action. Et on peut en dire autant de Miyazaki Yu à la batterie. Toutes les scènes de concert sont très très bien tournées, très réelles et crédibles (pour moi ! je n'ai vu qu'un concert de X Japan il y a 15 ans...)
Au total j’ai pris beaucoup de plaisir à voir ce drama qui n’a fait que renforcer un peu plus mon admiration pour Takeru Sato (je lui ferais bien son portrait, tiens ! Il a un visage aigu très intéressant !) et je le conseille(le drama !)surtout qu'il n’y a que 10 épisodes entre 45/50 mn chacun, 35 pour le dernier !
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Cœur de rockeur, pantoufle de verre.
Comme tous les dramas japonais diffusés sur Netflix, les reviews et les notes pleuvent sur kisskh seulement quelques heures après la mise en ligne. Preuve de la popularité de la plateforme (bande de binge-watchers). Souvent dithyrambiques, et classant ses dramas parmi les 20 premiers du top 100 japonais, en popularité, je me demande malgré tout s’il n’y a pas manipulation de la part de Big N. Si Alice in Borderland mérite sa place, One Piece ou First Love: Hatsukoi me semblent clairement surcotés. Notes et critiques pourraient être alimentés par une fanbase du manga ou de Sato Takeru trop zélée. Il rempile d'ailleurs ici, pour la plateforme, traînant avec lui d'autres pointures comme Masaki Suda, Shison Jun ou Noda Yojiro de Radwimps pour la BO. Et le thème exploré annonce déjà un hit sur la partition papier : Gloire et la déchéance d'un groupe de pop-rock. Alors vais-je, moi aussi, succomber aux sirènes du showbiz en classant ce drama parmi les hits pop rock de l'année ? Que dis-je… du siècle.Tout d'abord, on ne peut qu’être séduit par les premières minutes qui s'enchaînent comme un clip de Bon Jovi des années 90. Pluie filmée en 300 images par seconde résonnant sur une batterie, filmée par des nuées de drones 16K. Les mouvements de caméra sont en rythme avec la musique de Noda Yojiro, les séquences durent longtemps. Avant-arrière sur chaque membre, sans compter les plans ultra-ralentis. On connaît la chanson depuis MTV, mais putain, qu'est-ce que c'est beau. Le scénario pourrait ne pas exister que cette série serait déjà un hit. En production française, sur le même thème, on a Tout pour la lumière… vous imaginez la comparaison ? La BO s’écoute seule, comme souvent avec Radwimps, sans parler de l'album créé pour la série et interprété par le groupe fictif Tenblank. Mais j’y reviendrai, car d'autres pointures y ont participé. Restons sur l'image, la lumière et les couleurs qui éclatent tout du long, pas seulement dans les concerts ou les faux clips, dont les deux réalisateurs doivent être coutumiers, mais dans chaque séquence calculée au cordeau, romantique comme tendue. Les inserts songs regroupent en plus aussi bien Taka que Mrs. Green Apple (évidemment) et vont parfaire le vernis.L'histoire de One OK Rock sera d'ailleurs une source d'inspiration inattendu pour la série. Les fans reconnaîtront les clins d'œil.
Mais l'inspiration du groupe Tenblank se cherchera plutôt du côté de [Alexandros], dont Sato Takeru reprend ici les tics vocaux. Même si certains auront l'impression d'entendre VK Blanka ou Galileo Galilei. Si bien qu’aux premières secondes de chant (patientez épisode 2 seulement) il me semblait impossible que ce soit l'acteur lui-même qui interprète. Son interprétation, d’ailleurs, est à la hauteur du personnage, même si, clairement, on le présente comme un elfe du showbiz asexué, affublé du pouvoir magic de la musique, placé sur Terre pour faire le bien par ses mélodies. J'exagère à peine son génie. Assurément, il est tellement parfait et lunaire en compositeur habité qu'il ne fait pas caca comme vous et moi ?
Mais les séries ou comédies musicales n'ont jamais vraiment brillé par leur scénario, souvent résumé à une romance impossible ou interdite qui devrait se finir mal façon Roméo et Juliette, mais toujours bien sur Netflix. Et c’est surment le cas ici. Après avoir maté 5 épisodes, j'en suis persuadé. Certains durent moins de 40 min (Big N, escroc !) proposant 20 min de musique et une pauvre action faisant avancer péniblement les amourettes. Jalousie, vengeance, neketsu. Les gambatte sont légion, si bien qu’on est à la limite d'un shôjo manga. Les musicaux étant nombreux, débouchant inlassablement sur un nouveau girls rock band, Netflix s’est plutôt attelé à adapter ce roman sous forte influence harem manga. Comme il se doit, toutes les personnalités masculines sont représentées : du lunaire, au sérieux, à lunettes évidemment, en passant par le rebelle au grand cœur. Rôle qui a dû beaucoup amuser Masaki Suda, souvent critiqué pour ses chansons trop midinettes.
Midinette d’ailleurs très bien jouée par Miyazaki Yu, qui se révèle son jeu ici, tout en copiant le jeu de Nagano Mei ou Nounen Rena à leurs débuts. Comme Yu-chan paraît très jeune du fait de la production, on sent un peu le malaise face à tous ces trentenaires ayant bourlingué dans le monde sulfureux du Rock et à sa candeur. On était plus habitué à la création d'un groupe au lycée, voir au collège. Les membres ayant environ le même âge, cela nous parait plus saint, à nous occidentaux. Mais la musique et la réalisation méritent qu'on passe du temps dans cet univers rose bonbon et blouson noir au grand cœur. Les méchants ne restent pas méchants très longtemps et tout se termine en chanson, comme chez Astérix
N'ayant pas fini la série au moment où j'écris ces lignes, je n'arrive quand même pas à imaginer une baisse de qualité, ni une véritable surprise scénaristique, tout juste une fin à la Netflix, matinée de happy end lourdement suggéré. Je fais donc confiance aux autres critiques et notes et mets moi-même la note maximale, participant à la grande mascarade des classements orchestrés par les maisons de disques elles-mêmes.
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