This review may contain spoilers
Une série oubliable qui vous fera cringe un certain nombre de fois
Like a Palette est une série qui aurait pu être agréable à regarder sur le papier, mais qui souffre d’une mise en scène peu soignée, d’un acting inégal, d’un rythme déséquilibré et d’une écriture de personnage franchement déplorable.
Je n’ai pas pour habitude de sabrer les séries que je regarde, même celles issues de petites productions, mais dans le cas présent il faut remettre les pendules à l’heure. Le personnage de Jane est l’un des plus mal écrits que j’ai pu voir dans un GL. Je comprends l’idée de départ : une protagoniste naïve face à une autre plus mature et magnétique. Mais la naïveté de Jane est tellement exacerbée qu’on a parfois l’impression que le personnage est simplement débile. Constamment à côté de la plaque, avec des réactions exagérées, j’ai souvent eu l’impression de regarder une collégienne tant certaines scènes m’ont fait cringe. Fort heureusement (sinon ma note aurait été pire), Jane connaît une évolution positive… mais bien trop tard, puisqu’elle arrive seulement à l’avant-dernier épisode.
À l’inverse, le personnage de Dai est émotionnellement cohérent et très bien interprété par Prigkhing, là où la performance de Thongfah reste décevante.
Outre l’écriture des personnages et l’acting, le rythme de la série est extrêmement problématique :
Épisodes 1–3 : cringe pur
Épisodes 4–5 : ennui profond
Épisode 6 : chaos (chien tragique + funérailles Pinterest)
Épisode 7 : enfin un peu de romance
Épisode 8 : épilogue plutôt sympa
Et pour revenir sur le chien : cela ne sert à rien de construire une montée en tension mélodramatique (avec en plus une musique ridicule) pour un chien qu’on ne voit que deux fois. On n’a tout simplement pas le temps de s’y attacher. Même problème avec Ging et Jane qui deviennent soudainement les meilleures amies du monde en littéralement cinq minutes de visionnage : le temps de prendre une cuite et de sceller cette amitié naissante dans le vomi. D’ailleurs, il s’agit probablement de la pire imitation de quelqu’un vomissant que j’aie jamais entendue. Même quand j’étais petite et que je faisais semblant d’être malade pour éviter l’école, je faisais mieux.
Enfin, la réalisation de certaines scènes est totalement en décalage avec l’intention. Prenons la scène du premier vrai baiser : pourquoi faire des cuts toutes les 1,5 secondes avec des mouvements de caméra aussi violents ? On est dans un clip de tecktonik ?
Bref, si je devais résumer cette série en une phrase : Like a Palette, c’est comme une bière de festival. C’est cher, c’est terriblement dilué, et il faut attendre la dernière gorgée pour qu’elle ait enfin un peu de goût.
Si j’ai réussi à tenir jusqu’au bout, c’est en grande partie grâce à Prigkhing, qui livre une performance solide malgré une matière scénaristique assez pauvre.
Je n’ai pas pour habitude de sabrer les séries que je regarde, même celles issues de petites productions, mais dans le cas présent il faut remettre les pendules à l’heure. Le personnage de Jane est l’un des plus mal écrits que j’ai pu voir dans un GL. Je comprends l’idée de départ : une protagoniste naïve face à une autre plus mature et magnétique. Mais la naïveté de Jane est tellement exacerbée qu’on a parfois l’impression que le personnage est simplement débile. Constamment à côté de la plaque, avec des réactions exagérées, j’ai souvent eu l’impression de regarder une collégienne tant certaines scènes m’ont fait cringe. Fort heureusement (sinon ma note aurait été pire), Jane connaît une évolution positive… mais bien trop tard, puisqu’elle arrive seulement à l’avant-dernier épisode.
À l’inverse, le personnage de Dai est émotionnellement cohérent et très bien interprété par Prigkhing, là où la performance de Thongfah reste décevante.
Outre l’écriture des personnages et l’acting, le rythme de la série est extrêmement problématique :
Épisodes 1–3 : cringe pur
Épisodes 4–5 : ennui profond
Épisode 6 : chaos (chien tragique + funérailles Pinterest)
Épisode 7 : enfin un peu de romance
Épisode 8 : épilogue plutôt sympa
Et pour revenir sur le chien : cela ne sert à rien de construire une montée en tension mélodramatique (avec en plus une musique ridicule) pour un chien qu’on ne voit que deux fois. On n’a tout simplement pas le temps de s’y attacher. Même problème avec Ging et Jane qui deviennent soudainement les meilleures amies du monde en littéralement cinq minutes de visionnage : le temps de prendre une cuite et de sceller cette amitié naissante dans le vomi. D’ailleurs, il s’agit probablement de la pire imitation de quelqu’un vomissant que j’aie jamais entendue. Même quand j’étais petite et que je faisais semblant d’être malade pour éviter l’école, je faisais mieux.
Enfin, la réalisation de certaines scènes est totalement en décalage avec l’intention. Prenons la scène du premier vrai baiser : pourquoi faire des cuts toutes les 1,5 secondes avec des mouvements de caméra aussi violents ? On est dans un clip de tecktonik ?
Bref, si je devais résumer cette série en une phrase : Like a Palette, c’est comme une bière de festival. C’est cher, c’est terriblement dilué, et il faut attendre la dernière gorgée pour qu’elle ait enfin un peu de goût.
Si j’ai réussi à tenir jusqu’au bout, c’est en grande partie grâce à Prigkhing, qui livre une performance solide malgré une matière scénaristique assez pauvre.
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