Dans les arcanes familales sous l'empire Ming...
J’ai aimé ce drama pour la plongée presque documentaire dans la vie d’une famille noble dans la Chine sous la Dynastie Ming, avec tous ces codes, et ces traditions devenues au fil du temps un carcan que l’héroïne va essayer de briser. Elle y arrivera mais seulement parce qu’elle obtient le soutien de ce mari qu’on lui a imposé et qui sera séduit par cette femme qui réclame d’exister par elle-même et non d’entrer dans un schéma immuable !
J’ai pris en horreur le mot « filial » en regardant ce drama, tant tout ce que ce mot contient de sclérosant, de paralysant, de contraignant dans la conception confucéenne de la sacralisation de l’obéissance aux parents me paraissait insupportable ! Et naturellement la condition de la femme en est la première victime ! Intéressante aussi à observer la hiérarchie entre les épouses, les concubines, leurs enfants leurs familles… Le statut social imposé à la naissance ne peut être modifié, « fille de concubine » restera une tache indélébile pour ChiYi. L’organisation de la vie de la maison est entièrement dans la main de la Noble Dame (mère du héros le Général Xu Ling Yi Duc de Yongping ! (ça m’amuse toujours de croiser des Ducs, ou Marquis dans ces dramas chinois ! ) La Noble Dame a regard sur tout, même sur les dates des règles des concubines…
On a aussi droit aux complots de la famille Ou, ennemie héréditaire des Xu, avec son cortège de trahisons et de vengeance, mais même si c’est important cela sert surtout de toile de fond à l’histoire de ShiYi et son combat d’une part pour se faire accepter, et d’autre part pour accepter elle même une situation imposée, en premier pour s’en servir et ensuite par la naissance de l’affection, puis l’amour sincère qui naît entre elle et son mari.
Là c’est la partie « romance » qui n’a rien d’original en elle-même, on a déjà vu ça mille fois, mais ici la naissance du sentiment à travers (ou malgré) les chausses-trappes des traditions, des interdits et la nature même des personnages façonnés par une éducation séculaire est écrite très intelligemment ! Le Général ne comprend pas ce qui lui arrive et quel est ce sentiment bizarre, tant il est habitué à des relations codifiées à l’avance. C’est sûr qu’on comprend pourquoi il y a 45 épisodes, même si parfois on aimerait qu’ils appuient un peu sur l’accélérateur.
Les acteurs sont très bien, tout à fait chacun dans leur personnage, et les seconds rôles (les servantes de Soi Yi et les deux compagnons de Xu Ling Yi) amènent ce qu’il faut d’humour et de vivacité pour animer cette histoire très corsetée.
En tout cas, le résultat est que c’est une victoire totale de la Femme, de sa capacité à être un individu à part entière, indépendante et dont on reconnaît l’intelligence et la fiabilité ! Pour une histoire du temps de la dynastie Ming, ce n’est pas mal !
J’ai pris en horreur le mot « filial » en regardant ce drama, tant tout ce que ce mot contient de sclérosant, de paralysant, de contraignant dans la conception confucéenne de la sacralisation de l’obéissance aux parents me paraissait insupportable ! Et naturellement la condition de la femme en est la première victime ! Intéressante aussi à observer la hiérarchie entre les épouses, les concubines, leurs enfants leurs familles… Le statut social imposé à la naissance ne peut être modifié, « fille de concubine » restera une tache indélébile pour ChiYi. L’organisation de la vie de la maison est entièrement dans la main de la Noble Dame (mère du héros le Général Xu Ling Yi Duc de Yongping ! (ça m’amuse toujours de croiser des Ducs, ou Marquis dans ces dramas chinois ! ) La Noble Dame a regard sur tout, même sur les dates des règles des concubines…
On a aussi droit aux complots de la famille Ou, ennemie héréditaire des Xu, avec son cortège de trahisons et de vengeance, mais même si c’est important cela sert surtout de toile de fond à l’histoire de ShiYi et son combat d’une part pour se faire accepter, et d’autre part pour accepter elle même une situation imposée, en premier pour s’en servir et ensuite par la naissance de l’affection, puis l’amour sincère qui naît entre elle et son mari.
Là c’est la partie « romance » qui n’a rien d’original en elle-même, on a déjà vu ça mille fois, mais ici la naissance du sentiment à travers (ou malgré) les chausses-trappes des traditions, des interdits et la nature même des personnages façonnés par une éducation séculaire est écrite très intelligemment ! Le Général ne comprend pas ce qui lui arrive et quel est ce sentiment bizarre, tant il est habitué à des relations codifiées à l’avance. C’est sûr qu’on comprend pourquoi il y a 45 épisodes, même si parfois on aimerait qu’ils appuient un peu sur l’accélérateur.
Les acteurs sont très bien, tout à fait chacun dans leur personnage, et les seconds rôles (les servantes de Soi Yi et les deux compagnons de Xu Ling Yi) amènent ce qu’il faut d’humour et de vivacité pour animer cette histoire très corsetée.
En tout cas, le résultat est que c’est une victoire totale de la Femme, de sa capacité à être un individu à part entière, indépendante et dont on reconnaît l’intelligence et la fiabilité ! Pour une histoire du temps de la dynastie Ming, ce n’est pas mal !
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