Le Japon n'est pas tendre avec les mères...
Ce drama est un portrait au vitriol de la condition de la femme au japon.
Derrière les faux-semblants de paroles à la mode (tâches partagées, égalité des sexes, droit au travail) apparaît très vite la tradition étouffante japonaise. La place de la femme est à la maison, à se dévouer corps et âmes au mari, à l’enfant, à la belle famille (dans l’ordre) ! Les belles-mères et mères du drama sont terrifiantes, soit que sous couvert de gentillesse et de conseils elles se comportent en tyran domestique, soit qu’elles manient le harcèlement psychologique avec maestria.
Les maris oublient très vite les promesses avant mariage (bien sûr tu pourras travailler ! Bien sûr je vais t’aider !) pour se plaindre que le repas n’est pas prêt ou dire que si l’enfant pleure, c’est la mère qui est incapable, et là aussi la maltraitance psychologique est bien en place.
Le crime de l’accusée n’est pas du tout minimisé, mais personne n’essaye de comprendre pourquoi cette femme en est arrivée là. Est-elle simplement un monstre ? Ou y aurait-il une explication, qui sans la justifier éclairerait les circonstances ?
C’est là que je ferai un reproche au drama, car le scénario est quand même une instruction à charge sans trop de nuances, je veux croire qu’il y a quand même quelques couples qui marchent mieux que ceux-là ! Mais tel qu’il est, le drama est glaçant ! La fin frôle de peu la catastrophe et si elle est évitée, j’ai eu clairement l’impression que c’était pour être plus vendeur !
l’interprétation est excellente, particulièrement celle de SHIBASAKI Kô, impressionnante de justesse dans la montée de son angoisse. La réalisation est simple, alternant adroitement les souvenirs explicatifs et les actions présentes.
Il ya quand même un grand absent dans ce drama : l’amour ! Pas un mot sur les raisons pour lesquelles ces gens se sont mariés, et si c’était par amour, ce n’est plus jamais mentionné. L’impression qui se dégage c’est qu’il n’est question que de remplir un rôle social, et dans ce cas ce n’est pas étonnant que ça grince dans les rouages !
Je conseille ce drama car il nous fait revenir sur ce que nous reprochons à notre société française, qui, loin d’être parfaite, nous donne, à nous les femmes, une vie un peu plus juste, même s’il n’y a pas si longtemps qu’il fallait l’autorisation du mari pour travailler et avoir un compte en banque !
Derrière les faux-semblants de paroles à la mode (tâches partagées, égalité des sexes, droit au travail) apparaît très vite la tradition étouffante japonaise. La place de la femme est à la maison, à se dévouer corps et âmes au mari, à l’enfant, à la belle famille (dans l’ordre) ! Les belles-mères et mères du drama sont terrifiantes, soit que sous couvert de gentillesse et de conseils elles se comportent en tyran domestique, soit qu’elles manient le harcèlement psychologique avec maestria.
Les maris oublient très vite les promesses avant mariage (bien sûr tu pourras travailler ! Bien sûr je vais t’aider !) pour se plaindre que le repas n’est pas prêt ou dire que si l’enfant pleure, c’est la mère qui est incapable, et là aussi la maltraitance psychologique est bien en place.
Le crime de l’accusée n’est pas du tout minimisé, mais personne n’essaye de comprendre pourquoi cette femme en est arrivée là. Est-elle simplement un monstre ? Ou y aurait-il une explication, qui sans la justifier éclairerait les circonstances ?
C’est là que je ferai un reproche au drama, car le scénario est quand même une instruction à charge sans trop de nuances, je veux croire qu’il y a quand même quelques couples qui marchent mieux que ceux-là ! Mais tel qu’il est, le drama est glaçant ! La fin frôle de peu la catastrophe et si elle est évitée, j’ai eu clairement l’impression que c’était pour être plus vendeur !
l’interprétation est excellente, particulièrement celle de SHIBASAKI Kô, impressionnante de justesse dans la montée de son angoisse. La réalisation est simple, alternant adroitement les souvenirs explicatifs et les actions présentes.
Il ya quand même un grand absent dans ce drama : l’amour ! Pas un mot sur les raisons pour lesquelles ces gens se sont mariés, et si c’était par amour, ce n’est plus jamais mentionné. L’impression qui se dégage c’est qu’il n’est question que de remplir un rôle social, et dans ce cas ce n’est pas étonnant que ça grince dans les rouages !
Je conseille ce drama car il nous fait revenir sur ce que nous reprochons à notre société française, qui, loin d’être parfaite, nous donne, à nous les femmes, une vie un peu plus juste, même s’il n’y a pas si longtemps qu’il fallait l’autorisation du mari pour travailler et avoir un compte en banque !
Was this review helpful to you?