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Une leçon de vie pleine de réalité et d'espoir...
J'ai aimé ce drama. Pour une quelconque raison, Nut et Phob sont arrivés et se sont tranquillement installés le temps de sa diffusion. Pourtant, c'est difficile de le noter, notamment à cause des deux derniers épisodes. Cela dit, j'ai décidé de ne pas les inclure dans ma note, mais j'en parle plus bas.L'intrigue est intéressante. Si au début j'ai eu quelques sueurs froides lorsque Phob file à l'anglaise, c'est rapidement expliqué et nous obtenons des réponses à nos questions. Le drama ne joue pas l'autruche et ne garde pas la tête enfoncée dans le sable en attendant que le temps passe et qu'une solution tombe du ciel. Tout au long des épisodes, le drama nous délivre divers messages d'espoir.
Côté casting, ce sont les premiers rôles de Man et Title. Ils ne sont pas parfaits, cela dit ils vont clairement évoluer dans le futur. Leur jeu n'est pas aussi catastrophique qu'on peut le lire. En réalité, bien qu'on sente une retenue de leur part, ils savent mieux jouer qu'une bonne poignet d'acteurs et actrices du genre. Le manque de naturel sur certains interactions et les (très) longues pauses entre deux lignes de dialogues peuvent user. Cela dit, il ne fait aucun doute que Man et Title y ont mis du coeur, ça se voit.
Côté narration, elle est lente. Si c'est sujet à débat, pour ma part, j'ai trouvé son rythme idéal. The Yearbook est un drama dans lequel on a besoin de prendre son temps. C'est un style de narration qui ne plait pas à tout le monde, c'est vrai. À mes yeux, c'est le rythme dont il avait besoin.
Autre point, les deux derniers épisodes. Le septième était moyen bien qu'il permettait d'enfin avoir un aperçu de la situation du point de vue de Phob. Cependant, le fait que tout soit sous la forme de flash-back était gênant. Quant au dernier épisode, il semblerait que la production ait été victime des nouvelles directives sanitaire en Thaïlande, par conséquent, elle ne pouvait faire autrement. C'est dommage parce que les deux derniers épisodes ne rendent pas honneur au drama qui avait tout depuis le début. Pour cette raison et parce que je pense sincèrement que c'est indépendant de la volonté de la prod, j'ai décidé de montrer patte blanche sur les deux derniers épisodes.
Bref ! Malgré ses défauts, The Yearbook est une jolie découverte aux multiples messages d'espoir avec une agréable (re)plongée du début des années 2000.
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L'eau connaît son chemin...
Si l'histoire débute sur des notes sombres, elle ne tarde pas a évoluer vers une comédie romantique alimentée de stratèges militaires et rancœurs.Belle et intelligente, Qiao Man (Song Zu Er) en devient exagérée, tant sa différence est notable entre la première et la seconde partie de l'histoire. D'une femme stratège et mesurée, elle devient une simple épouse amoureuse. Song Zu Er est une femme ravissante, cependant, voir constamment la même expression n'a rien apporté au personnage.
Wei Shao (Liu Yu Ning), combattant redouté et porteur d'une réputation de tyran, a vécu avec la haine dans le sang. J'ai rarement vu Liu Yu Ning, mais je l'ai trouvé convaincant dans les scènes où il laisse exploser sa colère. Cependant, son personnage dépose vite les armes face à Qiao Man. Pour moi, il manquait parfois de férocité. Je n'étais pas inquiète dans ses réactions.
Avec des personnages comme ceux-ci, en général, il y a une forme de complémentarité. Ici, c'est tout ou rien. Qiao Man manipule en coulisse en jouant l'épouse douce et domptée, tandis que Wei Shao perd la face. La solidité du couple m'échappe, bien qu'il reste agréable à suivre. Le reste du casting était bon, notamment les généraux et le conseiller de Wei Shao (Wei Liang, Wei Qu, Wei Xiao, Wei Dup et Gongsun Yang). Je pense qu'une partie de moi attendait davantage de les voir, que le reste des personnages.
Malgré un fil rouge qui alimente la haine, l'histoire devient vite un mélange de comédie et d'intrigues de maisonnée aux schémas répétitifs. Plusieurs personnages avaient un fort potentiel, mais pour une raison quelconque le drame l'a emporté, préférant les torturer pour le simple plaisir de malmener tout le monde.
En bref, The Prisoner of Beauty est une comédie romantique qui ne se démarque pas particulièrement, mais reste divertissante avec des personnages amusants, le tout accompagné de sublimes métaphores autour de l'eau.
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Romance profonde, personnages attachants et narration fluide...
Sur le papier, tout laisse penser à une énième romance universitaire, et ce n'est pas tout à fait faux. Néanmoins, Ballboy Tactics est un KBL rafraîchissant avec des personnages soignés, une photographie ravissante et une narration engageante.Han Ji Won (Yeom Min Hyeok) est un ancien gymnaste olympique médaillé à la retraite. Maladroit et timide, il essaie de s'adapter à sa nouvelle vie en tant qu'étudiant ordinaire. Généralement discret, il prend le temps de réfléchir et d'analyser toutes les alternatives qui se présentent à lui. C'est un personnage qui été beaucoup critiqué, et à tord ! Han Ji Won est profondément gentil et prudent, cela ne devrait pas être des défauts (ni dans ce drama, ni dans la vie). Cependant, j'ai trouvé un manque d'expression faciale chez Yeon Min Hyeok. Si son sourire est adorable, une petite larme ne suffit pas.
Kwon Jeong Woo (Choi Jae Hyeok) est un basketteur apprécié, populaire et prévenant. Il sait ce qu'il veut, sans jamais l'imposer, au contraire ! Il suffit de s'attarder sur la manière dont il a partagé ses sentiments avec Ji Won. Plutôt que de s'imposer, il l'a charmé et séduit. Kwon Jeong Woo est gentil et attentionné, n'ayant pas peur de ses sentiments. Choi Jae Hyeok m'a surprise par son jeu, me faisait doucement tomber amoureuse de son personnage. Cependant, comme pour Yeon Min Hyeok, j'ai trouvé un manque d'expression.
L'alchimie est excellente du début à la fin. Les contraires qui s'attirent reste un classique efficace. En tant qu'amis ou amants, leur relation est restée fluide et prenante. Les baisers étaient exquis (ils sont sans aucun doute parmi les meilleurs baisers dans un KBL pour moi). En ce qui concerne la scène intime, elle était incroyable. Au lieu de tomber dans du voyeurisme indélicat, c'était une scène lente, belle et sensuelle.
La célébrité de Jin Won amène des insécurités. Que ce soit de son passé de gymnaste, ou de l'homosexualité, qui reste malheureusement un sujet tabou dans le monde du sport. Et cela l'est davantage dans un pays où elle n'est pas acceptée, mais vaguement tolérée. Ji Won fait preuve de prudence, tandis que Jeong Woo agit sans réfléchir. Le passé de Jin Won amène une expérience de ce milieu que Jeong Woo n'a pas encore, et c'est intéressant de voir les rôles s'échanger sur ce point. J'ai également beaucoup apprécié le naturel du coming-out de Jeong Woo à ses amis, tout comme leurs réponses spontanées. C'était plaisant d'avoir une pensée pour les personnes bi qui sont, encore aujourd'hui, les bêtes noires sous le drapeau arc-en-ciel.
La narration est restée fluide, trouvant son rythme à partir du troisième épisode. J'adorerais avoir plus d'épisodes, mais uniquement par gourmandise. C'était un couple adorable et sain. Byeong Seung Jin (Choi Rak Yeong) et Yang Eun Oh (Kwak Geon Hee) ont aussi formé un duo mignon avec des non-dits qui ont ouvert des portes. Même si certains problèmes ont été balayés sous le tapis trop facilement, l'intrigue n'en a pas souffert plus que cela, gardant son intérêt.
La photographie était superbe avec de belles couleurs ainsi qu'un montage sympathique. En revanche, la musique était parfois trop discrète, parfois inappropriée et trop forte, mais rien qui n'a vraiment gâché les scènes.
En bref, si Ballboy Tactics apparaît comme un énième KBL universitaire, il tire son épingle du jeu grâce à des personnages intéressants, ainsi qu'une narration entraînante. De plus, les dialogues sont inspirants avec un bon jeu de la part des acteurs.
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Épier et mentir, mais avec romantisme... Humpf !
Mame semble coincée dans un monde parallèle où le yaoi de 2015 est toujours tendance. Les scènes de lit ne peuvent compenser la médiocrité des personnages ni les faiblesses du scénario.J'y ai cru, sincèrement. Pourtant, une évidence s'impose : je n'aime pas le travail de Mame. Peu importe certaines de ses bonnes idées, son penchant déplacé pour l'absence de morale et d'éthique me fatigue. Avec elle, s'il n'y a pas de harceleur, d'agresseur ou de personnage infantilisé, alors ce n'est pas une bonne histoire.
Beau mec portant divinement les jeans, Cirrus (Boss Chaikamon Sermsongwittaya) n'a cessé de mentir et d'épier une personne pendant des années. Il n'y a aucune bonne raison de rendre cela romantique. Certes, Cirrus possède aussi des qualités, mais ses traits de caractère principaux font de lui une personne à fuir !
De l'autre côté, Phu (Noeul Nuttarat Tangwai) est le mec insouciant vêtu de pyjamas pastel avec des nounours brodés dessus avec une chambre bourrée de peluches… Je comprends l'envie de créer deux contrastes et deux univers distincts. D'ailleurs, la réalisation y parvient en créant un magnifique contraste sur la scène du balcon. Cependant, infantiliser autant un personnage est tordu à ce stade.
J'ai eu beaucoup de mal avec les personnages secondaires (entendez, par-là, les amis de Phu) qui n'ont cessé de le materner. Le pauvre gars est encore patraque, mais il ne peut même pas choisir son propre repas ? Bon sang, laissez-le manger une glace même s'il est fiévreux. Ça pourrait même lui faire du bien ! Aussi, le couple secondaire avait un potentiel, mais il n'est pas exploité. Il sert davantage de diversion lorsqu'il faut faire une transition. Et quand j'y pense, ce n'est pas plus mal, sinon le reste de l'intrigue aurait été pire.
Je ne connais pas l'œuvre de base, mais on dirait que Mame n'a jamais pensé son histoire dans l'ensemble. Elle a trouvé une bonne idée et lorsqu'il est venu le temps de conclure, elle ne savait tout simplement pas quoi faire. Encore une fois, je ne fais que supposer, et j'imagine que l'absence de scénariste signifie qu'elle était la scénariste de son propre roman.
Dès l'épisode 8, l'histoire semble (enfin) se connecter. Avant de redevenir le bordel dans l'épisode suivant… Je ne comprends pas ce principe de déconstruire ce qui vient d'être construit, notamment lorsque cela n'a aucun intérêt. La mécanique est inutilement complexe, où se veut-elle complexe pour donner l'impression d'innover ? Enfin, l'intrigue autour de la famille de Cirrus se termine d'une façon presque insultante. On donne de l'énergie dans une histoire pour finir par se faire jeter ceci au visage…
Pour moi, on en revient toujours au même problème que de nombreuses romances modernes chinoises : un duo avec une bonne alchimie qui n'est que de la poudre aux yeux pour masquer les ratés du scénario et la médiocrité des personnages.
En bref, malgré quelques bonnes idées, The Boy Next World est une déception continue tant dans son scénario que ses personnages insignifiants.
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Trop courtepour s'en satisfaire pleinement...
Six épisodes pour trois couples. Cela suffit à savoir qu'il ne faudra pas s'attendre à grand chose au niveau du développement - tant sur l'intrigue que sur le portrait des personnages.Les trois couples sont mignons, mais seul celui de Tong Fah et Paper a retenu mon attention. D'une certaine façon, je n'avais pas envie de donner trop d'effort pour les deux autres. Peut-être parce que Tong Fah et Paper était le couple principal et qu'avec seulement six épisodes à la carte, le temps d'écran allait être difficilement équitable pour chacun d'eux. Tout comme leur intrigue était, à mes yeux, la plus intéressante.
Second Chance est un court BL qui reste plutôt sobre et mignon. Il délivre de belles émotions, mais manque de matière pour me donner le sentiment d'être pleinement satisfaite. C'est un énième BL thaï avec des acteurs convaincants pour la plupart. Cependant, il délivre un joli message, celui de croire en la vie malgré les peines et les tristesses.
« Une personnage qui regarde le ciel la nuit est une personne qui se sent seule. »
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Oh, wow...
Un petit gars amoureux de son voisin. Ce dernier n'est pas gay et n'a aucun sentiment pour lui. Comment d'une idée si simple, une histoire peut-elle vriller de la sorte ?Thonhon est supposé être un adulte, n'est-ce pas ? Pourquoi se comporte-t-il comme un stupide adolescent étroit d'esprit ? Le type ne comprend pas comment deux homme peuvent être ensemble. A-t-il besoin d'un dessin ou quelque chose du genre ? Chonlatee est mignon et adorable, mais j'ai loupé le moment où il fait un virage à 180, pour devenir ridicule et gênant.
En bref, Tonhon Chonlatee c'est un peu ce qui se fait de pire dans le BL thaï, pour moi. Un scénario inexistant et des personnages idiots donnent généralement une mauvaise histoire.
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Drame culte en devenir ou pétard mouillé ?
Avec sa popularité croissante et le webtoon en tendance partout, mes attentes ont été faussées. S'il n'est pas mauvais dans son genre, il reste un drame plutôt sage avec une prise de risque au ras des pâquerettes.Les personnages ne sont pas originaux, et s'ils fonctionnent pendant un temps, ils s'essoufflent également. Im Ju Gyeong (Mu Ka Young) est loin des critères de beauté. Souffrante d'une acné sévère et harcelée par ses camarades, elle change de lycée et en profite pour mettre à profit ses compétences en maquillage. Le vilain petit canard devient un beau cygne. De la fille harcelée et moquée, elle devient enviée, mais garde sa nature de fille gentille et agréable. Cependant, le scénario tire tellement sur la corde de la pauvre fille malheureuse qu'au bout d'un moment, elle s'est rompue et je suis devenue hermétique à ses malheurs.
Du côté des deux rôles masculins. Lee Su Ho (Cha Eun Woo) est le parfait beau garçon riche, populaire et solitaire au visage impassible. Il ne m'a donné l'impression d'être différent que son personnage dans My ID is Gangnam Beauty. Peu de surprise le concernant. Puis, Han Seo Jun (Hwang In Yeop) qui endosse le rôle du mauvais garçon charismatique qui tombe sous le charme de la jolie fille. Si j'apprécie l'acteur, j'attends de le voir dans un autre genre. En réalité, on est sur des personnages classiques et peu risqués.
Et c'est peut-être le principal problème de True Beauty. La production s'est-elle seulement reposée sur les beaux visages de son triangle amoureux ? True Beauty tente des choses comme pointer la cruauté du harcèlement scolaire ou la pression d'être toujours dans les normes avec une peau parfaite. Pourtant, j'ai eu le sentiment que l'histoire ne savait pas quoi faire.
True Beauty souffre de scènes brouillonnes, mal amenées et embarrassantes pour la plupart. Le triangle amoureux n'a de triangle que son nom, car il ne remet jamais en doute la finalité des choses. FL devient une fille à fuir, et la rivalité des deux ML n'atteint jamais son plus haut potentiel. Pour cette raison, je pense que j'en attendais trop. Avec des attentes plus ordinaires, j'imagine que j'aurai pu passer un bon moment.
En bref, malgré son casting, True Beauty ne décolle jamais pour moi, malgré sa photographie.
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La clé du pouvoir…
Key to the Phoenix Heart est une histoire rythmée, intelligemment construite avec de bons personnages, mais pas exempte de défauts. Sa mécanique narrative, trop répétitive, finit par estomper l'effet de surprise.Hou Ming Hao incarne un personnage à l'esprit vif et combatif, prêt à se faire détester pour obtenir sa justice, ou sa vengeance. Ai Mi livre une jeune femme aux nombreuses ressources, n'étant pas seulement un trophée ou un joli visage. Riley Wang dépeint un homme en quête d'ascension, mais dont la maladresse le submerge face à un pouvoir qui le dépasse.
C'est un drame historique classique avec des intrigues politiques, une romance discrète et des vérités cachées. S'il n'y a rien d'exceptionnel dans les thèmes, l'histoire reste entraînante. Le problème, c'est qu'elle a perdu mon attention à plusieurs reprises à cause de rebondissements trop attendus. Le scénario joue sur les mêmes schémas, et si cela fonctionne les deux premières fois, ce n'est plus le cas pour les huit suivantes.
Visuellement, la série est sublime. La mise en scène est impeccable, avec une palette de couleurs ravissantes. Les combats sont particulièrement réussis : rythmés, lisibles et énergiques. La musique, bien que discrète, est parfaite pour renforcer l'ambiance.
En bref, Key to the Phoenix Heart est visuellement excellent avec un scénario solide et de bons personnages. En revanche, sa narration et sa répétition ont fini par me faire perdre mon enthousiasme sur les derniers épisodes.
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Social. Sexe. Secret. Secte ?
S Line part d'une piste intéressante, mais sous-exploite son potentiel avec un épisode final qui laisse dans le flou total. Je n'ai pas détesté ce thriller, mais il m'a laissé avec plus de questions que je n'en ai besoin.La série me donne l'impression d'avoir été prévue pour huit épisodes avant de se faire couper l'herbe sous le pied. Les épisodes suivent un fil rouge au travers de différentes affaires qui finissent par se rejoindre. Puis arrive l'épisode final, et là, c'est l'incompréhension totale.
S Line me fait penser aux sectes, notamment parce que la plupart sont sujettes aux dérives sexuelles, et les fils rouges représentent ces moments d'intimité. Lee Gyu Jin est la gourou, tandis que ceux pouvant voir les fils depuis leur naissance sont ses disciples. Je ne pense pas qu'on puisse se fier aux nombreux fils rouges de Lee Gyu Jin. Elle peut très bien les partager avec ses disciples, ou toute autre personne portant les lunettes. Le partage est une règle récurrente dans les sectes. Ses disciples et elle peuvent partager les fils/ressources. Lee Gyu Jin peut incarner une porte-parole qui met un terme au concept de secret, révélant les ragots à qui veut les voir. Cela dit, pourquoi la mort de Sin Hyeong Hop est si importante ? L'unique but est que le monde voit ces fils pour que les secrets n'en soient plus ? Je ne veux pas condamner ce drama, mais il manque tellement de réponses.
Néanmoins, S Line met le doigt sur une thématique intéressante dans la vie de tous les jours : les secrets. Ont-ils besoin d'être révélés ? Avons-nous envie de connaître toute la vie de nos voisins, de nos amis, de nos collègues ou de notre boulanger ? Dans un monde où les gens partagent l'intégralité de leurs vies sur les réseaux sociaux, S Line n'est-elle pas une façon de montrer que les jardins secrets n'en sont plus ? Ils sont désormais visibles aux yeux de tous, où chacun peut y pénétrer. L'amour tue. La trahison tue. Les secrets tuent.
Est-ce que je recommande S Line ? Oui, si vous n'avez rien contre la frustration ou que vous aimez vous triturer les neurones. J'ai aimé son côté mystique et la voix de Lee Soo Hyuk (sans surprise).
En bref, S Line est un thriller mystérieux qui soulève un sujet intéressant, mais s'emmêle dans ses propres fils, rendant sa compréhension difficile et confuse.
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Une renaissance qui ne change pas grand-chose...
C'est un énième drame de renaissance qui n'est pas si différent des cinq précédents. Néanmoins, Si Jin se maintient du début à la fin, malgré son scénario classique.Courageuse, Jiang Si (Jing Tian) profite de sa seconde chance pour changer les choses, notamment la perte de son père et de son frère. Coriace, réfléchie et patiente, elle n'hésite pas à défier sa famille ou des hommes pour protéger sa vie ou celles de ses sœurs.
Intelligent et minutieux, Yu Jin (Zhang Wan Yi) a son propre plan. Il n'y a pas tellement de surprise sur son personnage, toutefois c'est le genre de ML que j'apprécie : droit dans ses bottes, avide de justice et en paix avec ses sentiments. Cela donne vie à un couple agréable, honnête et confiant l'un envers l'autre.
La majeure partie de la famille de Jiang Si ? Exécrable ! Le père, le frère, sa sœur et une de ses demi-sœurs sont l'exception. Le reste n'apparaît que vénale, et avait de l'intérêt pour Jiang Si seulement lorsqu'elle apportait statut ou fortune. Cette famille maudite se fichait complètement de marier ses filles aux pires hommes (infidélités, mensonges, trahisons, violences domestiques et tentatives de meurtres) du moment qu'ils possédaient un statut, une réputation ou la richesse. La grand-mère était la pire. Jiang Si pouvait aller jusqu'à briser son propre cœur pour tous les sauver, mais cette famille méritait-elle tous ses sacrifices ? Non !
La famille impériale est étrange… Il y a une grande incompréhension autour de l'Empereur. Comment un homme de son statut peut-il ignorer toutes les manigances et les complots ? La sœur de l'Empereur est une folle furieuse qui a tenu son rôle jusqu'au bout, tandis que sa fille ne méritait pas moins.
Cependant, ma plus grande déception reste toute l'histoire construite autour de Namwu avant qu'elle ne soit chassée comme un grain de poussière. Pendant plus de 38 épisodes, on nous présente Namwu comme une sérieuse menace, en fin de compte, il ne se passe rien.
En revanche, j'ai adoré la façon dont les situations sérieuses finissaient par être désamorcées avec une légère touche d'humour. De plus, l'avant dernier épisode est l'un des meilleurs que j'ai vu depuis longtemps dans le genre. Un mélange de scènes méthodiques, épiques et chargées d'une action vive.
En bref, Si Jin n'est pas un incontournable, notamment parce qu'il arrive après de nombreux drames de renaissance bien meilleurs (sur le plan scénaristique). Cependant, il reste entraînant avec des épisodes dans lesquels il se passe toujours quelque chose et un couple attachant.
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La chute des faucheuses de l’Au-delà...
Tomorrow aborde une thématique épineuse pour la Corée du Sud. En effet, le pays détient le triste record du plus haut taux de suicide sur le continent asiatique. Avec son genre surnaturel aux légères notes de thriller, le drama aborde différentes situations avec de nombreuses idées. Il y avait là un moyen d’envoyer un grand message d’espoir. Pourtant, la série peine à garder la tête hors de l’eau malgré sa richesse visuelle.Au fil de la série, on découvre plusieurs intrigues – dont certaines liées aux protagonistes principaux. Bien qu’on en apprend plus sur eux et leurs passés respectifs, cela reste trop superficiel pour s’attacher sincèrement aux personnages. Tout comme l’Au-delà qui se révèle sous exploité. Malgré des couleurs sobres (blanc et noir), on reste sur une ligne de code classique qui connaît de nombreuses contradictions. Notamment sur le fait de ne pas intervenir dans les affaires humaines.
On ne peut enlever à la série les formes d’espoirs qu’elle arrive à répandre. Certains épisodes prennent aux tripes (pour ma part, celui du vétéran de guerre est le meilleur). Or, on peut aussi pointer du doigt d’autres épisodes qui se résolvent de façon incompréhensibles et même grotesques et dénote complètement avec ce que le drame représente.
Tomorrow partait avec un bon fond, mais il n'est pas parvenu à lui créer une bonne forme malgré son excellent casting.
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Les contraires s'attirent...
Pourriez-vous aller en prison pour un(e) autre ? C'est la question subtilement explorée par Kiseki: Dear to Me. En effet, la série n'ira pas gratter plus loin que la surface, tandis que le portail se referme en un claquement sec et nous fait repartir 4 ans en arrière…Tout commence par une rencontre entre un étudiant, souhaitant devenir médecin, et un membre de gang. Une rencontre qui débute par la haine pour l'un, l'amusement pour l'autre, mais les masques ne tardent pas à tomber… Il est aisé de se prendre d'affection pour le prudent Bai Zong Yi (Lin Yu Tong) et de l'impertinent Fan Ze Rui (Hsu Kai). Avec l'idée que les opposés s'attirent, les étincelles ne sont pas loin. L'un tente de fuir, l'autre tente de le suivre. L'animosité entre eux suffit à faire craquer quelques allumettes, tandis que Bai Zong Yi ne se laisse pas voler dans les plumes, et pourtant… Leur relation va finalement reposer sur un immense sacrifice.
Dans un même temps, on suit Ai Di (Louis Chiang) et Chen Yi (Chen Bo Wen). Tous les deux sont membres du même gang et amis de Fan Ze Rui. Ai Di est insolent et provocateur, tandis que Chen Yi est tempéré et calme. Le contraste est marqué et renforce la complicité du duo, mais aussi ce qui peut les opposer. C'est une relation entraînante qui se partage entre un Ai Di hyperactif et un Chen Yi calme. J'ai lu quelque part que la romance entre eux n'existait pas dans le roman original. Lin Pei Yu a sur les intégrer à l'histoire, volant souvent la vedette sur le couple principal pour moi.
L'histoire est légère, agrémentée de sa petite dose d'action. On est loin d'un thriller ou d'une mafia aux dents longues. Ce point reste secondaire, servant seulement pour alimenter les traumatismes et divers problèmes pour donner la réplique aux romances. Et c'est peut-être mon seul regret envers Kiseki: Dear to Me. Certes, j'ai apprécié ce drama, mais il m'a manqué une intrigue plus consistante.
En bref, Kiseki: Dear to Me effleure en surface les nombreux sacrifices qu'on est capable de faire dans un monde où les contraires s'attirent.
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L'amour au-delà des voyages dans le temps...
Qui n'a jamais voulu faire un retour dans le passé pour revivre un moment ou le modifier ? Cela dit, modifier le passé va obligatoirement changer le futur. Oh Ha Rin va rapidement en prendre conscience.C'est une femme au caractère fort. Têtue comme une mule, indépendante et pleine de force. La lycéenne émotionnellement réservée n’est plus et elle prend le temps de réfléchir à ses actions dans le futur. L’alternance entre les deux époques nous montre une évolution du personnage. Cette évolution ne devient que plus importante lorsqu’elle découvre la capacité de voyager dans le temps. Yeri offre une performance excellente tant dans la peau d’une adulte que d’une lycéenne.
Ji Seo Jun est tout le contraire de son amie depuis l’enfance. Il est discret, calme et parfois distant, mais gentil et d'une grande douceur. Hong Seok incarne un adolescent meurtri qui peine à découvrir la vérité sur sa mort. Au terme de voyage dans le temps, on sent ses sentiments se confronter. Pas de doute sur la performance de Hong Seok. Sa présence est là et se ressent au travers de ses expressions.
Kim Gyeol Yu, Lee Sang Jun et Park Joo Hyun tiennent également un rôle important et offrent des performances superbes qui viennent renforcer l’esprit amical du drama.
Au travers de ses retours dans le temps, l’intrigue prend de la consistance. Les causes et effets restent mystérieuses pendant un temps. Jusqu’au moment où on doute réellement des événements. Au final, Blue Birthday répond à toutes les questions et ferme chaque intrigue précédemment ouverte. Les retours dans le passé n’ont pas comme seul but de faire revivre et sauver Ji Seo Jun. Et c’est exactement pour cette raison que ce drame surprend.
Chaque fin d’épisode dévoile les règles pour voyager dans le temps. Quand ça commence, quand ça se termine, les causes à effet de modifier le passé.
En bref, il est facile de plonger dans l'univers de Blue Birthday grâce à son scénario mystérieux et entraînant, son casting, sa photographie ainsi que sa BO.
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Une comédie romantique aux courbes en cuir...
Un thème timide dans les productions sud-coréennes, mais pas désintéressante pour autant. C'est une comédie romantique de bureau avec un décor classique avant qu'il ne prenne une toute nouvelle dimension.Au travers du film, Park Hyun Jin met l'accent sur de nombreux problèmes rencontrés au travail. Sexisme, harcèlement ou encore propos homophobes. Des points intéressants qui font une bonne alliance avec le monde du BDSM, car souvent pointé du doigt. Cela met également en lumière les raisons pour lesquelles Ji Hoo tenait à rester secret.
Lee Jun Young excelle dans son rôle d’employé de bureau et soumis. Seohyun est stupéfiante lorsqu’elle fait claquer le fouet. Malgré les controverses en raison du casting, le duo offre une performance honnête tout en jonglant entre apprentissage, maîtrise et simplicité.
Bien que le film ne s’éloigne jamais de sa légèreté et permettra une introduction au monde BDSM avec finesse et douceur, il sera malgré tout regrettable de voir que les émotions des personnages resteront au second plan. Nous ne pourrons avoir plus concernant la naissance des sentiments de Ji Woo à l’égard de Ji Hoo, ou inversement. Si les émotions se montrent de temps à autre, elles restent timides. Il est difficile de s’y retrouver ou même de vouloir comprendre où la relation débute et où elle se termine (bien que la frontière entre la relation homme/femme et D/s se dessine sur la fin).
En bref, malgré ses défauts, Love and Leashes offre une légère plongée dans le monde du BDSM avec finesse et respect. En abordant l’homme qui aime être soumis, Park Hyun Jin ne le rend pas moins homme/viril aux yeux de la société. Au travers d’une image lumineuse et minimaliste au bureau, contre des tons sombres et rougeâtre lors des jeux, l’ensemble ne fait qu’accentuer les tensions avec une bande-son légère, mais efficace.
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L'art de botter des culs, on pensera au reste plus tard !
Kill Boksoon ne surprend pas dans son intrigue, mais tient une partie de ses promesses avec des scènes d’action entraînantes et parfaitement chorégraphiées.Kill Boksoon est comme un bon jeux vidéo qui n’a qu’un but, se défouler. On sait ce qu’on veut, on en demande pas plus. Bien plus méritante en tueuse à gages qu’en restauratrice, Jeon Do Yeon offre pourtant un personnage insensible, voir méprisant du haut de ses valeurs discutables. Gil Boksoon est une tueuse à gage professionnelle engagée par l’agence MK. Respectée dans le milieu, on ne peut en dire autant dans son rôle de mère. Elle élève sa fille seule et leur relation ne cesse de se compliquer au fil du temps. Malgré un personnage peu aimable, elle permet de donner du corps et de la matière au long-métrage qui connaît quelques temps-morts, mais sans ruiner l’ambiance ou le rythme instauré. On apprécie également la relation entre Cha Min Kyu et Gil Boksoon qui offrent une dynamique intéressante et prenante au fil de l’histoire.
Cependant, ce n’est pas l’unique relation qui se complique. La directrice Cha Min Hee (Esom) compte bien lui mettre des bâtons dans les roues. La raison ? Son frère, Cha Min Kyu (Sol Kyung Gu) est attaché à elle, Gil Boksoon. D’ailleurs, le personnage d’Esom avait tout de la diabolique directrice avec un charisme propre à l’actrice. Pourtant, elle jongle continuellement avec son personnage et perd le spectateur ne sachant pas quoi en faire. De plus, il faudra un moment pour comprendre la nature de la relation entre Cha Min Kyu et Cha Min Hee. En effet, celle-ci est suffisamment tendancieuse pour voir un couple et non un frère et une sœur.
On retrouve également une violence dédramatisée au profit d’une économie florissante. Ceci remettant en cause les valeurs de Gil Boksoon. Pour exemple, la fille de Bok Soon agit de façon violente à l’école, pourtant personne ne semble s’en soucier. Après tout, elle a juste failli tuer son camarade de classe – et elle voulait le tuer.
C’est un film pour lequel on ne cherche pas plus loin que les images. Il ne faut pas s’attarder sur l’aspect social ou humain. On veut de la baston ? Le film nous en offre avec de belles chorégraphies et un côté gore propre aux productions sud-coréennes. Pour résumer, Kill Boksoon, c’est botter des culs dans les règles de l’art !
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