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Love to Hate ALL Men!
Love to Hate You accuse les hommes de tous les maux, les faisant passer pour des incapables sans savoir-vivre ni respect. Une bien triste représentation dans un drama qui tente de prôner la réussite et l'indépendance des femmes.Les personnages sont intéressants pour la plupart, en particulier la FL. C'est une femme antipathique, insupportable et hypocrite qui se prétend être mature et honnête. Ma chère, vous n'avez rien de tout cela. Pire encore, en tant qu'avocate, elle provoque volontairement la chute d'un homme parce qu'elle a entendu une phrase à la dérobée. C'est vrai que le contexte est surfait de nos jours. Cependant, se considérant comme la personne la plus intelligente de ce drame et pouvant sentir les mauvaises personnes (autrement dit : tous les hommes) à la ronde, elle peut parfaitement comprendre ce que ML voulait dire, pas besoin du fameux contexte…
Love to Hate You place son intrigue dans un monde où les hommes sont des merdes et les femmes des personnes formidables. Si l'histoire avait été parodique, aucun doute que cela aurait été hilarant. L'humour ou l'absurde sont des moteurs intéressants pour dénoncer. Pourtant, il se prend au sérieux et les problèmes s'entassent dès le premier épisode. Pour en élever un, on écrase l'autre. Vraiment ? En 2023, on en est encore là ?
C'est vrai, la femme n'a jamais été l'égale de l'homme, et c'est révoltant. Pourtant, a-t-on besoin de ce genre d'histoire avec de tels personnages ? En aucun cas cela ne défend la cause, au contraire ! J'adore les drames aux femmes fortes (et pas seulement parce que je suis une femme). Les voir rendre la monnaie de leur pièces aux ML ? Un délice. Déjouer les manigances de la belle-mère ou de la fausse meilleure amie avec subtilités et débrouillardises ? Incroyable. Et le faire en étant sincèrement humble ? Une reine. Oui, j'adore ces femmes-là. Dignes et défenseuses de la cause féminine. Mais des femmes comme Yeo Mi Ran ? Non !
Voir des dramas où les femmes entassent et humilient les hommes et où ces derniers deviennent les responsables de tous les malheurs du monde, c'est non.
La société doit évoluer. Cela dit, elle est supposée le faire d'une main unie et non au détriment d'autrui.
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Intrigue en fuite dans l’ère Joseon...
Pour moi, Idol Romance est aux dramas BL coréens ce que GMMTV est aux BL scolaires thaïlandais : sans surprises malgré de bonnes idées. Généralement, on sait à quoi s'attendre, il est donc facile de ne pas trop élever ses attentes. Et pourtant, ils arrivent quand même à être décevants...Tinted with You avait un fort potentiel, mais se révèle extrêmement simple dans son intrigue et ses personnages. Je n'ai rien contre les histoires faciles, au contraire. Cela dit, le scénario n'a jamais essayé de faire plus, donnant lieu à des scènes qui se suivent avec des personnages fades, et parfois trop gênés pour jouer correctement. Avec en plus des scènes qui se répètent. Les décors sont minimes, les costumes sont corrects et c'est tout.
Est-il le pire KBL ? Non. Cependant, il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est un bruit de fond d'une petite heure.
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La destruction à votre service...
S'il ne vous restait que cent jours à vivre, que feriez-vous ? Tout au long de la diffusion, la question me trottait dans la tête. Cent jours, cela paraît immense, et pourtant si peu.Et qu'en fait la série ? Malheureusement, pas grand-chose... L'histoire débute avec son lot d'émotions, jouant également sur une belle photographie avec une ravissante palette de couleurs. Et puis tout se dégrade après quelques épisodes.
L'intrigue tourne en rond, recyclant les éternels dilemmes et ne faisant aucun effort pour apporter une touche de nouveauté. Je ne suis pas contre une intrigue simple et déjà vue, mais un brin de nouveauté ne serait pas de refus. De temps en temps, le rythme semble reprendre un nouveau souffle, mais il se perd dès la scène suivante.
La majorité des dialogues ne sont pas inspirés, devenant presque du remplissage. Malgré quelques scènes bien pensées (celle de FL qui lâche la bombe avec ses collègues), elles paraissent fades.
La paresse caractérise cette romance avec un couple peu engageant. Entre deux crises de larmes surjouées, les promesses ne tiennent pas. Ah, le diable est un menteur, après tout. Le couple secondaire bat de l'aile, malgré son potentiel (et oui, la voix de Lee Soo Hyuk est un argument implacable).
En bref, Doom at Your Service se repose exclusivement sur son casting et prouve que mettre de belles personnes en scène ne suffit pas.
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Royalement décevant...
Les décors, la photographie et les costumes sont de qualité, quant au reste… La plupart des intrigues (même romantiques) sont reléguées au second plan, sauf si elles servent le couple principal. L'univers pouvait se montrer innovant, mais l'histoire s'est dégradée au fil des épisodes.Personne ne peut oublier que Khanin (NuNew Chawarin Perdpiriyawong) et Charan (Zee Pruk Panich) sont les personnages principaux. Si cela doit arriver, le scénario les replacera au centre de l'intrigue, peu importe si les autres personnages possèdent davantage de potentiel… Pour moi, leur duo illustre parfaitement le problème que peut devenir un pairing au bout d'un moment. Le culte autour d'eux a atteint un tel niveau qu'il ne laisse plus aucune surprise sur les personnages qu'ils incarnent. Le premier sera le mignon au sourire niais, le second sera le preux chevalier en armure. Il ne s'agit plus d'un duo d'acteurs, mais d'une paire fictive. Au bout d'un moment, c'était comme regarder Cutie Pie dans un contexte royal. En fin de compte, les deux acteurs stagnent dans leur jeu, donnant presque l'impression de ne pas savoir jouer autre chose.
Le deuxième couple, Ramil (Jimmy Karn Kritsanaphan) et Paytai (Ohm Thanakrit Chiamchunya), possédait une idée de base intéressante (cela l'est davantage compte tenu que ces pratiques sont peu (voir pas) explorées sur grand ou petit écran). La production a-t-elle fait quelque chose de valable ? Non ! Aucun charme ne se dégage de ce couple, encore moins de leur histoire qui connaît un fil conducteur médiocre. Apparemment, le roman et l'adaptation sont très différents, c'est dommage de voir un tel gâchis. Si Jimmy et Ohm savent jouer, il paraît évident qu'ici, ils ont été mal écrits et dirigés.
Pour finir avec le troisième couple, Calvin (Net Siraphop Manithikhun) et Jay (JJ Radchapon Phornpinit). Leur arc est si faible que si le scénario avait mis encore moins de bonne volonté, ils ne seraient pas là. Le manque de soin dans leur histoire en devient une insulte pour les acteurs et les spectateurs. Alors qu'en réalité, ce couple pouvait prendre le dessus sur absolument tout le monde en termes d'intrigue. L'identité cachée de Calvin était du pain béni. Et pourtant, le scénario n'a fait aucun effort. The Next Prince ne fait ni honneur ni justice à ce duo. J'étais désolée et contrariée pour eux chaque semaine.
Comment un univers si riche peut livrer un scénario si creux ? La royauté fait rêver. Elle représente un monde de beauté, d'élégance et de raffinement. Et pourtant… Les décors sont de bonne facture, ainsi que les costumes, mais derrière tout ça ? Rien. Malgré l'intérêt de la première partie, le reste s'effondre après quelques épisodes. L'histoire ne devient qu'un bruit de fond entre petites manigances politiques, ridicule révolte des classes sociales, tentatives d'amours interdits (mais pas trop non plus) et d'un couple principal ennuyeux.
En fin de compte, je n'attendais que de voir Net, JJ et Kris jouant de l'avance rapide le reste du temps. Et même sur ce point, je ne suis pas satisfaite. Miser sur les visuels et le couple principal, c'est sacrément audacieux et présomptueux. Cela faisait un moment qu'un drama ne m'avait pas autant contrarié. Est-il complètement mauvais ? Non. Vaut-il votre temps ? À moins d'être un fervent fan du pairing principal, non.
Oh, et les deux dernières scènes sont probablement les pires choix à faire, mais ils l'ont fait !
En bref, The Next Prince n'est qu'un pétard mouillé avec une couronne qui ne sert qu'à mettre en scène les favoris de Mandee, reléguant les autres personnages au rang de faire-valoir dans une histoire sans grand intérêt, malgré son potentiel d'origine.
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Un été et des litchis fraîchement cueillis…
L'été, ça passe toujours trop vite, même sous une chaleur écrasante. C'est une période qui nous laisse l'impression de ne jamais avoir terminé la liste de choses à faire (encore faut-il qu'elle existe). Traîner au bord de la piscine, se promener en vélo, déguster de délicieux fruits frais à toute heure, râler contre les coups de soleil, partager de longues conversations au couché du soleil ou encore se murmurer des secrets tard dans la nuit.Et puis, il y a cet été… Celui qui a l'air de ressembler à tous les autres, mais qui amène avec lui une nouvelle aventure, l'amour. Cet été-là, il est magnifique avec qu'il balance entre la douceur et l'amertume du litchi. Une rencontre, une amitié, une complicité. Des sentiments qui naissent, mais vivront-ils au-delà d'un été ? Les acteurs sont bons, notamment le couple principal qui se découvre au rythme des journées, se rapprochent et s'épanouissent. Xiao Zhi et Chen Li deviennent le point de gravité de l'autre avec une certaine innocence, un désir d'exploration et de curiosité.
La photographie est intimiste et ravissante. C'est franc et brut, plein de caractère et d'une infime douceur. En revanche, les sous-titres sont trop petits. Tout comme la police d'écriture principale. Je peux comprendre ces choix sur le plan esthétique, mais en pratique, ça ne convient pas (une erreur mineure, malgré tout).
En bref, si vous aimez les drames à petit budget, mais réalisés avec toutes les bonnes intentions du monde et d'un œil qui se veut au plus proche, alors il ne fait aucun doute que Secrets Happened on the Litchi Island sera capable de secouer votre cœur.
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L'ennui...
Abandonner un drama ne me dérange pas. Généralement, je le fais sans y réfléchir à deux fois. Pourtant, devant la popularité de YAMH, une partie de moi restait curieuse. Allais-je passer à côté d'une romance exceptionnelle ? Je voulais comprendre son succès. Ai-je trouvé la réponse ? Non. Ai-je perdu mon temps ? Oui.Un début prometteur qui se tire une balle dans le pied en délaissant les possibilités qu'il offrait. Mi Ka (Sandra Ma) est une chirurgienne quelconque. Rappelons que n'est pas Dr House qui veut. Xing Ke Lie (Bai Jing Ting) est un membre du SWAT furieusement beau dans ses overcoats, mais malheureusement vite oubliable.
Quarante épisodes d'une moyenne de quarante-cinq minutes, c'est long quand rien ne se passe. D'une naïveté digne d'une école maternelle, la romance jongle entre le ridicule et la gêne. Voir deux adultes se courir après (littéralement) et agir avec pudeur lorsque leurs mains se frôlent, humpf !
Autre mystère : pourquoi la Chine ne fait aucun effort pour habiller les FL ? Entre les tenues moches, peu flatteuses, les cheveux mal coiffés et une meilleure amie à la pointe de la mode, le contraste est frappant.
En bref, j'ai essayé de comprendre sa popularité, mais j'ai échoué. You Are My Hero est, à mes yeux, une déception où rien ne se passe avec une romance qui ressemble davantage à une amourette d'enfants de primaire.
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Un malentendu, c'est souvent deux histoires différentes…
Business as Usual m'a touché par sa simplicité et sa sincérité. Il se concentre sur les personnages plutôt que sur des intrigues secondaires inutiles. L'histoire tourne autour d'un malentendu qui, bien que banal, a des répercussions sur le long terme. Cela vient illustrer comment une simple incompréhension peut détruire une relation.Min Jun (Chae Jong Hyeok) incarne un introverti qui manque de confiance et d'estime de soi, au point que cela l'empêcher d'exprimer ses émotions. Naturellement, huit ans plus tôt, il a pris la décision de fuir sans chercher à comprendre. Huit ans plus tard, il a mûri, et cette fois, il a choisi de faire face à Jin Hwan. L'interprétation de Chae Jong Hyeok est sobre et efficace, même si l'acteur manque de nuance. Un tel personnage (blasé et usé d'être coincé dans une vie sans artifices) peut vite devenir ennuyeux. L'acteur frôle la limite plusieurs fois.
Jin Hwan (Seong Seung Ha) est un personnage plus lumineux. Son côté extraverti masque une certaine timidité émotionnelle. Le fait qu'il ait fait des tests de compatibilité de prénoms est à la fois terriblement mignon, mais aussi révélateur de son manque de confiance en amour. Son évolution est plus visible, on le voit être plus à l'aise pour exprimer ses sentiments. Seong Seung Ha dépeint un personnage solaire avec un ravissant sourire et un regard chargé d'émotions.
Leur dynamique est intéressante, car sous deux angles différents. L'un a fui, l'autre a attendu. Les retrouvailles huit ans plus tard sont lourdes d'émotions et de doutes. La fluidité de leur relation reste naturelle et agréable de bout en bout. Néanmoins, la fin, bien que positive, me laisse une impression d'inachevé. L'histoire mérite un point final, et non des points de suspension (je n'ai pas encore vu l'épisode spécial).
En bref, malgré quelques imperfections Business as Usual est une jolie romance réaliste, avec un casting charmant et une atmosphère chaleureuse. Un drame qui laisse une seconde chance à l'amour.
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Toucher les étoiles avec simplicité et authenticité…
Il existe des dramas qui, comme un plaid douillet, nous enveloppent de chaleur et de douceur. Pour moi, To My Star est l'un d'eux.Il ne s'agit pas d'une comédie romantique rocambolesque. Au contraire, c'est une histoire où la simplicité et le réalisme sont les maîtres-mots. Prenez deux personnes opposées, mettez-les ensemble dans une colocation forcée et attendez de voir le résultat. Après tout, les opposés s'attirent.
Kang Seo Joon (Son Woo Hyun) est un acteur populaire, extraverti et chaleureux. Son charme et sa popularité cachent une certaine vulnérabilité, révélée par cet événement. Han Ji Woo (Kim Kang Min) est un cuisinier discret et introverti à la langue acérée qui refuse de danser sur l'air d'un autre. Son sarcasme et son indépendance masquent une profonde sensibilité et un désir d'être compris.
Une tension palpable s'installe entre eux, alimentée par leurs différences et leurs regards insistants et quelques joutes verbales. Ce sont des sentiments discrets qui se développent sur le temps entre deux échanges. Ils ne tombent pas amoureux au premier regard, ils ne sont pas parfaits non plus, et c'est toute la réussite des personnages. Ce sont des adultes confrontés à leurs propres doutes et leurs propres aspirations, comme chacun d'entre nous. Deux adultes ordinaires qui n'auraient pas dû se rencontrer, et en fin de compte…
La simplicité du scénario évite les intrigues secondaires inutilement dramatiques. Quelques-unes sont là, mais elles sont enrichissent les personnages. Cela démontre une nouvelle fois qu'une histoire correctement écrite fonctionne sans une multitude d'intrigues, de malentendus et de trahisons dramatiques. À la place, Park Young nous offre un scénario tendre, doux et réconfortant. La réalisation de Hwang Da Seul donne vie à cette romance avec de beaux plans et une palette de couleurs ravissante. La bande-son, composée de mélodies douces et acoustiques, contribue à l'ambiance intimiste du drama.
En bref, To My Star est l'un de mes KBL préférés (et BL favoris). Grâce à sa simplicité et sa construction, il se démarque par son ambiance légère, ses émotions vibrantes, sa discrète et jolie bande-son, ainsi que ses personnages ordinaires.
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ULS ne m'avait pas convaincu, The Time of Fever l'a fait !
Je n'avais aucune attente, notamment après Unintentional Love Story (spin-off de The Time of Fever) qui ne m'avait pas plu. Le couple secondaire (Ho Tae et Dong Hee) avait piqué ma curiosité, mais ULS avait placé les personnages, sans y accorder davantage d'intérêt. J'ignore si le fait de n'avoir aucune attente a joué sur mon appréciation, mais j'ai fini par sincèrement l'apprécier.L'intrigue n'est pas compliquée. Il s'agit d'une romance qui mûrit sur le temps et la fait ressembler à cette brise de printemps lorsque le soleil est chaud, mais l'air encore frais. L'histoire est lente avec des émotions mesurées, mais pas moins intenses.
La complémentarité des personnages donne vie à l'histoire. D'un côté, l'extraverti et dissipé Ho Tae (Won Tae Min). C'est un gars populaire qui se fait (souvent) cogner par les filles. Sortir avec des filles, il sait le faire. En revanche, elles ne passent pas avant l'achat d'une vingtaine d'œufs (cette scène est bêtement adorable). Son personnage est maladroit, mais aussi honnête. D'ailleurs, Ho Tae est celui qui assume ses sentiments, aussi douloureux que cela puisse être. Sa ténacité et sa volonté de bien faire sont émouvantes. Sa personnalité vient créer un joli contraste avec l'introverti et studieux Dong Hee (Do Woo). Calme et réservé, sa chambre est sobre, se partageant entre de vieilles récompenses et des livres appartenant à Ho Tae. Dong Hee est secret, distant, presque froid, mais au fond, c'est un jeune homme aux émotions à fleurs de peau qui n'a jamais eu la possibilité de les exprimer en toute liberté et sécurité. Il s'est enfermé lui-même et a probablement égaré la clé.
Les choses changent, les gens aussi. Les enfants insouciants sont devenus des lycéens prudents et réservés, parfois timides, parfois à l'aise. Pourtant, Ho Tae garde cette attitude décontractée, mais l'agitation dans son regard est perceptible. Au contraire de Dong Hee qui a été forcé de changer. L'histoire nous montre l'essentiel à son sujet, néanmoins, elle révèle aussi sa tendresse envers Ho Tae, subtile et légère, mais présente.
Le travail de Yang Kyue Hee ne cesse de me séduire. Sa façon de capturer les visages des acteurs tout en projetant des ambiances en accord avec leurs émotions est sensationnelle. Douces, intenses, franches ou innocentes, elles n'ont pas besoin de plus pour exister. La réalisatrice nous place toujours au plus près sans franchir la limite.
La fin de The Time of Fever sonne différemment à mes oreilles, parce que je connais également celle de Unintentional Love Story. Cependant, elle ne rend pas honneur aux personnages (idem pour le spin-off). Elle est libre d'interprétation et c'est le point réellement discutable pour moi. Ils méritaient d'avoir un véritable point final.
En bref, The Time of Fever est une jolie histoire portée par un casting sympathique, une photographie ravissante et une bande originale subtile, mais agréable.
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L'anti-quoi ?
J'étais prête à l'aimer. Et pourtant, je me suis perdue en chemin. Longs, les premiers épisodes s'étirent inutilement. J'espérais une étincelle, mais en fin de compte, on ne fait que tourner en rond.L'idée de départ ? Une relation de haine entre une idole et une anti-fan. Sur le papier, on s'attend à un feu d'artifice exceptionnel. Et bien… Vous l'avez vu ? Profitez-en bien, vous ne la reverrez plus ! La promesse ne tient qu'à quelques miettes, laissant les quiproquos alimenter une haine inexistante. Si les personnages ne se volent pas dans les plumes pour rappeler au spectateur qu'ils se détestent, la haine n'existe pas.
La romance ? Un mystère… À quel moment leur (prétendue) haine s'est évaporée ? Comment sont-ils tombés amoureux ? En fin de compte, j'ai arrêté de chercher du sens ou de la cohérence. Entre deux verres de soju, peut-être la réponse viendrait-elle ?
Présentée comme une femme forte et rebelle, Lee Geun Yeong (Choi Soo Young) n'est qu'une facette qui s'effondre au deuxième épisode. Elle se fond dans le décor. Derrière son regard enflammé, Hoo Joon (Choi Tae Joon) ne devient qu'un énième personnage torturé sans fond.
En bref, So I Married an Anti-Fan se démarque par les tenues discutables de Lee Geun Yeong. Le reste ? Oubliable !
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À la redécouverte d'un BL taïwanais...
We Best Love illustre parfaitement ce qu'on attend d'une histoire aussi simple, mettant en scène le trop d'ennemis à amants. Certes, on peut pointer du doigt un scénario facile, mais lui est réussi.Zhou Shu Yi (Yu) est l'éternel second, car sans cesse devancé par Gao Shi De (Sam Lin). Enfin à l'université, il espère pouvoir briller… Jusqu'au jour où il voit Shi De. Les dynamiques se mettent rapidement en place, relançant aussi la machine à rivalité.
Les relations d'amour et de haine sont croustillantes à souhaite. Généralement, il n'y a pas énormément d'efforts à mettre dedans pour donner envie d'en savoir plus. Pourquoi se détestent-ils ? Jusqu'ou peuvent-ils se haïr ? Qu'est-ce qui va être le déclencheur d'une mi-temps dans la haine que Shu Yi ressent ? Pour moi, l'histoire suit un schéma classique avec quelques facilités, mais la maturité du scénario et des personnages apportent un vent de fraîcheur.
Yu et Sam Lin sont vraiment bons, alors qu'on voit cette rancœur se nourrir sur le temps, avant qu'elle ne change progressivement. Si on connaît le début et la fin, l'histoire suit son cours avec fluidité et rythme.
En bref, We Best Love est une bonne façon de renouer avec les dramas taïwanais, ou de tout simplement en découvrir un.
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Mise à jour du programme réussie !
Afin qu'un ordinateur fonctionne au mieux de ses capacités, il est nécessaire d'effectuer certaines mises à jour. C'est exactement ce qu'est Jang Jae Young pour Chu Sang Woo. Une mise à jour indésirable, mais inévitable.Semantic Error plante son décor avec des personnages hilarants et francs. Chu Sang Woo est un code propre et soigné. Son cerveau fonctionne comme un programme. Lorsqu'il reçoit une nouvelle requête, elle est reçue, traitée, stockée ou effacé s'il la juge inutile. C'est un gars qui ne s'encombre pas de sentiments, parce qu'ils sont inutiles. Jusqu'à ce qu'un virus vienne mettre la pagaille ! Park Jae Chan était franchement bon dans la peau d'un nerd formaté au respect des règles et du système binaire.
Jang Jae Young est un code spaghetti aux bugs incessants. C'est un artiste à l'esprit libre. Par nature, ses émotions le font avancer. Rencontrer Chu Sang Woo vient créer des étincelles dans sa vie de pré-diplômé qui vont alimenter son besoin de vengeance. Mais cela, c'était avant que le nerd têtu ne commence à faire flancher son cœur. Park Seo Ham a été remarquable dans la peau d'un artiste talentueux, d'un glandeur populaire et d'un esprit rebelle, le tout en portant le rouge comme nul autre.
L'alchimie est exceptionnelle ! Tant comme ennemis, qu'amis et amants. C'est agréable de voir un KBL où les acteurs semblent à l'aise l'un avec l'autre. Le rapprochement physique est discret, mais réussi. Le scénario n'en fait pas des caisses non plus. Il reste à l'essentiel et ne s'encombre pas d'une nuée de sous-intrigues. Il sait quand il commence, et il sait quand s'achever.
En bref, Semantic Error est l'un des BL incontournable de 2022. Pour son casting, sa musique, mais aussi son scénario simple, efficace et mesuré.
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Dynamique familiale entre action et arts martiaux...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu plaisir à voir une série d'arts martiaux. J’ai grandi avec les films des Trois Ninjas, ceux avec Bruce Lee et de Jean-Claude Van Damme. Une partie de moi reste nostalgique des œuvres incluant des ninjas, parce qu'elle me rappelle les vacances chez mes grands-parents. Ma grand-mère m'attendait toujours avec la trilogie des Trois Ninjas sous le coude. Donc, je pense qu'une partie de cet avis ne sera pas totalement impartial.Rapidement, on découvre la famille Tawara. Une famille de shinobis légendaire qui n’exerce plus depuis six ans. La maison Tawara se compose du père Souichi Tawara (Eguchi Yosuke) et de la mère Yoko Tawara (Kimura Tae). Du fils aîné Gaku Tawara (Kora Kengo) et du second fils Haru Tawara (Kaku Kento). Vient ensuite la sœur cadette Nagi Tawara (Makita Aju) et la grand-mère Taki Tawara (Miyamoto Nobuko). On comprend que certains membres de la famille ne sont pas vraiment d'accord dans le fait d'arrêter d'être des shinobis pour devenir une famille ordinaire. D'autant plus que le petit dernier de la famille (âgé d'à peine 8 ans) ne cesse de se questionner, notamment sur l'agencement de sa maison.
La plupart des films d’arts martiaux possède une fibre familiale importante. De ce fait, la famille Tawara est le cœur de House of Ninjas. Si en apparence chacun fait son bout de chemin, ils ont tous des blessures. Ces mêmes blessures qu’ils tentent de garder au fond d’eux. C’est ainsi qu’on nous place en pleine lumière un deuil qui n’a jamais vraiment eu lieu. Les non-dits sont forts, tandis que l’intrigue se tisse. D’ailleurs, cet aspect famille est renforcé par un casting exceptionnel. La dynamique familiale est d’un tel niveau que chaque performance en est renforcée.
Les shinobis dans un Japon moderne est une idée incroyable, notamment lorsqu’ils sont actifs de la société. La famille Tawara répond à de nombreuses règles (ne pas manger de viande, ne pas aimer sans permission…). On peut y voir un fonctionnement archaïque que Dave Boyle a su intégrer de façon moderne tout en donnant à l’ensemble cohérence et fluidité.
Par ailleurs, les scènes de combat sont soignées qu’on peut l’espérer. C’est vif et entraînant avec des chorégraphies parfaitement exécutées. Elles sont visibles avec un fond sonore qui vient rehausser l’ensemble. Si certains points de l’intrigue ne surprennent pas, son dynamisme nous garde accroché jusqu’au bout.
Netflix a gardé une ouverture pour une seconde saison, sans réelle surprise. Et c'est compréhensible avec ces huit épisodes entraînant avec une photographie sublime et des personnages fascinants.
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Dystopie d’anticipation à l’esthétique soignée...
Que ce soit au travers de ses affiches ou de ses extraits, Black Knight promettait un univers qui dénote avec la réalité. Il ne mentait pas. Impossible d’échapper à la claque visuelle tant par ses décors soignés que ses effets spéciaux. En un coup d’œil il est possible de reconnaître certains lieux. Comme le pont Banpo qui passe au-dessus de la rivière Han ou encore la N Seoul Tower. Dans cette teinte jaunâtre si particulière, elle rappelle la sècheresse et le désespoir laissé par cette comète quarante ans plus tôt.D’ailleurs, au-delà de son esthétique qui fait rapidement ses preuves, une grande majorité des scènes font sensation. Je pense notamment aux épreuves passées par Yoon Sa Wol lors du recrutement de transporteurs, dont la deuxième qui prend l’allure d’une livraison en apparence toute banale. Et pourtant, Cho Ui Seok et Lee Yoon Kyun signent une des meilleures scènes du drama.
Difficile de passer à côté du casting par sa richesse et son interprétation. Tout d’abord, Kim Woo Bin en tant que 5-8. Avec son éternel blouson et son masque, l’acteur impose un charisme et une puissance brute à l’écran. À tel point que son regard pourrait embraser les sols et semble aussi dangereux que le diable en personne. Sous cette couche épaisse d’assurance et sa voix profonde, on y découvre un passé sous forme de flash-back qui donne que plus de caractère au personnage. Kim Woo Bin en impose et donne envie de rejoindre les rangs.
Kang You Seok dans la peau du réfugié Yoon Sa Wol. À la fois tête brûlée et sensible, il apporte la touche d’humilité dont un drama comme celui-ci a besoin. Au travers de son regard, on y voit une vision plus humaine, mais aussi plus cruelle de la réalité dans laquelle les réfugiés survivent.
Esom tient également son rôle jusqu’au bout en tant que Jung Seol Ah. Dans la peau d’une militaire, elle se révèle poignante. Derrière ses treillis sommeille une femme au goût de justice. Enfin, il sera difficile d’ignorer Song Seung Heon en tant que Ryu Seok. L’incarnation du mal n’a plus aucun secret pour l’acteur qui est la définition même du gouvernement élitiste. Le reste du casting offre de bonnes performances ainsi que de belles scènes. Tant dans l’émotion que dans l’action.
Cela dit, Black Knight grignote le temps et aurait mérité quelques épisodes supplémentaires pour pleinement développer ses autres personnages (notamment Yoon Sa Wol, Papy et la Présidente Chae) ainsi qu’une partie de son univers qui reste concentré sur un acte.
Black Knight dénonce également. Les plus aisés vivent, les autres crèvent. Et malgré ses petits défauts, pas de doute qu'on ressent l'envie de rejoindre ces chevaliers noirs qui sont devenus un symbole d'espoir.
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La superficialité avec des paillettes...
Je n'attendais rien de Fabulous, mais il m'a ennuyé et déçu tout du long. La comédie n'existe pas ou seulement au détriment de Joseph. Quant à la romance, elle est si hypocrite et forcée qu'elle en est devenue ridicule.Fabulous rassemble une majorité de ce que je n'apprécie pas dans les dramas. La superficialité à son paroxysme tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Une bonne (une avalanche) d'hypocrisie. Juste des filtres, rien de concret. Pour moi, c'est vide et sans aucune profondeur. Les défilés en sont le parfait exemple : pauvres et sans figurants. Une poignée de photographes et des plans rapprochés ou sous différents angles ne suffit pas à donner l'illusion, c'est dommage.
Quant au message du drama (et à moins d'être littéralement à côté de mes pompes) : être riches, beaux et en bonne santé c'est plus facile qu'être pauvres, moches et mal fichus. Merci, Captain Obvious !
Bref. Oubliable.
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