Tout est une question de karma ?
Entre surnaturel et croyances, Khemjira est un drama intrigant avec un soin tout particulier dans sa photographie, malgré une histoire trop étirée et une révélation (et résolution) finale trop facile.Maudit, Khem (Namping) accepte son sort avec l'espoir qu'un miracle puisse lui éviter une mort certaine. Khem est gentil et amical, mais tellement mou. Namping est le plus faible en termes de jeu. Il manquait cruellement d'expressions faciales. L'excitation ? L'inquiétude ? La peur ? L'amour ? Il n'y avait rien de tout ça. Il ne s'est jamais montré combatif, déchiré ou amoureux. Sur les 12 épisodes, Namping n'a servi qu'un sourire faiblard et une petite larme.
Peem Pharan (Keng Harit Buayoi) fascine avec son style, son allure et son regard profond. Chamane apprécié et respecté, il possède une foi particulièrement pure. Keng Harit Buayoi est beau (je n'abuse même pas). Pour moi, il vole toute l'attention grâce à ses yeux (dans lesquels j'ai adoré me fondre), à la profondeur de ses émotions et à la dévotion envers ses croyances. Keng Harit Buayoi a trouvé le bon équilibre pour donner le sentiment de se soucier de Khem, tout en donnant l'impression d'en être détaché. Ce n'est ni trop ni pas assez, un bon juste-milieu.
En revanche, le couple semble effacé. Lente, douce et agréable, leur relation donne l'impression d'être fugace, presque absente. Si les longs regards et les moments suspendus dans le temps tentent de prouver le contraire, leur arc romantique manque d'impact. Liés par leur ancienne vie, je m'attendais à un amour dépassant toutes croyances et frontières. À la place, j'ai le sentiment que la seule raison de leur amour est leur vie passée.
À contrario, la romance entre Chan (Tle Matimun Sreeboonrueang) et Jet (First Wannakorn) est plus éclatante et soignée, malgré un arc réduit. Leur romance ne s'est pas seulement reposée sur leur ancienne vie. Elle devient presque un simple détail pour les personnages. Ce couple était amusant et adorable. Le côté espiègle de Jet s'est parfaitement associé à celui plus mesuré et maladroit de Chan.
Ramphueng (Green Ausadaporn Siriwattanakul) est une formidable antagoniste avec des motivations cohérentes et bien développées. Cela donne du corps à la malédiction (et donc l'intrigue), mais aussi au personnage. Néanmoins, c'est davantage la performance de Green Ausadaporn Siriwattanakuln que je retiens, au détriment du reste. Elle n'est pas un mauvais personnage, ni un mauvais élément de l'intrigue. En revanche, je ne m'attendais pas à deviner les choses si tôt la concernant. Même la révélation finale n'a pas été une surprise pour moi, car devinée dans les épisodes précédents.
Pour être honnête, Khemjira me laisse sur une note mitigée. J'étais au rendez-vous tous les samedis soirs, mais dans les derniers épisodes, une longueur s'est installée. L'intrigue autour de Khem s'est trouvée inutilement étirée. J'attendais aussi une ambiance plus intense, plus haletante et plus menaçante et horrifique. C'est mon erreur d'avoir cru plonger dans un drame de ce genre, bien que cela n'enlève en rien la qualité de production qui est d'un niveau supérieur que les BLs habituels. Visuellement, le drame est une pure réussite avec une photographie magnifique, une palette de couleurs soignée et des décors ravissants.
En bref, Khemjira est une histoire imparfaite, mais intrigante sur fond chamanique dans un cadre ravissant avec une photographie exceptionnelle.
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L'anti-quoi ?
J'étais prête à l'aimer. Et pourtant, je me suis perdue en chemin. Longs, les premiers épisodes s'étirent inutilement. J'espérais une étincelle, mais en fin de compte, on ne fait que tourner en rond.L'idée de départ ? Une relation de haine entre une idole et une anti-fan. Sur le papier, on s'attend à un feu d'artifice exceptionnel. Et bien… Vous l'avez vu ? Profitez-en bien, vous ne la reverrez plus ! La promesse ne tient qu'à quelques miettes, laissant les quiproquos alimenter une haine inexistante. Si les personnages ne se volent pas dans les plumes pour rappeler au spectateur qu'ils se détestent, la haine n'existe pas.
La romance ? Un mystère… À quel moment leur (prétendue) haine s'est évaporée ? Comment sont-ils tombés amoureux ? En fin de compte, j'ai arrêté de chercher du sens ou de la cohérence. Entre deux verres de soju, peut-être la réponse viendrait-elle ?
Présentée comme une femme forte et rebelle, Lee Geun Yeong (Choi Soo Young) n'est qu'une facette qui s'effondre au deuxième épisode. Elle se fond dans le décor. Derrière son regard enflammé, Hoo Joon (Choi Tae Joon) ne devient qu'un énième personnage torturé sans fond.
En bref, So I Married an Anti-Fan se démarque par les tenues discutables de Lee Geun Yeong. Le reste ? Oubliable !
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Le téléphone a sonné, j'ai décroché...
Je ne comptais pas le regarder tout de suite, mais lorsque le premier épisode a été diffusé, je n'avais aucun autre drama à regarder. Il était déjà trop tard, mon pied était pris dans l'engrenage. Il ne me restait plus qu'à m'asseoir et attendre la diffusion des épisodes chaque semaine.Ce n'est pas un thriller tortueux et complexe, ni même un drame aux rebondissements inattendus. Parfois, il ne faut pas s'attarder sur le scénario, néanmoins, ce n'est pas si gênant parce qu'il est resté entraînant, addictif même, malgré une perte de vitesse dans son milieu. La romance en fond a amené un fil conducteur supplémentaire, élevant l'excitation. Cela dit, When the Phone Rings est particulièrement solide grâce à ses personnages.
Baek Sa Eon (Yoo Yeon Seok) connaît un changement radical entre le premier et le dernier épisode. Il possédait tout ce qu'il fallait pour briser l'écran : l'assurance, le charisme et le style. Yoo Yeon Seok a offert une performance remarquable en tant que porte-parole du président. C'était un mélange idéal d'émotions et de vivacité (tant pour sa carrière que pour son mariage). Ceci pourrait-il expliquer la fadeur de Hong Hee Joo (Chae Soo Bin) ? C'est un personnage passif qui n'atteint jamais son plein potentiel, ce qui alimente la frustration. Chae Soo Bin est une bonne actrice, sa performance est honnête, cependant, son personnage n'a jamais été à la hauteur. Toutefois, le fait d'avoir signé tout au long des épisodes a permis d'apporter de la profondeur au personnage.
L'alchimie entre eux est intéressante, car elle génère des étincelles. Ils se détestent ? Ils se tolèrent ? Ils s'apprécient ? Ils s'aiment ? Les débuts sont curieux, mais piquants ! J'ai apprécié le fait de ne pas tout miser sur la romance, bien qu'une grande partie des événements soient liés au couple (directement et indirectement).
Ji Sang Woo (Heo Nam Jun) est un homme intelligent, passionné, investi et mesuré. En plus de sa voix parfaite, Heo Nam Jun a dépeint un personnage intrigant auquel il a été facile de s'attacher. Il possède un naturel dans son regard qui fait s'emballer des cœurs (j'ai toujours eu un faible pour cet homme). J'ai apprécié les doutes vis-à-vis du personnage sans que l'histoire ne tente de me mettre sur de fausses pistes absurdes, tandis que ses sourires étaient (comme toujours) des récompenses. Ba You Ri (Jang Gyu Ri) est une présentatrice rayonnante et chaleureuse. Fan incontestée de Baek Sa Eon, elle apporte une touche de fraîcheur dans ce monde politique terne. Jang Gyu Ri a été un vrai rayon de lumière dans sa performance et dans son personnage. Pleine de vie avec des sourires magnifiques. La relation de ce second duo semblait naturelle avec une alchimie douce et tranquille, mais puissante. J'ai adoré les voir enquêter ensemble partageant des moments plein d'enthousiasme et d'affection.
Pour finir sur le casting, je ne peux pas passer sous silence Park Jae Yoon. L'acteur était stupéfiant par la façon dont il s'est approprié son personnage. Les scènes où les émotions le submergeaient au point d'en perdre pied sont, à mes yeux, les meilleures. J'espère sincèrement le revoir dans un nouveau projet avec tout autant d'intensité.
L'histoire suit son cours. Cependant, vers son milieu, elle devient répétitive avec un schéma récurrent. Pour cette raison, le drame connaît une phase de faiblesse plus ou moins longue avant de se relancer. Toutefois, il ne retrouve jamais son excitation des premiers épisodes. J'imagine que la romance en est responsable (mais cela n'est que personnel). De plus, le dernier épisode me laisse perplexe, il n'était pas nécessaire. Cependant, je ne vais pas chipoter des heures dessus, il me suffit de l'ignorer.
En bref, When the Phone Rings est un très bon drama qui aurait pu être encore meilleur s'il avait fait des choix différents. Cependant, cela n'enlève en rien le plaisir que j'ai eu de le regarder et les frustrations de devoir attendre les épisodes suivants chaque semaine, le tout avec une photographie ravissante, une belle mise en scène et un casting excellent.
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Mise à jour du programme réussie !
Afin qu'un ordinateur fonctionne au mieux de ses capacités, il est nécessaire d'effectuer certaines mises à jour. C'est exactement ce qu'est Jang Jae Young pour Chu Sang Woo. Une mise à jour indésirable, mais inévitable.Semantic Error plante son décor avec des personnages hilarants et francs. Chu Sang Woo est un code propre et soigné. Son cerveau fonctionne comme un programme. Lorsqu'il reçoit une nouvelle requête, elle est reçue, traitée, stockée ou effacé s'il la juge inutile. C'est un gars qui ne s'encombre pas de sentiments, parce qu'ils sont inutiles. Jusqu'à ce qu'un virus vienne mettre la pagaille ! Park Jae Chan était franchement bon dans la peau d'un nerd formaté au respect des règles et du système binaire.
Jang Jae Young est un code spaghetti aux bugs incessants. C'est un artiste à l'esprit libre. Par nature, ses émotions le font avancer. Rencontrer Chu Sang Woo vient créer des étincelles dans sa vie de pré-diplômé qui vont alimenter son besoin de vengeance. Mais cela, c'était avant que le nerd têtu ne commence à faire flancher son cœur. Park Seo Ham a été remarquable dans la peau d'un artiste talentueux, d'un glandeur populaire et d'un esprit rebelle, le tout en portant le rouge comme nul autre.
L'alchimie est exceptionnelle ! Tant comme ennemis, qu'amis et amants. C'est agréable de voir un KBL où les acteurs semblent à l'aise l'un avec l'autre. Le rapprochement physique est discret, mais réussi. Le scénario n'en fait pas des caisses non plus. Il reste à l'essentiel et ne s'encombre pas d'une nuée de sous-intrigues. Il sait quand il commence, et il sait quand s'achever.
En bref, Semantic Error est l'un des BL incontournable de 2022. Pour son casting, sa musique, mais aussi son scénario simple, efficace et mesuré.
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Dynamique familiale entre action et arts martiaux...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu plaisir à voir une série d'arts martiaux. J’ai grandi avec les films des Trois Ninjas, ceux avec Bruce Lee et de Jean-Claude Van Damme. Une partie de moi reste nostalgique des œuvres incluant des ninjas, parce qu'elle me rappelle les vacances chez mes grands-parents. Ma grand-mère m'attendait toujours avec la trilogie des Trois Ninjas sous le coude. Donc, je pense qu'une partie de cet avis ne sera pas totalement impartial.Rapidement, on découvre la famille Tawara. Une famille de shinobis légendaire qui n’exerce plus depuis six ans. La maison Tawara se compose du père Souichi Tawara (Eguchi Yosuke) et de la mère Yoko Tawara (Kimura Tae). Du fils aîné Gaku Tawara (Kora Kengo) et du second fils Haru Tawara (Kaku Kento). Vient ensuite la sœur cadette Nagi Tawara (Makita Aju) et la grand-mère Taki Tawara (Miyamoto Nobuko). On comprend que certains membres de la famille ne sont pas vraiment d'accord dans le fait d'arrêter d'être des shinobis pour devenir une famille ordinaire. D'autant plus que le petit dernier de la famille (âgé d'à peine 8 ans) ne cesse de se questionner, notamment sur l'agencement de sa maison.
La plupart des films d’arts martiaux possède une fibre familiale importante. De ce fait, la famille Tawara est le cœur de House of Ninjas. Si en apparence chacun fait son bout de chemin, ils ont tous des blessures. Ces mêmes blessures qu’ils tentent de garder au fond d’eux. C’est ainsi qu’on nous place en pleine lumière un deuil qui n’a jamais vraiment eu lieu. Les non-dits sont forts, tandis que l’intrigue se tisse. D’ailleurs, cet aspect famille est renforcé par un casting exceptionnel. La dynamique familiale est d’un tel niveau que chaque performance en est renforcée.
Les shinobis dans un Japon moderne est une idée incroyable, notamment lorsqu’ils sont actifs de la société. La famille Tawara répond à de nombreuses règles (ne pas manger de viande, ne pas aimer sans permission…). On peut y voir un fonctionnement archaïque que Dave Boyle a su intégrer de façon moderne tout en donnant à l’ensemble cohérence et fluidité.
Par ailleurs, les scènes de combat sont soignées qu’on peut l’espérer. C’est vif et entraînant avec des chorégraphies parfaitement exécutées. Elles sont visibles avec un fond sonore qui vient rehausser l’ensemble. Si certains points de l’intrigue ne surprennent pas, son dynamisme nous garde accroché jusqu’au bout.
Netflix a gardé une ouverture pour une seconde saison, sans réelle surprise. Et c'est compréhensible avec ces huit épisodes entraînant avec une photographie sublime et des personnages fascinants.
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Dystopie d’anticipation à l’esthétique soignée...
Que ce soit au travers de ses affiches ou de ses extraits, Black Knight promettait un univers qui dénote avec la réalité. Il ne mentait pas. Impossible d’échapper à la claque visuelle tant par ses décors soignés que ses effets spéciaux. En un coup d’œil il est possible de reconnaître certains lieux. Comme le pont Banpo qui passe au-dessus de la rivière Han ou encore la N Seoul Tower. Dans cette teinte jaunâtre si particulière, elle rappelle la sècheresse et le désespoir laissé par cette comète quarante ans plus tôt.D’ailleurs, au-delà de son esthétique qui fait rapidement ses preuves, une grande majorité des scènes font sensation. Je pense notamment aux épreuves passées par Yoon Sa Wol lors du recrutement de transporteurs, dont la deuxième qui prend l’allure d’une livraison en apparence toute banale. Et pourtant, Cho Ui Seok et Lee Yoon Kyun signent une des meilleures scènes du drama.
Difficile de passer à côté du casting par sa richesse et son interprétation. Tout d’abord, Kim Woo Bin en tant que 5-8. Avec son éternel blouson et son masque, l’acteur impose un charisme et une puissance brute à l’écran. À tel point que son regard pourrait embraser les sols et semble aussi dangereux que le diable en personne. Sous cette couche épaisse d’assurance et sa voix profonde, on y découvre un passé sous forme de flash-back qui donne que plus de caractère au personnage. Kim Woo Bin en impose et donne envie de rejoindre les rangs.
Kang You Seok dans la peau du réfugié Yoon Sa Wol. À la fois tête brûlée et sensible, il apporte la touche d’humilité dont un drama comme celui-ci a besoin. Au travers de son regard, on y voit une vision plus humaine, mais aussi plus cruelle de la réalité dans laquelle les réfugiés survivent.
Esom tient également son rôle jusqu’au bout en tant que Jung Seol Ah. Dans la peau d’une militaire, elle se révèle poignante. Derrière ses treillis sommeille une femme au goût de justice. Enfin, il sera difficile d’ignorer Song Seung Heon en tant que Ryu Seok. L’incarnation du mal n’a plus aucun secret pour l’acteur qui est la définition même du gouvernement élitiste. Le reste du casting offre de bonnes performances ainsi que de belles scènes. Tant dans l’émotion que dans l’action.
Cela dit, Black Knight grignote le temps et aurait mérité quelques épisodes supplémentaires pour pleinement développer ses autres personnages (notamment Yoon Sa Wol, Papy et la Présidente Chae) ainsi qu’une partie de son univers qui reste concentré sur un acte.
Black Knight dénonce également. Les plus aisés vivent, les autres crèvent. Et malgré ses petits défauts, pas de doute qu'on ressent l'envie de rejoindre ces chevaliers noirs qui sont devenus un symbole d'espoir.
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Coup de cœur pour ce voyage initiatique rare...
Contrairement à une multitude de dramas qui rendent la vie des personnages (et du spectateur) plus facile, My Liberation Notes brise ce concept. Il nous confronte aux épreuves du quotidien dont on supporte le poids en silence. C’est un tranche de vie dans les règles de l’art qui nous force à affronter cette vie monotone et répétitive qu’on aspire à fuir.C’est écrit avec finesse et subtilité. On y découvre beaucoup d’introspection qui mène à de nombreux questionnement – tant pour les personnages que pour nous, spectateurs. Nous avons tous des vies, envies et souhaits différents. Mais lesquels sont réellement les nôtres ? Comment distinguer les envies d’autrui et les siennes dans une société qui semble mieux savoir que nous, ce à quoi nous aspirons ?
My Liberation Notes est un drama sur le quotidien répétitif. Mais cette répétitivité n’est pas sans but, car chaque épisode qui amène une nuance. Certains critiques pointent le manque d’action ou de scénario. En réalité, c’est tout l’intérêt d’un tel drama. Et pour cette raison, il ne convient pas à tout le monde. C’est une vision du monde, une critique de la société et de ce qu’elle attend de nous. Tout comme l’acceptation de ne pas être dans le moule et ne pas s’en vouloir si on décide d’emprunter de nouveaux chemins. Je pense aussi que l'âge est un facteur important. Je suis persuadée qu'à 16 ans, je n'aurais probablement pas trouvé ce drame si spectaculaire.
Chaque membre du quatuor a ses propres démons auxquels ils vont devoir faire face. Mi Jeong par le fait de pouvoir s’identifier, avoir le sentiment d’être vivante et libérée. Ki Jeong, va chercher cette évasion par le mariage. Chang Hee, le frère, par le biais d’un métier qui puisse l’épanouir. Quant à Mr Gu, c’est au fond d’une bouteille de soju. Pourtant, chaque est repoussé dans ses retranchements tout en sachant que le lendemain matin, il faudra recommencer.
Il sera difficile d’ignorer les personnages et leurs interprètes. Au travers d’un regard, d’une larme ou d’une réplique, chacun fait mouche. Pas de grands discours ou de longues crises de larmes. Allez à l’essentiel est plus impactant qu’un long discours. L’ensemble donne aux spectateurs de quoi se remettre lui-même en question. Et si on se trouve dans une situation similaire, cela nous permet de s’identifier et de peut-être débuter notre propre introspection.
C’est un aperçu de la vie. Un drama d’une rare beauté et d’un naturel frappant. Avec ses dialogues percutants, sa mélancolie constante et son émotion, tout désespoir connaît son espoir. C’est une quête de liberté comme peu d’autres.
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La superficialité avec des paillettes...
Je n'attendais rien de Fabulous, mais il m'a ennuyé et déçu tout du long. La comédie n'existe pas ou seulement au détriment de Joseph. Quant à la romance, elle est si hypocrite et forcée qu'elle en est devenue ridicule.Fabulous rassemble une majorité de ce que je n'apprécie pas dans les dramas. La superficialité à son paroxysme tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Une bonne (une avalanche) d'hypocrisie. Juste des filtres, rien de concret. Pour moi, c'est vide et sans aucune profondeur. Les défilés en sont le parfait exemple : pauvres et sans figurants. Une poignée de photographes et des plans rapprochés ou sous différents angles ne suffit pas à donner l'illusion, c'est dommage.
Quant au message du drama (et à moins d'être littéralement à côté de mes pompes) : être riches, beaux et en bonne santé c'est plus facile qu'être pauvres, moches et mal fichus. Merci, Captain Obvious !
Bref. Oubliable.
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Comédie historique sans prétention...
C'est un drame facile qui bat rapidement de l'aile lorsqu'on s'intéresse à la FL. L'idée est de présenter une FL peu conventionnelle. Et pourtant, c'est tout le contraire… Elle est déplaisante, espiègle pour pas un rond, disgracieuse et mal élevée. On ne m'enlèvera pas de la tête que parler la boucle pleine et cracher des miettes partout est mal élevé. De même quant à sa façon de se tenir en public qui, plutôt d'apporter du comique, la rend seulement ridicule.La limite entre la FL au personnage trempé, mais respectueuse, et la FL irrespectueuse, grossière et frôlant continuellement l'insolence est floue. Les scénaristes voulaient-ils amener une touche de modernité ? À moins de vouloir donner une image de femme indépendante ? Dans tous les cas, cela s’approche plus de l’échec que de la réussite. Ye Rong Er se révèle être une héroïne déplaisante me faisant penser que l'actrice ne convient pas au rôle.
Cependant, les hommes viennent à la rescousse. Et heureusement ! On pourra compter sur Yin Si Shen (Li Jiu Lin) et Fang Xian Xun (Wu Chong Xuan) pour amener une certaine élégance. En effet, leurs caractères permettront de contrebalancer celui de Ye Rong Er. L’un comme l’autre sont à l’aise dans leurs rôles et se révèle à eux deux plus gracieux et élégant que le personnage féminin.
L’intrigue est simpliste, le drame préférant s’axer sur la comédie. Les complots ne sont pas extraordinaires et contiennent plusieurs trous. Bien que cet aspect du drame ne conviendra pas à tout le monde, on ne peut nier que cela reste plus ou moins correct dans sa globalité. Mais comme il ne s’agit pas de l’intérêt principal du drama, on peut facilement faire l’impasse dessus. Malgré tout, le triangle amoureux n’offre aucune surprise ni même intérêt. Cependant, cela reste amusant lorsque vous n’êtes romantiquement pas en accord avec l’héroïne.
C’est un drame décent si on ne cherche pas quelque chose de complexe. Très léger dans son globalité, il demande un temps d’adaptation pour l’héroïne, mais se laisse regarder facilement et rapidement grâce à ses 16 épisodes.
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Le loup (Nubsib) et l’agneau (Gene) entre fiction et réalité…
Sous la couche indécente de confiture, Lovely Writer se révèle être bien plus qu'une simple romance. C'est un drama qui met en avant les défis de la création (un auteur faisant face à la page blanche) et la difficulté de l'industrie du divertissement (tant comme acteur ou auteur).Gene (Up Poompat Iam Samang) est un auteur de romans à suspense horrifique. Sur les recommandations de son éditrice, il se lance dans l'écriture d'un BL et rencontre un tel succès que son projet est porté à l'écran. Paumé, mais d’une grande douceur, Gene est dépassé par les événements. Son nouveau roman cartonne, mais il ne parvient pas à s’en réjouir. Gene est un auteur en proie à de nombreux doutes. Doux comme un agneau, Up Poompat Iam Samang donne à son personnage une dimension tendre et créative.
Casté pour incarner le rôle principal, Nubsib (Kao Noppakao Dechaphatthanakun) est loin d’être l’agneau qu’il montre. Il est plus un loup qui va vivre avec l’agneau qu’est Gene. Aux premiers abords, Nubsib semble louche, notamment quant à ses motivations pour décrocher le rôle principal du roman de Gene. Sans surjouer de ses charmes, ni tomber dans le ridicule, Kao Noppakao Dechaphatthanakun livre une performance franche d’un homme amoureux et déterminé.
La romance est superbe et trouve rapidement son équilibre. L’intensité brute de Nubsib contraste parfaitement avec la douce tendresse de Gene. Leur relation est parsemée de petits souvenirs (avec quelques clichés bien amenés) lui donnant une forme naturelle.
Au-delà de sa romance, Lovely Writer aborde diverses thématiques comme la littérature et le syndrome de la page blanche. Ces dernières années, elle s’est développée au point qu’aujourd’hui, une romance sans sexe n’existe pas (tout comme un drama sans scènes intimes). À moins d’oser la publication en indépendant(e) pour avoir le contrôle complet sur son texte, il est devenu difficile d’écrire une histoire sans scène olé olé. Le sexe fait vendre, et c’est tout le problème de Gene qui se retrouve atteint du syndrome de la page blanche. On y voit ses doutes, ses hésitations, ses questionnements, sa remise en question. Son envie de partager une histoire qu’il aime. Gene se retrouve face à une littérature insipide où les tendances valent plus que la fierté de son créateur. Une autre thématique est l’industrie du BL, victime d’un fan-service étouffant. Les fans ont un rôle important dans la carrière d’un artiste, mais jusqu’où ont-ils le droit d’aller ? C’est un milieu complexe qui laisse peu de place aux secondes chances.
En bref, dans cette version moderne et romancée du loup et de l’agneau, Lovely Writer est un petit coup de cœur tant pour son casting que pour les thématiques abordées, malgré des bruitages incessants (qui finissent par s'atténuer sur la suite).
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La légende n’a pas survécu...
Ce qui avait commencé comme une aventure palpitante et prometteuse s'est fait malmener sur le champ de bataille en raison d'un scénario médiocre, cela en dépit d'une distribution solide.He Yan (Zhou Ye) est une femme élevée comme un homme. Obligée d'endosser le rôle d'un combattant, elle s'élève jusqu'au rang de général tout en gardant secrète sa vraie nature. Son caractère espiègle lorsqu'elle prend l'identité de He Yan est sympathique. Zhou Ye est une actrice charmante. La choisir a été judicieux, car elle ne possède pas de traits fins qui mettent caduc son identité masculine dès le premier plan. Merci pour les miracles, elle n'avait pas un maquillage qui ruinait tout avant l'heure. Le vrai problème, c'était la construction de son personnage. D'une générale redoutée, elle passe à une recrue mignonne et espiègle, mais au final, elle ne connaît pas de réelles évolutions. Ceci étant probablement la faute à une mauvaise écriture.
Xiao Jue (Cheng Lei) correspond aux attentes que l'on a d'un général de son rang. Intelligent, méthodique, combattant de haut niveau. J'ai trouvé le calme de Xiao Jue particulièrement agréable. Cheng Lei est parfait. Oui, je suis absolument, entièrement et parfaitement honnête ! Plus sérieusement, Cheng Lei représente l'idéal en termes de charisme, d'assurance et de dangerosité. Son regard a le pouvoir de faire rougir le plus redoutable des démons. Encore une fois, chacun de ses sourires étaient du miel pour moi. Que puis-je y faire ? Cet homme a volé mon cœur. Néanmoins, Xiao Jue n'échappe pas aux clichés habituels ce qui brise un peu le charme du personnage.
Ce qui m'amène à leur relation qui est, pour moi, en demi-mesure. Celle entre le commandant et le soldat était bien. Cependant, quand il s'agissait de romance, ce n'était pas vraiment une nuit étoilée au clair de lune. Pour moi, ils manquaient de complicité sur le plan romantique. Même si le drame a fait des efforts pour donner un peu de douceur au milieu des batailles, la romance est restée secondaire pour moi.
C'est un drame qui aborde à nouveau l'indépendance des femmes. Une tentative de prôner un discours moderne dans un drama historique, rappelant que la femme n'est pas qu'un objet qu'on peut sacrifier et qu'elle ne devrait pas être réduite au simple fait d'être une femme. En ce point, le drame ne trouve pas d'équilibre, étant donné que ce n'est qu'une succession de scènes du même genre. Toutefois, elles y sont !
L'histoire s'est étirée, donnant l'impression de combler afin de remplir un quota. La tranche des dix derniers épisodes a été particulièrement longue. Certains jours, j'avais l'impression de ne pas avoir avancé, ou au contraire avoir de nouvelles énigmes sur la pointe de l'épée. Il a fallu attendre plus de la moitié pour enfin voir He Yan prendre part à de vrais combats. Mais le plus absurde reste le fait que Xiao Jue n'ait pas remarqué de différences avec He Ru Fei. Nouvelle taille, nouvelle posture, nouvelle voix, mais il ne voit rien… En ce point, l'histoire aurait pu faire un minimum d'effort. Cela dit, Bai Shu était convaincant. Quant aux derniers épisodes, je le fais rarement, mais j'ai expédié la plupart jouant excessivement de l'avance rapide pour en finir, même si je ne pouvais pas résister au regard de feu et au sourire renversant de Cheng Lei (je plaide coupable).
En bref, Legend of the Female General était un drame prometteur, mais qui s'avère décevant, faute à un scénario qui n'a fait aucun effort. À part quelques discours modernes, un excellent casting et quelques scènes de batailles (quoique très courtes), la légende s'est éteinte après 36 épisodes.
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Un malentendu, c'est souvent deux histoires différentes…
Business as Usual m'a touché par sa simplicité et sa sincérité. Il se concentre sur les personnages plutôt que sur des intrigues secondaires inutiles. L'histoire tourne autour d'un malentendu qui, bien que banal, a des répercussions sur le long terme. Cela vient illustrer comment une simple incompréhension peut détruire une relation.Min Jun (Chae Jong Hyeok) incarne un introverti qui manque de confiance et d'estime de soi, au point que cela l'empêcher d'exprimer ses émotions. Naturellement, huit ans plus tôt, il a pris la décision de fuir sans chercher à comprendre. Huit ans plus tard, il a mûri, et cette fois, il a choisi de faire face à Jin Hwan. L'interprétation de Chae Jong Hyeok est sobre et efficace, même si l'acteur manque de nuance. Un tel personnage (blasé et usé d'être coincé dans une vie sans artifices) peut vite devenir ennuyeux. L'acteur frôle la limite plusieurs fois.
Jin Hwan (Seong Seung Ha) est un personnage plus lumineux. Son côté extraverti masque une certaine timidité émotionnelle. Le fait qu'il ait fait des tests de compatibilité de prénoms est à la fois terriblement mignon, mais aussi révélateur de son manque de confiance en amour. Son évolution est plus visible, on le voit être plus à l'aise pour exprimer ses sentiments. Seong Seung Ha dépeint un personnage solaire avec un ravissant sourire et un regard chargé d'émotions.
Leur dynamique est intéressante, car sous deux angles différents. L'un a fui, l'autre a attendu. Les retrouvailles huit ans plus tard sont lourdes d'émotions et de doutes. La fluidité de leur relation reste naturelle et agréable de bout en bout. Néanmoins, la fin, bien que positive, me laisse une impression d'inachevé. L'histoire mérite un point final, et non des points de suspension (je n'ai pas encore vu l'épisode spécial).
En bref, malgré quelques imperfections Business as Usual est une jolie romance réaliste, avec un casting charmant et une atmosphère chaleureuse. Un drame qui laisse une seconde chance à l'amour.
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Clair de lune violet…
Pas exempt de défauts, Moonlight Mystique n'en reste pas moins entraînant avec une intrigue efficace, un jeu d'acteur solide et des costumes ravissants.Stupidement têtue, Bai Shuo (Bai Lu) est une humaine que j'ai aimé autant que je l'ai détesté. J’espérais plus de nuance et moins d'égoïsme, comme si elle était la seule bonne humaine de l'histoire, et la seule ayant une vraie raison de souffrir. Indigne de ses pouvoirs les trois quart de l'histoire, il faut attendre qu'elle découvre son passé pour se montrer digne. Comme toujours, Bai Lu est ravissante, toutefois, il m'a manqué (encore) l'illusion quant à ses émotions.
Seigneur Démon altruiste et séduisant, Fan Yue (Ao Rui Peng) est unique en son genre, loin de toute la noirceur habituelle. Son personnage, je l'ai aimé de tout mon cœur, regrettant qu'il soit si secondaire. Ao Rui Peng livre un personnage incomparable, car différent des Seigneurs Démons du xianxia. L'acteur m'avait convaincu lors de son précédent projet, et je ne peux qu'espérer le revoir prochainement.
Leur relation ne rencontre pas d'obstacles. L'arc romantique ressemble davantage à une façon de se rapprocher et de développer une confiance mutuelle. A vrai dire, la romance n'est pas ce qui me fait rester. Cependant, j'ai adoré l'honnêteté de Fan Yue par rapport à ses sentiments. De plus, c'est agréable de voir que les personnages rester fidèles à eux-mêmes dans le présent, peu importe leurs vies antérieures. Ainsi, leur amour n'est pas un souvenir passé, mais un sentiment actuel.
Fu Ling (Dai Lu Wa) est également une grande partie de l'histoire. Quel personnage ! Son arc est d'une grande tragédie : de ses origines à sa quête de rédemption. Dai Lu Wa est tout simplement exceptionnelle avec des émotions profondes et visibles dans ses gestes, son regard et sa posture.
Chong Zhao (Chang Hua Sen) est l'Éternel gentil, amoureux depuis l'enfance qui se découvre un destin funeste. Sa dévotion envers Bai Shuo est presque douloureuse à regarder. Les choix dans l'intrigue ne rendent pas justice au personnage qui mérite mieux, tout comme Fu Ling.
L'intrigue est sans cesse alimentée par des révélations et des situations, au point qu'elle ait tendance à s'allonger pour peu de choses. La construction de l'histoire me semble emmêlée. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, mais, par exemple, les événements survenus 60 000 ans auparavant auraient dû être révélés bien plus tôt. Cela aurait évité des incohérences dans les personnages qui prennent, du jour au lendemain, des virages opposés.
Si les CGI sont globalement réussies, mais les décors manquent de finesse. La bande-son est sympathique, bien que l'utilisation massive du thème principal fini par devenir usant. Enfin, les costumes sont magnifiques, notamment ceux de Fan Yue. J'ai adoré voir ses tenues scintiller et ses ravissantes nuances de bleu électrique et violet.
En bref, Moonlight Mystique n'est pas exempt de défauts, cependant, il est généreux par son histoire cohérente, ses personnages engageants, dont un seigneur démon unique, ainsi que des costumes de qualité.
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Entre deux morsures, réflexion subtile sur le bonheur...
On dit souvent que le plus grand ennemi de l'humanité, c'est l'Homme. Happiness ne fait qu'accentuer cette idée en peignant des personnages différents, mais capables de faire preuve d'un égoïsme sans précédent et d'une stupidité déconcertante pour sauver leur peau.Rapidement, l'intrigue se met en place ainsi que son contexte social, représentant une majorité de classes sociales. Les propriétaires (les riches). Les locataires (les classes moyennes/pauvres). Et les autres (les pauvres). Bien que tous vivent dans le même complexe, les inégalités ne passent pas inaperçues. Pourtant, peu importe votre statut social, vous n'échappez pas au virus.
Plus important que le chaos, et comme dans beaucoup d'œuvres de zombies, c'est le comportement humain qui va donner le rythme. On pourrait se questionner longuement sur la représentation d'un tel état d'urgence. Les restes de la pandémie encore palpable, on y voit un reflet critique de notre propre société. Ceux qui ont peur, ceux qui sont méfiants, ceux qui ne demandent rien à personne et enfin, ceux qui s'imaginent intouchables. Malgré son ambiance tendue et sa pression, l'histoire n'est pas « si » sombre.
Au fil des épisodes, le concept du bonheur me travaillait. Ironiquement, le drama n'a rien qui s'en approche, ou du moins au départ. Est-ce une idée vague, une émotion qui survient ou un état d'esprit ? Comment ressentir une once de bonheur lorsque votre immeuble est placé en quarantaine en raison d'un virus ? Ce même virus qui vous transforme en fou furieux assoiffé de chair fraîche ? Et en réalité, au rythme du visionnage et de vos réflexions, votre vision du bonheur va se dessiner. On dit souvent que le bonheur réside dans les petites choses, n'est-ce pas ? Et si c'était le cas ? Et si ce simple sourire, ce petit clin d'œil, ces quelques mots ou encore cette bouteille d'eau étaient une partie du bonheur ?
En bref, Happiness est un bon mélange entre zombies et réflexion quant à la nature humaine et la définition du bonheur.
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Victime de son temps…
Ten Miles of Peach Blossoms (Eternal Love) est un gros morceau du xianxia. S'il a rencontré un joli succès lors de sa sortie en 2017, j'ai le sentiment qu'aujourd'hui (mon visionnage date de 2022), il est victime de son temps.Au-delà de sa surmédiatisation, mon plus gros problème avec Ten Miles of Peach Blossoms est Bai Qian (Yang Mi) qui est une héroïne raide et aseptisée. Au fil des épisodes (58), je me suis retrouvée face à un personnage au comportement douteux et régulièrement indigne de son statut. La frontière entre l'héroïne dangereuse et l'héroïne courageuse est floue. Pour moi, les actes de Bai Qian sont discutables, notamment lorsqu'elle agit de façon égoïste, irréfléchie et idiote. De la part d'une immortelle avec un (je cite) « sens aigu de la justice », c'est plutôt mal venu.
Face à elle, Mo Yuan (Mark Chao) qui offre un total contraste grâce à l'émotion qu'il amène (et dont le drama avait désespérément besoin). Il apporte cette pointe d'humilité dont la plupart des immortels peuvent manquer, tout en refusant de dissimuler ses faiblesses.
C'est un drame riche avec des intrigues longues, mais prenantes. Cela dit, on retrouve aussi pas mal de curiosités et d'absurdités. En particulier le fait de passer des tribulations, pour ensuite boire la boisson de l'oubli… Ça n'a aucun sens. De plus, il est dommage d'avoir sous-estimé et délaissé la place du Seigneur Démon. Sa menace n'est finalement qu'une apparence vite oubliée.
Les CGI n'étaient pas mauvaises sur les premiers épisodes, puis elles se sont dégradées et ont prit un coup de vieux (ce qui est normal). Cependant, le plus décevant reste l'esthétique global du drama. Les décors sont vides et répétitifs : un fond nuageux, quelques arbres aux feuilles vives pour rehausser la palette de couleurs et c'est tout. Les incrustations ne sont pas terribles, tandis que les armures étaient hideuses et manquaient clairement de finesse. En revanche, les costumes, bien que simples, étaient bons.
En bref, je pense sincèrement que le temps et la surmédiatisation de Ten Miles of Peach Blossoms sont, aujourd'hui, des désavantages. Cela dit, il ne fait aucun doute qu'il restera un doux souvenir pour les uns, et un drame à peine regardable pour les autres.
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