Coup de cœur pour ce voyage initiatique rare...
Contrairement à une multitude de dramas qui rendent la vie des personnages (et du spectateur) plus facile, My Liberation Notes brise ce concept. Il nous confronte aux épreuves du quotidien dont on supporte le poids en silence. C’est un tranche de vie dans les règles de l’art qui nous force à affronter cette vie monotone et répétitive qu’on aspire à fuir.C’est écrit avec finesse et subtilité. On y découvre beaucoup d’introspection qui mène à de nombreux questionnement – tant pour les personnages que pour nous, spectateurs. Nous avons tous des vies, envies et souhaits différents. Mais lesquels sont réellement les nôtres ? Comment distinguer les envies d’autrui et les siennes dans une société qui semble mieux savoir que nous, ce à quoi nous aspirons ?
My Liberation Notes est un drama sur le quotidien répétitif. Mais cette répétitivité n’est pas sans but, car chaque épisode qui amène une nuance. Certains critiques pointent le manque d’action ou de scénario. En réalité, c’est tout l’intérêt d’un tel drama. Et pour cette raison, il ne convient pas à tout le monde. C’est une vision du monde, une critique de la société et de ce qu’elle attend de nous. Tout comme l’acceptation de ne pas être dans le moule et ne pas s’en vouloir si on décide d’emprunter de nouveaux chemins. Je pense aussi que l'âge est un facteur important. Je suis persuadée qu'à 16 ans, je n'aurais probablement pas trouvé ce drame si spectaculaire.
Chaque membre du quatuor a ses propres démons auxquels ils vont devoir faire face. Mi Jeong par le fait de pouvoir s’identifier, avoir le sentiment d’être vivante et libérée. Ki Jeong, va chercher cette évasion par le mariage. Chang Hee, le frère, par le biais d’un métier qui puisse l’épanouir. Quant à Mr Gu, c’est au fond d’une bouteille de soju. Pourtant, chaque est repoussé dans ses retranchements tout en sachant que le lendemain matin, il faudra recommencer.
Il sera difficile d’ignorer les personnages et leurs interprètes. Au travers d’un regard, d’une larme ou d’une réplique, chacun fait mouche. Pas de grands discours ou de longues crises de larmes. Allez à l’essentiel est plus impactant qu’un long discours. L’ensemble donne aux spectateurs de quoi se remettre lui-même en question. Et si on se trouve dans une situation similaire, cela nous permet de s’identifier et de peut-être débuter notre propre introspection.
C’est un aperçu de la vie. Un drama d’une rare beauté et d’un naturel frappant. Avec ses dialogues percutants, sa mélancolie constante et son émotion, tout désespoir connaît son espoir. C’est une quête de liberté comme peu d’autres.
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L'ennui...
Abandonner un drama ne me dérange pas. Généralement, je le fais sans y réfléchir à deux fois. Pourtant, devant la popularité de YAMH, une partie de moi restait curieuse. Allais-je passer à côté d'une romance exceptionnelle ? Je voulais comprendre son succès. Ai-je trouvé la réponse ? Non. Ai-je perdu mon temps ? Oui.Un début prometteur qui se tire une balle dans le pied en délaissant les possibilités qu'il offrait. Mi Ka (Sandra Ma) est une chirurgienne quelconque. Rappelons que n'est pas Dr House qui veut. Xing Ke Lie (Bai Jing Ting) est un membre du SWAT furieusement beau dans ses overcoats, mais malheureusement vite oubliable.
Quarante épisodes d'une moyenne de quarante-cinq minutes, c'est long quand rien ne se passe. D'une naïveté digne d'une école maternelle, la romance jongle entre le ridicule et la gêne. Voir deux adultes se courir après (littéralement) et agir avec pudeur lorsque leurs mains se frôlent, humpf !
Autre mystère : pourquoi la Chine ne fait aucun effort pour habiller les FL ? Entre les tenues moches, peu flatteuses, les cheveux mal coiffés et une meilleure amie à la pointe de la mode, le contraste est frappant.
En bref, j'ai essayé de comprendre sa popularité, mais j'ai échoué. You Are My Hero est, à mes yeux, une déception où rien ne se passe avec une romance qui ressemble davantage à une amourette d'enfants de primaire.
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Tout est une question de karma ?
Entre surnaturel et croyances, Khemjira est un drama intrigant avec un soin tout particulier dans sa photographie, malgré une histoire trop étirée et une révélation (et résolution) finale trop facile.Maudit, Khem (Namping) accepte son sort avec l'espoir qu'un miracle lui évite une mort certaine. Khem est gentil et amical, mais tellement mou. Namping est le plus faible en termes de jeu. Il manque cruellement d'expressions faciales. L'excitation ? La peur ? L'amour ? Il n'y a rien de tout cela. Il conserve le même visage impassible. Il ne se montre jamais combatif, déchiré ou amoureux. En 12 épisodes, Namping n'a montré qu'un sourire faiblard et une petite larme.
Peem Pharan (Keng Harit Buayoi) fascine avec son style, son allure et son regard profond. Chamane apprécié et respecté, il possède une foi particulièrement pure. Au-delà du fait que Keng est beau (je n'abuse même pas), il livre un personnage aux émotions profondes et une dévotion intense envers ses croyances. De plus, il trouve le parfait équilibre pour donner le sentiment de se soucier de Khem, mais avec un air détaché.
En revanche, leur romance semble effacée… C'est lent, doux et agréable, mais leur relation apparaît fugace, absente même. Si les longs regards et les moments suspendus dans le temps tentent de prouver le contraire, leur arc romantique paraît faible. Liés par leur ancienne vie, j'imaginais un amour dépassant toutes croyances et frontières. À la place, j'ai le sentiment que la seule raison de leur amour est leur vie passée.
À contrario, la romance de Chan (Tle Matimun Sreeboonrueang) et Jet (First Wannakorn) se montre plus éclatante et soignée, malgré un arc réduit. Elle ne s'est pas seulement reposée sur leur ancienne vie. En réalité, elle devient un simple détail. C'est également un couple amusant et adorable. Le côté espiègle de Jet s'est parfaitement associé à celui plus mesuré et maladroit de Chan.
Ramphueng (Green Ausadaporn Siriwattanakul) est une antagoniste solide avec des motivations cohérentes et développées, donnant ainsi du corps à la malédiction et au personnage. Néanmoins, les plus attentifs devineront les choses assez tôt à son sujet (des raisons de la malédiction, jusqu'à sa révélation finale).
Pour être honnête, Khemjira me laisse sur une note mitigée. J'étais au rendez-vous tous les samedis soirs, mais une longueur s'est installée dans les derniers épisodes étirant inutilement l'intrigue autour de Khem. J'attendais aussi une ambiance plus intense, plus haletante, plus menaçante et horrifique. Toutefois, cela n'enlève en rien la qualité de production qui est d'un niveau supérieur que les BL habituels. Visuellement, c'est une pure réussite avec une photographie magnifique, des décors ravissants et une palette de couleurs soignée.
En bref, Khemjira est une histoire imparfaite, mais intrigante sur fond chamanique dans un cadre ravissant avec une photographie exceptionnelle.
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Un malentendu, c'est souvent deux histoires différentes…
Business as Usual m'a touché par sa simplicité et sa sincérité. Il se concentre sur les personnages plutôt que sur des intrigues secondaires inutiles. L'histoire tourne autour d'un malentendu qui, bien que banal, a des répercussions sur le long terme. Cela vient illustrer comment une simple incompréhension peut détruire une relation.Min Jun (Chae Jong Hyeok) incarne un introverti qui manque de confiance et d'estime de soi, au point que cela l'empêcher d'exprimer ses émotions. Naturellement, huit ans plus tôt, il a pris la décision de fuir sans chercher à comprendre. Huit ans plus tard, il a mûri, et cette fois, il a choisi de faire face à Jin Hwan. L'interprétation de Chae Jong Hyeok est sobre et efficace, même si l'acteur manque de nuance. Un tel personnage (blasé et usé d'être coincé dans une vie sans artifices) peut vite devenir ennuyeux. L'acteur frôle la limite plusieurs fois.
Jin Hwan (Seong Seung Ha) est un personnage plus lumineux. Son côté extraverti masque une certaine timidité émotionnelle. Le fait qu'il ait fait des tests de compatibilité de prénoms est à la fois terriblement mignon, mais aussi révélateur de son manque de confiance en amour. Son évolution est plus visible, on le voit être plus à l'aise pour exprimer ses sentiments. Seong Seung Ha dépeint un personnage solaire avec un ravissant sourire et un regard chargé d'émotions.
Leur dynamique est intéressante, car sous deux angles différents. L'un a fui, l'autre a attendu. Les retrouvailles huit ans plus tard sont lourdes d'émotions et de doutes. La fluidité de leur relation reste naturelle et agréable de bout en bout. Néanmoins, la fin, bien que positive, me laisse une impression d'inachevé. L'histoire mérite un point final, et non des points de suspension (je n'ai pas encore vu l'épisode spécial).
En bref, malgré quelques imperfections Business as Usual est une jolie romance réaliste, avec un casting charmant et une atmosphère chaleureuse. Un drame qui laisse une seconde chance à l'amour.
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ULS ne m'avait pas convaincu, The Time of Fever l'a fait !
Je n'avais aucune attente, notamment après Unintentional Love Story (spin-off de The Time of Fever) qui ne m'avait pas plu. Le couple secondaire (Ho Tae et Dong Hee) avait piqué ma curiosité, mais ULS avait placé les personnages, sans y accorder davantage d'intérêt. J'ignore si le fait de n'avoir aucune attente a joué sur mon appréciation, mais j'ai fini par sincèrement l'apprécier.L'intrigue n'est pas compliquée. Il s'agit d'une romance qui mûrit sur le temps et la fait ressembler à cette brise de printemps lorsque le soleil est chaud, mais l'air encore frais. L'histoire est lente avec des émotions mesurées, mais pas moins intenses.
La complémentarité des personnages donne vie à l'histoire. D'un côté, l'extraverti et dissipé Ho Tae (Won Tae Min). C'est un gars populaire qui se fait (souvent) cogner par les filles. Sortir avec des filles, il sait le faire. En revanche, elles ne passent pas avant l'achat d'une vingtaine d'œufs (cette scène est bêtement adorable). Son personnage est maladroit, mais aussi honnête. D'ailleurs, Ho Tae est celui qui assume ses sentiments, aussi douloureux que cela puisse être. Sa ténacité et sa volonté de bien faire sont émouvantes. Sa personnalité vient créer un joli contraste avec l'introverti et studieux Dong Hee (Do Woo). Calme et réservé, sa chambre est sobre, se partageant entre de vieilles récompenses et des livres appartenant à Ho Tae. Dong Hee est secret, distant, presque froid, mais au fond, c'est un jeune homme aux émotions à fleurs de peau qui n'a jamais eu la possibilité de les exprimer en toute liberté et sécurité. Il s'est enfermé lui-même et a probablement égaré la clé.
Les choses changent, les gens aussi. Les enfants insouciants sont devenus des lycéens prudents et réservés, parfois timides, parfois à l'aise. Pourtant, Ho Tae garde cette attitude décontractée, mais l'agitation dans son regard est perceptible. Au contraire de Dong Hee qui a été forcé de changer. L'histoire nous montre l'essentiel à son sujet, néanmoins, elle révèle aussi sa tendresse envers Ho Tae, subtile et légère, mais présente.
Le travail de Yang Kyue Hee ne cesse de me séduire. Sa façon de capturer les visages des acteurs tout en projetant des ambiances en accord avec leurs émotions est sensationnelle. Douces, intenses, franches ou innocentes, elles n'ont pas besoin de plus pour exister. La réalisatrice nous place toujours au plus près sans franchir la limite.
La fin de The Time of Fever sonne différemment à mes oreilles, parce que je connais également celle de Unintentional Love Story. Cependant, elle ne rend pas honneur aux personnages (idem pour le spin-off). Elle est libre d'interprétation et c'est le point réellement discutable pour moi. Ils méritaient d'avoir un véritable point final.
En bref, The Time of Fever est une jolie histoire portée par un casting sympathique, une photographie ravissante et une bande originale subtile, mais agréable.
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L'anti-quoi ?
J'étais prête à l'aimer. Et pourtant, je me suis perdue en chemin. Longs, les premiers épisodes s'étirent inutilement. J'espérais une étincelle, mais en fin de compte, on ne fait que tourner en rond.L'idée de départ ? Une relation de haine entre une idole et une anti-fan. Sur le papier, on s'attend à un feu d'artifice exceptionnel. Et bien… Vous l'avez vu ? Profitez-en bien, vous ne la reverrez plus ! La promesse ne tient qu'à quelques miettes, laissant les quiproquos alimenter une haine inexistante. Si les personnages ne se volent pas dans les plumes pour rappeler au spectateur qu'ils se détestent, la haine n'existe pas.
La romance ? Un mystère… À quel moment leur (prétendue) haine s'est évaporée ? Comment sont-ils tombés amoureux ? En fin de compte, j'ai arrêté de chercher du sens ou de la cohérence. Entre deux verres de soju, peut-être la réponse viendrait-elle ?
Présentée comme une femme forte et rebelle, Lee Geun Yeong (Choi Soo Young) n'est qu'une facette qui s'effondre au deuxième épisode. Elle se fond dans le décor. Derrière son regard enflammé, Hoo Joon (Choi Tae Joon) ne devient qu'un énième personnage torturé sans fond.
En bref, So I Married an Anti-Fan se démarque par les tenues discutables de Lee Geun Yeong. Le reste ? Oubliable !
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À la redécouverte d'un BL taïwanais...
We Best Love illustre parfaitement ce qu'on attend d'une histoire aussi simple, mettant en scène le trop d'ennemis à amants. Certes, on peut pointer du doigt un scénario facile, mais lui est réussi.Zhou Shu Yi (Yu) est l'éternel second, car sans cesse devancé par Gao Shi De (Sam Lin). Enfin à l'université, il espère pouvoir briller… Jusqu'au jour où il voit Shi De. Les dynamiques se mettent rapidement en place, relançant aussi la machine à rivalité.
Les relations d'amour et de haine sont croustillantes à souhaite. Généralement, il n'y a pas énormément d'efforts à mettre dedans pour donner envie d'en savoir plus. Pourquoi se détestent-ils ? Jusqu'ou peuvent-ils se haïr ? Qu'est-ce qui va être le déclencheur d'une mi-temps dans la haine que Shu Yi ressent ? Pour moi, l'histoire suit un schéma classique avec quelques facilités, mais la maturité du scénario et des personnages apportent un vent de fraîcheur.
Yu et Sam Lin sont vraiment bons, alors qu'on voit cette rancœur se nourrir sur le temps, avant qu'elle ne change progressivement. Si on connaît le début et la fin, l'histoire suit son cours avec fluidité et rythme.
En bref, We Best Love est une bonne façon de renouer avec les dramas taïwanais, ou de tout simplement en découvrir un.
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Le téléphone a sonné, j'ai décroché...
Je ne comptais pas le regarder tout de suite, mais lorsque le premier épisode a été diffusé, je n'avais aucun autre drama à regarder. Il était déjà trop tard, mon pied était pris dans l'engrenage. Il ne me restait plus qu'à m'asseoir et attendre la diffusion des épisodes chaque semaine.Ce n'est pas un thriller tortueux et complexe, ni même un drame aux rebondissements inattendus. Parfois, il ne faut pas s'attarder sur le scénario, néanmoins, ce n'est pas si gênant parce qu'il est resté entraînant, addictif même, malgré une perte de vitesse dans son milieu. La romance en fond a amené un fil conducteur supplémentaire, élevant l'excitation. Cela dit, When the Phone Rings est particulièrement solide grâce à ses personnages.
Baek Sa Eon (Yoo Yeon Seok) connaît un changement radical entre le premier et le dernier épisode. Il possédait tout ce qu'il fallait pour briser l'écran : l'assurance, le charisme et le style. Yoo Yeon Seok a offert une performance remarquable en tant que porte-parole du président. C'était un mélange idéal d'émotions et de vivacité (tant pour sa carrière que pour son mariage). Ceci pourrait-il expliquer la fadeur de Hong Hee Joo (Chae Soo Bin) ? C'est un personnage passif qui n'atteint jamais son plein potentiel, ce qui alimente la frustration. Chae Soo Bin est une bonne actrice, sa performance est honnête, cependant, son personnage n'a jamais été à la hauteur. Toutefois, le fait d'avoir signé tout au long des épisodes a permis d'apporter de la profondeur au personnage.
L'alchimie entre eux est intéressante, car elle génère des étincelles. Ils se détestent ? Ils se tolèrent ? Ils s'apprécient ? Ils s'aiment ? Les débuts sont curieux, mais piquants ! J'ai apprécié le fait de ne pas tout miser sur la romance, bien qu'une grande partie des événements soient liés au couple (directement et indirectement).
Ji Sang Woo (Heo Nam Jun) est un homme intelligent, passionné, investi et mesuré. En plus de sa voix parfaite, Heo Nam Jun a dépeint un personnage intrigant auquel il a été facile de s'attacher. Il possède un naturel dans son regard qui fait s'emballer des cœurs (j'ai toujours eu un faible pour cet homme). J'ai apprécié les doutes vis-à-vis du personnage sans que l'histoire ne tente de me mettre sur de fausses pistes absurdes, tandis que ses sourires étaient (comme toujours) des récompenses. Ba You Ri (Jang Gyu Ri) est une présentatrice rayonnante et chaleureuse. Fan incontestée de Baek Sa Eon, elle apporte une touche de fraîcheur dans ce monde politique terne. Jang Gyu Ri a été un vrai rayon de lumière dans sa performance et dans son personnage. Pleine de vie avec des sourires magnifiques. La relation de ce second duo semblait naturelle avec une alchimie douce et tranquille, mais puissante. J'ai adoré les voir enquêter ensemble partageant des moments plein d'enthousiasme et d'affection.
Pour finir sur le casting, je ne peux pas passer sous silence Park Jae Yoon. L'acteur était stupéfiant par la façon dont il s'est approprié son personnage. Les scènes où les émotions le submergeaient au point d'en perdre pied sont, à mes yeux, les meilleures. J'espère sincèrement le revoir dans un nouveau projet avec tout autant d'intensité.
L'histoire suit son cours. Cependant, vers son milieu, elle devient répétitive avec un schéma récurrent. Pour cette raison, le drame connaît une phase de faiblesse plus ou moins longue avant de se relancer. Toutefois, il ne retrouve jamais son excitation des premiers épisodes. J'imagine que la romance en est responsable (mais cela n'est que personnel). De plus, le dernier épisode me laisse perplexe, il n'était pas nécessaire. Cependant, je ne vais pas chipoter des heures dessus, il me suffit de l'ignorer.
En bref, When the Phone Rings est un très bon drama qui aurait pu être encore meilleur s'il avait fait des choix différents. Cependant, cela n'enlève en rien le plaisir que j'ai eu de le regarder et les frustrations de devoir attendre les épisodes suivants chaque semaine, le tout avec une photographie ravissante, une belle mise en scène et un casting excellent.
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Mise à jour du programme réussie !
Afin qu'un ordinateur fonctionne au mieux de ses capacités, il est nécessaire d'effectuer certaines mises à jour. C'est exactement ce qu'est Jang Jae Young pour Chu Sang Woo. Une mise à jour indésirable, mais inévitable.Semantic Error plante son décor avec des personnages hilarants et francs. Chu Sang Woo est un code propre et soigné. Son cerveau fonctionne comme un programme. Lorsqu'il reçoit une nouvelle requête, elle est reçue, traitée, stockée ou effacé s'il la juge inutile. C'est un gars qui ne s'encombre pas de sentiments, parce qu'ils sont inutiles. Jusqu'à ce qu'un virus vienne mettre la pagaille ! Park Jae Chan était franchement bon dans la peau d'un nerd formaté au respect des règles et du système binaire.
Jang Jae Young est un code spaghetti aux bugs incessants. C'est un artiste à l'esprit libre. Par nature, ses émotions le font avancer. Rencontrer Chu Sang Woo vient créer des étincelles dans sa vie de pré-diplômé qui vont alimenter son besoin de vengeance. Mais cela, c'était avant que le nerd têtu ne commence à faire flancher son cœur. Park Seo Ham a été remarquable dans la peau d'un artiste talentueux, d'un glandeur populaire et d'un esprit rebelle, le tout en portant le rouge comme nul autre.
L'alchimie est exceptionnelle ! Tant comme ennemis, qu'amis et amants. C'est agréable de voir un KBL où les acteurs semblent à l'aise l'un avec l'autre. Le rapprochement physique est discret, mais réussi. Le scénario n'en fait pas des caisses non plus. Il reste à l'essentiel et ne s'encombre pas d'une nuée de sous-intrigues. Il sait quand il commence, et il sait quand s'achever.
En bref, Semantic Error est l'un des BL incontournable de 2022. Pour son casting, sa musique, mais aussi son scénario simple, efficace et mesuré.
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La destruction à votre service...
S'il ne vous restait que cent jours à vivre, que feriez-vous ? Tout au long de la diffusion, la question me trottait dans la tête. Cent jours, cela paraît immense, et pourtant si peu.Et qu'en fait la série ? Malheureusement, pas grand-chose... L'histoire débute avec son lot d'émotions, jouant également sur une belle photographie avec une ravissante palette de couleurs. Et puis tout se dégrade après quelques épisodes.
L'intrigue tourne en rond, recyclant les éternels dilemmes et ne faisant aucun effort pour apporter une touche de nouveauté. Je ne suis pas contre une intrigue simple et déjà vue, mais un brin de nouveauté ne serait pas de refus. De temps en temps, le rythme semble reprendre un nouveau souffle, mais il se perd dès la scène suivante.
La majorité des dialogues ne sont pas inspirés, devenant presque du remplissage. Malgré quelques scènes bien pensées (celle de FL qui lâche la bombe avec ses collègues), elles paraissent fades.
La paresse caractérise cette romance avec un couple peu engageant. Entre deux crises de larmes surjouées, les promesses ne tiennent pas. Ah, le diable est un menteur, après tout. Le couple secondaire bat de l'aile, malgré son potentiel (et oui, la voix de Lee Soo Hyuk est un argument implacable).
En bref, Doom at Your Service se repose exclusivement sur son casting et prouve que mettre de belles personnes en scène ne suffit pas.
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This review may contain spoilers
Dynamique familiale entre action et arts martiaux...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu plaisir à voir une série d'arts martiaux. J’ai grandi avec les films des Trois Ninjas, ceux avec Bruce Lee et de Jean-Claude Van Damme. Une partie de moi reste nostalgique des œuvres incluant des ninjas, parce qu'elle me rappelle les vacances chez mes grands-parents. Ma grand-mère m'attendait toujours avec la trilogie des Trois Ninjas sous le coude. Donc, je pense qu'une partie de cet avis ne sera pas totalement impartial.Rapidement, on découvre la famille Tawara. Une famille de shinobis légendaire qui n’exerce plus depuis six ans. La maison Tawara se compose du père Souichi Tawara (Eguchi Yosuke) et de la mère Yoko Tawara (Kimura Tae). Du fils aîné Gaku Tawara (Kora Kengo) et du second fils Haru Tawara (Kaku Kento). Vient ensuite la sœur cadette Nagi Tawara (Makita Aju) et la grand-mère Taki Tawara (Miyamoto Nobuko). On comprend que certains membres de la famille ne sont pas vraiment d'accord dans le fait d'arrêter d'être des shinobis pour devenir une famille ordinaire. D'autant plus que le petit dernier de la famille (âgé d'à peine 8 ans) ne cesse de se questionner, notamment sur l'agencement de sa maison.
La plupart des films d’arts martiaux possède une fibre familiale importante. De ce fait, la famille Tawara est le cœur de House of Ninjas. Si en apparence chacun fait son bout de chemin, ils ont tous des blessures. Ces mêmes blessures qu’ils tentent de garder au fond d’eux. C’est ainsi qu’on nous place en pleine lumière un deuil qui n’a jamais vraiment eu lieu. Les non-dits sont forts, tandis que l’intrigue se tisse. D’ailleurs, cet aspect famille est renforcé par un casting exceptionnel. La dynamique familiale est d’un tel niveau que chaque performance en est renforcée.
Les shinobis dans un Japon moderne est une idée incroyable, notamment lorsqu’ils sont actifs de la société. La famille Tawara répond à de nombreuses règles (ne pas manger de viande, ne pas aimer sans permission…). On peut y voir un fonctionnement archaïque que Dave Boyle a su intégrer de façon moderne tout en donnant à l’ensemble cohérence et fluidité.
Par ailleurs, les scènes de combat sont soignées qu’on peut l’espérer. C’est vif et entraînant avec des chorégraphies parfaitement exécutées. Elles sont visibles avec un fond sonore qui vient rehausser l’ensemble. Si certains points de l’intrigue ne surprennent pas, son dynamisme nous garde accroché jusqu’au bout.
Netflix a gardé une ouverture pour une seconde saison, sans réelle surprise. Et c'est compréhensible avec ces huit épisodes entraînant avec une photographie sublime et des personnages fascinants.
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Dystopie d’anticipation à l’esthétique soignée...
Que ce soit au travers de ses affiches ou de ses extraits, Black Knight promettait un univers qui dénote avec la réalité. Il ne mentait pas. Impossible d’échapper à la claque visuelle tant par ses décors soignés que ses effets spéciaux. En un coup d’œil il est possible de reconnaître certains lieux. Comme le pont Banpo qui passe au-dessus de la rivière Han ou encore la N Seoul Tower. Dans cette teinte jaunâtre si particulière, elle rappelle la sècheresse et le désespoir laissé par cette comète quarante ans plus tôt.D’ailleurs, au-delà de son esthétique qui fait rapidement ses preuves, une grande majorité des scènes font sensation. Je pense notamment aux épreuves passées par Yoon Sa Wol lors du recrutement de transporteurs, dont la deuxième qui prend l’allure d’une livraison en apparence toute banale. Et pourtant, Cho Ui Seok et Lee Yoon Kyun signent une des meilleures scènes du drama.
Difficile de passer à côté du casting par sa richesse et son interprétation. Tout d’abord, Kim Woo Bin en tant que 5-8. Avec son éternel blouson et son masque, l’acteur impose un charisme et une puissance brute à l’écran. À tel point que son regard pourrait embraser les sols et semble aussi dangereux que le diable en personne. Sous cette couche épaisse d’assurance et sa voix profonde, on y découvre un passé sous forme de flash-back qui donne que plus de caractère au personnage. Kim Woo Bin en impose et donne envie de rejoindre les rangs.
Kang You Seok dans la peau du réfugié Yoon Sa Wol. À la fois tête brûlée et sensible, il apporte la touche d’humilité dont un drama comme celui-ci a besoin. Au travers de son regard, on y voit une vision plus humaine, mais aussi plus cruelle de la réalité dans laquelle les réfugiés survivent.
Esom tient également son rôle jusqu’au bout en tant que Jung Seol Ah. Dans la peau d’une militaire, elle se révèle poignante. Derrière ses treillis sommeille une femme au goût de justice. Enfin, il sera difficile d’ignorer Song Seung Heon en tant que Ryu Seok. L’incarnation du mal n’a plus aucun secret pour l’acteur qui est la définition même du gouvernement élitiste. Le reste du casting offre de bonnes performances ainsi que de belles scènes. Tant dans l’émotion que dans l’action.
Cela dit, Black Knight grignote le temps et aurait mérité quelques épisodes supplémentaires pour pleinement développer ses autres personnages (notamment Yoon Sa Wol, Papy et la Présidente Chae) ainsi qu’une partie de son univers qui reste concentré sur un acte.
Black Knight dénonce également. Les plus aisés vivent, les autres crèvent. Et malgré ses petits défauts, pas de doute qu'on ressent l'envie de rejoindre ces chevaliers noirs qui sont devenus un symbole d'espoir.
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La superficialité avec des paillettes...
Je n'attendais rien de Fabulous, mais il m'a ennuyé et déçu tout du long. La comédie n'existe pas ou seulement au détriment de Joseph. Quant à la romance, elle est si hypocrite et forcée qu'elle en est devenue ridicule.Fabulous rassemble une majorité de ce que je n'apprécie pas dans les dramas. La superficialité à son paroxysme tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Une bonne (une avalanche) d'hypocrisie. Juste des filtres, rien de concret. Pour moi, c'est vide et sans aucune profondeur. Les défilés en sont le parfait exemple : pauvres et sans figurants. Une poignée de photographes et des plans rapprochés ou sous différents angles ne suffit pas à donner l'illusion, c'est dommage.
Quant au message du drama (et à moins d'être littéralement à côté de mes pompes) : être riches, beaux et en bonne santé c'est plus facile qu'être pauvres, moches et mal fichus. Merci, Captain Obvious !
Bref. Oubliable.
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Comédie historique sans prétention...
C'est un drame facile qui bat rapidement de l'aile lorsqu'on s'intéresse à la FL. L'idée est de présenter une FL peu conventionnelle. Et pourtant, c'est tout le contraire… Elle est déplaisante, espiègle pour pas un rond, disgracieuse et mal élevée. On ne m'enlèvera pas de la tête que parler la boucle pleine et cracher des miettes partout est mal élevé. De même quant à sa façon de se tenir en public qui, plutôt d'apporter du comique, la rend seulement ridicule.La limite entre la FL au personnage trempé, mais respectueuse, et la FL irrespectueuse, grossière et frôlant continuellement l'insolence est floue. Les scénaristes voulaient-ils amener une touche de modernité ? À moins de vouloir donner une image de femme indépendante ? Dans tous les cas, cela s’approche plus de l’échec que de la réussite. Ye Rong Er se révèle être une héroïne déplaisante me faisant penser que l'actrice ne convient pas au rôle.
Cependant, les hommes viennent à la rescousse. Et heureusement ! On pourra compter sur Yin Si Shen (Li Jiu Lin) et Fang Xian Xun (Wu Chong Xuan) pour amener une certaine élégance. En effet, leurs caractères permettront de contrebalancer celui de Ye Rong Er. L’un comme l’autre sont à l’aise dans leurs rôles et se révèle à eux deux plus gracieux et élégant que le personnage féminin.
L’intrigue est simpliste, le drame préférant s’axer sur la comédie. Les complots ne sont pas extraordinaires et contiennent plusieurs trous. Bien que cet aspect du drame ne conviendra pas à tout le monde, on ne peut nier que cela reste plus ou moins correct dans sa globalité. Mais comme il ne s’agit pas de l’intérêt principal du drama, on peut facilement faire l’impasse dessus. Malgré tout, le triangle amoureux n’offre aucune surprise ni même intérêt. Cependant, cela reste amusant lorsque vous n’êtes romantiquement pas en accord avec l’héroïne.
C’est un drame décent si on ne cherche pas quelque chose de complexe. Très léger dans son globalité, il demande un temps d’adaptation pour l’héroïne, mais se laisse regarder facilement et rapidement grâce à ses 16 épisodes.
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Le loup (Nubsib) et l’agneau (Gene) entre fiction et réalité…
Sous la couche indécente de confiture, Lovely Writer se révèle être bien plus qu'une simple romance. C'est un drama qui met en avant les défis de la création (un auteur faisant face à la page blanche) et la difficulté de l'industrie du divertissement (tant comme acteur ou auteur).Gene (Up Poompat Iam Samang) est un auteur de romans à suspense horrifique. Sur les recommandations de son éditrice, il se lance dans l'écriture d'un BL et rencontre un tel succès que son projet est porté à l'écran. Paumé, mais d’une grande douceur, Gene est dépassé par les événements. Son nouveau roman cartonne, mais il ne parvient pas à s’en réjouir. Gene est un auteur en proie à de nombreux doutes. Doux comme un agneau, Up Poompat Iam Samang donne à son personnage une dimension tendre et créative.
Casté pour incarner le rôle principal, Nubsib (Kao Noppakao Dechaphatthanakun) est loin d’être l’agneau qu’il montre. Il est plus un loup qui va vivre avec l’agneau qu’est Gene. Aux premiers abords, Nubsib semble louche, notamment quant à ses motivations pour décrocher le rôle principal du roman de Gene. Sans surjouer de ses charmes, ni tomber dans le ridicule, Kao Noppakao Dechaphatthanakun livre une performance franche d’un homme amoureux et déterminé.
La romance est superbe et trouve rapidement son équilibre. L’intensité brute de Nubsib contraste parfaitement avec la douce tendresse de Gene. Leur relation est parsemée de petits souvenirs (avec quelques clichés bien amenés) lui donnant une forme naturelle.
Au-delà de sa romance, Lovely Writer aborde diverses thématiques comme la littérature et le syndrome de la page blanche. Ces dernières années, elle s’est développée au point qu’aujourd’hui, une romance sans sexe n’existe pas (tout comme un drama sans scènes intimes). À moins d’oser la publication en indépendant(e) pour avoir le contrôle complet sur son texte, il est devenu difficile d’écrire une histoire sans scène olé olé. Le sexe fait vendre, et c’est tout le problème de Gene qui se retrouve atteint du syndrome de la page blanche. On y voit ses doutes, ses hésitations, ses questionnements, sa remise en question. Son envie de partager une histoire qu’il aime. Gene se retrouve face à une littérature insipide où les tendances valent plus que la fierté de son créateur. Une autre thématique est l’industrie du BL, victime d’un fan-service étouffant. Les fans ont un rôle important dans la carrière d’un artiste, mais jusqu’où ont-ils le droit d’aller ? C’est un milieu complexe qui laisse peu de place aux secondes chances.
En bref, dans cette version moderne et romancée du loup et de l’agneau, Lovely Writer est un petit coup de cœur tant pour son casting que pour les thématiques abordées, malgré des bruitages incessants (qui finissent par s'atténuer sur la suite).
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