Le prince charmant a-t-il sauvé le mignon capitaine ?
Lors du générique de fin, je me suis demandée si Light était prévu, au départ, pour un long-métrage. Si oui, cela pourrait expliquer les quelques trous dans le temps - notamment sur ses dernières minutes bien que cela n'enlève en rien sa qualité.Dès son entrée, on plonge dans le monde de Light. Une scène qui contraste avec son nom, car sombre et pleine de tension. Le genre de scène qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui s'avère assez légère pour pouvoir capter les quelques secrets qu'elle renferme.
Jed Chung incarne brillamment son rôle du début à la fin. On sent un homme perdu qui n'a plus rien et s'accroche à la moindre chose qui puisse le rendre heureux, même si cela n'est que de courte durée.
À ses côtés, Max Liu. Flic sous couverture, il porte à merveille le rôle du saveur sans jamais le rendre ridicule. C'est mesuré et cela fait que le duo marque les esprits par un dynamique entraînante et criante de vérités.
L'atmosphère nous plonge dans la noirceur de la vie de Light. La photographie sombre apporte une vague de puissance aux émotions. Tant celles des personnages que les nôtres. Le seul défaut reste sa fin qui semble précipitée. On sent qu'il manque quelque chose.
Light mérite de l'attention. Tant pour son jeu d'acteur que pour l'immersion dans un monde noir et dans lequel on cherche la lumière. Malgré un manque (dix minutes auraient pu suffire), il se démarque par son ambiance maîtrisée et son immersion dans un monde à part.
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BL scolaire et GMMTV...
Mon ras-le-bol des BL scolaires aromatisés GMMTV est responsable de mon ennui. Pourquoi l'ai-je regardé avec sérieux de toute façon ?Le scénario est inexistant, me donnant presque l'impression de voir le drame de mois dernier avec de nouveaux visages. Le gars impopulaire se confronte au gars populaire. Entre deux scènes, un couple secondaire qui reste une transition au besoin. Petit ajout du duo insupportable qui nourrit une obsession pour les couples de leur université. On mélange bien, et voilà. Fish Upon the Sky est prêt.
Après le quatrième épisode, mon intérêt a disparu. L'humour est lourd. Les situations sont à la fois gênantes, humiliantes et malaisantes. Elles n'amènent aucun rire, au contraire, elles ne font qu'accentuer l'embarras. Quant au casting, il ne casse pas trois pattes à un canard, cependant, certains dialogues sont bons.
En bref, Fish Upon the Sky semble davantage être un drame de remplissage, car il ne dépasse jamais la frontière bien délimitée du BL scolaire estampillé GMMTV.
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Période ingrate pour âge ingrat...
Qu'est-ce que j'attendais de Kuzu no Honkai ? Pas grand chose. Qu'est-ce que j'ai trouvé ? Beaucoup plus de choses que je ne l'avais pensé.Hanabi est une jeune fille quie traverse de nombreuses émotions. Pourtant, si on s’y attarde, on est en droit de se demander si elle ne confond pas l’affection et l’amour. Tout comme sa difficulté à distinguer l’amour pour un homme de l’amour d’une figure paternelle. J’ai notamment vu une jeune femme en quête d’elle-même. Hanabi ignore comment gérer ses émotions et a une peur bleue de la solitude, alors qu’elle tente de trouver sa place. Yoshimoto Miyu fait un travail formidable sur son personnage en lui apportant du contraste et une sensibilité profonde.
Mugi est moins développé, il est difficile de vraiment le comprendre. Pourtant, on ne manque pas le changement dans son affection envers Hanabi et même son amour pour sa professeur, Minagawa Akane. Certes, il manque un peu de profondeur, mais le personnage se révèle touchant, notamment lorsqu’il prend conscience que l’amour n’est pas aussi doux et beau qu’on l’imagine. Sakurada Dori apporte une jolie performance avec beaucoup d’effacement, mais avec une poignée d’émotions bien ancrées.
Quant aux restes des personnages, il est évident que Minagawa Akane use de son corps pour séduire. Après tout, elle le dit-elle même. Quant à Kanai Namiru, il est un homme qui tombe amoureux et c’est tout.
Si la plupart des productions, aujourd’hui, vont faire du sexe un argument marketing, ce n’est pas le cas de Kuzu no Honkai. La sexualité est présente et mise en scène de plusieurs façons (hétéros et lesbiennes). Jamais vulgaire, elle renforce le ton réel que le drame souhaite montrer (notamment les maladresses des premières fois). Au fil de l’histoire, les choses sont abordées avec respect. À mes yeux, leur relation n’est pas toxique, ils sont dans une forme d'équilibre qui leur convient, ou du moins pendant un temps. Leur relation est claire, car elle leur offre confort et sécurité. On sait qu’ils aiment passer du temps ensemble, mais l’étincelle romantique n’est pas là. Ou du moins, en partie.
Quant à la fin, si lors du visionnage je sentais une légère déception, ce n’est qu’après réflexion que je lui ai trouvé une logique. En repensant à l’histoire, c’était la fin la plus intéressante. D’autant plus que le message délivré s’applique pour bien plus qu’une relation sentimentale.
En bref, Kuzu no Honkai est un drame à la psychologie forte et en plein cœur d’une phase émotionnellement rude, l’adolescence. Cœurs brisés, amour à sens unique, on plonge dans une tourmente qui s’avère plus profonde qu’il n’y paraît.
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Plaisir coupable et manipulations folles dans l'Omegaverse...
Ce premier vrai drama omegaverse a été une réelle surprise. À la fois intéressant et fascinant, malgré quelques imperfections. Être dans une société divisée entre Enigma, Alpha, Bêta et Oméga a ajouté une nouvelle dimension, apportant une note d'originalité, et me rappelant aussi les webfics' M-Preg (Male-Pregnancy) que je lisais, adolescente.Je ne pourrais pas regarder exclusivement ce genre en raison des dynamiques relationnelles (absence de consentement, inégalités, discrimination…). Cependant, le seul pays qui pouvait en produire un et le rendre si fascinant, c'était la Chine. La première partie était superbe. La seconde a eu quelques moments intéressants, mais le rythme laborieux a été une épine dans le pied.
Sheng Shao You (Qiu Ding Jie) est un Alpha de classe S, soit le second plus haut statut dans la société omegaverse. Il est le PDG de Shengfeng Biotech, une société leader dans l'industrie biopharmaceutique. C'est un homme intelligent en quête d'innovation dans son domaine. On pourrait le qualifier d'homme à Omega sans attache, jusqu'à ce que Hua Yong entre dans sa vie. La performance de Qiu Ding Jie est satisfaisante, même si elle manque de profondeur. Cela dit, l'acteur s'améliore au fil des épisodes (peut-être était-il plus à l'aise ?). Le problème avec le personnage, c'est qu'il représente un cliché des romances contemporaines. Sa seule distinction est son statut d'Alpha qui n'est pas particulièrement mise en valeur.
En apparences, Hua Yong (Huang Xin) est une délicate orchidée. Pourtant, derrière la beauté de son visage, se cache un Enigma obsédé qui vit, respire et pense Sheng Shao You. Hua Yong est un manipulateur fou à lier, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Sheng Shao You n'avait aucune chance. Dès le départ, il l'a manipulé avec un plan méticuleusement élaboré, et lorsque ça n'allait pas dans son sens, il vacillait légèrement, mais il ne perdait jamais de son assurance. C'est un égoïste qui n'aspire qu'à satisfaire ses désirs personnels, et pourtant, dans toute la contraction de son comportement, on sait qu'il aime sincèrement son Alpha. La performance de Huang Xin m'a fasciné. Elle n'est pas sans défauts, toutefois, il a su capturer l'essence de son personnage. À la fois doux comme un agneau, chétif comme une biche et féroce comme un loup affamé.
L'alchimie du couple est bonne, et s'est améliorée au rythme de leur développement. C'était notamment visible par les baisers qui sont devenus plus naturels et jolis. J'ai beaucoup aimé leur complicité qui n'a cessé de se décupler, en particulier dans les derniers épisodes.
Je suis d'accord sur le fait qu'on est censé pouvoir apprécier une adaptation sans son support original, cependant, c'est agréable d'avoir un point de comparaison pour saisir les nuances des personnages. Pour cette raison, j'ai passé un certain temps à lire les commentaires sur MDL des personnes qui ont lu le livre afin de mieux comprendre les personnages (et certaines scènes). Cela m'a donc permis de constater que la scène de l'hôtel (épisode 9) entre Hua Yong et Sheng Shao You est totalement différente entre les deux versions. Il est évident que le livre l'a intelligemment pensé, mais l'adaptation a échoué.
Malgré la simplicité de l'histoire du couple secondaire, il y avait du potentiel, mais le peu de temps d'écran n'a pas suffit. Gao Tu (Li Pei En) et Shen Wen Lang (Jiang Heng) formaient un bon duo, mais les scénaristes ont saboté leur arc en ne donnant aucun espace aux personnages. Leur histoire commençait (enfin) à bouger dans l'épisode 14. Seulement, à ce stade, il ne restait que trois épisodes (14, 15 et 16) pour tout boucler, c'était trop peu. Les miettes ici et là étaient franchement injustes pour eux. Je peux concevoir des problèmes de censure et des soucis de montage, toutefois, c'était décevant.
Sur le plan biologique, l'histoire reste sobre et ne s'enlise pas dans une multitude d'informations scientifiques indigestes. L'univers est en place dès son introduction, et les explications sont données au travers de dialogues simples et efficaces. Il n'y a pas de grands mystères ou de rebondissements inattendus. Oui, c'est parfois dramatique, théâtral et kitsch à souhait, mais je n'ai pas cessé d'attendre l'épisode suivant avec enthousiasme entre sourires et fous rires. Et cela, malgré une précipitation dans les derniers épisodes.
En bref, ABO Desire est un plaisir coupable qui jongle entre unicité et fascination, même s'il perd légèrement de son charme sur sa seconde partie. Cependant, grâce à son casting et sa bande originale, c'est un omegaverse que j'ai aimé suivre chaque semaine avec une très bonne dynamique d'ensemble.
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La destruction à votre service...
S'il ne vous restait que cent jours à vivre, que feriez-vous ? Tout au long de la diffusion, la question me trottait dans la tête. Cent jours, cela paraît immense, et pourtant si peu.Et qu'en fait la série ? Malheureusement, pas grand-chose... L'histoire débute avec son lot d'émotions, jouant également sur une belle photographie avec une ravissante palette de couleurs. Et puis tout se dégrade après quelques épisodes.
L'intrigue tourne en rond, recyclant les éternels dilemmes et ne faisant aucun effort pour apporter une touche de nouveauté. Je ne suis pas contre une intrigue simple et déjà vue, mais un brin de nouveauté ne serait pas de refus. De temps en temps, le rythme semble reprendre un nouveau souffle, mais il se perd dès la scène suivante.
La majorité des dialogues ne sont pas inspirés, devenant presque du remplissage. Malgré quelques scènes bien pensées (celle de FL qui lâche la bombe avec ses collègues), elles paraissent fades.
La paresse caractérise cette romance avec un couple peu engageant. Entre deux crises de larmes surjouées, les promesses ne tiennent pas. Ah, le diable est un menteur, après tout. Le couple secondaire bat de l'aile, malgré son potentiel (et oui, la voix de Lee Soo Hyuk est un argument implacable).
En bref, Doom at Your Service se repose exclusivement sur son casting et prouve que mettre de belles personnes en scène ne suffit pas.
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Fast and Secret Lover…
Secret Lover me donne l'impression d'être un prétexte pour mettre les personnages en couple, écrire des scènes intimes et cocher une liste de conflits, le tout dans un rythme qui me fait me demander s'il ne s'agit pas d'une course contre la montre.Ha Tuo (Collins Ying) était étouffant avec son incapacité à mesurer sa jalousie et son égoïsme. Avec lui, c'était tout ou rien, alors qu'il imposait ses sentiments à Jun Xi. Ce dernier avait besoin de temps pour remettre de l’ordre dans sa tête et dans son cœur ? En réponse, Ha Tuo donnait l'impression d'avoir été frappé en plein visage avant de partir bouder. Ce n'était pas un gars méchant, seulement, il était incapable de voir les choses avec un minimum de nuances. C’était fatigant.
De l'autre côté, Lu Jun Xi (Wang Jyun Hao) est le cliché du meilleur ami niais et naïf qui ne voit rien. Il ne verrait même pas un phare en pleine nuit, alors s'attendre à ce qu'il voit (et comprenne) les sentiments de son meilleur pote… Jun Xi est sympathique, mais pas franchement renversant. Il n'a pas grand-chose, si ce n'est être un piètre adversaire à pierre-papier-ciseaux. Désolée pour lui, mais il était ennuyeux.
Bien qu'elle ne soit pas vilaine, la romance manque de profondeur. J'ai été incapable de voir l'amour entre les personnages. L'un veut se confesser à sa meilleure amie, mais un épisode et demi plus tard, il doute de lui et semble aimer son meilleur pote. D'accord, girouette ! Par ailleurs, je ne comprends pas l'idée de faire sentir coupable quelqu'un qui préfère attendre avant d'être intime. Le fait de ne pas vouloir l'être ne devrait pas devenir une source de culpabilité. Tout comme ne pas vouloir coucher avec son/sa partenaire ne signifie pas qu'on ne l'aime pas (ou qu'on l'aime moins). C'est un choix personnel. Il n'y a rien de mal à attendre le bon moment ou attendre d'être prêt ! Je me demande si l'influence du BL thaïlandais (couple en papier mâché sans réel argument de vente si ce n’est des scènes olé olé) ne serait pas à l'origine de cette tendance, suggérant que si les personnages ne se rapprochent pas rapidement, l'intérêt pour l'histoire pourrait chuter.
C'est à croire que Taïwan a perdu sa magie dans la création d'un boyslove. L'histoire était superficielle, apparaissant comme une suite de situations poussant les personnages à se disputer et se réconcilier ou tenter de gérer des drames et des traumatismes. Oh, et la raison des sentiments de He You Mei pour Jun Xi est la plus absurde et délirante que j'ai vu depuis longtemps. La série allait trop vite, dès le départ.
En bref, Secret Lover est un drame rapide avec des personnages peu développés et sans profondeur, ainsi qu'une romance creuse.
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La tension monte entre les amants maudits…
Aussi tragiques qu'elles puissent être, les histoires d'amants maudits sont magnifiques. Kill to Love n'épargne pas ses protagonistes en les opposant dans un tissu de mensonges et d'angoisses politiques.Si les premiers épisodes manquent d'intensité, les acteurs n'ont cessé de s'améliorer au fil du temps. Duan Zi Ang (Zhang Zhe Xu) est un assassin aux émotions fortes, tandis que Xiao Shu He (Mi Jin) est un prince qui aspire à vivre de poésie et de musique. La tension est remarquable entre eux (un regard, un rapprochement physique, un lavage de main ou encore un sous-entendu subtile). Il s'agit d'une histoire d'amour, mais qui dépasse toute rationalité. Peu importe les situations, les choix ou les conséquences, Duan Zi Ang choisit toujours Xiao Shu He. À l'inverse, Xiao Shu He est capable de faire la part des choses, donnant ainsi vie à une romance maudite.
En revanche, c'est regrettable d'avoir pris une telle direction pour Xiao Shu Qian (Cheng Zi Xin) et Huo Ying (Wang Ding). C'est une relation toxique où les statuts de l'un et de l'autre se confrontent. Pourtant, la profondeur des sentiments qu'ils partagent est indéniable. Je ne comprends pas l'investissement de tant d'efforts pour finalement abandonner en plein milieu, et de la pire des façons. J'étais déçue et frustrée.
Je ne m'attendais pas à grand-chose, notamment après Meet You at the Blossom qui était (pour moi) particulièrement mauvais dans le genre du BL historique (tant sur le scénario que le jeu d'acteur). En fin de compte, ils n'ont en commun que leur genre. L'intrigue est plus mature avec des acteurs qui jouent bien et ont des évolutions cohérentes.
Malgré son modeste budget, Kill to Love est visuellement bon grâce à de belles mises en scène, des ambiances variées et une palette de couleurs harmonieuses. Les maquillages sont bons, de même pour les perruques, si bien que l'esthétique surpasse certains grands drames. Les costumes sont simples, mais de bonne qualité. En réalité, le seul défaut, sur le plan esthétique, est les faux ongles, car mal posés et grossiers.
En bref, Kill to Love est un drame entraînant qui malmène les personnages au plus profond de leur cœur. Il construit et développe ses intrigues avec cohérence, créant ainsi une tension toujours croissante. En dépit de quelques faiblesses, il est sans aucun doute le meilleur BL historique chinois de ces dernières années.
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Du grand Mame, toujours surestimé...
Peu importe que vous regardiez des dramas (BL) depuis dix ans ou deux mois, à un moment donné, vous entendrez parler de TharnType. Et cela, malgré son succès fortement discuté ces dernières années. Cependant, étant signé de la plume de Mame, cela n'a rien de franchement étonnant.La recette est commune pour le genre (notamment si vous êtes adepte de vieilles fictions). Deux gars, qui n'ont rien en commun, se retrouvent à partager une chambre commune à l'université. Le premier (Tharn) est gay et s'affirme pleinement. Le second (Type) est un homophobe traumatisé. Naturellement, les débuts sont chaotiques, et l'histoire ne tarde pas à glisser vers l'indigeste et l'absurde avec des actions complètement disproportionnées.
Type est un vrai con. Tharn est un forceur. Qu'est-ce que vous voulez obtenir de ça ? Alors oui, certaines scènes ont enflammé la toile. En particulier celle du glaçon… Qu'on trouvait déjà dans la moitié des fictions ringardes de 2015. Je suis convaincue que cette scène est à l'origine de la folie qui a découlé de ce drame, plutôt que le reste.
Mais alors, pourquoi tout le monde en parle ? Et bien parce que la force de TharnType est dans l'alchimie du couple principal. Peu importe que vous aimiez l'histoire ou pas, Gulf et Mew parviennent à donner du corps aux personnages et arrivent à créer l'illusion, même s'ils sont les pires. Toutefois, il faudra peut-être quelques efforts pour voir cette alchimie (pour ma part, ce n'est arrivé qu'à la fin).
En bref, TharnType est un mauvais BL, et ce n'est pas si surprenant quand on connaît le travail d'ensemble de son autrice. Les agressions et l'absence de consentement sont ses ingrédients principaux. Cependant, il connaît encore ses moments de gloire, bien qu'il n'ait rien d'un incontournable.
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Décevant...
Reloved dépeint une histoire longue, absurde et parfois même ridicule. Une intrigue principale mince n'est pas un problème, mais elle le devient lorsqu'elle est mal amenée et pourrait se résoudre en une conversation d'une minute trente. De plus, l'accumulation des malentendus rend l'ensemble pénible.Le couple principal ? Ennuyeux. Personnellement, je n'ai trouvé aucun intérêt en ces deux-là. En revanche, le couple secondaire dégage plus de curiosités. Et pourtant, que font les scénaristes ? Ils décident de créer du drame, évinçant le seul intérêt de la série (à mes yeux, en tout cas). Il existe de meilleurs moyens pour transmettre des messages. Utiliser un tel retournement pour le faire ? C'est naze.
Le jeu d'acteur n'est pas exceptionnel. Parfois, ils semblent raides, débitant leurs dialogues sans y apporter d'émotion. Cela dit, ce n'est pas une catastrophe non plus, la plupart du temps, l'ensemble fonctionne. Finalement, je pourrais revoir quelques parties du couple secondaire, mais le reste ? Non.
En bref, Reloved souffre d'une intrigue mal menée, de personnages peu convaincants et d'un jeu d'acteur parfois raide. Plutôt décevant, malgré quelques bons moments.
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Lorsque les armes deviennent juges...
Une arme, ça symbolise la mort. Bien que certains corps de métier aient la capacité d'en porter et d'y avoir recours, elle ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains. Encore moins dans celles qui cherchent la justice et où seul le désespoir les accueille à la maison.Lee Do (Kim Nam Gil) est un ancien soldat, désormais policier, fait en sorte de ne plus manier d'armes. Jusqu'à ce que le sol sud-coréen plonge lentement dans les enfers à l'odeur de poudre et au cri strident des balles. Kim Nam Gil livre une performance intense et sombre d'une grande puissance.
Moon Baek (Kim Young Kwang) est le responsable du chaos. Alors qu'il traîne les stigmates d'un passé extrêmement dur, il prend plaisir à faire tomber le pays dans la tourmente. Il aspire à son utopie armée. Calculateur, élégant et dangereux, Kim Young Kwang dépeint un antagoniste captivant et brillant dans une performance mesurée, créant une dynamique forte avec Kim Nam Gil.
Ensemble, la tension ne fait que grimper, tandis que les lignes de justice, de vengeance et de loi deviennent floues. La rancœur de l'un et les valeurs de l'autre, mais aussi l'empathie pour les victimes et la loi en réponse aux criminels. L'histoire n'est pas toute blanche ou toute noire, car Lee Do et Moon Baek y apportent de la nuance, teintant l'ensemble d'un gris parfois clair et parfois foncé.
Trigger pointe du doigt l'utilisation des armes à feu, notamment lorsque monsieur et madame Tout-le-monde peut y avoir accès sans restriction. Derrière chaque scène de violence de ce drame se trouve une souffrance, une injustice ou un système défaillant. Des familles brisées, des employés dépassés, des élèves au bord du gouffre à force d'être humiliés et harcelés ou encore une l'échec de la justice.
Les scènes d'action sont excellentes avec du rythme et des plans entraînants. La musique est du même acabit. En revanche, c'est du Netflix tout craché et pour cette raison, l'histoire perd en intérêt. Laisser une fin ouverte n'apporte que de la frustration. Aujourd'hui, j'ai tendance à ignorer les vingt dernières minutes des productions Netflix, et celle-ci ne fait pas exception.
En bref, Trigger est un thriller intense et rythmé dans une Corée du Sud où les problèmes sociaux mettent la moralité des citoyens à l'épreuve, le tout servi par un casting solide, malgré un final décevant.
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Plus fade, mais pas complètement déplaisant...
Particulièrement attachée à la version coréenne, j'étais néanmoins curieuse de découvrir le remake japonais. Si les grandes lignes sont similaires, Ayashii Partner parvient à se démarquer, malgré un format drastiquement réduit qui laisse des manques évidents.Condenser 40 épisodes en 12 fait perdre beaucoup de scènes et d'éléments clés, notamment tout le développement du couple principal, tant sur le plan professionnel que personnel. Les raccourcis restent cohérents, mais difficile d'ignorer l'absurdité d'un épisode de 20 minutes par semaine. Heureusement, les événements s'enchaînent à un rythme soutenu avec une narration fluide.
Le casting est solide, des protagonistes aux antagonistes. Cependant, l'ensemble n'est pas suffisament développé. L'aspect professionnel est bien mis en scène, mais le reste manque cruellement de matière. Résultat : une alchimie mignonne entre les deux, mais totalement oubliable. On peine à y croire.
Découvrir Ayashii Partner fut plaisant, mais sans plus, contrairement à Suspicious Partner que je revois tous les ans. Le premoer est indéniablement plus fade, moins attachant et trop expéditif. Pourtant, ce n'est pas une mauvaise série : son approche différente s'explique par les contraintes de son format.
En bref, Ayashii Partner sacrifie beaucoup de l'histoire et des personnages en raison de son format. S'il reste un remake sympathique, il n'est qu'éphémère, car peu mémorable.
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Lorsque le personnage principal est éjecté de son propre drame…
Dans l'ensemble, c'est mignon avec un casting sympathique et une très belle esthétique. De plus, les métaphores autour de l'espace étaient ravissantes, mais c'est tout…Le couple principal a été relégué au second plan, au profit de personnages secondaires peu inspirés. Ji Yu (Kim Do Yeon) et Chang Yeong (Jo Joon Young) ont pris tellement de place dans l'histoire, qu'en fin de compte, Hee Su a été éjecté de sa propre intrigue amoureuse, ne laissant que quelques miettes dans l'épisode final.
La relation entre Heesu (Ahn Ji Ho) et Seung Won (Lee Sang Jun) est drôle et mignonne à la fois. Heesu est aveugle, Seung Won est maladroit. Cela donne une alchimie discrète, mais entraînante et amusante. Pourtant, c'est une relation qui laisse un goût d'inachevé. Je n'attendais pas un baiser passionné ou quelque chose du genre. Ils se sont tenu la main, c'est déjà un exploit pour un drama étiqueté grand public. Cela dit, l'intrigue manquait de consistance. De même quant aux différentes idées amenées, mais complètement délaissées la scène d'après. Notamment l'admirateur secret qui aurait pu être un fil conducteur efficace tout au long des épisodes.
En bref, lorsque le personnage principal est exclu de sa propre histoire, c'est qu'il y a un problème quelque part. Peu importe les qualités de Heesu in Class 2, le rythme inégal est parvenu à faire passer au second plan les personnages principaux, délivrant un BL qui ne s'assume pas.
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C'est l'histoire de personnes comme vous et moi...
Quand on y pense, My Mister raconte l’histoire d’un homme banal, gentil envers sa famille et ses collègues. Un homme discret, mais avec du caractère. Et d’une jeune femme froide, transparente aux yeux des autres et traînant la lassitude comme une seconde peau. Qu’est-ce qui pourrait bien rendre ce drama différent ?Au travers de personnages simples, Park Hae Young arrive à transmettre toutes les émotions voulues avec une force démesurée de réalisme. Sans jamais poser l’intégralité des problèmes sur la table, on y découvre tous les aléas d’une vie. La famille, le travail, l’argent, les échecs, la richesse et la pauvreté, la solitude, le bonheur. Toutes ces choses qu’on peut facilement résumer par la vie elle-même.
L’écriture est soignée avec un rythme volontairement lent. Si on trouve quelques longueurs, elles sont excusables. D’un dialogue à un échange de regard, d’un murmure ou, au contraire, un long silence, les émotions tourbillonnent sans cesse. Il en va de même sur différentes scènes. Notamment celle où Park Dong Hoon est agressé et où toute son équipe de football court dans les rues pour faire la peau au "bâtard ayant osé le toucher". De différents évènements découlent des rires et des larmes criant de vérités.
Au-delà de sa voix profonde, Lee Sun Kyun était l'un de mes acteurs préférés. Ici, il a signé l'un de ses meilleurs rôles dans un exceptionnel dquadragénaire stoïque et usé. Tandis que IU excelle dans la peau d’une jeune femme qui survit depuis bien trop longtemps. Le duo formé par Lee Sun Kyun et IU est d'une justesse d’interprétation. Chaque mot, chaque souffle respire l’émotion désirée sans jamais entrer dans le mélodrame pur.
La relation qui se forme est sujette à débat. Amour ou profond respect, chacun ira de son avis. Mais grâce à des personnages principaux solides, My Mister se révèle fascinant et authentique.
Cependant, on pourra sentir un manque de conviction sur certains personnages secondaires, notamment les deux frères de Park Dong Hoon. Si les deux frères sont bien là, ils donnent plus d’une fois l’impression de faire traîner l’intrigue. L’un se lamente sur son sort, tandis que l’autre est bêtement désagréable. Contrairement à Lee Ji Ah qui porte son personnage jusqu’au bout. Quant à Jang Ki Yong, il soulève pas mal de questions. De même pour Kim Young Min qui offre un personnage ambigu et où on hésite, plus d’une fois, sur les sentiments qu’il dégage.
En bref, My Mister dépeint une histoire émouvante et réaliste où solitude et honnêteté se côtoient. Coup de cœur !
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Plaisir coupable à la saison des pluies...
À la recherche d'une relation saine avec des personnages qui communiquent ? My Personal Weatherman ne s'en approche pas. Pourtant, cela ne l'empêche pas d'être un vrai plaisir coupable jonglant entre passion et fascination.La dynamique des personnages ne tarde pas. Tanada Yoh (Mashiko Atsuki) est un mangaka fauché qui peine à trouver du boulot dans le milieu. Segasaki Mizuki (Higuchi Kohei) est un présentateur météo populaire qui gagne bien sa vie. Ils vivent ensemble depuis quatre mois. Alors que Segasaki s'occupe des finances, Yoh est en charge des tâches ménagères, de la cuisine et accepte de coucher avec son hôte.
Yoh et Segasaki sont maîtres dans l'art du non-dit. Et ce n'est pas peu dire, car la seule façon où ils parviennent à s'entendre, c'est au lit. Yoh est une autruche de compétition. Il refuse de se regarder dans un miroir, rejetant ses sentiments et reste buté dans son idée que tous ses malheurs sont de la faute de Segasaki. Et bien évidemment, il n'aime pas du tout coucher avec lui. Pourtant, Yoh accepte le deal. Personne ne le retient en otage, il est libre de partir, mais chaque prétexte est bon pour rester. Yoh est une frustration distrayante. Et cela, au point qu'il en devenait amusant de découvrir sa prochaine excuse pour rejeter (faussement) une attention de Segasaki.
Segasaki, quant à lui, préfère les actes aux mots. C'est un homme beau, il le sait. D'ailleurs, il ne peut pas ignorer l'obsession que nourrit Yoh pour son visage. Il en joue au point qu'il semble avoir le dessus sur leur relation. Or, lorsqu'on y regarde de plus près, il est sûrement le plus dépendant des deux. Cela se ressent également dans les efforts qu'il met dans cette relation pleine de non-dits. Il initie les contacts, tente des approches et essaie comme il peut de faire comprendre ses sentiments. En retour, Yoh garde la tête enfoncée dans le sable, parce qu'il refuse de s'avouer qu'être sous Segasaki lui plaît, que ce soit littéral ou métaphorique.
C'est un couple étrange qui ne semble rien avoir en commun, si ce n'est le sexe. Et pourtant, l'un ne veut pas partir, et l'autre ne veut pas le voir partir. Les japonais sont différents des occidentaux sur bien des points, dont les relations sociales. La particularité de My Personal Weatherman, c'est que l'histoire ne nous prend pas par la main et ne nous explique pas les choses. Il faut lire entre les lignes, exactement comme Yoh dans le dernier épisode.
D'un point de vue personnel, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'étiqueter une relation. Généralement, deux adultes sont capables de faire la différence entre une amitié avec des avantages et une relation amoureuse. Si ce n'est pas le cas, la communication est ouverte. Malgré tout, mon seul regret est de ne jamais les avoir vus poser des mots sur leurs sentiments.
En bref, My Personal Weatherman met en scène une relation toxique sous plusieurs angles. Néanmoins, c'est un drame sexy et à la passion dévorante (tant dans le bon que dans le mauvais sens du terme) sous une pluie annonciatrice de meilleurs jours.
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Toucher les étoiles avec simplicité et authenticité…
Il existe des dramas qui, comme un plaid douillet, nous enveloppent de chaleur et de douceur. Pour moi, To My Star est l'un d'eux.Il ne s'agit pas d'une comédie romantique rocambolesque. Au contraire, c'est une histoire où la simplicité et le réalisme sont les maîtres-mots. Prenez deux personnes opposées, mettez-les ensemble dans une colocation forcée et attendez de voir le résultat. Après tout, les opposés s'attirent.
Kang Seo Joon (Son Woo Hyun) est un acteur populaire, extraverti et chaleureux. Son charme et sa popularité cachent une certaine vulnérabilité, révélée par cet événement. Han Ji Woo (Kim Kang Min) est un cuisinier discret et introverti à la langue acérée qui refuse de danser sur l'air d'un autre. Son sarcasme et son indépendance masquent une profonde sensibilité et un désir d'être compris.
Une tension palpable s'installe entre eux, alimentée par leurs différences et leurs regards insistants et quelques joutes verbales. Ce sont des sentiments discrets qui se développent sur le temps entre deux échanges. Ils ne tombent pas amoureux au premier regard, ils ne sont pas parfaits non plus, et c'est toute la réussite des personnages. Ce sont des adultes confrontés à leurs propres doutes et leurs propres aspirations, comme chacun d'entre nous. Deux adultes ordinaires qui n'auraient pas dû se rencontrer, et en fin de compte…
La simplicité du scénario évite les intrigues secondaires inutilement dramatiques. Quelques-unes sont là, mais elles sont enrichissent les personnages. Cela démontre une nouvelle fois qu'une histoire correctement écrite fonctionne sans une multitude d'intrigues, de malentendus et de trahisons dramatiques. À la place, Park Young nous offre un scénario tendre, doux et réconfortant. La réalisation de Hwang Da Seul donne vie à cette romance avec de beaux plans et une palette de couleurs ravissante. La bande-son, composée de mélodies douces et acoustiques, contribue à l'ambiance intimiste du drama.
En bref, To My Star est l'un de mes KBL préférés (et BL favoris). Grâce à sa simplicité et sa construction, il se démarque par son ambiance légère, ses émotions vibrantes, sa discrète et jolie bande-son, ainsi que ses personnages ordinaires.
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