Jack & Joker: U Steal My Heart! (Uncut Ver.)
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Une alchimie toujours efficace, mais une intrigue qui s'étend sans raison…
La comédie m'a prise au dépourvu, tandis que l'histoire a fini par me laisser sur le carreau. J'aurais pu abandonner ce drama, mais j'ai toujours apprécié Yin et War, dont l'alchimie, malgré des personnages peu développés, est restée entraînante.Je ne les avais pas revus depuis Love Mechanics (2022), néanmoins, j'avais gardé un bon souvenir, et il ne fait aucun doute qu'ils n'ont rien perdu de leur alchimie. Elle n'est pas explosive, en revanche, elle est calme et intense. Tout comme leur relation qui progresse lentement, passant d'amis à ennemis et amants. Ce n'est pas la plus belle romance, cela dit, elle fonctionne. En revanche, les personnages ne sont pas étoffés, ça se ressent sur l'enchaînement des décisions tant sur le plan amical que romantique.
L'ensemble de la distribution est bon, malgré un manque de développement des personnages. Certains vont et viennent sans raison : Hope, Save, Nang ou encore Rosé. Même Tattoo, Hoy et Aran me laissent perplexes. C'était comme s'ils servaient qu'à faire tourner la machine. Pourtant, sans eux, l'histoire ne serait que plus vide.
Pour moi, le vrai problème de Jake & Joker, c'est d'avoir un Robin des Bois des temps modernes qui élabore des plans précaires tout en comptant sur la chance. Dans un même temps, cette chance amène de la comédie. Si ça fonctionne sur les premières minutes, au bout d'un moment, c'est trop. La tension ne monte jamais en raison d'un bruitage ou d'un gag. Certes, l'histoire n'invente rien, on pouvait ne pas avoir de grandes attentes, mais j'espérais une histoire fluide. Or, l'équilibre des genres n'est pas bon. De plus, le format de 12 épisodes était trop long. Avec deux de moins, cela aurait permis de ne pas rallonger l'histoire qui n'en avait pas besoin.
Il y avait de bonnes idées, notamment le jeu des Quatre Cavaliers sur fond de critique sociale. Le jeu (un Monopoly géant) m'a rappelé l'opulence et l'excentricité de Hunger Games. Cette façon décomplexée de s'enjailler autour de ce plateau pour savoir quels quartiers (/districts) ils vont remporter. Il aurait été intéressant de prendre cette direction. Cependant, la mise en scène frôle le ridicule plus d'une fois alors que le jeu n'est qu'un simple élément de l'intrigue. Il n'a pour unique but de créer des méchants (pas si méchants pour certains) en mousse et un ridicule grain de sable sur la prétendue critique sociale.
En bref, pour moi, Jake & Joker n'est ni un chef-d'œuvre ni un incontournable. Ce n'est pas le plus mauvais de son genre, mais pour être honnête, sans Yin et War, je n'aurais pas insisté davantage. L'histoire manque de fluidité et de scènes marquantes, tandis que les antagonistes ne sont que des caricatures peu crédibles.
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Arrêter les faux-semblants et vivre en toute liberté…
Délaisser les faux-semblants pour s'occuper de son travail et de soi-même. Trouver son point d'équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Rencontrer l'amour, aussi. Être ordinaire, mais vivre libre.Fake It Till You Make It se divise en deux thématiques. La première, le milieu professionnel. La seconde, la romance. Il est question de droit et de finances, donc cela se place dans des bureaux avec le jargon, les longs débats et les réunions. La partie professionnelle permet aux personnages d'évoluer et d'apprendre, bien qu'on entre dans une répétition au bout d'un moment. Ensuite, il y a la romance. C'est ainsi que l'histoire trouve son équilibre. En jonglant de façon réaliste entre les genres. Après tout, nous passons plus de temps au travail qu'à la maison et nous côtoyons plus souvent nos collègues que notre entourage proche.
La romance est magnifique. Simple et intelligente. Douce et mature, mais aussi sexy au point d'avoir le cœur au bord des lèvres. On est loin des clichés d'une comédie romantique quelconque. Pas de grands drames ni de parents diaboliques. Quelques femmes aux dents longues, mais rien que FL ne puisse pas gérer dignement et calmement. Mais aussi des baisers tendres, réconfortants et chaleureux, sans qu'il n'y ait besoin de plus. Quoiqu'il en soit, la romance met en scène deux personnes intelligentes et patientes qui prennent le temps de réfléchir et surtout qui prennent plaisir à communiquer.
Il est évident que le casting est pour quelque chose dans la réussite de ce drame. Elvira Cai (Tang Ying) dépeint une femme solide et aspirante dans sa carrière. Elle est indépendante et ne semble pas chercher l'amour après un échec passé, jusqu'à ce que l'amour vienne de lui-même. Elvis Han (Xi Zi Quan) dévoile un homme charmant et playboy sympathique et intéressant. Avant que ses barrières ne s'abaissent au fur et à mesure, ne perdant pas de son charme originel, au contraire. J'ai adoré la façon dont ils étaient inconnus, puis méfiants, amis et enfin amants. C'est progressif, réaliste (oui, encore) et honnête. Lin Xin Zi (Bao Shang En) est la demi-sœur de Tang Ying. Elle est totalement différente de sa sœur. Elle veut le meilleur pour elle, se marier et être dorlotée comme une princesse. Sa façon de concevoir l'amour vient créer un immense contraste avec FL. Pour moi, Lin Xin Zi est une jeune femme immature qui pense que le bonheur et l'amour ne sont que des consommables. Son histoire est prévisible, mais légère. Je ne l'ai pas détesté, mais elle m'a rappelé la superficialité de beaucoup de relations dans les drames chinois.
Les situations des personnages (tant professionnelles que personnelles) sonnent réalistes. De la frustration d'un échec au travail, de la colère de devoir assumer une faute qui n'est pas la nôtre, jusqu'à avoir le sentiment que notre vie personnelle ne mène à rien. On apprend chaque jour un peu plus, tout comme on se découvre, c'est un processus long et fatigant. Et ce drame ne tente pas de le cacher, bien au contraire. Dans un monde qui nous en demande toujours plus et en moins de temps, il est difficile de tenir la cadence. Et c'est ce que l'histoire nous fait toucher du doigt. Travailler, c'est bien, mais travailler jusqu'à s'en rendre malade n'est ni un objectif de carrière et encore moins un objectif de vie. Le travail ce n'est pas la santé.
Réaliste et mature, Fake It Till You Make It est un voyage initiatique qui s'intéresse à l'essence même de ce que nous sommes avec deux personnages imparfaits, mais réalistes, qui mêle le travail et l'amour, sur fond de solitude et réflexion.
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Des romances diverses et un troisième couple adorable...
Je me suis lancée dans ce drama pour Li Yun Rui après l'avoir trouvé excellent dans Blossom. J'avais aussi un bon souvenir de Xu Ruo Han. De plus, l'idée d'une seconde chance laissée à l'amour dans une intrigue légèrement différente et sur un court format était plaisante.L'intrigue est facile avec une mise en scène intéressante. La construction des épisodes est bonne avec un flash-back, le présent et l'interview de l'émission à laquelle ils participent. C'est dynamique et ça permet de ne pas briser le rythme des épisodes. Si le cycle devient un peu répétitif, le format de 24 épisodes permet aussi d'éviter les longues scènes ennuyeuses tout en jonglant entre les trois couples de façon équitable.
Les trois couples étaient complètement différents les uns des autres. Tout d'abord, le premier couple avec Lu Xing Yan (Li Yun Rui) et Shen Xing Ruo (Xu Ruo Han). Leur histoire est jolie tout du long, c'est une relation confortable dans laquelle chacun va trouver son indépendance et maturité. Ils connaissent une belle évolution, ensemble et chacun de leur côté également. Ensuite, le deuxième couple avec Xu Cheng Zhou (Ryan Ren) et Chen Zhu (Wang Yi Jin). Ils se disputent sans cesse, l'une attend que l'autre comprenne tous ses désirs, tandis que l'autre ne supporte plus d'être un défouloir. Ce n'est pas une relation saine, jusqu'au moment où ils décident de faire une chose incroyable : communiquer. Pour finir par le troisième et dernier couple, He Si Yue (Xia Hao Ran) et Shi Qin (Duan Yu). Les grands timides du drame, ils étaient adorablement mignons tout du long. En tant que personne timide et introvertie, j'ai apprécié de voir leur nature être mise en avant avec douceur et surtout être respectée.
Cependant, si l'idée d'une émission de télé-réalité est intéressante, elle se révèle peu utile. Le peu de contenu avancé n'est pas intéressant, tant sur les jeux que les rendez-vous. Sur ce point, l'anticipation n'est pas au rendez-vous, dommage. En revanche, l'intrigue ne s'y attarde pas, mais elle aborde des sujets lourds tels que les violences domestiques, le suicide ou encore les traumatismes.
En bref, Go Back Lover est une romance simple avec trois couples qui livrent des histoires différentes et où chacune possède son propre chemin. C'est simple à regarder avec des méchants caricaturaux, mais suffisamment léger si on n'en attendait pas tout un spectacle.
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Rien de dangereux, mais distrayant !
Après la lecture de plusieurs critiques, je m'attendais à m'arrêter en cours de route. Cependant, ayant aucune attente, autre que me détendre, j'imagine que cela m'a permis de mieux l'apprécier.La rapide évolution entre Kang (Perth Tanapon Sukumpantanasan) et Sailom (Chimon Wachirawit Ruangwiwat) chamboule la dynamique instaurée dans les premiers épisodes. De deux tigres enragés, on passe à deux chatons endormis. Le niveau d'hostilité entre eux est beaucoup trop fort pour un changement si abrupt. Il suffit de s'attarder sur les coups bas de Kang, en particulier celui où il prétend que Sailom aime un peu trop donner des cours aux jeunes enfants. Perth peaufine son jeu au fil de ses projets. J'apprécie toujours son naturel, ce côté charmeur et son magnifique sourire. Chimon est bien, sans être transcendant.
L'alchimie est passable. À vrai dire, cela ne me dérange pas de voir un BL scolaire plus chaste. D'ailleurs, les scènes de drague de Perth sont bonnes, tout comme les quelques confessions à la volée de Sailom. En revanche, tout ce qui s'approche d'un contact physique, ce n'est pas folichon. Pour avoir actuellement Perth avec Santa dans Perfect 10 Liners, il est évident qu'ils partagent une meilleure complicité.
Leur alchimie n'est ni bonne ni mauvaise. Ça ne me dérange pas de voir un BL scolaire être plus chaste. Si les scènes de drague par Perth sont bonnes et les quelques confessions à la volée de Sailom sont sympathiques, les baisers ne sont pas terribles. Ce n'est pas catastrophique (pas de poisson mort, ni l'impression que l'un des deux va vomir (et mourir après)), mais ce n'est pas folichon non plus. Pour voir actuellement Perth avec Santa Pongsapak Udompoch dans Perfect 10 Liners, ils ont beaucoup plus de complicité.
L'utilité des couples secondaires ? Saifah et Name n'ont même pas eu le temps de dire "oups" qu'ils étaient déjà au mitard. Quant à Guy et Nawa, il s'agit d'un banal copier-coller du couple principal.
Plus globalement, le manque de finesse du scénario me surprend. Les deux scénaristes ont travaillé sur de beaux drames, mais celui-ci est médiocre. Malgré un bon démarrage, l'histoire entre dans une routine faiblarde, ponctuée de sauvetages, retournements de situation et maigre tentative de critique sur les inégalités sociales.
En bref, le réel danger de Dangerous Romance, c'est la façon dont le corps enseignant met sous le tapis la violence et le harcèlement scolaire.
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Touchant et poignant !
S'il ne semble pas offrir grand chose dans ses grandes lignes (deux personnages traumatisés qui sont liés, mais sans le savoir et finissent par se retrouver), il renferme pourtant une puissance émotionnelle stupéfiante.Il ne faut pas attendre longtemps avant de plonger au cœur de l'intrigue. Sans grande précipitation, les scènes se dévoilent, nous donnant alors un aperçu des traumatismes et conséquences de chaque personnage. Malgré les années qui passent, la douleur (physique et mentale) est toujours aussi vive. Soit on apprend à vivre avec, soit on tente de l'amoindrir.
Ha Moon Soo (Won Jin A) porte le poids de la mort de sa petite sœur. Rongée par cela, elle s'empêche de profiter de sa vie. Acculée et en charge d'une mère se noyant dans l'alcool, elle tente d'encaisser, ignorant ses propres blessures. Avec force, elle ne recule pas devant la difficulté. Won Ji A délivre une performance prenante avec des émotions vives. Lee Gang Doo (Lee Jun Ho) est également victime et connaît bien des démons. Dans cet accident, il perd son père, passe des jours entiers avec une personne décédée sous des décombres et ne pourra plus jouer au foot. C'est un personnage torturé et en colère qui ignore comment le gérer. Lee Jun Ho transmet une palette d'émotions captivantes. Quant à leur histoire, elle est réconfortante et chaleureuse, exactement ce que ce dont ils avaient besoin.
L'histoire progresse sous la forme de flash-back. Au fil des épisodes, les pièces du puzzle se mettent en place, tandis qu'elles renforcent les caractères et pensées des personnages. De la grande sœur pleine de regrets et de l'anticipation de cet homme qui lutte chaque jour contre un mal qui le ronge. Sans jamais abuser du côté dramatique, on se laisse submerger par les peines et les combats respectifs de chacun avec un seul but : vivre. Bien que certains éléments sur les derniers épisodes n’étaient pas utiles, on retiendra particulièrement la relation solide qui s’est formée et la performance de chaque acteur.
La bande originale est très jolie. À la fois lente, nostalgique et mélancolique. Au travers de certaines chansons, on ne peut échapper aux notes d'espoir qu'elles dégagent aussi pour finir par une photographie sublime.
En bref, Just Between Lovers est un mélodrame glacial et aux combats brûlants qui pousse deux âmes perdues et blessées à faire face aux démons du passé.
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Les affiches sont cute, oui…
Lu Li (Zhu Xu Dan) est amoureuse de Jiang Yi Cheng (Xing Zhao Lin), un génie de l'informatique. Après ses études, elle postule dans son entreprise, mais est recalée parce qu'elle est une femme. Loin d'abandonner, elle décide de se déguiser en homme.L'idée de base est simple : une jeune femme se déguise en homme afin d'intégrer une entreprise. Pourtant, le défi est de taille, mais c'est à croire que les scénaristes ont oublié leur propre histoire en dévoilant la vérité en un tour de main.
D'ailleurs, peut-être qu'il aurait fallu ajouter un peu plus de blush et d'eyeliner au style de Zhu Xu Dan. C'est vrai qu'elle ne possède pas de traits assez fins en temps normal… Elle n'avait aucun moyen de paraître un tant soi peu crédible en homme. Elle apparaissait plus virile dans Miss the Dragon. De l'autre côté, Xing Zhao Lin est pour moi dans son rôle de confort. Malheureusement, son personnage ne tient pas la route avec un manque de sensibilité, un tempérament puéril et enfantin.
Loin de s’épargner des clichés habituels, le drame n’offrira aucune originalité dans son développement ni dans son achèvement. Il pourra décourager plus qu’encourager avec ses clichés sans surprises. A moins d’être un grand amateur des acteurs, il restera un énième drame au bon potentiel, mais où la page erreur était inévitable.
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Espoir et guérison au service psychiatrie...
Ces dernières années, on a souvent entendu parler de maladies mentales. Cependant, des œuvres qui explorent un service psychiatrique sont rares, car elles peuvent plonger le spectateur dans un certain malaise. Pourtant, c’est un service indispensable.Avec douze épisodes, on suit l’infirmière Da Eun (Park Bo Young), nouvellement arrivée au service psychiatrie. L’actrice signe sûrement son meilleur rôle à ce jour. Elle fait face, en même temps que nous, aux patients du service. Sans vouloir déprimer complètement le spectateur, Lee Jae Kyu préfère mettre en scène de nombreuses maladies liées au stresse de la société et de la pression familiale. Pas besoin d’aller dans les hautes sphères du drame, les cas abordés hurlent de réalisme dans une société toujours plus dures et en proie à une perfection de moins en moins atteignable.
Daily Dose of Sunshine traite en surface plusieurs cas, donnant quelques détails, mais à aucun moment elle ne sert d’auto-diagnostique à qui le veut. La série met en avant qu’un professionnel de la santé est le plus averti pour venir en aide à des personnes en détresses.
Le secteur médical est en souffrance depuis des années. Par des délais anormalement long, mais également un manque de personnel. Si la série reste honnête, elle ne se prive pas de le mentionner à quelques reprises. Et derrière ces efforts et une journée toujours plus épuisante que la précédente, c’est un métier au contact fort. Où des infirmiers et médecins finissent par sympathiser avec leurs patients. Jusqu’au moment où même un personnel avisé peut faiblir.
Réalisé avec soin et intimité, Daily Dose of Sunshine dépeint le milieu d’un service psychiatrique. Sans être dans le voyeurisme ou l’accusation, Lee Jae Kyu livre un drame touchant aux personnages attachants.
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Thriller fascinant au cœur d'une petite ville hantée par son monstre (괴물)
Le drama nous livre un démarrage immédiat avec la découverte d’un corps au milieu d’un champ de roseaux. Cependant, il ne tarde pas à nous renvoyer vingt ans en arrière, là où tout a commencé… Qui est le monstre de Manyang ? Qui incarne la créature dangereuse dissimulée dans les fourrées, attendant de sauter sur sa proie ?En Corée du Sud, lorsqu’un adulte disparaît, on l’enregistre comme une fugue et non une disparition. Ainsi, cela laisse tout le loisir à un tueur en série de sévir selon son bon vouloir au détriment des familles. Et peut-être que ça tombe bien, parce qu'au cœur de cette ville, où tout le monde connaît les secrets de tout le monde, les secrets peuvent être bien gardés.
La rencontre entre les deux personnages est comme rencontrer un mur. Les deux hommes ne s’apprécient pas et ne font aucun effort pour le cacher. Lee Dong Sik est un homme entouré de mystères, tandis que Han Ju Won, derrière son attitude guindée et arrogante, possède un but : obtenir la justice. On sent les étincelles venir et elles ne tardent pas à se décupler au fil des épisodes.
Bien que leur mauvaise entente permette d’ajouter encore plus de piquant au drama, Beyond Evil ne lésine pas sur la qualité de chaque personnage. Chacun possède sa propre histoire, son passé, ses démons et ses désirs. Principaux ou secondaires, ils ont tous un rôle. Le fait d’être au cœur d’une petite ville permet d’accentuer cette ambiance si particulière et de donner encore plus de force au récit.
D'ailleurs, l’intrigue principale et les sous-intrigues sont d’une qualité irréprochable. On doute des personnages, alors que deux minutes auparavant, on leur aurait donné le bon dieu sans confession.
En bref, Shim Na Yeon offre une intrigue gorgée de rebondissements avec un développement profond de ses personnages avec un casting monstrueusement parfait !
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Vous n'avez qu'une seule vie, si vous tentez de quitter la partie, vous mourrez !
Votre vie est précieuse, c'est la seule que vous avez. Gagnez une partie, et vous obtenez un visa qui vous offre quelques jours de repos. C'est simple, n'est-ce pas ? Et pourtant, il va falloir user de plus d'une stratégie pour en sortir. Les parties sont truffées de pièges en tout genre qui peuvent coûter la vie des participants en un instant.C'est un drama captivant au scénario rythmé et sombre. Les parties n’ont pas pour unique but de faire un massacre. Au contraire, ces dernières vont montrer le meilleur comme le pire de chacun, émotionnellement et psychologiquement. Chaque personnage est en référence à l’œuvre de Lewis Caroll, Alice aux pays des merveilles. Cependant, il faudra faire preuve de pas mal de réflexion pour déterminer le rôle de chacun – beaucoup d’incertitudes de mon côté. Peut-être que l'œuvre originale est plus franche sur les caractéristiques de chacun ?
Les cartes sont au centre du jeu et chacune est particulière. La carte de pique fait référence à une épreuve physique. La carte de carreau est une épreuve intellectuelle. La carte de trèfle est une alliance des deux. Enfin, la carte de cœur va jouer avec le cœur, justement. La psychologie et les émotions sont poussées au maximum. Entre stratégie et trahison, il faut faire des choix. Particulièrement cruelle, cette carte de cœur est pourtant le cœur de toute une réflexion et remise en question.
Il ne reste plus que les chiffres inscrits sur les cartes. Ces derniers représentent le nombre de jours que les participants peuvent gagner sur leur visa. Plus le chiffre est haut, plus le visa est long, mais plus la difficulté est élevée. Il faut payer le prix d’un repos mérité.
En bref, inspiré du manga de Asou Haro, la première saison d'Alice in Borderland est un survival redoutablement efficace entre univers alternatif et jeu de survie remettant en question les limites de chacun pour survivre. Un Battle Royale plus moderne, mais pas encore au niveau de BR qui reste, pour moi, un indétrônable du survival japonais.
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Les silences assourdissants...
In Between Seasons est un drame qui renferme une histoire remplie de secrets aux longues scènes silencieuses, mais aux vérités bruyantes.Lee Dong Eun (auteur du livre et aussi réalisateur du film) fait le choix de miser sur les gestes plutôt que les mots. Le film offre de nombreux silences pour exprimer les émotions des personnages. In Between Seasons ne vous sert pas les émotions sur un plateau d’argent. Il ne vous dit pas non plus ce que vous devez penser. À la place, il pousser à l'analyse, la compréhension et l'application de lire entre les lignes. C’est un film qui murmure des secrets depuis sa scène d’ouverture. Le genre de secrets qu'on ne mentionne pas à haute voix.
Ce film, c’est l’histoire secrète entre trois personnes qui s’aiment sincèrement, mais qui le font différemment au rythme d'épreuves lourdes, de secrets et d'une société conservatrice. N'attendez pas de ce long-métrage des personnages clichés et une photographie si lumineuse qu'elle en brûle la rétine. À la place, ce sont des couleurs naturelles qui jonglent avec les émotions. Il suffit d'accorder un intérêt aux affiches où on navigue entre les teintes d’un printemps chaud et la fraîcheur d’un hiver.
On peut voir une évolution des personnages. Le temps passe et Mi Kyung commence par voir les choses d’un œil différent. À côté de cela, on admire la ténacité de Yoon Joon qui reste amoureux de Soo Hyun et refuse de le laisser, bien qu’il tente de vivre un minimum sa vie. Le tout est porté par des performances poignantes qui viennent équilibrer l’ensemble. Un ensemble magnifique.
Certains réalisateurs aiment montrer plutôt que dire. C’est un choix qui oblige le téléspectateur à pousser ses propres réflexions. Un choix intéressant dans ce film, car c'est ce qui le rend si unique aux yeux de chacun.
Pour ma part, ce n’est pas une seule fin, mais trois qui peuvent s’interpréter. Tout va dépendre de la façon dont vous regardez le film. Tout d’abord, celle du téléspectateur qui reste confus et tente d’imaginer la fin qu’il espère. Ensuite, celle de Mi Kyung et Su Hyun qui est une fin qu’on peut juger heureuse. En effet, Su Hyun sort du coma et ne souffre pas de séquelles particulières. Enfin, il reste la fin du point de vue de Yong Joon. Celle-ci est la plus triste, car Yong Jun dit au revoir à son amour.
En bref, In Between Seasons est de ces perles du cinéma qui approche sa caméra au plus proche du cœur avec ce qu'il faut de dialogues et de silences.
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Faire le tri de son passé et regarder le présent...
Je n'ai pas lu le manga dont le film est adapté. J'y ai passé un bon moment grâce à la subtilité des dialogues, malgré une mise en scène plutôt décevante.L'intrigue est une simple romance de bureau entre deux hommes. Les deux personnages semblent diamétralement opposés dans leur tempérament et leur style de vie, pourtant, ils ont tous les deux souffert par le passé.
Togawa Yousuke boit, fume et semble se ficher de tout avec une personnalité quelque peu grossière en apparences. De l'autre côté, Shima Toshiaki est un introverti blessé qui préfère s'oublier lui-même, quitte à passer pour un homme désagréable aux yeux des autres. Pourtant, le premier est un supérieur hiérarchique gentil et attentionné, tandis que le second est simplement une biche blessée qui tente d'avancer avec ses blessures.
Au fil de l'histoire, les deux hommes vont se rapprocher au point que les sentiments vont presque être incertains une bonne partie du film. Shima est émotionnellement passif, tandis que Togawa passe pour un bourrin plus d'une fois. Et pourtant, chacun devient la raison d'avancer de l'autre.
Je n'attendais pas du film qu'il déverse tous ses dialogues sur un plateau d'argent. Encore une raison qui me fait apprécier la subtilité du cinéma japonais. De plus, le final se révèle différent du genre habituel et s'achève sur une belle note.
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Confrontation entre morale et éthique...
The Silent Sea nous promet la Lune, et il nous l'offre avec son esthétique et ses nombreuses pistes. Entre morale et éthique scientifique, dépaysement assuré dans ce thriller lunaire aux codes horrifiques.À peine débuté, on nous plonge dans une action avant de nous offrir un retour en arrière. Se présente alors une terre triste et sèche avec une photographie jaunie qui renforce le sentiment de désespoir. La Terre n’est plus ce qu’elle était, si bien qu’on découvre avec peine des files d’attente pour remplir des bidons d’eau. On comprend rapidement le contrôle imposé sur les ressources et les diverses classes sociales : l’élite et la populace.
Une fois dans l’espace, l’ambiance n’est pas sans rappeler « Alien, le huitième passager », premier opus d’une des plus grandes sagas spatiales du cinéma de Ridley Scott, sorti en 1979. Son ambiance huis clos, sa tension grimpante, son mystère et son image sombre sont des ingrédients efficaces. Peu importe que vous débutiez ou pas dans le cinéma sud-coréen, on ne manquera pas le budget tant dans les décors d’excellentes factures que dans les costumes. Dans un tel univers, il est facile de faire cheap, mais The Silent Sea donne de quoi s'émerveiller un moment.
Le drama aborde de nombreux thèmes qui viennent toucher la morale et l’éthique sur le plan scientifique. On compte également sur les différentes façons de gérer une catastrophe. Cela incluant la concurrence dans l’espace entre sociétés privées et les gouvernements. Malheureusement, l'intrigue nous amène sans trop de surprise vers son but. Elle finira par perdre son temps dans un dédale de couloirs aux scènes inutilement longues.
Le casting est solide, sans aucun doute. Cependant, il est difficile de s'attacher aux personnages. Le passif et les quelques tentatives pour jouer sur l’émotion ne sont pas suffisants. Plus qu’une absence émotionnelle, le passé inexistant des personnages ne permet pas d'apporter une matière suffisante. Cependant, les performances sont toutes solides.
En bref, malgré un bon démarrage et les codes du genre, The Silent Sea perd rapidement le contrôle, plongeant le téléspectateur dans un dédale de couloirs et d’un rythme inutilement traînant.
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« L’humanité est un virus. Les monstres sont le vaccin. »
Le chaos continu dans cette société brisée. Une société où une part monstrueuse sommeille en chaque être humain. Il n'est pas nécessaire d'avoir muté pour en être un. Suite directe de la première saison, aucun risque n'est prit, tandis que l'intrigue amène de nouveaux personnages.Des militaires en rafale, des survivants (beaucoup) à peine survolés ou simplement idiots dans leurs actes. Des personnages de la première saison deviennent soudainement capitaux (Yi Kyung, en particulier). Je n'ai pas grand-chose à dire dessus, c'est amené de façon logique.
Les CGI sont du même acabit que la première saison. Cependant (et c'est le plus triste de Sweet Home 2), on perd tout l'intérêt du bestiaire instauré. On délaisse sa richesse aussi fascinante que repoussante pour des monstres qui ont fusionné avec des voitures, ventilateurs et autres. Si vous connaissez Hellraiser, alors certains auront quelques souvenirs du cénobite en mode lecteur CD. En réalité, tout l'intérêt de Sweet Home (les monstres) est devenu pauvre, malgré la créature du début qui était magnifique (et pétard, j'avais envie de botter le cul de pas mal de gars sur cette scène). Parce qu'en réalité, la plus humaine de toutes, c'était elle !
Sweet Home 2 se termine sur un cliffhanger avec ce qu'il faut de suspense. Encore une fois, la société se retrouve pointée du doigt, car après tout, peu importe les envahisseurs, le véritable monstre, c'est l'Homme.
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À la poursuite des couleurs…
Le monde est une immense palette de couleurs. Une palette que Yeon Woo (Hong Tae Ui) ne connaît qu'en nuances de noir et blanc, car vivant avec une cécité qui limite sa capacité à percevoir les couleurs. Jusqu'au jour où il croise le regard de Yoo Han (Hur Hyun Jun).Hong Tae Ui dépeint un personnage à l'esprit combatif et attachant. Ses émotions se confrontent et le malmènent lorsqu'il fait la rencontre de Yoo Han. En revanche, Hur Hyun Jun passe à côté de son personnage, ne parvenant pas à lui donner le souffle nécessaire pour créer l'illusion.
Sur le papier, Color Rush promet une aventure colorée au scénario original. Le drama y parvient sur sa première partie. L'histoire emprunte des touches au thriller, mais s'égare dans sa seconde moitié. L'enquête ? La romance ? La particularité de Yeon Woo et les répercussions psychologiques qu'elle entraîne sur lui ? C'est flou. Lors de mon premier visionnage (pendant sa diffusion (2020)), l'histoire m'a donné une impression d'inachevé. Et cela s'est confirmé lors de mon re-visionnage (2024).
En bref, Color Rush est une magnifique déclaration d'amour à la beauté des couleurs et à leurs contrastes. Cependant, il peine avec sa direction, hésitant trop souvent pour saisir son réel propos.
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Romance simple aux quelques imperfections joliment dissimulées...
Si Cosmetic Playlover manque de matière et parfois d’ambiance, c’est un drame qui suit gentiment son cours.Il est plaisant de voir deux hommes dans l’industrie du maquillage sans être des stéréotypes. J’ai aussi apprécié le pied d’égalité sur lequel ils sont. Ils débutent différemment, mais ils rencontrent, chacun leur tour, une jolie évolution professionnelle. Et cela, même si la profession n’est qu’effleurée. D’ailleurs, c’est agréable de voir l’arc romantique priorisé sur l’arc professionnel. Contrairement à Perfect Propose qui avait complètement étouffé sa romance au profit du travail d’Hiro.
Comme beaucoup de JBL, c'est la complémentarité des personnages qui vient faire la différence. D’un côté, Sahashi Toma. Un jeune homme lassé, mais franc qui voit en Mamiya une raison de croire en quelque chose. De l’autre, Mamiya Natsume qui manque de confiance et se met souvent sur la défensive.
Leur histoire se développe doucement avec de sympathiques scènes de flirts et de bons baisers. La relation manque un peu de matière et connaît un schéma qui se répète. En effet, Mamiya ignore son charme et Sahashi met un point d’honneur à repousser chaque homme qui s’approche trop près de lui.
En bref, Cosmetic Playlover est une romance chaleureuse et confortable qui manque parfois d’ambiance, mais sait rester efficace. Comme un maquillage naturel, c’est léger et frais avec ce qu’il faut pour camoufler les quelques imperfections.
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