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Le sel était à l'heure, mais le miel et le sucre ne sont jamais arrivés...
À défaut d’une généreuse cuillère de miel qui réchauffe les cœurs, c’est le sel qui s’est invité dans l’assiette de Sugar Sugar Honey. L’histoire se révèle bien fade et manque cruellement de sucre et d’une bonne couche de miel.Il y a quelque temps, j’ai confondu le sucre avec le sel. Résultat, mes crêpes étaient salées ! Et c’est tout le problème de Sugar Sugar Honey, c’est trop salé ! En effet, j’ai rattrapé mes crêpes en décidant de faire des crêpes salées, mais pour un drame, c’est un peu plus compliqué.
À première vue, l’histoire est légère. Mizuki est incapable d’abandonner la course, mais elle ne peut plus courir et prend un emploi en attendant. Sa rencontre avec Kaji, un chef pâtissier, talentueux à la réputation sulfureuse, va animer son quotidien morose. Face à un tel contexte, j’attendais une chouette barbe à papa.
Aucun doute que Kawazu Akusa est ravissante, tandis que Nagatsuma Reo est à croquer. Leur différence de taille est aussi un petit plus dans leur relation. Néanmoins, c’est indépendamment de l’un et de l’autre. Ils apparaissent comme de bons amis, mais ils ne sont pas de bons amants. La FL est un paillasson pour une ancienne adversaire et... et rien ! On découvre qu'ils viennent de la même ville et... et rien, encore ! La magie n’opère pas. Si la pudeur japonaise est louable, ici la relation enfantine en est au point où une approche pour un baiser (aussi chaste qu’il puisse être) devient une catastrophe à laquelle l’héroïne doit se dérober, et vite. Parfois, l'amour n'a pas besoin d'explication, mais ici, c'est vraiment prendre les mots aux pieds de la lettre.
En réalité, c'est adapté d'un manga et mit en scène comme tel, oubliant totalement qu'un drame est joué avec des personnes réelles. Ce qui donne une histoire fade qui manque cruellement de profondeurs et d'émotions.
Bref, la chaleur réconfortante du miel et la douceur du sucre n'ont pas été conviées. Malgré un joli casting, les personnages ne prennent pas vie, tandis que le couple n’existe pas.
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Petit coup de cœur pour cette brise légère à la saison des pluies !
A Breeze of Love me fait penser à ces histoires qui n'ont pas besoin de plus, si ce n'est être ordinaires et sincères. Et c'est sûrement pour cette raison qu'il est l'un de mes KBL favoris.Sur le papier, l'histoire est un grand classique du genre : deux amis de lycée se séparent le cœur lourd avant de se retrouver à l'université. Cinq ans plus tard, la rancœur de l'un est tenace, tandis que l'émotion de l'autre est palpable. En réalité, on sait peu de choses sur les personnages… Do Hyun aime le basket, et ressent une profonde animosité envers Dong Wook. En retour, Dong Wook souffre d'insomnies sévères. La présence de Do Hyun est comme une pilule magique, lui permettant de profiter de vrais instants de sommeil. Et c'est tout. L'histoire ne s'attarde pas sur les détails, laissant le spectateur libre d'imaginer et d'interpréter.
Leur relation rencontre beaucoup de non-dits, mais ils communiquent. Enfin, Dong Wook communique. Do Hyun, plus pudique, écoute et agit en conséquence. J'apprécie leur dynamique, parce qu'ils sont sur un pied d'égalité, tandis que leur relation s'accorde à l'ambiance de l'histoire : douce, retenue, tendre.
L'histoire alterne entre présent et passé. On découvre comment ils sont devenus proches avant de se séparer. En réalité, mon seul regret est sur la relation qui ne prend vie qu'au dernier épisode. Si la romance (et les sentiments) est présente depuis le début, la relation se concrétise qu'au dernier épisode. On n'a pas le temps de l'apprécier, ni même de la laisser prendre sa place, que se retrouve devant le générique de fin.
Cela dit, la photographie est sublime, tandis que la pluie ravive l'ensemble. C'est regrettable d'avoir un si court format, l'histoire aurait mérité au moins un épisode supplémentaire sur l'évolution de leur relation.
En bref, A Breeze of Love est un petit coup de cœur avec son histoire ordinaire, mais honnête, qui rappelle que l'amour ce n'est pas toujours un chemin tortueux et compliqué, au contraire.
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Imparfait (la fin est naze) !
Malgré les critiques mitigées et négatives autour de Chains of Heart, j'aime l'idée de s'éloigner des bancs d'école et des uniformes. En effet, Chains of Heart est loin d'être parfois. Il est confus plus d'une fois et le final est une blague de mauvais goût, mais il reste honnête, bien que sensiblement amer.Pour remettre dans le contexte (et parce que je ne reprends que le résumé, rien que vous ignorez à ce stade), Ken et Din étaient ensemble. Din disparaît, laissant Ken. Deux ans plus tard, Lue croise la route de Ken. L'histoire connaît un certain nombre de flash-back, dévoilant ainsi la relation de Ken et Din. Malheureusement, j'ai eu quelques regrets vis-à-vis de ceux-ci, car il s'agit d'un paquet de scènes intimes. Si on en découvre un peu plus, c'était un chouïa de trop. La détresse de Ken (depuis la perte de Din) est montrée, cela montre également que leur relation n'était pas seulement charnelle. Bien que cette détresse soit un peu trop accentuée après six épisodes (je chipote).
La romance (Ken et Lue) manque un peu de finesse. D'ailleurs, une réplique hilarante (épisode 7 (je crois)) envoie clairement balader la subtilité. C'est une romance plaisante et qui fonctionne, mais elle trouve son apogée lorsque les masques tombent. La famille de Din envers Ken est adorable. Pas de belle-famille horrible et diabolique, à la place, elle est bienveillante et amicale.
Certaines scènes sont trop théâtrales. Les antagonistes sont caricaturaux, mais les protagonistes aussi, ce qui vient créer le bon équilibre. Les paysages sont magnifiques. J'ai adoré quitter les grandes villes (et les chambres universitaires).
En revanche, la fin est scandaleuse. J'ignore s'il s'agit de la même fin que le roman original, mais c'est décevant de s'impliquer autant dans une histoire pour une fin comme celle-là. Paf, générique ! J'ai presque l'impression qu'on me rit au nez, alors que deux minutes avant, c'est moi qui riait d'une réplique ringarde de Lue.
En bref, Chains of Heart est un bon drame, même si la pue. C'est entraînant avec un bon équilibre des genres (action, romance et drame familial). Mais bon. La fin quoi… Humpf !
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Une deuxième partie qui se casse la figure !
Si la première partie est génialissime, la seconde se dégrade au fil des épisodes, délaissant complètement le contexte de sa partie précédente.Leur point d'ancrage (LCH) n'est plus, et naturellement on s'attend à ce que le groupe se fragilise et se sépare. La maladresse et l'enchaînement des situations va en désaccord total avec la première partie… Les personnages ne ressemblent plus à ceux qu'on connaissait déjà, et leur bêtise est d'une absurdité démesurée. Ils ont reçu un entraînement militaire, mais agissent comme des imbéciles ignorants.
Et puis, il fallait un méchant qui ne soit ni un chef d'armée, ni membre d'un autre groupe ni une créature. Non, le mal devait venir de l'intérieur.
<< SPOILER >>
Le méchant est là depuis le début, mais est-il le bon méchant ? Ou seulement une facilité dramatique ? Ne dit-on pas qu'il faut se méfier de l'eau qui dort ? Young Soo était comme une rivière calme, puis il a débordé. Et c'est peut-être le problème. Il n'a montré aucun signe avant de devenir enragé. L'acteur est brillant, mais son pétage de plomb inattendu n'a aucun sens. Young Soo se souciait uniquement de lui-même. Et pourtant, la fin l'a massacrée dans tous les sens du terme.
<< //SPOILER >>
La fin n'amène aucune satisfaction après une ellipse de deux ans. En fin de compte, cette seconde partie de quatre épisodes est inutile. À la place, un seul suffisait en évitant de prendre une telle direction. Finalement, à quoi servaient les créatures, autre que dépeindre l'Homme comme son propre poison ?
En bref, si je recommande la première partie de Duty After School, difficile de recommander la seconde.
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Dystopie alien réussie sur sa première partie…
Cette première partie se concentre sur l'invasion, la menace qu'elle représente et la formation au combat des élèves. On découvre des adolescents qui doivent assumer un rôle qui n'est pas le leur. À mesure des jours, ils tissent des liens, grandissent ensemble et affrontent le danger et la mort de plein fouet. On s'attache aux uns, on déteste les autres… Le casse-cou, la pleurnicheuse, les têtes brûlées, les maladroits, les leaders ou ceux qui suivent le mouvement.Les CGI sont magnifiques. Les créatures sont absolument parfaites. Elles sont fascinantes, mais effrayantes, avec des couleurs uniques et des bruits glaçants. Leur esthétique est exceptionnelle. En revanche, l'histoire ne parvient pas à leur donner un rôle. Elles sont une menace, mais en fin de compte, on ne sait rien de plus.
En bref, la première de Duty After School dévoile un univers dystopique entraînant avec des créatures magnifiques.
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Drame familial, comédie et thriller...
The Good Bad Mother est sincère dans son traitement et fort dans son émotion sous couvert de sa comédie et son sérieux parfois déroutant.Le cochon prend une grande place dans l'intrigue sur le plan social. On le retrouve sous la forme d'une métaphore, mais aussi d'une énième façon de nous rappeler que nous, êtres humains, avons beaucoup a apprendre des animaux même ceux qui semblent en apparence être les plus sales.
Ra Mi Ran et Lee Do Hyun offrent une performance mémorable et entière dans leurs rôles respectifs.
Ra Mi Ran représente la mère sévère qui passe facilement pour la méchante et mauvaise mère. Lee Do Hyun est un acteur doué qui ne cesse de surprendre. Il prend son rôle avec aisance, du procureur froid à l'adulte retrouvant une âme d'enfant.
L'ensemble du casting est excellent. Si vous êtes habitués aux dramas de ce genre (campagne et petit village), leurs mentalités et comportements ne vous surprendront pas, cela dit ils sont tous très bons. Kim Won Hae est un habitué des rôles secondaires, mais peu importe qui il incarne, il me fait toujours rire au possible.
L'intrigue est intéressante à suivre, car elle n'est pas "trop", mais "assez". Contrairement à d'autres productions qui vont abuser des surprises ou retournements de situations, The Good Bad Mother reste honnête jusqu'au bout et lui donne ce subtile goût de satisfaction.
La romance est mignonne et n'a pas besoin de prendre trop de morceaux dans l'intrigue, elle se suffit - de plus les connecteurs sont bien amenés. On se concentre franchement sur la relation mère/fils. De sa création à son évolution jusqu'à ses prises de conscience et changements.
En bref, c'est un bon drama qui possède une jolie dynamique, de belles scènes et une relation familiale forte avec un casting brillant.
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Quand la beauté physique se confronte à la beauté du cœur...
Si vous êtes dans un mauvais état d'esprit, moralement fragile ou ultra-sensible, Shadow Beauty n'est pas pour vous. Ce n'est pas un drame qu'on regarde pour se détendre et se changer les idées. Sa cruauté morale pourrait en affecter plus d'un.Le drame pointe deux sujets qui ont une place importante aujourd'hui. Tout d'abord, le harcèlement scolaire. Ces dernières années, de plus en plus de victimes osent sortir de l'ombre et témoigner. Une injure, une bousculade et même l'irréparable. C'est un phénomène tristement courant en Asie. Si vous suivez un peu l'actualité ou même l'industrie du divertissement au sens large, alors vous n'ignorez probablement pas que plusieurs personnalités étaient victimes ou bourreaux. Contrairement à une majorité des drames traitant du sujet, Shadow Beauty ne fait pas qu'effleurer la surface. Les choses sont montrées de façon choquante et cruelle, tandis que personne ne bouge, renforçant un peu plus la « normalisation » de ce phénomène.
Le second point, c'est la culture de la beauté. Lorsqu'on pense à la Corée du Sud (et même, l'Asie en général), on y voit des personnes aux apparences parfaites. Je regarde des dramas depuis des années, il est évident que la beauté est devenue une obsession. Les maquillages parfaits, les peaux si lisses qu'elles n'ont plus rien de naturelles, les physiques toujours plus minces (et même maigres). Qui a décrété que cette personne était belle, mais que celle-ci ne l'était pas ? Qui a décidé que « ceci » était la norme en beauté ? Sur les réseaux sociaux, Ae Jin devient Genie. Une personne tellement différente, qu'en réalité elle n'existe physiquement pas. Elle devient populaire, parce qu'elle est socialement belle pour la société. Cela remet également en question la vérité des réseaux sociaux et la façon dont il est facile de manipuler l'image affichée.
Le casting est excellent. Shim Dal Gi dépeint un personnage touchant dans un monde qui la déteste pour la simple raison qu'elle n'est pas un canon de beauté. Choi Bo Min est intéressant, bien que je n'ai pas capté toutes les subtilités de son personnage. Quant à Hong Seok, il reste discret, mais confirme son style pour le drame. Certaines zones de l'histoire sont brouillonnes, tandis que la romance n'a pas trouvé d'intérêt à mes yeux. Cependant, la réalisateur m'a vraiment fasciné par sa froideur. C'était comme voir la lumière se faire lentement avaler par l'obscurité. Car on le sait, plus la lumière est grande, plus les ténèbres le sont aussi.
En bref, Shadow Beauty porte bien son titre. Cependant, on oublie souvent que la beauté physique n'est qu'une image qu'on projette au reste du monde. Elle ne pourra jamais égaliser la beauté du cœur.
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Juteux arôme d'hémoglobine au goût de fin avortée…
All of Us Are Dead démarre avec de belles promesses, et en tient la plupart. La source du virus amène une réflexion étonnante sur la nature humaine. Un peu dans les traces d'Happiness, il s'agit d'un fil rouge qui nous laisse penser que peut-être le virus est différent sur chacun de nous.Dès le départ, l'histoire nous plonge au cœur des pressions sociales et la place de chacun dans la société. On découvre les personnages: on s'attache à certains, on déteste les autres. La série offre aussi une vision extérieure qui se partage entre le monde politique et militaire. Les épisodes sont rapides, énergiques, chargés de tension et de rage. Jusqu'à son dérapage…
Peu importe mon amour des œuvres mettant en scène des putréfiés, All of Us Are Dead possède des failles. Les romances sont inutiles et n'ont même pas les qualités d'émouvoir. Certaines morts tirent davantage sur la corde émotionnelle que des adieux supposés déchirants. Quant aux sacrifices et morts inutiles… Il reste 10 minutes, le quota n'est pas atteint, alors qui y passe ? La plupart des sacrifices ont un but, mais ici ? C'est seulement gratuit, malgré les maigres tentatives d'essayer d'y donner un sens.
Et puis, la plateforme reste fidèle à elle-même en offrant un final précipité et une fin ouverte, histoire de s'assurer une possibilité de surfer sur une nouvelle saison. À croire qu'aujourd'hui, les saisons uniques sont dépassées. C'est plus simple de privilégier un potentiel que d'offrir la satisfaction d'une histoire complète.
En bref, All of Us Are Dead est une série dynamique aux zombies exceptionnels, de l'action à revendre et d'un humour soigné, en dépit de choix scénaristiques discutables.
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Comment avoir l'air de souffrir pour délivrer une émotion ? Leçon n°1 de Sanari...
Given est une adaptation décevante, car tournée comme on pense un manga ou animé, et non comme un drame à part entière. La photographie est belle, sublimée par une lumière subtile et ravissante. Cependant, je ne retiens rien de plus dans cette version…Sanari est mauvais ! Mafuyu est un personnage particulier, à la fois intime et délicat. Cependant, Sanari a été incapable de produire une émotion correcte. Tout au long des épisodes, j'avais l'impression de voir le gars souffrir pour transmettre ne serait-ce qu'un soupçon d'émotions. Dans le manga, on s'attache, on épaule, on aime et on accompagne Mafuyu. Ici, on voit Sanari essayer, mais être incapable d'offrir quelque chose qui en vaille la peine.
Suzuki Jin est un acteur sympathique (je ne connais pas toute sa filmographie), cependant, il s'est avéré plutôt décevant dans la peau de Uenoyama. En réalité, c'est comme si son personnage n'avait aucune attraction autre que celle de vouloir prétendre être cool. Les opportunités ne manquaient pas, mais elles échouées.
Il est également dommage d'avoir laissé au bout de la scène Akihiko (Inowaki Kai) et Haruki (Yanagi Shuntaro). Dans le manga, ils ont un rôle, mais ici, ils existent, faute de mieux.
Given aborde différents thèmes forts comme le suicide, l’auto-accusation et le regret. Et si, au milieu de tous ces maux, l’amour était une bonne réponse ? Pourtant, la romance est forcée. Elle manque de surprise, de fluidité et surtout de temps. Elle manque de profondeur et ne dégage aucune émotion. On sait qu'ils finiront ensemble, mais c'est tellement appuyé qu'elle perd son naturel. C'est effleuré, sans rien de développé. Pourquoi tombent-ils amoureux ? Pourquoi se rapprochent-ils, d'ailleurs ? On ne sait pas. Ça arrive, parce que c'est supposé arriver.
En bref, cette adaptation de Given est mauvaise pour la lectrice du manga que je suis. Cette version vivra dans l'ombre de son œuvre originale, car incapable de jouir et forger sa propre identité.
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La gourmandise est un vilain défaut...
Les débuts de ce drama étaient franchement bons. Malgré quelques scènes discutables et frôlant le ridicule (je ris encore de la façon dont ils ont voulu nous montrer Wei Gen Qing comme une femme forte), l'ensemble prenait une direction rafraîchissante dans un très joli univers culinaire. Cependant, la gourmandise va finir par s'inviter à la table...Chris Wu était excellent dans son rôle de chef étoilé et mentor. Son personnage est le plus abouti en terme de caractère. Ivy Shao était correcte, j'imagine ? Son personnage est la définition même de l'incohérence. Le reste du casting est bon jusqu'à l'arrivée de la seconde partie.
Sans aucune raison (sans même aucun indice (ou alors rien de marquant si ce n'est un journal dont on parle tout juste ici et là manière de donner une raison à l'héroïne d'aimer la cuisine)), on va se retrouver avec de nouveaux problèmes dans l'unique but de rallonger le drama. En faire toujours plus. En quelques minutes, le drama tourne à l'ennui profond avant de nous pondre le concept de Cendrillon (la pauvre qui n'a rien puis qui fini par tout avoir).
Ça avait bien commencé, puis ils ont voulu un second service...
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Mignonnerie d'une soirée sans prétentions...
Kiss Goblin est le drama fantastique plutôt sympathique pour une fin de week-end sans prises de tête.On suit Bansuk, un gobelin qui souhaite devenir humain. Pour y parvenir, il doit embrasser dix personnes. Mais pas n'importe lesquelles. Ces personnes sont choisies par la Reine des Gobelins. Chaque baiser débloque une émotion humaine venant contrebalancer le caractère distant et plat de Bansuk. Ainsi, au fil des épisode Bansuk découvre la tristesse, la colère, la peur, la jalousie... Au cours de ses embrassades à la volée, le gobelin fait la rencontre de Oh Yeon Ah. S'ils prennent un mauvais départ, Oh Yeon Ah va finir par venir en aide au gobelin, le protégeant d'un exorciste (incarné par Jang Eui Su).
L'histoire suit tranquillement son cours et ne s'écarte pas du sentier. Malgré tout, cela reste une bonne balade pour une fin de soirée avec un format assez cours et regardable en une fois. Cependant, on pourra reprocher le manque d'interaction entre l'opposition même du Gobelin et de l'Exorciste.
Bref, court et sympathique et regardable en une soirée.
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Aussi décevant que sa première saison…
Malgré un avis négatif sur la première saison, j'avais un infime espoir pour cette suite. En particulier parce qu'on avait une ellipse de sept ans. J'imaginais donc des personnages plus matures qui sont dans la vie active et tout le tralala… En fin de compte, ce drame reste dans sa lignée originale. Décevant dans les intrigues, malgré des acteurs sympathiques.Sept ans plus tard, les choses n'ont pas changé. Tharn et Type sont toujours incapables de communiquer et immatures. Type agit toujours comme un con, et Tharn veut toujours accéder à son pantalon. La plupart des intrigues sont réchauffées de la première saison ou inutiles et mal amenées, tandis que certains personnages ont tout simplement changé du tout au tout. Oui, les gens changent avec le temps, mais comment Techno est-il devenu aussi lourdaud et ennuyeux.
Oui, le couple principal fonctionne toujours bien que le scénario soit médiocre. Mais j'ai presque l'impression que les personnages sont moins matures sept ans plus tard…
En bref, le naufrage de TharnType Season 2: 7 Years of Love est sauvé par le casting, alors que l'histoire n'est rien qu'un assemblage sans intérêt. En fin de compte, on est sept plus tard, mais rien n'a changé.
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L'amour n'est pas rose dans ce grand tourbillon d'émotions...
Beaucoup de mots me viennent à l'esprit pour décrire Love in the Big City. Pourtant, j'ai l'impression qu'aucun ne parvient à vraiment capturer mon sentiment à son sujet. Unique et réaliste, il brille par ses thématiques fortes, sa remise en question et son éventail d'émotions que traversent les personnages, ainsi que le spectateur.Le ton est rapidement donné, lorsque l'histoire emprunte sans attendre les chemins épineux, plutôt que la route principale. Go Yeong (Nam Yoon Su) est un homosexuel en quête d'équilibre et du grand amour, malgré le regard critique de la société. Au fil des épisodes et de ses rencontres, il apprend, expérimente, se découvre et grandit.
Tout d'abord, il fait la rencontre de Kim Nam Gyu (Kwon Hyuk). À ce moment de sa vie, il n'est pas prêt à recevoir le grand amour, alors que Nam Gyu lui conte fleurette au détour de vieilles balades ringardes ou de nourriture gentiment préparée. Ensuite, il fait la rencontre de No Yeong Su (Ha Hyun Woo). Alors qu'il pensait être prêt pour l'amour, son partenaire ne l'était pas. Trop égoïste pour aimer, trop enfermé, loin des idéaux de aspirations de Go Yeong. Et puis… Gyo Ho (Jin Ho Eun), son amour idéal. Celui qu'on espère rencontrer. Cette forme d'amour qui n'attend pas d'autorisation pour nous percuter. Il vient, il s'installe et c'est si naturel qu'on se demande si tout est normal, avant qu'il ne s'échappe. Et c'est exactement ce qu'est la relation entre Go Yeong et Gyo Ho. Une relation qui avait tout du parfait amour, mais qui s'est envolée pour diverses raisons. Si pendant un temps, il s'est réconforté dans les bras d'Habibi (Kim Wong Joong), ce n'était qu'une aventure fugace qui ne s'est jamais approchée de Gyu Ho, son véritable amour.
Les baisers et les scènes intimes sont incroyables, tandis qu'elles renforcent les personnalités des personnages. Chacune est intime avec une belle mise en scène, à la fois fine, élégante et sexy. On voit que n'est pas du spectacle pour faire monter l'audience. Certains dialogues sont d'une grande finesse avec des sous-entendus amusants, ou au contraire, crus au possible, mais cela donne davantage de caractère à l'histoire.
L'ensemble de la distribution apporte du corps à l'histoire. Aucun des personnages n'est tout blanc ou tout noir, ils ont du contraste. Chacun possède un caractère, des qualités et des défauts. Ils font des erreurs, se remettent en question, échouent, recommencent ou parfois décident d'abandonner. Ce sont des personnes comme vous et moi, des gens ordinaires qui vivent leur vie et font face à leur quotidien. Aucune forme de moralisation, mais du réalisme et de l'honnêteté dans les choix qu'ils doivent faire et des décisions qui en découlent.
Ce n'est pas un drame confortable et douillet. Au contraire, c'est un tourbillon émotionnel d'une grande sensibilité et d'une réalité brutale, mais touchante. Chaque événement dans la vie de Go Yeong saisit le spectateur au travers d'espoirs, de désirs, d'incertitudes, d'interrogations, de vieux amis ou de nouvelles rencontres. On explore des sujets plus tabous comme le VIH et l'IVG. Si les deux thèmes sont abordés sans trop de profondeurs, ils ont le mérite d'y être.
L'amour, c'est compliqué. C'est un sentiment qui fait autant de bien que de mal, qui nous rend aussi heureux que malheureux. Pourtant, peu importe les blessures, la plupart d'entre nous cherchons ce sentiment qui nous rend si uniques aux yeux d'une personne. Et c'est une grande partie de la richesse de Love in the Big City. L'histoire se fiche complètement de votre orientation, parce que c'est un drame qui parle à tout le monde, sans restriction. Go Yeong est gay, et je suis une femme hétéro. Pourtant, ce qu'il ressent, traverse, expérimente, ce sont des choses que je connais aussi, que j'ai traversées ou que j'expérimente aujourd'hui. On peut tous s'identifier à l'amour, même si nos visions peuvent varier.
Mais comment chercher ce qu'on ignore ? Go Yeong est sûr d'avoir déjà aimé, mais est-ce vraiment le cas ? Et si cette amourette n'était qu'une vague idée de l'amour ? Pour moi, son premier amour, son vrai premier amour, c'est Gyu Ho. Ce sont ces deux syllabes chiffonnées sur une lanterne. Chaque relation qu'il a eu l'a fait grandir. Cependant, celle avec Gyu Ho l'a rendu heureux, insouciant et vivant.
Souvent, j'ai mentionné que le jour où nous aurons un KBL avec des épisodes d'au moins quarante minutes, alors ce sera comme un matin de Noël à chacun d'eux… Ce fut le cas.
En bref, Love in the Big City est l'un des meilleurs dramas de cette année, et sans aucun doute l'un des meilleurs BL. Doux, brut, puissant et si réel, il est une forme d'apprentissage sensible et touchant.
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À l'amour, à la foi, à soi…
Ticket to Heaven aborde sa romance dans une thématique qui se distingue des codes du genre, plongeant le spectateur dans une quête spirituelle, où la foi devient le moteur de l'intrigue.L'histoire explore la foi et l'amour, loin des sermons habituels, invitant davantage à une introspection. Le combat intérieur de Tanrak, fervent pratiquant, se heurte à l'esprit rebelle et plus libre de Barth. Ce que j'ai vu dans ce drame, c'est avant tout une quête de foi spirituelle. Parce qu'au-delà des textes sacrés et des sermons du dimanche matin, si les pratiquants n'ont pas la foi en eux-mêmes, peuvent-ils trouver la paix ?
J'ai de l'affection pour Fourth et Gemini depuis leur premier projet (MSP). Les retrouver ici avec une telle maturité et une si belle complicité est magnifique. Le reste du casting est tout aussi excellent, chacun livrant des performances saisissantes. Et puis, revoir le sourire de Bright suffit à illuminer ma journée, tout est parfait.
Le dernier épisode est un véritable bouleversement émotionnel. Après cet épisode (et quelques larmes), j'ai ressenti un sentiment de paix avec cette série. Et c’est peut-être la vraie récompense, ce sentiment d’apaisement qu’on ressent rarement avec une œuvre qui parle de religion, notamment lorsqu’on est athée.
D'un format idéal, la photographie est superbe, la mise en scène soignée et la musique discrète. Loin des gags pesants ou du ridicule, cette série est sobre, respectueuse et belle à regarder.
En bref, Ticket to Heaven est une série magnifique, à la fois sobre et chargée d'émotion, qui pousse à une réflexion profonde. Un chemin vers l'amour, la foi et soi.
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Plaisir coupable à la saison des pluies...
En quête d'une relation saine avec des personnages qui communiquent ? My Personal Weatherman ne s'en approche pas. Et pourtant, cela ne l'empêche pas d'être un petit plaisir mêlant passion et une certaine fascination.Yoh et Segasaki sont maîtres dans l'art du non-dit. Et ce n'est pas peu dire, parce que la seule façon dont ils parviennent à s'entendre, c'est au lit ! Yoh est une autruche de compétition qui refuse de se regarder dans un miroir, rejetant ses sentiments et accusant Segasaki d'être responsable de sa situation. Et bien évidemment, il n'aime pas du tout coucher avec lui. Yoh est une frustration divertissante. C'est même devenu amusant de découvrir sa prochaine excuse pour rejeter les avances de Segasaki.
De l'autre côté, Segasaki préfère les actes aux mots. Il a conscience de son charme, et il n'ignore pas l'obsession que nourrit Yoh pour son visage. Il en joue au point qu'il pense avoir le dessus sur la relation, mais ce n'est qu'illusion. Il est clairement le plus dépendant des deux. C'est celui qui met le plus d'effort, qui initie les contacts et tente des approches pour faire comprendre ses sentiments. En retour, Yoh reste sagement la tête enfoncée dans le sable, parce qu'il refuse de s'avouer le fait qu'être sous Segasaki lui plaît, que ce soit littéral ou métaphorique.
C'est un couple étrange qui ne semble rien avoir en commun, si ce n'est le sexe. Pourtant, l'un ne veut pas partir, et l'autre ne veut pas le voir partir. La particularité des dramas japonais, c'est qu'ils ne prennent pas par la main le spectateur. Le spectateur doit faire l'effort de lire entre les lignes. Exactement comme Yoh, lorsqu'il décide d'enfin sortir la tête du sable.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'étiqueter une relation. Généralement, deux adultes sont parfaitement capables de faire la différence entre une amitié avec des avantages, et une relation amoureuse. Si ce n'est pas le cas, la communication doit être ouverte. Malgré tout, mon regret est de ne jamais les avoir vus poser des mots sur leurs sentiments. Je n'attendais pas une chanson au clair de lune, mais au moins quelques mots clairs.
En bref, My Personal Weatherman met en scène une relation toxique sous plusieurs angles. Néanmoins, c'est un drame sexy et à la passion dévorante (tant dans le bon que dans le mauvais sens du terme) sous une pluie annonciatrice de meilleurs jours.
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