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  • Last Online: 2 hours ago
  • Gender: Female
  • Location: France
  • Contribution Points: 6,479 LV15
  • Roles:
  • Join Date: February 7, 2021
Completed
Love in the Big City
6 people found this review helpful
by Link
Nov 2, 2024
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 7.0
Rewatch Value 10
This review may contain spoilers

L'amour n'est pas rose dans ce grand tourbillon d'émotions...

Beaucoup de mots me viennent à l'esprit pour décrire Love in the Big City. Pourtant, j'ai l'impression qu'aucun ne parvient à vraiment capturer mon sentiment à son sujet. Unique et réaliste, il brille par ses thématiques fortes, sa remise en question et son éventail d'émotions que traversent les personnages, ainsi que le spectateur.

Le ton est rapidement donné, lorsque l'histoire emprunte sans attendre les chemins épineux, plutôt que la route principale. Go Yeong (Nam Yoon Su) est un homosexuel en quête d'équilibre et du grand amour, malgré le regard critique de la société. Au fil des épisodes et de ses rencontres, il apprend, expérimente, se découvre et grandit.

Tout d'abord, il fait la rencontre de Kim Nam Gyu (Kwon Hyuk). À ce moment de sa vie, il n'est pas prêt à recevoir le grand amour, alors que Nam Gyu lui conte fleurette au détour de vieilles balades ringardes ou de nourriture gentiment préparée. Ensuite, il fait la rencontre de No Yeong Su (Ha Hyun Woo). Alors qu'il pensait être prêt pour l'amour, son partenaire ne l'était pas. Trop égoïste pour aimer, trop enfermé, loin des idéaux de aspirations de Go Yeong. Et puis… Gyo Ho (Jin Ho Eun), son amour idéal. Celui qu'on espère rencontrer. Cette forme d'amour qui n'attend pas d'autorisation pour nous percuter. Il vient, il s'installe et c'est si naturel qu'on se demande si tout est normal, avant qu'il ne s'échappe. Et c'est exactement ce qu'est la relation entre Go Yeong et Gyo Ho. Une relation qui avait tout du parfait amour, mais qui s'est envolée pour diverses raisons. Si pendant un temps, il s'est réconforté dans les bras d'Habibi (Kim Wong Joong), ce n'était qu'une aventure fugace qui ne s'est jamais approchée de Gyu Ho, son véritable amour.

Les baisers et les scènes intimes sont incroyables, tandis qu'elles renforcent les personnalités des personnages. Chacune est intime avec une belle mise en scène, à la fois fine, élégante et sexy. On voit que n'est pas du spectacle pour faire monter l'audience. Certains dialogues sont d'une grande finesse avec des sous-entendus amusants, ou au contraire, crus au possible, mais cela donne davantage de caractère à l'histoire.

L'ensemble de la distribution apporte du corps à l'histoire. Aucun des personnages n'est tout blanc ou tout noir, ils ont du contraste. Chacun possède un caractère, des qualités et des défauts. Ils font des erreurs, se remettent en question, échouent, recommencent ou parfois décident d'abandonner. Ce sont des personnes comme vous et moi, des gens ordinaires qui vivent leur vie et font face à leur quotidien. Aucune forme de moralisation, mais du réalisme et de l'honnêteté dans les choix qu'ils doivent faire et des décisions qui en découlent.

Ce n'est pas un drame confortable et douillet. Au contraire, c'est un tourbillon émotionnel d'une grande sensibilité et d'une réalité brutale, mais touchante. Chaque événement dans la vie de Go Yeong saisit le spectateur au travers d'espoirs, de désirs, d'incertitudes, d'interrogations, de vieux amis ou de nouvelles rencontres. On explore des sujets plus tabous comme le VIH et l'IVG. Si les deux thèmes sont abordés sans trop de profondeurs, ils ont le mérite d'y être.

L'amour, c'est compliqué. C'est un sentiment qui fait autant de bien que de mal, qui nous rend aussi heureux que malheureux. Pourtant, peu importe les blessures, la plupart d'entre nous cherchons ce sentiment qui nous rend si uniques aux yeux d'une personne. Et c'est une grande partie de la richesse de Love in the Big City. L'histoire se fiche complètement de votre orientation, parce que c'est un drame qui parle à tout le monde, sans restriction. Go Yeong est gay, et je suis une femme hétéro. Pourtant, ce qu'il ressent, traverse, expérimente, ce sont des choses que je connais aussi, que j'ai traversées ou que j'expérimente aujourd'hui. On peut tous s'identifier à l'amour, même si nos visions peuvent varier.

Mais comment chercher ce qu'on ignore ? Go Yeong est sûr d'avoir déjà aimé, mais est-ce vraiment le cas ? Et si cette amourette n'était qu'une vague idée de l'amour ? Pour moi, son premier amour, son vrai premier amour, c'est Gyu Ho. Ce sont ces deux syllabes chiffonnées sur une lanterne. Chaque relation qu'il a eu l'a fait grandir. Cependant, celle avec Gyu Ho l'a rendu heureux, insouciant et vivant.

Souvent, j'ai mentionné que le jour où nous aurons un KBL avec des épisodes d'au moins quarante minutes, alors ce sera comme un matin de Noël à chacun d'eux… Ce fut le cas.

En bref, Love in the Big City est l'un des meilleurs dramas de cette année, et sans aucun doute l'un des meilleurs BL. Doux, brut, puissant et si réel, il est une forme d'apprentissage sensible et touchant.

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Completed
Blossom
3 people found this review helpful
by Link
Dec 31, 2024
34 of 34 episodes seen
Completed 0
Overall 8.5
Story 8.0
Acting/Cast 10
Music 6.5
Rewatch Value 10

Les fleurs sauvages n'ont pas besoin de la main de l'Homme pour s'épanouir…

Dès les premières minutes, Blossom m'a rappelé The Double : une femme trahie qui se voit offrir une seconde chance. Mais entre les deux, mon choix est fait. Blossom m'a emporté avec lui, en dépit de quelques faiblesses.

Intelligente et patiente, Dou Zhao (Meng Zi Yi) exploite habilement ses connaissances de sa première vie, ce qui fait d'elle une adversaire redoutable. Discrète, elle profite de ce nouveau souffle, jusqu’à ce qu’elle recroise Song Mo (Li Yun Rui), un général brillant, stratège et grand combattant.

Leur relation évolue de la méfiance à la curiosité, puis à la confiance, l'affection et enfin l'amour. Les voir se mettre mutuellement des bâtons dans les roues, tout en s'apprivoisant rend leur histoire plus amusante. Leur amour est mature, confiant et délicat. J'ai adoré les scènes de vie quotidienne (Dou Zhao qui teint les cheveux de Song Mo, par exemple). Ils étaient beaux, heureux, amoureux… Mais il manquait la petite étincelle de passion malgré leur alchimie évidente.

L'ensemble des intrigues trouvent leur conclusion. J'ai eu énormément de peine pour Dou Ming (Li Bai Hui), et j'ai détesté la facilité scénaristique vis-à-vis de sa mère. Elle méritait de payer pour ses actes, car ce n’est pas une punition satisfaisante. Le sort de Wu Shan (Quan Yi Lun) est également bancal. Néanmoins, j'espère revoir les deux acteurs prochainement.

En revanche, les antagonistes manquent d'équilibre. Des rancœurs surgissent sans prévenir, donnant l'impression qu'on en rajoute pour remplir plutôt que de créer un véritable effet de surprise.

Au-delà des manigances politiques, Blossom questionne la place de la femme dans la société. J'ai vu beaucoup de dramas cette année avec cette thématique, mais chacun apporte sa vision. Dou Zhao refuse d'être "seulement l'épouse de". Elle gère des boutiques, parie sur des parties de chasse, revendique son indépendance. Song Mo le comprend et ne tente jamais de l'entraver ou de limiter son évolution.

J'apprécie particulièrement la scène post-générique avec le vieil homme et ses multiples fins possibles. Un rappel que nous sommes les héros de notre propre histoire, libres d'en décider la fin.

En bref, Blossom est sans aucun doute l'un de mes dramas préférés de l'année. Une histoire solide, des acteurs talentueux, une belle mise en scène et un couple mature qui reste honnête jusqu'au bout.

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Completed
Brewing Love
3 people found this review helpful
by Link
Dec 11, 2024
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.0
Acting/Cast 10
Music 6.0
Rewatch Value 7.0

Bière et baume au cœur...

La bière, c’est de l’amour en bouteille. Une bonne bière, ça résiste dans le temps. Plus elle est unique, plus elle est tenace dans les souvenirs, un peu comme un premier amour. Certes, Brewing Love ne connaît pas une histoire qui soit aussi percutante qu’un premier amour (ni une première cuite). D’ailleurs, les trois premiers épisodes peuvent rebuter en raison d’une comédie lourde. Pourtant, une fois ceux-ci dépassés, c’est une gentille histoire qui se raconte. Exactement comme une savoureuse bière après une longue journée épuisante.

Ce que j'aime avec ce genre de dramas, c'est qu'ils mettent du baume au cœur. Ils ne sont pas bourrés de drames ou de retournements de situations larmoyants. Ils ne plombent pas le moral, au contraire. Ils sont comme une bonne bière après une journée d'enfer. Frais, léger et particulièrement satisfaisant.

« Je pense que la sensibilité est semblable au houblon. Je crois que chacun a son propre niveau de sensibilité. La quantité de houblon dans cette bière, mesurée en grammes, peut la rendre forte ou légère et il y a des gens qui aiment la bière forte, d’autres pas. Au final, tout est une question de goût. Je crois que la sensibilité, tout comme la quantité de houblon dans une bière détermine la personnalité unique d’une personne. »
– Yun Min Ju

Chae Yong Ju est une ancienne membre des forces spéciales à la personnalité expressive. Kim Se Jeong semble s’amuser avec son personnage. Pourtant, si la comédie lui colle à la peau, il lui a manqué un petit quelque chose pour donner plus de cœur à Chae Yong Ju, en particulier lors de scènes émotionnelles. Souvent, elle ressemblait à une bonne pote qu’à une petite amie.

De l’autre côté, Yun Min Ju est un brasseur à la personnalité ultra-sensible. Chae Yong Ju est une tornade dans sa vie, lui d’un tempérament calme, doux et reposant. Personnellement, j’ai été touchée par l’approche du personnage. Notamment sur le fait de briser cette règle quant au fait d’être un homme en allant à l’armée, en ne pleurant pas ou en étant dénué d’émotions. Si le personnage est la bienveillance et la douceur incarnée, le sourire de Lee Jong Won pourrait me pousser à regarder ce drama encore et encore. J’aime le sourire des gens, mais certaines personnes ont quelque chose de différent. Lee Jong Won est une de ces personnes.

« C’est assez étrange que personne ne dise qu’il y a un défaut dans la bière juste parce qu’elle a un arôme trop puissant à cause d’un excès de houblon. Et personne ne la jette pour ça. Mais lorsqu’il s’agit de personnes, elles sont rapidement étiquetées comme si elles avaient un défaut. Par exemple, avec un seul commentaire comme : « Cette personne semble un peu sensible », on la classe comme une personne qui n’est pas normale. Alors qui définit exactement ce qu’est la normalité ? »
– Yun Min Ju

Le couple secondaire était agréable à suivre. D’un côté, l’aspirante Bang A Reum qui réalise être du mauvais côté de la barrière et fait en sorte de changer. Shin Do Hyun était ravissante avec un jeu simple et léger, mais doux et convaincant. De l’autre, O Chan Hwi, un ancien membre des forces spéciales plein de vie, mais également atteint de stress post-traumatique. J’ai redécouvert le jeu de Baek Sung Chul avec un personnage lumineux, mais également capable de transmettre des émotions plus profondes. Leur histoire est mignonne à suivre, bien qu’elle puisse donner l’impression d’être rapide.

En bref, on suit une histoire assez classique où les situations mettent à l’épreuve l’amour des couples, mais aussi des amitiés (tant personnelles que professionnelles). Une tranquille romance pleine de bienveillance et de gentillesse.

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Completed
Kissable Lips
3 people found this review helpful
by Link
Feb 25, 2022
8 of 8 episodes seen
Completed 3
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 6.0
This review may contain spoilers

C'était bien (avec la bonne fin) !

J'avais quelques doutes en raison d'Idol Romance, mais les deux premiers épisodes étaient superbes. Si l'histoire n'est pas parfaite et un peu trop futile, elle reste entraînante avec une bonne mise en scène.

Webdrama dans les règles de l'art, les épisodes sont ridiculement courts. La semaine des épisodes 5 et 6, j'ai eu l'impression de n'avoir rien vu. Le visionnage (au fil de la diffusion ou après diffusion) impacte sur le rythme et l'histoire en elle-même. L'écriture n'est pas aussi chaotique que The Tasty Florida qui n'a tout simplement aucun scénario (et qui possède une meilleure note). Il n'y a pas d'incohérences particulières non plus, et rien que pour ça, Kissable Lips est agréable. Combien de webdramas veulent trop en faire et finissent par se fracasser au sol ? Beaucoup trop. En fin de compte, le seul détail qui m'échappe est la raison pour laquelle Hae Soo à des yeux rouges. Cependant, ce n'est pas non plus quelque chose qui m'a empêché d'apprécier l'histoire.

J'ai lu quelques critiques sur le budget. C'est un webdrama, naturellement vous ne pouvez pas vous attendre à une Ferrari quand votre budget est celui d'une Golf, peu importe la qualité de la voiture. Le budget me semble bien équilibré, ce qui nous permet d'éviter des effets médiocres.

Pour moi, la fin est idéale. Elle ne pouvait pas être autrement. Il y avait d'autres possibilités, mais est-ce que cela aurait fonctionné aussi bien ? Je ne suis pas sûre...

<< SPOILER >>

Ce n'est pas une fin surprise ou irréfléchie, bien au contraire. Jun Ho décide de se laisser mourir afin de laisser Min Hyun vivre. Il prend conscience qu'il n'a aucun droit sur la vie de Min Hyun, par conséquent, il accepte de disparaître, même s'il perd/abandonne la personne qu'il aime. À mes yeux, c'est ce qui fait toute la différence, parce que pour lui (Jun Ho), mourir était moins douloureux que de tuer la personne qu'il aimait.

Pour parler de l'anneau, le fait que Min Hyun ne le trouve pas reste un bon choix. Quelle est la probabilité qu'il le trouve ? Extrêmement faible. Pas impossible, certes, mais tout de même faible. Le fait qu'il ne le trouve pas marque la fin d'une histoire. Une occasion manquée. C'est frustrant et triste, mais c'est aussi réaliste. Combien de fois sommes-nous passés à côté de quelque chose sans même le savoir ?

<< / SPOILER >>

Le casting était bon la plupart du temps. Il y a un genre de culte autour de Yoon Seo Bin que je ne comprends pas, mais ok. Ça manquait de temps en temps de fluidité et naturel, mais c'était correct. La musique était discrète, mais agréable. Pour finir par une belle image avec des plans sympathiques.

En bref, Kissable Lips n'est peut-être pas un BL qui marquera les esprits. Néanmoins, sa proposition honnête en fait un bon exemple pour avoir le sentiment qu'Idol Romance pourrait produire de meilleurs drames à l'avenir.

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Completed
Bite Me
3 people found this review helpful
by Link
Nov 8, 2021
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 5.5
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 5.0
Rewatch Value 4.0

Le seul mordant est dans le titre !

Bite Me n’est pas ce que je considère être un mauvais drama. Malheureusement, les nombreux défauts qui s’accumulent au fil des épisodes finissent par trop saler les plats au point de le renvoyer en cuisine sans le recommander à quiconque.

Le premier épisode pose ses bases avant de se lancer dans un rythme lent. Extrêmement (et inutilement) lent. Pendant la diffusion, l'intrigue ne progressait que de quelques minutes. Certes, le soin apporté à la cuisine thaïlandaise fait gronder plus d'un estomac. Cela au point de nous faire oublier les personnages… Je n'ai rien contre des narrations lentes lorsqu'elles ont un intérêt. Malheureusement, Bite Me n'avait pas d'être aussi lent.

La romance semblait prometteuse et toute douce, mais elle n'est qu'à peine effleurée. Son chemin est tortueux pendant dix épisodes. Et puis en fin de compte, le dernier épisode m'a tiré un rire nerveux. Il n'y a aucun changement ou de développement entre les personnages. Ça reste une relation junior/senior qui n'a absolument rien de romantique. Le baiser était bien (encore une fois, je préfère un baiser simple qu'un baiser raté). Cependant, pour le fond de la relation du couple principal, est décevant. Quant à la romance secondaire, elle reste appréciable et semble presque plus développée que le duo principal.

Enfin, le placement de produit. Je n'ai pas de problème avec la pratique. Mais ici, c'était franchement abusif. Alors que le téléspectateur attend de voir (enfin) l'intrigue avancer, on préfère le bombarder sur la boisson (qui reste la mieux intégrée), l’application (avec en plus un tutoriel pour s’en servir et la mention des codes promotionnels) ou encore la réduction d’une assurance pour un scooter (le PDF a été parfaitement récité par le figurant, en tout cas). J'entends parfaitement que les placements sont une aide aux productions, mais c'est à se demander si Bite Me n'était pas une simple tribune publicitaire.

En bref, Bite Me n’est pas mauvais dans son fond, mais souffre terriblement dans sa forme. Avec ses longueurs, ses dialogues qui cassent un rythme déjà fébrile et un manque d’interactions, on se demande ce que le réalisateur voulait vraiment raconter entre deux placements de produit.

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Completed
Reloved: Otherwise, Us
2 people found this review helpful
by Link
8 days ago
1 of 1 episodes seen
Completed 0
Overall 4.5
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 5.0
Rewatch Value 1.0

Pourquoi ont-ils fait ça ?

Ils ont ruiné tout l'intérêt du couple secondaire, même pour une histoire alternative. Je comprends l'envie de créer quelque chose de plus artistique et profond (notamment pour les scènes intimes), mais on perd totalement les personnalités originales, au point que cela devient ridicule. Les scènes de dialogues sont raides avec l'autre et son sourire à la mords-moi le nœud (oui, le personnage de Pond me tend un peu par moment). Certes, ce n'est qu'une fin alternative qui change de l'originale, mais pas plus glorieuse.

Je ne vais pas m'attarder sur le couple principal. Je ne l'apprécie pas et cet épisode spécial n'arrange rien. Ni plus de contexte, ni plus de sentiments ou d'émotions.

En bref, si vous voulez voir une fin alternative pour le couple secondaire, pourquoi pas. Sinon, rien qui ne vaille vraiment le détour.

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Completed
Me and Who
2 people found this review helpful
by Link
Dec 6, 2025
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 6.0
Rewatch Value 6.0

Les pensées sont les mots qu'on s'interdit souvent de prononcer...

Les couples sont mignons, mais l'excitation de Me and Who ne m'a pas tenu autant que je l'imaginais. Plutôt que d'être un rendez-vous incontournable le vendredi soir, c'est devenu un grignotage du dimanche après-midi.

Suriya (Big Thanakorn Kuljarassombat) et Apo (Park Anantadej Sodsee) sont un couple sympathique. À l'aise avec l'un et l'autre, Big et Park dégagent un joli mélange d'insouciance, d'ordinaire, d'amour et une touche sexy. Avec des personnages plus matures que leur projet précédent, le duo se révèle plus convaincant, même si l'espièglerie aurait mérité plus de place.

Tailah (Jeng Chotipat Suthadsanasoung) et Janjak (Pan Bhumintr Saingam) sont mon couple chouchou. Un amusant mélange d'absurde, de taquinerie et de pensées crues que l'autre entend, créant des moments à la fois gênants et touchants. Drôles, mignons et attachants, ils ont été mon véritable coup de cœur.

En revanche, l'histoire n'a pas su me captiver autour que je l'espérais. Le concept était prometteur, mais il n'a jamais atteint son plein potentiel. L'intrigue m'a rappelé La Pluie, où la perte de l'audition lors des pluies était présentée comme une fatalité, mais sans conséquences réelles. Ici, le fait que Suriya puisse lire les pensées d'Apo ne génère pas de véritable enjeu, se limitant à quelques moments amusants. J'en attendais davantage, d'autant plus que nos pensées sont nos jardins secrets. Un espace intime dans lequel quelqu'un d'autre accède soudainement. Pour cette raison, l'histoire m'a légèrement déçue, malgré la sympathie des couples.

Le format est idéal, tant sur la durée que sur le nombre d'épisodes. L'histoire est rythmée et dynamique, tout en évitant de s'encombrer de longueurs indigestes. Cependant, la partie professionnelle me semble maladroite et inutile, créant un litige pas si menaçant. J'ai hésité un moment sur ma note. J'aurais plaisir à revoir les scènes de Tailah et Janjak, mais pas le reste, aussi sympathique que soient Suriya et Apo.

En bref, Me and Who est une romance mignonne qui ne connaît pas de réelles tensions, préférant une ambiance légère et amusante avec deux couples attachants.

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Completed
Zomvivor
2 people found this review helpful
by Link
Nov 7, 2025
7 of 7 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 6.5
Rewatch Value 6.0
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Phuvivor…

Zomvivor avait tout du projet abandonné après plus de trois ans sans nouvelles. Jusqu'à ce qu'un teaser relance la machine… Dans l'idée, ce n'est pas tout à fait ce que j'avais imaginé. Mon niveau de satisfaction zombiesque n'est pas à son maximum, cependant, j'ai passé un bon moment.

Les histoires de zombies peuvent être redondantes, car elles finissent souvent de la même façon : les survivants survivent (pour la plupart) et les zombies se font botter le cul. Naturellement, l'enjeu est dans la façon dont les survivants vont faire face aux situations merdiques à venir. Le problème de Zomvivor, c'est le nombre de personnages : 24 étudiants séparés en 3 groupes. En temps normal, on préfère les petits groupes qui se rencontrent, s'allient pendant un temps et se séparent, au fil des épisodes. Cela permet de changer les dynamiques et le rythme. De créer de nouveaux liens et développer certains personnages. Ici, il est question de deux groupes principaux (qui se tirent dans les pattes), et d'un troisième qui n'est qu'une transition comique malgré son potentiel. Pour faire court, il y a trop de monde pour exploiter le potentiel de chacun.

Certains réfléchissent, d'autres sont bêtement idiots et le reste est un danger public. L'autre débile qui court partout et garde le téléphone sur elle ? … C'est une invasion de zombies, on sait qu'ils réagissent au bruit, et il existe une fonction formidable depuis des années : le mode silencieux. C'est quoi ton problème ? Elle m'a énervé, parce qu'elle était la représentation parfaite de l'imbécile égoïste ! Quoiqu'il en soit, en raison du trop grand nombre de personnages, on n'a pas le temps de s'attacher à eux. Lorsqu'ils meurent, et bien… Ils meurent, voilà tout ! Il n'y a pas d'implication émotionnelle, c'est dommage.

Toutefois, ce casting cinq étoiles vaut la peine ! Boss Chaikamon Sermsongwittaya (Phu) m'a prise au dépourvu. C'est celui qui tire son épingle du jeu, pour moi. Je ne le considère pas comme un mauvais acteur, mais il n'a jamais eu de chance avec ses personnages (bien qu'il ait prouvé (malgré la nullité de l'histoire) être plus qu'un beau visage dans The Boy Next World). J'ai vraiment eu le sentiment d'enfin saisir son talent. Il n'était pas réduit à un énième beau brun ténébreux qui porte divinement les jeans.

Yim Pharinyakorn Khansawa (Thi) et Tutor Koraphat Lamnoi (Win) ont aussi été une surprise. J'ai réalisé que je n'avais jamais terminé un seul de leur projet respectif. C'est agréable d'enfin apprécier une série entière. De plus, j'ai apprécié revoir Tommy Sittichok Pueakpoolpol (Jean) que je n'avais plus vraiment vu depuis Why R U?. Par contre, tous les non-dits autour de NuNew & Zee sont fatigants à ce stade. Il n'y avait pas besoin de tricoter quelque chose autour d'eux, laissez-les respirer bon sang ! Ils ne vont pas faire chuter les actions de Mandee s'ils sont dans un même projet sans être impliqués, sentimentalement. Cela dit, NuNew a livré une performance intéressante, tranchant avec ses rôles habituels de minets au sourire niais.

Malheureusement, il y a un déséquilibre avec les personnages féminins. Ning (Janistar Phomphadungcheep) n'a rien d'une héroïne, si ce n'est le titre et le fait d'être la fille d'une scientifique. Prao (Praew Chaisang Narupornkamol) est seulement méchante. Lily (Nink Chanya McClory) est morte avant d'avoir eu son heure de gloire (la tentative n'était pas terrible). Quant à Fah (Pang Buntarika Singpha), elle est une idiote égoïste (oui, elle m'a vraiment énervée). En soit, les gars sont solides et cool, les nanas sont vaguement utiles, sauf l'héroïne.

La temporalité est claire, mais la narration, qui fait mumuse avec des flash-back, n'est pas nécessaire. La cause de l'épidémie est toujours intéressante à connaître. Toutefois, elle n'a pas besoin d'être complexe, et encore moins d'être si mystérieuse lorsqu'elle n'est pas le centre de l'histoire. En tout cas, dans cette première saison, elle ne l'est pas. Un court prologue suffisait, d'autant plus que l'invasion est déjà en place. D'une certaine façon, le développement des personnages a été sacrifié pour alimenter un mystère connu de tous.

Malgré tout, j'ai passé un bon moment. Je suis contente de voir la Thaïlande créer de tels projets, en particulier avec des acteurs/actrices qui peuvent montrer davantage de leur talent, alors qu'ils peuvent sortir des rôles habituels. Seuls deux semblent réduits à être une paire. La musique était sympathique. Les effets étaient bons avec des maquillages efficaces, bien que quelques choix grossiers. Cela dit, rien d'irregardable. Le gore était mesuré, mais si vous n'aimez pas ça, évitez.

En bref, Zomvivor m'ouvre l'appétit, mais ne me rassasie pas complètement en raison d'un nombre trop important de personnages, dont plus de la moitié sont dispensables, ainsi que son final quelconque. Néanmoins, je retiens avec plaisir la photographie, la réussite des zombies et d'un excellent casting.

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Completed
The Journey to Killing You
2 people found this review helpful
by Link
Oct 25, 2025
6 of 6 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 6.0
Rewatch Value 8.0

The journey to loving you…

Le milieu des yakuza fascine entre l'honneur, la loyauté, la vengeance et le sang. Y ajouter une romance ne serait qu'enflammer davantage la dévotion des membres qui composent le clan, n'est-ce pas ? Et bien, c'est une réussite, tandis que la passion intense s'est enflammée.

Odajima Ren (Takahashi Hiroto) porte sur ses épaules un lourd et violent passé. Malgré tout, il incarne la parfaite image de l'homme droit et rigide qui ronge son frein, attendant de satisfaire sa soif de vengeance. Le ressentiment qu'il nourrit envers Kataoka est intense, presque bestial. Jusqu'à ce que la réalité ne le frappe de plein fouet. Même si la chemise jaune est un mystère, elle n'a pas éclipsé l'intensité du regard de Takahashi Hiroto que j'ai trouvé juste tout au long de l'histoire.

Kataoka Kinji (Wada Masanari) est un chef yakuza apprécié, mais aussi le nouveau style de yakuza des drames romantiques. Il n'a rien de l'homme distant au visage fermé et grave. À la place, il dépasse les bornes avec des blagues douteuses et une attitude insouciante. Pourtant, derrière son sourire, on ne sait jamais réellement s'il est sérieux ou non, ni ce qu'il pense. Pour moi, la faiblesse du personnage est d'être une caricature de manga qui n'a pas été retravaillée pour l'écran. Néanmoins, Wada Masanari était formidable, affichant un regard d'une belle sincérité et d'un sourire espiègle, mais honnête, envers Odajima.

La romance n'a pas besoin de plus, bien que la première scène me laisse avec une pointe d'amertume. Je ne parviens pas à la comprendre. Celle-ci de côté, c'est une relation fluide et spontanée, qui débute maladroitement, mais où des sentiments respectifs se développent. Après tout, même le pire des hommes peut tomber amoureux, pourquoi ce serait différent pour un yakuza ? Ce n'est pas une romance tortueuse où j'avais l'impression de souffrir chaque semaine. Bien que Odajima soit face à ses démons sur six épisodes, pour moi, la tension n'a jamais été explosive au point de douter de la suite, ou de la fin. Et ça ne me dérange pas parce qu'ils ont enflammé l'écran avec une intense brute.

En bref, The Journey to Kill You est un drame sombre dans lequel deux hommes dangereux se confrontent et finissent par développer des sentiments jusqu'à s'échapper de leurs cages.

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Completed
My Secret Vampire
2 people found this review helpful
by Link
Oct 10, 2025
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 6.5
Rewatch Value 8.0

Les vampires à croquer, et l'attachant petit humain…

Adorable ! My Secret Vampire est un KBL entraînant, sur fond de comédie fantastique légère avec un bon rythme et des personnages attachants.

Les gars ont fait des plans sur la comète avant de réaliser que le petit humain était bien plus qu'un garde-manger ambulant. L'intégration de Han Dong Ha (Park Dong Ju) s'est faite progressivement, sans essayer de forcer le destin. Personnellement, ça m'a rappelé la façon dont parfois, on fait la connaissance d'une personne pour la première fois, et on ressent une connexion immédiate.

L'aspect fantastique n'est pas exploré. Au travers d'échanges entre les personnages, quelques éléments se dévoilent. Cependant, l'histoire ne devient jamais sombre ou dangereuse. La pression ne monte pas, malgré quelques scènes de tensions. Toutefois, elles sont rapidement désamorcées. En soit, c'est une comédie romantique classique, où la nuance est que quatre des beaux garçons sont des vampires. Pour moi, il s'agit typiquement du genre de drama qui n'apporte pas grand-chose, mais qui fait du bien au moral.

L'ensemble du casting était bon, avec ce qu'il fallait d'émotion. Les quelques baisers étaient superbes. La mise en scène est ravissante (les plans en extérieur étaient sublimes (notamment ceux de nuit)). Quant à la musique, elle est restée discrète.

En bref, My Secret Vampire est une comédie romantique légère et réconfortante avec une touche de fantastique.

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Completed
The Bangkok Boy
2 people found this review helpful
by Link
Jul 14, 2025
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Destruction, sauvetage et liberté…

The Bangkok Boy ne perd pas de temps et nous plonge directement dans son univers où les gangs s'affrontent. Violente et dynamique, l'histoire se met en place et fait mal dès le premier épisode. C'était suffisant pour que j'en redemande la semaine suivante…

Après plusieurs années en prison, Sun a eu le temps de nourrir sa rage et sa soif de vengeance. Enfin libre, il redécouvre les quartiers dans lesquels il a grandi et qu'il reconnaît à peine, les choses ont changé. Le destin met sur sa route Peace, un sud-coréen qui semble vouloir être partout sauf en Thaïlande. L'attirance est palpable, bien que distante. Aimer est dangereux, notamment pour eux. Pourtant, les sentiments se développent. C'est une relation complexe, mais cohérente avec une forme de douceur dans un monde qui ne laisse pas (ou peu) de place à la tendresse.

Les antagonistes sont détestables, dont certains bien développés. J'entends par-là qu'ils ne sont pas bêtement méchants parce que c'est cool. Il y a un développement solide quant à ce qu'ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils deviennent. En y regardant de plus prêt, le futur de certains est écrit depuis le premier épisode. Ils sont cohérents.

L’ensemble du casting est excellent : personnages principaux, secondaires et autres. D’habitude, les séries coréennes-thaïlandaises ne me plaisent pas. Je n’arrive pas à m’immerger lorsque deux personnages ne parlent pas la même langue, mais agissent comme s’ils se comprenaient. Ici, les choses sont faites différemment et apportent la cohérence qu’il manque aux autres productions. Pour faire simple, Sun est thaïlandais, Peace est sud-coréen. Ensemble, ils parlent thaïlandais. Lorsque Peace est avec son père, il parle coréen. C’est cohérent et ça amène une touche supplémentaire aux luttes mises en place dans l’histoire.

Il y a de l'action avec des scènes de combats dynamiques et bien chorégraphiées. Elles sont bien filmées et sans bruitages absurdes. Certaines scènes sont violentes, il n'est donc pas conseillé aux personnages qui y sont sensibles. La fin est ouverte et laisse pas mal de place pour une seconde saison (le final semble avoir été pensé de la sorte). S'il ne devait pas y avoir de suite, il me manquerait quelque chose, la fin me laisse ni satisfaite, ni insatisfaite pour le moment (évidemment, c'est personnel).

En bref, The Bangkok Boy est un drama qui mêle violence, gangs, trafics, convictions familiales et amour dans un monde où ce dernier n'a pas tellement sa place. Aussi destructeur que libérateur, aimer est un choix risqué qui peut parfois être la rédemption qu’on attendait.

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ThamePo Heart That Skips a Beat
2 people found this review helpful
by Link
Mar 7, 2025
13 of 13 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 8.5

Sur le bon tempo...

ThamePo ne pourrait pas être plus doux que ce qu'il est. Une romance ordinaire, un arc professionnel fluide, des tensions renforcées, des amitiés sincères et aucune scène abracadabrantesque.

L'équilibre des personnages s'avère idéal, car complémentaire. Idole populaire, Thame (William Jakrapatr Kaewpanpong) est sur le point de faire ses débuts en Corée, le plongeant en plein litige avec les membres de son groupe. William parvient à donner une dimension prenante à son personnage, partagé entre son amitié pour les membres de Mars, et son amour naissant pour Po. Multitâche introverti, Po (Est Supha Sangaworawong) traîne sa faible estime de lui-même comme une seconde peau. Est transmet les bonnes émotions pour donner vie à une personne blessée.

Soignée, la romance repose sur la douceur, prenant le temps de se construire. Aucune précipitation, pas de personnages qui se déshabillent au premier regard. Des balades le soir, des discussions qui durent des heures, des moments timides, incertains, mais forts. Ils communiquent, se comprennent, s'interrogent et parviennent à surmonter les barrières. Une histoire d'amour ordinaire qui connaît une mécanique simple, mais réaliste (en quelque sorte, on ne sort pas tous les jours avec une idole).

Le milieu du divertissement alimente l'intrigue. Le groupe met en avant cinq artistes aux rêves différents, mais où chacun souhaite être ensemble sur scène. Bien que je ne doute pas que l'histoire soit romancée, c'est agréable de suivre le groupe sans que cela ne devienne un drame musical. D'ailleurs, l'OST est bonne avec de bons morceaux de pop thaï. Tout comme l'ambiance grâce aux concerts, fan-meeting, réunions créatives, etc.

En bref, ThamePo est un adorable BL à la romance ordinaire et réconfortante avec des personnages attachants sur fond d'une jolie mise en scène et d'une bande-son entraînante.

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Completed
When It Rains, It Pours
2 people found this review helpful
by Link
Feb 23, 2025
7 of 7 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 10
Music 6.0
Rewatch Value 8.0
This review may contain spoilers

Quand il pleut, le cœur trouve son propre rythme...

C'est un drame qui met en lumière la difficulté d'avancer dans une relation lorsque les besoins ne sont pas satisfaits. Cette remise en question, alors qu'on pensait que l'autre était, en quelque sorte, la réponse à tout...

Aimer quelqu'un et laisser quelqu'un nous aimer, c'est difficile. Partager une relation l'est tout autant, parce qu'elle demande des efforts permanents. Au Japon, il n'est pas rare de voir des couples (notamment mariés) qui ne partagent aucune intimité, tout autant qu'il est commun de voir des infidélités. Sur ce point, When It Rains It Pours sait comment le mettre en scène. Il y a quelque chose d'extrêmement triste dans le fait d'être en couple, mais d’avoir le sentiment d’être seul(e). C'est la façon dont j'ai perçu les relations de Hagiwara et Sei.

D'un côté, il y a Hagiwara Kazuaki (Muto Jun), qui vit avec sa petite amie, Mizutani Kaori (Akita Shiori) et qui pense au mariage. Pourtant, dès qu'il cherche à partager un moment intime, elle le rejette. Sa petite amie n'aime plus avoir de relations intimes avec lui, décidant que son côté viril est désagréable. Un trait qui contraste franchement avec la relation qu'il va développer au côté de Sei. D'ailleurs, Nakarei Sei (Ito Asahi) vit avec Fujisawa Kazuaki (Matsumoto Hiroki). C'est un couple, mais sans en être réellement un. Ils partagent un appartement ensemble, mais Fujisawa refuse d'avoir des rapports intimes avec lui. Au fil du temps, Fujisawa l'a isolé, le rendant presque dépendant. Alors que Sei se compare à un parasite dans la vie de Fujisawa.

Ce sont deux couples différents, mais avec un point commun : ils n'ont pas de rapports intimes. Après une erreur de mail, Hagiwara Kazuaki et Nakarei Sei vont discuter. Peu importe qu'ils ont des orientations différentes, cela ne change pas grand-chose dans le fait de pouvoir en parler. La pudeur japonaise n'est pas nouvelle, cela dit, c'était agréable de voir la curiosité et l'honnêteté dans leurs échanges. En particulier Nakarei Sei qui est aussi franc qu'une lame fraîchement aiguisée. Alors qu'ils découvrent être collègues, ils finissent par se rapprocher et passer la nuit ensemble.

Si l'histoire repose sur l'infidélité, il ne s'agit pas seulement d'une partie de jambes en l'air. C'est tellement plus ! C'est un trop-plein qu'ils ont évacué avant de réaliser que les sentiments sont déjà là… Parfois, les sentiments grandissent et s'installent confortablement et cela nous demande du temps pour réaliser qu'ils sont là. Les sentiments sont progressifs, mais de redoutables vicieux qui savent se faire discrets, jusqu'au moment où ils décident de se montrer. Ou, à l'inverse, les sentiments s'effacent et on ne le remarque qu’une fois qu'ils ont tous disparu. Hagiwara et Sei ont trouvé en l'autre la façon de satisfaire leurs désirs. Ils ne suivent plus le rythme des autres, mais le leur.

L'ensemble des acteurs était formidable, tout comme le développement des personnages. La photographie est superbe avec de magnifiques plans sous la pluie. J'ai apprécié la simplicité de l'histoire et l'absence de crises de larmes. Mon seul regret est qu'un épisode supplémentaire aurait pu amener une fin plus honorable. Bien que ce soit une bonne fin, il lui manque un petit quelque chose. Je chipote ? Peut-être.

En bref, il faudra passer au-delà de l'infidélité pour capturer chaque émotion When It Rains It Pours. Bien que l'histoire soit simple, elle n'en est pas moins intense et pleine de réflexions sur ce qu'on attend d'une relation avec des personnages intéressants et honnêtes.

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Completed
Dawn Is Breaking
2 people found this review helpful
by Link
Sep 1, 2024
30 of 30 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.0
Rewatch Value 7.0

Romance historique simple et dynamique...

Dawn Is Breaking est une intrigue simple et bien gérée. L’histoire connaît ses petits détours et manigances de palais, tout en restant accessible et sans incohérences grotesques. À moins de vouloir creuser (ce qui n’est pas l’intérêt d’un webdrama), le fil rouge se construit et suit son cours. Les situations s’enchaînent avec du rythme, étant donné que les mini dramas n’ont pas besoin d’épiloguer des heures. De plus, les décors sont sobres et élégants, tout comme les maquillages. Enfin, les costumes sont magnifiques et ne donnent pas l’impression d’être de mauvaise qualité.

Certes, l’intrigue d’une épouse qui souhaite tuer son mari a déjà été explorée ces derniers mois. Malgré tout, le drame parvient à lui donner une autre saveur, jouant avec les personnages et les connexions entre eux.

Encore une fois, les personnages ont une place centrale. Attendais-je vraiment autre chose de la part de Li Fei qu’un personnage majestueux, cruel, méchant, mais au cœur tendre, et sexy comme le diable ? Nope ! Après A Tale of Love and Loyalty, Li Fei revient dans un rôle de précepteur d’État alimenté par la vengeance. Ce dernier brille dans son rôle avec ses sourires aussi séduisants qu’inquiétant, son regard enflammé et son charisme.

À ses côtés, He Xuan Lin que je n’ai jamais vu auparavant. C’est une femme blessée, mais courageuse. Plutôt que d’avoir une demoiselle en détresse qui pleure en hurlant sans discontinuer, nous avons une femme digne et forte, malgré l’adversité. Ravissante et charmante, l’actrice a délivré une performance solide.

L’alchimie du couple est agréable. L’affection est joliment mise en scène, tout comme l’interaction physique. C’est l’un des rares mini C-Dramas où les scènes affectueuses sont moins importantes que l’esprit. Car oui, les personnages échangent beaucoup. La possibilité d’une fin triste dans les webdramas est drastiquement plus élevée qu’un drame populaire. Naturellement, la fin n’est pas une surprise, tout en restant cohérente avec les événements. Cependant, elle laisse le téléspectateur avec une image qui alimente son imaginaire, sûrement pour une note d’espoir.

En bref, Dawn Is Breaking n’invente rien, il ne fait que recycler des idées déjà existantes, mais il le fait bien avec juste ce qu’il faut de dynamisme.

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Completed
Dead Friend Forever - DFF
2 people found this review helpful
by Link
Aug 3, 2024
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 8.0
This review may contain spoilers

Les masques tombent...

Quel genre de personne êtes-vous vraiment ? C'est ce qu'explore Dead Friend Forever avec une bande de potes qui décide de passer un week-end dans une maison nichée dans les bois.

Dead Friend Forever reprend les codes du slasher en mettant en scène un tueur masqué, alimentant ainsi la paranoïa des personnages. L'ambiance est propre aux films d'horreur, renforcée par une atmosphère lugubre, aux espaces étroits de la maison, et à la mise en scène, inspirée du found footage. En l'espace de dix minutes, le cadre et les personnages sont posés.

On peut critiquer DFF, mais ce drama se démarque par son scénario et sa construction des personnages. Ils sont conçus de manière à ce que certains soient détestables dès le début, attachants pour d'autres, et le reste deviennent tout simplement méprisables. Ils ne m'ont jamais laissé indifférente. J'éprouvais constamment quelque chose pour eux. Cela n'a fait qu'accentuer l'envie de découvrir le passé qui les unit. D'autant plus qu'on parle d'une bande de potes, mais je n'ai pas cessé de me demander pourquoi ils l'étaient.

La vérité, on veut la connaître, malgré la dureté de l'histoire. En effet, le drama traite de sujets difficiles et contient des scènes graphiques qui peuvent déranger les plus sensibles. Le harcèlement scolaire, la manipulation affective envers un mineur, des abus. Il est aussi question de revenge porn (diffusion de contenu sexuellement explicite sans le consentement d'une (ou des) personne concernée), de maltraitance et de divers trafics.

La romance principale (White & Tee) est un axe important et intéressant de l'histoire. Tant dans le fil de l'intrigue que dans sa réflexion. Au rythme des épisodes, on s'attache à ce couple, pour finir par des sentiments contradictoires qui se heurtent les uns aux autres. C'est une romance utile qui a sa petite touche pimentée, mais rencontre aussi un triste sort sur son final, bien qu'il ne soit pas surprenant. La romance secondaire avait un intérêt, mais elle s'est égarée en voulant se transformer en un étrange triangle amoureux.

Si vous êtes amateurs/amatrices de films d'horreur, le fin ne sera pas une surprise. Il n'est pas rare de terminer sur une telle note, faisant ainsi douter le spectateur de la réalité des faits. Personnellement, c'est une fin que j'apprécie, et je ne juge pas une suite nécessaire, au contraire ! Laisser une fin ouverte permet aussi au spectateur de jouer de son imaginaire et d'interpréter ce qu'il vient de regarder.

En bref, Dead Friend Forever est d’un genre complètement différent dans le BL thaïlandais. Difficile de dire qu’il est rafraîchissant rien que par ses thématiques, et pourtant il livre une œuvre nouvelle et bien réalisée. Si ce drama ne correspond pas à tout le monde (l’horreur reste un genre particulier), il est agréable de changer de décor et de découvrir une version sur ce que le cinéma thaïlandais peut offrir.

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