Imparfait, mais mignon...
Duang with You progresse lentement (parfois trop) avec une histoire simple d'un premier amour, d'amitiés pétillantes et d'une petite liste de clichés.Qin (Por Suppakarn Jirachotikul) avance à son rythme, car incapable de suivre celui des autres. Des efforts ? Il en fait, mais ces derniers restent invisibles aux yeux des autres. Son attitude distante et fermée peut paraître froide, voire blessante, mais peut-on lui en vouloir lorsqu'on sait que c'est involontaire ? Por Suppakarn Jirachotikul n'est pas parfait. Il manque d'expression du visage, conservant majoritairement la même. Toutefois, il livre le meilleur dans le dernier épisode.
Duang (TeeTee Wanpichit Nimitparkpoom) est un rayon de soleil survitaminé. Le type ne s'arrête jamais, et c'est une partie de son charme (si on laisse de côté certains agissements). Il aime de façon presque démesurée et déraisonnable, mais avec les meilleures intentions. Parfois, il en devient exubérant, cela dit, il reste attendrissant. TeeTee incarne parfaitement Duang avec son sourire taquin et son joli regard. Le personnage est expressif, cela dit TeeTee ne tombe jamais dans le surjeu. Au contraire, il trouve un équilibre idéal.
Leur relation dépeint un premier amour doux, sain et chargé d'une belle émotion. On ressent une tension subtile, loin des clichés habituels, qui s'accordent à leur personnalité. Le couple secondaire apporte de la curiosité, bien qu'il soit discret. Domundi prépare sûrement le terrain pour une série dédiée.
L'histoire est claire avec des personnages travaillés et des amitiés entraînantes. Le passé de Qin influence directement sa vie et ses relations, tandis que Duang s'y confronte et l'accompagne. C'est également agréable de voir l'histoire suivre son chemin sans artifice surfait ni de retournements forcés.
En bref, Duang with You séduit par sa simplicité. Un mélange d'émotions, de lumière et d'un sentiment de bien-être qui fait sacrément du bien au moral.
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De bonnes idées, mais l’histoire en loupe la moitié…
Parfois, les titres ne sont pas représentatifs de l'œuvre, c'est le cas ici. Ils ne sont pas ennemis, seulement amis et l'un d'eux a un caractère particulièrement pénible. Ceci de côté, c'est un drama sympathique, mais fragile avec son lot de défauts.Leur dynamique n'est pas ma préférée, en particulier sur les premiers épisodes. Ha Neul est typiquement le genre de personnage qui m'insupporte : méchant, ingrat et qui agit comme bon lui semble parce qu'après tout, c'est lui le patient amnésique. De l'autre côté, Sae Byeok est un paillasson qui supporte le caractère naze de Ha Neul avec le sourire, qui ne va surtout pas le contrarier. Fort heureusement, ils finissent par évoluer (bien que cela arrive un peu tard). Ha Neul fait preuve de maturité au fil de l'histoire, tandis que Sae Byeok montre enfin ses faiblesses.
L'attraction entre les deux acteurs est superbe. Les interactions de couple sont mignonnes. Il me semble que c'est le KBL avec le plus de baisers. Loin de m'en plaindre, ils sont franchement excellents (et les scènes intimes aussi).
L’idée d’une telle antagoniste est intéressante, mais elle aurait dû apparaître plus tôt. La folie est un solide moteur pour alimenter la tourmente des personnages. De même pour son partenaire de crime. On se doute qu'il est louche, mais l'histoire préfère nous garder dans le flou. Enfin, la prise de conscience lorsqu'un incident survient n'a rien d'une nouveauté, c'est dommage.
La narration est assez brouillonne. Par moment, c'est difficile de savoir s'il s'agit d'un rêve, d'un souvenir ou du présent. Certaines scènes me laissent un peu sur le bas-côté, car je ne sais même pas si elles se sont déroulées ou non. Le montage est étrange avec des flash-back hasardeux.
En revanche, la photographie est superbe, tout comme la musique. De plus, c'était agréable d'avoir ce rythme de diffusion (deux épisodes par semaine). Peut-être que j’aurais plaisir à le voir dans quelques semaines.
En bref, Never Forget Your Enemy possède des qualités et de bonnes idées, mais elles ne sont pas exploitées, ou pas assez, ce qui rend l'histoire confuse avec en plus un montage décevant et un final trop facile.
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Plaisir coupable à la saison des pluies...
À la recherche d'une relation saine avec des personnages qui communiquent ? My Personal Weatherman ne s'en approche pas. Pourtant, cela ne l'empêche pas d'être un vrai plaisir coupable jonglant entre passion et fascination.La dynamique des personnages ne tarde pas. Tanada Yoh (Mashiko Atsuki) est un mangaka fauché qui peine à trouver du boulot dans le milieu. Segasaki Mizuki (Higuchi Kohei) est un présentateur météo populaire qui gagne bien sa vie. Ils vivent ensemble depuis quatre mois. Alors que Segasaki s'occupe des finances, Yoh est en charge des tâches ménagères, de la cuisine et accepte de coucher avec son hôte.
Yoh et Segasaki sont maîtres dans l'art du non-dit. Et ce n'est pas peu dire, car la seule façon où ils parviennent à s'entendre, c'est au lit. Yoh est une autruche de compétition. Il refuse de se regarder dans un miroir, rejetant ses sentiments et reste buté dans son idée que tous ses malheurs sont de la faute de Segasaki. Et bien évidemment, il n'aime pas du tout coucher avec lui. Pourtant, Yoh accepte le deal. Personne ne le retient en otage, il est libre de partir, mais chaque prétexte est bon pour rester. Yoh est une frustration distrayante. Et cela, au point qu'il en devenait amusant de découvrir sa prochaine excuse pour rejeter (faussement) une attention de Segasaki.
Segasaki, quant à lui, préfère les actes aux mots. C'est un homme beau, il le sait. D'ailleurs, il ne peut pas ignorer l'obsession que nourrit Yoh pour son visage. Il en joue au point qu'il semble avoir le dessus sur leur relation. Or, lorsqu'on y regarde de plus près, il est sûrement le plus dépendant des deux. Cela se ressent également dans les efforts qu'il met dans cette relation pleine de non-dits. Il initie les contacts, tente des approches et essaie comme il peut de faire comprendre ses sentiments. En retour, Yoh garde la tête enfoncée dans le sable, parce qu'il refuse de s'avouer qu'être sous Segasaki lui plaît, que ce soit littéral ou métaphorique.
C'est un couple étrange qui ne semble rien avoir en commun, si ce n'est le sexe. Et pourtant, l'un ne veut pas partir, et l'autre ne veut pas le voir partir. Les japonais sont différents des occidentaux sur bien des points, dont les relations sociales. La particularité de My Personal Weatherman, c'est que l'histoire ne nous prend pas par la main et ne nous explique pas les choses. Il faut lire entre les lignes, exactement comme Yoh dans le dernier épisode.
D'un point de vue personnel, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'étiqueter une relation. Généralement, deux adultes sont capables de faire la différence entre une amitié avec des avantages et une relation amoureuse. Si ce n'est pas le cas, la communication est ouverte. Malgré tout, mon seul regret est de ne jamais les avoir vus poser des mots sur leurs sentiments.
En bref, My Personal Weatherman met en scène une relation toxique sous plusieurs angles. Néanmoins, c'est un drame sexy et à la passion dévorante (tant dans le bon que dans le mauvais sens du terme) sous une pluie annonciatrice de meilleurs jours.
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Une curiosité aux sentiments mitigés...
Cette série me laisse sur des sentiments mitigés, pourtant elle suscite une certaine curiosité qui me pousse à ne pas la condamner.À mes yeux, la plus grande réussite, c'est l'ambiance. Une tension qui se mêle à l'érotisme, le sensuel, le sexuel, la moiteur et la curiosité. De temps en temps, cela tire vers le lugubre, pour revenir à des hommes nus qui s'amusent dans les draps, ou ailleurs. Parfois, ça ressemble à un vieux porno ringard, donnant lieu à des scènes tellement embarrassantes qu'elles en deviennent hilarantes… Cela dit, à titre comparatif, j'étais plus à l'aise devant Playboyy que Secret Crush on You (que j'ai abandonné après trois tentatives).
L'enquête ? Inutile de la prendre trop au sérieux. Certains personnages vont et viennent sans véritable impact. Les éléments semblent décousus, et le jeu des acteurs un peu ringard n'aide pas. Quant à la fin, elle me laisse perplexe. Même sans suivre les éléments à la loupe, je reste dubitative.
Playboyy pue le sexe, littéralement. Le sexe, la dépravation, la sueur et la douleur. Les personnages utilisent l'intimité pour s'exprimer. Parce qu'ici, le sexe devient une explication, une justification, une acceptation et même un rejet ou un défi. La nudité est présente avec des scènes audacieuses et réussies.
On voit beaucoup de fesses, de torses en sueur et des scènes qui peuvent choquer. Certains personnages devraient être en prison pour la cinquième fois depuis le début de l'épisode, mais encore une fois, l'histoire n'est pas là pour se prendre trop au sérieux.
En bref, Playboyy est une série étrange qui se balance entre la curiosité et le ridicule. Je ne l'ai pas aimée, mais je ne l'ai pas détestée non plus. C'est un entre-deux qui me pousse à ne pas la recommander, mais à ne pas la condamner.
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Comme ma sauce piment-doux favorite...
Unknown est un drama curieux qui m'a rappelé ma sauce piment-doux favorite. Peu importe si le lundi elle m'arrache la bouche, et le mardi elle est trop sucrée, j'y reviens toujours. Ce drama est un peu similaire. J'aime sa douceur et son côté piquant qui fait que je ne peux pas m'empêcher d'y revenir pour connaître la suite. Pour cette raison, j'étais au rendez-vous tous les lundis (ou presque) pendant les semaines de diffusion.Les histoires de relations interdites sont excitantes. Elles ont un goût unique, si bien qu’elles en deviennent piquantes de la meilleure des façons. Toutefois, chacun à ses propres principes moraux en matière de relations du genre. Naturellement, Unknown connaît sa controverse en raison de la relation entre Qian et Zhi Yuan.
À mes yeux, Qian et Zhi Yuan ne sont pas frères, contrairement à Qian et Lili qui sont réellement frère et sœur. Qian recueille une petite souris des rues, Zhi Yuan. En tant que chef de famille, il va l’aider et le protéger. Quelqu’un qui agit de la même façon devient-il un membre de votre famille pour autant ? Personnellement, les histoires de demi-frères qui tombent amoureux ne me plaisent pas. D’ailleurs, je n’étais même pas sûre de regarder Unknown pour cette raison.
En fin de compte, j’ai suivi ce drame avec une certaine curiosité et un réel intérêt. Parce qu’après tout, si je n’avais pas été à l’aise devant mon écran, je n’aurais pas continué. De plus, je pense que la confusion vient également des titres honorifiques. Le titre de « frère » est bien plus large qu’en Occident. Il y a tellement de facteurs qui peuvent modifier la perception de leur relation. En réalité, votre appréciation dépendra de votre point de vue.
Les deux premiers épisodes dépeignent l’histoire des membres du foyer Wei. Malgré les ombres qui rampent sur les murs, on n’échappe pas à la dynamique familiale colorée et bienveillante. Parce qu’il s’agit d’une grande qualité de Unknown. Celle de montrer que les liens les plus forts ne sont pas nécessairement ceux du sang. Les problèmes ne tardent pas et progressent au fil de l’intrigue, alors que les personnages se dévoilent. Pourtant, chacun reste le soutien de l’autre.
Tout d’abord, Chris Chiu en tant que Qian. Sous son air stoïque se cache une émotion intense qu’il parvient à transmettre. En effet, son personnage semble froid et impassible, mais l’acteur apporte un contraste et une sensibilité unique. Ainsi, il dépeint un personnage authentique et poignant, tiraillé entre son amour et son souhait de rendre Lili et Zhi Yuan heureux. De l’autre côté, il est indéniable que Kurt Huang s’est approprié son rôle de Zhi Yuan. Derrière ses grands yeux d’amoureux, c’est le personnage qui évolue le plus. Kurt Huang dévoile une large palette d’émotions, notamment sa colère sous-jacente qui est, à mes yeux, la plus réussie. Ainsi, il délivre un personnage lourd et intense.
– Qian : Tu as déjà pensé à ce que tu feras si la personne que tu aimes se marie un jour ?
– Zhi Yuan : Je deviendrais probablement fou.
Si la ténacité mise en scène dans Koi wo Suru Nara Nidome ga Joto était belle, celle de Zhi Yuan me laisse toujours perplexe. Encore une fois, il revient quatre ans plus tard et semble refouler ses sentiments. Pourtant, il agit comme un loup qui traque sa proie. Souvent, j’avais le sentiment que Zhi Yuan était maître dans l’art de la manipulation affective. Après tout, son monde n’est composé que de Qian. Parfois, j’avais l’impression d’étouffer devant mon écran, alors que j’observais Qian, impuissant, semblant, lui aussi, chercher son souffle. Zhi Yuan sait ce qu’il veut et il compte bien l’avoir, même à l’usure. Naturellement, je me suis souvent demandée si leur relation était aussi saine qu’elle voulait prétendre l’être ?
Avec son intrigue romantique chargée, la romance entre la sœur et le meilleur ami n’est pas développée plus que nécessaire. L’OST est jolie, bien qu’elle prend trop le téléspectateur par la main. C’était comme s’il fallait absolument expliquer ce que ressent le personnage. Pour finir, le début de l’épisode 11 est un choix d’édition catastrophique. Une nouvelle version éditée est sortie, cependant, j’ignore si elle a été corrigée également sur Viki.
En bref, Unknown est un drame qui jongle entre le plaisir coupable et la curiosité. Avec son couple principal charismatique, c’est une histoire entraînante dans laquelle l’importance des liens qui nous lient peuvent souvent dépasser ceux du sang.
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Rouler des mécaniques… Mmh, presque !
Les débuts ont étés difficiles pour moi. Rien ne me poussait à continuer, sauf la petite intuition. Certes, Pavel et Garfield sont deux bonnes motivations. Cependant, aussi cool que soit Pavel et aussi charmant que soit Garfield, leurs beaux yeux ne pouvaient pas me faire tenir 13 épisodes à eux deux.Pour moi, Pit Babe est scindée en deux parties. La première se concentre sur la course automobile et les personnages. Néanmoins, cette partie est trop lisse et propre. C'est vrai, les écuries professionnelles sont d'une qualité irréprochable (il suffit de regarder une course F1 pour s'en rendre compte), cependant, j'en attendais un peu plus, notamment lorsqu'ils ont, littéralement, la tête dans le moteur. Ça manque de cambouis, tout simplement ! De même pour les courses auxquelles on sent les limites du budget. Il n'y a pas de spectateurs, pas de foules ou d'acclamations. C'est vide. Pour cette raison, j'ai tendance à penser que cette partie avait pour but de placer les personnages, le côté cool en cadeau.
La seconde partie nous sort la tête du garage, et c'est sur celle-ci que j'ai trouvé un intérêt à l'histoire. Si les personnages sont là depuis le début, avec quelques brides d'informations ici et là, ils n'ont pas apporté grand-chose jusqu'à maintenant. Certains peuvent même passer pour des figurants, tandis que d'autres vont et viennent. Cela dit, cette seconde partie va enfin leur apporter la matière suffisante pour faire tourner le moteur avec son lot d'action et un bon bagage émotionnel. Certes, c'est parfois tiré par les cheveux avec des plans foireux dans lesquels les gentils sont stupides, mais ça reste rythmé et entraînant. Cette seconde partie est un très bon mélange d'action, de romance et d'émotion (sentimentale, amicale et fraternelle).
Le casting est bon. Le jeu de Pavel (Babe) s'est clairement amélioré depuis 2 Moons et son charme n'a fait que s'accentuer de la meilleure des façons. Pooh (Charlie) m'a souvent donné l'impression de surjouer (en plus d'avoir l'air psycho avec son regard et son sourire), je ne suis pas fan de l'acteur ici et le personnage de Charlie n'est pas sensationnel pour moi. Le jeu de Nut (Way) s'est considérablement développé et affiné depuis Oxygen. Sailub (Alan) et Pon (Jeff) sont également sympathiques, tandis que j'ai adoré détester Pop (Winner) et S (Tony).
En revanche, je regrette de voir Ping (Pete) et Garfield (Kenta) être délaissés de la sorte… Et la frustration qui me ronge vis-à-vis d'eux est folle… Je veux dire, rien de plus ? Pas un regard. Pas un échange. Pas même un petit signe. Rien de rien… Humpf !
En bref, Pit Babe est dans un univers que je n'apprécie pas, cependant il sait comment trouver son public (et les scènes de lit ne sont probablement pas innocentes là-dedans). Néanmoins, il trouve tout son intérêt dans sa seconde partie, jonglant entre romance, action et émotion.
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Un petit drama bonbon...
Rien ne me donnait à penser que j'allais passer un bon moment. Et pourtant… Si une grande majorité des romances contemporaines chinoises ne sont pas mes préférés, elles le sont encore moins dans un contexte scolaire en raison des intrigues trop niaises et téléphonées et des FL qui ressemblent à des bébés. Généralement, le jeu des acteurs/actrices est ce qui peut me faire rester. Ce qui est le cas de Our Secret.Ding Xian (Rainbow Xu) vient tout juste de faire ses premiers pas à l'université qu'on repart plusieurs années en arrière afin de découvrir l'histoire dans l'ordre chronologique. De ce fait, on découvre comment Dong Xian et Zhou Si Yue (Chen Zhe Yuan) se sont rencontrés. Les raisons qui font qu'ils ne s'apprécient pas et comment ils sont doucement tombés amoureux l'un de l'autre. La période collège et lycée est très bien, si bien que pour moi, le public visé est clairement adolescent. Je n'en suis plus une depuis longtemps, mais c'est resté mignon et attachant.
La romance est lente. Sur 24 épisodes, ils commencent à se fréquenter qu'à partir de l'épisode 21. Si la relation est présente pendant les années collège/lycée, les choses se concrétisent une fois qu'ils sont à l'université. Si la romance reste légère avec quelques baisers très brefs, elle n'est pas moins présente par des sourires, des regards ou de petites attentions. C'est la première fois que je vois Chen Zhe Yuan et il ne démérite pas, mettant en avant des émotions profondes visibles au travers de son regard passionné. Rainbow Xu est moins expérimentée et ça se voit, cependant, ça amène une forme d'innocence au personnage bien qu'encore une fois, le doublage avec une voix (souvent) boudeuse ou mielleuse a fini par m'irriter.
Certains drames semblent sonner comme si vous alliez les détester. Cependant, pour une raison quelconque, ils ont "ce" truc de nous envelopper dans une couverture confortable et offrir juste ce qu'il faut pour se déconnecter de toutes pensées. Our Secret est l'un d'eux.
En bref, Our Secret est ce que j'aime appeler un drama bonbon. Il est doux et mignon avec juste ce qu'il faut de sucre avant d'aller se coucher.
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Renaissance dans le monde du cinéma…
Reset a été un drama remarquable. Au cours des deux dernières années, plusieurs séries ont exploré les voyages dans le temps, mais Reset est irrémédiablement l'une des meilleures avec son intrigue adulte et sa romance mature.Armin (Pond Ponlawit Ketprapakorn) est un habitué des seconds rôles, qui se voit offrir une chance, surmontant des défis et faire face à de sombres trahisons (dans sa vie passée et actuelle). Ce que j'ai particulièrement apprécié chez le personnage, c'est sa persévérance. S'il parvient à gravir les échelons avec un coup de pouce, il reste fermement accroché à son rêve et n'est pas déméritant pour autant. L'interprétation de Pond Ponlawit Ketprapakorn est exceptionnelle ! Elle est nuancée avec des doutes, de la souffrance et des rires. En outre, Pond est l'un des rares acteurs thaïlandais à maîtriser aussi bien l'expression de la colère.
Thada (Peterpan Thasapon Wiwitwaron) est le directeur d'une agence, mais aussi un fervent admirateur de l'ombre d'Armin. En coulisses, il lui apporte son soutien, mais ne lui mâche jamais le travail. Thada lui offre des opportunités qu'Armin ne pourrait envisager d'avoir avec son agence actuelle. C'est un homme d'une grande gentillesse et d'une attention sincère. Peterpan Thasapon Wiwitwaron dépeint un personnage charmant et amoureux qui ne laisse pas le cœur insensible. Ses grands yeux passionnés sont ravissants, tout comme son jeu qui était aussi remarquable que son partenaire.
La romance est mature, réaliste et saine, avec une dynamique entraînante. J'ai adoré les voir se séduire et flirter, même s'ils étaient déjà engagés l'un avec l'autre. D'une certaine façon, Reset a démontré qu'une relation nécessite plus que deux beaux visages pour fonctionner ou des scènes intimes à profusion.
Les antagonistes sont stéréotypés, mais cela ne m'étonne pas particulièrement de la part d'un drame thaïlandais. Je regrette seulement qu'ils le soient autant. Ils ont cet air conspirationniste imprimé sur leur visage, c'est redondant. En particulier Thiwthit (Bom Thanawat Uthaikitwanit) qui ne fait que grimacer de la pire des manières, ce qui ne fait qu’accentuer davantage son ridicule. L'acteur n'était pas convaincant dans son rôle, donnant plus l'impression de n'être qu'un enfant gâté qui fait une scène parce que son grand frère ne veut pas lui prêter ses jouets. Cela de côté, le reste du casting était très bon. Mention à Wenai (Alexander Ty Manoiu), l'assistant de Thada.
L'histoire jongle entre trahisons, quête de vérité et romance avec pour toile de fond, l'industrie du cinéma. On le sait, l'industrie du divertissement est un milieu hostile où il est facile de perdre son innocence et peut-être même une partie de sa santé. L'histoire est dynamique, tandis qu'Armin tente d'accéder aux meilleures récompenses pour son travail acharné. De plus, sans fans, un artiste n'existe pas. Mais ici, pas de fans harceleurs. Au contraire, les fans sont vus sous un bon jour, soutenant leurs artistes dans la limite du raisonnable. Au fil du temps, les fanbases sont devenues toxiques, changer d'air était plaisant. Notamment dans un BL.
En bref, Reset fait un retour en arrière pour permettre à un acteur aspirant de concrétiser ses rêves tout en obtenant les réponses d'anciennes trahisons. Le tout dans une réalisation soignée, une intrigue mature et un duo principal séduisant. L'un des meilleurs dramas thaïlandais de cette année.
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24 dimanches soirs…
Une romance universitaire, rien que GMMTV n'ait pas déjà fait. Bien que peu mémorable, elle m'a accompagné dans mes dimanches soirs avec des personnages attachants.Je n'aime pas les séries construites comme Perfect 10 Liners. Plutôt que de privilégier un équilibre entre les couples, on se retrouve avec un format de 24 épisodes, scindé en trois parties - chacune correspondante au couple désigné. Pourquoi ne pas faire trois séries dérivées du même univers ? Toutefois, son avantage est que chaque partie reste indépendante (les quelques incohérences sont mineures).
- Arm & Arc
Book et Force possèdent une dynamique sympathique, sans être renversante. À titre personnel, je ne crois jamais complètement à leur romance. Force est aussi stoïque qu'une planche de bois au sourire narquois. Book est si expressif, qu'il frôle régulièrement le surjeu. Ils ne sont pas mauvais, mais le couple devient redondant. Book et Force restent dans des rôles similaires.
Le torse bien taillé de Force et le rire enjoué de Book ne m'ont pas complètement convaincu.
- Yotha & Gun
Le couple promettait des rires. Au doute sur le fait que Santa et Perth partagent une bonne alchimie. En revanche, leur histoire tente la maturité, mais échoue. L'immaturité de Gun tranche avec les idées de cet arc. Le montage n'aide pas, utilisant une quantité de bruitages indécente (c'est vite devenu insupportable). Voir des traumatismes traités plus vite que Statham qui botte le cul d'un mégalodon, c'est trop.
Le beau sourire de Perth et l'amusant rire de hyène de Santa n'étaient pas suffisants non plus.
- Faifa & Wine
Le couple inattendu. Celui qui a piqué ma curiosité, me pousse à rester chaque semaine. Faifa se préoccupe tant des autres qu'il finit par s'oublier. Wine lutte constamment contre lui-même, ignorant comment gérer ses sentiments. Ils sont honnêtes avec leurs sentiments, ils se confient en toute transparence, ils se sentent en sécurité. Une sécurité visible pour le spectateur. C'est un couple adorable, sain, doux et honnête. Junior et Mark forment un duo remarquablement solide à l'écran.
Je suis venue sans attente. Je suis restée pour la profonde gentillesse de Faifa et la timide douceur de Wine.
Malgré tout, c'est regrettable que les deux premiers couples empiètent sur le troisième. De toute évidence, les deux premiers servent à alimenter la boîte à rigolades. Aussi les deux couples supplémentaires me laissent perplexe, cela dit, GMMTV rentabilise toujours ses duos. De plus, le seul réel intérêt du groupe des 10, c'est recycler l'idée des bracelets.
En bref, Perfect 10 Liners est une banale romance universitaire qui suit trois couples : un premier sympathique, un deuxième enfant et un troisième surprenant. Un BL léger, parfois stupide, mais qui est resté le bienvenu les dimanches soirs.
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Guérison au cœur de vagues...
Vous savez ce moment où vous venez tout juste de terminer un drama, le générique défile, mais vous n'avez qu'une envie, le recommencer ? Pas nécessairement pour capter tous les détails manqués du premier visionnage, mais parce qu'il est chargé d'émotions. C'est exactement ce qui m'est arrivé avec The Eighth Sense.Humain, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour le décrire. Loin d'une simple romance universitaire, l'histoire dépeinte par Inu Baek est chargée. Ji Hyun (Oh Jun Taek) est une petite souris effrayée dans la grande ville. Terrifié à l'idée de faire des erreurs ou de ne pas être capable de s'en sortir, ce sont pourtant ces mêmes craintes qui vont le pousser à sortir de sa zone de confort. Jae Won (Lom Ji Sub) revient de l'armée et reprend ses études, bien qu'il soit hanté par son passé et des blessures qui n'ont pas encore entamés leur processus de cicatrisation. Il a tout pour être apprécié : des parents aisés, des amis, une personnalité plaisante et un beau visage. Pourtant, la dépression qui le ronge l'empêche de vivre pleinement.
Ji Hyun et Jae Won sont différents, mais fonctionnent aussi bien ensemble qu'individuellement. Ensemble, ils évoluent, mais c'est lorsqu'ils sont indépendants qu'ils brillent vraiment. Chacun se forge sa propre identité, ne restant pas coincé dans l'ombre de l'autre. Ji Hyun devient le phare en pleine nuit pour Jae Won, tandis que Jae Won devient la boussole de Ji Hyun.
Le drama aborde de nombreuses thématiques de façon intelligentes et réfléchies. L'exploration de la santé mentale est respectueuse en plus d'être utile au déroulement de l'histoire. Celle-ci ne sort pas une recette miracle quant au fait d'aller mieux. La guérison est longue, mais elle finira par arriver.
En bref, The Eighth Sense traite de sujets profondes et renferme bien plus qu'une simple romance universitaire. Certains dialogues deviennent une source de réflexion, le tout avec une bande originale entraînante. Si certaines ambiances paraissent superficielles, il serait pourtant dommage de passer à côté.
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L'amour n'est pas rose dans ce grand tourbillon d'émotions...
Beaucoup de mots me viennent à l'esprit pour décrire Love in the Big City. Pourtant, j'ai l'impression qu'aucun ne parvient à vraiment capturer mon sentiment à son sujet. Unique et réaliste, il brille par ses thématiques fortes, sa remise en question et son éventail d'émotions que traversent les personnages, ainsi que le spectateur.Le ton est rapidement donné, lorsque l'histoire emprunte sans attendre les chemins épineux, plutôt que la route principale. Go Yeong (Nam Yoon Su) est un homosexuel en quête d'équilibre et du grand amour, malgré le regard critique de la société. Au fil des épisodes et de ses rencontres, il apprend, expérimente, se découvre et grandit.
Tout d'abord, il fait la rencontre de Kim Nam Gyu (Kwon Hyuk). À ce moment de sa vie, il n'est pas prêt à recevoir le grand amour, alors que Nam Gyu lui conte fleurette au détour de vieilles balades ringardes ou de nourriture gentiment préparée. Ensuite, il fait la rencontre de No Yeong Su (Ha Hyun Woo). Alors qu'il pensait être prêt pour l'amour, son partenaire ne l'était pas. Trop égoïste pour aimer, trop enfermé, loin des idéaux de aspirations de Go Yeong. Et puis… Gyo Ho (Jin Ho Eun), son amour idéal. Celui qu'on espère rencontrer. Cette forme d'amour qui n'attend pas d'autorisation pour nous percuter. Il vient, il s'installe et c'est si naturel qu'on se demande si tout est normal, avant qu'il ne s'échappe. Et c'est exactement ce qu'est la relation entre Go Yeong et Gyo Ho. Une relation qui avait tout du parfait amour, mais qui s'est envolée pour diverses raisons. Si pendant un temps, il s'est réconforté dans les bras d'Habibi (Kim Wong Joong), ce n'était qu'une aventure fugace qui ne s'est jamais approchée de Gyu Ho, son véritable amour.
Les baisers et les scènes intimes sont incroyables, tandis qu'elles renforcent les personnalités des personnages. Chacune est intime avec une belle mise en scène, à la fois fine, élégante et sexy. On voit que n'est pas du spectacle pour faire monter l'audience. Certains dialogues sont d'une grande finesse avec des sous-entendus amusants, ou au contraire, crus au possible, mais cela donne davantage de caractère à l'histoire.
L'ensemble de la distribution apporte du corps à l'histoire. Aucun des personnages n'est tout blanc ou tout noir, ils ont du contraste. Chacun possède un caractère, des qualités et des défauts. Ils font des erreurs, se remettent en question, échouent, recommencent ou parfois décident d'abandonner. Ce sont des personnes comme vous et moi, des gens ordinaires qui vivent leur vie et font face à leur quotidien. Aucune forme de moralisation, mais du réalisme et de l'honnêteté dans les choix qu'ils doivent faire et des décisions qui en découlent.
Ce n'est pas un drame confortable et douillet. Au contraire, c'est un tourbillon émotionnel d'une grande sensibilité et d'une réalité brutale, mais touchante. Chaque événement dans la vie de Go Yeong saisit le spectateur au travers d'espoirs, de désirs, d'incertitudes, d'interrogations, de vieux amis ou de nouvelles rencontres. On explore des sujets plus tabous comme le VIH et l'IVG. Si les deux thèmes sont abordés sans trop de profondeurs, ils ont le mérite d'y être.
L'amour, c'est compliqué. C'est un sentiment qui fait autant de bien que de mal, qui nous rend aussi heureux que malheureux. Pourtant, peu importe les blessures, la plupart d'entre nous cherchons ce sentiment qui nous rend si uniques aux yeux d'une personne. Et c'est une grande partie de la richesse de Love in the Big City. L'histoire se fiche complètement de votre orientation, parce que c'est un drame qui parle à tout le monde, sans restriction. Go Yeong est gay, et je suis une femme hétéro. Pourtant, ce qu'il ressent, traverse, expérimente, ce sont des choses que je connais aussi, que j'ai traversées ou que j'expérimente aujourd'hui. On peut tous s'identifier à l'amour, même si nos visions peuvent varier.
Mais comment chercher ce qu'on ignore ? Go Yeong est sûr d'avoir déjà aimé, mais est-ce vraiment le cas ? Et si cette amourette n'était qu'une vague idée de l'amour ? Pour moi, son premier amour, son vrai premier amour, c'est Gyu Ho. Ce sont ces deux syllabes chiffonnées sur une lanterne. Chaque relation qu'il a eu l'a fait grandir. Cependant, celle avec Gyu Ho l'a rendu heureux, insouciant et vivant.
Souvent, j'ai mentionné que le jour où nous aurons un KBL avec des épisodes d'au moins quarante minutes, alors ce sera comme un matin de Noël à chacun d'eux… Ce fut le cas.
En bref, Love in the Big City est l'un des meilleurs dramas de cette année, et sans aucun doute l'un des meilleurs BL. Doux, brut, puissant et si réel, il est une forme d'apprentissage sensible et touchant.
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Rencontre gelée avec lenteur et indifférence…
Malgré ma déception passée avec Hidden Love, j'avais envie de découvrir The First Frost. Le battage médiatique mis de côté, j'ai lancé le premier épisode avec espoir… Et ce n'est pas une réussite.Pas un sourire, pas un battement loupé, pas de souffle coupé. Rien. Il ne s'est jamais approché d'une émotion, à l'exception de quelques plans de Bai Jing Ting, mais cela ne compte pas vraiment. Les thématiques ne manquaient pas.
Yi Fan (Zhang Ruo Nan) est une victime par défaut. La malheureuse mal-aimée est agressée et harcelée à quatre reprises, en seulement quatre épisodes. L'exagération de sa vie misérable m'a rendue insensible à ses malheurs. Pire, Zhang Ruo Nan ne m'a donné aucune raison de croire en son personnage. Elle ressemble à toutes les FL dans les dramas de ce genre : insipide, molle et sans émotion.
Sang Yan (Bai Jing Ting) est le petit ami parfait. Certes, son profil est sublime et il porte divinement le cuir, mais n'est-il pas trop parfait ? Ma mémoire me fait peut-être défaut, mais ce Sang Yan me semble différent de celui d'Hidden Live. Si Bai Jing Ting n'avait jamais su captiver mon attention, cette fois, je suis séduite par son charisme et son charme absolu. Je suis ravie de voir une nouvelle facette de son jeu d'acteur.
La romance est étrange… À vrai dire, je ne vois qu'un amour à sens unique. Celui de Sang Yan est visible, palpitant et vivant. Celui de Yi Fan est inexistant. C'est vrai, chacun a sa propre façon d'aimer. Certains aiment le montrer, d'autres préfèrent le garder précieusement. Cependant, il s'agit d'un drame romantique, on s'attend à voir l'excitation amoureuse. Ici, seul Sang Yan semble amoureux.
Le couple secondaire est sympathique, mais je ne m'y suis pas impliquée davantage. En revanche, Zhang Miao Yi est formidable dans ce rôle. Depuis le temps que j'attends de la voir dans un genre différent que les drames scolaires, je ne suis pas déçue. Son look, son jeu, son style, son allure, sa gestuelle… Tout m'a plu. Une nouvelle facette de son jeu, tout en gardant son côté enjoué.
Ce genre de drama est lent, mais ici ? C'est si lent… Les épisodes n'en finissaient jamais. Toujours un problème pour s'apitoyer sur le sort de la FL, des intrigues sans intérêt, un processus de guérison bancal et des flash-back trop nombreux et inutiles. En revanche, la photographie est bonne, tout comme la musique qui reste discrète. J'espérais que ma déception de Hidden Love me ferait aimer The First Frost, et bien la réponse est non.
En bref, The First Frost est une déception. Ses quelques bonnes idées sont noyées par un rythme soporifique, une intrigue insipide et une romance à sens unique.
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Bière et baume au cœur...
La bière, c’est de l’amour en bouteille. Une bonne bière, ça résiste dans le temps. Plus elle est unique, plus elle est tenace dans les souvenirs, un peu comme un premier amour. Certes, Brewing Love ne connaît pas une histoire qui soit aussi percutante qu’un premier amour (ni une première cuite). D’ailleurs, les trois premiers épisodes peuvent rebuter en raison d’une comédie lourde. Pourtant, une fois ceux-ci dépassés, c’est une gentille histoire qui se raconte. Exactement comme une savoureuse bière après une longue journée épuisante.Ce que j'aime avec ce genre de dramas, c'est qu'ils mettent du baume au cœur. Ils ne sont pas bourrés de drames ou de retournements de situations larmoyants. Ils ne plombent pas le moral, au contraire. Ils sont comme une bonne bière après une journée d'enfer. Frais, léger et particulièrement satisfaisant.
« Je pense que la sensibilité est semblable au houblon. Je crois que chacun a son propre niveau de sensibilité. La quantité de houblon dans cette bière, mesurée en grammes, peut la rendre forte ou légère et il y a des gens qui aiment la bière forte, d’autres pas. Au final, tout est une question de goût. Je crois que la sensibilité, tout comme la quantité de houblon dans une bière détermine la personnalité unique d’une personne. »
– Yun Min Ju
Chae Yong Ju est une ancienne membre des forces spéciales à la personnalité expressive. Kim Se Jeong semble s’amuser avec son personnage. Pourtant, si la comédie lui colle à la peau, il lui a manqué un petit quelque chose pour donner plus de cœur à Chae Yong Ju, en particulier lors de scènes émotionnelles. Souvent, elle ressemblait à une bonne pote qu’à une petite amie.
De l’autre côté, Yun Min Ju est un brasseur à la personnalité ultra-sensible. Chae Yong Ju est une tornade dans sa vie, lui d’un tempérament calme, doux et reposant. Personnellement, j’ai été touchée par l’approche du personnage. Notamment sur le fait de briser cette règle quant au fait d’être un homme en allant à l’armée, en ne pleurant pas ou en étant dénué d’émotions. Si le personnage est la bienveillance et la douceur incarnée, le sourire de Lee Jong Won pourrait me pousser à regarder ce drama encore et encore. J’aime le sourire des gens, mais certaines personnes ont quelque chose de différent. Lee Jong Won est une de ces personnes.
« C’est assez étrange que personne ne dise qu’il y a un défaut dans la bière juste parce qu’elle a un arôme trop puissant à cause d’un excès de houblon. Et personne ne la jette pour ça. Mais lorsqu’il s’agit de personnes, elles sont rapidement étiquetées comme si elles avaient un défaut. Par exemple, avec un seul commentaire comme : « Cette personne semble un peu sensible », on la classe comme une personne qui n’est pas normale. Alors qui définit exactement ce qu’est la normalité ? »
– Yun Min Ju
Le couple secondaire était agréable à suivre. D’un côté, l’aspirante Bang A Reum qui réalise être du mauvais côté de la barrière et fait en sorte de changer. Shin Do Hyun était ravissante avec un jeu simple et léger, mais doux et convaincant. De l’autre, O Chan Hwi, un ancien membre des forces spéciales plein de vie, mais également atteint de stress post-traumatique. J’ai redécouvert le jeu de Baek Sung Chul avec un personnage lumineux, mais également capable de transmettre des émotions plus profondes. Leur histoire est mignonne à suivre, bien qu’elle puisse donner l’impression d’être rapide.
En bref, on suit une histoire assez classique où les situations mettent à l’épreuve l’amour des couples, mais aussi des amitiés (tant personnelles que professionnelles). Une tranquille romance pleine de bienveillance et de gentillesse.
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D'une beauté déchirante...
C’est l’histoire d’un introverti et un extraverti. Le premier à besoin de temps, le second lui offre ce temps. Ensemble, ils évoluent et deviennent le numéro un de l’autre. Dans l’idée, c’est facile. Cependant, la réalité (aussi fictive qu’elle soit) est bien différente. Par la suite, toutes les subtilités qui font de ce drame une vraie tornade d’émotions s’ajoutent les unes aux autres.L’histoire débute comme une tragédie et se termine sur une note qui se veut positive, bien que sensiblement salée. Eternal Yesterday est un drame qui mêle romance, drame et fantastique avec subtilité. Là où certaines productions seraient absurdes, ce drama parvient a garder toute sa beauté et sa valeur. C'est comme une séparation à l’aéroport. L’un s’apprête à s’envoler, tandis que l’autre reste sur place.
Au fur et à mesure, l’histoire dévoile que plus de profondeur et nous pousse à la réflexion. Chaque épisode connaît son émotion, bien que la tristesse soit pièce maîtresse. Pourtant, il est difficile d’ignorer la romance. À la fois radieuse avec quelques touches d’humour. Mais plus encore que la romance, c’est au casting qu’on le doit, en particulier aux deux acteurs principaux. Inoue Sora et Komiya Rio offrent des performances déchirantes et d’une grande beauté. Mitsuru (Inoue Sora), derrière son profond regard, possède des émotions fortes qu’il nous projette en plein visage sans discontinuer. À ses côtés, Koichi (Komiya Rio), bien qu’au tempérament plus léger, il pétille et possède un charme insouciant, mais pas dénué d’émotions. Les personnages sont attachants et viennent créer une alchimie unique.
En bref, Eternal Yesterday a brisé mon cœur. C’est un drame qui ne laisse pas insensible, peu importe qu’on aime les fins heureuses ou pas. De la tristesse découle des œuvres magnifiques, Eternal Yesterday en est une. C'est une histoire d'amour unique, soumise à l'épreuve du temps. Et c'est cruellement beau.
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Le seul mordant est dans le titre !
Bite Me n’est pas ce que je considère être un mauvais drama. Malheureusement, les nombreux défauts qui s’accumulent au fil des épisodes finissent par trop saler les plats au point de le renvoyer en cuisine sans le recommander à quiconque.Le premier épisode pose ses bases avant de se lancer dans un rythme lent. Extrêmement (et inutilement) lent. Pendant la diffusion, l'intrigue ne progressait que de quelques minutes. Certes, le soin apporté à la cuisine thaïlandaise fait gronder plus d'un estomac. Cela au point de nous faire oublier les personnages… Je n'ai rien contre des narrations lentes lorsqu'elles ont un intérêt. Malheureusement, Bite Me n'avait pas d'être aussi lent.
La romance semblait prometteuse et toute douce, mais elle n'est qu'à peine effleurée. Son chemin est tortueux pendant dix épisodes. Et puis en fin de compte, le dernier épisode m'a tiré un rire nerveux. Il n'y a aucun changement ou de développement entre les personnages. Ça reste une relation junior/senior qui n'a absolument rien de romantique. Le baiser était bien (encore une fois, je préfère un baiser simple qu'un baiser raté). Cependant, pour le fond de la relation du couple principal, est décevant. Quant à la romance secondaire, elle reste appréciable et semble presque plus développée que le duo principal.
Enfin, le placement de produit. Je n'ai pas de problème avec la pratique. Mais ici, c'était franchement abusif. Alors que le téléspectateur attend de voir (enfin) l'intrigue avancer, on préfère le bombarder sur la boisson (qui reste la mieux intégrée), l’application (avec en plus un tutoriel pour s’en servir et la mention des codes promotionnels) ou encore la réduction d’une assurance pour un scooter (le PDF a été parfaitement récité par le figurant, en tout cas). J'entends parfaitement que les placements sont une aide aux productions, mais c'est à se demander si Bite Me n'était pas une simple tribune publicitaire.
En bref, Bite Me n’est pas mauvais dans son fond, mais souffre terriblement dans sa forme. Avec ses longueurs, ses dialogues qui cassent un rythme déjà fébrile et un manque d’interactions, on se demande ce que le réalisateur voulait vraiment raconter entre deux placements de produit.
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