Mignon, douillet et réconfortant…
J'avais besoin d'une histoire légère et mignonne, sans crises de larmes ou de parents diaboliques. C'est ce que j'ai trouvé avec Only Boo!. Il m'est arrivé de sourire, de rire, et même de faire des petits bruits de satisfaction. Même sans être la cible, j'ai passé un bon moment, car il m'a permis de laisser mes pensées de côté. Et c'est précisément ce que je cherchais.Moo (Keen Suwijak Piyanopharoj) rêve de devenir idole, au détriment de sa mère. Dans l'idée de lui faire passer l'envie, elle décide de l'envoyer loin de la ville, en espérant également qu'il travaillera plus sérieusement. Là-bas, il fait la rencontre de Kang (Sea Dechchart Tasilp) qui aide sa mère au restaurant après avoir mis en pause ses études en art. Moo croit en son rêve et n'en démord pas, peu importe si ça lui attire des ennuis. Son amitié avec Kang va le pousser à grandir. En retour, grâce à Moo, Kang va recommencer à poursuivre ses propres rêves. Ils se sont complétés, sans pour autant devenir dépendants l'un de l'autre. Keen Suwijak Piyanopharoj et Sea Dechchart Tasilp ont étés convaincants, et même meilleurs que certains acteurs récurrents de ces dernières années.
Leur relation est progressive. Doucement, on les regarde devenir amis alors qu'ils partagent des moments banals du quotidien. Lentement, les sentiments se développent, et ce qui est davantage mignon, c'est de les voir tomber amoureux. Côte à côte, ils grandissent. C'est adorable de les voir faire ensemble, et individuellement. Pas de grandes scènes intimes, à la place, de petits et jolis baisers. C'est amplement suffisant pour un drame comme celui-ci, car c'est raccord avec son ambiance.
L'histoire est presque familière du genre. Elle ne connaît pas de grands retournements de situations sorties de nulle part, ni de scènes terriblement embarrassantes. C'est cohérent dans un schéma peu risqué, mais efficace. La seule ombre au tableau est le dernier épisode précipité. Quelques concessions auraient pu rendre le final meilleur.
En bref, Only Boo! est un BL mignon, douillet et réconfortant. Le genre d'histoire oubliable, mais qui vous fait sourire, tout en vous faisant oublier vos tracas du quotidien le temps de son visionnage.
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Soigner le cœur du dragon par le rire...
Ces derniers mois, j'abandonne pas mal de dramas populaires. Feud, The Immortal Ascension ou encore FSM: Love in Pavilion pour ne citer qu'eux. Bien qu'il ne date pas de cette année, et pour une raison quelconque, j'avais un apriori sur Back From the Brink. En fin de compte, je me suis prise au jeu grâce à son histoire entraînante et sa comédie.Tian Yao (Neo Hou Ming) est un esprit dragon millénaire et légendaire. Suite à la trahison de la femme qu'il aimait, plusieurs parties de lui-même sont alors scellées à différents endroits. Yan Hui (Zhou Ye) est une jeune cultivatrice espiègle, intelligente et franche qui considère les esprits comme des personnes à part entière. Ensemble, ils se lancent dans une aventure pour retrouver les pièces manquantes de Tian Yao. Ce duo était adorable et sympathique tout au long de l'histoire. Tian Yao n'est pas le vieil esprit barbant, et Yan Hui n'est pas une écervelée inconsciente. On se prend d'affection pour eux au fil de leurs aventures. Si la romance existe, elle reste discrète.
Deux antagonistes se dégagent de l'histoire. Su Ying qui nourrit une obsession malsaine et dérangeante, mais qui semble persuadée d'avoir raison. Ce personnage était franchement détestable. S'il a fonctionné un temps, c'est devenu redondant au bout de moment. Puis l'autre, le supposé grand méchant terrifiant. C'était du papier mâché ! Entre des motivations nazes et une prestance au ras des pâquerettes, il n'avait pas grand-chose à proposer.
L'histoire n'est pas compliquée et ne demande pas de se focaliser sur tous les éléments. À la place, c'est fluide et amusant à regarder. L'aspect comique ajoute un charme supplémentaire qui fait son effet, sans devenir lourd. Certains arcs sont plus intéressants que d'autres. Celui de Qingqiu a été le plus long pour moi. J'ai pas mal accéléré toute la parlotte qui n'en finissait plus, tout comme certains personnages qui n'avaient que peu de profondeurs. Dans l'ensemble, j'ai aimé l'histoire bien qu'il y ait beaucoup de sous-intrigues. Trente épisodes auraient été amplement suffisants, tout en faisant quelques coupes sur des quêtes secondaires inutiles. Et aussi une fin plus honorable que cet éternel cliché de retrouvailles à la dernière seconde.
En bref, sur fond de trahison, Back From the Brink est un xianxia dynamique avec des personnages sympathiques et où sa légèreté comique apporte du charme à une histoire facile, bien qu'un chouïa trop longue.
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Le soda zéro n’était pas bio…
Bio Zombie est un film hongkongais qui mêle l'humour, l'horreur et une invasion de zombies dans une galerie marchande typique des années 90. Avec des personnages à la fois attachants et exécrables, on obtient une comédie horrifique divertissante, parfois hilarante, qui correspond parfaitement à son synopsis. Et c'est pour cette raison qu'il est si bon !Woody Invicible (Jordan Chan) et Crazy Bee (Sam Li) sont exceptionnels. Ce sont deux guignols qui vendent des films piratés dans les cinémas, et pourtant il est facile de s’attacher à eux. Jordan Chan et Sam Li forment un duo idéal avec lequel on aime parfois rire, parfois angoisser. Ils sont cet équilibre entre le ridicule et le fun. Le reste du casting est tout aussi bon à suivre. Tous les personnages sont des stéréotypes, mais tous parviennent à fonctionner. Or, le duo principal vole au-dessus de tout.
Le film est une comédie délirante composée de scènes absurdes, mais parfaitement réalisées et en adéquation avec l'intrigue. En soit, il faut apprécier ce genre d'humour. L’action est aussi présente tout au long du film, que ce soit au travers de péripéties de nos deux guignols ou lors de l’invasion de zombies. Les maquillages sont dignes d’un film de ces années-là avec un budget limité. Pourtant, cela amène du charme aux zombies et au film tout en amplifiant l'aspect comique.
Bio Zombie ose une fin différente de ce qu'on attend d'un tel film.
<< SPOILER >>
Seuls Woody et Rolls parviennent à sortir du centre commercial. Alors qu’ils s’arrêtent à une station service, on apprend que l’infection s’est propagée. Le gouvernement recommande aux gens de rester chez eux, cachés et de ne pas boire de soda. Lorsque Woody revient vers la voiture, Rolls est en train de boire le soda que Crazy Bee et lui avaient récupéré au début du film. Devant ce fait, Woody ne dit rien et boit aussi du soda.
Ce que j’apprécie avec cette fin, c’est qu’elle est libre d’interprétation. Est-ce que Woody fait ce choix parce qu’il n’a plus rien à perdre ? Il sait que l’épidémie s’est propagée. Son meilleur pote est mort, les gens qu’ils connaissaient aussi et la femme qu’il aime bien vient de boire du soda, tout droit de la bouteille témoin. Est-ce que la voir se transformer et devoir la tuer serait la mort de trop ? Ou veut-il simplement abandonner et ne plus être conscient de rien non plus ?
<< / SPOILER >>
En bref, malgré un budget peu élevé, avec Bio Zombie, Wilson Yip offre un huis clos multi-genre dans sa galerie aux couloirs étroits. Grâce à ses personnages marquants, le film n'en est que plus divertissant et loufoque, sur fond d'invasion zombie. Un petit classique pour moi.
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Un mélange des genres bien ficelé...
Deranged n'invente rien, mais exploite habilement son idée de base, plongeant doucement dans un film catastrophe sur fond d'épidémie, de complot pharmaceutique et d'hystérie collective. Si vous êtes amateur ou amatrice du genre, c'est un film à voir.J'ai apprécié la solidité du scénario. On utilise un parasite déjà existant, mais celui-ci subit une mutation et commence à infecter l'Homme. Les infectés commencent par avoir un appétit important, puis une soif anormale avant de finir par se noyer, prit d'une folie, dans les lacs, les rivières ou même des baignoires. Ce n'est ni complexe, ni irréaliste. De plus, quoi de plus dégoûtant que la présence de vers dans l'organisme ? Tout part d'un projet visant à faire progresser la science, notamment sur le plan neurologique. Et finalement, ce projet échappe au contrôle des chercheurs qui se font racheter par une tierce compagnie qui ferme les laboratoires de recherches et développement. Des hommes d'affaires qui ne comprennent rien à la science et ne voient que le développement financier. L'état d'urgence prend de l'ampleur et la tension monte. Tout comme un abcès fini par se rompre, les vers mutants le feront aussi…
Et si tout était prévu depuis des mois ? Derrière cette épidémie se cache aussi un complot pharmaceutique. On le sait, plus on a de l'argent, plus on en veut. Des Hommes véreux, l'Histoire en connaît à l'échelle mondiale. C'est un ajout à l'histoire cohérent et peu surprenant. Comment gagner de l'argent ? En retirant du marché le seul médicament efficace, laisser le parasite faire sa part du boulot et ensuite vendre la formule une fois que le pays a sombré dans le chaos et l'hystérie générale. Que valent des milliers de morts comparés à des milliards de won ?
L'histoire alterne entre l'épidémie, les magouilles, les enjeux des personnages et l'hystérie collective d'une population effrayée. Si le début du film est lent, la suite se rattrape en trouvant son rythme. Deranged comporte peu de scènes graphiques, puisque l'objectif n'est pas de dégoûter le spectateur, visuellement. Mais peut-être de rappeler qu'on ne se baigne pas n'importe où en Corée du Sud.
L'ensemble du casting était excellent. En particulier les têtes principales, Kim Myung Min dans la peau d'un père dépassé par le travail qui va tout faire pour sauver ses enfants et sa femme. Ainsi que Kim Dong Wan en flic endetté, qui trouve enfin une raison de lutter pour une cause, tout en renouant avec son frère. Ainsi que Lee Ha Nui qui était ravissante et convaincante en tant que scientifique.
En bref, Deranged est un film catastrophe efficace avec juste ce qu'il faut de réalisme. Il mélange les genres à la coréenne (horreur, science-fiction, thriller, drame, épidémie) avec dynamisme au point de faire l'impasse sur le plat de nouilles ce soir.
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Romance ordinaire et relations épanouies…
Hi Venus est une comédie romantique légère et saine. Dès le premier épisode, l'alchimie entre les personnages principaux crépite, tandis qu'on se laisse happer par cette histoire toute simple, mais réaliste.Lu Zhao Xi (Joseph Zeng Shun Xi) est le nouveau président de l'hôpital. Charmant, intelligent, doux et optimiste. Il prend son travail à cœur et se révèle être le parfait petit ami. Il est loin des stéréotypes habituels du PDG froid, distant et supérieur. Ye Shi Lan (Liang Jie) est une pédiatre au passé douloureux qui s'efforce d'avancer en espérant s'acheter une maison, un rêve qu'elle cultive depuis des années. En apparence heureuse, son insécurité et ses peurs profondes alimentent son évolution au fil des épisodes. L'alchimie entre eux est excellente avec des interactions (professionnelles et personnelles) fluides et naturelles. Liang Jie m'avait déjà séduite dans deux projets précédents. Quant à Joseph Zeng Shun Xi, je ne l'avais pas revu depuis Ultimate Note, et je suis ravie d'avoir commencé ce drama pour le redécouvrir.
Le couple secondaire est adorable. L'assistant Lin (Zhou Zi Han) est un homme appliqué et minutieux dans son travail, mais aussi un fervent lecteur de webromance. Et la meilleure amie de Ye Shi Lan, Yao Jia Jia (Li Lin Fei), qui travaille dans un café la journée et est autrice de webromance le reste du temps. C'est un couple mignon, si bien que j'aurais aimé que leur histoire progresse un peu plus vite, évitant ainsi de nous laisser sur une mise en couple aussi tardive. Je ne connaissais aucun des deux acteurs, mais ils étaient aussi bons que le reste du casting.
Il n'y a rien de nouveau dans ce drama, mais l'intrigue reste engageante et permet d'oublier les quelques clichés ici et là. C'est une romance de bureau efficace avec des personnages complets avec pour toile de fond un hôpital. Il n'est pas question de traiter des malades ou de voir des médecins évoluer dans leur métier. Les malentendus ne s'éternisent pas inutilement, ce qui permet d'avoir un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. De plus, c'est agréable de n'avoir aucune famille diabolique, pas de harceleur ou d'ex psychopathe, ni même de jalousie démesurée ou de toxicité entre les personnages.
En bref, Hi Venus est un drama chaleureux et réconfortant qui fait du bien au moral. L'histoire est simple, riche en ondes positives et en relations saines et épanouies.
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Les ravages de la guerre...
The White Olive Tree est un gouffre émotionnel. Pourtant, s'il a survécu vaillamment pendant un certain nombre d'épisodes, il a fini par m'abandonner à mon triste sort dans une flaque d'amertume, réduisant toute forme d'espoir à néant.Le traumatisme est la thématique principale. Elle donne le ton au travers de différentes formes, en particulier l’anxiété, la dépression et le SSPT. L'histoire se concentre sur les conséquences psychologiques (liées à la guerre), notamment sur la façon dont les maladies mentales peuvent être ignorées par les proches, car invisibles. Mais aussi comment elles peuvent s'installer, être minimisées (tant par les professionnels que les principaux concernés) avant qu'elles ne prennent toute la place. Et il ne faut pas compter sur la romance pour alléger la réalité. À aucun moment l’amour ne devient une forme de soulagement.
D'ailleurs, la romance est jolie, portée par un couple attachant et mature. Elle est différente, car les sentiments ne sont pas visibles, physiquement, préférant plutôt des jeux de regards. Cela dit, les quelques baisers et autres attentions sont parfaits. On aime dire que les yeux sont le reflet de l'âme, cela ne peut pas être plus vrai.
La guerre ne tue pas seulement sur le champ de bataille. Le couple connaît de lourds traumatismes, malheureusement, tout le monde ne s'en remet pas. Cependant, si je peux comprendre l'envie de montrer la dure réalité, je ne comprends pas l'absence d'espoir. L'histoire est un enchaînement de situations dramatiques. Le rythme est inégal, se balançant entre certaines scènes vives et entraînantes, tandis que d'autres durent (littéralement) dix à quinze minutes. Si l’idée est de faire monter la pression, ça peine à fonctionner. Les derniers épisodes peuvent tout aussi bien être de la torture parce qu'ils ont pour seul but de rajouter du drame. À trop vouloir tirer sur les cordes sensibles, elles se sont rompues. Personnellement, j’ai fini par être hermétique aux événements. Pour preuve, la mort de Benjamin est l'une des moins touchantes alors que je ne pouvais pas m'empêcher d'attendre une nouvelle scène entre Sa Xin et lui.
D'ailleurs, Benjamin et Sa Xin sont excellents avec une dynamique partagée entre les railleries, les taquineries et une profonde affection (/amour). Chacune de leur confrontation est explosive d'intensité. C'est une relation magnifique qui s'est terminée dans les larmes, cela va de soi. On le sentait venir, les bromances survivent rarement dans ces contextes-là.
Ce qui m’amène une nouvelle fois à ne pas comprendre comment la Chine peut créer des bromances aussi magnifiques, mais être incapables de produire un BL solide. The Spirealm, Word of Honor, Killer and Healer, The Lost Tomb ou encore Guardian. Ce sont des bromances qui sont tellement supérieures aux quelques BL chinois traînants ici et là.
L’ensemble du casting est exceptionnel ! Chen Zhe Yuan est spectaculaire, il ne fait aucun doute que TWOT est son meilleur rôle. Liang Jie est d’une combativité attachante, tandis que Wang Tian Chen et Gu Zi Cheng sont un mélange d’amusement et d’attachement profond. Les décors sont bons et les effets sont corrects, pas toujours bons, mais globalement ce n’est pas une catastrophe visuel. Enfin, la musique est sympathique, bien que pas mémorable pour moi.
En bref, The White Olive Tree n'est pas une histoire réconfortante. Au contraire, elle met en évidence la brutalité et la cruauté de la guerre sous toutes ses formes, effaçant au passage l'idée d'un espoir. En tant qu'éponge émotionnelle, je n'étais pas bien la plupart du temps. Néanmoins, je ne peux que le recommander pour Chen Zhe Yuan qui signe, à ce jour, son meilleur rôle.
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Un c-drama historique simple aux romances dynamiques...
Il s'agit d'un drame historique classique avec des personnages attachants et des antagonistes caricaturaux et aux intrigues simples et efficaces. Pour moi, c'est le drama de transition idéal parce qu'il n'est pas compliqué. La simplicité est restée attractive, malgré quelques épisodes inutiles sur la fin.L'ensemble du casting est bon. Jelly Lin (Luo Ling Yu) refuse l'idée d'un mariage arrangé. C'est une femme intelligente et posée, ne serait-ce que pour sa débrouillardise. Elle croise le chemin de Lu Yun et d'une manière ou d'une autre, ils finissent par se rapprocher. Lu Yun est attachant et honnêtement doux (ses petites touches de jalousie sont craquantes). C'est un couple mignon avec une dynamique légère, mais c'est aussi un couple qui compte sur l'autre.
Cependant, le couple secondaire vole la vedette pour moi. Zhou Yang Ling (Zhao Qing) et Aman (Guo Jia Nam) m'ont fait sourire, rire et couiner. Zhou Yang Ling est une femme intelligente et indépendante. Aman est un homme qui ne cherche pas à l'enfermer, au contraire. Leur relation se construit gentiment de façon amusante et change lentement lorsque la vérité éclate. J'ai adoré ce couple qui possède une dynamique amusante et délicate.
J'ai adoré le soin apporté au personnage de Heng Yang (Charles Lin) qui n'est pas qu'un rival romantique de seconde zone. Au contraire, il fait progresser l'histoire et surtout devient une personne sur laquelle on peut compter. Enfin, si les motivations de Fan Qing Chen (Jerome Deng) sont nazes, l'acteur a donné une bonne performance, créant un contraste intéressant entre ses pensées rudes et sa gestuelle élégante.
Comme dit plus haut, l'histoire n'est pas très compliquée. Elle est bien amenée et reste entraînante. Cependant, les derniers épisodes sont redondants dans les c-dramas historiques. Ils n'ont pour intérêt que de créer un nouvel élan dramatique. Pour finir, sur le titre, pour moi, il n'a pas été choisi avec soin. Sans donner un cours de français, l'adjectif "belle" convient d'être lié à un nom : les belles demoiselles, les belles fleurs, etc.
En bref, Les Belles est un c-drama historique de transition sympathique. Avec deux couples entraînants (dont un syndrome du couple secondaire), il est agréable de les voir tomber amoureux et évoluer, le tout avec une jolie photographie et une bande originale discrète.
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Jack & Joker: U Steal My Heart! (Uncut Ver.)
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Une alchimie toujours efficace, mais une intrigue qui s'étend sans raison…
La comédie m'a prise au dépourvu, tandis que l'histoire a fini par me laisser sur le carreau. J'aurais pu abandonner ce drama, mais j'ai toujours apprécié Yin et War, dont l'alchimie, malgré des personnages peu développés, est restée entraînante.Je ne les avais pas revus depuis Love Mechanics (2022), néanmoins, j'avais gardé un bon souvenir, et il ne fait aucun doute qu'ils n'ont rien perdu de leur alchimie. Elle n'est pas explosive, en revanche, elle est calme et intense. Tout comme leur relation qui progresse lentement, passant d'amis à ennemis et amants. Ce n'est pas la plus belle romance, cela dit, elle fonctionne. En revanche, les personnages ne sont pas étoffés, ça se ressent sur l'enchaînement des décisions tant sur le plan amical que romantique.
L'ensemble de la distribution est bon, malgré un manque de développement des personnages. Certains vont et viennent sans raison : Hope, Save, Nang ou encore Rosé. Même Tattoo, Hoy et Aran me laissent perplexes. C'était comme s'ils servaient qu'à faire tourner la machine. Pourtant, sans eux, l'histoire ne serait que plus vide.
Pour moi, le vrai problème de Jake & Joker, c'est d'avoir un Robin des Bois des temps modernes qui élabore des plans précaires tout en comptant sur la chance. Dans un même temps, cette chance amène de la comédie. Si ça fonctionne sur les premières minutes, au bout d'un moment, c'est trop. La tension ne monte jamais en raison d'un bruitage ou d'un gag. Certes, l'histoire n'invente rien, on pouvait ne pas avoir de grandes attentes, mais j'espérais une histoire fluide. Or, l'équilibre des genres n'est pas bon. De plus, le format de 12 épisodes était trop long. Avec deux de moins, cela aurait permis de ne pas rallonger l'histoire qui n'en avait pas besoin.
Il y avait de bonnes idées, notamment le jeu des Quatre Cavaliers sur fond de critique sociale. Le jeu (un Monopoly géant) m'a rappelé l'opulence et l'excentricité de Hunger Games. Cette façon décomplexée de s'enjailler autour de ce plateau pour savoir quels quartiers (/districts) ils vont remporter. Il aurait été intéressant de prendre cette direction. Cependant, la mise en scène frôle le ridicule plus d'une fois alors que le jeu n'est qu'un simple élément de l'intrigue. Il n'a pour unique but de créer des méchants (pas si méchants pour certains) en mousse et un ridicule grain de sable sur la prétendue critique sociale.
En bref, pour moi, Jake & Joker n'est ni un chef-d'œuvre ni un incontournable. Ce n'est pas le plus mauvais de son genre, mais pour être honnête, sans Yin et War, je n'aurais pas insisté davantage. L'histoire manque de fluidité et de scènes marquantes, tandis que les antagonistes ne sont que des caricatures peu crédibles.
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Arrêter les faux-semblants et vivre en toute liberté…
Délaisser les faux-semblants pour s'occuper de son travail et de soi-même. Trouver son point d'équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Rencontrer l'amour, aussi. Être ordinaire, mais vivre libre.Fake It Till You Make It se divise en deux thématiques. La première, le milieu professionnel. La seconde, la romance. Il est question de droit et de finances, donc cela se place dans des bureaux avec le jargon, les longs débats et les réunions. La partie professionnelle permet aux personnages d'évoluer et d'apprendre, bien qu'on entre dans une répétition au bout d'un moment. Ensuite, il y a la romance. C'est ainsi que l'histoire trouve son équilibre. En jonglant de façon réaliste entre les genres. Après tout, nous passons plus de temps au travail qu'à la maison et nous côtoyons plus souvent nos collègues que notre entourage proche.
La romance est magnifique. Simple et intelligente. Douce et mature, mais aussi sexy au point d'avoir le cœur au bord des lèvres. On est loin des clichés d'une comédie romantique quelconque. Pas de grands drames ni de parents diaboliques. Quelques femmes aux dents longues, mais rien que FL ne puisse pas gérer dignement et calmement. Mais aussi des baisers tendres, réconfortants et chaleureux, sans qu'il n'y ait besoin de plus. Quoiqu'il en soit, la romance met en scène deux personnes intelligentes et patientes qui prennent le temps de réfléchir et surtout qui prennent plaisir à communiquer.
Il est évident que le casting est pour quelque chose dans la réussite de ce drame. Elvira Cai (Tang Ying) dépeint une femme solide et aspirante dans sa carrière. Elle est indépendante et ne semble pas chercher l'amour après un échec passé, jusqu'à ce que l'amour vienne de lui-même. Elvis Han (Xi Zi Quan) dévoile un homme charmant et playboy sympathique et intéressant. Avant que ses barrières ne s'abaissent au fur et à mesure, ne perdant pas de son charme originel, au contraire. J'ai adoré la façon dont ils étaient inconnus, puis méfiants, amis et enfin amants. C'est progressif, réaliste (oui, encore) et honnête. Lin Xin Zi (Bao Shang En) est la demi-sœur de Tang Ying. Elle est totalement différente de sa sœur. Elle veut le meilleur pour elle, se marier et être dorlotée comme une princesse. Sa façon de concevoir l'amour vient créer un immense contraste avec FL. Pour moi, Lin Xin Zi est une jeune femme immature qui pense que le bonheur et l'amour ne sont que des consommables. Son histoire est prévisible, mais légère. Je ne l'ai pas détesté, mais elle m'a rappelé la superficialité de beaucoup de relations dans les drames chinois.
Les situations des personnages (tant professionnelles que personnelles) sonnent réalistes. De la frustration d'un échec au travail, de la colère de devoir assumer une faute qui n'est pas la nôtre, jusqu'à avoir le sentiment que notre vie personnelle ne mène à rien. On apprend chaque jour un peu plus, tout comme on se découvre, c'est un processus long et fatigant. Et ce drame ne tente pas de le cacher, bien au contraire. Dans un monde qui nous en demande toujours plus et en moins de temps, il est difficile de tenir la cadence. Et c'est ce que l'histoire nous fait toucher du doigt. Travailler, c'est bien, mais travailler jusqu'à s'en rendre malade n'est ni un objectif de carrière et encore moins un objectif de vie. Le travail ce n'est pas la santé.
Réaliste et mature, Fake It Till You Make It est un voyage initiatique qui s'intéresse à l'essence même de ce que nous sommes avec deux personnages imparfaits, mais réalistes, qui mêle le travail et l'amour, sur fond de solitude et réflexion.
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Des romances diverses et un troisième couple adorable...
Je me suis lancée dans ce drama pour Li Yun Rui après l'avoir trouvé excellent dans Blossom. J'avais aussi un bon souvenir de Xu Ruo Han. De plus, l'idée d'une seconde chance laissée à l'amour dans une intrigue légèrement différente et sur un court format était plaisante.L'intrigue est facile avec une mise en scène intéressante. La construction des épisodes est bonne avec un flash-back, le présent et l'interview de l'émission à laquelle ils participent. C'est dynamique et ça permet de ne pas briser le rythme des épisodes. Si le cycle devient un peu répétitif, le format de 24 épisodes permet aussi d'éviter les longues scènes ennuyeuses tout en jonglant entre les trois couples de façon équitable.
Les trois couples étaient complètement différents les uns des autres. Tout d'abord, le premier couple avec Lu Xing Yan (Li Yun Rui) et Shen Xing Ruo (Xu Ruo Han). Leur histoire est jolie tout du long, c'est une relation confortable dans laquelle chacun va trouver son indépendance et maturité. Ils connaissent une belle évolution, ensemble et chacun de leur côté également. Ensuite, le deuxième couple avec Xu Cheng Zhou (Ryan Ren) et Chen Zhu (Wang Yi Jin). Ils se disputent sans cesse, l'une attend que l'autre comprenne tous ses désirs, tandis que l'autre ne supporte plus d'être un défouloir. Ce n'est pas une relation saine, jusqu'au moment où ils décident de faire une chose incroyable : communiquer. Pour finir par le troisième et dernier couple, He Si Yue (Xia Hao Ran) et Shi Qin (Duan Yu). Les grands timides du drame, ils étaient adorablement mignons tout du long. En tant que personne timide et introvertie, j'ai apprécié de voir leur nature être mise en avant avec douceur et surtout être respectée.
Cependant, si l'idée d'une émission de télé-réalité est intéressante, elle se révèle peu utile. Le peu de contenu avancé n'est pas intéressant, tant sur les jeux que les rendez-vous. Sur ce point, l'anticipation n'est pas au rendez-vous, dommage. En revanche, l'intrigue ne s'y attarde pas, mais elle aborde des sujets lourds tels que les violences domestiques, le suicide ou encore les traumatismes.
En bref, Go Back Lover est une romance simple avec trois couples qui livrent des histoires différentes et où chacune possède son propre chemin. C'est simple à regarder avec des méchants caricaturaux, mais suffisamment léger si on n'en attendait pas tout un spectacle.
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Rien de dangereux, mais distrayant !
Après la lecture de plusieurs critiques, je m'attendais à m'arrêter en cours de route. Cependant, ayant aucune attente, autre que me détendre, j'imagine que cela m'a permis de mieux l'apprécier.La rapide évolution entre Kang (Perth Tanapon Sukumpantanasan) et Sailom (Chimon Wachirawit Ruangwiwat) chamboule la dynamique instaurée dans les premiers épisodes. De deux tigres enragés, on passe à deux chatons endormis. Le niveau d'hostilité entre eux est beaucoup trop fort pour un changement si abrupt. Il suffit de s'attarder sur les coups bas de Kang, en particulier celui où il prétend que Sailom aime un peu trop donner des cours aux jeunes enfants. Perth peaufine son jeu au fil de ses projets. J'apprécie toujours son naturel, ce côté charmeur et son magnifique sourire. Chimon est bien, sans être transcendant.
L'alchimie est passable. À vrai dire, cela ne me dérange pas de voir un BL scolaire plus chaste. D'ailleurs, les scènes de drague de Perth sont bonnes, tout comme les quelques confessions à la volée de Sailom. En revanche, tout ce qui s'approche d'un contact physique, ce n'est pas folichon. Pour avoir actuellement Perth avec Santa dans Perfect 10 Liners, il est évident qu'ils partagent une meilleure complicité.
Leur alchimie n'est ni bonne ni mauvaise. Ça ne me dérange pas de voir un BL scolaire être plus chaste. Si les scènes de drague par Perth sont bonnes et les quelques confessions à la volée de Sailom sont sympathiques, les baisers ne sont pas terribles. Ce n'est pas catastrophique (pas de poisson mort, ni l'impression que l'un des deux va vomir (et mourir après)), mais ce n'est pas folichon non plus. Pour voir actuellement Perth avec Santa Pongsapak Udompoch dans Perfect 10 Liners, ils ont beaucoup plus de complicité.
L'utilité des couples secondaires ? Saifah et Name n'ont même pas eu le temps de dire "oups" qu'ils étaient déjà au mitard. Quant à Guy et Nawa, il s'agit d'un banal copier-coller du couple principal.
Plus globalement, le manque de finesse du scénario me surprend. Les deux scénaristes ont travaillé sur de beaux drames, mais celui-ci est médiocre. Malgré un bon démarrage, l'histoire entre dans une routine faiblarde, ponctuée de sauvetages, retournements de situation et maigre tentative de critique sur les inégalités sociales.
En bref, le réel danger de Dangerous Romance, c'est la façon dont le corps enseignant met sous le tapis la violence et le harcèlement scolaire.
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Touchant et poignant !
S'il ne semble pas offrir grand chose dans ses grandes lignes (deux personnages traumatisés qui sont liés, mais sans le savoir et finissent par se retrouver), il renferme pourtant une puissance émotionnelle stupéfiante.Il ne faut pas attendre longtemps avant de plonger au cœur de l'intrigue. Sans grande précipitation, les scènes se dévoilent, nous donnant alors un aperçu des traumatismes et conséquences de chaque personnage. Malgré les années qui passent, la douleur (physique et mentale) est toujours aussi vive. Soit on apprend à vivre avec, soit on tente de l'amoindrir.
Ha Moon Soo (Won Jin A) porte le poids de la mort de sa petite sœur. Rongée par cela, elle s'empêche de profiter de sa vie. Acculée et en charge d'une mère se noyant dans l'alcool, elle tente d'encaisser, ignorant ses propres blessures. Avec force, elle ne recule pas devant la difficulté. Won Ji A délivre une performance prenante avec des émotions vives. Lee Gang Doo (Lee Jun Ho) est également victime et connaît bien des démons. Dans cet accident, il perd son père, passe des jours entiers avec une personne décédée sous des décombres et ne pourra plus jouer au foot. C'est un personnage torturé et en colère qui ignore comment le gérer. Lee Jun Ho transmet une palette d'émotions captivantes. Quant à leur histoire, elle est réconfortante et chaleureuse, exactement ce que ce dont ils avaient besoin.
L'histoire progresse sous la forme de flash-back. Au fil des épisodes, les pièces du puzzle se mettent en place, tandis qu'elles renforcent les caractères et pensées des personnages. De la grande sœur pleine de regrets et de l'anticipation de cet homme qui lutte chaque jour contre un mal qui le ronge. Sans jamais abuser du côté dramatique, on se laisse submerger par les peines et les combats respectifs de chacun avec un seul but : vivre. Bien que certains éléments sur les derniers épisodes n’étaient pas utiles, on retiendra particulièrement la relation solide qui s’est formée et la performance de chaque acteur.
La bande originale est très jolie. À la fois lente, nostalgique et mélancolique. Au travers de certaines chansons, on ne peut échapper aux notes d'espoir qu'elles dégagent aussi pour finir par une photographie sublime.
En bref, Just Between Lovers est un mélodrame glacial et aux combats brûlants qui pousse deux âmes perdues et blessées à faire face aux démons du passé.
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Les affiches sont cute, oui…
Lu Li (Zhu Xu Dan) est amoureuse de Jiang Yi Cheng (Xing Zhao Lin), un génie de l'informatique. Après ses études, elle postule dans son entreprise, mais est recalée parce qu'elle est une femme. Loin d'abandonner, elle décide de se déguiser en homme.L'idée de base est simple : une jeune femme se déguise en homme afin d'intégrer une entreprise. Pourtant, le défi est de taille, mais c'est à croire que les scénaristes ont oublié leur propre histoire en dévoilant la vérité en un tour de main.
D'ailleurs, peut-être qu'il aurait fallu ajouter un peu plus de blush et d'eyeliner au style de Zhu Xu Dan. C'est vrai qu'elle ne possède pas de traits assez fins en temps normal… Elle n'avait aucun moyen de paraître un tant soi peu crédible en homme. Elle apparaissait plus virile dans Miss the Dragon. De l'autre côté, Xing Zhao Lin est pour moi dans son rôle de confort. Malheureusement, son personnage ne tient pas la route avec un manque de sensibilité, un tempérament puéril et enfantin.
Loin de s’épargner des clichés habituels, le drame n’offrira aucune originalité dans son développement ni dans son achèvement. Il pourra décourager plus qu’encourager avec ses clichés sans surprises. A moins d’être un grand amateur des acteurs, il restera un énième drame au bon potentiel, mais où la page erreur était inévitable.
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Espoir et guérison au service psychiatrie...
Ces dernières années, on a souvent entendu parler de maladies mentales. Cependant, des œuvres qui explorent un service psychiatrique sont rares, car elles peuvent plonger le spectateur dans un certain malaise. Pourtant, c’est un service indispensable.Avec douze épisodes, on suit l’infirmière Da Eun (Park Bo Young), nouvellement arrivée au service psychiatrie. L’actrice signe sûrement son meilleur rôle à ce jour. Elle fait face, en même temps que nous, aux patients du service. Sans vouloir déprimer complètement le spectateur, Lee Jae Kyu préfère mettre en scène de nombreuses maladies liées au stresse de la société et de la pression familiale. Pas besoin d’aller dans les hautes sphères du drame, les cas abordés hurlent de réalisme dans une société toujours plus dures et en proie à une perfection de moins en moins atteignable.
Daily Dose of Sunshine traite en surface plusieurs cas, donnant quelques détails, mais à aucun moment elle ne sert d’auto-diagnostique à qui le veut. La série met en avant qu’un professionnel de la santé est le plus averti pour venir en aide à des personnes en détresses.
Le secteur médical est en souffrance depuis des années. Par des délais anormalement long, mais également un manque de personnel. Si la série reste honnête, elle ne se prive pas de le mentionner à quelques reprises. Et derrière ces efforts et une journée toujours plus épuisante que la précédente, c’est un métier au contact fort. Où des infirmiers et médecins finissent par sympathiser avec leurs patients. Jusqu’au moment où même un personnel avisé peut faiblir.
Réalisé avec soin et intimité, Daily Dose of Sunshine dépeint le milieu d’un service psychiatrique. Sans être dans le voyeurisme ou l’accusation, Lee Jae Kyu livre un drame touchant aux personnages attachants.
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Thriller fascinant au cœur d'une petite ville hantée par son monstre (괴물)
Le drama nous livre un démarrage immédiat avec la découverte d’un corps au milieu d’un champ de roseaux. Cependant, il ne tarde pas à nous renvoyer vingt ans en arrière, là où tout a commencé… Qui est le monstre de Manyang ? Qui incarne la créature dangereuse dissimulée dans les fourrées, attendant de sauter sur sa proie ?En Corée du Sud, lorsqu’un adulte disparaît, on l’enregistre comme une fugue et non une disparition. Ainsi, cela laisse tout le loisir à un tueur en série de sévir selon son bon vouloir au détriment des familles. Et peut-être que ça tombe bien, parce qu'au cœur de cette ville, où tout le monde connaît les secrets de tout le monde, les secrets peuvent être bien gardés.
La rencontre entre les deux personnages est comme rencontrer un mur. Les deux hommes ne s’apprécient pas et ne font aucun effort pour le cacher. Lee Dong Sik est un homme entouré de mystères, tandis que Han Ju Won, derrière son attitude guindée et arrogante, possède un but : obtenir la justice. On sent les étincelles venir et elles ne tardent pas à se décupler au fil des épisodes.
Bien que leur mauvaise entente permette d’ajouter encore plus de piquant au drama, Beyond Evil ne lésine pas sur la qualité de chaque personnage. Chacun possède sa propre histoire, son passé, ses démons et ses désirs. Principaux ou secondaires, ils ont tous un rôle. Le fait d’être au cœur d’une petite ville permet d’accentuer cette ambiance si particulière et de donner encore plus de force au récit.
D'ailleurs, l’intrigue principale et les sous-intrigues sont d’une qualité irréprochable. On doute des personnages, alors que deux minutes auparavant, on leur aurait donné le bon dieu sans confession.
En bref, Shim Na Yeon offre une intrigue gorgée de rebondissements avec un développement profond de ses personnages avec un casting monstrueusement parfait !
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