Espoir et guérison au service psychiatrie...
Ces dernières années, on a souvent entendu parler de maladies mentales. Cependant, des œuvres qui explorent un service psychiatrique sont rares, car elles peuvent plonger le spectateur dans un certain malaise. Pourtant, c’est un service indispensable.Avec douze épisodes, on suit l’infirmière Da Eun (Park Bo Young), nouvellement arrivée au service psychiatrie. L’actrice signe sûrement son meilleur rôle à ce jour. Elle fait face, en même temps que nous, aux patients du service. Sans vouloir déprimer complètement le spectateur, Lee Jae Kyu préfère mettre en scène de nombreuses maladies liées au stresse de la société et de la pression familiale. Pas besoin d’aller dans les hautes sphères du drame, les cas abordés hurlent de réalisme dans une société toujours plus dures et en proie à une perfection de moins en moins atteignable.
Daily Dose of Sunshine traite en surface plusieurs cas, donnant quelques détails, mais à aucun moment elle ne sert d’auto-diagnostique à qui le veut. La série met en avant qu’un professionnel de la santé est le plus averti pour venir en aide à des personnes en détresses.
Le secteur médical est en souffrance depuis des années. Par des délais anormalement long, mais également un manque de personnel. Si la série reste honnête, elle ne se prive pas de le mentionner à quelques reprises. Et derrière ces efforts et une journée toujours plus épuisante que la précédente, c’est un métier au contact fort. Où des infirmiers et médecins finissent par sympathiser avec leurs patients. Jusqu’au moment où même un personnel avisé peut faiblir.
Réalisé avec soin et intimité, Daily Dose of Sunshine dépeint le milieu d’un service psychiatrique. Sans être dans le voyeurisme ou l’accusation, Lee Jae Kyu livre un drame touchant aux personnages attachants.
Thriller fascinant au cœur d'une petite ville hantée par son monstre (괴물)
Le drama nous livre un démarrage immédiat avec la découverte d’un corps au milieu d’un champ de roseaux. Cependant, il ne tarde pas à nous renvoyer vingt ans en arrière, là où tout a commencé… Qui est le monstre de Manyang ? Qui incarne la créature dangereuse dissimulée dans les fourrées, attendant de sauter sur sa proie ?En Corée du Sud, lorsqu’un adulte disparaît, on l’enregistre comme une fugue et non une disparition. Ainsi, cela laisse tout le loisir à un tueur en série de sévir selon son bon vouloir au détriment des familles. Et peut-être que ça tombe bien, parce qu'au cœur de cette ville, où tout le monde connaît les secrets de tout le monde, les secrets peuvent être bien gardés.
La rencontre entre les deux personnages est comme rencontrer un mur. Les deux hommes ne s’apprécient pas et ne font aucun effort pour le cacher. Lee Dong Sik est un homme entouré de mystères, tandis que Han Ju Won, derrière son attitude guindée et arrogante, possède un but : obtenir la justice. On sent les étincelles venir et elles ne tardent pas à se décupler au fil des épisodes.
Bien que leur mauvaise entente permette d’ajouter encore plus de piquant au drama, Beyond Evil ne lésine pas sur la qualité de chaque personnage. Chacun possède sa propre histoire, son passé, ses démons et ses désirs. Principaux ou secondaires, ils ont tous un rôle. Le fait d’être au cœur d’une petite ville permet d’accentuer cette ambiance si particulière et de donner encore plus de force au récit.
D'ailleurs, l’intrigue principale et les sous-intrigues sont d’une qualité irréprochable. On doute des personnages, alors que deux minutes auparavant, on leur aurait donné le bon dieu sans confession.
En bref, Shim Na Yeon offre une intrigue gorgée de rebondissements avec un développement profond de ses personnages avec un casting monstrueusement parfait !
Vous n'avez qu'une seule vie, si vous tentez de quitter la partie, vous mourrez !
Votre vie est précieuse, c'est la seule que vous avez. Gagnez une partie, et vous obtenez un visa qui vous offre quelques jours de repos. C'est simple, n'est-ce pas ? Et pourtant, il va falloir user de plus d'une stratégie pour en sortir. Les parties sont truffées de pièges en tout genre qui peuvent coûter la vie des participants en un instant.C'est un drama captivant au scénario rythmé et sombre. Les parties n’ont pas pour unique but de faire un massacre. Au contraire, ces dernières vont montrer le meilleur comme le pire de chacun, émotionnellement et psychologiquement. Chaque personnage est en référence à l’œuvre de Lewis Caroll, Alice aux pays des merveilles. Cependant, il faudra faire preuve de pas mal de réflexion pour déterminer le rôle de chacun – beaucoup d’incertitudes de mon côté. Peut-être que l'œuvre originale est plus franche sur les caractéristiques de chacun ?
Les cartes sont au centre du jeu et chacune est particulière. La carte de pique fait référence à une épreuve physique. La carte de carreau est une épreuve intellectuelle. La carte de trèfle est une alliance des deux. Enfin, la carte de cœur va jouer avec le cœur, justement. La psychologie et les émotions sont poussées au maximum. Entre stratégie et trahison, il faut faire des choix. Particulièrement cruelle, cette carte de cœur est pourtant le cœur de toute une réflexion et remise en question.
Il ne reste plus que les chiffres inscrits sur les cartes. Ces derniers représentent le nombre de jours que les participants peuvent gagner sur leur visa. Plus le chiffre est haut, plus le visa est long, mais plus la difficulté est élevée. Il faut payer le prix d’un repos mérité.
En bref, inspiré du manga de Asou Haro, la première saison d'Alice in Borderland est un survival redoutablement efficace entre univers alternatif et jeu de survie remettant en question les limites de chacun pour survivre. Un Battle Royale plus moderne, mais pas encore au niveau de BR qui reste, pour moi, un indétrônable du survival japonais.
Les silences assourdissants...
In Between Seasons est un drame qui renferme une histoire remplie de secrets aux longues scènes silencieuses, mais aux vérités bruyantes.Lee Dong Eun (auteur du livre et aussi réalisateur du film) fait le choix de miser sur les gestes plutôt que les mots. Le film offre de nombreux silences pour exprimer les émotions des personnages. In Between Seasons ne vous sert pas les émotions sur un plateau d’argent. Il ne vous dit pas non plus ce que vous devez penser. À la place, il pousser à l'analyse, la compréhension et l'application de lire entre les lignes. C’est un film qui murmure des secrets depuis sa scène d’ouverture. Le genre de secrets qu'on ne mentionne pas à haute voix.
Ce film, c’est l’histoire secrète entre trois personnes qui s’aiment sincèrement, mais qui le font différemment au rythme d'épreuves lourdes, de secrets et d'une société conservatrice. N'attendez pas de ce long-métrage des personnages clichés et une photographie si lumineuse qu'elle en brûle la rétine. À la place, ce sont des couleurs naturelles qui jonglent avec les émotions. Il suffit d'accorder un intérêt aux affiches où on navigue entre les teintes d’un printemps chaud et la fraîcheur d’un hiver.
On peut voir une évolution des personnages. Le temps passe et Mi Kyung commence par voir les choses d’un œil différent. À côté de cela, on admire la ténacité de Yoon Joon qui reste amoureux de Soo Hyun et refuse de le laisser, bien qu’il tente de vivre un minimum sa vie. Le tout est porté par des performances poignantes qui viennent équilibrer l’ensemble. Un ensemble magnifique.
Certains réalisateurs aiment montrer plutôt que dire. C’est un choix qui oblige le téléspectateur à pousser ses propres réflexions. Un choix intéressant dans ce film, car c'est ce qui le rend si unique aux yeux de chacun.
Pour ma part, ce n’est pas une seule fin, mais trois qui peuvent s’interpréter. Tout va dépendre de la façon dont vous regardez le film. Tout d’abord, celle du téléspectateur qui reste confus et tente d’imaginer la fin qu’il espère. Ensuite, celle de Mi Kyung et Su Hyun qui est une fin qu’on peut juger heureuse. En effet, Su Hyun sort du coma et ne souffre pas de séquelles particulières. Enfin, il reste la fin du point de vue de Yong Joon. Celle-ci est la plus triste, car Yong Jun dit au revoir à son amour.
En bref, In Between Seasons est de ces perles du cinéma qui approche sa caméra au plus proche du cœur avec ce qu'il faut de dialogues et de silences.
Faire le tri de son passé et regarder le présent...
Je n'ai pas lu le manga dont le film est adapté. J'y ai passé un bon moment grâce à la subtilité des dialogues, malgré une mise en scène plutôt décevante.L'intrigue est une simple romance de bureau entre deux hommes. Les deux personnages semblent diamétralement opposés dans leur tempérament et leur style de vie, pourtant, ils ont tous les deux souffert par le passé.
Togawa Yousuke boit, fume et semble se ficher de tout avec une personnalité quelque peu grossière en apparences. De l'autre côté, Shima Toshiaki est un introverti blessé qui préfère s'oublier lui-même, quitte à passer pour un homme désagréable aux yeux des autres. Pourtant, le premier est un supérieur hiérarchique gentil et attentionné, tandis que le second est simplement une biche blessée qui tente d'avancer avec ses blessures.
Au fil de l'histoire, les deux hommes vont se rapprocher au point que les sentiments vont presque être incertains une bonne partie du film. Shima est émotionnellement passif, tandis que Togawa passe pour un bourrin plus d'une fois. Et pourtant, chacun devient la raison d'avancer de l'autre.
Je n'attendais pas du film qu'il déverse tous ses dialogues sur un plateau d'argent. Encore une raison qui me fait apprécier la subtilité du cinéma japonais. De plus, le final se révèle différent du genre habituel et s'achève sur une belle note.
Confrontation entre morale et éthique...
The Silent Sea nous promet la Lune, et il nous l'offre avec son esthétique et ses nombreuses pistes. Entre morale et éthique scientifique, dépaysement assuré dans ce thriller lunaire aux codes horrifiques.À peine débuté, on nous plonge dans une action avant de nous offrir un retour en arrière. Se présente alors une terre triste et sèche avec une photographie jaunie qui renforce le sentiment de désespoir. La Terre n’est plus ce qu’elle était, si bien qu’on découvre avec peine des files d’attente pour remplir des bidons d’eau. On comprend rapidement le contrôle imposé sur les ressources et les diverses classes sociales : l’élite et la populace.
Une fois dans l’espace, l’ambiance n’est pas sans rappeler « Alien, le huitième passager », premier opus d’une des plus grandes sagas spatiales du cinéma de Ridley Scott, sorti en 1979. Son ambiance huis clos, sa tension grimpante, son mystère et son image sombre sont des ingrédients efficaces. Peu importe que vous débutiez ou pas dans le cinéma sud-coréen, on ne manquera pas le budget tant dans les décors d’excellentes factures que dans les costumes. Dans un tel univers, il est facile de faire cheap, mais The Silent Sea donne de quoi s'émerveiller un moment.
Le drama aborde de nombreux thèmes qui viennent toucher la morale et l’éthique sur le plan scientifique. On compte également sur les différentes façons de gérer une catastrophe. Cela incluant la concurrence dans l’espace entre sociétés privées et les gouvernements. Malheureusement, l'intrigue nous amène sans trop de surprise vers son but. Elle finira par perdre son temps dans un dédale de couloirs aux scènes inutilement longues.
Le casting est solide, sans aucun doute. Cependant, il est difficile de s'attacher aux personnages. Le passif et les quelques tentatives pour jouer sur l’émotion ne sont pas suffisants. Plus qu’une absence émotionnelle, le passé inexistant des personnages ne permet pas d'apporter une matière suffisante. Cependant, les performances sont toutes solides.
En bref, malgré un bon démarrage et les codes du genre, The Silent Sea perd rapidement le contrôle, plongeant le téléspectateur dans un dédale de couloirs et d’un rythme inutilement traînant.
« L’humanité est un virus. Les monstres sont le vaccin. »
Le chaos continu dans cette société brisée. Une société où une part monstrueuse sommeille en chaque être humain. Il n'est pas nécessaire d'avoir muté pour en être un. Suite directe de la première saison, aucun risque n'est prit, tandis que l'intrigue amène de nouveaux personnages.Des militaires en rafale, des survivants (beaucoup) à peine survolés ou simplement idiots dans leurs actes. Des personnages de la première saison deviennent soudainement capitaux (Yi Kyung, en particulier). Je n'ai pas grand-chose à dire dessus, c'est amené de façon logique.
Les CGI sont du même acabit que la première saison. Cependant (et c'est le plus triste de Sweet Home 2), on perd tout l'intérêt du bestiaire instauré. On délaisse sa richesse aussi fascinante que repoussante pour des monstres qui ont fusionné avec des voitures, ventilateurs et autres. Si vous connaissez Hellraiser, alors certains auront quelques souvenirs du cénobite en mode lecteur CD. En réalité, tout l'intérêt de Sweet Home (les monstres) est devenu pauvre, malgré la créature du début qui était magnifique (et pétard, j'avais envie de botter le cul de pas mal de gars sur cette scène). Parce qu'en réalité, la plus humaine de toutes, c'était elle !
Sweet Home 2 se termine sur un cliffhanger avec ce qu'il faut de suspense. Encore une fois, la société se retrouve pointée du doigt, car après tout, peu importe les envahisseurs, le véritable monstre, c'est l'Homme.
Romance simple aux quelques imperfections joliment dissimulées...
Si Cosmetic Playlover manque de matière et parfois d’ambiance, c’est un drame qui suit gentiment son cours.Il est plaisant de voir deux hommes dans l’industrie du maquillage sans être des stéréotypes. J’ai aussi apprécié le pied d’égalité sur lequel ils sont. Ils débutent différemment, mais ils rencontrent, chacun leur tour, une jolie évolution professionnelle. Et cela, même si la profession n’est qu’effleurée. D’ailleurs, c’est agréable de voir l’arc romantique priorisé sur l’arc professionnel. Contrairement à Perfect Propose qui avait complètement étouffé sa romance au profit du travail d’Hiro.
Comme beaucoup de JBL, c'est la complémentarité des personnages qui vient faire la différence. D’un côté, Sahashi Toma. Un jeune homme lassé, mais franc qui voit en Mamiya une raison de croire en quelque chose. De l’autre, Mamiya Natsume qui manque de confiance et se met souvent sur la défensive.
Leur histoire se développe doucement avec de sympathiques scènes de flirts et de bons baisers. La relation manque un peu de matière et connaît un schéma qui se répète. En effet, Mamiya ignore son charme et Sahashi met un point d’honneur à repousser chaque homme qui s’approche trop près de lui.
En bref, Cosmetic Playlover est une romance chaleureuse et confortable qui manque parfois d’ambiance, mais sait rester efficace. Comme un maquillage naturel, c’est léger et frais avec ce qu’il faut pour camoufler les quelques imperfections.
Cliché, mais divertissant...
Dans un saladier, mélangez le scénario (simple et efficace) et les personnages. Ajoutez une pincée d'une musique et enfournez pour huit petites heures.C'est un drame facile et divertissant. L'intrigue est légère avec une FL sentimentalement aveugle (vraiment aveugle, je crois que même un phare en pleine nuit pourrait se pavaner sous son nez qu'elle ne verrait rien) et un ML charmant, mais peu dégourdi. Ils s'aiment, c'est mignon et ça tombe bien, on en attend pas plus de ce genre d'histoire. Le couple secondaire est aussi amusant, mais peu nécessaire. Il fait une bonne transition, c'est tout.
La romance laisse peu de place à la surprise. Toutefois, certaines répliques font mouche. On sait comment tout commence, on sait aussi comment tout se termine. Encore une fois, ce n'est pas grave parce que le synopsis révèle tout. On sait ce qu'on va regarder, et pour cette raison c'est un drama idéal lors d'un week-end où le mot d'ordre c'est traîner sans s'fouler.
En bref, Serendipity's Embrace est une histoire facile et mignonne avec un coup adorable et souriant, malgré un ML un peu trop lisse.
Je prête allégeance au seigneur démon de Luo Yun Xi...
Si Till the End of the Moon souffre de nombreux défauts, Luo Yun Xi en écrase une grande majorité avec une interprétation captivante en tant que Seigneur Démon maudit.Luo Yun Xi est la parfaite incarnation du Seigneur Démon, d'un homme incompris et d'un prince maudit. Sa posture royale, sa gestuelle élégante, son regard sombre et maléfique et ce sourire menaçant. Tout en lui hurle le mal d'une façon si envoûtante… Avec fascination, Luo Yun Xi capture l'essence complexe de ses personnages, lui influant chaque souffrance, tandis que la bonté et l'amour font parfois vaciller ce cœur de pierre.
Bai Lu est une habituée de ce genre. La plupart de ses personnages sont sympathiques, mais limités dans leur caractère : de Li Su Su, la cultivatrice idéaliste, à Ye Xi Xu, la mortelle courageuse. Seules les tenues permettaient de créer la distinction. Elle ne semblait pas inspirée pour donner vie à deux personnages distincts. Je regrette que Bai Lu ne montre pas davantage d'expressions faciales.
Ensemble, leur relation frétille de menaces, de gentillesse et d'amour. Il ne s'agit pas d'une romance torturée, mais il m'est arrivée d'être une vraie supportrice, notamment pendant l'arc de Bore. En revanche, l'écriture de leur histoire d'amour manque de charme. Leur relation ne tarde pas à tourner en rond dans un éternel recommencement de confiance, de non-confiance, d'amour et de haine. Les deux derniers arcs loupent carrément le coche et ne parviennent pas à retrouver le souffle des deux premiers.
Le reste du casting est excellent. J'ai consumé toute ma haine dans les personnages de Chen Du Ling (elle est remarquable), et bien sûr, j'ai été ravie de voir Deng Wei. En revanche, quel dommage de voir le couple secondaire sacrifié de la sorte. Leur histoire d'amour mêlée passion et étincelle avec un vent de fraîcheur. Pourtant, les scénaristes l'ont massacré. Et c'est l'un des plus vilains défauts de ce xianxia : l'écriture.
Les personnages conservent leur mémoire. Cela permet de changer la dynamique habituelle des tribulations. J'ai également apprécié que le Seigneur Démon ne soit pas "juste" scellé dans une abysse, mais au contraire, qu'on tente de remonter dans le passé pour empêcher son éveil.
Même s'il s'agit d'une production à gros budget, la plupart des maquillages (en particulier celui des messieurs) laissent à désirer. On s'accordera sur les sourcils qui ont souffert (tant chez les femmes que les hommes). Et cela, quand les perruques n'étaient pas grotesques. Si les CGI sont globalement réussies, il est difficile d'en dire autant sur les décors et certaines incrustations. Par contre, les costumes étaient superbes (notamment le noir et vert de Ye Qing Yu).
En bref, Till the End of the Moon reste un drama qui vaut la peine d'être regardé, ne serait-ce que pour la performance de Luo Yun Xi et de son intrigue, bien qu'il aurait pu être meilleur avec une écriture plus forte.
Scénario absurde, mais romance (presque) mortelle…
My Lethal Man cumule les clichés qui ont pour but de sauver FL par le beau et intrépide ML. C'est souvent tiré par les cheveux avec des rebondissements attendus, mais le rythme sauve l'histoire, tandis que la romance devient clairement une raison de rester.Shen Man Nin (Li Mo Zhi) est une femme qui se retrouve soudainement propulsée dans une famille richissime, durement épaulée par un homme mystérieux au regard de feu. C'est la première fois que je vois Li Mo Zhi, je lui ai trouvé une jolie sensibilité ainsi qu'un charme certain. Si ce profil de FL n'est pas mon préféré, l'actrice a été convaincante jusqu'au bout. Elle amène une forme de douceur à son personnage sans pour autant devenir niaise et stupidement aveuglée par un bel homme.
Yan Xing Cheng (Fan Zhi Xin) est alimenté depuis des années par la vengeance, révélant tout du personnage dominateur et dangereux. Néanmoins, son personnage connaît une évolution et un changement dans sa deuxième moitié, dévoilant une nouvelle palette d'émotions. Fan Zhi Xin est un très bon acteur qui pourra, je l'espère, faire ses preuves dans les mois à venir dans des dramas plus populaires. Son regard de feu est une fascination, tandis que son visage froid est comme un délicieux café aux prémices de l'hiver.
L'alchimie est au rendez-vous avec des scènes d'action tendues, mais amusantes ou des échanges honnêtes et tendres. Les baisers sont généreux et magnifiques, ce qui renforce l'attrait dégagé par le couple. La romance offre des moments douillets qui permet aussi de remanier de temps à autre les personnages, tout en permettant de ne pas trop s'arrêter sur les faiblesses du scénario. Bien qu'on se doute de la fin, le cheminement est resté entraînant.
Rao Mei Na (Li Xin Ran), la meilleure amie, n’est pas la pomme la plus mûre du panier. Le niveau de connerie de ce personnage est spectaculaire. Yuan Shuai (Qiu Ding Jie), le garde du corps, n’est pas le plus exceptionnel qui soit. Quant au hacker de génie, Fan Xiang (Wang Xu Dong), il n'a de génie que les mots.
Comme une majorité de romances chinoises, le réalisme n'est pas convié. Si on ne regarde pas pour avoir une transposition parfaite de la réalité, c'est parfois trop gros. Il suffit de s'attarder sur le premier épisode. De même quant au fait que plusieurs personnages occupent des positions élevées et agissent de façon absurdes. Je pense notamment à 2FL qui ordonne presque à FL d'ouvrir son coffre dans son entreprise… Euh, pardon ? De plus, la quête de rédemption semble plus importante que la justice pour certains personnages. En ces points, l'histoire perd clairement de son charme, mais il n'éclipse en rien celui de Fan Zhi Xin.
En bref, My Lethal Man est un c-drama qui aligne les clichés et ne s'embarrasse pas d'un scénario tiré à quatre épingles. L'histoire n'est pas folichonne, en revanche, la romance crépitante est si attirante qu'on ne peut pas s'empêcher d'y revenir avec, en cadeau, la prise de sang la plus sexy qu'on ait jamais vu.
Comédie romantique et historique sans chichi, mais...
Une assassine douée se retrouve amnésique et devient proche du General Yan, celui qu'elle devait assassiner. D'ennemis à amants, c'est aussi l'histoire d'un passé commun...Parfois, je ne peux pas m’empêcher de me gaver d’un drama, en particulier si sa diffusion est terminée ou sur le point de s’achever. Dernièrement, c’est ce qui m’est arrivé avec The Spirealm et My Journey to You. Ce qui fait de Nancheng Banquet un bon compromis. Ce n’était pas suffisamment captivant pour grignoter des heures de sommeil. Néanmoins, c’était une histoire agréable à suivre les jours de pluie, lorsqu’il n’y avait rien d’autre en diffusion.
Au départ, Fu Xiao (Zhao Zhao Yi) est dépeinte comme une redoutable meurtrière. Un portrait qui s’effiloche une fois le premier épisode passé. Si l’amnésie n’est pas originale, elle reste une idée intéressante. Cependant, la façon dont elle est mise en scène nuit complètement à l’héroïne. Je ne comprends pas les scénaristes qui qui ne parviennent pas à créer un personnage amnésique tout gardant leurs capacités intellectuelles. Cela met en lumière la pauvreté du personnage, en plus de la mettre dans de nombreuses situations absurdes. Si le personnage s’améliore au fil de l’histoire, le chemin est long avant qu’elle ne recouvre la mémoire (fin de l’épisode 22 (sur un format de 24 épisodes)). Toutefois, Zhao Zhao Yi est une actrice intéressante, car elle ne correspond pas aux critères habituels. Son visage ne possède pas de traits fins et délicats comme c’est couramment le cas dans les dramas chinois. C’est une belle femme, mais sans le côté superficiel (n’y voyez rien de péjoratif). D’ailleurs, l’actrice est superbe au naturel et cela lui donne un avantage quant au fait d’interpréter un eunuque.
Par ailleurs, il me semble que c’est la première fois que je vois Wang You Shuo en tant ML. L’acteur est ravissant dans la peau d’un homme inatteignable et distant. Il dépeint le général Yan avec ce qu’il faut dans les qualités attendues. Un homme fidèle à ses valeurs, dur en apparence, mais avec le cœur tendre. Un général bon et apprécié par ses soldats, mais aussi un homme en quête de justice pour sa famille. En revanche, bien que le regard de Wang You Shuo reflète magnifiquement ses émotions, son absence d’expressions faciales lui donne tort sur quelques scènes. Si le personnage s’avère intéressant et bien joué, les quelques ébauches de sourires ne suffisent pas.
La romance est mignonne, toutefois, elle ne prend pas de risques. Le passé commun n’est plus vraiment une surprise dans les drames historiques. De plus, j’ai apprécié le fait que Fu Xiao tombe amoureuse du Général Yan avant de recouvrer la mémoire. À contrario, j’ai boudé la façon dont le Général Yan réalise l’aimer lorsqu’il découvre qu’elle est son amour d’enfance. Comme le disait quelqu'un, c'est comme si avant qu'il ait confirmation de leur lien, FL ne valait pas son amour. Cela dit, le fait qu’ils viennent du même milieu et qu’ils aient emprunté des chemins différents pour diverses raisons, s’opposant ainsi l’un à l’autre était une piste intéressante.
L'Impératrice Xiao Heng (Zhou Zi Xin) était merveilleuse et d'une grande élégance. J'ai beaucoup aimé l'amour de l'Empereur Zhao Yuan (Xia Ning Jun) envers la dramaturgie. Sa vie est une vraie pièce de théâtre, c'était amusant. Le méchant ne se cache pas, mais je l'ai trouvé étonnamment passif tout au long de l'histoire, pour finalement faire une tentative dans le final, mais c'est tombé à plat.
L'intrigue est facile à suivre malgré le sous-titrage discutable (lors de mon visionnage, le drama n'était pas disponible sur Viki). En soit, l'histoire n'est pas originale, elle ne prétend pas l'être et c'est bien assumé jusqu'au bout. Le doublage était correct. Les effets également. Les scènes de combat étaient honnêtes, bien qu'imparfaites pour certaines.
En bref, Nancheng Banquet est une comédie historique à l'intrigue facile, son casting sympathique et sa romance en fond qui s'apprécie les jours où on souhaite mettre ses pensées sur pause.
Confrontation dynamique et amusante entre deux époques...
Avec l'adaptation chinoise qui arrive prochainement, j'ai eu envie de revoir ce drama qui m'avait tant emballé quelques années plus tôt. Un second visionnage tout aussi amusant !C'est un drama simple, mais riche qui jongle entre histoire, comédie et romance. La confrontation entre deux époques apporte du dynamisme tant dans la façon dont le scénario se joue que l'interaction entre les personnages. En deux heures, Kim Ji Hyun délivre une belle histoire simplifiée avec une touche d'Histoire (notamment les débuts du hangeul) sans pour autant négliger sa comédie et sa romance qui progressent en rythme.
L'ensemble de la distribution est brillante. Yoon Doo Joon en tant que roi est un mélange d'amusement et de convictions. Kim Seul Gi dépeint une adolescente flemmarde, mais débrouillarde, parfois un peu bête et attachante, sans jamais tomber dans le cliché. Difficile de ne pas mentionner l'un de mes acteurs préférés, Go Gyu Pil, un habitué des seconds rôles qui, pourtant, apporte toujours du corps à ses personnages. Je pense également qu'il s'agit d'un des meilleurs rôles de Ahn Hyo Seop. En soit, les personnages sont excellents avec quelques enjeux ici et là, mais sans tomber dans les stéréotypes d'aujourd'hui.
En fait, ce qui est formidable avec Splash Splash LOVE, c'est la façon dont l'histoire n'a besoin que de deux heures. Aujourd'hui, les drames (historiques ou non) sont longs (parfois lents) avec de nombreuses scènes inutiles ou des intrigues usées et clichées. Des dramas qui sont difficiles à terminer ou avec lesquels on doit jouer de l'avance rapide. Pourtant, la réalisatrice démontrait déjà en 2015 qu'une histoire de 02 épisodes peut être toute aussi complète qu'une histoire de 16 ou 20 épisodes. Ce qui en fait un drame agréable à (re)voir.
Bref, Splash Splash LOVE est un sageuk qui mêle comédie, romance et Histoire. Avec un casting brillant, l'histoire garde son rythme et démontre que le chemin le plus court est parfois le meilleur pour raconter son histoire.
Xianxia et romance d’immortels...
The Legend of Shen Li jongle habilement entre ces genres avec des personnages matures. L’intrigue manque d’originalité, tout comme ses personnages. La structure est similaire à celle de la plupart des xianxia et elle ne présente pas de concepts inédits. Néanmoins, il se révèle engageant dès son premier épisode, malgré un milieu extrêmement long pour un final satisfaisant.L’histoire commence par Shen Li, Seigneur du Ciel Azur. S’opposant au mariage politique avec le fils de l’empereur céleste, elle se blesse lors de sa fuite. Elle tombe dans le monde des mortels et prend l’apparence d’un poulet (ou plutôt un phénix hybride). Il ne s’agit pas d’un poulet ordinaire, c’est évident ! Elle est sauvée de la lame du boucher par un mortel malade, Xing Yun. Il n’a de mortel que son apparence, étant donné qu’il s’agit du dernier dieu du royaume des immortels encore vivant.
Les personnages occupent une place centrale. Leur romance est très lente tout en correspondant au rythme de l'histoire. Cependant, j’ai trouvé le couple principal un peu trop idéal. Shen Li et Xing Zhi ne rencontrent pas de conflits qui mettent à mal leur amour. De même quant au fait que les autres dieux aient été punis d’être tombés amoureux, mais pas Xing Zhi. Tout cet amour interdit pour finalement voir Xing Zhi comme une exception. Pourquoi ? On l’ignore… En revanche, l’arc de Liu Yu et Feng Lai était brillant. Cet arc m’a happé par la force émotionnelle de ce couple, mais aussi son impact sur le monde des immortels. J’aurais volontiers échangé de nombreuses longueurs de l’histoire pour le Roi des Chimei.
Ensuite, le personnage de Mo Fang (Xin Yun Lai) clairement sous-estimé. Le pauvre gars ne sert que de réceptacle pour un chimei et son père. D’ailleurs, le personnage manque cruellement de charisme lorsqu’il est possédé. Contrairement à l’assurance et l’attraction qu’il dégage en tant que général de l’armée de Shen Li. Au même titre, les antagonistes sont des archétypes décevants. Les méchants sont méchants, point. De plus, il est dommage de voir certaines morts passer inaperçues. Les méchants meurent et c’est tout. La mort de Mo Fang est sûrement une des pires, d’ailleurs.
Les CGI sont très jolies et généreuses. Les costumes sont très beaux pour la plupart. L'OST était un peu répétitive, notamment le thème principal de Shen Li. Enfin, les figurants auraient pu être mieux dirigés, cela aurait évité de les voir en fond en train d'échanger des coups dans le vide, littéralement.
En bref, The Legend of Shen Li est un xianxia qui présente certains défauts, mais qui reste intrigant grâce à un excellent équilibre de ces genres, malgré un manque d’action.
Stupidement regardable et bêtement mignon !
Je voulais quelque chose de stupide (dans le bon sens) sans avoir besoin de réfléchir. Une histoire où le scénario n'est pas une surprise avec des personnages sympathiques. En soit, une série simple, rapide et mignonne. Cela faisait un moment que Wedding Plan revenait dans mes recommandations, mais le fait que ce soit une œuvre de MAME ne m'emballait pas vraiment. Je n'apprécie pas la plupart de ses projets pour diverses raisons. Mais les quelques extraits ont fini par me convaincre de lui donner sa chance.Comme dit ci-dessus, l'histoire est simple. Un organisateur de mariage (Namnuea) se retrouve en charge d'un nouveau couple Yiwa/Sailom. Complètement désintéressés de leur propre mariage, Namnuea doit presque se battre avec les mariés en devenir pour obtenir quelques avis sur les propositions qu'il soumet, le rapprochant ainsi de Sailom. Au fur et à mesure, Namnuea tombe de plus en plus amoureux du futur marié. L'amour, ça ne s'organise pas, et peu importe notre vie bien rangée, ça échappe très facilement à notre contrôle.
Le jeu d'acteur est correct et engageant pour avoir envie d'aller jusqu'au bout. Ça manque de naturel de temps en temps, mais ce n'est pas horrible. Pour un premier rôle, Pak Naphat Leelahatorn livre une jolie performance. Certes, ça manque parfois de naturel, mais il possède des compétences d’acteur et donne vie à un personnage attachant. Namnuea est un jeune homme doux et sympathique avec lequel il est facile de s’entendre. Face à lui, Sunny Tittistul Wannarathapat qui interprète un futur marié qui ne semble pas si enclin à se marier. Sunny possède un charme indéniable, sans être envahissant. C’est plutôt une forme de séduction subtile. On se laisse facilement charmer par Sailom entre deux sourires en coin et sa façon de porter si bien le jean.
L’alchimie légère du couple s’accorde avec le rythme et l’ambiance de l’histoire. Les baisers sont agréables, tout en amenant une touche sexy. Si leur relation débute de façon chaotique, elle s’améliore. J’ai été touché par la culpabilité qui traverse Namnuea alors qu’il sent son cœur battre pour Sailom. Si nous avons connaissance du fait qu’il s’agit d’un mariage d’apparence, cela rend les choses que plus horribles tandis qu’on voit l’organisateur tomber que plus amoureux encore du futur marié. Le fait qu’ils aient en fin de compte une conversation franche et honnête donne du baume au cœur. D’un autre côté, on se prend d’affection pour Sailom, tiraillé entre sa promesse envers Yiwa et son amour grandissant pour Namnuea.
En effet, Sailom aurait pu être honnête bien plus tôt avec Namnuea. Cependant, l’histoire ne s’intéresse pas à la confrontation parentale, mais au secret que Yiwa et Sailom veulent conserver. Dans le cas contraire, il n’y aurait eu aucun intérêt à l’histoire. Le final est l’un des plus honnêtes que j’ai vu depuis longtemps dans un BL de ce genre. C’est une fin heureuse, mais surtout normale. On ne nous sert pas la recette parfaite sortie tout droit d’un chapeau magique. Ils sont amoureux et heureux, c’est suffisant. Comme mentionné plus haut, au départ, je n’avais pas envie de m’y lancer parce qu’il était écrit par MAME. J’ai du mal avec ses œuvres, car la plupart d’entre elles n’ont aucune notion de consentement. Cependant, j’ai été agréablement surprise de constater que Wedding Plan est son œuvre la plus saine, et ça fait du bien. Elle me laisse aussi une bonne impression pour ses histoires à venir.
Petit aparté sur l’épisode spécial. Il n’est pas nécessaire de le voir, à moins de vouloir absolument assister à un mariage. Cela dit, je me souviens plus de l’histoire de la série que de cet épisode qui n’est qu’une continuation sans apporter quoi que ce soit d’utile.
En bref, Wedding Plan n'est pas un incontournable du BL. Cela dit, il se défend suffisamment pour tirer quelques sourires et rires sur une note légère et sans prétention avec une format qui lui évite de broder dans le vide. Une petite romance naïve et mignonne.
