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L'absolue déception...
Absolute Zero était l'une des productions que j'attendais le plus. Après une première tentative lors de sa sortie, je l'ai délaissé au quatrième épisode pour le recommencer quelques semaines plus tard. Peut-être avais-je été dans mon mauvais état d'esprit la première fois…Après des dramas comme Reborn Rich, I Feel You Linger in the Air, An Ancient Love Song et des séries occidentales telles que Dark ou Bodies, je reconnais avoir des attentes un peu plus élevées que la normale. Je ne cherche pas une quelconque perfection, mais j'en espère une histoire bien ficelée. Une aventure semée de fausses routes et d'impasses excitantes. Une histoire dans laquelle on s'égare, mais où on ne se perd pas. Absolute Zero avait un bagage intéressant, mais en fin de compte, il s'avère être un pétard mouillé.
Les alternances entre le passé et le présent sont rapidement devenues compliquées. Pourquoi vouloir mélanger les deux temporalités ? Parfois, nous étions dans les deux en même temps sans réels enjeux. Et puis, les rôles se sont inversés, et cette fois-ci, plus rien n'avait de sens. A trop vouloir brouiller les pistes, l'histoire s'est embourbée, tirant sur le corde pour rester au-dessus de l'eau, mais c'était trop tard…
J'ai trouvé l'intrigue confuse, ne sachant pas vraiment où elle voulait aller. L'histoire semblait tâtonner ici et là. Elle essayait plusieurs pistes, mais sans emprunter un chemin avec précision. Elle restait dans le vague, peut-être pour renforcer un sentiment mystérieux. Je me répète, mais je ne cherche pas la perfection, seulement un minimum de cohérence à laquelle m'accrocher. Ici, rien ne m'a donné assez pour m'y accrocher.
Le casting est globalement bon. Tor Supakorn Wuttinansurasit (Ongsa, adolescent) était incroyable. L’émotion de son personnage était palpable et plus d’une fois, je me suis surprise à ressentir une grande affection pour lui. De même pour Mix Wanut Sangtianprapai (Suansoon, adolescent). C’est un personnage plus effacé (contrairement à la version adulte), mais convaincant et attachant. Toey Puwanat Ruengves (Ongsa, adulte) était agréable et dégageait une jolie douceur. En revanche, Teng Kanist Piyapaphakornkoon (Suansoon, adulte) ne convenait pas au rôle (pour moi). L’acteur ne s’est pas approprié son personnage et l’a même rendu apathique au possible. De plus, le fait d’être retourné dans le passé a modifié son personnage du présent qui est devenu encore moins crédible (avant de me taper sur les nerfs, mais ce n’est qu’un détail).
Pour finir, je n'ai pas eu l'impression de regarder un drame entre deux adolescents qui deviennent des adultes. J'ai vu une histoire entre un adolescent et un adulte. Ce n'était pas normal pour moi... Je n'ai aucun problème avec les différences d'âges, au contraire ! Cela peut parfois apporter de nouvelles dynamiques et amener une touche séduisante. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adolescent et d'un adulte proche de la trentaine, la chanson n'est pas la même. Dix années peuvent être perçues différemment entre 17 ans et 27 ans, ou 27 ans et 37 ans. Pour moi, il n'y avait rien de sain dans le fait de voir Suansoon (adulte) créer un lien affectif avec Ongsa (adolescent). Il ne s'agit pas de conscience morale ou d'une différence culturelle, c'est une question de bon sens.
En bref, Absolute Zero avait toutes les idées pour devenir une aventure excitante et chargée d'émotions. Malheureusement, le drama s'est noyé dans son torrent de larmes, tandis qu'il s'est perdu dans son propre labyrinthe. Tel était sa destinée.
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Comédie vampirique légère avec un Ok Taek Yeon à croquer...
Nous avons eu droit à des vampires qui brillent au soleil comme des perches arc-en-ciel ou des boules disco. Depuis ce jour, nous sommes vacciné contre les vampires absurdes dans les fictions. Ok Taek Yeon, Ko Kyu Pil et Yoon Byung Hee mêlent humour et émotion dans des performances solides et entraînantes. Un trio de vampires auquel on s’attache sans difficulté. Si des libertés quant à la nature d’un vampire ont été prises, Heartbeat parvient à rendre l’ensemble à la fois farfelue et amusant.Ok Taek Yeon incarne un vampire de plus de 400 ans. Après presque 100 ans de sommeil, son souhait de devenir enfin un humain s’interrompt brusquement. Ok Taek Yeon dépeint un vampire affectueux et touchant. D’ailleurs, il apparaît bien plus humain comme vampire que les humains eux-mêmes.
Le personnage de Won Ji An aurait mérité un peu plus d’émotions. Si elle apparaît froide et blasée, elle ne laisse que peu de place à l’expression de ses sentiments. Que ce soit lors de la découverte du cercueil, quand elle apprend la véritable nature de Sun Woo Yeol ou encore lorsqu’elle en tombe amoureuse. On peut également mentionner un léger surjeu quant à ses cris grinçants et infondés. Du côté de Park Kang Hyun, bien que ce soit son premier rôle, il le tient jusqu’au bout avec son charmant sourire. Yoon So Hee était délicieusement détestable. Quant à Baek Seo Hoo, le costume du méchant lui convenait parfaitement.
À la fois drôle et fantastique, la romance est secondaire. Cependant, elle se révèle mise en valeur sur ses derniers épisodes. Cela dit, le scénario peut parfois donner l’impression de traîner et tourner en rond. Bien que le final divise, il reste cohérent et ne sort pas de nulle part une carte bonus. Au contraire ! Un final honnête qui s’assume.
En bref, s’il n’est pas exempt de défauts et qu’il n’est pas un incontournable de cette année, Heartbeat reste un drama sympathique et mignon grâce à son ambiance légère et son trio de vampires.
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Romance de bureau éloignée du BL standard...
Au départ, Step by Step ne m'avait pas donné envie de m'y attarder. Les grandes lignes ne me vendaient pas de rêve. En fin de compte, et malgré ses défauts, j'y ai passé un moment sympa sans être mémorable.Une partie des gens l'ont catalogué comme mauvais pour des raisons discutables. Certains avaient des attentes différentes de ce qu'ils ont obtenu et cela est venu impacter les notes. Est-il excellent ? Non. Vaut-il absolument le coup d'œil ? Non. Est-il si mauvais que ça ? Non.
Avant le visionnage, il faut savoir à quoi s'attendre. L'histoire s'intéresse à l'évolution professionnelle de deux personnages : Jeng et Pat. Il s'agit de la thématique principale, car elle prend plus de 80% de la place. Le reste se retrouve dispatché dans les sous-intrigues, dont la romance. Cette dernière n'est que secondaire. De ce fait, si vous vous attendez à ce que Step by Step soit un BL classique, il est possible qu'il vous déplaise et que vous soyez déçu, car vous aurez été mal aiguillé dès le départ.
Et c'est un dès problèmes majeurs aujourd'hui. Lorsque les gens entendent "BL", ils n'attendent que ça. Parce qu'on est habitué à consommer du BL pour du BL. Avec la montée et la popularisation du genre, de nouveaux scénarios sont arrivés. Comme un film étiqueté LGBT, la trame, le style, l'ambiance, tout est différent. Le fait d'être dans un contexte professionnel change complètement la dynamique de l'histoire. Malheureusement, avec l'étiquette du BL, cela a fait souffrir le drama, car les attentes du public ont été différentes.
Maintenant que ceci est dit, je peux sortir ma boîte de clous, parce que j'attaque avec l'un des personnages principaux, mais aussi le plus gros défaut de ce Step by Step. Et je ne vais pas être tendre avec lui.
Pat (Ben Bunyapol Likhitamnuayporn) ne parvient pas à être attachant ou mignon, peu importe combien il essaie de minauder. Il n'est jamais montré à son avantage, apparaissant souvent comme un jeune homme capricieux et immature. Son unique qualité pourrait être son amabilité lorsqu'elle ne donne pas l'impression d'être fausse, car mal jouée. Au bout du 9ème épisode, c'est franchement devenu pénible de le regarder. De tous les acteurs de Dee Hup House, il n'y avait pas meilleur choix ? Ben Bunyapol Likhitamnuayporn ne partage rien avec le spectateur. Il a cette manie de grimacer chaque fois qu'il parle ou qu'il doit montrer une émotion. Son sourire sonne faux la plupart du temps. Il fronce les sourcils toutes les sept secondes pour donner l'impression de réfléchir. Quant à sa gestuelle, il ne bouge que lorsqu'il y pense, et le problème, c'est qu'on le voit y penser ! Son inexpérience est flagrante plus d'une fois au point de finir par être mal à l'aise pour lui. Et cela ne fait que se renforcer lorsqu'il est entouré d'autres acteurs qui jouent avec naturel, tandis que Ben est seulement mauvais.
Depuis plusieurs années, la Thaïlande a conscience du marché juteux du BL. Il pourrait y avoir un effort sur les castings, notamment les rôles principaux. J'ai beau essayer de tourner les choses dans le bon sens, je ne comprends pas ce qui a convaincu le directeur de casting de choisir Ben Bunyapol Likhitamnuayporn pour ce rôle. Oui, tous les pays ont leur style, mais qu'on ne vienne pas me dire qu'il sait jouer et qu'il est brillant dans son rôle. Il était mauvais ! Pour finir (sur une note purement superficielle (que j'assume)), Ae veut que son bébé ait un visage mignon comme celui de Pat, à défaut de celui plus sombre et beau de Prem… Rien ne va dans cette phrase, mais ok. J'avais un dernier clou à enfoncer.
Passons à l'homme de ce drama, Jeng (Man Trisanu Soranun). Jeng est le fils du PDG, futur repreneur de l'entreprise et actuellement directeur du service marketing. C'est un homme qui aime son travail, mais qui se retrouve incapable de déléguer. Man Trisanu Soranun est excellent dans son rôle, d'autant plus que l'acteur correspond au personnage. La plupart du temps, les directeurs sont des minets tout droit sortis d'un shooting de mode auxquels on ne croit pas, peu importe combien on prétend vouloir faire illusion. Ici, on nous présente un bel homme (j'insiste sur le terme homme, dans le sens adulte et mature) qui porte divinement les costumes et possède un charme fou. Man Trisanu Soranun est élégant, sérieux et professionnel, mais aussi charismatique avec cette touche sexy. De plus, il ne se comporte jamais comme un lourdaud jaloux, un harceleur dérangé ou un boss ténébreux de pacotille. Je ne connaissais pas l'acteur, mais je suis heureuse de ma découverte, d'autant plus qu'il possède un sourire ravissant (et oui, Fan2Dramas, des jambes interminables aussi, pfiouh !).
La romance prend son temps. J'ai même envie de dire qu'elle est en retard pour un tel format (12 épisodes d'une moyenne d'une heure chacun, et presque le double pour le dernier). J'ignore les différences entre la version TV et uncut, cependant, je peux comprendre la frustration d'attendre la romance et de la voir arriver si tard. D'autant plus que la romance reste un mystère pour moi… Que Pat tombe amoureux de Jeng n'est pas une surprise. L'homme possède un tel charme, mon propre cœur à papillonner quelques fois entre deux sourires. En revanche, l'inverse m'échappe. J'ai été incapable de comprendre à quel moment Pat a fait vibrer le cœur de Jeng. Pour moi, Pat n'a jamais été séduire, encore moins lorsqu'il était ivre (c'était encore une fois une très mauvaise scène dans un BL). Malgré tout, le flirt est léger avec des baisers sympathiques. Jeng guide les scènes, Pat suit le mouvement, et tant mieux. Cependant, Man éclipse complètement Ben, tant dans le contexte professionnel que la romance.
Au sujet du couple secondaire (Jaab/Jane), je regrette la façon dont les scénaristes ont balayé leur histoire sous le tapis. Ce couple avait tout autant d'intérêt, si ce n'est plus que le premier. Il aurait été facile (et agréable) de retirer des scènes de bureau pour se concentrer sur eux. À la place, ça s'est terminé en queue de poisson, laissant le spectateur avec sa frustration.
Quant aux autres personnages, la relation entre Jeng et Jaab était intéressante et mignonne, mais elle manquait de matière. Up Poompat Iam-samang (Put) avec une veste en cuir était cool. À part un ou deux cameo, je ne l'avais plus revu depuis Lovely Writer. Bruce Sirikorn Kananuruk (Chot) est un acteur qui s'améliore au fil de son travail bien que la majorité de ses personnages ne m'intéresse pas. Je regrette qu'on lui colle toujours la même caricature (à moins que l'acteur ne veuille pas jouer autre chose ?). Zorzo Natharuetai Akkharakitwattanakul (Ae) était magnifique. Tout comme Hymnnae (Prem) qui méritait un peu plus d'attention. C'est un personnage qu'on voyait peu, mais avec des émotions profondes. Un personnage sous-estimé, malheureusement. Pour finir, Kong (Bigg Thanakorn Kuljarassombat) était seulement un élément perturbateur inutile de son entrée à sa sortie. Quant au reste des collègues de boulot, rien de bien folichon avec des caricatures classiques.
En bref, Step by Step est un drama long et frustrant, notamment si le seul intérêt est la romance. Bien que la partie professionnelle soit intégrante de l'histoire, elle traîne souvent et rallonge inutilement les épisodes. S'il est difficile de passer outre le personnage de Pat, cela vaut clairement le coup pour Jeng. Notez seulement que Step by Step n'est pas votre BL habituel et vous serez plus à même de l'apprécier.
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Dompter l'indomptable…
The Untamed m'a demandé quelques efforts pour me plonger dans l'histoire. S'il ne devient pas mémorable pour moi, il reste un agréable souvenir avec un univers particulièrement riche.Cultivateur jovial et espiègle, Wei Wu Xian (Xiao Zhan) ressemble à un électron libre avec un goût pour l'exploration et un désintérêt des qu'en-dira-t-on. Curieux et dévoué envers son entourage, son personnage ne s'essouffle pas, au contraire. Il ne cesse d'évoluer, restant fermement attaché à ses valeurs bien qu'il n'emprunte pas le chemin traditionnel. Si ses valeurs peuvent être discutées, celles des autres aussi.
Personnage de peu de mots, Lan Wang Ji (Wang Tibo) porte la froideur comme une seconde peau. Détaché, presque ennuyé, il doute rarement de Wei Wu Xian, et c'est peut-être son plus grand défaut. Le personnage ne connaît pas d'évolution significative. Sa droiture et sa combativité sont exemplaires. Cependant, qui est-il derrière ce visage de marbre ? Si ce n'est Lan Wang Ji, le grand et apprécié cultivateur.
La plupart des intrigues sont bonnes, bien qu'elles traînent inutilement. L'atmosphère sombre renforce la puissance de chacune d'elles. Les scènes de combats sont honnêtes, mais la grande majorité des CGI sont moyennes, même médiocres. Je pleure encore sur le loup. Malheureusement, le manque de budget se ressent, pourtant, si la production reste modeste, elle s'est débrouillée pour offrir de beaux costumes et une jolie mise en scène.
En bref, The Untamed possède des mécaniques efficaces, une panoplie de personnages intéressants et un univers entraînant. Pas mémorable pour moi, mais il mérite amplement ses récompenses.
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Un rayon de soleil en Enfer...
Époustouflant ! L'histoire, le développement des personnages et la mise en scène sont proches de la perfection. C'est un BL qui explore la complexité d'une relation toxique, jusqu'à entrevoir une lueur d'espoir.Il s'agit d'un BL unique avec une parfaite gestion de ce qu'un court drame doit être : une seule intrigue. Derrière cette idée simple (et pourtant si délicate), Secret Relationships est sans aucun doute l'un des meilleurs KBL, BL et même drama de cette année (et cela, même si nous ne sommes qu'en mars).
Da On (Kim Jun Seo) est présenté comme une biche chétive et passive. Pourtant, il n'a jamais été faible. Je me sentais mal de le voir se faire insulter d'idiot tout en comprenant ses yeux fuyards. Derrière son regard tourmenté se cache un jeune homme malmené par sa famille, dont son seul contact reste sa petite sœur. Il cherchait de l'affection, de l'amitié et de l'amour. Les petites attentions valaient parfois des railleries, aussi désagréables qu'elles soient. Au fond, il cherchait quelqu'un qui prouverait sa valeur, ce que faisait Jae Min. Kim Jun Seo dépeint un personnage touchant qui se défait lentement de ses chaînes. Sa férocité s'est mêlée à sa douceur.
Derrière ce visage parfait et cet ami irréprochable se cache le diabolique Jae Min (Kim Ho Young). Un personnage fascinant et avide d'un contrôle absolu, notamment la vie de Da On. Jae Min est un manipulateur hors pair qui a façonné Da On au gré de ses envies pendant des années. Jae Min apparaît comme un sauveur, pourtant il est l'un des pires personnages. Capable de se contrôler, lorsqu'il lâche prise, l'enfer se déchaîne. Kim Ho Young incarne un psychopathe fou à lier, prêt à tout par amour et obsession. Sa performance brille de folie.
La colère qui émane de Su Hyeon (Cha Jung Woo) est palpable. Su Hyeon a grandi au cœur d'une dynamique familiale violente (la scène du père qui pointe un fusil sur lui est assez édifiante). Émotionnellement, il est un enfant rongé par la colère et ignore comment l'exprimer autrement qu'en gueulant, en ayant des excès de rage, en étant agressif et possessif ou en proférant des menaces. Même Daon n'est pas exempt de sa colère, allant parfois dans son sens, car effrayé par des souvenirs passés. Cha Jung Woo excelle en tant qu'homme colérique. Sa voix en impose autant que son regard qui semble prêt à embraser quiconque le cherche un peu trop.
Ensemble, Jae Min et Su Hyeon sont un cocktail corrosif. Leur relation est destructrice, et pourtant, ils n'ont pas nécessairement besoin de l'autre pour exploser. Pour moi, le seul qui peut appuyer sur le bouton rouge, c'est Da On. Dysfonctionnels et malsains, les deux personnages possèdent une profondeur travaillée, renforcée par les acteurs qui ont fait un travail exceptionnel.
Pour finir, Seong Hyeon (Cha Sun Hyung) qui peut tout aussi bien être un soleil tant il brille par ses sourires et sa gentillesse. Un personnage nuancé avec des qualités et des défauts qui brise le cliché du petit ami parfait. Il est imparfait, fait des erreurs, mais reste fidèle à Da On. Il lui laisse de l'espace, tout en étant honnête avec ses sentiments. C'est un homme patient, d'une grande douceur et profondément gentil. Cha Sun Hyung livre un personnage solaire et mesuré avec juste ce qu'il faut pour éviter le piège du personnage bêtement gentil.
Belle et timide, la dynamique entre Da On et Seong Hyeon semble naturelle. Les scènes de baisers sont magnifiques, à l'exception de la dernière. Cela en faisant un pied de nez aux productions qui multiplient les scènes de lit pour combler ou gagner en notoriété. Seul bémol, si un lien passé avec Jae Min est cohérent, celui entre Da On et Seong Hyeon n'a aucun intérêt, si ce n'est vouloir prétendre qu'ils sont destinés.
Poignante, l'image représente parfaitement le drama et les dynamiques à venir. Les personnages donnent le rythme. Malgré un format court (quoique généreux avec des épisodes d'une trentaine de minutes), il ne manque rien. Les flash-back sont riches et utiles. Ils dévoilent la dynamique passée (la scène de la bibliothèque restera longtemps gravée dans ma mémoire). J'ai eu des doutes vis-à-vis des sentiments de Da On lors du premier flash-back avec Su Hyeon. Preuve étant que Jae Min n'a pas seulement manipulé ces derniers, mais nous aussi, spectateurs. J'ai adoré la façon dont l'histoire s'est retournée, me confirmant mes doutes, tout en ajoutant un retournement intelligent.
Secret Relationships m'a désespérément rendu accro pendant sa diffusion. Il ne fait aucun doute qu'il va me hanter encore longtemps. Le travail de Yang Kyung Hee est remarquable, notamment dans sa capacité à créer une atmosphère pesante et à capturer les nuances des personnages au plus proche des acteurs. Quant à la musique, elle est restée discrète, mais agréable.
En bref, Secret Relationships est un bijou rare et exceptionnel dans le BL coréen. Il n'a jamais cessé de me fasciner, me coupant souvent le souffle, me tirant parfois des couinements et me hantant des heures durant.
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La tension monte entre les amants maudits…
Aussi tragiques qu'elles puissent être, les histoires d'amants maudits sont magnifiques. Kill to Love n'épargne pas ses protagonistes en les opposant dans un tissu de mensonges et d'angoisses politiques.Si les premiers épisodes manquent d'intensité, les acteurs n'ont cessé de s'améliorer au fil du temps. Duan Zi Ang (Zhang Zhe Xu) est un assassin aux émotions fortes, tandis que Xiao Shu He (Mi Jin) est un prince qui aspire à vivre de poésie et de musique. La tension est remarquable entre eux (un regard, un rapprochement physique, un lavage de main ou encore un sous-entendu subtile). Il s'agit d'une histoire d'amour, mais qui dépasse toute rationalité. Peu importe les situations, les choix ou les conséquences, Duan Zi Ang choisit toujours Xiao Shu He. À l'inverse, Xiao Shu He est capable de faire la part des choses, donnant ainsi vie à une romance maudite.
En revanche, c'est regrettable d'avoir pris une telle direction pour Xiao Shu Qian (Cheng Zi Xin) et Huo Ying (Wang Ding). C'est une relation toxique où les statuts de l'un et de l'autre se confrontent. Pourtant, la profondeur des sentiments qu'ils partagent est indéniable. Je ne comprends pas l'investissement de tant d'efforts pour finalement abandonner en plein milieu, et de la pire des façons. J'étais déçue et frustrée.
Je ne m'attendais pas à grand-chose, notamment après Meet You at the Blossom qui était (pour moi) particulièrement mauvais dans le genre du BL historique (tant sur le scénario que le jeu d'acteur). En fin de compte, ils n'ont en commun que leur genre. L'intrigue est plus mature avec des acteurs qui jouent bien et ont des évolutions cohérentes.
Malgré son modeste budget, Kill to Love est visuellement bon grâce à de belles mises en scène, des ambiances variées et une palette de couleurs harmonieuses. Les maquillages sont bons, de même pour les perruques, si bien que l'esthétique surpasse certains grands drames. Les costumes sont simples, mais de bonne qualité. En réalité, le seul défaut, sur le plan esthétique, est les faux ongles, car mal posés et grossiers.
En bref, Kill to Love est un drame entraînant qui malmène les personnages au plus profond de leur cœur. Il construit et développe ses intrigues avec cohérence, créant ainsi une tension toujours croissante. En dépit de quelques faiblesses, il est sans aucun doute le meilleur BL historique chinois de ces dernières années.
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My Journey to Jiuchen...
My Journey to You m'a captivé par son esthétique magnifique, son casting remarquable et sa réalisation soignée. À la fois sombre et élégant, ce wuxia explore le conflit entre liberté et devoir et liens familiaux complexes.C'est un drama qui m'a séduit dès les premières minutes avec sa palette de couleurs froides et sa brume ambiante. Le suspense et le mystère, qui s'articulent autour de toute la noirceur, renforcent la tension. Au cœur de cette résidence, on découvre l’amour, l’amitié et la fraternité. Chacun se lance avec détermination dans un voyage de découverte.
Un événement chamboule l’ordre actuel. Au milieu du chaos, Yun Wei Shan (Esther Yu) et Shang Guan Qian (Lu Yu Xiao), deux espionnes de l’organisation Wufeng s’infiltrent dans la résidence. Elles ne sont pas qu’un artifice, mais un pan entier de l’intrigue. Yun Wei Shan lutte constamment, partagée entre sa mission, sa quête de liberté et son affection grandissante pour Gong Zi Yu. Ses longs échanges avec Shang Guan Qian sont redoutables.
Elles s’entraident, mais restent continuellement méfiantes l’une envers l’autre. Yun Wei Shan ne lui fait jamais totalement confiance, et à raison. Il est évident que Shang Guan Qian ne souhaite qu’une chose, atteindre son objectif. La douceur qu’elles dégagent offre un contraste radical avec leurs motivations. À elles deux, elles sont la parfaite définition du proverbe : « l’ennemi(e) de mon ennemi(e) est mon ami(e) ».
Cependant, l’histoire reste centrée sur la famille Gong. Gong Zi Yu (Zhang Ling He) est réputé pour être un homme à femmes incapable de s’investir dans les affaires familiales. Pourtant, c’est aussi celui qui fait passer l’humain avant le pouvoir de son statut. Être Sword Wielder va le pousser à gagner en maturité. Gong Shang Jue (Cheng Lei) est vif, intelligent, calculateur et un brillant combattant. C’est difficile de saisir ses pensées, mais c’est également ce qui le rend si fascinant. Enfin, Gong Yuan Zhi (Tian Jia Rui), un personnage bien trop sous-estimé. Expert en poisons et armes dissimulées, c’est le frère adoptif de Shang Jue. L’amour fraternel entre eux est touchant. Impulsif, parfois cruel, sa confiance envers son frère est indéniable.
Jin Fan (Sun Chen Jun) occupe la place de garde personnel de GZY (avec un passé intéressant, bien que pas exploré). La sœur, Gong Zi Shang (Jin Jing), est complètement barrée, ce qui apporte des scènes hilarantes, notamment lorsqu’elle est avec Maître Hua (Liang Xue Feng).
Côté romance, Yun Wei Shan et Gong Zi Yu ont une relation douce, presque naïve. Yun Wei Shan ne fait aucun effort pour séduire Gong Zi Yu, parce qu’il tombe amoureux dès le départ. Ainsi, la relation entre Shang Guan Qian et Gong Shang Jue est plus intéressante. C’est une relation sombre, incertaine avec une certaine toxicité, car basée sur le mensonge et la manipulation. À titre personnel, je ne pense pas qu’ils soient amoureux, ni l’un ni l’autre. Ils s’utilisent mutuellement, c’est tout. Si la thématique de la romance est utile, elle ne devient jamais principale. Yun Wei Shan et Shang Guan Qian n’ont qu’un but : remplir leur mission. Elles ne deviennent pas des femmes aveuglément amoureuses. Après tout, l’amour est une menace pour elles.
Bien que le rythme soit plutôt lent, l’histoire est bien conçue. Certaines scènes s’étalent sur quinze minutes, ce qui les rend extrêmement longues. Cela contraste complètement avec les combats qui sont dynamiques et entraînants – à mes yeux, les combats de My Journey to You sont parmi les meilleurs dans le genre. Or, il est agréable de voir le rythme s’accélérer dans les derniers épisodes et apporter un nouveau souffle au drame qui explose littéralement en émotion et en action.
Le final est intéressant, bien qu’il ait suscité pas mal de contrariétés, et c’est justifiable. C’est difficile d’offrir une fin parfaite pour un wuxia comme celui-ci, notamment lorsqu’il laisse tant de possibilités. Personnellement, je n’en suis pas totalement satisfaite, notamment parce qu’elle va à l’encontre de certains personnages, tandis que le sort d'autres reste un mystère. Une suite semblait dans les tuyaux, mais n’ayant pas reçu le succès espéré…
La mise en scène de Edward Guo est impressionnante et met en lumière les décors, les costumes et les personnages. Il capture leurs visages et leurs mouvements de manière divine. En particulier Cheng Lei et Tian Jia Rui. Ce sont deux beaux acteurs, mais le réalisateur capture l’essence même de leur charisme au travers de sa caméra. Enfin, la bande originale est magnifique et s’accorde parfaitement aux scènes.
En bref, malgré un rythme lent (qui s'accélère dans les derniers épisodes) et un final fâcheux, My Journey to You est un wuxia fascinant grâce à son atmosphère sombre, sa photographie exceptionnelle, son intrigue et ses personnages captivants.
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L'incompréhension...
Incompréhension. C'est le mot le plus approprié pour résumer ma pensée de Love for Love's Sake. Malgré sa collection d'éloges sur MDL, il reste un mystère que j'ai essayé de percer. Sans succès !Le concept est original et ludique. C'est amusant de voir la jauge d'affection de Yeon Woon monter ou baisser en fonction des efforts de Myung Ha. Allait-il réussir à le rendre heureux ? Cependant, les choses se sont mélangées en cours de route sans que je ne sois capable de continuer d'y voir clair.
Pourquoi Yeo Woon devient une toute autre personne d'une scène à l'autre ? Á quel moment est-il devenu si souriant et amoureux ? D'ailleurs, d'où vient cette confession qui est arrivée entre le plat et le fromage ? Est-ce que Yeo Woon trouvait un refuge en Myung Ha ? Une façon de fuir son quotidien ? Certes, la quête principale est de rendre Yeo Woon heureux. D'une certaine façon, Myung Ha y est parvenu, mais pourquoi cela me donne l'impression d'être inachevé ?
L'intrigue prend ensuite une nouvelle tournure. Le système rencontre des bugs, créant ainsi un déséquilibre chez Myung Ha. Le rythme s'accélère, tandis que le drame tente de tout traiter, mais semble peiner à faire fonctionner l'ensemble. Les questions se bousculent afin de trouver les causes des bugs. Un rééquilibre des choses ? Le but était d'apprendre à Myung Ha le vrai sens de l'amour ? Ou Myung Ha devait-il apprendre à aimer et à s'aimer ? Si au départ, l'intrigue est claire, par la suite, elle m'a perdu.
Bref, Love for Love’s Sake n’est pas mauvais dans son fond. C’est juste un de ces dramas qui resteront un mystère pour moi malgré sa jolie photographie et son casting sympathique.
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C'était bien (avec la bonne fin) !
J'avais quelques doutes en raison d'Idol Romance, mais les deux premiers épisodes étaient superbes. Si l'histoire n'est pas parfaite et un peu trop futile, elle reste entraînante avec une bonne mise en scène.Webdrama dans les règles de l'art, les épisodes sont ridiculement courts. La semaine des épisodes 5 et 6, j'ai eu l'impression de n'avoir rien vu. Le visionnage (au fil de la diffusion ou après diffusion) impacte sur le rythme et l'histoire en elle-même. L'écriture n'est pas aussi chaotique que The Tasty Florida qui n'a tout simplement aucun scénario (et qui possède une meilleure note). Il n'y a pas d'incohérences particulières non plus, et rien que pour ça, Kissable Lips est agréable. Combien de webdramas veulent trop en faire et finissent par se fracasser au sol ? Beaucoup trop. En fin de compte, le seul détail qui m'échappe est la raison pour laquelle Hae Soo à des yeux rouges. Cependant, ce n'est pas non plus quelque chose qui m'a empêché d'apprécier l'histoire.
J'ai lu quelques critiques sur le budget. C'est un webdrama, naturellement vous ne pouvez pas vous attendre à une Ferrari quand votre budget est celui d'une Golf, peu importe la qualité de la voiture. Le budget me semble bien équilibré, ce qui nous permet d'éviter des effets médiocres.
Pour moi, la fin est idéale. Elle ne pouvait pas être autrement. Il y avait d'autres possibilités, mais est-ce que cela aurait fonctionné aussi bien ? Je ne suis pas sûre...
<< SPOILER >>
Ce n'est pas une fin surprise ou irréfléchie, bien au contraire. Jun Ho décide de se laisser mourir afin de laisser Min Hyun vivre. Il prend conscience qu'il n'a aucun droit sur la vie de Min Hyun, par conséquent, il accepte de disparaître, même s'il perd/abandonne la personne qu'il aime. À mes yeux, c'est ce qui fait toute la différence, parce que pour lui (Jun Ho), mourir était moins douloureux que de tuer la personne qu'il aimait.
Pour parler de l'anneau, le fait que Min Hyun ne le trouve pas reste un bon choix. Quelle est la probabilité qu'il le trouve ? Extrêmement faible. Pas impossible, certes, mais tout de même faible. Le fait qu'il ne le trouve pas marque la fin d'une histoire. Une occasion manquée. C'est frustrant et triste, mais c'est aussi réaliste. Combien de fois sommes-nous passés à côté de quelque chose sans même le savoir ?
<< / SPOILER >>
Le casting était bon la plupart du temps. Il y a un genre de culte autour de Yoon Seo Bin que je ne comprends pas, mais ok. Ça manquait de temps en temps de fluidité et naturel, mais c'était correct. La musique était discrète, mais agréable. Pour finir par une belle image avec des plans sympathiques.
En bref, Kissable Lips n'est peut-être pas un BL qui marquera les esprits. Néanmoins, sa proposition honnête en fait un bon exemple pour avoir le sentiment qu'Idol Romance pourrait produire de meilleurs drames à l'avenir.
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Croire et mourir...
Believer est exactement ce que j'attends d'un thriller d'action sud-coréen : des personnages complexes et imprévisibles à la morale grise, du suspense et une bonne dose d'action (incluant des combats violents et sanglants).Remake de Drug War (que je n'ai pas vu), le film n'invente rien dans son scénario, et pourtant il est d'une efficacité redoutable. L'ambiance tendue s'étire sans cesse, donnant l'impression d'être sur le point de céder jusqu'à son inévitable point de rupture. Les personnages ont tous une morale différente, et peuvent même sembler contradictoires avec eux-mêmes. Et c'est ce qui les rend si fascinants. Et pourtant, ils se complètent afin de créer des personnages riches.
L'incertitude de la fin colle parfaitement aux personnages, brouillant les pistes et mettant en question toute forme de confiance. À qui se fier ? Qui est digne de confiance ? Qui croire ? Cette ambiguïté est une partie de la réussite du film, selon moi.
Deux ans après mon premier visionnage, le revoir est une nouvelle expérience, simplement parce que je ne peux pas m'empêcher de le voir sous un nouvel angle. Certes, c'est avant tout un film d'action bourrin, sanglant et violent, mais qui, lorsqu'on connaît son fond, reste intéressant sur sa forme.
En bref, Believer est un thriller efficace au casting soigné, à la photographie sombre et soignée et aux scènes d'action percutantes.
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Entre lenteur, alignement des étoiles et déception…
Globalement, c'est une saison décevante, bien qu'elle reste supérieure à la première. Cela dit, ce n'est pas compliqué de faire mieux. Passer devant un couple ultra-toxique et un acteur coincé depuis 2019 dans son personnage de UWMA, il fallait forcer pour se louper. Et pourtant…Si cette saison met en avant la bienveillance et des sentiments plus matures, elle n'en reste pas moins fade. Elle n'est pas complètement ennuyeuse, mais plate. Peut-être avais-je des attentes suite aux pilots. D'ailleurs, les pilots sont souvent accrocheurs. Mais lorsqu'ils sont meilleurs que les trailers et les séries, c'est un problème. En fin de compte, revoir les pilots de FY2 ? Oui. Revoir les trois séries ? Non.
- Beside the Sky (6.5/10)
Une histoire douce aux personnages attachants, mais si lente ! Fah me rappelle le prince charmant d'un conte de fées, et Phoon ressemble à un mignon chaton. Si l'intrigue n'est pas mauvaise, sa lenteur et la candeur de sa romance ne m'ont pas transporté autant que je l'aurais voulu.
- The Sun from Another Star (8/10)
The Sun from Another Star fait se rencontrer deux étoiles opposées qui finissent par trouver leur place dans le ciel de l'autre. L'histoire, à la fois drôle et émouvante, l'ambiance chaleureuse et bienveillante, ainsi que la romance douce et sincère, m'ont donné envie de revenir chaque semaine.
- Lately, It's Winter Season (5.5/10)
Lately, It's Winter Season choisit de s'attarder sur le passé et l'amitié, au détriment de la romance présente, qui n'a jamais eu le temps de vivre. Malgré quelques bons moments, l'histoire se perd dans des scènes longues et un récit qui ne progresse que trop tardivement.
En bref, Fourever You 2 a quelques bons moments, et c'est tout.
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Amour, trahison et réincarnation...
Comme une pièce de monnaie, la vérité a deux faces. Journey with You explore la quête de vérité dans une intrigue aux complots politiques mystérieux et à une histoire d'amour tendre et intense.Les acteurs sont convaincants. Certes, l'ensemble manque parfois de naturel, cependant, Tang Bi De (Yin Qi) et Wang Jing Han (Pei Yan Zhi) livrent des personnages émouvants. J'ai apprécié la douceur intense de leur relation : des sentiments écrasants ponctués de tendres regards. Ils possèdent une belle alchimie et donnent vie à une relation charmante.
La réincarnation est intéressante, servant directement les motivations de Yin Qi. Il croit à une vérité, et pourtant même si les faits s'alignent, certaines barrières persistent. La narration est dynamique et évite les répétitions ou les scènes brouillonnes. L'histoire reste fluide jusqu'au bout. À l'exception d'une fin précipitée douce-amère. C'est un final libre d'interprétation, et si je ne suis pas contre, j'aurais préféré une fin claire.
Après Kill to Love, Journey with You peut être une nouvelle et merveilleuse porte ouverte pour le BL historique chinois. J'adorerais voir des productions comme celle-ci fleurir davantage, notamment grâce à sa mise en scène, ses décors, ses costumes et sa magnifique photographie.
En bref, Journey with You est une agréable surprise avec une intrigue mature, une alchimie tendrement intense et une production soignée.
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Prévisible et divertissant…
J'ai un faible pour ce genre de drames : courts, prévisibles, mais étrangement réconfortants. Comme une pause entre deux dramas plus lourds. On sait exactement ce qu'on va trouver.L'ensemble du casting est excellent. Dong Zi Fan incarne l'élégance malgré quelques raideurs, tandis que Wi Jia Yi apporte une touche espiègle rafraîchissante. Leur alchimie est discrète, mais personnellement, cela ne m'a pas dérangé. Les grands méchants sont sobres, loin de toutes excentricités superflus, et ça fonctionne. En revanche, il est regrettable de voir que les personnages finissent fous plutôt que d'assumer une punition et fassent preuve de repentance.
La cohérence et la simplicité de l'intrigue sont agréables, malgré un antagoniste principal qui se devine assez rapidement (beaucoup trop tôt, même). Cependant, la vengeance suit son chemin, les complots sont rapides et les tentatives de nuire à la FL restent distrayantes.
En bref, Glory in Shadows est un drame divertissant sans être révolutionnaire, mais il remplit parfaitement son rôle entre vengeance et complots.
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Créer une profondeur autour d’une brique de lait à la fraise…
Deux univers artistiques qui se retrouvent sur le toit de l'école à intervalles réguliers. Ce n'est pas mon drama japonais préféré, mais l'esthétique et les plans créant une fusion entre la mer et le ciel sont absolument magnifiques. Chacune de ces prises de vues est un parfait fond d'écran.La profondeur de champ s'applique autant en photographie qu'en musique pour moi. Il suffit de s'attarder sur les paroles d'une chanson pour se rendre compte que certaines ont une profondeur bien plus large qu'on ne le pense. Et c'est l'idée de ce drame, de ne pas se concentrer uniquement sur le premier plan, mais voir au-delà. Mais comment y voir quelque chose quand tout paraît si flou ?
Les personnages sont attachants, en particulier Konno, qui se révèle patient et sincèrement gentil. Toutefois, mon regret porte sur la relation qui n'a jamais eu le temps d'évoluer en tant que couple. Elle n'a pas le temps de commencer que l'histoire se termine.
En bref, Depth of Field est une rencontre entre deux univers artistiques qui étudient l'importance de la profondeur de champ. Un peu trop court, mais étonnamment attachant.
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My Dearest Entertainment…
Le point fort de ce film, c'est son casting. Aucun doute qu'il ne déçoit pas, bien qu'on sache peu de choses sur Lhan finalement. L'ensemble des acteurs amène de la chaleur dans ce monde violent et cupide.Cependant, le film perd de son intérêt une fois la moitié atteinte (le film est d’ailleurs un chouïa trop long (une bonne trentaine de trop, pour moi)). Entre les antagonistes qui reviennent sans cesse et des combats qui n'ont que pour intérêt de botter des culs, il ne reste pas grand-chose. Toutefois, l'action ne faiblit pas avec des scènes bien chorégraphiées. La vendetta est honnête, mais elle manque de réels enjeux émotionnels.
En bref, My Dearest Assassin est un film d'action entraînant avec des combats percutants, ainsi qu'une mise en scène efficace.
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