Décevant...
Reloved dépeint une histoire longue, absurde et parfois même ridicule. Une intrigue principale mince n'est pas un problème, mais elle le devient lorsqu'elle est mal amenée et pourrait se résoudre en une conversation d'une minute trente. De plus, l'accumulation des malentendus rend l'ensemble pénible.Le couple principal ? Ennuyeux. Personnellement, je n'ai trouvé aucun intérêt en ces deux-là. En revanche, le couple secondaire dégage plus de curiosités. Et pourtant, que font les scénaristes ? Ils décident de créer du drame, évinçant le seul intérêt de la série (à mes yeux, en tout cas). Il existe de meilleurs moyens pour transmettre des messages. Utiliser un tel retournement pour le faire ? C'est naze.
Le jeu d'acteur n'est pas exceptionnel. Parfois, ils semblent raides, débitant leurs dialogues sans y apporter d'émotion. Cela dit, ce n'est pas une catastrophe non plus, la plupart du temps, l'ensemble fonctionne. Finalement, je pourrais revoir quelques parties du couple secondaire, mais le reste ? Non.
En bref, Reloved souffre d'une intrigue mal menée, de personnages peu convaincants et d'un jeu d'acteur parfois raide. Plutôt décevant, malgré quelques bons moments.
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Juste sympathique...
J’en sors mitigée. Ce drama me laisse perplexe face aux liens des personnages, notamment ceux du couple principal et de la confiance qui n’a jamais été claire. Solide dans ses premiers épisodes (une bonne moitié), il a chuté d'une falaise et n'a pas réussi à se relever.Jiang Tao Hua (Zoey Meng) est une princesse sacrifiée contrainte d'épouser Shen Zai Ye (Liu Xue Yi), un ministre qui se montre froid et distant. Se méfiant mutuellement, chacun tente de déjouer les manigances de l'autre. Si je me demande à quel moment ils sont tombés amoureux, j'ai aimé la façon dont les événements ont évolué calmement. La romance n'a jamais été au premier plan, mais elle est restée plaisante à regarder, bien qu'elle n'ait jamais vraiment dégagé quelque chose (pour moi). Encore plus lorsque Shen Zai Ye s'est retrouvé au pied du mur, contraint de se plier en quatre pour elle. Ce n'était pas le fait de le voir agir de la sorte qui m'a séduite, mais l'idée de voir un homme faire des efforts dans un tel contexte.
Zoey Meng est une actrice que j'aime beaucoup. Je prends toujours plaisir à la voir, mais je lui ai trouvé une certaine redondance avec Blossom, en moins bien. Son jeu était correct, mais il manquait d'inspiration pour le personnage. Liu Xue Yi était à la fois détestable et affectueux, sans être transcendant non plus. Le reste du casting était bon, pas remarquable, mais convaincant. Néanmoins, il est dommage de voir que la plupart des personnages disparaissent dans les derniers épisodes (Meng Zhen Zhen, Mu Wu Xia, Xiang Qing Ying, en particulier).
L'histoire est simple, peut-être un peu trop. J'ai l'impression que les derniers épisodes (une bonne dizaine) n'étaient qu'un moyen de fermer les intrigues restantes et d'ajouter un peu plus de drames. L'avant dernier épisode était bon, mais il aurait dû arriver plus tôt, selon moi. Cela aurait évité de rallonger inutilement l'intrigue. De plus, j'imagine que certaines révélations avaient pour but de créer un effet de surprise, cependant elles étaient déjà une évidence depuis le début. Bref, les derniers épisodes étaient faibles et peu inspirés donnant un final insatisfaisant, car très commun.
En bref, The Princess's Gambit est un énième c-drama historique qui ne propose rien de nouveau, et c'est peut-être son plus grand défaut. L'histoire est un condensé de plusieurs dramas déjà diffusés, sans ce souffle de nouveau au doux parfum sucré de pêche.
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Plus fade, mais pas complètement déplaisant...
Attachée à la version coréenne, j'étais curieuse de découvrir le remake japonais. Si les grandes lignes sont similaires, Ayashii Partner parvient à se démarquer, malgré un format drastiquement réduit.Condenser 40 épisodes en 12, c'est risqué. Naturellement, cela fait perdre un bon nombre de scènes et d'éléments clés, notamment sur le développement du couple principal (et ceci, tant sur le plan professionnel que personnel). Les raccourcis restent cohérents, mais cela reste difficile d'ignorer l'absurdité d'un épisode de 20 minutes par semaine. Fort heureusement, les événements s'enchaînent à un rythme soutenu et une narration fluide.
Le casting est très bon. Cependant, les trous dans le développement se ressentent. L'aspect professionnel est bon, mais le reste souffre d'un manque de matière. Résultat : une alchimie mignonne, mais totalement oubliable.
Pour moi, découvrir Ayashii Partner est plaisant, mais sans plus, contrairement à Suspicious Partner que je revois tous les ans. Le premier est plus fade, moins attachant, moins amusant et trop rapide. Et pourtant, ce n'est pas une mauvaise série pour autant, son approche est différente et s'explique par les contraintes de son format.
En bref, Ayashii Partner sacrifie beaucoup de l'histoire et des personnages en raison de son format. S'il reste un remake sympathique, il n'est qu'éphémère, car peu mémorable.
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Lorsque le personnage principal est éjecté de son propre drame…
Dans l'ensemble, c'est mignon avec un casting sympathique et une très belle esthétique. De plus, les métaphores autour de l'espace étaient ravissantes, mais c'est tout…Le couple principal a été relégué au second plan, au profit de personnages secondaires peu inspirés. Ji Yu (Kim Do Yeon) et Chang Yeong (Jo Joon Young) ont pris tellement de place dans l'histoire, qu'en fin de compte, Hee Su a été éjecté de sa propre intrigue amoureuse, ne laissant que quelques miettes dans l'épisode final.
La relation entre Heesu (Ahn Ji Ho) et Seung Won (Lee Sang Jun) est drôle et mignonne à la fois. Heesu est aveugle, Seung Won est maladroit. Cela donne une alchimie discrète, mais entraînante et amusante. Pourtant, c'est une relation qui laisse un goût d'inachevé. Je n'attendais pas un baiser passionné ou quelque chose du genre. Ils se sont tenu la main, c'est déjà un exploit pour un drama étiqueté grand public. Cela dit, l'intrigue manquait de consistance. De même quant aux différentes idées amenées, mais complètement délaissées la scène d'après. Notamment l'admirateur secret qui aurait pu être un fil conducteur efficace tout au long des épisodes.
En bref, lorsque le personnage principal est exclu de sa propre histoire, c'est qu'il y a un problème quelque part. Peu importe les qualités de Heesu in Class 2, le rythme inégal est parvenu à faire passer au second plan les personnages principaux, délivrant un BL qui ne s'assume pas.
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C'est l'histoire de personnes comme vous et moi...
Quand on y pense, My Mister raconte l’histoire d’un homme banal, gentil envers sa famille et ses collègues. Un homme discret, mais avec du caractère. Et d’une jeune femme froide, transparente aux yeux des autres et traînant la lassitude comme une seconde peau. Qu’est-ce qui pourrait bien rendre ce drama différent ?Au travers de personnages simples, Park Hae Young arrive à transmettre toutes les émotions voulues avec une force démesurée de réalisme. Sans jamais poser l’intégralité des problèmes sur la table, on y découvre tous les aléas d’une vie. La famille, le travail, l’argent, les échecs, la richesse et la pauvreté, la solitude, le bonheur. Toutes ces choses qu’on peut facilement résumer par la vie elle-même.
L’écriture est soignée avec un rythme volontairement lent. Si on trouve quelques longueurs, elles sont excusables. D’un dialogue à un échange de regard, d’un murmure ou, au contraire, un long silence, les émotions tourbillonnent sans cesse. Il en va de même sur différentes scènes. Notamment celle où Park Dong Hoon est agressé et où toute son équipe de football court dans les rues pour faire la peau au "bâtard ayant osé le toucher". De différents évènements découlent des rires et des larmes criant de vérités.
Au-delà de sa voix profonde, Lee Sun Kyun était l'un de mes acteurs préférés. Ici, il a signé l'un de ses meilleurs rôles dans un exceptionnel dquadragénaire stoïque et usé. Tandis que IU excelle dans la peau d’une jeune femme qui survit depuis bien trop longtemps. Le duo formé par Lee Sun Kyun et IU est d'une justesse d’interprétation. Chaque mot, chaque souffle respire l’émotion désirée sans jamais entrer dans le mélodrame pur.
La relation qui se forme est sujette à débat. Amour ou profond respect, chacun ira de son avis. Mais grâce à des personnages principaux solides, My Mister se révèle fascinant et authentique.
Cependant, on pourra sentir un manque de conviction sur certains personnages secondaires, notamment les deux frères de Park Dong Hoon. Si les deux frères sont bien là, ils donnent plus d’une fois l’impression de faire traîner l’intrigue. L’un se lamente sur son sort, tandis que l’autre est bêtement désagréable. Contrairement à Lee Ji Ah qui porte son personnage jusqu’au bout. Quant à Jang Ki Yong, il soulève pas mal de questions. De même pour Kim Young Min qui offre un personnage ambigu et où on hésite, plus d’une fois, sur les sentiments qu’il dégage.
En bref, My Mister dépeint une histoire émouvante et réaliste où solitude et honnêteté se côtoient. Coup de cœur !
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J'adorerais les voir s'inviter à dîner pour une seconde saison...
Mal aimé et sévèrement critiqué, The Director Who Buys Me Dinner est pourtant une charmante romance du bureau avec une pointe de fantasy avec des scènes entraînantes et une jolie narration.Le couple possède un charme indéniable, bien qu'il puisse passer inaperçu dans les premiers épisodes. C'est une relation qui évolue au fil de l'intrigue, faisant également fleurir l'alchimie entre eux. Les interactions sont mignonnes et convaincantes, sans avoir besoin d'en ajouter davantage. Les baisers sont un intéressant reflet de l'évolution de leur relation (et alchimie). Le premier n'était pas terrible, le deuxième était plus intense, pour finir par le troisième qui était adorable.
Un autre attrait du couple, c'est leur harmonie visuelle. Park Young Woo possède des traits saillants qui lui donne cet air distant, presque froid, exactement comme le personnage de Min Yu Dam. De l'autre côté, Park Jeong Woo possède des traits plus en rondeurs lui donnant un air plus doux et chaleureux, ce qui colle parfaitement au personnage de Seol Dong Baek.
En revanche, le personnage de Denis (Jang You Sung) me laisser perplexe. Il n'est qu'un élément perturbateur sans réel enjeu si ce n'est appuyer sur le bouton rouge, tant dans leur vie passée que dans celle du présent. Peut-être que le webtoon développe davantage le personnage, mais ici il n'en reste pas grand chose.
Le final est un retournement surprenant, car peu habituel. Aucun doute qu'il fait son petit effet.
<< SPOILER >>
La fin m'a rappelé celle de Kissable Lips (de la même réalisatrice). Elle sort des sentiers battus et brise le cycle des fins habituelles du genre avec une entourloupe grotesque pour une happy end. La fin est en accord avec l'intrigue. Quand on y réfléchit deux minutes, ça ne pouvait pas finir autrement. D'autant plus qu'une fin n'est pas nécessairement la fin de tout.
D'ailleurs, et contrairement à Kissable Lips, la fin de The Director Who Buys Me Dinner active le paramètre de l'espoir. Plus encore, les personnages se retrouvent. Sans les souvenirs de l'un, mais ils se retrouvent.
<< / SPOILER >>
Au fond, le réel défaut de ce drama, c'est d'être trop court. Cela dit, c'est le défaut d'une majorité de KBL. Des idées merveilleuses, mais des formats trop condensés pour exploiter tout le potentiel. Néanmoins, il reste un plaisir non discutable pour moi. Dans la même veine que A Breeze of Love qui, malgré son succès mitigé aussi, est l'un de mes KBL préférés.
En bref, bien qu'il soit trop court pour révéler tout son potentiel, The Director Who Buys Me Dinner dégage un charme unique avec des personnages attrayants et une jolie note d'espoir.
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L'absolue déception...
Absolute Zero était l'une des productions que j'attendais le plus. Après une première tentative lors de sa sortie, je l'ai délaissé au quatrième épisode pour le recommencer quelques semaines plus tard. Peut-être avais-je été dans mon mauvais état d'esprit la première fois…Après des dramas comme Reborn Rich, I Feel You Linger in the Air, An Ancient Love Song et des séries occidentales telles que Dark ou Bodies, je reconnais avoir des attentes un peu plus élevées que la normale. Je ne cherche pas une quelconque perfection, mais j'en espère une histoire bien ficelée. Une aventure semée de fausses routes et d'impasses excitantes. Une histoire dans laquelle on s'égare, mais où on ne se perd pas. Absolute Zero avait un bagage intéressant, mais en fin de compte, il s'avère être un pétard mouillé.
Les alternances entre le passé et le présent sont rapidement devenues compliquées. Pourquoi vouloir mélanger les deux temporalités ? Parfois, nous étions dans les deux en même temps sans réels enjeux. Et puis, les rôles se sont inversés, et cette fois-ci, plus rien n'avait de sens. A trop vouloir brouiller les pistes, l'histoire s'est embourbée, tirant sur le corde pour rester au-dessus de l'eau, mais c'était trop tard…
J'ai trouvé l'intrigue confuse, ne sachant pas vraiment où elle voulait aller. L'histoire semblait tâtonner ici et là. Elle essayait plusieurs pistes, mais sans emprunter un chemin avec précision. Elle restait dans le vague, peut-être pour renforcer un sentiment mystérieux. Je me répète, mais je ne cherche pas la perfection, seulement un minimum de cohérence à laquelle m'accrocher. Ici, rien ne m'a donné assez pour m'y accrocher.
Le casting est globalement bon. Tor Supakorn Wuttinansurasit (Ongsa, adolescent) était incroyable. L’émotion de son personnage était palpable et plus d’une fois, je me suis surprise à ressentir une grande affection pour lui. De même pour Mix Wanut Sangtianprapai (Suansoon, adolescent). C’est un personnage plus effacé (contrairement à la version adulte), mais convaincant et attachant. Toey Puwanat Ruengves (Ongsa, adulte) était agréable et dégageait une jolie douceur. En revanche, Teng Kanist Piyapaphakornkoon (Suansoon, adulte) ne convenait pas au rôle (pour moi). L’acteur ne s’est pas approprié son personnage et l’a même rendu apathique au possible. De plus, le fait d’être retourné dans le passé a modifié son personnage du présent qui est devenu encore moins crédible (avant de me taper sur les nerfs, mais ce n’est qu’un détail).
Pour finir, je n'ai pas eu l'impression de regarder un drame entre deux adolescents qui deviennent des adultes. J'ai vu une histoire entre un adolescent et un adulte. Ce n'était pas normal pour moi... Je n'ai aucun problème avec les différences d'âges, au contraire ! Cela peut parfois apporter de nouvelles dynamiques et amener une touche séduisante. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adolescent et d'un adulte proche de la trentaine, la chanson n'est pas la même. Dix années peuvent être perçues différemment entre 17 ans et 27 ans, ou 27 ans et 37 ans. Pour moi, il n'y avait rien de sain dans le fait de voir Suansoon (adulte) créer un lien affectif avec Ongsa (adolescent). Il ne s'agit pas de conscience morale ou d'une différence culturelle, c'est une question de bon sens.
En bref, Absolute Zero avait toutes les idées pour devenir une aventure excitante et chargée d'émotions. Malheureusement, le drama s'est noyé dans son torrent de larmes, tandis qu'il s'est perdu dans son propre labyrinthe. Tel était sa destinée.
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Comédie vampirique légère avec un Ok Taek Yeon à croquer...
Nous avons eu droit à des vampires qui brillent au soleil comme des perches arc-en-ciel ou des boules disco. Depuis ce jour, nous sommes vacciné contre les vampires absurdes dans les fictions. Ok Taek Yeon, Ko Kyu Pil et Yoon Byung Hee mêlent humour et émotion dans des performances solides et entraînantes. Un trio de vampires auquel on s’attache sans difficulté. Si des libertés quant à la nature d’un vampire ont été prises, Heartbeat parvient à rendre l’ensemble à la fois farfelue et amusant.Ok Taek Yeon incarne un vampire de plus de 400 ans. Après presque 100 ans de sommeil, son souhait de devenir enfin un humain s’interrompt brusquement. Ok Taek Yeon dépeint un vampire affectueux et touchant. D’ailleurs, il apparaît bien plus humain comme vampire que les humains eux-mêmes.
Le personnage de Won Ji An aurait mérité un peu plus d’émotions. Si elle apparaît froide et blasée, elle ne laisse que peu de place à l’expression de ses sentiments. Que ce soit lors de la découverte du cercueil, quand elle apprend la véritable nature de Sun Woo Yeol ou encore lorsqu’elle en tombe amoureuse. On peut également mentionner un léger surjeu quant à ses cris grinçants et infondés. Du côté de Park Kang Hyun, bien que ce soit son premier rôle, il le tient jusqu’au bout avec son charmant sourire. Yoon So Hee était délicieusement détestable. Quant à Baek Seo Hoo, le costume du méchant lui convenait parfaitement.
À la fois drôle et fantastique, la romance est secondaire. Cependant, elle se révèle mise en valeur sur ses derniers épisodes. Cela dit, le scénario peut parfois donner l’impression de traîner et tourner en rond. Bien que le final divise, il reste cohérent et ne sort pas de nulle part une carte bonus. Au contraire ! Un final honnête qui s’assume.
En bref, s’il n’est pas exempt de défauts et qu’il n’est pas un incontournable de cette année, Heartbeat reste un drama sympathique et mignon grâce à son ambiance légère et son trio de vampires.
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Romance de bureau éloignée du BL standard...
Au départ, Step by Step ne m'avait pas donné envie de m'y attarder. Les grandes lignes ne me vendaient pas de rêve. En fin de compte, et malgré ses défauts, j'y ai passé un moment sympa sans être mémorable.Une partie des gens l'ont catalogué comme mauvais pour des raisons discutables. Certains avaient des attentes différentes de ce qu'ils ont obtenu et cela est venu impacter les notes. Est-il excellent ? Non. Vaut-il absolument le coup d'œil ? Non. Est-il si mauvais que ça ? Non.
Avant le visionnage, il faut savoir à quoi s'attendre. L'histoire s'intéresse à l'évolution professionnelle de deux personnages : Jeng et Pat. Il s'agit de la thématique principale, car elle prend plus de 80% de la place. Le reste se retrouve dispatché dans les sous-intrigues, dont la romance. Cette dernière n'est que secondaire. De ce fait, si vous vous attendez à ce que Step by Step soit un BL classique, il est possible qu'il vous déplaise et que vous soyez déçu, car vous aurez été mal aiguillé dès le départ.
Et c'est un dès problèmes majeurs aujourd'hui. Lorsque les gens entendent "BL", ils n'attendent que ça. Parce qu'on est habitué à consommer du BL pour du BL. Avec la montée et la popularisation du genre, de nouveaux scénarios sont arrivés. Comme un film étiqueté LGBT, la trame, le style, l'ambiance, tout est différent. Le fait d'être dans un contexte professionnel change complètement la dynamique de l'histoire. Malheureusement, avec l'étiquette du BL, cela a fait souffrir le drama, car les attentes du public ont été différentes.
Maintenant que c'est dit, je sors ma boîte de clous, parce que j'attaque avec l'un des personnages principaux, mais aussi le plus gros défaut de Step by Step. Et je ne vais pas être tendre.
Pat n'est ni attachant, ni mignon. Jamais montré à son avantage, il apparaît comme une personne capricieuse et immature. Son amabilité, qui pourrait être sa meilleure qualité, sonne faux, car mal jouée. Au bout du 9ème épisode, c'est franchement devenu pénible de le regarder. Ben ne parvient pas à créer de lien avec le spectateur. Il a cette manie de grimacer chaque fois qu'il parle ou doit montrer une émotion. Son sourire est faux. Il fronce les sourcils toutes les sept secondes pour donner l'impression de réfléchir. Quant à sa gestuelle, il ne bouge que lorsqu'il y pense. Le problème ? On le voit y penser ! Son manque d'expérience est flagrant, au point de me sentir mal à l'aise. Et cela ne fait que s'accentuer lorsqu'il est entouré d'acteurs plus aguerris.
Depuis plusieurs années, la Thaïlande a conscience du marché juteux du BL. On pourrait s'attendre à un effort sur les castings, notamment pour les rôles principaux. Je ne comprends pas comment Ben s'est retrouvé dans un rôle principal. Qu'on ne vienne pas me dire qu'il est brillant dans son rôle, il est mauvais. Pour finir sur une note purement superficielle, Ae veut que son bébé ait un visage mignon comme celui de Pat, à défaut de celui plus sombre et beau de Prem… Rien ne va dans cette phrase, mais ok. J'avais un dernier clou à enfoncer.
Passons à l'homme de ce drama, Jeng (Man). Jeng est le fils du PDG, futur repreneur de l'entreprise et actuellement directeur du service marketing. C'est un homme qui aime son travail, mais qui se retrouve incapable de déléguer. Man Trisanu Soranun est excellent dans son rôle, d'autant plus que l'acteur correspond au personnage. La plupart du temps, les directeurs sont des minets tout droit sortis d'un shooting de mode auxquels on ne croit pas, peu importe combien on prétend vouloir faire illusion. Ici, on nous présente un bel homme (j'insiste sur le terme homme, dans le sens adulte et mature) qui porte divinement les costumes et possède un charme fou. Man Trisanu Soranun est élégant, sérieux et professionnel, mais aussi charismatique avec cette touche sexy. De plus, il ne se comporte jamais comme un lourdaud jaloux, un harceleur dérangé ou un boss ténébreux de pacotille. Je ne connaissais pas l'acteur, mais je suis heureuse de ma découverte, d'autant plus qu'il possède un sourire ravissant (et oui, Fan2Dramas, des jambes interminables aussi, pfiouh !).
La romance prend son temps. J'ai même envie de dire qu'elle est en retard pour un tel format (12 épisodes d'une moyenne d'une heure chacun, et presque le double pour le dernier). J'ignore les différences entre la version TV et uncut, cependant, je peux comprendre la frustration d'attendre la romance et de la voir arriver si tard. D'autant plus que la romance reste un mystère pour moi… Que Pat tombe amoureux de Jeng n'est pas une surprise. L'homme possède un tel charme, mon propre cœur à papillonner quelques fois entre deux sourires. En revanche, l'inverse m'échappe. J'ai été incapable de comprendre à quel moment Pat a fait vibrer le cœur de Jeng. Pour moi, Pat n'a jamais été séduire, encore moins lorsqu'il était ivre (c'était encore une fois une très mauvaise scène dans un BL). Malgré tout, le flirt est léger avec des baisers sympathiques. Jeng guide les scènes, Pat suit le mouvement, et tant mieux. Cependant, Man éclipse complètement Ben, tant dans le contexte professionnel que la romance.
Au sujet du couple secondaire (Jaab/Jane), je regrette la façon dont les scénaristes ont balayé leur histoire sous le tapis. Ce couple avait tout autant d'intérêt, si ce n'est plus que le premier. Il aurait été facile (et agréable) de retirer des scènes de bureau pour se concentrer sur eux. À la place, ça s'est terminé en queue de poisson, laissant le spectateur avec sa frustration.
Quant aux autres personnages, la relation entre Jeng et Jaab était intéressante et mignonne, mais elle manquait de matière. Up Poompat Iam-samang (Put) avec une veste en cuir était cool. À part un ou deux cameo, je ne l'avais plus revu depuis Lovely Writer. Bruce Sirikorn Kananuruk (Chot) est un acteur qui s'améliore au fil de son travail bien que la majorité de ses personnages ne m'intéresse pas. Je regrette qu'on lui colle toujours la même caricature (à moins que l'acteur ne veuille pas jouer autre chose ?). Zorzo Natharuetai Akkharakitwattanakul (Ae) était magnifique. Tout comme Hymnnae (Prem) qui méritait un peu plus d'attention. C'est un personnage qu'on voyait peu, mais avec des émotions profondes. Un personnage sous-estimé, malheureusement. Pour finir, Kong (Bigg Thanakorn Kuljarassombat) était seulement un élément perturbateur inutile de son entrée à sa sortie. Quant au reste des collègues de boulot, rien de bien folichon avec des caricatures classiques.
En bref, Step by Step est un drama long et frustrant, notamment si le seul intérêt est la romance. Bien que la partie professionnelle soit intégrante de l'histoire, elle traîne souvent et rallonge inutilement les épisodes. S'il est difficile de passer outre le personnage de Pat, cela vaut clairement le coup pour Jeng. Notez seulement que Step by Step n'est pas votre BL habituel et vous serez plus à même de l'apprécier.
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Dompter l'indomptable…
The Untamed m'a demandé quelques efforts pour me plonger dans l'histoire. S'il ne devient pas mémorable pour moi, il reste un agréable souvenir avec un univers particulièrement riche.Cultivateur jovial et espiègle, Wei Wu Xian (Xiao Zhan) ressemble à un électron libre avec un goût pour l'exploration et un désintérêt des qu'en-dira-t-on. Curieux et dévoué envers son entourage, son personnage ne s'essouffle pas, au contraire. Il ne cesse d'évoluer, restant fermement attaché à ses valeurs bien qu'il n'emprunte pas le chemin traditionnel. Si ses valeurs peuvent être discutées, celles des autres aussi.
Personnage de peu de mots, Lan Wang Ji (Wang Tibo) porte la froideur comme une seconde peau. Détaché, presque ennuyé, il doute rarement de Wei Wu Xian, et c'est peut-être son plus grand défaut. Le personnage ne connaît pas d'évolution significative. Sa droiture et sa combativité sont exemplaires. Cependant, qui est-il derrière ce visage de marbre ? Si ce n'est Lan Wang Ji, le grand et apprécié cultivateur.
La plupart des intrigues sont bonnes, bien qu'elles traînent inutilement. L'atmosphère sombre renforce la puissance de chacune d'elles. Les scènes de combats sont honnêtes, mais la grande majorité des CGI sont moyennes, même médiocres. Je pleure encore sur le loup. Malheureusement, le manque de budget se ressent, pourtant, si la production reste modeste, elle s'est débrouillée pour offrir de beaux costumes et une jolie mise en scène.
En bref, The Untamed possède des mécaniques efficaces, une panoplie de personnages intéressants et un univers entraînant. Pas mémorable pour moi, mais il mérite amplement ses récompenses.
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Un rayon de soleil en Enfer...
Époustouflant ! L'histoire, le développement des personnages et la mise en scène sont proches de la perfection. C'est un BL qui explore la complexité d'une relation toxique, jusqu'à entrevoir une lueur d'espoir.Il s'agit d'un BL unique avec une parfaite gestion de ce qu'un court drame doit être : une seule intrigue. Derrière cette idée simple (et pourtant si délicate), Secret Relationships est sans aucun doute l'un des meilleurs KBL, BL et même drama de cette année (et cela, même si nous ne sommes qu'en mars).
Da On (Kim Jun Seo) est présenté comme une biche chétive et passive. Pourtant, il n'a jamais été faible. Je me sentais mal de le voir se faire insulter d'idiot tout en comprenant ses yeux fuyards. Derrière son regard tourmenté se cache un jeune homme malmené par sa famille, dont son seul contact reste sa petite sœur. Il cherchait de l'affection, de l'amitié et de l'amour. Les petites attentions valaient parfois des railleries, aussi désagréables qu'elles soient. Au fond, il cherchait quelqu'un qui prouverait sa valeur, ce que faisait Jae Min. Kim Jun Seo dépeint un personnage touchant qui se défait lentement de ses chaînes. Sa férocité s'est mêlée à sa douceur.
Derrière ce visage parfait et cet ami irréprochable se cache le diabolique Jae Min (Kim Ho Young). Un personnage fascinant et avide d'un contrôle absolu, notamment la vie de Da On. Jae Min est un manipulateur hors pair qui a façonné Da On au gré de ses envies pendant des années. Jae Min apparaît comme un sauveur, pourtant il est l'un des pires personnages. Capable de se contrôler, lorsqu'il lâche prise, l'enfer se déchaîne. Kim Ho Young incarne un psychopathe fou à lier, prêt à tout par amour et obsession. Sa performance brille de folie.
La colère qui émane de Su Hyeon (Cha Jung Woo) est palpable. Su Hyeon a grandi au cœur d'une dynamique familiale violente (la scène du père qui pointe un fusil sur lui est assez édifiante). Émotionnellement, il est un enfant rongé par la colère et ignore comment l'exprimer autrement qu'en gueulant, en ayant des excès de rage, en étant agressif et possessif ou en proférant des menaces. Même Daon n'est pas exempt de sa colère, allant parfois dans son sens, car effrayé par des souvenirs passés. Cha Jung Woo excelle en tant qu'homme colérique. Sa voix en impose autant que son regard qui semble prêt à embraser quiconque le cherche un peu trop.
Ensemble, Jae Min et Su Hyeon sont un cocktail corrosif. Leur relation est destructrice, et pourtant, ils n'ont pas nécessairement besoin de l'autre pour exploser. Pour moi, le seul qui peut appuyer sur le bouton rouge, c'est Da On. Dysfonctionnels et malsains, les deux personnages possèdent une profondeur travaillée, renforcée par les acteurs qui ont fait un travail exceptionnel.
Pour finir, Seong Hyeon (Cha Sun Hyung) qui peut tout aussi bien être un soleil tant il brille par ses sourires et sa gentillesse. Un personnage nuancé avec des qualités et des défauts qui brise le cliché du petit ami parfait. Il est imparfait, fait des erreurs, mais reste fidèle à Da On. Il lui laisse de l'espace, tout en étant honnête avec ses sentiments. C'est un homme patient, d'une grande douceur et profondément gentil. Cha Sun Hyung livre un personnage solaire et mesuré avec juste ce qu'il faut pour éviter le piège du personnage bêtement gentil.
Belle et timide, la dynamique entre Da On et Seong Hyeon semble naturelle. Les scènes de baisers sont magnifiques, à l'exception de la dernière. Cela en faisant un pied de nez aux productions qui multiplient les scènes de lit pour combler ou gagner en notoriété. Seul bémol, si un lien passé avec Jae Min est cohérent, celui entre Da On et Seong Hyeon n'a aucun intérêt, si ce n'est vouloir prétendre qu'ils sont destinés.
Poignante, l'image représente parfaitement le drama et les dynamiques à venir. Les personnages donnent le rythme. Malgré un format court (quoique généreux avec des épisodes d'une trentaine de minutes), il ne manque rien. Les flash-back sont riches et utiles. Ils dévoilent la dynamique passée (la scène de la bibliothèque restera longtemps gravée dans ma mémoire). J'ai eu des doutes vis-à-vis des sentiments de Da On lors du premier flash-back avec Su Hyeon. Preuve étant que Jae Min n'a pas seulement manipulé ces derniers, mais nous aussi, spectateurs. J'ai adoré la façon dont l'histoire s'est retournée, me confirmant mes doutes, tout en ajoutant un retournement intelligent.
Secret Relationships m'a désespérément rendu accro pendant sa diffusion. Il ne fait aucun doute qu'il va me hanter encore longtemps. Le travail de Yang Kyung Hee est remarquable, notamment dans sa capacité à créer une atmosphère pesante et à capturer les nuances des personnages au plus proche des acteurs. Quant à la musique, elle est restée discrète, mais agréable.
En bref, Secret Relationships est un bijou rare et exceptionnel dans le BL coréen. Il n'a jamais cessé de me fasciner, me coupant souvent le souffle, me tirant parfois des couinements et me hantant des heures durant.
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Le karma est un créancier honnête…
Payback délaisse le schéma classique de la vengeance pour explorer une dimension plus profonde et émotionnelle. Au fond, la véritable victoire n'est-elle pas de faire la paix avec soi-même ?Sun (Min Thanakorn Wichanukhor) entre dans l'industrie animé par une soif de vengeance. Au fil de l'histoire, il affronte ses propres démons et trouve en Kajorn, Sky et Jay une forme d'apaisement qu'il s'était interdit de ressentir depuis la perte de son frère et de sa mère. Sa quête de vengeance se transforme lentement en un chemin de guérison.
C'est grâce aux personnes qu'il rencontre que ce changement débute. Kajorn (Khunnote Jirapat Uttamanan) et Sky (Shogun Paramee Thesdaroon) apportent une lueur d'espoir et de chaleur dans l'atmosphère sombre de l'industrie. Pour moi, c'est en voyant ces deux personnes formidables tenter d'avancer dans un milieu hostile que le cœur de Sun s'ouvre à nouveau. Son sentiment de protection s'éveille : envers Sky, qui lui rappelle son petit frère, et envers Kajorn, le premier à lui montrer du soutien et croire en lui.
Jay (Toptap Jarukit Kaewmoonrueang) est un directeur charismatique, froid, qui privilégie la stratégie à l'émotion. Contrairement à Sun, il est parfaitement conscient de ses blessures et de ce qu'il attend du poste qu'il occupe. C'est un personnage complexe qui m'a laissé dans l'incompréhension plusieurs fois, notamment vis-à-vis de son comportement envers Sun. Pourtant, c'est aussi un homme blessé en quête de vérité, mais aussi de vengeance.
Sun est un gars ordinaire qui se confronte à Jay, habitué du milieu et qui n'est pas ordinaire. Leur alliance, d'abord purement transactionnelle, se transforme pour devenir l'essence de l'un et de l'autre. Si le carburant de Jay est la haine, celui de Sun est la culpabilité. Ensemble, ils forment un couple imparfait, mais complet, où chacun trouve la paix en confrontant et soignant ses propres blessures.
Les personnages sont indispensables à Payback ! En changer un, c'est faire s'écrouler toute la série. Le casting est exceptionnel, apportant encore plus de force à l'univers.
Min dépeint un jeune homme ordinaire qui gagne en maturité et apprend à faire la paix avec lui-même. Son émotion lorsqu’il prend conscience qu’il n’est plus seul est magnifique. Toptap incarne un homme intense et profond aux motivations déterminées. Khunnote et Shogun deviennent la bienveillance et les petites touches de lumière dans une industrie sombre. Fuaiz prouve encore une fois qu'il est l'un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Klot transpire le mépris et le dégoût, tandis que Gandhi apporte une merveilleuse touche comique.
Toute l'histoire s'articule autour d'une même racine afin de former un seul et même bloc. Rien n'est inutile. Par exemple, on pourrait croire que l'arc de Sky est purement transitoire. En réalité, c'est le déclic qui réveille l'instinct protecteur de Sun.
L'ambiance de la série renforce cette profondeur. Les scènes d'abus sont nombreuses dans des salles obscures avec une musique assourdissante, sur des banquettes qui puent sûrement la fumée, l'alcool et le sexe, et qui ont été témoins de beaucoup trop de choses. N'attendez pas que ce drame vous ménage. Payback traite principalement de la culpabilité, de la vengeance et de l'absence de sentiments.
L’épisode final est parfait. L’aventure fut tortueuse, mais ils ont tous trouvé leur véritable chemin. Voir le karma frapper les méchants reste une sensation terriblement gratifiante.
Mon unique reproche relève davantage de certaines scènes qui sont une retranscription visuelle de l'écrit. En découvrant des captures de l'œuvre originale, ce sentiment s'est confirmé avec des reproductions quasi identiques. Je comprends le souhait de rester fidèle à l'œuvre, notamment dans des scènes clés, mais ce qui fonctionne pour une lecture visuelle ne signifie pas pour autant que cela s'adapte tel quel en live-action. Cela dit, c’est une remarque futile qui n’empêche pas d’apprécier pleinement Payback.
J'ai aimé Payback, du début à la fin, même lorsque je doutais de la direction que cela prenait. Un second visionnage dans quelque temps me donnera à nouveau du grain à moudre, et j'aime ça. Certaines œuvres sont là pour ça : être vues, appréciées, revues, appréciées d’autant plus, et ainsi de suite. C’est le tout premier 9.5 que j’attribue à un drama thaïlandais. Ça en dit long sur l’impact de cette série sur moi. Elle le mérite.
En bref, j'attendais de Payback une histoire de vengeance brute et intense. J'y ai trouvé un chemin vers la guérison et la paix avec soi-même, saupoudré d’une vengeance qui a délicieusement mijoté pendant dix épisodes. Après tout, le karma réclame toujours son dû.
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De bonnes idées, mais l’histoire en loupe la moitié…
Parfois, les titres ne sont pas représentatifs de l'œuvre, c'est le cas ici. Ils ne sont pas ennemis, seulement amis et l'un d'eux a un caractère particulièrement pénible. Ceci de côté, c'est un drama sympathique, mais fragile avec son lot de défauts.Leur dynamique n'est pas ma préférée, en particulier sur les premiers épisodes. Ha Neul est typiquement le genre de personnage qui m'insupporte : méchant, ingrat et qui agit comme bon lui semble parce qu'après tout, c'est lui le patient amnésique. De l'autre côté, Sae Byeok est un paillasson qui supporte le caractère naze de Ha Neul avec le sourire, qui ne va surtout pas le contrarier. Fort heureusement, ils finissent par évoluer (bien que cela arrive un peu tard). Ha Neul fait preuve de maturité au fil de l'histoire, tandis que Sae Byeok montre enfin ses faiblesses.
L'attraction entre les deux acteurs est superbe. Les interactions de couple sont mignonnes. Il me semble que c'est le KBL avec le plus de baisers. Loin de m'en plaindre, ils sont franchement excellents (et les scènes intimes aussi).
L’idée d’une telle antagoniste est intéressante, mais elle aurait dû apparaître plus tôt. La folie est un solide moteur pour alimenter la tourmente des personnages. De même pour son partenaire de crime. On se doute qu'il est louche, mais l'histoire préfère nous garder dans le flou. Enfin, la prise de conscience lorsqu'un incident survient n'a rien d'une nouveauté, c'est dommage.
La narration est assez brouillonne. Par moment, c'est difficile de savoir s'il s'agit d'un rêve, d'un souvenir ou du présent. Certaines scènes me laissent un peu sur le bas-côté, car je ne sais même pas si elles se sont déroulées ou non. Le montage est étrange avec des flash-back hasardeux.
En revanche, la photographie est superbe, tout comme la musique. De plus, c'était agréable d'avoir ce rythme de diffusion (deux épisodes par semaine). Peut-être que j’aurais plaisir à le voir dans quelques semaines.
En bref, Never Forget Your Enemy possède des qualités et de bonnes idées, mais elles ne sont pas exploitées, ou pas assez, ce qui rend l'histoire confuse avec en plus un montage décevant et un final trop facile.
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My Journey to Jiuchen...
My Journey to You m'a captivé par son esthétique magnifique, son casting remarquable et sa réalisation soignée. À la fois sombre et élégant, ce wuxia explore le conflit entre liberté et devoir et liens familiaux complexes.C'est un drama qui m'a séduit dès les premières minutes avec sa palette de couleurs froides et sa brume ambiante. Le suspense et le mystère, qui s'articulent autour de toute la noirceur, renforcent la tension. Au cœur de cette résidence, on découvre l’amour, l’amitié et la fraternité. Chacun se lance avec détermination dans un voyage de découverte.
Un événement chamboule l’ordre actuel. Au milieu du chaos, Yun Wei Shan (Esther Yu) et Shang Guan Qian (Lu Yu Xiao), deux espionnes de l’organisation Wufeng s’infiltrent dans la résidence. Elles ne sont pas qu’un artifice, mais un pan entier de l’intrigue. Yun Wei Shan lutte constamment, partagée entre sa mission, sa quête de liberté et son affection grandissante pour Gong Zi Yu. Ses longs échanges avec Shang Guan Qian sont redoutables.
Elles s’entraident, mais restent continuellement méfiantes l’une envers l’autre. Yun Wei Shan ne lui fait jamais totalement confiance, et à raison. Il est évident que Shang Guan Qian ne souhaite qu’une chose, atteindre son objectif. La douceur qu’elles dégagent offre un contraste radical avec leurs motivations. À elles deux, elles sont la parfaite définition du proverbe : « l’ennemi(e) de mon ennemi(e) est mon ami(e) ».
Cependant, l’histoire reste centrée sur la famille Gong. Gong Zi Yu (Zhang Ling He) est réputé pour être un homme à femmes incapable de s’investir dans les affaires familiales. Pourtant, c’est aussi celui qui fait passer l’humain avant le pouvoir de son statut. Être Sword Wielder va le pousser à gagner en maturité. Gong Shang Jue (Cheng Lei) est vif, intelligent, calculateur et un brillant combattant. C’est difficile de saisir ses pensées, mais c’est également ce qui le rend si fascinant. Enfin, Gong Yuan Zhi (Tian Jia Rui), un personnage bien trop sous-estimé. Expert en poisons et armes dissimulées, c’est le frère adoptif de Shang Jue. L’amour fraternel entre eux est touchant. Impulsif, parfois cruel, sa confiance envers son frère est indéniable.
Jin Fan (Sun Chen Jun) occupe la place de garde personnel de GZY (avec un passé intéressant, bien que pas exploré). La sœur, Gong Zi Shang (Jin Jing), est complètement barrée, ce qui apporte des scènes hilarantes, notamment lorsqu’elle est avec Maître Hua (Liang Xue Feng).
Côté romance, Yun Wei Shan et Gong Zi Yu ont une relation douce, presque naïve. Yun Wei Shan ne fait aucun effort pour séduire Gong Zi Yu, parce qu’il tombe amoureux dès le départ. Ainsi, la relation entre Shang Guan Qian et Gong Shang Jue est plus intéressante. C’est une relation sombre, incertaine avec une certaine toxicité, car basée sur le mensonge et la manipulation. À titre personnel, je ne pense pas qu’ils soient amoureux, ni l’un ni l’autre. Ils s’utilisent mutuellement, c’est tout. Si la thématique de la romance est utile, elle ne devient jamais principale. Yun Wei Shan et Shang Guan Qian n’ont qu’un but : remplir leur mission. Elles ne deviennent pas des femmes aveuglément amoureuses. Après tout, l’amour est une menace pour elles.
Bien que le rythme soit plutôt lent, l’histoire est bien conçue. Certaines scènes s’étalent sur quinze minutes, ce qui les rend extrêmement longues. Cela contraste complètement avec les combats qui sont dynamiques et entraînants – à mes yeux, les combats de My Journey to You sont parmi les meilleurs dans le genre. Or, il est agréable de voir le rythme s’accélérer dans les derniers épisodes et apporter un nouveau souffle au drame qui explose littéralement en émotion et en action.
Le final est intéressant, bien qu’il ait suscité pas mal de contrariétés, et c’est justifiable. C’est difficile d’offrir une fin parfaite pour un wuxia comme celui-ci, notamment lorsqu’il laisse tant de possibilités. Personnellement, je n’en suis pas totalement satisfaite, notamment parce qu’elle va à l’encontre de certains personnages, tandis que le sort d'autres reste un mystère. Une suite semblait dans les tuyaux, mais n’ayant pas reçu le succès espéré…
La mise en scène de Edward Guo est impressionnante et met en lumière les décors, les costumes et les personnages. Il capture leurs visages et leurs mouvements de manière divine. En particulier Cheng Lei et Tian Jia Rui. Ce sont deux beaux acteurs, mais le réalisateur capture l’essence même de leur charisme au travers de sa caméra. Enfin, la bande originale est magnifique et s’accorde parfaitement aux scènes.
En bref, malgré un rythme lent (qui s'accélère dans les derniers épisodes) et un final fâcheux, My Journey to You est un wuxia fascinant grâce à son atmosphère sombre, sa photographie exceptionnelle, son intrigue et ses personnages captivants.
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This review may contain spoilers
L'incompréhension...
Incompréhension. C'est le mot le plus approprié pour résumer ma pensée de Love for Love's Sake. Malgré sa collection d'éloges sur MDL, il reste un mystère que j'ai essayé de percer. Sans succès !Le concept est original et ludique. C'est amusant de voir la jauge d'affection de Yeon Woon monter ou baisser en fonction des efforts de Myung Ha. Allait-il réussir à le rendre heureux ? Cependant, les choses se sont mélangées en cours de route sans que je ne sois capable de continuer d'y voir clair.
Pourquoi Yeo Woon devient une toute autre personne d'une scène à l'autre ? Á quel moment est-il devenu si souriant et amoureux ? D'ailleurs, d'où vient cette confession qui est arrivée entre le plat et le fromage ? Est-ce que Yeo Woon trouvait un refuge en Myung Ha ? Une façon de fuir son quotidien ? Certes, la quête principale est de rendre Yeo Woon heureux. D'une certaine façon, Myung Ha y est parvenu, mais pourquoi cela me donne l'impression d'être inachevé ?
L'intrigue prend ensuite une nouvelle tournure. Le système rencontre des bugs, créant ainsi un déséquilibre chez Myung Ha. Le rythme s'accélère, tandis que le drame tente de tout traiter, mais semble peiner à faire fonctionner l'ensemble. Les questions se bousculent afin de trouver les causes des bugs. Un rééquilibre des choses ? Le but était d'apprendre à Myung Ha le vrai sens de l'amour ? Ou Myung Ha devait-il apprendre à aimer et à s'aimer ? Si au départ, l'intrigue est claire, par la suite, elle m'a perdu.
Bref, Love for Love’s Sake n’est pas mauvais dans son fond. C’est juste un de ces dramas qui resteront un mystère pour moi malgré sa jolie photographie et son casting sympathique.
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