Le prince charmant a-t-il sauvé le mignon capitaine ?
Lors du générique de fin, je me suis demandée si Light était prévu, au départ, pour un long-métrage. Si oui, cela pourrait expliquer les quelques trous dans le temps - notamment sur ses dernières minutes bien que cela n'enlève en rien sa qualité.Dès son entrée, on plonge dans le monde de Light. Une scène qui contraste avec son nom, car sombre et pleine de tension. Le genre de scène qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui s'avère assez légère pour pouvoir capter les quelques secrets qu'elle renferme.
Jed Chung incarne brillamment son rôle du début à la fin. On sent un homme perdu qui n'a plus rien et s'accroche à la moindre chose qui puisse le rendre heureux, même si cela n'est que de courte durée.
À ses côtés, Max Liu. Flic sous couverture, il porte à merveille le rôle du saveur sans jamais le rendre ridicule. C'est mesuré et cela fait que le duo marque les esprits par un dynamique entraînante et criante de vérités.
L'atmosphère nous plonge dans la noirceur de la vie de Light. La photographie sombre apporte une vague de puissance aux émotions. Tant celles des personnages que les nôtres. Le seul défaut reste sa fin qui semble précipitée. On sent qu'il manque quelque chose.
Light mérite de l'attention. Tant pour son jeu d'acteur que pour l'immersion dans un monde noir et dans lequel on cherche la lumière. Malgré un manque (dix minutes auraient pu suffire), il se démarque par son ambiance maîtrisée et son immersion dans un monde à part.
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BL scolaire et GMMTV...
Mon ras-le-bol des BL scolaires aromatisés GMMTV est responsable de mon ennui. Pourquoi l'ai-je regardé avec sérieux de toute façon ?Le scénario est inexistant, me donnant presque l'impression de voir le drame de mois dernier avec de nouveaux visages. Le gars impopulaire se confronte au gars populaire. Entre deux scènes, un couple secondaire qui reste une transition au besoin. Petit ajout du duo insupportable qui nourrit une obsession pour les couples de leur université. On mélange bien, et voilà. Fish Upon the Sky est prêt.
Après le quatrième épisode, mon intérêt a disparu. L'humour est lourd. Les situations sont à la fois gênantes, humiliantes et malaisantes. Elles n'amènent aucun rire, au contraire, elles ne font qu'accentuer l'embarras. Quant au casting, il ne casse pas trois pattes à un canard, cependant, certains dialogues sont bons.
En bref, Fish Upon the Sky semble davantage être un drame de remplissage, car il ne dépasse jamais la frontière bien délimitée du BL scolaire estampillé GMMTV.
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Période ingrate pour âge ingrat...
Qu'est-ce que j'attendais de Kuzu no Honkai ? Pas grand chose. Qu'est-ce que j'ai trouvé ? Beaucoup plus de choses que je ne l'avais pensé.Hanabi est une jeune fille quie traverse de nombreuses émotions. Pourtant, si on s’y attarde, on est en droit de se demander si elle ne confond pas l’affection et l’amour. Tout comme sa difficulté à distinguer l’amour pour un homme de l’amour d’une figure paternelle. J’ai notamment vu une jeune femme en quête d’elle-même. Hanabi ignore comment gérer ses émotions et a une peur bleue de la solitude, alors qu’elle tente de trouver sa place. Yoshimoto Miyu fait un travail formidable sur son personnage en lui apportant du contraste et une sensibilité profonde.
Mugi est moins développé, il est difficile de vraiment le comprendre. Pourtant, on ne manque pas le changement dans son affection envers Hanabi et même son amour pour sa professeur, Minagawa Akane. Certes, il manque un peu de profondeur, mais le personnage se révèle touchant, notamment lorsqu’il prend conscience que l’amour n’est pas aussi doux et beau qu’on l’imagine. Sakurada Dori apporte une jolie performance avec beaucoup d’effacement, mais avec une poignée d’émotions bien ancrées.
Quant aux restes des personnages, il est évident que Minagawa Akane use de son corps pour séduire. Après tout, elle le dit-elle même. Quant à Kanai Namiru, il est un homme qui tombe amoureux et c’est tout.
Si la plupart des productions, aujourd’hui, vont faire du sexe un argument marketing, ce n’est pas le cas de Kuzu no Honkai. La sexualité est présente et mise en scène de plusieurs façons (hétéros et lesbiennes). Jamais vulgaire, elle renforce le ton réel que le drame souhaite montrer (notamment les maladresses des premières fois). Au fil de l’histoire, les choses sont abordées avec respect. À mes yeux, leur relation n’est pas toxique, ils sont dans une forme d'équilibre qui leur convient, ou du moins pendant un temps. Leur relation est claire, car elle leur offre confort et sécurité. On sait qu’ils aiment passer du temps ensemble, mais l’étincelle romantique n’est pas là. Ou du moins, en partie.
Quant à la fin, si lors du visionnage je sentais une légère déception, ce n’est qu’après réflexion que je lui ai trouvé une logique. En repensant à l’histoire, c’était la fin la plus intéressante. D’autant plus que le message délivré s’applique pour bien plus qu’une relation sentimentale.
En bref, Kuzu no Honkai est un drame à la psychologie forte et en plein cœur d’une phase émotionnellement rude, l’adolescence. Cœurs brisés, amour à sens unique, on plonge dans une tourmente qui s’avère plus profonde qu’il n’y paraît.
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Plaisir coupable et manipulations folles dans l'Omegaverse...
Ce premier vrai drama omegaverse a été une réelle surprise. À la fois intéressant et fascinant, malgré quelques imperfections. Être dans une société divisée entre Enigma, Alpha, Bêta et Oméga a ajouté une nouvelle dimension, apportant une note d'originalité, et me rappelant aussi les webfics' M-Preg (Male-Pregnancy) que je lisais, adolescente.Je ne pourrais pas regarder exclusivement ce genre en raison des dynamiques relationnelles (absence de consentement, inégalités, discrimination…). Cependant, le seul pays qui pouvait en produire un et le rendre si fascinant, c'était la Chine. La première partie était superbe. La seconde a eu quelques moments intéressants, mais le rythme laborieux a été une épine dans le pied.
Sheng Shao You (Qiu Ding Jie) est un Alpha de classe S, soit le second plus haut statut dans la société omegaverse. Il est le PDG de Shengfeng Biotech, une société leader dans l'industrie biopharmaceutique. C'est un homme intelligent en quête d'innovation dans son domaine. On pourrait le qualifier d'homme à Omega sans attache, jusqu'à ce que Hua Yong entre dans sa vie. La performance de Qiu Ding Jie est satisfaisante, même si elle manque de profondeur. Cela dit, l'acteur s'améliore au fil des épisodes (peut-être était-il plus à l'aise ?). Le problème avec le personnage, c'est qu'il représente un cliché des romances contemporaines. Sa seule distinction est son statut d'Alpha qui n'est pas particulièrement mise en valeur.
En apparences, Hua Yong (Huang Xin) est une délicate orchidée. Pourtant, derrière la beauté de son visage, se cache un Enigma obsédé qui vit, respire et pense Sheng Shao You. Hua Yong est un manipulateur fou à lier, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Sheng Shao You n'avait aucune chance. Dès le départ, il l'a manipulé avec un plan méticuleusement élaboré, et lorsque ça n'allait pas dans son sens, il vacillait légèrement, mais il ne perdait jamais de son assurance. C'est un égoïste qui n'aspire qu'à satisfaire ses désirs personnels, et pourtant, dans toute la contraction de son comportement, on sait qu'il aime sincèrement son Alpha. La performance de Huang Xin m'a fasciné. Elle n'est pas sans défauts, toutefois, il a su capturer l'essence de son personnage. À la fois doux comme un agneau, chétif comme une biche et féroce comme un loup affamé.
L'alchimie du couple est bonne, et s'est améliorée au rythme de leur développement. C'était notamment visible par les baisers qui sont devenus plus naturels et jolis. J'ai beaucoup aimé leur complicité qui n'a cessé de se décupler, en particulier dans les derniers épisodes.
Je suis d'accord sur le fait qu'on est censé pouvoir apprécier une adaptation sans son support original, cependant, c'est agréable d'avoir un point de comparaison pour saisir les nuances des personnages. Pour cette raison, j'ai passé un certain temps à lire les commentaires sur MDL des personnes qui ont lu le livre afin de mieux comprendre les personnages (et certaines scènes). Cela m'a donc permis de constater que la scène de l'hôtel (épisode 9) entre Hua Yong et Sheng Shao You est totalement différente entre les deux versions. Il est évident que le livre l'a intelligemment pensé, mais l'adaptation a échoué.
Malgré la simplicité de l'histoire du couple secondaire, il y avait du potentiel, mais le peu de temps d'écran n'a pas suffit. Gao Tu (Li Pei En) et Shen Wen Lang (Jiang Heng) formaient un bon duo, mais les scénaristes ont saboté leur arc en ne donnant aucun espace aux personnages. Leur histoire commençait (enfin) à bouger dans l'épisode 14. Seulement, à ce stade, il ne restait que trois épisodes (14, 15 et 16) pour tout boucler, c'était trop peu. Les miettes ici et là étaient franchement injustes pour eux. Je peux concevoir des problèmes de censure et des soucis de montage, toutefois, c'était décevant.
Sur le plan biologique, l'histoire reste sobre et ne s'enlise pas dans une multitude d'informations scientifiques indigestes. L'univers est en place dès son introduction, et les explications sont données au travers de dialogues simples et efficaces. Il n'y a pas de grands mystères ou de rebondissements inattendus. Oui, c'est parfois dramatique, théâtral et kitsch à souhait, mais je n'ai pas cessé d'attendre l'épisode suivant avec enthousiasme entre sourires et fous rires. Et cela, malgré une précipitation dans les derniers épisodes.
En bref, ABO Desire est un plaisir coupable qui jongle entre unicité et fascination, même s'il perd légèrement de son charme sur sa seconde partie. Cependant, grâce à son casting et sa bande originale, c'est un omegaverse que j'ai aimé suivre chaque semaine avec une très bonne dynamique d'ensemble.
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L'addition est salée...
La musique sauve ce drame qui ressemble à un vieux restaurant aux banquettes pourries, aux assiettes éméchées et aux couverts rouillés. Oh, et le pain date probablement d'il y a trois jours…Rien. Absolument rien ! My Sweet Dear est dans la même trame que The Tasty Florida, de la poudre aux yeux avec aucun scénario. Il y avait pourtant de bons ingrédients avec un chouette casting, une idée principale originale et un cadre agréable. Au final, rien n'a été exploité. Pas même la relation d'amour/haine qui tombe dans la friteuse avant même d'avoir commencé.
Les personnages sont d'une fadeur… Si les acteurs tentent de composer avec ce qu'ils ont, ce n'était franchement pas terrible. Le couple principal est déconnecté du premier au dernier épisode. D'ailleurs, Lee Chang Hyung n'est même pas à l'aise dans son rôle, et ça se voit. Il n'y a aucune alchimie entre eux malgré quelques tentatives. Cependant, ces dernières arrivent trop tard. Il y a aussi quelques tentatives de créer un petit côté mignon, mais c'est aussi un échec cuisant. Quant au fait de communiquer, ce mot doit être grossier, je ne sais pas. En réalité, seules les apparitions de Jang Do Yoon valaient le coup parce qu'il semblait prendre son rôle à cœur.
En bref, My Sweet Dear me fait penser à ces restaurants qui tentent d'en mettre plein la vue, mais qui, en cuisine, ne font que réchauffer du surgelé et ne s'embarrassent même pas de savoir si c'est encore congelé une fois servi.
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Du grand Mame, toujours surestimé...
Peu importe que vous regardiez des dramas (BL) depuis dix ans ou deux mois, à un moment donné, vous entendrez parler de TharnType. Et cela, malgré son succès fortement discuté ces dernières années. Cependant, étant signé de la plume de Mame, cela n'a rien de franchement étonnant.La recette est commune pour le genre (notamment si vous êtes adepte de vieilles fictions). Deux gars, qui n'ont rien en commun, se retrouvent à partager une chambre commune à l'université. Le premier (Tharn) est gay et s'affirme pleinement. Le second (Type) est un homophobe traumatisé. Naturellement, les débuts sont chaotiques, et l'histoire ne tarde pas à glisser vers l'indigeste et l'absurde avec des actions complètement disproportionnées.
Type est un vrai con. Tharn est un forceur. Qu'est-ce que vous voulez obtenir de ça ? Alors oui, certaines scènes ont enflammé la toile. En particulier celle du glaçon… Qu'on trouvait déjà dans la moitié des fictions ringardes de 2015. Je suis convaincue que cette scène est à l'origine de la folie qui a découlé de ce drame, plutôt que le reste.
Mais alors, pourquoi tout le monde en parle ? Et bien parce que la force de TharnType est dans l'alchimie du couple principal. Peu importe que vous aimiez l'histoire ou pas, Gulf et Mew parviennent à donner du corps aux personnages et arrivent à créer l'illusion, même s'ils sont les pires. Toutefois, il faudra peut-être quelques efforts pour voir cette alchimie (pour ma part, ce n'est arrivé qu'à la fin).
En bref, TharnType est un mauvais BL, et ce n'est pas si surprenant quand on connaît le travail d'ensemble de son autrice. Les agressions et l'absence de consentement sont ses ingrédients principaux. Cependant, il connaît encore ses moments de gloire, bien qu'il n'ait rien d'un incontournable.
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Rencontre gelée avec lenteur et indifférence…
Malgré ma déception passée avec Hidden Love, j'avais envie de découvrir The First Frost. Le battage médiatique mis de côté, j'ai lancé le premier épisode avec espoir… Et ce n'est pas une réussite.Pas un sourire, pas un battement loupé, pas de souffle coupé. Rien. Il ne s'est jamais approché d'une émotion, à l'exception de quelques plans de Bai Jing Ting, mais cela ne compte pas vraiment. Les thématiques ne manquaient pas.
Yi Fan (Zhang Ruo Nan) est une victime par défaut. La malheureuse mal-aimée est agressée et harcelée à quatre reprises, en seulement quatre épisodes. L'exagération de sa vie misérable m'a rendue insensible à ses malheurs. Pire, Zhang Ruo Nan ne m'a donné aucune raison de croire en son personnage. Elle ressemble à toutes les FL dans les dramas de ce genre : insipide, molle et sans émotion.
Sang Yan (Bai Jing Ting) est le petit ami parfait. Certes, son profil est sublime et il porte divinement le cuir, mais n'est-il pas trop parfait ? Ma mémoire me fait peut-être défaut, mais ce Sang Yan me semble différent de celui d'Hidden Live. Si Bai Jing Ting n'avait jamais su captiver mon attention, cette fois, je suis séduite par son charisme et son charme absolu. Je suis ravie de voir une nouvelle facette de son jeu d'acteur.
La romance est étrange… À vrai dire, je ne vois qu'un amour à sens unique. Celui de Sang Yan est visible, palpitant et vivant. Celui de Yi Fan est inexistant. C'est vrai, chacun a sa propre façon d'aimer. Certains aiment le montrer, d'autres préfèrent le garder précieusement. Cependant, il s'agit d'un drame romantique, on s'attend à voir l'excitation amoureuse. Ici, seul Sang Yan semble amoureux.
Le couple secondaire est sympathique, mais je ne m'y suis pas impliquée davantage. En revanche, Zhang Miao Yi est formidable dans ce rôle. Depuis le temps que j'attends de la voir dans un genre différent que les drames scolaires, je ne suis pas déçue. Son look, son jeu, son style, son allure, sa gestuelle… Tout m'a plu. Une nouvelle facette de son jeu, tout en gardant son côté enjoué.
Ce genre de drama est lent, mais ici ? C'est si lent… Les épisodes n'en finissaient jamais. Toujours un problème pour s'apitoyer sur le sort de la FL, des intrigues sans intérêt, un processus de guérison bancal et des flash-back trop nombreux et inutiles. En revanche, la photographie est bonne, tout comme la musique qui reste discrète. J'espérais que ma déception de Hidden Love me ferait aimer The First Frost, et bien la réponse est non.
En bref, The First Frost est une déception. Ses quelques bonnes idées sont noyées par un rythme soporifique, une intrigue insipide et une romance à sens unique.
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L'amour n'est pas rose dans ce grand tourbillon d'émotions...
Beaucoup de mots me viennent à l'esprit pour décrire Love in the Big City. Pourtant, j'ai l'impression qu'aucun ne parvient à vraiment capturer mon sentiment à son sujet. Unique et réaliste, il brille par ses thématiques fortes, sa remise en question et son éventail d'émotions que traversent les personnages, ainsi que le spectateur.Le ton est rapidement donné, lorsque l'histoire emprunte sans attendre les chemins épineux, plutôt que la route principale. Go Yeong (Nam Yoon Su) est un homosexuel en quête d'équilibre et du grand amour, malgré le regard critique de la société. Au fil des épisodes et de ses rencontres, il apprend, expérimente, se découvre et grandit.
Tout d'abord, il fait la rencontre de Kim Nam Gyu (Kwon Hyuk). À ce moment de sa vie, il n'est pas prêt à recevoir le grand amour, alors que Nam Gyu lui conte fleurette au détour de vieilles balades ringardes ou de nourriture gentiment préparée. Ensuite, il fait la rencontre de No Yeong Su (Ha Hyun Woo). Alors qu'il pensait être prêt pour l'amour, son partenaire ne l'était pas. Trop égoïste pour aimer, trop enfermé, loin des idéaux de aspirations de Go Yeong. Et puis… Gyo Ho (Jin Ho Eun), son amour idéal. Celui qu'on espère rencontrer. Cette forme d'amour qui n'attend pas d'autorisation pour nous percuter. Il vient, il s'installe et c'est si naturel qu'on se demande si tout est normal, avant qu'il ne s'échappe. Et c'est exactement ce qu'est la relation entre Go Yeong et Gyo Ho. Une relation qui avait tout du parfait amour, mais qui s'est envolée pour diverses raisons. Si pendant un temps, il s'est réconforté dans les bras d'Habibi (Kim Wong Joong), ce n'était qu'une aventure fugace qui ne s'est jamais approchée de Gyu Ho, son véritable amour.
Les baisers et les scènes intimes sont incroyables, tandis qu'elles renforcent les personnalités des personnages. Chacune est intime avec une belle mise en scène, à la fois fine, élégante et sexy. On voit que n'est pas du spectacle pour faire monter l'audience. Certains dialogues sont d'une grande finesse avec des sous-entendus amusants, ou au contraire, crus au possible, mais cela donne davantage de caractère à l'histoire.
L'ensemble de la distribution apporte du corps à l'histoire. Aucun des personnages n'est tout blanc ou tout noir, ils ont du contraste. Chacun possède un caractère, des qualités et des défauts. Ils font des erreurs, se remettent en question, échouent, recommencent ou parfois décident d'abandonner. Ce sont des personnes comme vous et moi, des gens ordinaires qui vivent leur vie et font face à leur quotidien. Aucune forme de moralisation, mais du réalisme et de l'honnêteté dans les choix qu'ils doivent faire et des décisions qui en découlent.
Ce n'est pas un drame confortable et douillet. Au contraire, c'est un tourbillon émotionnel d'une grande sensibilité et d'une réalité brutale, mais touchante. Chaque événement dans la vie de Go Yeong saisit le spectateur au travers d'espoirs, de désirs, d'incertitudes, d'interrogations, de vieux amis ou de nouvelles rencontres. On explore des sujets plus tabous comme le VIH et l'IVG. Si les deux thèmes sont abordés sans trop de profondeurs, ils ont le mérite d'y être.
L'amour, c'est compliqué. C'est un sentiment qui fait autant de bien que de mal, qui nous rend aussi heureux que malheureux. Pourtant, peu importe les blessures, la plupart d'entre nous cherchons ce sentiment qui nous rend si uniques aux yeux d'une personne. Et c'est une grande partie de la richesse de Love in the Big City. L'histoire se fiche complètement de votre orientation, parce que c'est un drame qui parle à tout le monde, sans restriction. Go Yeong est gay, et je suis une femme hétéro. Pourtant, ce qu'il ressent, traverse, expérimente, ce sont des choses que je connais aussi, que j'ai traversées ou que j'expérimente aujourd'hui. On peut tous s'identifier à l'amour, même si nos visions peuvent varier.
Mais comment chercher ce qu'on ignore ? Go Yeong est sûr d'avoir déjà aimé, mais est-ce vraiment le cas ? Et si cette amourette n'était qu'une vague idée de l'amour ? Pour moi, son premier amour, son vrai premier amour, c'est Gyu Ho. Ce sont ces deux syllabes chiffonnées sur une lanterne. Chaque relation qu'il a eu l'a fait grandir. Cependant, celle avec Gyu Ho l'a rendu heureux, insouciant et vivant.
Souvent, j'ai mentionné que le jour où nous aurons un KBL avec des épisodes d'au moins quarante minutes, alors ce sera comme un matin de Noël à chacun d'eux… Ce fut le cas.
En bref, Love in the Big City est l'un des meilleurs dramas de cette année, et sans aucun doute l'un des meilleurs BL. Doux, brut, puissant et si réel, il est une forme d'apprentissage sensible et touchant.
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A Winter Sun Wakes the Wind in Spring Hills' Dream
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Profond. Intime. Authentique. Poétique.
A Winter Sun Wakes the Wind in Spring Hills' Dream m'a fait sourire, rire, pleurer, rouspéter et réfléchir. Mais surtout, il m'a apaisé. Loin de chercher la perfection, c'est une histoire simple, vulnérable et intime.Les personnages sont profonds, renforcés par des performances exceptionnelles. Chang Yang est d'un romantisme, d'une douceur, d'une bienveillance et d'une quiétude particulièrement profonde. C'est le genre d'homme qui vous regarde et vous donne le sentiment d'être la seule personne au monde. Celui prêt à braver les plus grandes batailles pour vous.
Lang Di est plus royal, plus colérique et même plus susceptible. Et pourtant, chacune de ses barrières (ou ses tentatives de bouder) s'effondrent lorsque Chang Yang est là. Il y a une forme de magnétisme complémentaire entre eux. C'est le genre de couple qui vous donne le sentiment d'avoir été écrit quelque part.
Chacun d'eux se transforme au fil des épisodes. Chang Yang paraissait si jeune, mais on le regarde sous un œil neuf dans les derniers épisodes. Lang Di était un petit roi avec toute sa cour à son service, mais il se débrouille désormais seul. Le bambou est un bon exemple de son évolution.
J'adore la spontanéité du premier baiser, le naturel des taquineries, l'évolution réaliste et légère de la relation. Ce n'est pas aussi enjolivé que d'autres productions parce qu'il y a une forme authentique qui fonctionne merveilleusement. Mon cœur fond à chacune des attentions de Chang Yang et à chaque sourire de Lang Di.
L'histoire suit son chemin au travers des montagnes avec des paysages à couper le souffle. Parfois, on rit, parfois on pleure. Chaque épisode ressemble à un partage de confidences entre personnages et spectateurs. Des secrets qui se murmurent tard dans la nuit, se chuchotent entre une tasse de thé et de café ou s'expriment pleinement entre rires et balades dans les sentiers.
J'apprécie également l'absence de musique pour laisser les bruits du quotidien envahir l'espace. Le chant des oiseaux, le craquement des branches, le crépitement du feu, le battement de la pluie ou, plus simplement, le silence. La parole est d'argent, le silence est d'or.
La photographie est naturelle avec des prises de vue magnifiques. Loin de toute superficialité des drames chinois populaires, la caméra est au plus proche, au plus vrai.
En bref, certaines imperfections donnent du caractère, et c'est exactement ce que je ressens pour A Winter Sun Wakes the Wind in Spring Hills' Dream. Ses défauts le rendent honnête et sincère avec un charme brut et touchant.
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Floraison du pouvoir avec quelques épines…
Blossoms of Power est une histoire aux intrigues classiques et à la romance qui fleurit lentement, mais rythmée avec des personnages émotionnellement forts, en dépit d'un final forcé.Xiao Hua Hong (He Yu) s'est emparé de la première place de ma liste de mes ML favoris. Je reconnais également que le charme de He Yu y est pour quelque chose. J'aime sa prestance, cette cicatrice sous l'œil, son sourire et les émotions qui chamboulent à la fois son visage et son regard. C'est une interprétation qui ne laisse pas indifférente, suscitant toujours une émotion. Il est calculateur et vif, mais s'éloigne du personnage stoïque et froid. Au contraire, il se révèle prévoyant et chaleureux, rusé et animé d'un amour profond. Rivaliser avec Xiao Hua Hong n'est pas chose aisée, les hommes de Blossoms of Power n'avaient pas de chance.
Shen Xi He (Meng Zi Yi) est une femme intelligente et déterminée, prête à parfois se montrer cruelle et d'une grande froideur pour suivre son propre destin. Sa retenue et son sang-froid lui permettent d'être indépendante, sans avoir besoin d'être constamment sauvée par un homme (bien que beaucoup se disputent son attention pour une raison que je ne suis pas parvenue à vraiment saisir). Meng Zi Yi livre une performance maîtrisée, prouvant une nouvelle fois son talent. Toutefois, un peu de nouveauté dans son jeu aurait été bienvenue.
Leur relation repose sur le respect et la confiance. Xiao Hua Hong ne dépasse pas les limites de Shen Xi He. En retour, celle-ci se refuse à profiter des sentiments qu'il nourrit à son égard pour servir sa cause. La romance prend le temps de se construire, les sentiments sont comme des fleurs qui se gorgent des doux rayons du soleil et s'abreuvent de l'eau de pluie pour s'éveiller lentement. La romance demande de la patience pour fleurir pleinement, tout en rencontrant quelques épines au passage.
Un autre personnage se démarque particulièrement pour moi : Xiao Chang Ying (Lai Wei Ming). Il connaît une véritable et belle évolution, gagnant en maturité et inspirant force et respect. Lai Wei Ming interprète parfaitement un jeune prince en proie à des sentiments complexes, trouvant refuge auprès de son frère aîné, Xiao Chang Qing (Xu Zheng Xi). C'est, à mes yeux, l'évolution la plus marquante de la série. Quant à Xu Zheng Xi, s'il a toujours été un excellent acteur, il signe ici l'un de ses meilleurs rôles en tant que Xiao Chang Qing.
J'ai apprécié la manière dont les sujets sérieux s'équilibrent parfaitement avec la romance et la comédie. Voir Xiao Hua Hong séduire le frère et le père est amusant, son audace est romantiquement drôle. Les intrigues ne sont pas nouvelles, mais elles fonctionnent. À l'exception d'une seule qui servait de fil conducteur important, mais dont la révélation soudaine manque d'impact émotionnel.
En revanche, la fin est décevante. L'amertume et la tristesse qui se dégagent de cet épisode sont cohérentes avec les événements, mais un retournement de situation force une fin venue de nulle part, annulant toute l'émotion précédemment instaurée. Aussi, l'épisode bonus est mignon, mais pas nécessaire.
En bref, malgré quelques reproches, Blossoms of Power est une belle histoire à la romance sincère et aux intrigues politiques simples, mais efficaces. Toutefois, le drame souffre d'un rebondissement de dernière minute qui fait perdre l'intensité émotionnelle originelle.
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L'obsession magnétique...
L’amour doit-il être un sentiment de sacrifice où souffrir pour l’autre est une déclaration en soi ? Ou est-il préférable d’être égoïste et de s’éloigner, peu importe si le cœur saigne ?Dès les premiers épisodes, Double Helix plonge dans une atmosphère sombre et pesante où la psychologie des personnages prend tout son sens, en particulier pour Lu Feng. On voit ses traumatismes et son obsession grandir de jour en jour. Une descente aux enfers qui m'a souvent rappelé Sin Jae Min de « Secret Relationships », que l'on voyait sombrer dans la folie au fil des épisodes.
Pour être honnête, je ne me souviens que vaguement des films que je n'avais pas particulièrement appréciés. Cette version offre davantage de profondeur aux personnages dans un contexte plus moderne. L'un des points forts de la série est dans ses acteurs. Ayden Sng et Lu Si Tong livrent des personnages complexes, sans cesse partagés entre désir et désespoir, amour et rage, le tout avec une alchimie solide et intense. He Jia Shu et Fa Xuan Ge sont mignons à suivre, bien que leur rôle serve davantage pour faire avancer l'intrigue.
Cependant, le scénario abuse du drame. Certaines scènes tombent dans le cliché et la répétition des malentendus finit par devenir superficielle, perdant l'intensité originale de l'histoire. J'y attribue une partie de la faute au format. Je comprends la construction de l'histoire en trois temps, cela dit, j'ai le sentiment que huit épisodes auraient largement suffi. Avec le format actuel, on ne passe pas à côté d'une répétitivité évidente (conflits, blessures, séparations, retrouvailles…). D’ailleurs, le titre est un indice en lui-même d'une forme de répétition. Pour moi, l'histoire aurait mérité d'être moins mélodramatique.
Ceci dit, le choix de maquillage naturel, loin des visages irréalistes, est parfait. La qualité de production est remarquable avec une photographie soignée, et des décors simples et agréables.
En bref, Double Helix mise sur l'intense et le toxique et y parvient grâce à un couple principal solide, malgré un scénario parfois trop dramatique.
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Divertissant…
En dépit d'un premier épisode particulièrement décevant, la série s'est améliorée au fil des semaines grâce à une intrigue simple et mignonne, malgré quelques longueurs.C’est vrai, Love Upon a Time n'invente rien sur le plan du voyage dans le temps. Cependant, sa mise en scène et sa résolution sont efficaces. La série ne cherche pas la complexité. À la place, les choses sont expliquées sobrement et facilement.
La romance principale est mignonne. Elle possède un charme doux et calme. JJ et Net dépeignent un amour taquin, tendre et profond. C’est adorable de les voir tomber amoureux. En revanche (et c'est là où je vais à contre-courant de la majorité), le couple secondaire ne m'a pas convaincu, en particulier dans le présent. Cela s’explique aussi par le jeu de Kim qui semble davantage dans un défilé de mode que dans une série. Sa gestuelle, bien que gracieuse, est trop superficielle.
J'ai vu quelques plaintes sur le contexte historique. Personnellement, je ne suis pas venue regarder un cours sur l'histoire thaïlandaise, de ce fait, les incohérences historiques et les libertés sur le contexte social ne me posent pas vraiment de problème.
La narration est claire et permet à l'histoire de progresser. Quelques scènes inutiles ou trop longues. Enfin, les décors sont superbes avec une belle palette de couleurs.
En bref, Love Upon a Time ne réinvente pas le voyage dans le temps, mais elle reste une série amusante et divertissante avec une belle ambiance, malgré un épisode final trop étiré.
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Intriguée au début, sceptique au milieu, déçue à la fin…
Le problème n'est pas tant l'intrigue, mais son rythme. L'histoire prend son temps, se développe tranquillement, mais elle oublie que les choses doivent revenir à la normale. Et lorsque cela arrive, tout s'enchaîne trop vite, on délaisse des tas de chemins et on perd la magie originale.Les acteurs sont bons. Sur le papier, j'ai une préférence pour le couple secondaire. Dans les faits, le couple principal possède une meilleure alchimie.
Je regrette sincèrement que la relation père-fils n'ait pas été davantage explorée. Elle représentait un élément central de l'intrigue. Pourquoi en faire autant si c'est pour l'ignorer ? D'autant plus que la relation avait un réel impact sur les deux. Finalement, rien ne se passe.
Les décors sont magnifiques et l'ambiance estivale fait illusion. J'ai adoré me balader dans ce drame pour ces raisons. En revanche, la direction prise par l'arc fantastique ? Pourquoi insister autant sur quelque chose qui pouvait rester discret et seulement une petite touche d'originalité ? Je n'aime pas tout ce discours autour de ce phénomène qui ne sert, finalement, à rien.
Néanmoins, c'est une production bien meilleure par rapport à ce que Taïwan a proposé ces deux dernières années.
En bref, Wishing Upon the Shooting Stars est beau à regarder avec des acteurs attachants, et cela malgré une narration qui manque de rythme et une touche fantastique décevante.
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Pas terrible…
L'histoire possède un début entraînant, mais elle ne se maintient pas avec une intrigue fade et des personnages stoïques. Il n'y a tout simplement rien qui donne envie de croire aux romances. Le premier couple est ennuyeux, le second est divertissant puis tombe dans des scènes inutiles.L'alchimie entre les personnages reste sur le bord du terrain. Les baisers ne sont pas cauchemardesques, mais ils manquent cruellement de charme. De même quant à l'ambiance factice, tandis que la plupart des questions en suspens restent sans réponse. En soit, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est qu’il fait passer le temps. Cela dit, je ne suis pas certaine que ce soit un compliment à ce stade.
En bref, The Gaze est un énième BL chinois qui tombe dans l'oubli, faute de mieux.
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Pourquoi ont-ils fait ça ?
Ils ont ruiné tout l'intérêt du couple secondaire, même pour une histoire alternative. Je comprends l'envie de créer quelque chose de plus artistique et profond (notamment pour les scènes intimes), mais on perd totalement les personnalités originales, au point que cela devient ridicule. Les scènes de dialogues sont raides avec l'autre et son sourire à la mords-moi le nœud (oui, le personnage de Pond me tend un peu par moment). Certes, ce n'est qu'une fin alternative qui change de l'originale, mais pas plus glorieuse.Je ne vais pas m'attarder sur le couple principal. Je ne l'apprécie pas et cet épisode spécial n'arrange rien. Ni plus de contexte, ni plus de sentiments ou d'émotions.
En bref, si vous voulez voir une fin alternative pour le couple secondaire, pourquoi pas. Sinon, rien qui ne vaille vraiment le détour.
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