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Lorsque les armes deviennent juges...
Une arme, ça symbolise la mort. Bien que certains corps de métier aient la capacité d'en porter et d'y avoir recours, elle ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains. Encore moins dans celles qui cherchent la justice et où seul le désespoir les accueille à la maison.Lee Do (Kim Nam Gil) est un ancien soldat, désormais policier, fait en sorte de ne plus manier d'armes. Jusqu'à ce que le sol sud-coréen plonge lentement dans les enfers à l'odeur de poudre et au cri strident des balles. Kim Nam Gil livre une performance intense et sombre d'une grande puissance.
Moon Baek (Kim Young Kwang) est le responsable du chaos. Alors qu'il traîne les stigmates d'un passé extrêmement dur, il prend plaisir à faire tomber le pays dans la tourmente. Il aspire à son utopie armée. Calculateur, élégant et dangereux, Kim Young Kwang dépeint un antagoniste captivant et brillant dans une performance mesurée, créant une dynamique forte avec Kim Nam Gil.
Ensemble, la tension ne fait que grimper, tandis que les lignes de justice, de vengeance et de loi deviennent floues. La rancœur de l'un et les valeurs de l'autre, mais aussi l'empathie pour les victimes et la loi en réponse aux criminels. L'histoire n'est pas toute blanche ou toute noire, car Lee Do et Moon Baek y apportent de la nuance, teintant l'ensemble d'un gris parfois clair et parfois foncé.
Trigger pointe du doigt l'utilisation des armes à feu, notamment lorsque monsieur et madame Tout-le-monde peut y avoir accès sans restriction. Derrière chaque scène de violence de ce drame se trouve une souffrance, une injustice ou un système défaillant. Des familles brisées, des employés dépassés, des élèves au bord du gouffre à force d'être humiliés et harcelés ou encore une l'échec de la justice.
Les scènes d'action sont excellentes avec du rythme et des plans entraînants. La musique est du même acabit. En revanche, c'est du Netflix tout craché et pour cette raison, l'histoire perd en intérêt. Laisser une fin ouverte n'apporte que de la frustration. Aujourd'hui, j'ai tendance à ignorer les vingt dernières minutes des productions Netflix, et celle-ci ne fait pas exception.
En bref, Trigger est un thriller intense et rythmé dans une Corée du Sud où les problèmes sociaux mettent la moralité des citoyens à l'épreuve, le tout servi par un casting solide, malgré un final décevant.
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Plus fade, mais pas complètement déplaisant...
Particulièrement attachée à la version coréenne, j'étais néanmoins curieuse de découvrir le remake japonais. Si les grandes lignes sont similaires, Ayashii Partner parvient à se démarquer, malgré un format drastiquement réduit qui laisse des manques évidents.Condenser 40 épisodes en 12 fait perdre beaucoup de scènes et d'éléments clés, notamment tout le développement du couple principal, tant sur le plan professionnel que personnel. Les raccourcis restent cohérents, mais difficile d'ignorer l'absurdité d'un épisode de 20 minutes par semaine. Heureusement, les événements s'enchaînent à un rythme soutenu avec une narration fluide.
Le casting est solide, des protagonistes aux antagonistes. Cependant, l'ensemble n'est pas suffisament développé. L'aspect professionnel est bien mis en scène, mais le reste manque cruellement de matière. Résultat : une alchimie mignonne entre les deux, mais totalement oubliable. On peine à y croire.
Découvrir Ayashii Partner fut plaisant, mais sans plus, contrairement à Suspicious Partner que je revois tous les ans. Le premoer est indéniablement plus fade, moins attachant et trop expéditif. Pourtant, ce n'est pas une mauvaise série : son approche différente s'explique par les contraintes de son format.
En bref, Ayashii Partner sacrifie beaucoup de l'histoire et des personnages en raison de son format. S'il reste un remake sympathique, il n'est qu'éphémère, car peu mémorable.
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Destruction, sauvetage et liberté…
The Bangkok Boy ne perd pas de temps et nous plonge directement dans son univers où les gangs s'affrontent. Violente et dynamique, l'histoire se met en place et fait mal dès le premier épisode. C'était suffisant pour que j'en redemande la semaine suivante…Après plusieurs années en prison, Sun a eu le temps de nourrir sa rage et sa soif de vengeance. Enfin libre, il redécouvre les quartiers dans lesquels il a grandi et qu'il reconnaît à peine, les choses ont changé. Le destin met sur sa route Peace, un sud-coréen qui semble vouloir être partout sauf en Thaïlande. L'attirance est palpable, bien que distante. Aimer est dangereux, notamment pour eux. Pourtant, les sentiments se développent. C'est une relation complexe, mais cohérente avec une forme de douceur dans un monde qui ne laisse pas (ou peu) de place à la tendresse.
Les antagonistes sont détestables, dont certains bien développés. J'entends par-là qu'ils ne sont pas bêtement méchants parce que c'est cool. Il y a un développement solide quant à ce qu'ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils deviennent. En y regardant de plus prêt, le futur de certains est écrit depuis le premier épisode. Ils sont cohérents.
L’ensemble du casting est excellent : personnages principaux, secondaires et autres. D’habitude, les séries coréennes-thaïlandaises ne me plaisent pas. Je n’arrive pas à m’immerger lorsque deux personnages ne parlent pas la même langue, mais agissent comme s’ils se comprenaient. Ici, les choses sont faites différemment et apportent la cohérence qu’il manque aux autres productions. Pour faire simple, Sun est thaïlandais, Peace est sud-coréen. Ensemble, ils parlent thaïlandais. Lorsque Peace est avec son père, il parle coréen. C’est cohérent et ça amène une touche supplémentaire aux luttes mises en place dans l’histoire.
Il y a de l'action avec des scènes de combats dynamiques et bien chorégraphiées. Elles sont bien filmées et sans bruitages absurdes. Certaines scènes sont violentes, il n'est donc pas conseillé aux personnages qui y sont sensibles. La fin est ouverte et laisse pas mal de place pour une seconde saison (le final semble avoir été pensé de la sorte). S'il ne devait pas y avoir de suite, il me manquerait quelque chose, la fin me laisse ni satisfaite, ni insatisfaite pour le moment (évidemment, c'est personnel).
En bref, The Bangkok Boy est un drama qui mêle violence, gangs, trafics, convictions familiales et amour dans un monde où ce dernier n'a pas tellement sa place. Aussi destructeur que libérateur, aimer est un choix risqué qui peut parfois être la rédemption qu’on attendait.
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Lorsque le personnage principal est éjecté de son propre drame…
Dans l'ensemble, c'est mignon avec un casting sympathique et une très belle esthétique. De plus, les métaphores autour de l'espace étaient ravissantes, mais c'est tout…Le couple principal a été relégué au second plan, au profit de personnages secondaires peu inspirés. Ji Yu (Kim Do Yeon) et Chang Yeong (Jo Joon Young) ont pris tellement de place dans l'histoire, qu'en fin de compte, Hee Su a été éjecté de sa propre intrigue amoureuse, ne laissant que quelques miettes dans l'épisode final.
La relation entre Heesu (Ahn Ji Ho) et Seung Won (Lee Sang Jun) est drôle et mignonne à la fois. Heesu est aveugle, Seung Won est maladroit. Cela donne une alchimie discrète, mais entraînante et amusante. Pourtant, c'est une relation qui laisse un goût d'inachevé. Je n'attendais pas un baiser passionné ou quelque chose du genre. Ils se sont tenu la main, c'est déjà un exploit pour un drama étiqueté grand public. Cela dit, l'intrigue manquait de consistance. De même quant aux différentes idées amenées, mais complètement délaissées la scène d'après. Notamment l'admirateur secret qui aurait pu être un fil conducteur efficace tout au long des épisodes.
En bref, lorsque le personnage principal est exclu de sa propre histoire, c'est qu'il y a un problème quelque part. Peu importe les qualités de Heesu in Class 2, le rythme inégal est parvenu à faire passer au second plan les personnages principaux, délivrant un BL qui ne s'assume pas.
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Sur le bon tempo...
ThamePo ne pourrait pas être plus doux que ce qu'il est. Une romance ordinaire, un arc professionnel fluide, des tensions renforcées, des amitiés sincères et aucune scène abracadabrantesque.L'équilibre des personnages s'avère idéal, car complémentaire. Idole populaire, Thame (William Jakrapatr Kaewpanpong) est sur le point de faire ses débuts en Corée, le plongeant en plein litige avec les membres de son groupe. William parvient à donner une dimension prenante à son personnage, partagé entre son amitié pour les membres de Mars, et son amour naissant pour Po. Multitâche introverti, Po (Est Supha Sangaworawong) traîne sa faible estime de lui-même comme une seconde peau. Est transmet les bonnes émotions pour donner vie à une personne blessée.
Soignée, la romance repose sur la douceur, prenant le temps de se construire. Aucune précipitation, pas de personnages qui se déshabillent au premier regard. Des balades le soir, des discussions qui durent des heures, des moments timides, incertains, mais forts. Ils communiquent, se comprennent, s'interrogent et parviennent à surmonter les barrières. Une histoire d'amour ordinaire qui connaît une mécanique simple, mais réaliste (en quelque sorte, on ne sort pas tous les jours avec une idole).
Le milieu du divertissement alimente l'intrigue. Le groupe met en avant cinq artistes aux rêves différents, mais où chacun souhaite être ensemble sur scène. Bien que je ne doute pas que l'histoire soit romancée, c'est agréable de suivre le groupe sans que cela ne devienne un drame musical. D'ailleurs, l'OST est bonne avec de bons morceaux de pop thaï. Tout comme l'ambiance grâce aux concerts, fan-meeting, réunions créatives, etc.
En bref, ThamePo est un adorable BL à la romance ordinaire et réconfortante avec des personnages attachants sur fond d'une jolie mise en scène et d'une bande-son entraînante.
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C'est l'histoire de personnes comme vous et moi...
Quand on y pense, My Mister raconte l’histoire d’un homme banal, gentil envers sa famille et ses collègues. Un homme discret, mais avec du caractère. Et d’une jeune femme froide, transparente aux yeux des autres et traînant la lassitude comme une seconde peau. Qu’est-ce qui pourrait bien rendre ce drama différent ?Au travers de personnages simples, Park Hae Young arrive à transmettre toutes les émotions voulues avec une force démesurée de réalisme. Sans jamais poser l’intégralité des problèmes sur la table, on y découvre tous les aléas d’une vie. La famille, le travail, l’argent, les échecs, la richesse et la pauvreté, la solitude, le bonheur. Toutes ces choses qu’on peut facilement résumer par la vie elle-même.
L’écriture est soignée avec un rythme volontairement lent. Si on trouve quelques longueurs, elles sont excusables. D’un dialogue à un échange de regard, d’un murmure ou, au contraire, un long silence, les émotions tourbillonnent sans cesse. Il en va de même sur différentes scènes. Notamment celle où Park Dong Hoon est agressé et où toute son équipe de football court dans les rues pour faire la peau au "bâtard ayant osé le toucher". De différents évènements découlent des rires et des larmes criant de vérités.
Au-delà de sa voix profonde, Lee Sun Kyun était l'un de mes acteurs préférés. Ici, il a signé l'un de ses meilleurs rôles dans un exceptionnel dquadragénaire stoïque et usé. Tandis que IU excelle dans la peau d’une jeune femme qui survit depuis bien trop longtemps. Le duo formé par Lee Sun Kyun et IU est d'une justesse d’interprétation. Chaque mot, chaque souffle respire l’émotion désirée sans jamais entrer dans le mélodrame pur.
La relation qui se forme est sujette à débat. Amour ou profond respect, chacun ira de son avis. Mais grâce à des personnages principaux solides, My Mister se révèle fascinant et authentique.
Cependant, on pourra sentir un manque de conviction sur certains personnages secondaires, notamment les deux frères de Park Dong Hoon. Si les deux frères sont bien là, ils donnent plus d’une fois l’impression de faire traîner l’intrigue. L’un se lamente sur son sort, tandis que l’autre est bêtement désagréable. Contrairement à Lee Ji Ah qui porte son personnage jusqu’au bout. Quant à Jang Ki Yong, il soulève pas mal de questions. De même pour Kim Young Min qui offre un personnage ambigu et où on hésite, plus d’une fois, sur les sentiments qu’il dégage.
En bref, My Mister dépeint une histoire émouvante et réaliste où solitude et honnêteté se côtoient. Coup de cœur !
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L'absolue déception...
Absolute Zero était l'une des productions que j'attendais le plus. Après une première tentative lors de sa sortie, je l'ai délaissé au quatrième épisode pour le recommencer quelques semaines plus tard. Peut-être avais-je été dans mon mauvais état d'esprit la première fois…Après des dramas comme Reborn Rich, I Feel You Linger in the Air, An Ancient Love Song et des séries occidentales telles que Dark ou Bodies, je reconnais avoir des attentes un peu plus élevées que la normale. Je ne cherche pas une quelconque perfection ultime, mais j'en espère une histoire bien ficelée. Une aventure semée de fausses routes et d'impasses excitantes. Mais surtout, une histoire dans laquelle on s'égare, mais où on ne se perd pas. Absolute Zero avait un bagage intéressant, ne serait-ce que par les teasers, mais en fin de compte, il s'avère être un pétard mouillé.
Les alternances entre le passé et le présent sont rapidement devenues compliquées. Pourquoi vouloir mélanger les deux temporalités de la sorte ? Parfois, nous étions dans les deux en même temps sans que cela n'apporte quoi que ce soit, jusqu'au moment où les rôles se sont inversés, et cette fois-ci, plus rien n'avait de sens… A trop vouloir brouiller les pistes, l'histoire s'est embourbée, tirant sur le corde pour rester au-dessus de l'eau, mais c'était trop tard…
L'intrigue était confuse. Tant pour le vieil homme qui n'a jamais obtenu le rôle qu'il méritait que par la direction du scénario qui n'a jamais été claire. J'ai eu l'impression de voir l'histoire tâtonner ici et là. Elle essayait plusieurs pistes, mais sans emprunter un chemin avec précision. Elle restait dans le vague, peut-être pour renforcer un sentiment mystérieux, mais encore une fois, c'était trop confus. Je me répète, mais je ne cherche pas la perfection, seulement un minimum de cohérence à laquelle m'accrocher. Et il n'y en avait pas ici.
Le casting est globalement bon. Tor Supakorn Wuttinansurasit en tant que Ongsa (adolescent) était incroyable. L’émotion de son personnage était palpable et plus d’une fois, je me suis surprise à ressentir une grande affection pour lui. De même pour Mix Wanut Sangtianprapai dans la peau de Suansoon (adolescent). C’est un personnage plus effacé (contrairement à la version adulte), mais convaincant et attachant. Toey Puwanat Ruengves dans le rôle de Ongsa (adulte) était agréable et dégageait une jolie douceur. En revanche, Teng Kanist Piyapaphakornkoon en Suansoon (adulte) ne convenait pas au rôle (pour moi). L’acteur ne s’est pas approprié son personnage et l’a même rendu apathique au possible. De plus, le fait d’être retourné dans le passé a modifié son personnage du présent qui est devenu encore moins crédible (avant de me taper sur les nerfs, mais ce n’est qu’un détail).
Pour finir, je n'ai pas eu l'impression de regarder un drame entre deux adolescents qui deviennent des adultes. J'ai vu une histoire entre un adolescent et un adulte. Ce n'était pas normal pour moi... Certes, je n'ai aucun problème avec les différences d'âges, au contraire ! Cela peut parfois apporter de nouvelles dynamiques et amener une touche séduisante. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adolescent et d'un adulte proche de la trentaine, la chanson n'est pas la même. Dix années peuvent être perçues différemment entre 17 ans et 27 ans, ou 27 ans et 37 ans. Pour moi, il n'y avait rien de sain dans le fait de voir Suansoon (adulte) créer un lien affectif avec Ongsa (adolescent). Il ne s'agit pas de conscience morale ou d'une différence culturelle, c'est une question de bon sens.
En bref, Absolute Zero avait toutes les idées pour devenir une aventure excitante et chargée d'émotions. Malheureusement, le drama s'est noyé dans son torrent de larmes, tandis qu'il s'est perdu dans son propre labyrinthe. Tel était sa destinée.
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Comédie vampirique légère avec un Ok Taek Yeon à croquer...
Nous avons eu droit à des vampires qui brillent au soleil comme des perches arc-en-ciel ou des boules disco. Depuis ce jour, nous sommes vacciné contre les vampires absurdes dans les fictions. Ok Taek Yeon, Ko Kyu Pil et Yoon Byung Hee mêlent humour et émotion dans des performances solides et entraînantes. Un trio de vampires auquel on s’attache sans difficulté. Si des libertés quant à la nature d’un vampire ont été prises, Heartbeat parvient à rendre l’ensemble à la fois farfelue et amusant.Ok Taek Yeon incarne un vampire de plus de 400 ans. Après presque 100 ans de sommeil, son souhait de devenir enfin un humain s’interrompt brusquement. Ok Taek Yeon dépeint un vampire affectueux et touchant. D’ailleurs, il apparaît bien plus humain comme vampire que les humains eux-mêmes.
Le personnage de Won Ji An aurait mérité un peu plus d’émotions. Si elle apparaît froide et blasée, elle ne laisse que peu de place à l’expression de ses sentiments. Que ce soit lors de la découverte du cercueil, quand elle apprend la véritable nature de Sun Woo Yeol ou encore lorsqu’elle en tombe amoureuse. On peut également mentionner un léger surjeu quant à ses cris grinçants et infondés. Du côté de Park Kang Hyun, bien que ce soit son premier rôle, il le tient jusqu’au bout avec son charmant sourire. Yoon So Hee était délicieusement détestable. Quant à Baek Seo Hoo, le costume du méchant lui convenait parfaitement.
À la fois drôle et fantastique, la romance est secondaire. Cependant, elle se révèle mise en valeur sur ses derniers épisodes. Cela dit, le scénario peut parfois donner l’impression de traîner et tourner en rond. Bien que le final divise, il reste cohérent et ne sort pas de nulle part une carte bonus. Au contraire ! Un final honnête qui s’assume.
En bref, s’il n’est pas exempt de défauts et qu’il n’est pas un incontournable de cette année, Heartbeat reste un drama sympathique et mignon grâce à son ambiance légère et son trio de vampires.
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Romance de bureau éloignée du BL standard...
Au départ, Step by Step ne m'avait pas donné envie de m'y attarder. Les grandes lignes ne me vendaient pas de rêve. En fin de compte, et malgré ses défauts, j'y ai passé un moment sympa sans être mémorable.Une partie des gens l'ont catalogué comme mauvais pour des raisons discutables. Certains avaient des attentes différentes de ce qu'ils ont obtenu et cela est venu impacter les notes. Est-il excellent ? Non. Vaut-il absolument le coup d'œil ? Non. Est-il si mauvais que ça ? Non.
Avant le visionnage, il faut savoir à quoi s'attendre. L'histoire s'intéresse à l'évolution professionnelle de deux personnages : Jeng et Pat. Il s'agit de la thématique principale, car elle prend plus de 80% de la place. Le reste se retrouve dispatché dans les sous-intrigues, dont la romance. Cette dernière n'est que secondaire. De ce fait, si vous vous attendez à ce que Step by Step soit un BL classique, il est possible qu'il vous déplaise et que vous soyez déçu, car vous aurez été mal aiguillé dès le départ.
Et c'est un dès problèmes majeurs aujourd'hui. Lorsque les gens entendent "BL", ils n'attendent que ça. Parce qu'on est habitué à consommer du BL pour du BL. Avec la montée et la popularisation du genre, de nouveaux scénarios sont arrivés. Comme un film étiqueté LGBT, la trame, le style, l'ambiance, tout est différent. Le fait d'être dans un contexte professionnel change complètement la dynamique de l'histoire. Malheureusement, avec l'étiquette du BL, cela a fait souffrir le drama, car les attentes du public ont été différentes.
Maintenant que ceci est dit, je peux sortir ma boîte de clous, parce que j'attaque avec l'un des personnages principaux, mais aussi le plus gros défaut de ce Step by Step. Et je ne vais pas être tendre avec lui.
Pat (Ben Bunyapol Likhitamnuayporn) ne parvient pas à être attachant ou mignon, peu importe combien il essaie de minauder. Il n'est jamais montré à son avantage, apparaissant souvent comme un jeune homme capricieux et immature. Son unique qualité pourrait être son amabilité lorsqu'elle ne donne pas l'impression d'être fausse, car mal jouée. Au bout du 9ème épisode, c'est franchement devenu pénible de le regarder. De tous les acteurs de Dee Hup House, il n'y avait pas meilleur choix ? Ben Bunyapol Likhitamnuayporn ne partage rien avec le spectateur. Il a cette manie de grimacer chaque fois qu'il parle ou qu'il doit montrer une émotion. Son sourire sonne faux la plupart du temps. Il fronce les sourcils toutes les sept secondes pour donner l'impression de réfléchir. Quant à sa gestuelle, il ne bouge que lorsqu'il y pense, et le problème, c'est qu'on le voit y penser ! Son inexpérience est flagrante plus d'une fois au point de finir par être mal à l'aise pour lui. Et cela ne fait que se renforcer lorsqu'il est entouré d'autres acteurs qui jouent avec naturel, tandis que Ben est seulement mauvais.
Depuis plusieurs années, la Thaïlande a conscience du marché juteux du BL. Il pourrait y avoir un effort sur les castings, notamment les rôles principaux. J'ai beau essayer de tourner les choses dans le bon sens, je ne comprends pas ce qui a convaincu le directeur de casting de choisir Ben Bunyapol Likhitamnuayporn pour ce rôle. Oui, tous les pays ont leur style, mais qu'on ne vienne pas me dire qu'il sait jouer et qu'il est brillant dans son rôle. Il était mauvais ! Pour finir (sur une note purement superficielle (que j'assume)), Ae veut que son bébé ait un visage mignon comme celui de Pat, à défaut de celui plus sombre et beau de Prem… Rien ne va dans cette phrase, mais ok. J'avais un dernier clou à enfoncer.
Passons à l'homme de ce drama, Jeng (Man Trisanu Soranun). Jeng est le fils du PDG, futur repreneur de l'entreprise et actuellement directeur du service marketing. C'est un homme qui aime son travail, mais qui se retrouve incapable de déléguer. Man Trisanu Soranun est excellent dans son rôle, d'autant plus que l'acteur correspond au personnage. La plupart du temps, les directeurs sont des minets tout droit sortis d'un shooting de mode auxquels on ne croit pas, peu importe combien on prétend vouloir faire illusion. Ici, on nous présente un bel homme (j'insiste sur le terme homme, dans le sens adulte et mature) qui porte divinement les costumes et possède un charme fou. Man Trisanu Soranun est élégant, sérieux et professionnel, mais aussi charismatique avec cette touche sexy. De plus, il ne se comporte jamais comme un lourdaud jaloux, un harceleur dérangé ou un boss ténébreux de pacotille. Je ne connaissais pas l'acteur, mais je suis heureuse de ma découverte, d'autant plus qu'il possède un sourire ravissant (et oui, Fan2Dramas, des jambes interminables aussi, pfiouh !).
La romance prend son temps. J'ai même envie de dire qu'elle est en retard pour un tel format (12 épisodes d'une moyenne d'une heure chacun, et presque le double pour le dernier). J'ignore les différences entre la version TV et uncut, cependant, je peux comprendre la frustration d'attendre la romance et de la voir arriver si tard. D'autant plus que la romance reste un mystère pour moi… Que Pat tombe amoureux de Jeng n'est pas une surprise. L'homme possède un tel charme, mon propre cœur à papillonner quelques fois entre deux sourires. En revanche, l'inverse m'échappe. J'ai été incapable de comprendre à quel moment Pat a fait vibrer le cœur de Jeng. Pour moi, Pat n'a jamais été séduire, encore moins lorsqu'il était ivre (c'était encore une fois une très mauvaise scène dans un BL). Malgré tout, le flirt est léger avec des baisers sympathiques. Jeng guide les scènes, Pat suit le mouvement, et tant mieux. Cependant, Man éclipse complètement Ben, tant dans le contexte professionnel que la romance.
Au sujet du couple secondaire (Jaab/Jane), je regrette la façon dont les scénaristes ont balayé leur histoire sous le tapis. Ce couple avait tout autant d'intérêt, si ce n'est plus que le premier. Il aurait été facile (et agréable) de retirer des scènes de bureau pour se concentrer sur eux. À la place, ça s'est terminé en queue de poisson, laissant le spectateur avec sa frustration.
Quant aux autres personnages, la relation entre Jeng et Jaab était intéressante et mignonne, mais elle manquait de matière. Up Poompat Iam-samang (Put) avec une veste en cuir était cool. À part un ou deux cameo, je ne l'avais plus revu depuis Lovely Writer. Bruce Sirikorn Kananuruk (Chot) est un acteur qui s'améliore au fil de son travail bien que la majorité de ses personnages ne m'intéresse pas. Je regrette qu'on lui colle toujours la même caricature (à moins que l'acteur ne veuille pas jouer autre chose ?). Zorzo Natharuetai Akkharakitwattanakul (Ae) était magnifique. Tout comme Hymnnae (Prem) qui méritait un peu plus d'attention. C'est un personnage qu'on voyait peu, mais avec des émotions profondes. Un personnage sous-estimé, malheureusement. Pour finir, Kong (Bigg Thanakorn Kuljarassombat) était seulement un élément perturbateur inutile de son entrée à sa sortie. Quant au reste des collègues de boulot, rien de bien folichon avec des caricatures classiques.
En bref, Step by Step est un drama long et frustrant, notamment si le seul intérêt est la romance. Bien que la partie professionnelle soit intégrante de l'histoire, elle traîne souvent et rallonge inutilement les épisodes. S'il est difficile de passer outre le personnage de Pat, cela vaut clairement le coup pour Jeng. Notez seulement que Step by Step n'est pas votre BL habituel et vous serez plus à même de l'apprécier.
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Dompter l'indomptable…
The Untamed m'a demandé quelques efforts pour me plonger dans l'histoire. S'il ne devient pas mémorable pour moi, il reste un agréable souvenir avec un univers particulièrement riche.Cultivateur jovial et espiègle, Wei Wu Xian (Xiao Zhan) ressemble à un électron libre avec un goût pour l'exploration et un désintérêt des qu'en-dira-t-on. Curieux et dévoué envers son entourage, son personnage ne s'essouffle pas, au contraire. Il ne cesse d'évoluer, restant fermement attaché à ses valeurs bien qu'il n'emprunte pas le chemin traditionnel. Si ses valeurs peuvent être discutées, celles des autres aussi.
Personnage de peu de mots, Lan Wang Ji (Wang Tibo) porte la froideur comme une seconde peau. Détaché, presque ennuyé, il doute rarement de Wei Wu Xian, et c'est peut-être son plus grand défaut. Le personnage ne connaît pas d'évolution significative. Sa droiture et sa combativité sont exemplaires. Cependant, qui est-il derrière ce visage de marbre ? Si ce n'est Lan Wang Ji, le grand et apprécié cultivateur.
La plupart des intrigues sont bonnes, bien qu'elles traînent inutilement. L'atmosphère sombre renforce la puissance de chacune d'elles. Les scènes de combats sont honnêtes, mais la grande majorité des CGI sont moyennes, même médiocres. Je pleure encore sur le loup. Malheureusement, le manque de budget se ressent, pourtant, si la production reste modeste, elle s'est débrouillée pour offrir de beaux costumes et une jolie mise en scène.
En bref, The Untamed possède des mécaniques efficaces, une panoplie de personnages intéressants et un univers entraînant. Pas mémorable pour moi, mais il mérite amplement ses récompenses.
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Un rayon de soleil en Enfer...
Époustouflant ! L'histoire, le développement des personnages et la mise en scène sont proches de la perfection. C'est un BL qui explore la complexité d'une relation toxique, jusqu'à entrevoir une lueur d'espoir.Il s'agit d'un BL unique avec une parfaite gestion de ce qu'un court drame doit être : une seule intrigue. Derrière cette idée simple (et pourtant si délicate), Secret Relationships est sans aucun doute l'un des meilleurs KBL, BL et même drama de cette année (et cela, même si nous ne sommes qu'en mars).
Da On (Kim Jun Seo) est présenté comme une biche chétive et passive. Pourtant, il n'a jamais été faible. Je me sentais mal de le voir se faire insulter d'idiot tout en comprenant ses yeux fuyards. Derrière son regard tourmenté se cache un jeune homme malmené par sa famille, dont son seul contact reste sa petite sœur. Il cherchait de l'affection, de l'amitié et de l'amour. Les petites attentions valaient parfois des railleries, aussi désagréables qu'elles soient. Au fond, il cherchait quelqu'un qui prouverait sa valeur, ce que faisait Jae Min. Kim Jun Seo dépeint un personnage touchant qui se défait lentement de ses chaînes. Sa férocité s'est mêlée à sa douceur.
Derrière ce visage parfait et cet ami irréprochable se cache le diabolique Jae Min (Kim Ho Young). Un personnage fascinant et avide d'un contrôle absolu, notamment la vie de Da On. Jae Min est un manipulateur hors pair qui a façonné Da On au gré de ses envies pendant des années. Jae Min apparaît comme un sauveur, pourtant il est l'un des pires personnages. Capable de se contrôler, lorsqu'il lâche prise, l'enfer se déchaîne. Kim Ho Young incarne un psychopathe fou à lier, prêt à tout par amour et obsession. Sa performance brille de folie.
La colère qui émane de Su Hyeon (Cha Jung Woo) est palpable. Su Hyeon a grandi au cœur d'une dynamique familiale violente (la scène du père qui pointe un fusil sur lui est assez édifiante). Émotionnellement, il est un enfant rongé par la colère et ignore comment l'exprimer autrement qu'en gueulant, en ayant des excès de rage, en étant agressif et possessif ou en proférant des menaces. Même Daon n'est pas exempt de sa colère, allant parfois dans son sens, car effrayé par des souvenirs passés. Cha Jung Woo excelle en tant qu'homme colérique. Sa voix en impose autant que son regard qui semble prêt à embraser quiconque le cherche un peu trop.
Ensemble, Jae Min et Su Hyeon sont un cocktail corrosif. Leur relation est destructrice, et pourtant, ils n'ont pas nécessairement besoin de l'autre pour exploser. Pour moi, le seul qui peut appuyer sur le bouton rouge, c'est Da On. Dysfonctionnels et malsains, les deux personnages possèdent une profondeur travaillée, renforcée par les acteurs qui ont fait un travail exceptionnel.
Pour finir, Seong Hyeon (Cha Sun Hyung) qui peut tout aussi bien être un soleil tant il brille par ses sourires et sa gentillesse. Un personnage nuancé avec des qualités et des défauts qui brise le cliché du petit ami parfait. Il est imparfait, fait des erreurs, mais reste fidèle à Da On. Il lui laisse de l'espace, tout en étant honnête avec ses sentiments. C'est un homme patient, d'une grande douceur et profondément gentil. Cha Sun Hyung livre un personnage solaire et mesuré avec juste ce qu'il faut pour éviter le piège du personnage bêtement gentil.
Belle et timide, la dynamique entre Da On et Seong Hyeon semble naturelle. Les scènes de baisers sont magnifiques, à l'exception de la dernière. Cela en faisant un pied de nez aux productions qui multiplient les scènes de lit pour combler ou gagner en notoriété. Seul bémol, si un lien passé avec Jae Min est cohérent, celui entre Da On et Seong Hyeon n'a aucun intérêt, si ce n'est vouloir prétendre qu'ils sont destinés.
Poignante, l'image représente parfaitement le drama et les dynamiques à venir. Les personnages donnent le rythme. Malgré un format court (quoique généreux avec des épisodes d'une trentaine de minutes), il ne manque rien. Les flash-back sont riches et utiles. Ils dévoilent la dynamique passée (la scène de la bibliothèque restera longtemps gravée dans ma mémoire). J'ai eu des doutes vis-à-vis des sentiments de Da On lors du premier flash-back avec Su Hyeon. Preuve étant que Jae Min n'a pas seulement manipulé ces derniers, mais nous aussi, spectateurs. J'ai adoré la façon dont l'histoire s'est retournée, me confirmant mes doutes, tout en ajoutant un retournement intelligent.
Secret Relationships m'a désespérément rendu accro pendant sa diffusion. Il ne fait aucun doute qu'il va me hanter encore longtemps. Le travail de Yang Kyung Hee est remarquable, notamment dans sa capacité à créer une atmosphère pesante et à capturer les nuances des personnages au plus proche des acteurs. Quant à la musique, elle est restée discrète, mais agréable.
En bref, Secret Relationships est un bijou rare et exceptionnel dans le BL coréen. Il n'a jamais cessé de me fasciner, me coupant souvent le souffle, me tirant parfois des couinements et me hantant des heures durant.
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La tension monte entre les amants maudits…
Aussi tragiques qu'elles puissent être, les histoires d'amants maudits sont magnifiques. Kill to Love n'épargne pas ses protagonistes en les opposant dans un tissu de mensonges et d'angoisses politiques.Si les premiers épisodes manquent d'intensité, les acteurs n'ont cessé de s'améliorer au fil du temps. Duan Zi Ang (Zhang Zhe Xu) est un assassin aux émotions fortes, tandis que Xiao Shu He (Mi Jin) est un prince qui aspire à vivre de poésie et de musique. La tension est remarquable entre eux (un regard, un rapprochement physique, un lavage de main ou encore un sous-entendu subtile). Il s'agit d'une histoire d'amour, mais qui dépasse toute rationalité. Peu importe les situations, les choix ou les conséquences, Duan Zi Ang choisit toujours Xiao Shu He. À l'inverse, Xiao Shu He est capable de faire la part des choses, donnant ainsi vie à une romance maudite.
En revanche, c'est regrettable d'avoir pris une telle direction pour Xiao Shu Qian (Cheng Zi Xin) et Huo Ying (Wang Ding). C'est une relation toxique où les statuts de l'un et de l'autre se confrontent. Pourtant, la profondeur des sentiments qu'ils partagent est indéniable. Je ne comprends pas l'investissement de tant d'efforts pour finalement abandonner en plein milieu, et de la pire des façons. J'étais déçue et frustrée.
Je ne m'attendais pas à grand-chose, notamment après Meet You at the Blossom qui était (pour moi) particulièrement mauvais dans le genre du BL historique (tant sur le scénario que le jeu d'acteur). En fin de compte, ils n'ont en commun que leur genre. L'intrigue est plus mature avec des acteurs qui jouent bien et ont des évolutions cohérentes.
Malgré son modeste budget, Kill to Love est visuellement bon grâce à de belles mises en scène, des ambiances variées et une palette de couleurs harmonieuses. Les maquillages sont bons, de même pour les perruques, si bien que l'esthétique surpasse certains grands drames. Les costumes sont simples, mais de bonne qualité. En réalité, le seul défaut, sur le plan esthétique, est les faux ongles, car mal posés et grossiers.
En bref, Kill to Love est un drame entraînant qui malmène les personnages au plus profond de leur cœur. Il construit et développe ses intrigues avec cohérence, créant ainsi une tension toujours croissante. En dépit de quelques faiblesses, il est sans aucun doute le meilleur BL historique chinois de ces dernières années.
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My Journey to Jiuchen...
My Journey to You m'a captivé par son esthétique magnifique, son casting remarquable et sa réalisation soignée. À la fois sombre et élégant, ce wuxia explore le conflit entre liberté et devoir et liens familiaux complexes.C'est un drama qui m'a séduit dès les premières minutes avec sa palette de couleurs froides et sa brume ambiante. Le suspense et le mystère, qui s'articulent autour de toute la noirceur, renforcent la tension. Au cœur de cette résidence, on découvre l’amour, l’amitié et la fraternité. Chacun se lance avec détermination dans un voyage de découverte.
Un événement chamboule l’ordre actuel. Au milieu du chaos, Yun Wei Shan (Esther Yu) et Shang Guan Qian (Lu Yu Xiao), deux espionnes de l’organisation Wufeng s’infiltrent dans la résidence. Elles ne sont pas qu’un artifice, mais un pan entier de l’intrigue. Yun Wei Shan lutte constamment, partagée entre sa mission, sa quête de liberté et son affection grandissante pour Gong Zi Yu. Ses longs échanges avec Shang Guan Qian sont redoutables.
Elles s’entraident, mais restent continuellement méfiantes l’une envers l’autre. Yun Wei Shan ne lui fait jamais totalement confiance, et à raison. Il est évident que Shang Guan Qian ne souhaite qu’une chose, atteindre son objectif. La douceur qu’elles dégagent offre un contraste radical avec leurs motivations. À elles deux, elles sont la parfaite définition du proverbe : « l’ennemi(e) de mon ennemi(e) est mon ami(e) ».
Cependant, l’histoire reste centrée sur la famille Gong. Gong Zi Yu (Zhang Ling He) est réputé pour être un homme à femmes incapable de s’investir dans les affaires familiales. Pourtant, c’est aussi celui qui fait passer l’humain avant le pouvoir de son statut. Être Sword Wielder va le pousser à gagner en maturité. Gong Shang Jue (Cheng Lei) est vif, intelligent, calculateur et un brillant combattant. C’est difficile de saisir ses pensées, mais c’est également ce qui le rend si fascinant. Enfin, Gong Yuan Zhi (Tian Jia Rui), un personnage bien trop sous-estimé. Expert en poisons et armes dissimulées, c’est le frère adoptif de Shang Jue. L’amour fraternel entre eux est touchant. Impulsif, parfois cruel, sa confiance envers son frère est indéniable.
Jin Fan (Sun Chen Jun) occupe la place de garde personnel de GZY (avec un passé intéressant, bien que pas exploré). La sœur, Gong Zi Shang (Jin Jing), est complètement barrée, ce qui apporte des scènes hilarantes, notamment lorsqu’elle est avec Maître Hua (Liang Xue Feng).
Côté romance, Yun Wei Shan et Gong Zi Yu ont une relation douce, presque naïve. Yun Wei Shan ne fait aucun effort pour séduire Gong Zi Yu, parce qu’il tombe amoureux dès le départ. Ainsi, la relation entre Shang Guan Qian et Gong Shang Jue est plus intéressante. C’est une relation sombre, incertaine avec une certaine toxicité, car basée sur le mensonge et la manipulation. À titre personnel, je ne pense pas qu’ils soient amoureux, ni l’un ni l’autre. Ils s’utilisent mutuellement, c’est tout. Si la thématique de la romance est utile, elle ne devient jamais principale. Yun Wei Shan et Shang Guan Qian n’ont qu’un but : remplir leur mission. Elles ne deviennent pas des femmes aveuglément amoureuses. Après tout, l’amour est une menace pour elles.
Bien que le rythme soit plutôt lent, l’histoire est bien conçue. Certaines scènes s’étalent sur quinze minutes, ce qui les rend extrêmement longues. Cela contraste complètement avec les combats qui sont dynamiques et entraînants – à mes yeux, les combats de My Journey to You sont parmi les meilleurs dans le genre. Or, il est agréable de voir le rythme s’accélérer dans les derniers épisodes et apporter un nouveau souffle au drame qui explose littéralement en émotion et en action.
Le final est intéressant, bien qu’il ait suscité pas mal de contrariétés, et c’est justifiable. C’est difficile d’offrir une fin parfaite pour un wuxia comme celui-ci, notamment lorsqu’il laisse tant de possibilités. Personnellement, je n’en suis pas totalement satisfaite, notamment parce qu’elle va à l’encontre de certains personnages, tandis que le sort d'autres reste un mystère. Une suite semblait dans les tuyaux, mais n’ayant pas reçu le succès espéré…
La mise en scène de Edward Guo est impressionnante et met en lumière les décors, les costumes et les personnages. Il capture leurs visages et leurs mouvements de manière divine. En particulier Cheng Lei et Tian Jia Rui. Ce sont deux beaux acteurs, mais le réalisateur capture l’essence même de leur charisme au travers de sa caméra. Enfin, la bande originale est magnifique et s’accorde parfaitement aux scènes.
En bref, malgré un rythme lent (qui s'accélère dans les derniers épisodes) et un final fâcheux, My Journey to You est un wuxia fascinant grâce à son atmosphère sombre, sa photographie exceptionnelle, son intrigue et ses personnages captivants.
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L'incompréhension...
Incompréhension. C'est le mot le plus approprié pour résumer ma pensée de Love for Love's Sake. Malgré sa collection d'éloges sur MDL, il reste un mystère que j'ai essayé de percer. Sans succès !Le concept est original et ludique. C'est amusant de voir la jauge d'affection de Yeon Woon monter ou baisser en fonction des efforts de Myung Ha. Allait-il réussir à le rendre heureux ? Cependant, les choses se sont mélangées en cours de route sans que je ne sois capable de continuer d'y voir clair.
Pourquoi Yeo Woon devient une toute autre personne d'une scène à l'autre ? Á quel moment est-il devenu si souriant et amoureux ? D'ailleurs, d'où vient cette confession qui est arrivée entre le plat et le fromage ? Est-ce que Yeo Woon trouvait un refuge en Myung Ha ? Une façon de fuir son quotidien ? Certes, la quête principale est de rendre Yeo Woon heureux. D'une certaine façon, Myung Ha y est parvenu, mais pourquoi cela me donne l'impression d'être inachevé ?
L'intrigue prend ensuite une nouvelle tournure. Le système rencontre des bugs, créant ainsi un déséquilibre chez Myung Ha. Le rythme s'accélère, tandis que le drame tente de tout traiter, mais semble peiner à faire fonctionner l'ensemble. Les questions se bousculent afin de trouver les causes des bugs. Un rééquilibre des choses ? Le but était d'apprendre à Myung Ha le vrai sens de l'amour ? Ou Myung Ha devait-il apprendre à aimer et à s'aimer ? Si au départ, l'intrigue est claire, par la suite, elle m'a perdu.
Bref, Love for Love’s Sake n’est pas mauvais dans son fond. C’est juste un de ces dramas qui resteront un mystère pour moi malgré sa jolie photographie et son casting sympathique.
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C'était bien (avec la bonne fin) !
J'avais quelques doutes en raison d'Idol Romance, mais les deux premiers épisodes étaient superbes. Si l'histoire n'est pas parfaite et un peu trop futile, elle reste entraînante avec une bonne mise en scène.Webdrama dans les règles de l'art, les épisodes sont ridiculement courts. La semaine des épisodes 5 et 6, j'ai eu l'impression de n'avoir rien vu. Le visionnage (au fil de la diffusion ou après diffusion) impacte sur le rythme et l'histoire en elle-même. L'écriture n'est pas aussi chaotique que The Tasty Florida qui n'a tout simplement aucun scénario (et qui possède une meilleure note). Il n'y a pas d'incohérences particulières non plus, et rien que pour ça, Kissable Lips est agréable. Combien de webdramas veulent trop en faire et finissent par se fracasser au sol ? Beaucoup trop. En fin de compte, le seul détail qui m'échappe est la raison pour laquelle Hae Soo à des yeux rouges. Cependant, ce n'est pas non plus quelque chose qui m'a empêché d'apprécier l'histoire.
J'ai lu quelques critiques sur le budget. C'est un webdrama, naturellement vous ne pouvez pas vous attendre à une Ferrari quand votre budget est celui d'une Golf, peu importe la qualité de la voiture. Le budget me semble bien équilibré, ce qui nous permet d'éviter des effets médiocres.
Pour moi, la fin est idéale. Elle ne pouvait pas être autrement. Il y avait d'autres possibilités, mais est-ce que cela aurait fonctionné aussi bien ? Je ne suis pas sûre...
<< SPOILER >>
Ce n'est pas une fin surprise ou irréfléchie, bien au contraire. Jun Ho décide de se laisser mourir afin de laisser Min Hyun vivre. Il prend conscience qu'il n'a aucun droit sur la vie de Min Hyun, par conséquent, il accepte de disparaître, même s'il perd/abandonne la personne qu'il aime. À mes yeux, c'est ce qui fait toute la différence, parce que pour lui (Jun Ho), mourir était moins douloureux que de tuer la personne qu'il aimait.
Pour parler de l'anneau, le fait que Min Hyun ne le trouve pas reste un bon choix. Quelle est la probabilité qu'il le trouve ? Extrêmement faible. Pas impossible, certes, mais tout de même faible. Le fait qu'il ne le trouve pas marque la fin d'une histoire. Une occasion manquée. C'est frustrant et triste, mais c'est aussi réaliste. Combien de fois sommes-nous passés à côté de quelque chose sans même le savoir ?
<< / SPOILER >>
Le casting était bon la plupart du temps. Il y a un genre de culte autour de Yoon Seo Bin que je ne comprends pas, mais ok. Ça manquait de temps en temps de fluidité et naturel, mais c'était correct. La musique était discrète, mais agréable. Pour finir par une belle image avec des plans sympathiques.
En bref, Kissable Lips n'est peut-être pas un BL qui marquera les esprits. Néanmoins, sa proposition honnête en fait un bon exemple pour avoir le sentiment qu'Idol Romance pourrait produire de meilleurs drames à l'avenir.
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