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La légende n’a pas survécu...
Ce qui avait commencé comme une aventure palpitante et prometteuse s'est fait malmener sur le champ de bataille en raison d'un scénario médiocre, cela en dépit d'une distribution solide.He Yan (Zhou Ye) est une femme élevée comme un homme. Obligée d'endosser le rôle d'un combattant, elle s'élève jusqu'au rang de général tout en gardant secrète sa vraie nature. Son caractère espiègle lorsqu'elle prend l'identité de He Yan est sympathique. Zhou Ye est une actrice charmante. La choisir a été judicieux, car elle ne possède pas de traits fins qui mettent caduc son identité masculine dès le premier plan. Merci pour les miracles, elle n'avait pas un maquillage qui ruinait tout avant l'heure. Le vrai problème, c'était la construction de son personnage. D'une générale redoutée, elle passe à une recrue mignonne et espiègle, mais au final, elle ne connaît pas de réelles évolutions. Ceci étant probablement la faute à une mauvaise écriture.
Xiao Jue (Cheng Lei) correspond aux attentes que l'on a d'un général de son rang. Intelligent, méthodique, combattant de haut niveau. J'ai trouvé le calme de Xiao Jue particulièrement agréable. Cheng Lei est parfait. Oui, je suis absolument, entièrement et parfaitement honnête ! Plus sérieusement, Cheng Lei représente l'idéal en termes de charisme, d'assurance et de dangerosité. Son regard a le pouvoir de faire rougir le plus redoutable des démons. Encore une fois, chacun de ses sourires étaient du miel pour moi. Que puis-je y faire ? Cet homme a volé mon cœur. Néanmoins, Xiao Jue n'échappe pas aux clichés habituels ce qui brise un peu le charme du personnage.
Ce qui m'amène à leur relation qui est, pour moi, en demi-mesure. Celle entre le commandant et le soldat était bien. Cependant, quand il s'agissait de romance, ce n'était pas vraiment une nuit étoilée au clair de lune. Pour moi, ils manquaient de complicité sur le plan romantique. Même si le drame a fait des efforts pour donner un peu de douceur au milieu des batailles, la romance est restée secondaire pour moi.
C'est un drame qui aborde à nouveau l'indépendance des femmes. Une tentative de prôner un discours moderne dans un drama historique, rappelant que la femme n'est pas qu'un objet qu'on peut sacrifier et qu'elle ne devrait pas être réduite au simple fait d'être une femme. En ce point, le drame ne trouve pas d'équilibre, étant donné que ce n'est qu'une succession de scènes du même genre. Toutefois, elles y sont !
L'histoire s'est étirée, donnant l'impression de combler afin de remplir un quota. La tranche des dix derniers épisodes a été particulièrement longue. Certains jours, j'avais l'impression de ne pas avoir avancé, ou au contraire avoir de nouvelles énigmes sur la pointe de l'épée. Il a fallu attendre plus de la moitié pour enfin voir He Yan prendre part à de vrais combats. Mais le plus absurde reste le fait que Xiao Jue n'ait pas remarqué de différences avec He Ru Fei. Nouvelle taille, nouvelle posture, nouvelle voix, mais il ne voit rien… En ce point, l'histoire aurait pu faire un minimum d'effort. Cela dit, Bai Shu était convaincant. Quant aux derniers épisodes, je le fais rarement, mais j'ai expédié la plupart jouant excessivement de l'avance rapide pour en finir, même si je ne pouvais pas résister au regard de feu et au sourire renversant de Cheng Lei (je plaide coupable).
En bref, Legend of the Female General était un drame prometteur, mais qui s'avère décevant, faute à un scénario qui n'a fait aucun effort. À part quelques discours modernes, un excellent casting et quelques scènes de batailles (quoique très courtes), la légende s'est éteinte après 36 épisodes.
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Clair de lune violet…
Pas exempt de défauts, Moonlight Mystique n'en reste pas moins entraînant avec une intrigue efficace, un jeu d'acteur solide et des costumes ravissants.Stupidement têtue, Bai Shuo (Bai Lu) est une humaine que j'ai aimé autant que je l'ai détesté. J’espérais plus de nuance et moins d'égoïsme, comme si elle était la seule bonne humaine de l'histoire, et la seule ayant une vraie raison de souffrir. Indigne de ses pouvoirs les trois quart de l'histoire, il faut attendre qu'elle découvre son passé pour se montrer digne. Comme toujours, Bai Lu est ravissante, toutefois, il m'a manqué (encore) l'illusion quant à ses émotions.
Seigneur Démon altruiste et séduisant, Fan Yue (Ao Rui Peng) est unique en son genre, loin de toute la noirceur habituelle. Son personnage, je l'ai aimé de tout mon cœur, regrettant qu'il soit si secondaire. Ao Rui Peng livre un personnage incomparable, car différent des Seigneurs Démons du xianxia. L'acteur m'avait convaincu lors de son précédent projet, et je ne peux qu'espérer le revoir prochainement.
Leur relation ne rencontre pas d'obstacles. L'arc romantique ressemble davantage à une façon de se rapprocher et de développer une confiance mutuelle. A vrai dire, la romance n'est pas ce qui me fait rester. Cependant, j'ai adoré l'honnêteté de Fan Yue par rapport à ses sentiments. De plus, c'est agréable de voir que les personnages rester fidèles à eux-mêmes dans le présent, peu importe leurs vies antérieures. Ainsi, leur amour n'est pas un souvenir passé, mais un sentiment actuel.
Fu Ling (Dai Lu Wa) est également une grande partie de l'histoire. Quel personnage ! Son arc est d'une grande tragédie : de ses origines à sa quête de rédemption. Dai Lu Wa est tout simplement exceptionnelle avec des émotions profondes et visibles dans ses gestes, son regard et sa posture.
Chong Zhao (Chang Hua Sen) est l'Éternel gentil, amoureux depuis l'enfance qui se découvre un destin funeste. Sa dévotion envers Bai Shuo est presque douloureuse à regarder. Les choix dans l'intrigue ne rendent pas justice au personnage qui mérite mieux, tout comme Fu Ling.
L'intrigue est sans cesse alimentée par des révélations et des situations, au point qu'elle ait tendance à s'allonger pour peu de choses. La construction de l'histoire me semble emmêlée. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, mais, par exemple, les événements survenus 60 000 ans auparavant auraient dû être révélés bien plus tôt. Cela aurait évité des incohérences dans les personnages qui prennent, du jour au lendemain, des virages opposés.
Si les CGI sont globalement réussies, mais les décors manquent de finesse. La bande-son est sympathique, bien que l'utilisation massive du thème principal fini par devenir usant. Enfin, les costumes sont magnifiques, notamment ceux de Fan Yue. J'ai adoré voir ses tenues scintiller et ses ravissantes nuances de bleu électrique et violet.
En bref, Moonlight Mystique n'est pas exempt de défauts, cependant, il est généreux par son histoire cohérente, ses personnages engageants, dont un seigneur démon unique, ainsi que des costumes de qualité.
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Entre deux morsures, réflexion subtile sur le bonheur...
On dit souvent que le plus grand ennemi de l'humanité, c'est l'Homme. Happiness ne fait qu'accentuer cette idée en peignant des personnages différents, mais capables de faire preuve d'un égoïsme sans précédent et d'une stupidité déconcertante pour sauver leur peau.Rapidement, l'intrigue se met en place ainsi que son contexte social, représentant une majorité de classes sociales. Les propriétaires (les riches). Les locataires (les classes moyennes/pauvres). Et les autres (les pauvres). Bien que tous vivent dans le même complexe, les inégalités ne passent pas inaperçues. Pourtant, peu importe votre statut social, vous n'échappez pas au virus.
Plus important que le chaos, et comme dans beaucoup d'œuvres de zombies, c'est le comportement humain qui va donner le rythme. On pourrait se questionner longuement sur la représentation d'un tel état d'urgence. Les restes de la pandémie encore palpable, on y voit un reflet critique de notre propre société. Ceux qui ont peur, ceux qui sont méfiants, ceux qui ne demandent rien à personne et enfin, ceux qui s'imaginent intouchables. Malgré son ambiance tendue et sa pression, l'histoire n'est pas « si » sombre.
Au fil des épisodes, le concept du bonheur me travaillait. Ironiquement, le drama n'a rien qui s'en approche, ou du moins au départ. Est-ce une idée vague, une émotion qui survient ou un état d'esprit ? Comment ressentir une once de bonheur lorsque votre immeuble est placé en quarantaine en raison d'un virus ? Ce même virus qui vous transforme en fou furieux assoiffé de chair fraîche ? Et en réalité, au rythme du visionnage et de vos réflexions, votre vision du bonheur va se dessiner. On dit souvent que le bonheur réside dans les petites choses, n'est-ce pas ? Et si c'était le cas ? Et si ce simple sourire, ce petit clin d'œil, ces quelques mots ou encore cette bouteille d'eau étaient une partie du bonheur ?
En bref, Happiness est un bon mélange entre zombies et réflexion quant à la nature humaine et la définition du bonheur.
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Victime de son temps…
Ten Miles of Peach Blossoms (Eternal Love) est un gros morceau du xianxia. S'il a rencontré un joli succès lors de sa sortie en 2017, j'ai le sentiment qu'aujourd'hui (mon visionnage date de 2022), il est victime de son temps.Au-delà de sa surmédiatisation, mon plus gros problème avec Ten Miles of Peach Blossoms est Bai Qian (Yang Mi) qui est une héroïne raide et aseptisée. Au fil des épisodes (58), je me suis retrouvée face à un personnage au comportement douteux et régulièrement indigne de son statut. La frontière entre l'héroïne dangereuse et l'héroïne courageuse est floue. Pour moi, les actes de Bai Qian sont discutables, notamment lorsqu'elle agit de façon égoïste, irréfléchie et idiote. De la part d'une immortelle avec un (je cite) « sens aigu de la justice », c'est plutôt mal venu.
Face à elle, Mo Yuan (Mark Chao) qui offre un total contraste grâce à l'émotion qu'il amène (et dont le drama avait désespérément besoin). Il apporte cette pointe d'humilité dont la plupart des immortels peuvent manquer, tout en refusant de dissimuler ses faiblesses.
C'est un drame riche avec des intrigues longues, mais prenantes. Cela dit, on retrouve aussi pas mal de curiosités et d'absurdités. En particulier le fait de passer des tribulations, pour ensuite boire la boisson de l'oubli… Ça n'a aucun sens. De plus, il est dommage d'avoir sous-estimé et délaissé la place du Seigneur Démon. Sa menace n'est finalement qu'une apparence vite oubliée.
Les CGI n'étaient pas mauvaises sur les premiers épisodes, puis elles se sont dégradées et ont prit un coup de vieux (ce qui est normal). Cependant, le plus décevant reste l'esthétique global du drama. Les décors sont vides et répétitifs : un fond nuageux, quelques arbres aux feuilles vives pour rehausser la palette de couleurs et c'est tout. Les incrustations ne sont pas terribles, tandis que les armures étaient hideuses et manquaient clairement de finesse. En revanche, les costumes, bien que simples, étaient bons.
En bref, je pense sincèrement que le temps et la surmédiatisation de Ten Miles of Peach Blossoms sont, aujourd'hui, des désavantages. Cela dit, il ne fait aucun doute qu'il restera un doux souvenir pour les uns, et un drame à peine regardable pour les autres.
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Toucher les étoiles avec simplicité et authenticité…
Il existe des dramas qui, comme un plaid douillet, nous enveloppent de chaleur et de douceur. Pour moi, To My Star est l'un d'eux.Il ne s'agit pas d'une comédie romantique rocambolesque. Au contraire, c'est une histoire où la simplicité et le réalisme sont les maîtres-mots. Prenez deux personnes opposées, mettez-les ensemble dans une colocation forcée et attendez de voir le résultat. Après tout, les opposés s'attirent.
Kang Seo Joon (Son Woo Hyun) est un acteur populaire, extraverti et chaleureux. Son charme et sa popularité cachent une certaine vulnérabilité, révélée par cet événement. Han Ji Woo (Kim Kang Min) est un cuisinier discret et introverti à la langue acérée qui refuse de danser sur l'air d'un autre. Son sarcasme et son indépendance masquent une profonde sensibilité et un désir d'être compris.
Une tension palpable s'installe entre eux, alimentée par leurs différences et leurs regards insistants et quelques joutes verbales. Ce sont des sentiments discrets qui se développent sur le temps entre deux échanges. Ils ne tombent pas amoureux au premier regard, ils ne sont pas parfaits non plus, et c'est toute la réussite des personnages. Ce sont des adultes confrontés à leurs propres doutes et leurs propres aspirations, comme chacun d'entre nous. Deux adultes ordinaires qui n'auraient pas dû se rencontrer, et en fin de compte…
La simplicité du scénario évite les intrigues secondaires inutilement dramatiques. Quelques-unes sont là, mais elles sont enrichissent les personnages. Cela démontre une nouvelle fois qu'une histoire correctement écrite fonctionne sans une multitude d'intrigues, de malentendus et de trahisons dramatiques. À la place, Park Young nous offre un scénario tendre, doux et réconfortant. La réalisation de Hwang Da Seul donne vie à cette romance avec de beaux plans et une palette de couleurs ravissante. La bande-son, composée de mélodies douces et acoustiques, contribue à l'ambiance intimiste du drama.
En bref, To My Star est l'un de mes KBL préférés (et BL favoris). Grâce à sa simplicité et sa construction, il se démarque par son ambiance légère, ses émotions vibrantes, sa discrète et jolie bande-son, ainsi que ses personnages ordinaires.
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Brume fascinante en 4 temps...
Au-delà de ses imperfections, 4 Minutes est un drame fascinant avec ses réalités alternatives ambiguës. Porté par un excellent casting et une photographie ravissante, la brume énigmatique qui l'entoure m'a captivé jusqu'à sa conclusion. Étonnamment, j'étais dans le brouillard la plupart du temps, mais il y avait une fascination qui se dégageait de là. J'étais hantée par l'histoire…« Le cerveau est un organe qui nécessite un flux constant d’oxygène. 4 minutes… C’est la durée pendant laquelle le cerveau peut survivre sans oxygène. Qu’arrive-t-il à notre conscience pendant ce temps ? »
– Lukwa Arinya
Et si vous aviez la possibilité de revenir 4 minutes en arrière ? Que se passe-t-il lorsque deux réalités se confrontent ? Quels impacts ont-elles l'une sur l'autre ? Les histoires de voyages temporels (ou de réalités alternatives) sont fascinantes, bien qu'elles peuvent vite devenir un labyrinthe tortueux. Après visionnage du dernier épisode, j'ai eu besoin d'un certain temps pour remettre mes idées en ordre. 4 Minutes est une histoire cohérente, mais elle m'a souvent donné l'impression de nager en plein brouillard. Un choix volontaire, mais risqué. En effet, qui n'a jamais abandonné un drame dont il ne saisissait pas les grandes lignes après quelques épisodes ? Pourtant, je lui excuse volontiers ses imperfections.
Les personnages sont une force que l'histoire sait mettre en avant. Ils sont imparfaits et réalistes, sans être toxiques. Naturellement, je me suis attachée aux uns, j'en ai désespérément aimé d'autres, tandis que j'ai méprisé le reste. L'équilibre entre chacun était bon, tandis que les relations se mêlaient et se démêlaient sans cesse.
Tout d'abord, Great (Bible Wichapas Sumettikul) et Tyme (Jes Jespipat Tilapornputt) qui peuvent être considéré comme le couple principal. Ensuite, Korn (Bas Asavapatr Ponpiboon), Tonkla (Fuaiz Thanawat Shinawatra) et Win (JJay Patiphan Fueangfunuwat) qui semblent secondaire sur le papier, mais qui ont tout autant d'importance. Mon coeur s'est fait malmener par la relation de Korn et Tonkla, mais je n'en avais jamais assez ! Les relations apportent des dynamiques différentes et servent l'intrigue, sans jamais s'éloigner de cette brume obscure.
L'intrigue est brumeuse dès le départ, et rare sont les fois où il est possible de voir plus loin que sa main tendue. En partant de ce postulat, les hypothèses et théories sont nombreuses, et seuls les épisodes pourront les consolider ou les détruire. Personnellement, j'ai l'impression que l'histoire nous laisser la liberté d'interpréter son déroulement et ses finalités. C'est une narration risquée, mais payante. C'est pourquoi, je pense que le chiffre 4 est tiré des quatre nobles vérités de l'enseignement bouddhiste : Dukkha (insatisfaction (souffrance)), Tanha (soif, aviditén désir (cause)), Nirodha (extinction) et Magga (cessation de la souffrance (délivrance)). C'est un cycle qui se répète sans cesse, tandis que les personnages attendent de trouver l'ultime vérité.
Cependant, et bien que j'ai sincèrement aimé ce drama, le réel défaut de 4 Minutes est d'avoir été trop confus dans sa temporalité. Et en même temps, ce détail parvient à être un fil conducteur passionnant qui m'a tenu en haleine tout au long des huit semaines de diffusion. J'ai apprécié le fait que l'histoire ne me prenne pas par la main pour m'expliquer chaque détail. Elle m'a laissé libre dans mon imagination (parfois un peu trop). Cela dit, un nouveau visionnage dans quelques mois pourra sûrement répondre à certaines de mes questions encore en suspens. Be On Cloud continu de créer des œuvres matures aux idées nouvelles. Sont-elles parfaites ? Non. Cela dit, elles abandonnent (enfin) l'adolescent en short bleu marine et chemise rose pastel.
S'il n'est pas au goût de tous, et malgré ses imperfections, 4 Minutes n'est pas un BL habituel. Fort de son excellent casting, de sa belle photographie et de son ambiance mystérieuse, il est sans aucun doute l'un des meilleurs drames de 2024.
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Dystopie entraînante sur fond de comédie et thriller...
En février 1974, une épidémie a affecté la population mondiale impactant notamment la population masculine. Malgré plusieurs recherches, la cause reste inconnue à ce jour. Par conséquent, et parce que les hommes sont devenus rares, le gouvernement a décidé de les protéger en les rassemblant dans un même endroit, la Ferme. Après quatre ans sans naissance masculine enregistrée, l’émission télévisée « Ready, Set, Love » revient pour sa septième saison. Organisée par le gouvernement, elle permet à des femmes de gagner l’affection de certains hommes afin de se marier et de fonder une famille.Personnellement, je me suis lancée dans l’aventure sans rien connaître à l’exception du résumé de Netflix et l’affiche promotionnelle. Le premier épisode est aussi absurde qu’excentrique. Cela dit, peut-on vraiment attendre autre chose d’une dystopie thaïlandaise noyée dans un amas de couleurs vives ? L’excentricité de la série m’a à la fois rappelé Hunger Games et Squid Game par les décors, les tenues ainsi que l’ambiance loufoque. Mais derrière ces débuts vivement éclatants se cache une réalité bien plus sombre.
La série exploite diverses thématiques et remet en cause la liberté de chacun à plusieurs reprises. Sans avoir besoin de se torturer les méninges, Ready Set Love ne tente pas de brouiller les pistes ou de livrer de faux indices aux spectateurs. On découvre en même temps que les personnages la vérité au-delà des murs de la Ferme. Ainsi, le jeu devient aussi palpitant que l’aspect thriller qui nous pousse vers la quête de vérité.
Au cœur du jeu, on retrouve tout d’abord les prétendants : le beau et populaire Son (Blue Pongtiwat Tangwancharoen). Le sérieux et amical Almond (Man Trisanu Soranun). Le gars torse nu parce que c’est Max (P-U Phuriphat Jiramethapon), après tout. Le discret et mignon Jin (Ohmi Ryota) qui sera le personnage le moins exploité. Et enfin, l’incertain et adorable Paper (New Chayapak Tunprayoon). Ensuite, les candidates où seules trois reviennent régulièrement. Tout d’abord, la tirée au sort Day (Belle Kemisara Paladesh). La fille d’une famille bien placée Chanel (Lilly Nichapalak Thongkham). Pour finir, la meilleure amie de Chanel, Bovy (Kiw Anongnart Yusananda).
Les personnages sont parfois ridicules et stéréotypés, mais on s’attache sincèrement à eux. Chaque participants a ses points forts et ses points faibles. Les rivalités entre les personnages sont là, mais avec une jolie nuance. Aucun n’est un manipulateur alimenté par la haine ou un personnage stupidement gentil. Chaque personnage suit son bout de chemin avec ses idées, ses envies et ses rêves. C’était agréable de passer entre les mailles des drames inutiles et les longues scènes de larmes. L’histoire s’est axée sur l’intrigue principale avec quelques touches d’humour et de thriller. C’était parfaitement dosé pour donner envie de poursuivre et avoir le fin mot de l’histoire.
Cependant, c’est un drama thaï. Naturellement, c’est cliché et prévisible. Or, les choses fonctionnent jusqu’au bout. Les épisodes sont longs (une moyenne d’une heure et plus), il se passe quasiment quelque chose dans chaque scène. Une épreuve, une découverte de la vérité ou une manipulation révélée, un rapprochement entre un prétendant et une candidate… Ready Set Love place au bons endroits les temps morts et les scènes de transitions. Comme à son habitude, Netflix laisse une porte ouverte à une potentielle suite avec une scène pré-générique intéressante. Cela dit, c’est une série parfaitement indépendante qui peut très bien se satisfaire de sa saison unique. Tout dépendra des choix scénaristiques si suite il y a.
En bref, derrière son générique peu flatteur, Ready Set Love s’amuse des apparences en offrant bien plus que le drama laisse prétendre. La comédie, les quelques arômes amoureux et le thriller se sont parfaitement intégrés à cette dystopie originale et entraînante.
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Idol Romance et ses vieux (et récurrents) travers...
Après la scène d'introduction, je me suis emballée. J'ai alors pensé que ce BL serait ma réconciliation finale avec Idol Romance. Quelle idée ! En réalité, la scène d'introduction est la seule scène qui en vaille la peine...Idol Romance possède de bonnes idées, mais une fois en production, ça ne suit pas. Les scénarios mal adaptés, inexistants ou incohérents, la multitude d'intrigues secondaires qui ralentissent l'histoire, le mauvais développement ou encore des personnages médiocres. Pourtant, j'avais de bons espoirs après Kissable Lips, mais non, ils se sont plantés.
À aucun moment l'histoire n'a fait s'emballer mon cœur. Pire encore, il n'a rien provoqué. Émotionnellement, Happy Ending Romance est une coquille vide. Elle sonne creux avec des émotions inexistantes et des personnages ratés. Les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver, point. Les scènes se suivent, suivant un enchaînement de causes et de conséquences. Ni plus, ni moins. Naturellement, ça impacte les personnages qui n'ont aucune substance. Derrière le mignon visage de Leo, on reste sur un personnage détaché et fade. Karam était celui avec le plus de possibilités, mais rien n'a été fait. Quant à Joong Woo, il ressemblait plus à chiot qu'un autre chose. Il n'y avait aucune connexion entre les personnages, aucun lien. Quant à la romance, elle n'existe tout simplement pas.
En bref, il n'y a d'Happy que la scène d'introduction, d'Ending que le générique et de Romance que le titre. Il me faudra encore patienter pour ma réconciliation avec Idol Romance.
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Coup de cœur !
Je ne souhaite pas m'étaler des heures parce que les critiques précédentes sont toutes si bonnes que la mienne ne ferait que pâle figure en comparaison. Cependant, je ne pouvais pas ignorer la page de Under the Skin, car il est mon premier coup de cœur de l'année.Je vais essayer de ne pas trop en dire. En réalité, j'ai déjà passé pas mal de temps sur la critique publiée sur mon site pour ne pas trop en dire. Et comme je n'aime pas faire de stupide copié/collé. Bref ! Sachez juste que cette review n'est pas à la hauteur de Under the Skin qui mérite mieux.
Le scénario était stupéfiant. On part d'un fil rouge qui va s'étirer tout du long, mais on va lui apporter de nombreux connecteurs afin de ne pas tomber dans une ambiance terne et monotone. Certains pourront avoir le sentiment qu'il manque quelque chose. Mais cela dépendra de ce que vous attendez réellement de ce drame. Une histoire pleine de suspense avec de multiples sous-intrigue et un aspect tranche de vie ou une façon différente d'aborder les crimes en se concentrant sur les enquêtes. Les cas sont traités d'une façon unique et fascinante - je suis fascinée en tout cas. De simples cas, on construit toute une intrigue autour et chacun étant en lien avec le travail de Shen Yi, le dessin. C'était incroyable d'ailleurs de voir les portraits s'esquisser pour prendre vie par la suite. Et les personnages ne sont pas en reste.
Le casting était parfait ! Tan Jian Ci était spectaculaire dans le rôle de Shen Yi. Il est l'image même de Under the Skin avec sa palette d'expressions maîtrisée et la façon dont il a abordé son personnage au fil des épisodes.
Jin Shi Jia incarne bien le flic un peu brut en surface, mais au cœur tendre et au bon fond. Le reste du casting était bon, chacun amenant du dynamisme quand il le fallait et où il le fallait.
L'image était bonne avec des couleurs prenantes. La palette de couleurs nous plonge dans une ambiance. La musique était très bien. Mention spéciale au générique d'ouverture.
Under the Skin était pour moi une fascination qui aura alimenté mes soirées avec passion - la rime c'est cadeau. J'aime les séries policières, mais rares sont celles qui vont me marquer de la sorte. Et c'est totalement ce que fait Under the Skin. Difficile de l'ignorer une fois commencé, difficile de l'oublier une fois terminé.
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On en avait pas besoin, mais il fait du bien...
Dans le fil de discussion, j'ai vu quelqu'un comparer ce BL au fait de manger une glace en fin de journée. Ce n'est pas quelque chose de nécessaire, ce n'est pas comme si on en avait besoin, mais on sait qu'un va apprécier cette sucrerie glacée. Et bien, c'est exactement la meilleure façon, pour moi, de décrire ce drama.Il n'est pas original. Il n'est même pas travaillé plus que nécessaire. Pourtant, il donne quelques moments mignons tout en apportant son petit lot de réconfort. Ce même réconfort qui donne le sourire avec ses scènes faciles et courtes.
Les clichés sont au rendez-vous, notamment un triangle amoureux bancal qui ne sert qu'à faire avancer la relation. Un couple secondaire est également présent et prend un certain temps d'écran, sans qu'il ne trouve de réel intérêt à mes yeux. Les acteurs sont bons avec des scènes sympathiques, bien que le dernier baiser n'ait pas une très jolie mise en scène.
Bref, un tranche de vie simple, rapide et suffisant.
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Romance avec sa différence d'âge assumée...
C'est agréable de voir des dramas comme Why Women Love. Ces productions qui assument leur thématique jusqu'au bout et qui n'ont pas besoin de polluer l'intrigue avec un regard archaïque de la société moderne.Il suffit de s'attarder sur les visuels promotionnels pour avoir une bonne idée de l'endroit où on va mettre les pieds avec WWL. Pas de scénario complexe, aucune grande et lourde intrigue mystérieuse. En revanche, une jolie romance qui peut faire palpiter quelques cœurs.
Les histoires avec une différence d'âge sont attirantes. C'est toujours intéressant de découvrir comment le sujet va être abordé et placé, notamment dans la conception des personnages.
Jia Xin (ML) ne se comporte jamais comme un minet de 22 ans immature. À contrario, Jiang Yue (FL) n'agit pas non plus comme la parfaite trentenaire. Les deux personnages s'associent et trouvent un équilibre agréable qui contrebalance en permanence. On nous évite les erreurs habituelles ou des catastrophes comme ce fut le cas dans le drama japonais « 20 ans les séparent ». L'héroïne était une gamine de 20 ans qui agissait comme une enfant avec, face à elle, un homme d'une quarantaine d'années plus posé et, c'était juste pénible à regarder. Bref !
Quant aux personnages secondaires, on retrouve les portraits habituels : la glue qui ne lâche pas le ML, le spécialiste des non-dits ou encore celui qui met toujours les pieds dans le plat. Peu utiles à l'histoire et oubliables.
Ceci étant dit, j'ai vu passer plusieurs comparaisons sur lesquelles je vais m'attarder, car en désaccord.
You Are My Glory : Non. La seule ressemblance entre les deux dramas est l'alchimie du couple principal. Clairement à l'aise, ils ont offert de magnifiques scènes. Cependant, à aucun moment WWL ne devient un tranche de vie contrairement à YAMG dans sa seconde moitié.
Love is Science? : Oui et non. Dans les grandes lignes de son intrigue sur le plan professionnel, oui. On parle d'application de rencontre, de femmes à la tête d'une société... En revanche, WWL n'utilise jamais le regard de la société pour influencer la relation entre Jiang Yue et Jia Xin.
My Fated Boy : Non. La différence d'âge du couple n'a aucune incidence majeure sur le déroulement de l'histoire.
Si vous aimez WWL vous allez sûrement adorer YAMG, LIS ou encore MFB. Mais pour des raisons différentes.
Bref ! WWL est le genre de drama facile a aborder, car léger et douillet. Il ne connaît pas de personnages meurtris au passif douloureux ni de retournement de situation tout droit sortie de la cuisse de Jupiter. Seulement une histoire d'amour entre une femme et un jeune homme sans avoir une quelconque raison de se soucier du regard de la société.
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Romance simple et mignonne...
Après plus de deux ans de sommeil dans ma liste, et suite à une terrifiante déceptions de romances contemporaines chinoises, Lucky's First Love me donne presque l'impression de rêver.Le patron froid et distant qui souffre d'un trouble profond ? Au placard ! On adopte le supérieur simple qui sait reconnaître et apprécier le travail de ses employés. Évidemment, il est grand, beau et avec du caractère.
L'employée misérable humiliée toutes les sept secondes par les grands méchants et les vilaines ? A la poubelle ! Sa coiffure de côté, c'est une femme souriante qui se cramponne à ses valeurs (bien qu'on est pas à l'abri d'une ou deux secousses pour la réveiller).
À vrai dire, Lucky's First Love est un drame simple qui ne cherche pas le sensationnalisme ou le dramatique. Il sert un honnête triangle amoureux, mais évite les souvenirs ou traumatisme d'enfance. En revanche, la romance reste tardive sur un tel format. Cependant, les scènes sont jolies avec de beaux baisers.
En bref, Lucky's First Love se perd sur son final, mais reste un divertissement entraînant avec quelques pointes d'humour. Le genre de série qu'on aime suivre sans pression.
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Nouveau standard pour le BL ?
Quelques années plus tôt, il était difficile de faire la fine bouche en matière de BL. Cependant, ces dernières années, de nouveaux projets avec plus de moyens, de meilleurs scénarios et d'acteurs ont émergé. Aujourd'hui, on attend plus d'un BL qu'un couple mignon qui se bécote avant de rougir comme une tomate.Le choix de Earth Pirapat Watthanasetsiri (Phupha) ne me vendait pas de rêve. Ce n'est pas un acteur qui m'emballe. Cependant, j'ai été étonnamment surprise de voir que le rôle de chef lui convenait à merveilles. Avant d'en avoir assez de l'entendre soupirer toutes les deux minutes. Lorsqu'il ne soufflait pas, c'était parce qu'il était occupée à faire des reproches à Tian.
De l'autre côté, Mix Sahaphap Wongratch (Tian), est clairement un acteur à suivre. Tian est une personne douce qui connaît une évolution significative tout au long des épisodes (tant sur le plan matériel que les plaisirs fugaces ou encore le confort). Il n'est pas un petit chaton chétif face au gros chat grognon.
Les décors étaient magnifiques. On sort des rues de Bangkok, des salles de cours et des chambres universitaires pour respirer l'air des montagnes. A Tale of Thousand Stars a été une véritable bouffée d'air frais avec des prises de vues magnifiques (notamment les champs de thé et les cascades). En revanche, c'est dommage de ne pas avoir davantage creusé les complots et les menaces qui planaient sur le village. C'est survolé, traité et oublié.
En bref, A Tale of Thousand Stars est un drame dépaysant qui nous offre enfin un nouveau décor, entre deux soupires de Earth.
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Les étoiles se sont alignées…
La narration et l'ambiance (un mélange de comédie et d'émotions) ont permis de rendre ce drama entraînant avec ce qu'il faut pour revenir chaque semaine. Et cela sans trop traîner dans des scènes douloureusement lentes.Arthit est tout ce qu'on attend du gars populaire et désinvolte de la bande. Pourtant, derrière son allure je-m'en-foutiste se cache une personne en proie à des émotions profondes. L'acteur dépeint un beau personnage avec des émotions mesurées. Daotok ressemble davantage au discret de la bande. Celui qui parle peu, mais vers qui on se tourne pour parler, justement. Si Oat fait du bon travail, personnellement, il m'a manqué plus de nuances sur les expressions de visage.
L'alchimie fonctionne, donnant une relation à la fois hilarante et touchante. L'histoire suit son cours avec de belles nuances surnaturelles, sans excès, et des sentiments qui s'installent avec douceur et sincérité.
En bref, The Sun from Another Star fait se rencontrer deux étoiles opposées, qui s'attirent, chacune trouvant sa place dans le ciel de l'autre.
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Fahlalala…
Il m'a fallu tellement de temps pour terminer ce drama qu'à un moment donné, il a atterri dans ma liste des abandons. Quelqu'un aurait dû donner les commandes à Arthit pour qu'il accélère un peu tout ça.Oui, c'est une histoire mignonne, malgré un fond douloureux, mais si lente. Bien sûr, Fah est merveilleux, patient et d'une grande douceur. En réalité, Fah me rappelle le prince charmant d'un conte de fées. Les oiseaux gazouillent quand il entre quelque part. Phoon est comme un adorable chaton. Mais c'est si lent ! Les gestes, les dialogues, les scènes… Leur romance paraît presque candide, elle tire quelques sourires, mais (pour moi) elle ne possède ni tension ni intensité.
Malgré mes critiques, ce n'est pas une mauvaise histoire pour autant, elle ne m'a simplement pas transporté autant que je l'imaginais. Cela dit, c'est plus regardable que la première saison, mais ce n'était pas difficile de faire mieux. Toutefois, je ne peux pas m'empêcher d'être déçue, car la première saison avait montré ce couple avec un si fort potentiel que ça me laisse frustrée de ne pas avoir été capable de sincèrement l'apprécier.
En bref, Beside the Sky est un drama doux avec des personnages attachants, mais où je n'ai pas vraiment réussi à m'impliquer.
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