Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis…
Thundercloud Rainstorm a commencé comme une tempête furieuse avant de perdre progressivement de son intensité pour se transformer en une légère bruine, me laissant sur une note mitigée.Lee Il Jo (Yoon Ji Sung), papillon blessé, et victime d'un demi-frère cruel, rencontre Seo Jeong Han (Jeong Ri U), un oiseau prisonnier d'une dynamique familiale complexe. Rien ne les destinait à se comprendre. Pourtant, l'un tombe rapidement amoureux, et l'autre donne tout lorsqu'il le devient. Leur relation oscille entre passion et toxicité. Et lorsque la réalité les frappe, l'un fuit, laissant l'autre démuni.
L'intrigue se distille entre la romance, les secrets de famille de Il Jo, et la quête d'émancipation de Jeong Han. Si l'histoire reste divertissante, elle peine à trouver une direction claire. En particulier lors des derniers épisodes qui perdent leur intensité initiale. Cependant, les scènes intimes sont d'une grande qualité. Intenses. Chargées d'émotion. Brillamment portées par les deux acteurs.
Toutefois, mon ressenti reste mitigé. Un second visionnage dans quelques semaines me permettra peut-être de mieux cerner ce KBL. Peut-être suis-je trop aveuglée par la performance de Yoon Ji Sung que j'ai trouvé surprenante et brillante. En revanche, rien d’étonnant de la part de Jeong Ri U qui livre une bonne performance (bien que j’aspire à le voir dans la peau d’un autre style de personnage).
En bref, Thundercloud Rainstorm est comme une météo capricieuse et imprévisible, naviguant entre l'orage, la pluie, et quelques éclairs. Imparfait, mais indéniablement accrocheur et intéressant.
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« Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres. » – Simone de Beauvoir
Cruellement réaliste, Light Beyond the Reed est à la fois un crève-cœur et une libération nécessaire. Pour elle, et pour toutes les femmes réprimées, contraintes de supporter en silence le poids des injustices dont elles sont victimes dans le seul but de ne pas ternir l'honneur familial.Blessée, malmenée et mal aimée par sa famille, Ye Si Bei (Mao Xiao Tong) a toujours vécu dans le sillage de sa mère, puis dans l'ombre de son frère. Le père ? Trop occupé à chanter les louanges des autres, il se souciait peu de sa fille. Travailler pour elle-même ? Vivre pour elle-même ? Quelle idée ! Sa mère ne supportait pas l'idée qu'elle puisse avoir une vie meilleure que la sienne. Chaque fois que Ye Si Bei essayait de respirer pour elle, sa mère finissait toujours pas tout détruire. Et pourtant, cette femme pleine de force et de courage n'a cessé de se relever, même lorsqu'elle était au plus bas. Malgré ses silences, sa voix faible et sa lassitude, elle luttait malgré ses souffrances et ses frustrations. Mao Xiao Tong a été une révélation pour moi. Elle n'est pas tombée dans la facilité avec son personnage, lui donnant de la profondeur, une dimension perceptible, et surtout de la vie et une âme.
Si personne ne lui donnait l'opportunité d'exister, Qin Nan (Vin Zhang) l'a fait ! Bien que meurtri, cet homme comptait bien se battre aux côtés de sa femme. Fort pour elle, il n'a jamais remis sa parole en doute. Pour moi, Vin Zhang a signé son meilleur rôle. Stupéfiant et poignant dans chaque scène. De son amour pour sa femme, jusqu'à l'apaisement de ses propres douleurs. Au-delà de sa personnalité, je me suis davantage attardée sur Ye Si Bei. Cependant, Qin Nan s'est révélé le pilier dont elle avait besoin.
Détestables, méprisables et infâmes. Voilà une façon de décrire la majorité des personnages. La plus haïssable reste la mère. Pour moi, elle n'a de mère que le titre, peu importe sa quête de rédemption. Tandis que le père n'a été qu'un ignorant. La belle-sœur était dépassée, quand au frère… Malgré un début déplorable, il s'est levé pour aider sa sœur alors que celle-ci était ignorée, insultée et accusée. Quant aux collègues de Ye Si Bei, ils n'étaient que des parasites, alors que les femmes n'avaient aucune pitié pour elle. En réalité, les personnages possèdent plus de profondeur, cependant, je ne souhaite pas m'y attarder pour être honnête. Ce serait injuste pour Ye Si Bei qui mérite toute l'attention grâce à sa force, son courage et sa résistance.
Prenante, l'histoire malmène les personnages et le spectateur. La réalité n'est pas édulcorée. L'agression dont est victime Ye Si Bei met en lumière les inégalités d'une société fermée. « Tais-toi. Oublie tout ça. Ce n'est pas grand-chose, tu t'en remettras. Tu ne vas pas briser une famille pour ça. » Comment osent-ils ? L'impunité de la justice, la haine qui devient une essence dangereuse. Derrière le calvaire qu'elle vit, son agression sert tout un propos.
Qu'en est-il de l'honneur des victimes ? Pourquoi doivent-elles accepter de vivre dans la honte et dans le pardon ? Pourquoi l'agresseur devrait s'en sortir impunément ? Light Beyond the Reed n'est pas qu'un drame réaliste. C'est un regard porté sur une société défaillante, coincée dans ses traditions au mépris de la justice et de la valeur d'une femme. Beaucoup verront des messages cachés, ils verront aussi la rédemption de sa famille. Personnellement, j'ai décidé d'y rester sourde et aveugle.
En bref, Light Beyond the Reed est un drame dur qui met en lumière l'inégalité, les injustices et la violence que les femmes supportent, au profit de l'honneur familial ou de l'image d'une entreprise.
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Juste sympathique...
J’en sors mitigée. Ce drama me laisse perplexe face aux liens des personnages, notamment ceux du couple principal et de la confiance qui n’a jamais été claire. Solide dans ses premiers épisodes (une bonne moitié), il a chuté d'une falaise et n'a pas réussi à se relever.Jiang Tao Hua (Zoey Meng) est une princesse sacrifiée contrainte d'épouser Shen Zai Ye (Liu Xue Yi), un ministre qui se montre froid et distant. Se méfiant mutuellement, chacun tente de déjouer les manigances de l'autre. Si je me demande à quel moment ils sont tombés amoureux, j'ai aimé la façon dont les événements ont évolué calmement. La romance n'a jamais été au premier plan, mais elle est restée plaisante à regarder, bien qu'elle n'ait jamais vraiment dégagé quelque chose (pour moi). Encore plus lorsque Shen Zai Ye s'est retrouvé au pied du mur, contraint de se plier en quatre pour elle. Ce n'était pas le fait de le voir agir de la sorte qui m'a séduite, mais l'idée de voir un homme faire des efforts dans un tel contexte.
Zoey Meng est une actrice que j'aime beaucoup. Je prends toujours plaisir à la voir, mais je lui ai trouvé une certaine redondance avec Blossom, en moins bien. Son jeu était correct, mais il manquait d'inspiration pour le personnage. Liu Xue Yi était à la fois détestable et affectueux, sans être transcendant non plus. Le reste du casting était bon, pas remarquable, mais convaincant. Néanmoins, il est dommage de voir que la plupart des personnages disparaissent dans les derniers épisodes (Meng Zhen Zhen, Mu Wu Xia, Xiang Qing Ying, en particulier).
L'histoire est simple, peut-être un peu trop. J'ai l'impression que les derniers épisodes (une bonne dizaine) n'étaient qu'un moyen de fermer les intrigues restantes et d'ajouter un peu plus de drames. L'avant dernier épisode était bon, mais il aurait dû arriver plus tôt, selon moi. Cela aurait évité de rallonger inutilement l'intrigue. De plus, j'imagine que certaines révélations avaient pour but de créer un effet de surprise, cependant elles étaient déjà une évidence depuis le début. Bref, les derniers épisodes étaient faibles et peu inspirés donnant un final insatisfaisant, car très commun.
En bref, The Princess's Gambit est un énième c-drama historique qui ne propose rien de nouveau, et c'est peut-être son plus grand défaut. L'histoire est un condensé de plusieurs dramas déjà diffusés, sans ce souffle de nouveau au doux parfum sucré de pêche.
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Une aventure de bon augure...
Invisibilisé pour une obscure raison, The Seven Relics of Ill Omen est un excellent mélange d'aventures et de fantastique avec un casting solide et une bande son efficace.Le club des cinq était formidable. J'ai adoré suivre chacun d'eux, mais aussi les voir s'unir. Chacun a apporté quelque chose aux intrigues, mais aussi dans la vie des autres. Ce groupe respirait la fraternité de la meilleure des façons. Tous les acteurs étaient excellents. Le couple principal était mignon. J'ai apprécié que la romance ne soit qu'un fil de l'intrigue, préférant que l'amitié soit plus importante.
L'histoire a offert pas mal de scènes d'action et de combat, toutes étaient dynamiques. Parfois un peu absurdes, mais cela ne serait pas un bon drama chinois sans ça. La plupart des CGI étaient bonnes, bien qu'inégales. Les épisodes sont construits de sorte à ce qu'il se passe toujours quelque chose. Néanmoins, les derniers épisodes sont précipités, ce qui laisse une amertume dans l'air. Ne serait-ce que l'arc autour de Leopard. En plus, l'actrice ne semblait pas si inspirée pour son personnage parce qu'elle paraissait fausse la plupart du temps. J'avais du mal à croire en sa cruauté. Quant aux deux derniers épisodes, j'ai décidé de ne pas m'y attarder davantage.
En bref, The Seven Relics of Ill Omen est un drama entraînant entre action, aventures et fantastique. Avec une narration dynamique, on s'amuse aux côtés des personnages particulièrement attachants.
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Choisir et faire fleurir sa destinée...
The Blossoming Love est une gentille déclaration à l'amour qui fleurit sur le temps, au travers de différentes expressions. C'est un xianxia peu original, néanmoins efficace avec des personnages intéressants pour la plupart, notamment son trio principal. Cela dit, si la première moitié est formidable, l'histoire perd de la vitesse dans sa deuxième partie avant de recouvrer un léger souffle, mais échoue avec un final plat.Tout d'abord, Mu Xuan Ling (Sun Zhen Ni) qui redéfinit la séduction dans le genre. J'avais quelques craintes de la voir réduite à jouer de ses charmes pour obtenir ce qu'elle veut, mais ce n'était pas le cas. Elle flirte ouvertement, mais cela apporte une séduction nouvelle au personnage. Mu Xuan Ling n'est pas une demoiselle en détresse qui use de ses beaux yeux. À la place, c'est une femme puissante qui sait ce qu'elle veut. Sun Zhen Ni m'avait marqué dans TTEOTM, aucun doute qu'elle fait sensation une nouvelle fois, tant du côté du bien que du mal. Les contrastes entre ses personnages et sa façon de les interpréter étaient excellents. J'espère que l'industrie chinoise sera capable de lui donner les rôles qu'elle mérite, évitant de la réduire à une belle paire de jambes.
Ensuite, Xie Xue Chen (Vin Zhang), un personnage charismatique, mais aussi plein d'incompréhensions face au monde qu'il protège. S'il est un immortel sans surprise, il possède de bonnes nuances. Il est puissant, mais pas infaillible, bien qu'il se relève toujours. Malgré la déchéance du monde, il ne perd jamais espoir de le voir s'améliorer. Il reste pleinement digne de son statut, peu importe le temps qui s'écoule. Vin Zhang est un bon acteur, même s'il ne m'a jamais donné l'impression de chambouler l'écran. Néanmoins, c'est la première fois que j'ai tant de plaisir à le voir, peut-être aussi parce qu'il s'est retrouvé dans les deux camps, permettant de développer différentes facettes.
L'alchimie du couple est amusante sur la première moitié. Par la suite, c'est devenu plat, parfois répétitif, mais cela ne m'a pas dérangé pour autant. J'aime cette romance parce qu'elle s'étale sur le temps et s'avère bien plus profonde qu’une centaine de baisers inutiles.
Enfin, Nan Xue Yue (Wang Duo), l'homme qui a volé mon cœur, mais aussi la vedette. Dès sa première apparition, l'histoire change d'angle. Nan Xu Yue alimente le doute quant à ses motivations de part son calme et sa patience. Est-il aussi bon, mauvais ou neutre qu'il le prétend ? Agit-il pour le bien du monde ou seulement ses propres intérêts ? Après tout, ne faut-il pas se méfier de l'eau qui fort ? Nan Xue Yue est un personnage énigmatique captivant qui aspire toute la lumière lorsqu'il apparaît dans une scène. Je n'ai même pas honte de n'avoir vu que lui la plupart du temps… Wang Duo dépeint un personnage profond, torturé et d'une délicate sensibilité avec une palette de nuances ravissantes. De sa gestuelle à son regard passionné, il éclipse tous les hommes de ce drame pour moi. Il était fascinant de le voir évoluer, même s'il a perdu un peu de vitesse dans la dernière partie de l'histoire. Néanmoins, aucun doute que Wang Duo a offert une force unique et mémorable au personnage.
Le reste du casting était excellent, dont l'adorable A Bao (Li Zhi Mo) qui était une petite touche de douceur dans ce monde chaotique. Cependant, en raison d'un grand nombre de personnages, tous n'ont pas le temps de se développer.
L'ensemble de l'histoire est intéressante. Certes, les grandes lignes (et même les plus petites) ne sont pas nouvelles pour un xianxia, mais c'est cohérent. Cependant, voir ce qui est arrivé 10 000 ans auparavant sous la forme d'autant d'épisodes a rendu l'histoire trop longue. Les personnages sont puissants. Pas infaillibles, mais d'une telle puissance qu'il leur suffit de plisser les yeux pour faire courber l'échine de quelqu'un. Mais ils discutent. Beaucoup. Ce qui a rendu le final plat à mes yeux. En temps normal, c'est une bataille épique qui s'engage, chargée d'une lourde émotion, mais c'est l'une des rares fois où j'attendais juste le générique de fin.
La musique était sympathique, mais le thème principal a été surutilisé. Les décors et les effets étaient beaux. L'ajout des particules a rendu l'ensemble plus vivant. Les maquillages n'étaient pas parfaits, notamment ceux de Xie Xue Chen qui paraissait toujours un peu malade. En revanche, les coiffures étaient très stylisées. Les différentes broches de Mu Xuan Ling et Nan Xu Yue étaient sublimes, tout comme les chaînes en guise de mèches. Quant aux costumes, ils étaient parfaits avec de très belles couleurs, mais aussi des styles différents.
En bref, The Blossoming Love n'est pas original dans son scénario, mais connaît des personnages puissants, tant par leur force spirituelle que par leur performance respective. S'il perd de son dynamisme dans son milieu et fini par traîner plus qu'il ne le devrait, il délivre plus d'une forme d'amour qui fleurit même sur les terres les plus froides.
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Un huis clos monstrueusement angoissant...
Savoureux par son huis clos angoissant et son bestiaire exceptionnelle, Sweet Home est le parfait survival fantastique qui mêle le gore, l'effroi et les émotions. Une première saison redoutable et efficace.Sweet Home accroche dès le départ avec son atmosphère et ses décors. Des couleurs sales pour des couloirs encombrés. Des voisins malaisants envers lesquels le doute est persistant. Ou encore ce sentiment étrange qui plane au-dessus de la tête de Cha Hyun Soo. Tout nous pousse vers le gouffre de l'incertitude. L'enfer débarque sur Terre quinze minutes après le début du premier épisode.
Les personnages se dévoilent en rythme, jonglant entre comédie et terreur. Le casting est exceptionnel. Des personnages principaux aux secondaires. Les survivals mettent à rudes épreuves le mental des personnages, Sweet Home ne fait pas exception.
Lee Eung Bok nous offre tout un spectacle visuel, notamment le bestiaire qui est une pure réussite et des CGI très bonnes. Les créatures sont vilaines et repoussantes, intrigantes et curieuses, violentes et créatives, mais un renouveau dans le genre. Elles prennent vie pour offrir des scènes cauchemardesques, sublimées par une mise en scène soignée. Je ne connais pas le webtoon original, mais Sweet Home est pour moi l'un des rares bons projets produit par Netflix. Peut-être parce qu'à ce moment, le baron du streaming respectait encore le cinéma ?
Quoiqu'il en soit, cette première saison de Sweet Home s'amuse dans son décor post-apocalyptique avec ses démons extirpés tout droit des enfers tout en remettant en question la face cachée de l'Homme.
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À la recherche des couleurs...
Délaissant l'originalité de sa première saison, elle rétrograde la romance au profit du thriller qui, paradoxalement, oublie de jouer avec les couleurs.Yeon Woo (Hong Tae Ui) poursuit son enquête, rejoint par Se Hyun (Hyuk) après le départ de Yoo Han. L'alchimie entre eux est plus taquine, bien que la romance se limite à quelques miettes. Le baiser ? Décevant et oubliable.
L'intrigue plus sombre semble éclipser le point central de l'histoire : les couleurs. Le thriller domine complètement l'histoire, laissant le spectateur avec une montagne de questions (dont certaines remontent à la saison précédente). On s'intéresse davantage aux Mono, mais les révélations n'apportent rien aux personnages, qui ne connaissent aucune évolution significative.
En bref, Color Rush 2 me laisse mitigée et déçue, bien qu'elle serve de prémisse à une potentielle troisième saison. Pourtant, après deux ans, il est probable que l'histoire reste en suspens.
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Amour et au-delà...
Until We Meet Again est un drame d'une beauté aussi ravissante que déchirante. Comme une poésie composée des mots les plus doux, mais qui renferment les émotions les plus violentes. Une histoire qui aborde de nombreuses thématiques sur fond d'une légende chinoise.J'ai aimé cette histoire lors de mon premier visionnage (2020). Je l'ai tout autant apprécié la deuxième fois (2024). La réincarnation et ce qu'elle apporte est la thématique principale. Elle est joliment mise en scène, tandis que le drame jongle entre le passé et le présent, mettant en avant ses personnages.
Korn (Kao Noppakao Dechaphatthanakun) et Intouch (Earth Katsamonnat Namwirote) sont meurtris. Ce couple qui renaît trente ans plus tard sous les traits de Pharm (Fluke Natouch Siripongthon) et Dean (Ohm Thitiwat Ritprasert), qui ne sont plus meurtris, mais torturés tandis qu'un rail de bonheur leur tend les bras. Et puis un autre couple, Win (Boun Noppanut Guntachai) et Team (Prem Warut Chawalitrujiwong) dans une relation attirante, mais survolée. Cependant, elle sera explorée dans Between Us.
J'ai aimé la façon dont les personnages (Korn/Intouch et Pharm/Dean) étaient différents, mais similaires à la fois. Trente ans se sont écoulés depuis, les choses sont différentes, mais il y avait dans leur façon d'être des similitudes. Kao était exceptionnel, tandis que Earth s'est révélé touchant signant son meilleur rôle. Cependant, malgré l'affection pour ce couple, les baisers n'étaient pas flatteurs du tout. De l'autre côté, j'ai apprécié l'idée de nouveaux visages trente ans plus tard. Fluke et Pharm ont fait un excellent travail pour s'approprier leurs personnages sans perdre l'intensité instaurée par le passé.
Les thématiques abordées sont nombreux et loin d'être édulcorées. L'homophobie et le suicide étant les plus dures. Elles ne sont pas mal traitées, au contraire, c'est fait avec respect et mesure. D'autant plus que cela impacte les personnages du présent. De même quant au fait d'aborder l'amitié et le pardon (notamment familial). Cependant, la narration est parfois trop lente et fait traîner des scènes qui n'ont pas d'intérêt à l'être.
En bref, Until We Meet Again était mon premier drama thaïlandais. Une partie de moi se sentira toujours sacrément chanceuse pour ça, parce que malgré ses défauts, il n'y avait pas plus belle déclaration d'amour.
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J'adorerais les voir s'inviter à dîner pour une seconde saison...
Mal aimé et sévèrement critiqué, The Director Who Buys Me Dinner est pourtant une charmante romance du bureau avec une pointe de fantasy avec des scènes entraînantes et une jolie narration.Le couple possède un charme indéniable, bien qu'il puisse passer inaperçu dans les premiers épisodes. C'est une relation qui évolue au fil de l'intrigue, faisant également fleurir l'alchimie entre eux. Les interactions sont mignonnes et convaincantes, sans avoir besoin d'en ajouter davantage. Les baisers sont un intéressant reflet de l'évolution de leur relation (et alchimie). Le premier n'était pas terrible, le deuxième était plus intense, pour finir par le troisième qui était adorable.
Un autre attrait du couple, c'est leur harmonie visuelle. Park Young Woo possède des traits saillants qui lui donne cet air distant, presque froid, exactement comme le personnage de Min Yu Dam. De l'autre côté, Park Jeong Woo possède des traits plus en rondeurs lui donnant un air plus doux et chaleureux, ce qui colle parfaitement au personnage de Seol Dong Baek.
En revanche, le personnage de Denis (Jang You Sung) me laisser perplexe. Au départ, j'ai supposé qu'il pouvait être lié à leurs vies antérieures (je pensais qu'il était l'archer). Pourtant… Denis n'est qu'un élément perturbateur sans réel enjeu si ce n'est appuyer sur le bouton rouge. Peut-être que le webtoon développe davantage le personnage.
Le final est un retournement surprenant, car peu habituel. Aucun doute qu'il fait son petit effet.
<< SPOILER >>
La fin m'a rappelé celle de Kissable Lips (de la même réalisatrice). Elle sort des sentiers battus et brise le cycle des fins habituelles du genre avec une entourloupe grotesque pour une happy end. La fin est en accord avec l'intrigue. Quand on y réfléchit deux minutes, ça ne pouvait pas finir autrement. D'autant plus qu'une fin n'est pas nécessairement la fin de tout.
D'ailleurs, et contrairement à Kissable Lips, la fin de The Director Who Buys Me Dinner active le paramètre de l'espoir. Plus encore, les personnages se retrouvent. Sans les souvenirs de l'un, mais ils se retrouvent.
<< / SPOILER >>
Au fond, le réel défaut de ce drama, c'est d'être trop court. Cela dit, c'est le défaut d'une majorité de KBL. Des idées merveilleuses, mais des formats trop condensés pour exploiter tout le potentiel. Néanmoins, il reste un plaisir non discutable pour moi. Dans la même veine que A Breeze of Love qui, malgré son succès mitigé aussi, est l'un de mes KBL préférés.
En bref, bien qu'il soit trop court pour révéler tout son potentiel, The Director Who Buys Me Dinner dégage un charme unique avec des personnages attrayants et une jolie note d'espoir.
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Des thématiques fortes, en dépit d'une romance délaissée...
Combien de personnes sont soumises à une source de stress au travail ? À quel point la pression peut être forte ? Comment évoluer sereinement dans un environnement qui use jusqu'aux os ? Et surtout, quels sont les impacts sur la vie privée ? C'est ce qu'explore Perfect Propose.Il est facile de voir à quel point l’environnement professionnel dans lequel Hiro (Kaneko Shunya) est coincé est nocif au point d’en devenir étouffant. Il enchaîne les heures de bureau, tandis que son supérieur lui refourgue du boulot supplémentaire en permanence. Le matin, il peine à sortir du lit, tandis que le soir il s’empêche de dormir afin que le lendemain n’arrive pas trop vite. L’usure d’Hiro est palpable derrière son sourire de convenance.
Aux premiers abords, l'arrivée de Kai (Nomura Kouta) n'est pas une si bonne nouvelle pour Hiro. Après une scène fortement discutable (je ne comprends pas qu'en 2024, nous ayons encore ce genre de scènes), les choses vont trouver leur équilibre, tout en poussant Hiro dans ses retranchements. Si les thématiques abordées sont fortes, je regrette qu'une grande majorité ne soit qu'autour d'Hiro. Kai est un personnage à la passivité émotionnelle frappante qui pouvait créer un contraste intéressant.
La dynamique du duo est douce avec quelques touches mignonnes, et parfois audacieuses, bien qu'Hiro me semble parfois beaucoup trop égoïste. Comme le dit si bien l’expression, les opposés s’attirent. Leur relation progresse doucement avec quelques flash-back de leur amitié lorsqu’ils étaient enfants. Les flash-back ne sont pas utiles. Il aurait été intéressant de les sacrifier eux plutôt que la romance. D’ailleurs, on suit davantage les tourments d’Hiro, ceux de Kai restent secondaires. Pourtant, Kai m’a sincèrement touchée, ce serait-ce que par sa passivité émotionnelle. Il n’attend plus rien de personne, si ce n’est que Hiro reconnaisse l’aimer.
Tout au long de l'histoire, l'amour apparaît comme une potentielle réponse quant au soulagement qu'Hiro pourrait trouver dans sa vie. Pourtant, la romance n'a jamais eu le temps de se développer. Bien sûr, le duo est sympathique. On est sur une dynamique classique avec Kai en tant qu'audacieux, et Hiro tendu comme un arc. Ils arrivent à faire tourner l'ensemble, le problème est que la partie bureau prend trop de place et ne laisse plus rien à la romance. Perfect Propose est beaucoup trop court pour traiter chacun de ses sujets. Comme beaucoup de drames japonais, six épisodes d’à peine vingt à vingt-cinq minutes ne sont pas suffisants pour exploiter toutes les intrigues. Encore une fois, on oublie la romance au détriment du reste. Quelques baisers (aussi jolis qu’ils soient) ne suffisent pas. Cela dit, Horai Tadaaki nous plonge facilement dans une ambiance sombre, presque nerveuse.
C’est un drama qui résonne étrangement à mes oreilles parce qu’il me renvoie en plein visage mes propres tourments. Ceux d’une pression professionnelle étouffante, ainsi qu’une passivité émotionnelle afin de bloquer de potentielles blessures. Et c’est ce qui me fait l’apprécier. Certes avec un petit goût amer, mais de la façon la plus honnête possible.
Bref, Perfect Propose est un drama bien pensé qui aborde des thématiques importantes quant aux différents environnements de travail et la façon dont ils peuvent devenir nocifs et une source de stress importante. En revanche, cela est au détriment de la romance qui n’obtient pas suffisamment de place pour se développer et créer une étincelle.
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L'absolue déception...
Absolute Zero était l'une des productions que j'attendais le plus. Après une première tentative lors de sa sortie, je l'ai délaissé au quatrième épisode pour le recommencer quelques semaines plus tard. Peut-être avais-je été dans mon mauvais état d'esprit la première fois…Après des dramas comme Reborn Rich, I Feel You Linger in the Air, An Ancient Love Song et des séries occidentales telles que Dark ou Bodies, je reconnais avoir des attentes un peu plus élevées que la normale. Je ne cherche pas une quelconque perfection ultime, mais j'en espère une histoire bien ficelée. Une aventure semée de fausses routes et d'impasses excitantes. Mais surtout, une histoire dans laquelle on s'égare, mais où on ne se perd pas. Absolute Zero avait un bagage intéressant, ne serait-ce que par les teasers, mais en fin de compte, il s'avère être un pétard mouillé.
Les alternances entre le passé et le présent sont rapidement devenues compliquées. Pourquoi vouloir mélanger les deux temporalités de la sorte ? Parfois, nous étions dans les deux en même temps sans que cela n'apporte quoi que ce soit, jusqu'au moment où les rôles se sont inversés, et cette fois-ci, plus rien n'avait de sens… A trop vouloir brouiller les pistes, l'histoire s'est embourbée, tirant sur le corde pour rester au-dessus de l'eau, mais c'était trop tard…
L'intrigue était confuse. Tant pour le vieil homme qui n'a jamais obtenu le rôle qu'il méritait que par la direction du scénario qui n'a jamais été claire. J'ai eu l'impression de voir l'histoire tâtonner ici et là. Elle essayait plusieurs pistes, mais sans emprunter un chemin avec précision. Elle restait dans le vague, peut-être pour renforcer un sentiment mystérieux, mais encore une fois, c'était trop confus. Je me répète, mais je ne cherche pas la perfection, seulement un minimum de cohérence à laquelle m'accrocher. Et il n'y en avait pas ici.
Le casting est globalement bon. Tor Supakorn Wuttinansurasit en tant que Ongsa (adolescent) était incroyable. L’émotion de son personnage était palpable et plus d’une fois, je me suis surprise à ressentir une grande affection pour lui. De même pour Mix Wanut Sangtianprapai dans la peau de Suansoon (adolescent). C’est un personnage plus effacé (contrairement à la version adulte), mais convaincant et attachant. Toey Puwanat Ruengves dans le rôle de Ongsa (adulte) était agréable et dégageait une jolie douceur. En revanche, Teng Kanist Piyapaphakornkoon en Suansoon (adulte) ne convenait pas au rôle (pour moi). L’acteur ne s’est pas approprié son personnage et l’a même rendu apathique au possible. De plus, le fait d’être retourné dans le passé a modifié son personnage du présent qui est devenu encore moins crédible (avant de me taper sur les nerfs, mais ce n’est qu’un détail).
Pour finir, je n'ai pas eu l'impression de regarder un drame entre deux adolescents qui deviennent des adultes. J'ai vu une histoire entre un adolescent et un adulte. Ce n'était pas normal pour moi... Certes, je n'ai aucun problème avec les différences d'âges, au contraire ! Cela peut parfois apporter de nouvelles dynamiques et amener une touche séduisante. Cependant, lorsqu'il s'agit d'un adolescent et d'un adulte proche de la trentaine, la chanson n'est pas la même. Dix années peuvent être perçues différemment entre 17 ans et 27 ans, ou 27 ans et 37 ans. Pour moi, il n'y avait rien de sain dans le fait de voir Suansoon (adulte) créer un lien affectif avec Ongsa (adolescent). Il ne s'agit pas de conscience morale ou d'une différence culturelle, c'est une question de bon sens.
En bref, Absolute Zero avait toutes les idées pour devenir une aventure excitante et chargée d'émotions. Malheureusement, le drama s'est noyé dans son torrent de larmes, tandis qu'il s'est perdu dans son propre labyrinthe. Tel était sa destinée.
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Un thriller efficace
J'ignore si ce thriller est passé inaperçu sur Netflix, mais ce serait dommage de ne pas lui accorder de votre temps. Personnellement, j'ai aimé son ambiance sombre et sa photographie. Ces dernières années, l'Asie a su montrer un potentiel quant aux histoires sombres. Et Taïwan n'a pas à se cacher sur ce point.Tseng Ying Ting délivre un film rythmé et engageant. Une flic torturée par la perte de son mari qui se retrouve en charge d'une enquête étrange et violente. Parfois, il m'a rappelé The Chaser de Na Hong Jin (le travail de Na Hong Jin est une pépite, surtout si vous êtes amateurs du genre), mais sans pour autant être une copie ou autre. Au contraire, The Abandoned possède son propre scénario avec ses enjeux et sa course contre la montre qui se met rapidement en plus.
Les personnages apportent de l'émotion, tandis que les victimes mettent en lumière les problèmes sociétaux. Je regrette seulement le personnage de Xiang Jie Ru qui ne sert qu'au profit de Wu Jie.
En bref, un film efficace dans son genre.
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Lorsque Loi(s)/Charn et Attraction/Tinn s'attirent...
En ce moment, de nombreux BL thaï semblent se concentrer davantage sur l’intrigue que la romance. Laws of Attraction possède la même direction avec une intrigue qui mêle mystère, enquêtes, corruption et quête de vérité. Bien que l’histoire ne soit pas parfaite et possède quelques failles, l’enchaînement reste cohérent et l’écriture correct. Laws of Attraction trouve notamment tout son potentiel dans son duo principal.Je ne vais pas m'attarder des heures sur l'intrigue. Elle n'est pas parfaite. Il est aussi facile de remettre pas mal de points en question. Cela dit, c'est franchement honnête et correct sur le reste. Si les motivations de quelques personnages est discutable, que le méchant est une caricature sans surprise, l'ensemble fonctionne avec un bon rythme qui permet de ne jamais s'ennuyer. Cela dit, si l'intrigue fonctionne autant, c'est aussi grâce à ses personnages, notamment son duo principal.
Charn (Film Thanapat Kawila) est un avocat qui assume pleinement son statut. Véritable tête à claques aux sourires narquois, Film prend les traits de son personnage et nous l’offre sur un plateau d’argent. Parfois, il était hautain à souhait, alimentant le mépris envers lui, avant d'être déroutant lorsqu'il se montrait vulnérable. Si l’acteur est parfois dans un léger surjeu, le reste de sa performance accroche et donne envie d’en découvrir plus. Mention spéciale à son passé qui apporte vraiment du corps au personnage, bien que je me demande si l'homme n'est pas fait de titane.
De l’autre côté, Tinn (Jam Rachata Hampanont) est son opposé. Il vit noblement et est animé par un sens aigu de la justice avec un amour profond pour sa nièce. C'est un personnage touchant avec des épaules solides qui ne recule devant rien pour obtenir justice. Côtoyer Charn va le pousser à voir une partie du monde différemment, bien qu’il ne s’éloigne jamais de l’honnêteté qui a forgé l’homme qu’il est. Jam nous dévoile un personnage charismatique et fort d’émotions au regard de feu.
À aucun moment l’un éclipse l’autre, au contraire. Charn trouve son apogée dans la lumière et le regard des autres. Contrairement à Tinn qui préfère agir dans l’ombre et ne nourrit pas le besoin d’avoir des spectateurs. Pour cette raison, s'ils sont solides indépendamment l'un de l'autre, ensemble ils ont chacun un rôle bien précis qui est en adéquation avec leurs personnalités respectives.
Au sujet de la romance… Le jeu de séduction entre Tinn et Charn était très bon. Ma scène favorite reste celle de l'épisode 04 dans le club de Rose. C'est du flirt total, mais sans être concret, car ce n'est ni le lieu ni le moment. Mais clairement une excellente scène. La romance est jolie et agréable sans prendre le pas sur l'intrigue. Même si les dernières minutes de l'épisode final n'étaient pas nécessaire.
Pour parler rapidement de Thaenthai (See Parattakorn Kaiyanan) et Thee (Pearl Satjakorn Chalard). Thaenthai est un gamin pourri gâté qui ne connaît qu'une façon d'extérioriser sa colère : briser quelque chose (un objet ou une personne). Sa peur se ressent dans chacune des menaces qu'il prononce. Ce qui fait de lui une personne tristement pathétique, mais aussi tristement seul face à un père violent. J'ai commencé à avoir de sérieux doutes quant à la culpabilité de Thaenthai au milieu de l'épisode 03. Et bien qu'on puisse comprendre son état, il reste un personnage mal exploité (ce qui lui fait perdre tout l'intérêt à mes yeux). L'acteur était moyennement bon dans son rôle. Et non, mon gars, tu n'impressionnes personne en faisant les gros yeux. Thee (Pearl) est le garde du corps de Thaenthai. Il pourrait tout aussi bien être mannequin vu le soin apporté à son style tout au long du drama. Après quelques roustes, il est aussi frais qu'un nouveau-né. Même Rocky ne sort pas d'un ring tiré à quatre épingles, mais ok. Je ferme les yeux (non).
Leur relation était un peu étrange. On comprend dès le début qu'il y aura quelque chose. Mais on prend un virage à 180° d'un coup. De "je suis ton garde du corps, mais je me dois d'obéir aux ordres de ton père" on se conte fleurette. Leur relation existe et c'est tout. Je ne lui ai rien trouvé.
En réalité, le plus grand défaut de Laws of Attraction, c’est sa technique catastrophique. Les scènes de combats ne sont pas convaincantes avec un ajout de bruitage risible et des ralentis ridicules. Elles ne servent pas tellement l'histoire et permettent seulement aux personnages d'avoir l'air cool. Ils ont même rajouté un bruitage d'une braguette de jean... Les maquillages ne sont pas très bons, mais ils en deviennent aveuglants à partir du moment où personne ne s'est soucié des filtres. Le grain de peau devient inexistant et la peau devient si lumineuse qu'ils deviennent des poupées, tout simplement. C'était aussi mauvais qu'Enchanté sur ce point. Certains plans sont loupés avec des images floues ou brouillées. Pour finir avec des éclairages médiocres. Sur plusieurs scènes, c'est deux ambiances à cause des éclairages (lumière naturelle vs lumière artificielle). Quant aux incrustations de fond vert en voiture, je ne vais pas m'y attarder, seulement le mentionner.
En bref, je chipote pas mal sur la technique, mais j'ai franchement passé un bon moment sur Laws of Attraction. J'ai aimé le changement de décor. Si le drama manque de charme sur sa technique et ses décors, son scénario et ses personnages sont des bases solides.
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Côtoyer la mort et faire face à l’honnêteté humaine...
Lin Chun Yang s’intéresse tout particulièrement à l’Homme et arrive à nous engager, émotionnellement. De plus, le réalisateur ajoute des images d’archives, cela apporte une force supplémentaire. Au travers de son long-métrage, Lin Chun Yang capture l’honnêteté humaine et nous force a côtoyer un virus mortel de près. Personne n’est vraiment préparé a affronter la mort.Le cinéma asiatique sait comment mélanger les genres comme nul autre. Sur fond de thriller dramatique et frôlant l’horreur, la mise en scène renforce le sentiment d’étouffement, tant par l’ambiance que l’absence de fenêtres. Et lorsqu’on aperçoit l’extérieur, c’est un violent bain de lumière qui nous rappelle qu’entre les murs où nous sommes prisonniers, le temps est compté.
D’ailleurs, l’aile B (où les malades sont transférés) ne possède pas de fenêtres. Comme si l’espoir n’avait pas ou plus sa place. Lorsque les portes se referment, plus rien ne passe. Le temps semble suspendu. Il y avait du mouvement et soudain, il n’y a plus rien. Le lieu devient rapidement anxiogène, tant par son couloir que par la peur de An Tai He à chacune de ses respirations.
Ce sont les personnages qui portent le film et non l’inverse. Lin Xin Yan rappelle à ses consœurs et confrères les valeurs d’une telle profession. Zong Jin You (Hsueh Shih Ling) n’abandonne pas son travail d’investigation. L’égoïste Zheng Xia (Wang Po Chieh) est témoin de nombreux actes nobles ce qui le pousse à se remettre en question et a trouver sa redemption. An Tai He (Tseng Jing Hua) est sûrement le personnage le plus émouvant, lui qui représente une grande partie du personnel médical en temps de crise. Malgré la peur qui le ronge, il traite les patients atteint du SRAS comme les autres. Au point de sauver la vie du patient qu’on suppose être celui qui l’a contaminé. Malgré la couche de protection face au virus, Tseng Jing Hua transmet des émotions brutes à l’écran et donne une force unique à son personnage.
L’ensemble du casting offre des performances solides et franches. Ils représentent tous plusieurs facettes de l’Homme au travers des choix qu’ils doivent faire. Ils ont le choix, mais lequel feront-ils ? On ressent les peurs, les inquiétudes et le courage dont chacun se nourrit pour avancer.
Enfin, l’ambiguïté quant aux sorts de Zheng Xia et An Tai He. Le film s’achève alors qu’ils se regardent et la question se pose : se reverront-ils ?
C'était intelligent de mettre en lumière le milieu hospitalier, notamment après la pandémie du Covid 19. D'une certaine façon, l'approche de Eye of the Storm me fait penser à celle de The Days de Nishiura Masaki et Nakata Hideo. Ce n'est pas un film catastrophe, c'est la mise en lumière de l'Homme lorsqu'il doit faire des choix qui peuvent mettre sa vie en danger.
Bien que le film soit un peu trop court pour exploiter tout son potentiel, il parvient à nous toucher, émotionnellement. Si, en plus, vous êtes une personne empathique, il ne fera que vous immerger davantage.
Finalement, le film aurait mérité quelques longues minutes de plus afin de traiter chaque personnage à leur juste valeur. Quant à son autre défaut, c’est d’arriver après tous les autres et d’avoir malgré lui l’étiquette du film pandémique.
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Coup de cœur pour ce petit bijou unique...
Bien que j'ai tardé à le regarder, je ne pensais pas une seule seconde tomber sous son charme. Rares sont les projets qui ont un tel impact émotionnel sur moi, mais "Run On" y parvient sans difficulté.Tout comme "Do You Like Brahms?", il a fait palpiter mon cœur, me soufflant à quel point ce genre de petit bijou est toujours un moment unique lorsqu'on le découvre.
Qu'ai-je aimé ? Tout ! Des personnages magnifiques et travaillés, interprétés avec justesse par l'ensemble du casting. Mention spéciale pour Im Si Wan qui était tout simplement parfait dans son rôle. Tout comme Shin Se Kyung qui nous offre une interprétation différentes des personnages féminins habituels.
Les dialogues sont bons et poussent à nous questionner en retour tandis que l'histoire évolue tranquillement. D'ailleurs, on appréciera le fait que le scénario n'est pas pollué par une multitude de sous-intrigues inutiles ou futiles. Les différents thèmes abordés apportent un réel intérêt et ne font que renforcer la fraîcheur que le drama dégage dans sa globalité en lui offrant une saveur unique. Car c'est le mot clé pour moi. Il est unique !
Certains n'aimeront pas le considérant comme trop lent ou sans scénario particulier. Et c'est compréhensible ! Il existe des tas de dramas dont je ne comprends pas le succès, simplement parce qu'ils ne m'ont pas transporté, comme celui-ci. Mais comme "My Liberation Notes" que je regarde actuellement avec une passion aussi vibrante que pour "Run On", ce n'est pas un drama qui nous raconte une histoire précise. C'est une évolution constante, la construction de soi et de nos choix. C'est aussi un drama que je regarderais avec le même enthousiasme dans quelques mois (peut-être même quelques semaines).
En bref, un casting merveilleux et des personnages travaillés et soignés (preuve étant que c'est un point non négligeable), une belle photographie et une romance qui a fait s'emballer mon cœur par sa discrétion et sa sincérité. Je ne pouvais que tomber amoureuse de ce petit bijou.
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