La gomme du quiproquo...
Kieta Hatsukoi est la parfaite incarnation de ces histoires au pouvoir d'attraction inexplicable. Ce drama me donne l'impression de revenir aux sources du BL japonais : ceux aux scénarios simples et efficaces avec une brochette de personnages attachants. Pour finir avec une ambiance légère et positive, subtilement parsemée de cette poésie propre au Japon.Soucieux, adorable et maladroit, Aoki (Michieda Shunsuke) a l'art et la manière de mettre les pieds dans le plat. Derrière ses moues boudeuses et ses petits cris, le personnage manque un peu de profondeur. Toutefois, Michieda Shunsuke dépeint un lycéen attachant et amusant auquel, personnellement, je me suis attachée au fil des épisodes.
Charmant et de peu de mots, Ida (Meguro Ren) apparaît désintéressé, et pourtant c'est tout le contraire. Sa curiosité envers Aoki est magnifique à suivre. Il a pris le temps de se questionner et de réfléchir tout en prenant soin des sentiments d'Aoki. Néanmoins, le personnage manque légèrement de développement. Cependant, Meguro Ren livre une jolie interprétation. Un acteur à suivre, sans aucun doute.
Ensemble, ils forment un duo adorable. Fluide, naturel et mignon. Le côté solaire et rafraîchissant d'Aoki s'accorde parfaitement à celui plus réservé et intense d'Ida. Le couple trouve un beau point d'équilibre où l'un adore déverser ses pensées et l'autre préfère les préserver.
Derrière sa romance, Kieta Hatsukoi aborde aussi les inquiétudes et les doutes qui vont avec sa thématique principale. Les questions et les craintes d'une telle relation : notamment le regard de la société. Aimer quelqu'un, c'est magnifique ! Mais aimer une personne du même sexe, c'est (malheureusement) encore difficile.
En bref, malgré un final précipité, Kieta Hatsukoi est un JBL adorable. Porté par un casting adorable et une ravissante photographie, il est sûrement l'un des plus mignons de cette année.
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En fait, je t’aime bien…
Revenged Love est une histoire imparfaite, mais addictive. Elle a un air de webfic' des années 2010 mêlant le cliché, le kitsch, le théâtral et une panoplie de péripéties tirées par les cheveux. Pourtant, comme ces vieilles fictions, on y revient toujours pour lire la suite ou voir l'épisode suivant.La vengeance et l'amour ne font pas bon ménage. Encore moins quand on se retrouve pris à son propre piège. Les gars n'étaient pas prêts… J'ai adoré les manigances de Wu Suo Wei (Zi Yu) pour conquérir le cœur de Chi Cheng. Le type est sur un lit d'hôpital, mais il n'arrête pas de comploter, c'était amusant. Par ailleurs, j'ai trouvé le côté déluré de Chi Cheng (Tian Xu Ning) drôle et ringard à la fois (bien qu'il dépasse les limites plusieurs fois. La séduction était excitante, toujours amusante et divertissante. Leur romance a été entraînante alors qu'elle jonglait entre humour, chamailleries et tentative de vengeance.
Le couple secondaire avait du potentiel. Jiang Xiao Shuai (Liu Xuan Cheng) est un médecin qui tient une petite clinique. Il se retrouve « gentiment » harcelé par Guo Cheng Yu (Zhan Xuan). C'est aussi une relation d'ennemis à amants. Moins intense, leur romance a connu quelques crépitements, mais les étincelles étaient discrètes.
La plupart des antagonistes étaient caricaturaux et superficiels, mais dans un drame comme celui-ci, ça fonctionne. En revanche, si tout le monde applaudit la performance de Liu Jun (en tant que Wang Shuo), personnellement, c'est bien le seul que j'ai trouvé mauvais. Cela contraste avec Legend of the Female General où il s'en sort bien.
Certaines intrigues étaient inutiles. Elles rallongeant inutilement l'ihistoire ou elles comblaient des vides. Les problèmes faisaient monter la pression, mais sur la fin, la série s'est perdue avant de se relancer sur son dernier épisode. À côté de cela, le doublage était médiocre, la musique confuse et le montage parfois chaotique. Cependant, malgré les soucis rencontrés en cours de route, la production a fait un bon travail.
En bref, Revenged Love connaît des défauts et traîne plus que de raison. Cependant, c'est un BL divertissant et amusant avec un quatuor sympathique aux dynamiques fortes.
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Faites une prière avant de dormir…
Goddess Bless You from Death explore les croyances anciennes et les rituels alimentés par la cupidité humaine dans un drame horrifique solide à l'atmosphère efficace, malgré quelques faiblesses.Inspecteur de police, Singha (Pavel Naret Promphaopun) se retrouve en charge d'une enquête sur une série de meurtres étranges. Convaincant, Pavel endosse parfaitement le rôle avec un mélange exquis de muscles et de sourires en coin.
Capable de voir les fantômes, Thup (Pooh Krittin Kitjaruwannakul) se démène pour aider à la résolution de l'enquête grâce à ses connaissances d'anciennes croyances et rituels. Bien qu'il conserve quelques expressions faciales étranges, le jeu de Pooh s'est considérablement amélioré depuis la première saison de Pit Babe. De plus, ses iris de couleurs différentes rendaient bien sur lui.
Le rythme entraînant donne vie à une intrigue fluide. Ce n'est pas une enquête complexe et épuisante qui malmène douloureusement les personnages. Toutefois, son mérite est dans sa cohérence et sa narration qui apportent suffisamment de profondeur pour tout de même les secouer. De plus, le spectateur y participe, avançant au même rythme. Côté romance, elle est discrète, agrémentée de scènes intimes suggérées comme un doux accompagnement, et c'est amplement suffisant. Le baiser au poste de police ? Je l'ai adoré. À vrai dire, la romance reste une thématique secondaire.
L'aspect horrifique est superbe, visuellement percutant et parfois repoussant. Seuls les deux derniers épisodes viennent ternir légèrement l'ensemble (l'un est brouillon, l'autre perd de son charme esthétique). La bande son est entraînante, particulièrement dans les scènes de tension.
En bref, malgré quelques faiblesses, Goddess Bless You from Death est un BL horrifique qui tient ses promesses grâce à une atmosphère prenante, une enquête entraînante et une esthétique percutante.
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Les tritons ne chantent pas...
Si les tritons se baignent pour éliminer les toxines, n'est-il pas possible de purger Phu en même temps ?Le couple principal m'a ennuyé. Phu n'est pas du tout sympathique et a plutôt l'air d'un lourdaud. Je rêvais de lui faire ravaler son sourire. Nawa est naïf et dépourvu de toutes opinions (mec, secoue tes écailles un peu, tu veux ?). J'étais bien plus captivée par le couple secondaire ! L'arc romantique entre Phana et Ping m'a vraiment accroché. Ils dégageaient également une complicité et un côté tout simplement mignon (saupoudré de magnifiques baisers). En revanche, le soudain conflit familial de Ping manque de développement, ce qui donne l'impression de n'être qu'un ajout de drame supplémentaire.
Les chasseurs de tritons était une intrigue solide, mais seulement distillée à quelques endroits pour faire monter la pression. Les deux derniers épisodes sont bâclés. Malgré tout, Rungradit Rungamonwanit a fait de l'excellent travail sur le plan visuel. Le paysage est beau, le bruit des vagues agréable. Les tritons sont magnifiques, et les plans sous l'eau sont réussis, on y croit.
En bref, Lover Merman est un drame moyen, mais possède une belle photographie et des effets de qualité. En revanche, elle loupe son action du début à la fin.
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La vengeance d’une femme trahie...
The Double met les femmes à l'honneur dans un drame alimenté par la vengeance et la justice. Malgré un début entraînant, le milieu perd en rythme pour se terminer sur un final sans enjeux autres que dramatiques.Dès le premier épisode, tout nous pousse à sympathiser avec Xue Fang Fei (Wu Jin Yan). On dit souvent que se mettre entre une femme et sa vengeance est une mauvaise idée, car elles sont rusées. Xue Fang Fei le démontre plus d'une fois. Audacieuse, elle n'entre jamais dans la provocation gratuite ou la grossièreté. Elle reste élégante et humble. Parfois théâtrale, mais le drame s'en amuse, justement.
Les hommes de ce drame n'avaient aucune chance face au Duc Su (Wang Xing Yue). D'une beauté cruelle, c'est un homme confiant, calme et stratège qui manie l'éventail avec finesse. Souvent vêtu de rouge, cela renforce son aura dangereuse, ainsi que la douleur de son passé auquel il cherche justice. Cependant, bien qu'il soit un personnage principal, il reste effacé, devenant même secondaire dans la plupart des intrigues.
La princesse Wan Ning (Li Meng) est une dominatrice égoïste qui jouit sans pudeur de son pouvoir pour faire plier les genoux de Shen Yu Rong. Une obsession qu'elle nourrit depuis longtemps. Peu importe qu'il soit marié, elle le veut et elle est prête à tout pour l'avoir. Quant à Shen Yu Rong (Liang Yong Qi), c'est un homme honnête qui refuse de bafouer son travail et trahir l'Empereur. Pourtant, le pauvre homme a abandonné la seule personne qui ne voulait pas l'utiliser. Il n'est qu'un pantin dont on tire les ficelles sans vergogne. Si cela n'excuse en rien ses actes, c'est bien le seul personnage intelligemment mis en scène qui ne sert pas seulement de catalyseur.
En revanche, en raison de la multitude de sous-intrigues, on s'éloigne régulièrement de la quête principale : la vengeance. Les nombreux chemins empruntés s'avèrent parfois inutiles (avec 40 épisodes au compteur, ça devient vite long). Le milieu de l'histoire ne sert qu'à flatter Xue Fang Fei, n'étant finalement que trop long et inutile, car oublié sitôt résolu. De plus, la majorité des morts s'accumulent sans susciter de réactions (sauf quelques-unes).
En bref, The Double s'intéresse à l'oppression des femmes et aux abus dont elles sont victimes, sans espoir de justice. Toutefois, cela ne devient jamais un discours interminable. Au contraire, c'est tout en subtilité avec des personnages forts aux motivations diverses, le tout avec une jolie mise en scène.
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Un des meilleurs films de zombies de ces dernières années...
Peu importe le nombre de fois où je revois ce film, il reste l'un de mes grands favoris. Sans révolutionner le film de zombies, Train to Busan est pourtant un nouveau souffle pour le genre. Yeon Sang Ho livre un film dynamique avec un parfait équilibre entre le poutrage de zombies, l'horreur, le drame et la critique sociale dans un huis clos angoissant.J'ai conscience du ras-le-bol général avec le genre zombiesque. Pour ma part, j'ai toujours aimé ces créatures, peu importe le support. Je ne m'en suis jamais lassé, et reste curieuse de découvrir chacun d'eux.
Yeon Sang Ho est un réalisateur qui dénonce au travers d'œuvres fortes. Pour son premier film, il oppose différentes classes sociales. Sans pour autant sur-analyser le film de long et en large, on y voit l'isolement d'un SDF, l'ignorance d'une femme malade ou encore le stéréotype entre les hommes d'affaires et quelques adolescents.
Le film offre des scènes haletantes où l'individualisme de chacun coûte cher. Le scénario est simple, mais solide avec des zombies visuellement répugnant, mais ô combien exquis à l'écran. Jonglant continuellement entre le film apocalyptique et horrifique, Train to Busan ne néglige pas pour autant quelques répliques bien placées avec l'humour type d'une production sud-coréenne. L'action est entraînante ainsi qu'un poutrage jubilatoire.
En bref, Train to Busan est un film de zombies redoutable qui offre un voyage efficace, en temps et en heure.
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Anthologie horrifique réussie !
J’attendais avec beaucoup d’intérêt cette anthologie qui jongle entre horreur et épouvante. Certes, ce n’est pas effrayant dans le sens littéral du terme. Sauf si vous n’êtes pas familier de l’horreur. En revanche, la mise en scène des épisodes s’amuse afin de créer des ambiances immersives et sombres et souvent horrifiques.Les histoires abordent une multitude de thématiques : le déni, la convoitise, la solitude, les fantômes, les secrets ou encore les rituels ancestraux. Ce sont des histoires qui se mêlent aux nombreuses croyances thaïlandaises. En effet, il est difficile d’ignorer la richesse des croyances et légendes, ainsi que la culture, au sens large, de l’Asie. Ces dernières années, l’Asie s’est illustrée plus d’une fois (et à raison) par sa maîtrise de l’horreur. C’est plaisant de voir la Thaïlande s’en emparer dans cette anthologie, ou avec des drames comme Dead Friend Forever qui reprenait les codes du slasher.
C’est agréable à regarder, et surtout assez rapide avec des épisodes d’une moyenne de quarante minutes. Les histoires vont à l’essentiel avec le minimum d’acteurs et actrices qui étaient tous excellents dans leurs rôles. Pour ma part, mes épisodes préférés sont le troisième (Ode to my Family) et le quatrième (The Vow). J’aime les histoires de fantômes (EP.3), ainsi que les récits d’amants maudits (EP.4).
En bref, la Thaïlande met en scène des histoires aux diverses thématiques dans des ambiances lugubres qui fonctionnent. Le tout avec une mise en scène efficace, tandis que chaque récit est porté par une distribution solide jusqu’au bout.
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Un drame revanchard qui s'assume...
Voilà un drame de revanche qui va jusqu'au bout des choses sans prendre la route du pardon. Plutôt que de montrer patte blanche (comme ce serait habituellement le cas), Perfect Marriage Revenge garde sa cape vengeresse jusqu'à son dernier épisode.Dans un drame comme celui-ci, j'attends toujours le moment où le karma viendra faire son travail. Tout au long de l'histoire, on me fait ressentir des émotions négatives envers les antagonistes au point que je n'attends qu'une chose, une punition. Et c'est toujours incroyable lorsque ça arrive.
La mère (Lee Jung Hye) et la fille (Han Yoo Ra) sont des purges qu'on déteste, qu'on méprise et qu'on imagine plus d'une fois dans un broyeur. Elles sont méchantes et cruelles dans le seul but de pourrir la vie de Han Yi Joo et d'être supérieures à tout et tout le monde. Leur chute est aussi exquise qu'un nounours en guimauve (et j'aime vraiment les nounours en guimauve). Si elles sont assez caricaturales (tout comme une majorité des personnages), cela n'enlève en rien la haine qu'on alimente envers elles, ni le plaisir quant à leur destin. Le seul envers lequel j'ai eu un élan de sympathique à un moment donné n'est autre que Yoo Se Hyeok. Le type est juste amoureux de la mauvaise personne. Si cela n'enlève en rien ses agissements à l'encontre de Han Yi Joo, c'est bien le seul que je peux voir comme victime de manipulation affective.
Le couple est très agréable à suivre. Leur évolution semble un peu rapide, mais le rythme permet de rendre l'ensemble entraînant. D'ailleurs, le rythme est bon sur toute la durée du drama. Il se passe toujours quelque chose au point qu'on a pas le temps de s'ennuyer. Bien sûr, certains éléments ne sont pas nouveaux, cela dit l'ensemble fonctionne par son rythme, son ambiance et ses acteurs/actrices qui sont tous très bons.
En bref, un drame de vengeance et quelques griffures ici et là. Si certains points sont sans surprises et avec des personnages un peu stéréotypés, il n'en est pas moins un drame plaisant avec cette pointe de satisfaction quant à sa ligne vengeresse qui s'assume jusqu'à son final.
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À la fois brut et intense sur fond de camaraderie...
Deux boxeurs qui deviennent amis et vont lutter contre un usurier sans pitié. À la fois émouvant et entraînant sur fond de pandémie.L'intrigue est en pleine pandémie. Rues désertes, port du masque obligatoire (ce qui ne gêne en rien la performance des acteurs) et bien sûr la détresse humaine et la chute financière d'une grande majorité des commerces - dont cafés et restaurants.
Le drama débute en plein combat de boxe au public absent. C'est de cette façon que Gun Woo (Woo Do Hwan) et Woo Jin (Lee Sang Yi) se rencontrent. Rapidement, ils se découvrent des points communs autre que la boxe et deviennent amis ponctué de pas mal d'humour. Et c'est un point fort, l'humour. Derrière la cruauté de l'usurier détestable mais parfait en la peau de Park Sung Woong, le duo offre de belles scènes gentilles et amusantes. D'ailleurs, les physiques de Woo Do Hwan et Lee Sang Yi sont spectaculaires (ce n'est qu'un détail, mais je voulais le préciser ahah).
J'ai lu plusieurs critiques qui disaient que Bloodhounds aurait pu être un drama exceptionnel. J'ignore ce qu'elles voulaient dire parce qu'il est excellent sur ce qu'il promet : deux amis qui décident de se venger d'un usurier qui vise exclusivement les plus pauvres et dans le besoin. Il apporte aussi de sacrés scènes de combats qui sont un pur plaisir visuel, car en plus d'être lisibles, elles sont joliment chorégraphiées.
À savoir qu'on fait disparaître en cours de route l'actrice Kim Sae Ron. En pleine controverse (ivresse au volant), Kim Joo Hwan a décidé de la retirer le plus respectueusement possible pour les personnes ayant travaillé sur le projet. Ce qui explique l'entrée de Oh Da Min en tant que petite fille de Oh In Muk. Malgré ce détail, le drama en souffre que très légèrement (à moins de faire une fixation dessus).
En bref, Bloodhounds donne ce qu'il promettait avec un duo brillant aux scènes de combat parfaites et dynamiques ainsi qu'une image propre et une musique discrète, mais efficace.
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La pression monte dans cet hybride anxiogène...
The Days est un hybride jonglant entre le drame et le documentaire. Relatant l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi survenu le 11 mars 2011 au Japon, il livre avec précision les événements et le combat d’hommes et de femmes pour sauver une nation entière.Si vous êtes en quête d'un scénario catastrophe et dynamique avec une narration mettant en avant des personnages développés, The Days n'est pas pour vous. On s'éloigne complètement des productions du genre pour s'approcher de la réalité. C'est un drame de six épisodes qui tire également quelques inspirations des documentaires, le tout basé sur le livre/témoignage de Masao Yoshida, le directeur de la centrale au moment de l'accident. Un témoignage précieux qui nous ait relaté avec ses mots. Et Mr. Masao avait des mots puissants, forts et beaux.
L’atmosphère pesante nous immerge et nous donne la sensation de ne plus avoir de souffle. Côté narration, sa lenteur est volontaire et permet d'apporter une force terrible. Or, ce n'est pas entièrement maîtrisée, car de temps à autre, c'est un chouïa trop long. Sans donner l'impression de voir un documentaire, le drama arrive à nous informer de chaque minute après que le tsunami ait frappé la centrale. Le petit plus, la narration est parfois ponctuée de certaines interventions de Masao Yoshida qui apporte que plus de concret et de réalité. Et c'est le point le plus important. C'est réel !
L’ambiance sonore renforce le sentiment d’étouffement et de terreur au fil des minutes. The Days arrive à tirer des larmes de frustration et de colère avec une émotion unique. La tension crépite sans cesse dans l'attente d'une nouvelle secousse, d'un nouveau tsunami ou pire, une explosion des réacteurs. Il fait remonter des souvenirs. Je me revois devant la télé à suivre l'avancement de la situation me demandant comment il était possible de faire face à une telle catastrophe qu'on pensait ne plus voir. Bien que je n'ai pas connu celle de Tchernobyl, les séquelles sont encore palpables aujourd'hui.
Les acteurs sont tous bons. Je ne vais pas m'y attarder, mais chacun représente un ensemble de personnes qui étaient là. Ces personnes qui ont lutté de toutes leurs forces pour empêcher le pire. Des hommes et des femmes qui ont sacrifiés leur vie pour préserver celles des autres.
Quoiqu'il en soit, si vous attendez de The Days un scénario catastrophe ce n'est pas le cas. En revanche, si vous êtes curieux de découvrir les faits, n'hésitez pas.
Une tension poignante pour une réalité terrifiante.
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Petit coup de cœur pour le BL scolaire le plus mature de GMMTV !
My School President est une agréable surprise. De son scénario à sa galerie de personnages, voici peut-être le bon candidat pour une réconciliation avec les BL scolaires de GMMTV.L'un des plus grands atouts de ce drama réside dans ses personnages qui n'ont jamais essayé d'être ce qu'ils ne sont pas. Ils ne se comportent pas de façon immature ou gênante et ne se prennent pas pour des adultes, alors qu'ils ne sont que des lycéens. Les personnages évoluent doucement les uns avec les autres. Ils tissent des liens forts qui respirent l'amitié, la camaraderie, l'entraide et bien sûr l'amour.
Gun (Fourth Nattawat Jirochtikul) et Tinn (Gemini Norawit Titicharoenrak) forment un couple à l'alchimie taquine, affectueuse et vivante. Ce n'est pas brûlant ou passionné, mais adorablement mignon et ridiculement craquant. C'est un couple qui réchauffe les cœurs. Le couple secondaire connaît aussi son petit développement. D'ennemis à amants, c'est une intrigue légère à suivre.
La simplicité du scénario use de quelques touches dramatiques tout en restant mesuré. Aujourd'hui, il est difficile de ne pas cocher toutes les cases des clichés, des stéréotypes ou même des baisers accidentels dans un BL. À la place, My School President coche seulement les cases ayant une utilité.
De jour comme de nuit, la photographie est superbe avec un montage fluide. Seul bémol, les bruitages, dont certaines scènes en abusent un peu.
En bref, My School President peut rappeler 2gether, mais avec une meilleure dynamique, un rythme plus entraînant et des personnages réellement attachants. Petit coup de cœur pour ces gars-là.
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Love to Hate ALL Men!
Love to Hate You accuse les hommes de tous les maux, les faisant passer pour des incapables sans savoir-vivre ni respect. Une bien triste représentation dans un drama qui tente de prôner la réussite et l'indépendance des femmes.Les personnages sont intéressants pour la plupart, en particulier la FL. C'est une femme antipathique, insupportable et hypocrite qui se prétend être mature et honnête. Ma chère, vous n'avez rien de tout cela. Pire encore, en tant qu'avocate, elle provoque volontairement la chute d'un homme parce qu'elle a entendu une phrase à la dérobée. C'est vrai que le contexte est surfait de nos jours. Cependant, se considérant comme la personne la plus intelligente de ce drame et pouvant sentir les mauvaises personnes (autrement dit : tous les hommes) à la ronde, elle peut parfaitement comprendre ce que ML voulait dire, pas besoin du fameux contexte…
Love to Hate You place son intrigue dans un monde où les hommes sont des merdes et les femmes des personnes formidables. Si l'histoire avait été parodique, aucun doute que cela aurait été hilarant. L'humour ou l'absurde sont des moteurs intéressants pour dénoncer. Pourtant, il se prend au sérieux et les problèmes s'entassent dès le premier épisode. Pour en élever un, on écrase l'autre. Vraiment ? En 2023, on en est encore là ?
C'est vrai, la femme n'a jamais été l'égale de l'homme, et c'est révoltant. Pourtant, a-t-on besoin de ce genre d'histoire avec de tels personnages ? En aucun cas cela ne défend la cause, au contraire ! J'adore les drames aux femmes fortes (et pas seulement parce que je suis une femme). Les voir rendre la monnaie de leur pièces aux ML ? Un délice. Déjouer les manigances de la belle-mère ou de la fausse meilleure amie avec subtilités et débrouillardises ? Incroyable. Et le faire en étant sincèrement humble ? Une reine. Oui, j'adore ces femmes-là. Dignes et défenseuses de la cause féminine. Mais des femmes comme Yeo Mi Ran ? Non !
Voir des dramas où les femmes entassent et humilient les hommes et où ces derniers deviennent les responsables de tous les malheurs du monde, c'est non.
La société doit évoluer. Cela dit, elle est supposée le faire d'une main unie et non au détriment d'autrui.
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Intrigue en fuite dans l’ère Joseon...
Pour moi, Idol Romance est aux dramas BL coréens ce que GMMTV est aux BL scolaires thaïlandais : sans surprises malgré de bonnes idées. Généralement, on sait à quoi s'attendre, il est donc facile de ne pas trop élever ses attentes. Et pourtant, ils arrivent quand même à être décevants...Tinted with You avait un fort potentiel, mais se révèle extrêmement simple dans son intrigue et ses personnages. Je n'ai rien contre les histoires faciles, au contraire. Cela dit, le scénario n'a jamais essayé de faire plus, donnant lieu à des scènes qui se suivent avec des personnages fades, et parfois trop gênés pour jouer correctement. Avec en plus des scènes qui se répètent. Les décors sont minimes, les costumes sont corrects et c'est tout.
Est-il le pire KBL ? Non. Cependant, il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est un bruit de fond d'une petite heure.
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Royalement décevant...
Les décors, la photographie et les costumes sont de qualité, quant au reste… La plupart des intrigues (même romantiques) sont reléguées au second plan, sauf si elles servent le couple principal. L'univers pouvait se montrer innovant, mais l'histoire s'est dégradée au fil des épisodes.Personne ne peut oublier que Khanin (NuNew Chawarin Perdpiriyawong) et Charan (Zee Pruk Panich) sont les personnages principaux. Si cela doit arriver, le scénario les replacera au centre de l'intrigue, peu importe si les autres personnages possèdent davantage de potentiel… Pour moi, leur duo illustre parfaitement le problème que peut devenir un pairing au bout d'un moment. Le culte autour d'eux a atteint un tel niveau qu'il ne laisse plus aucune surprise sur les personnages qu'ils incarnent. Le premier sera le mignon au sourire niais, le second sera le preux chevalier en armure. Il ne s'agit plus d'un duo d'acteurs, mais d'une paire fictive. Au bout d'un moment, c'était comme regarder Cutie Pie dans un contexte royal. En fin de compte, les deux acteurs stagnent dans leur jeu, donnant presque l'impression de ne pas savoir jouer autre chose.
Le deuxième couple, Ramil (Jimmy Karn Kritsanaphan) et Paytai (Ohm Thanakrit Chiamchunya), possédait une idée de base intéressante (cela l'est davantage compte tenu que ces pratiques sont peu (voir pas) explorées sur grand ou petit écran). La production a-t-elle fait quelque chose de valable ? Non ! Aucun charme ne se dégage de ce couple, encore moins de leur histoire qui connaît un fil conducteur médiocre. Apparemment, le roman et l'adaptation sont très différents, c'est dommage de voir un tel gâchis. Si Jimmy et Ohm savent jouer, il paraît évident qu'ici, ils ont été mal écrits et dirigés.
Pour finir avec le troisième couple, Calvin (Net Siraphop Manithikhun) et Jay (JJ Radchapon Phornpinit). Leur arc est si faible que si le scénario avait mis encore moins de bonne volonté, ils ne seraient pas là. Le manque de soin dans leur histoire en devient une insulte pour les acteurs et les spectateurs. Alors qu'en réalité, ce couple pouvait prendre le dessus sur absolument tout le monde en termes d'intrigue. L'identité cachée de Calvin était du pain béni. Et pourtant, le scénario n'a fait aucun effort. The Next Prince ne fait ni honneur ni justice à ce duo. J'étais désolée et contrariée pour eux chaque semaine.
Comment un univers si riche peut livrer un scénario si creux ? La royauté fait rêver. Elle représente un monde de beauté, d'élégance et de raffinement. Et pourtant… Les décors sont de bonne facture, ainsi que les costumes, mais derrière tout ça ? Rien. Malgré l'intérêt de la première partie, le reste s'effondre après quelques épisodes. L'histoire ne devient qu'un bruit de fond entre petites manigances politiques, ridicule révolte des classes sociales, tentatives d'amours interdits (mais pas trop non plus) et d'un couple principal ennuyeux.
En fin de compte, je n'attendais que de voir Net, JJ et Kris jouant de l'avance rapide le reste du temps. Et même sur ce point, je ne suis pas satisfaite. Miser sur les visuels et le couple principal, c'est sacrément audacieux et présomptueux. Cela faisait un moment qu'un drama ne m'avait pas autant contrarié. Est-il complètement mauvais ? Non. Vaut-il votre temps ? À moins d'être un fervent fan du pairing principal, non.
Oh, et les deux dernières scènes sont probablement les pires choix à faire, mais ils l'ont fait !
En bref, The Next Prince n'est qu'un pétard mouillé avec une couronne qui ne sert qu'à mettre en scène les favoris de Mandee, reléguant les autres personnages au rang de faire-valoir dans une histoire sans grand intérêt, malgré son potentiel d'origine.
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Un été et des litchis fraîchement cueillis…
L'été, ça passe toujours trop vite, même sous une chaleur écrasante. C'est une période qui nous laisse l'impression de ne jamais avoir terminé la liste de choses à faire (encore faut-il qu'elle existe). Traîner au bord de la piscine, se promener en vélo, déguster de délicieux fruits frais à toute heure, râler contre les coups de soleil, partager de longues conversations au couché du soleil ou encore se murmurer des secrets tard dans la nuit.Et puis, il y a cet été… Celui qui a l'air de ressembler à tous les autres, mais qui amène avec lui une nouvelle aventure, l'amour. Cet été-là, il est magnifique avec qu'il balance entre la douceur et l'amertume du litchi. Une rencontre, une amitié, une complicité. Des sentiments qui naissent, mais vivront-ils au-delà d'un été ? Les acteurs sont bons, notamment le couple principal qui se découvre au rythme des journées, se rapprochent et s'épanouissent. Xiao Zhi et Chen Li deviennent le point de gravité de l'autre avec une certaine innocence, un désir d'exploration et de curiosité.
La photographie est intimiste et ravissante. C'est franc et brut, plein de caractère et d'une infime douceur. En revanche, les sous-titres sont trop petits. Tout comme la police d'écriture principale. Je peux comprendre ces choix sur le plan esthétique, mais en pratique, ça ne convient pas (une erreur mineure, malgré tout).
En bref, si vous aimez les drames à petit budget, mais réalisés avec toutes les bonnes intentions du monde et d'un œil qui se veut au plus proche, alors il ne fait aucun doute que Secrets Happened on the Litchi Island sera capable de secouer votre cœur.
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