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Une première partie dynamique et entraînante...
Cette première partie n'est pas loin du petit coup de coeur. À savoir que je n'ai pas lu le webtoon (qui semble être différent sur pas mal de points), de ce fait mon avis ne concerne que le drama.Bien que la première partie ne soit que de six épisodes, le drama trouve son rythme et donne assez de matière et d'espace à tous les personnages (qui sont nombreux). On évolue avec eux. On s'attache à l'un, on déteste l'autre... Tous les profils y sont et la production a fait en sorte que tout fonctionne. Le casse-cou, la pleurnicheuse (bien gonflante celle-là), les têtes brûlées, les maladroits qui sont plus dangereux que les créatures, les leaders ou encore ceux qui hésitent et suivent finalement le mouvement etc.
Alors évidemment, inutile de vouloir prendre ce drama au pied de la lettre. Il possède beaucoup d'aspects irréalistes avec pour unique but, celui de divertir et il y arrive parfaitement. Entre comédie et scènes d'action, chaque fin d'épisode nous pousse vers le suivant, si bien qu'il est difficile de s'arrêter en cours de route. Certains moments sont glauques et ça mérite d'être mentionné pour celles et ceux qui sont sensibles sur ce point.
Les CGI sont spectaculaires. C'est rare qu'un drama donne autant sur ce point, et pourtant on ne pourra nier sa réussite ici. Les créatures sont importantes et elles sont respectées jusque dans leur création, traitement et mouvement. Elles en deviennent effrayantes et fascinantes avec des couleurs uniques et des bruits glaçants.
S'il y a bien une chose à retenir c'est leur esthétique. En revanche, Duty After School ne traite pas vraiment leur présence. Elles sont là, stagnent pendant des mois et attaquent soudainement la Terre. Fin de l'histoire. Si elles sont une menaces bien réelle pour la première partie, on en découvre peu à leur sujet et lorsque c'est le cas, c'est écarté.
En bref, si vous aimez le genre dystopique avec en plus des créatures extraterrestres, vous allez sûrement vous y perdre avec délice.
Si la partie 02 n'avait pas tout ruiné, aucun doute que Duty After School aurait été un des meilleurs dramas de 2023.
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Drame familial, comédie et thriller...
The Good Bad Mother est sincère dans son traitement et fort dans son émotion sous couvert de sa comédie et son sérieux parfois déroutant.Le cochon prend une grande place dans l'intrigue sur le plan social. On le retrouve sous la forme d'une métaphore, mais aussi d'une énième façon de nous rappeler que nous, êtres humains, avons beaucoup a apprendre des animaux même ceux qui semblent en apparence être les plus sales.
Ra Mi Ran et Lee Do Hyun offrent une performance mémorable et entière dans leurs rôles respectifs.
Ra Mi Ran représente la mère sévère qui passe facilement pour la méchante et mauvaise mère. Lee Do Hyun est un acteur doué qui ne cesse de surprendre. Il prend son rôle avec aisance, du procureur froid à l'adulte retrouvant une âme d'enfant.
L'ensemble du casting est excellent. Si vous êtes habitués aux dramas de ce genre (campagne et petit village), leurs mentalités et comportements ne vous surprendront pas, cela dit ils sont tous très bons. Kim Won Hae est un habitué des rôles secondaires, mais peu importe qui il incarne, il me fait toujours rire au possible.
L'intrigue est intéressante à suivre, car elle n'est pas "trop", mais "assez". Contrairement à d'autres productions qui vont abuser des surprises ou retournements de situations, The Good Bad Mother reste honnête jusqu'au bout et lui donne ce subtile goût de satisfaction.
La romance est mignonne et n'a pas besoin de prendre trop de morceaux dans l'intrigue, elle se suffit - de plus les connecteurs sont bien amenés. On se concentre franchement sur la relation mère/fils. De sa création à son évolution jusqu'à ses prises de conscience et changements.
En bref, c'est un bon drama qui possède une jolie dynamique, de belles scènes et une relation familiale forte avec un casting brillant.
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Quand la beauté physique se confronte à la beauté du cœur...
Si vous êtes dans un mauvais état d'esprit, moralement fragile ou ultra-sensible, Shadow Beauty n'est pas pour vous. Ce n'est pas un drame qu'on regarde pour se détendre et se changer les idées. Sa cruauté morale pourrait en affecter plus d'un.Le drame pointe deux sujets qui ont une place importante aujourd'hui. Tout d'abord, le harcèlement scolaire. Ces dernières années, de plus en plus de victimes osent sortir de l'ombre et témoigner. Une injure, une bousculade et même l'irréparable. C'est un phénomène tristement courant en Asie. Si vous suivez un peu l'actualité ou même l'industrie du divertissement au sens large, alors vous n'ignorez probablement pas que plusieurs personnalités étaient victimes ou bourreaux. Contrairement à une majorité des drames traitant du sujet, Shadow Beauty ne fait pas qu'effleurer la surface. Les choses sont montrées de façon choquante et cruelle, tandis que personne ne bouge, renforçant un peu plus la « normalisation » de ce phénomène.
Le second point, c'est la culture de la beauté. Lorsqu'on pense à la Corée du Sud (et même, l'Asie en général), on y voit des personnes aux apparences parfaites. Je regarde des dramas depuis des années, il est évident que la beauté est devenue une obsession. Les maquillages parfaits, les peaux si lisses qu'elles n'ont plus rien de naturelles, les physiques toujours plus minces (et même maigres). Qui a décrété que cette personne était belle, mais que celle-ci ne l'était pas ? Qui a décidé que « ceci » était la norme en beauté ? Sur les réseaux sociaux, Ae Jin devient Genie. Une personne tellement différente, qu'en réalité elle n'existe physiquement pas. Elle devient populaire, parce qu'elle est socialement belle pour la société. Cela remet également en question la vérité des réseaux sociaux et la façon dont il est facile de manipuler l'image affichée.
Le casting est excellent. Shim Dal Gi dépeint un personnage touchant dans un monde qui la déteste pour la simple raison qu'elle n'est pas un canon de beauté. Choi Bo Min est intéressant, bien que je n'ai pas capté toutes les subtilités de son personnage. Quant à Hong Seok, il reste discret, mais confirme son style pour le drame. Certaines zones de l'histoire sont brouillonnes, tandis que la romance n'a pas trouvé d'intérêt à mes yeux. Cependant, la réalisateur m'a vraiment fasciné par sa froideur. C'était comme voir la lumière se faire lentement avaler par l'obscurité. Car on le sait, plus la lumière est grande, plus les ténèbres le sont aussi.
En bref, Shadow Beauty porte bien son titre. Cependant, on oublie souvent que la beauté physique n'est qu'une image qu'on projette au reste du monde. Elle ne pourra jamais égaliser la beauté du cœur.
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Fin avortée malgré son délicieux arôme d’hémoglobine !
All of Us Are Dead démarre avec de nombreuses promesses et nous plonge dans les sources (inconnues à ce moment de l’intrigue) du virus. En effet, cet adolescent victime d’un harcèlement dur et violent est également cobaye pour son père, professeur de sciences. En réalité, la source même du virus est intéressante et amène tout au long de la série d’étonnantes réflexions sur la nature humaine. Un peu dans les traces de Happiness, c’est un fil rouge qui nous laisse penser que peut-être le virus agit différemment chez chacun.Au cours des premiers épisodes, il est évident que le drama nous embarque avec lui avec ses pressions sociales et la place de chacun dans la société. Au fil des minutes, on découvre nos personnages principaux, on s’attache à eux – comme on aime en détester d’autres. En plus du lycée, la série offre également une vision extérieure du lycée dans le monde politique et militaire qui apporte que plus d’intérêt (et de frustration quant aux choix de chacun). Jusqu'à son dérapage…
All of Us Are Dead possèdent des failles. Tout d’abord, les romances entre les personnages. Elles n’apportent rien de particulier et n’auront même pas les qualités d’émouvoir. Pire, elle ne font que déséquilibrer le rythme. Certaines morts sont plus émouvantes que des adieux entre deux personnes supposées s’aimer. Avec cela, on ne pourra que se sentir frustré par les sacrifices et morts inutiles. Après tout, il reste 10 minutes et le quota de morts n'est pas atteint. Alors qui y passe ? … Au travers des es sacrifices que fallait-il voir ? L’espoir ou la sagesse ? Il était dommage de prendre les chemins habituels, d’autant plus que le contexte avait de quoi remettre en cause ce qui est déjà fait. Faire mourir une majorité des personnages dans les derniers épisodes est un code qui ne fait plus ses preuves aujourd’hui.
Il est difficile de trouver une satisfaction totale dans un survival, notamment quand s’annonce la fin. Il n’est pas rare que les fins soient ouvertes. De plus, Netflix possède deux failles récurrentes (et pas seulement dans ses productions sud-coréennes) : des fins précipitées et ouvertes. All of Us Are Dead ne fait pas exception et les deux nous sont offertes sur un plateau. Entre un épisode final qui s’accélère et une fin qui n’est qu’une occasion pour une suite…
Malgré les défauts mentionnés (et ceux non mentionnés), All of Us Are Dead est un excellent moment porté par un casting excellent, des zombies convaincants et esthétiquement sublimes avec de l'action à revendre. Non sans oublier cet humour tordant dont on avait absolument besoin en dépit des choix scénaristiques.
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Comment avoir l'air de souffrir pour délivrer une émotion ? Leçon n°1 de Sanari...
Given est une adaptation décevante, car tournée comme on pense un manga ou animé, et non comme un drame à part entière. La photographie est belle, sublimée par une lumière subtile et ravissante. Cependant, je ne retiens rien de plus dans cette version…Sanari est mauvais ! Mafuyu est un personnage particulier, à la fois intime et délicat. Cependant, Sanari a été incapable de produire une émotion correcte. Tout au long des épisodes, j'avais l'impression de voir le gars souffrir pour transmettre ne serait-ce qu'un soupçon d'émotions. Dans le manga, on s'attache, on épaule, on aime et on accompagne Mafuyu. Ici, on voit Sanari essayer, mais être incapable d'offrir quelque chose qui en vaille la peine.
Suzuki Jin est un acteur sympathique (je ne connais pas toute sa filmographie), cependant, il s'est avéré plutôt décevant dans la peau de Uenoyama. En réalité, c'est comme si son personnage n'avait aucune attraction autre que celle de vouloir prétendre être cool. Les opportunités ne manquaient pas, mais elles échouées.
Il est également dommage d'avoir laissé au bout de la scène Akihiko (Inowaki Kai) et Haruki (Yanagi Shuntaro). Dans le manga, ils ont un rôle, mais ici, ils existent, faute de mieux.
Given aborde différents thèmes forts comme le suicide, l’auto-accusation et le regret. Et si, au milieu de tous ces maux, l’amour était une bonne réponse ? Pourtant, la romance est forcée. Elle manque de surprise, de fluidité et surtout de temps. Elle manque de profondeur et ne dégage aucune émotion. On sait qu'ils finiront ensemble, mais c'est tellement appuyé qu'elle perd son naturel. C'est effleuré, sans rien de développé. Pourquoi tombent-ils amoureux ? Pourquoi se rapprochent-ils, d'ailleurs ? On ne sait pas. Ça arrive, parce que c'est supposé arriver.
En bref, cette adaptation de Given est mauvaise pour la lectrice du manga que je suis. Cette version vivra dans l'ombre de son œuvre originale, car incapable de jouir et forger sa propre identité.
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La gourmandise est un vilain défaut...
Les débuts de ce drama étaient franchement bons. Malgré quelques scènes discutables et frôlant le ridicule (je ris encore de la façon dont ils ont voulu nous montrer Wei Gen Qing comme une femme forte), l'ensemble prenait une direction rafraîchissante dans un très joli univers culinaire. Cependant, la gourmandise va finir par s'inviter à la table...Chris Wu était excellent dans son rôle de chef étoilé et mentor. Son personnage est le plus abouti en terme de caractère. Ivy Shao était correcte, j'imagine ? Son personnage est la définition même de l'incohérence. Le reste du casting est bon jusqu'à l'arrivée de la seconde partie.
Sans aucune raison (sans même aucun indice (ou alors rien de marquant si ce n'est un journal dont on parle tout juste ici et là manière de donner une raison à l'héroïne d'aimer la cuisine)), on va se retrouver avec de nouveaux problèmes dans l'unique but de rallonger le drama. En faire toujours plus. En quelques minutes, le drama tourne à l'ennui profond avant de nous pondre le concept de Cendrillon (la pauvre qui n'a rien puis qui fini par tout avoir).
Ça avait bien commencé, puis ils ont voulu un second service...
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Mignonnerie d'une soirée sans prétentions...
Kiss Goblin est le drama fantastique plutôt sympathique pour une fin de week-end sans prises de tête.On suit Bansuk, un gobelin qui souhaite devenir humain. Pour y parvenir, il doit embrasser dix personnes. Mais pas n'importe lesquelles. Ces personnes sont choisies par la Reine des Gobelins. Chaque baiser débloque une émotion humaine venant contrebalancer le caractère distant et plat de Bansuk. Ainsi, au fil des épisode Bansuk découvre la tristesse, la colère, la peur, la jalousie... Au cours de ses embrassades à la volée, le gobelin fait la rencontre de Oh Yeon Ah. S'ils prennent un mauvais départ, Oh Yeon Ah va finir par venir en aide au gobelin, le protégeant d'un exorciste (incarné par Jang Eui Su).
L'histoire suit tranquillement son cours et ne s'écarte pas du sentier. Malgré tout, cela reste une bonne balade pour une fin de soirée avec un format assez cours et regardable en une fois. Cependant, on pourra reprocher le manque d'interaction entre l'opposition même du Gobelin et de l'Exorciste.
Bref, court et sympathique et regardable en une soirée.
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Aussi décevant que sa première saison…
Malgré un avis négatif sur la première saison, j'avais un infime espoir pour cette suite. En particulier parce qu'on avait une ellipse de sept ans. J'imaginais donc des personnages plus matures qui sont dans la vie active et tout le tralala… En fin de compte, ce drame reste dans sa lignée originale. Décevant dans les intrigues, malgré des acteurs sympathiques.Sept ans plus tard, les choses n'ont pas changé. Tharn et Type sont toujours incapables de communiquer et immatures. Type agit toujours comme un con, et Tharn veut toujours accéder à son pantalon. La plupart des intrigues sont réchauffées de la première saison ou inutiles et mal amenées, tandis que certains personnages ont tout simplement changé du tout au tout. Oui, les gens changent avec le temps, mais comment Techno est-il devenu aussi lourdaud et ennuyeux.
Oui, le couple principal fonctionne toujours bien que le scénario soit médiocre. Mais j'ai presque l'impression que les personnages sont moins matures sept ans plus tard…
En bref, le naufrage de TharnType Season 2: 7 Years of Love est sauvé par le casting, alors que l'histoire n'est rien qu'un assemblage sans intérêt. En fin de compte, on est sept plus tard, mais rien n'a changé.
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Une curiosité aux sentiments mitigés...
Cette série me laisse sur des sentiments mitigés, pourtant elle suscite une certaine curiosité qui me pousse à ne pas la condamner.À mes yeux, la plus grande réussite, c'est l'ambiance. Une tension qui se mêle à l'érotisme, le sensuel, le sexuel, la moiteur et la curiosité. De temps en temps, cela tire vers le lugubre, pour revenir à des hommes nus qui s'amusent dans les draps, ou ailleurs. Parfois, ça ressemble à un vieux porno ringard, donnant lieu à des scènes tellement embarrassantes qu'elles en deviennent hilarantes… Cela dit, à titre comparatif, j'étais plus à l'aise devant Playboyy que Secret Crush on You (que j'ai abandonné après trois tentatives).
L'enquête ? Inutile de la prendre trop au sérieux. Certains personnages vont et viennent sans véritable impact. Les éléments semblent décousus, et le jeu des acteurs un peu ringard n'aide pas. Quant à la fin, elle me laisse perplexe. Même sans suivre les éléments à la loupe, je reste dubitative.
Playboyy pue le sexe, littéralement. Le sexe, la dépravation, la sueur et la douleur. Les personnages utilisent l'intimité pour s'exprimer. Parce qu'ici, le sexe devient une explication, une justification, une acceptation et même un rejet ou un défi. La nudité est présente avec des scènes audacieuses et réussies.
On voit beaucoup de fesses, de torses en sueur et des scènes qui peuvent choquer. Certains personnages devraient être en prison pour la cinquième fois depuis le début de l'épisode, mais encore une fois, l'histoire n'est pas là pour se prendre trop au sérieux.
En bref, Playboyy est une série étrange qui se balance entre la curiosité et le ridicule. Je ne l'ai pas aimée, mais je ne l'ai pas détestée non plus. C'est un entre-deux qui me pousse à ne pas la recommander, mais à ne pas la condamner.
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Comme ma sauce piment-doux favorite...
Unknown est un drama curieux qui m'a rappelé ma sauce piment-doux favorite. Peu importe si le lundi elle m'arrache la bouche, et le mardi elle est trop sucrée, j'y reviens toujours. Ce drama est un peu similaire. J'aime sa douceur et son côté piquant qui fait que je ne peux pas m'empêcher d'y revenir pour connaître la suite. Pour cette raison, j'étais au rendez-vous tous les lundis (ou presque) pendant les semaines de diffusion.Les histoires de relations interdites sont excitantes. Elles ont un goût unique, si bien qu’elles en deviennent piquantes de la meilleure des façons. Toutefois, chacun à ses propres principes moraux en matière de relations du genre. Naturellement, Unknown connaît sa controverse en raison de la relation entre Qian et Zhi Yuan.
À mes yeux, Qian et Zhi Yuan ne sont pas frères, contrairement à Qian et Lili qui sont réellement frère et sœur. Qian recueille une petite souris des rues, Zhi Yuan. En tant que chef de famille, il va l’aider et le protéger. Quelqu’un qui agit de la même façon devient-il un membre de votre famille pour autant ? Personnellement, les histoires de demi-frères qui tombent amoureux ne me plaisent pas. D’ailleurs, je n’étais même pas sûre de regarder Unknown pour cette raison.
En fin de compte, j’ai suivi ce drame avec une certaine curiosité et un réel intérêt. Parce qu’après tout, si je n’avais pas été à l’aise devant mon écran, je n’aurais pas continué. De plus, je pense que la confusion vient également des titres honorifiques. Le titre de « frère » est bien plus large qu’en Occident. Il y a tellement de facteurs qui peuvent modifier la perception de leur relation. En réalité, votre appréciation dépendra de votre point de vue.
Les deux premiers épisodes dépeignent l’histoire des membres du foyer Wei. Malgré les ombres qui rampent sur les murs, on n’échappe pas à la dynamique familiale colorée et bienveillante. Parce qu’il s’agit d’une grande qualité de Unknown. Celle de montrer que les liens les plus forts ne sont pas nécessairement ceux du sang. Les problèmes ne tardent pas et progressent au fil de l’intrigue, alors que les personnages se dévoilent. Pourtant, chacun reste le soutien de l’autre.
Tout d’abord, Chris Chiu en tant que Qian. Sous son air stoïque se cache une émotion intense qu’il parvient à transmettre. En effet, son personnage semble froid et impassible, mais l’acteur apporte un contraste et une sensibilité unique. Ainsi, il dépeint un personnage authentique et poignant, tiraillé entre son amour et son souhait de rendre Lili et Zhi Yuan heureux. De l’autre côté, il est indéniable que Kurt Huang s’est approprié son rôle de Zhi Yuan. Derrière ses grands yeux d’amoureux, c’est le personnage qui évolue le plus. Kurt Huang dévoile une large palette d’émotions, notamment sa colère sous-jacente qui est, à mes yeux, la plus réussie. Ainsi, il délivre un personnage lourd et intense.
– Qian : Tu as déjà pensé à ce que tu feras si la personne que tu aimes se marie un jour ?
– Zhi Yuan : Je deviendrais probablement fou.
Si la ténacité mise en scène dans Koi wo Suru Nara Nidome ga Joto était belle, celle de Zhi Yuan me laisse toujours perplexe. Encore une fois, il revient quatre ans plus tard et semble refouler ses sentiments. Pourtant, il agit comme un loup qui traque sa proie. Souvent, j’avais le sentiment que Zhi Yuan était maître dans l’art de la manipulation affective. Après tout, son monde n’est composé que de Qian. Parfois, j’avais l’impression d’étouffer devant mon écran, alors que j’observais Qian, impuissant, semblant, lui aussi, chercher son souffle. Zhi Yuan sait ce qu’il veut et il compte bien l’avoir, même à l’usure. Naturellement, je me suis souvent demandée si leur relation était aussi saine qu’elle voulait prétendre l’être ?
Avec son intrigue romantique chargée, la romance entre la sœur et le meilleur ami n’est pas développée plus que nécessaire. L’OST est jolie, bien qu’elle prend trop le téléspectateur par la main. C’était comme s’il fallait absolument expliquer ce que ressent le personnage. Pour finir, le début de l’épisode 11 est un choix d’édition catastrophique. Une nouvelle version éditée est sortie, cependant, j’ignore si elle a été corrigée également sur Viki.
En bref, Unknown est un drame qui jongle entre le plaisir coupable et la curiosité. Avec son couple principal charismatique, c’est une histoire entraînante dans laquelle l’importance des liens qui nous lient peuvent souvent dépasser ceux du sang.
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D'une beauté déchirante...
C’est l’histoire d’un introverti et un extraverti. Le premier à besoin de temps, le second lui offre ce temps. Ensemble, ils évoluent et deviennent le numéro un de l’autre. Dans l’idée, c’est facile. Cependant, la réalité (aussi fictive qu’elle soit) est bien différente. Par la suite, toutes les subtilités qui font de ce drame une vraie tornade d’émotions s’ajoutent les unes aux autres.L’histoire débute comme une tragédie et se termine sur une note qui se veut positive, bien que sensiblement salée. Eternal Yesterday est un drame qui mêle romance, drame et fantastique avec subtilité. Là où certaines productions seraient absurdes, ce drama parvient a garder toute sa beauté et sa valeur. C'est comme une séparation à l’aéroport. L’un s’apprête à s’envoler, tandis que l’autre reste sur place.
Au fur et à mesure, l’histoire dévoile que plus de profondeur et nous pousse à la réflexion. Chaque épisode connaît son émotion, bien que la tristesse soit pièce maîtresse. Pourtant, il est difficile d’ignorer la romance. À la fois radieuse avec quelques touches d’humour. Mais plus encore que la romance, c’est au casting qu’on le doit, en particulier aux deux acteurs principaux. Inoue Sora et Komiya Rio offrent des performances déchirantes et d’une grande beauté. Mitsuru (Inoue Sora), derrière son profond regard, possède des émotions fortes qu’il nous projette en plein visage sans discontinuer. À ses côtés, Koichi (Komiya Rio), bien qu’au tempérament plus léger, il pétille et possède un charme insouciant, mais pas dénué d’émotions. Les personnages sont attachants et viennent créer une alchimie unique.
En bref, Eternal Yesterday a brisé mon cœur. C’est un drame qui ne laisse pas insensible, peu importe qu’on aime les fins heureuses ou pas. De la tristesse découle des œuvres magnifiques, Eternal Yesterday en est une. C'est une histoire d'amour unique, soumise à l'épreuve du temps. Et c'est cruellement beau.
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Rouler des mécaniques… Mmh, presque !
Les débuts ont étés difficiles pour moi. Rien ne me poussait à continuer, sauf la petite intuition. Certes, Pavel et Garfield sont deux bonnes motivations. Cependant, aussi cool que soit Pavel et aussi charmant que soit Garfield, leurs beaux yeux ne pouvaient pas me faire tenir 13 épisodes à eux deux.Pour moi, Pit Babe est scindée en deux parties. La première se concentre sur la course automobile et les personnages. Néanmoins, cette partie est trop lisse et propre. C'est vrai, les écuries professionnelles sont d'une qualité irréprochable (il suffit de regarder une course F1 pour s'en rendre compte), cependant, j'en attendais un peu plus, notamment lorsqu'ils ont, littéralement, la tête dans le moteur. Ça manque de cambouis, tout simplement ! De même pour les courses auxquelles on sent les limites du budget. Il n'y a pas de spectateurs, pas de foules ou d'acclamations. C'est vide. Pour cette raison, j'ai tendance à penser que cette partie avait pour but de placer les personnages, le côté cool en cadeau.
La seconde partie nous sort la tête du garage, et c'est sur celle-ci que j'ai trouvé un intérêt à l'histoire. Si les personnages sont là depuis le début, avec quelques brides d'informations ici et là, ils n'ont pas apporté grand-chose jusqu'à maintenant. Certains peuvent même passer pour des figurants, tandis que d'autres vont et viennent. Cela dit, cette seconde partie va enfin leur apporter la matière suffisante pour faire tourner le moteur avec son lot d'action et un bon bagage émotionnel. Certes, c'est parfois tiré par les cheveux avec des plans foireux dans lesquels les gentils sont stupides, mais ça reste rythmé et entraînant. Cette seconde partie est un très bon mélange d'action, de romance et d'émotion (sentimentale, amicale et fraternelle).
Le casting est bon. Le jeu de Pavel (Babe) s'est clairement amélioré depuis 2 Moons et son charme n'a fait que s'accentuer de la meilleure des façons. Pooh (Charlie) m'a souvent donné l'impression de surjouer (en plus d'avoir l'air psycho avec son regard et son sourire), je ne suis pas fan de l'acteur ici et le personnage de Charlie n'est pas sensationnel pour moi. Le jeu de Nut (Way) s'est considérablement développé et affiné depuis Oxygen. Sailub (Alan) et Pon (Jeff) sont également sympathiques, tandis que j'ai adoré détester Pop (Winner) et S (Tony).
En revanche, je regrette de voir Ping (Pete) et Garfield (Kenta) être délaissés de la sorte… Et la frustration qui me ronge vis-à-vis d'eux est folle… Je veux dire, rien de plus ? Pas un regard. Pas un échange. Pas même un petit signe. Rien de rien… Humpf !
En bref, Pit Babe est dans un univers que je n'apprécie pas, cependant il sait comment trouver son public (et les scènes de lit ne sont probablement pas innocentes là-dedans). Néanmoins, il trouve tout son intérêt dans sa seconde partie, jonglant entre romance, action et émotion.
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Un petit drama bonbon...
Rien ne me donnait à penser que j'allais passer un bon moment. Et pourtant… Si une grande majorité des romances contemporaines chinoises ne sont pas mes préférés, elles le sont encore moins dans un contexte scolaire en raison des intrigues trop niaises et téléphonées et des FL qui ressemblent à des bébés. Généralement, le jeu des acteurs/actrices est ce qui peut me faire rester. Ce qui est le cas de Our Secret.Ding Xian (Rainbow Xu) vient tout juste de faire ses premiers pas à l'université qu'on repart plusieurs années en arrière afin de découvrir l'histoire dans l'ordre chronologique. De ce fait, on découvre comment Dong Xian et Zhou Si Yue (Chen Zhe Yuan) se sont rencontrés. Les raisons qui font qu'ils ne s'apprécient pas et comment ils sont doucement tombés amoureux l'un de l'autre. La période collège et lycée est très bien, si bien que pour moi, le public visé est clairement adolescent. Je n'en suis plus une depuis longtemps, mais c'est resté mignon et attachant.
La romance est lente. Sur 24 épisodes, ils commencent à se fréquenter qu'à partir de l'épisode 21. Si la relation est présente pendant les années collège/lycée, les choses se concrétisent une fois qu'ils sont à l'université. Si la romance reste légère avec quelques baisers très brefs, elle n'est pas moins présente par des sourires, des regards ou de petites attentions. C'est la première fois que je vois Chen Zhe Yuan et il ne démérite pas, mettant en avant des émotions profondes visibles au travers de son regard passionné. Rainbow Xu est moins expérimentée et ça se voit, cependant, ça amène une forme d'innocence au personnage bien qu'encore une fois, le doublage avec une voix (souvent) boudeuse ou mielleuse a fini par m'irriter.
Certains drames semblent sonner comme si vous alliez les détester. Cependant, pour une raison quelconque, ils ont "ce" truc de nous envelopper dans une couverture confortable et offrir juste ce qu'il faut pour se déconnecter de toutes pensées. Our Secret est l'un d'eux.
En bref, Our Secret est ce que j'aime appeler un drama bonbon. Il est doux et mignon avec juste ce qu'il faut de sucre avant d'aller se coucher.
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Renaissance dans le monde du cinéma…
Reset a été un drama remarquable. Au cours des deux dernières années, plusieurs séries ont exploré les voyages dans le temps, mais Reset est irrémédiablement l'une des meilleures avec son intrigue adulte et sa romance mature.Armin (Pond Ponlawit Ketprapakorn) est un habitué des seconds rôles, qui se voit offrir une chance, surmontant des défis et faire face à de sombres trahisons (dans sa vie passée et actuelle). Ce que j'ai particulièrement apprécié chez le personnage, c'est sa persévérance. S'il parvient à gravir les échelons avec un coup de pouce, il reste fermement accroché à son rêve et n'est pas déméritant pour autant. L'interprétation de Pond Ponlawit Ketprapakorn est exceptionnelle ! Elle est nuancée avec des doutes, de la souffrance et des rires. En outre, Pond est l'un des rares acteurs thaïlandais à maîtriser aussi bien l'expression de la colère.
Thada (Peterpan Thasapon Wiwitwaron) est le directeur d'une agence, mais aussi un fervent admirateur de l'ombre d'Armin. En coulisses, il lui apporte son soutien, mais ne lui mâche jamais le travail. Thada lui offre des opportunités qu'Armin ne pourrait envisager d'avoir avec son agence actuelle. C'est un homme d'une grande gentillesse et d'une attention sincère. Peterpan Thasapon Wiwitwaron dépeint un personnage charmant et amoureux qui ne laisse pas le cœur insensible. Ses grands yeux passionnés sont ravissants, tout comme son jeu qui était aussi remarquable que son partenaire.
La romance est mature, réaliste et saine, avec une dynamique entraînante. J'ai adoré les voir se séduire et flirter, même s'ils étaient déjà engagés l'un avec l'autre. D'une certaine façon, Reset a démontré qu'une relation nécessite plus que deux beaux visages pour fonctionner ou des scènes intimes à profusion.
Les antagonistes sont stéréotypés, mais cela ne m'étonne pas particulièrement de la part d'un drame thaïlandais. Je regrette seulement qu'ils le soient autant. Ils ont cet air conspirationniste imprimé sur leur visage, c'est redondant. En particulier Thiwthit (Bom Thanawat Uthaikitwanit) qui ne fait que grimacer de la pire des manières, ce qui ne fait qu’accentuer davantage son ridicule. L'acteur n'était pas convaincant dans son rôle, donnant plus l'impression de n'être qu'un enfant gâté qui fait une scène parce que son grand frère ne veut pas lui prêter ses jouets. Cela de côté, le reste du casting était très bon. Mention à Wenai (Alexander Ty Manoiu), l'assistant de Thada.
L'histoire jongle entre trahisons, quête de vérité et romance avec pour toile de fond, l'industrie du cinéma. On le sait, l'industrie du divertissement est un milieu hostile où il est facile de perdre son innocence et peut-être même une partie de sa santé. L'histoire est dynamique, tandis qu'Armin tente d'accéder aux meilleures récompenses pour son travail acharné. De plus, sans fans, un artiste n'existe pas. Mais ici, pas de fans harceleurs. Au contraire, les fans sont vus sous un bon jour, soutenant leurs artistes dans la limite du raisonnable. Au fil du temps, les fanbases sont devenues toxiques, changer d'air était plaisant. Notamment dans un BL.
En bref, Reset fait un retour en arrière pour permettre à un acteur aspirant de concrétiser ses rêves tout en obtenant les réponses d'anciennes trahisons. Le tout dans une réalisation soignée, une intrigue mature et un duo principal séduisant. L'un des meilleurs dramas thaïlandais de cette année.
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Guérison au cœur de vagues...
Vous savez ce moment où vous venez tout juste de terminer un drama, le générique défile, mais vous n'avez qu'une envie, le recommencer ? Pas nécessairement pour capter tous les détails manqués du premier visionnage, mais parce qu'il est chargé d'émotions. C'est exactement ce qui m'est arrivé avec The Eighth Sense.Humain, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour le décrire. Loin d'une simple romance universitaire, l'histoire dépeinte par Inu Baek est chargée. Ji Hyun (Oh Jun Taek) est une petite souris effrayée dans la grande ville. Terrifié à l'idée de faire des erreurs ou de ne pas être capable de s'en sortir, ce sont pourtant ces mêmes craintes qui vont le pousser à sortir de sa zone de confort. Jae Won (Lom Ji Sub) revient de l'armée et reprend ses études, bien qu'il soit hanté par son passé et des blessures qui n'ont pas encore entamés leur processus de cicatrisation. Il a tout pour être apprécié : des parents aisés, des amis, une personnalité plaisante et un beau visage. Pourtant, la dépression qui le ronge l'empêche de vivre pleinement.
Ji Hyun et Jae Won sont différents, mais fonctionnent aussi bien ensemble qu'individuellement. Ensemble, ils évoluent, mais c'est lorsqu'ils sont indépendants qu'ils brillent vraiment. Chacun se forge sa propre identité, ne restant pas coincé dans l'ombre de l'autre. Ji Hyun devient le phare en pleine nuit pour Jae Won, tandis que Jae Won devient la boussole de Ji Hyun.
Le drama aborde de nombreuses thématiques de façon intelligentes et réfléchies. L'exploration de la santé mentale est respectueuse en plus d'être utile au déroulement de l'histoire. Celle-ci ne sort pas une recette miracle quant au fait d'aller mieux. La guérison est longue, mais elle finira par arriver.
En bref, The Eighth Sense traite de sujets profondes et renferme bien plus qu'une simple romance universitaire. Certains dialogues deviennent une source de réflexion, le tout avec une bande originale entraînante. Si certaines ambiances paraissent superficielles, il serait pourtant dommage de passer à côté.
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