Aussi décevant que sa première saison…
Malgré un avis négatif sur la première saison, j'avais un infime espoir pour cette suite. En particulier parce qu'on avait une ellipse de sept ans. J'imaginais donc des personnages plus matures qui sont dans la vie active et tout le tralala… En fin de compte, ce drame reste dans sa lignée originale. Décevant dans les intrigues, malgré des acteurs sympathiques.Sept ans plus tard, les choses n'ont pas changé. Tharn et Type sont toujours incapables de communiquer et immatures. Type agit toujours comme un con, et Tharn veut toujours accéder à son pantalon. La plupart des intrigues sont réchauffées de la première saison ou inutiles et mal amenées, tandis que certains personnages ont tout simplement changé du tout au tout. Oui, les gens changent avec le temps, mais comment Techno est-il devenu aussi lourdaud et ennuyeux.
Oui, le couple principal fonctionne toujours bien que le scénario soit médiocre. Mais j'ai presque l'impression que les personnages sont moins matures sept ans plus tard…
En bref, le naufrage de TharnType Season 2: 7 Years of Love est sauvé par le casting, alors que l'histoire n'est rien qu'un assemblage sans intérêt. En fin de compte, on est sept plus tard, mais rien n'a changé.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Phuvivor…
Zomvivor avait tout du projet abandonné après plus de trois ans sans nouvelles. Jusqu'à ce qu'un teaser relance la machine… Dans l'idée, ce n'est pas tout à fait ce que j'avais imaginé. Mon niveau de satisfaction zombiesque n'est pas à son maximum, cependant, j'ai passé un bon moment.Les histoires de zombies peuvent être redondantes, car elles finissent souvent de la même façon : les survivants survivent (pour la plupart) et les zombies se font botter le cul. Naturellement, l'enjeu est dans la façon dont les survivants vont faire face aux situations merdiques à venir. Le problème de Zomvivor, c'est le nombre de personnages : 24 étudiants séparés en 3 groupes. En temps normal, on préfère les petits groupes qui se rencontrent, s'allient pendant un temps et se séparent, au fil des épisodes. Cela permet de changer les dynamiques et le rythme. De créer de nouveaux liens et développer certains personnages. Ici, il est question de deux groupes principaux (qui se tirent dans les pattes), et d'un troisième qui n'est qu'une transition comique malgré son potentiel. Pour faire court, il y a trop de monde pour exploiter le potentiel de chacun.
Certains réfléchissent, d'autres sont bêtement idiots et le reste est un danger public. L'autre débile qui court partout et garde le téléphone sur elle ? … C'est une invasion de zombies, on sait qu'ils réagissent au bruit, et il existe une fonction formidable depuis des années : le mode silencieux. C'est quoi ton problème ? Elle m'a énervé, parce qu'elle était la représentation parfaite de l'imbécile égoïste ! Quoiqu'il en soit, en raison du trop grand nombre de personnages, on n'a pas le temps de s'attacher à eux. Lorsqu'ils meurent, et bien… Ils meurent, voilà tout ! Il n'y a pas d'implication émotionnelle, c'est dommage.
Toutefois, ce casting cinq étoiles vaut la peine ! Boss Chaikamon Sermsongwittaya (Phu) m'a prise au dépourvu. C'est celui qui tire son épingle du jeu, pour moi. Je ne le considère pas comme un mauvais acteur, mais il n'a jamais eu de chance avec ses personnages (bien qu'il ait prouvé (malgré la nullité de l'histoire) être plus qu'un beau visage dans The Boy Next World). J'ai vraiment eu le sentiment d'enfin saisir son talent. Il n'était pas réduit à un énième beau brun ténébreux qui porte divinement les jeans.
Yim Pharinyakorn Khansawa (Thi) et Tutor Koraphat Lamnoi (Win) ont aussi été une surprise. J'ai réalisé que je n'avais jamais terminé un seul de leur projet respectif. C'est agréable d'enfin apprécier une série entière. De plus, j'ai apprécié revoir Tommy Sittichok Pueakpoolpol (Jean) que je n'avais plus vraiment vu depuis Why R U?. Par contre, tous les non-dits autour de NuNew & Zee sont fatigants à ce stade. Il n'y avait pas besoin de tricoter quelque chose autour d'eux, laissez-les respirer bon sang ! Ils ne vont pas faire chuter les actions de Mandee s'ils sont dans un même projet sans être impliqués, sentimentalement. Cela dit, NuNew a livré une performance intéressante, tranchant avec ses rôles habituels de minets au sourire niais.
Malheureusement, il y a un déséquilibre avec les personnages féminins. Ning (Janistar Phomphadungcheep) n'a rien d'une héroïne, si ce n'est le titre et le fait d'être la fille d'une scientifique. Prao (Praew Chaisang Narupornkamol) est seulement méchante. Lily (Nink Chanya McClory) est morte avant d'avoir eu son heure de gloire (la tentative n'était pas terrible). Quant à Fah (Pang Buntarika Singpha), elle est une idiote égoïste (oui, elle m'a vraiment énervée). En soit, les gars sont solides et cool, les nanas sont vaguement utiles, sauf l'héroïne.
La temporalité est claire, mais la narration, qui fait mumuse avec des flash-back, n'est pas nécessaire. La cause de l'épidémie est toujours intéressante à connaître. Toutefois, elle n'a pas besoin d'être complexe, et encore moins d'être si mystérieuse lorsqu'elle n'est pas le centre de l'histoire. En tout cas, dans cette première saison, elle ne l'est pas. Un court prologue suffisait, d'autant plus que l'invasion est déjà en place. D'une certaine façon, le développement des personnages a été sacrifié pour alimenter un mystère connu de tous.
Malgré tout, j'ai passé un bon moment. Je suis contente de voir la Thaïlande créer de tels projets, en particulier avec des acteurs/actrices qui peuvent montrer davantage de leur talent, alors qu'ils peuvent sortir des rôles habituels. Seuls deux semblent réduits à être une paire. La musique était sympathique. Les effets étaient bons avec des maquillages efficaces, bien que quelques choix grossiers. Cela dit, rien d'irregardable. Le gore était mesuré, mais si vous n'aimez pas ça, évitez.
En bref, Zomvivor m'ouvre l'appétit, mais ne me rassasie pas complètement en raison d'un nombre trop important de personnages, dont plus de la moitié sont dispensables, ainsi que son final quelconque. Néanmoins, je retiens avec plaisir la photographie, la réussite des zombies et d'un excellent casting.
Was this review helpful to you?
Les vampires à croquer, et l'attachant petit humain…
Adorable ! My Secret Vampire est un KBL entraînant, sur fond de comédie fantastique légère avec un bon rythme et des personnages attachants.Les gars ont fait des plans sur la comète avant de réaliser que le petit humain était bien plus qu'un garde-manger ambulant. L'intégration de Han Dong Ha (Park Dong Ju) s'est faite progressivement, sans essayer de forcer le destin. Personnellement, ça m'a rappelé la façon dont parfois, on fait la connaissance d'une personne pour la première fois, et on ressent une connexion immédiate.
L'aspect fantastique n'est pas exploré. Au travers d'échanges entre les personnages, quelques éléments se dévoilent. Cependant, l'histoire ne devient jamais sombre ou dangereuse. La pression ne monte pas, malgré quelques scènes de tensions. Toutefois, elles sont rapidement désamorcées. En soit, c'est une comédie romantique classique, où la nuance est que quatre des beaux garçons sont des vampires. Pour moi, il s'agit typiquement du genre de drama qui n'apporte pas grand-chose, mais qui fait du bien au moral.
L'ensemble du casting était bon, avec ce qu'il fallait d'émotion. Les quelques baisers étaient superbes. La mise en scène est ravissante (les plans en extérieur étaient sublimes (notamment ceux de nuit)). Quant à la musique, elle est restée discrète.
En bref, My Secret Vampire est une comédie romantique légère et réconfortante avec une touche de fantastique.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Lorsque les armes deviennent juges...
Une arme, ça symbolise la mort. Bien que certaines professions aient la capacité d'en porter et d'y recourir, elle ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains. Encore moins dans celles de personnes en quête de justice, où seul le désespoir les attend à la maison.Lee Do (Kim Nam Gil), ancien soldat désormais policier, tente de ne plus utiliser son arme. Mais tout change lorsque la Corée du Sud plonge lentement dans les enfers, marquée par l'odeur de poudre et les cris stridents des balles. Kim Nam Gil livre une performance puissante, mêlant intensité et noirceur.
Moon Baek (Kim Young Kwang) est le responsable du chaos. Alors qu'il traîne les stigmates d'un passé violent, il prend plaisir à faire tomber le pays dans la tourmente. Il aspire à son utopie armée. Calculateur, élégant et dangereux, Kim Young Kwang dépeint un antagoniste captivant et brillant, créant avec Kim Nam Gil, une dynamique forte.
La tension monte, brouillant les lignes de la justice, de la vengeance et de la loi. La rancœur se confronte aux valeurs, l'empathie se heurte aux injustices. Loin d'un monde en noir et blanc, l'histoire préfère la nuance. Au travers des deux personnages principaux, le récit prend une teinte grise, parfois claire, parfois sombre.
Trigger pointe du doigt l'utilisation des armes à feu, notamment lorsque n'importe qui peut s'en procurer sans restriction. Derrière chaque scène violente se trouve une souffrance, une injustice ou un système défaillant : des familles brisées, des employés dépassés, des élèves humiliés et harcelés, etc.
Les scènes d'action sont excellentes : rythmées, dynamiques et certaines amènent également une émotion forte. En revanche, c'est un produit de Netflix, et pour cette raison, l'histoire perd en intérêt sur les dernières minutes. Laisser l'histoire en suspens ne fait que renforcer la frustration dont personne n'a besoin. Cela fait longtemps que j'ai tendance à ignorer les vingt dernières minutes d'une production de la plateforme, celle-ci ne fait pas exception.
En bref, Trigger est un thriller intense et rythmé dans une Corée du Sud où les problèmes sociaux mettent la moralité des citoyens à l'épreuve, le tout servi par un casting solide, malgré un final décevant.
Was this review helpful to you?
Destruction, sauvetage et liberté…
The Bangkok Boy ne perd pas de temps et nous plonge directement dans son univers où les gangs s'affrontent. Violente et dynamique, l'histoire se met en place et fait mal dès le premier épisode. C'était suffisant pour que j'en redemande la semaine suivante…Après plusieurs années en prison, Sun a eu le temps de nourrir sa rage et sa soif de vengeance. Enfin libre, il redécouvre les quartiers dans lesquels il a grandi et qu'il reconnaît à peine, les choses ont changé. Le destin met sur sa route Peace, un sud-coréen qui semble vouloir être partout sauf en Thaïlande. L'attirance est palpable, bien que distante. Aimer est dangereux, notamment pour eux. Pourtant, les sentiments se développent. C'est une relation complexe, mais cohérente avec une forme de douceur dans un monde qui ne laisse pas (ou peu) de place à la tendresse.
Les antagonistes sont détestables, dont certains bien développés. J'entends par-là qu'ils ne sont pas bêtement méchants parce que c'est cool. Il y a un développement solide quant à ce qu'ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils deviennent. En y regardant de plus prêt, le futur de certains est écrit depuis le premier épisode. Ils sont cohérents.
L’ensemble du casting est excellent : personnages principaux, secondaires et autres. D’habitude, les séries coréennes-thaïlandaises ne me plaisent pas. Je n’arrive pas à m’immerger lorsque deux personnages ne parlent pas la même langue, mais agissent comme s’ils se comprenaient. Ici, les choses sont faites différemment et apportent la cohérence qu’il manque aux autres productions. Pour faire simple, Sun est thaïlandais, Peace est sud-coréen. Ensemble, ils parlent thaïlandais. Lorsque Peace est avec son père, il parle coréen. C’est cohérent et ça amène une touche supplémentaire aux luttes mises en place dans l’histoire.
Il y a de l'action avec des scènes de combats dynamiques et bien chorégraphiées. Elles sont bien filmées et sans bruitages absurdes. Certaines scènes sont violentes, il n'est donc pas conseillé aux personnages qui y sont sensibles. La fin est ouverte et laisse pas mal de place pour une seconde saison (le final semble avoir été pensé de la sorte). S'il ne devait pas y avoir de suite, il me manquerait quelque chose, la fin me laisse ni satisfaite, ni insatisfaite pour le moment (évidemment, c'est personnel).
En bref, The Bangkok Boy est un drama qui mêle violence, gangs, trafics, convictions familiales et amour dans un monde où ce dernier n'a pas tellement sa place. Aussi destructeur que libérateur, aimer est un choix risqué qui peut parfois être la rédemption qu’on attendait.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Plaisir coupable à la saison des pluies...
En quête d'une relation saine avec des personnages qui communiquent ? My Personal Weatherman ne s'en approche pas. Et pourtant, cela ne l'empêche pas d'être un petit plaisir mêlant passion et une certaine fascination.Yoh et Segasaki sont maîtres dans l'art du non-dit. Et ce n'est pas peu dire, parce que la seule façon dont ils parviennent à s'entendre, c'est au lit ! Yoh est une autruche de compétition qui refuse de se regarder dans un miroir, rejetant ses sentiments et accusant Segasaki d'être responsable de sa situation. Et bien évidemment, il n'aime pas du tout coucher avec lui. Yoh est une frustration divertissante. C'est même devenu amusant de découvrir sa prochaine excuse pour rejeter les avances de Segasaki.
De l'autre côté, Segasaki préfère les actes aux mots. Il a conscience de son charme, et il n'ignore pas l'obsession que nourrit Yoh pour son visage. Il en joue au point qu'il pense avoir le dessus sur la relation, mais ce n'est qu'illusion. Il est clairement le plus dépendant des deux. C'est celui qui met le plus d'effort, qui initie les contacts et tente des approches pour faire comprendre ses sentiments. En retour, Yoh reste sagement la tête enfoncée dans le sable, parce qu'il refuse de s'avouer le fait qu'être sous Segasaki lui plaît, que ce soit littéral ou métaphorique.
C'est un couple étrange qui ne semble rien avoir en commun, si ce n'est le sexe. Pourtant, l'un ne veut pas partir, et l'autre ne veut pas le voir partir. La particularité des dramas japonais, c'est qu'ils ne prennent pas par la main le spectateur. Le spectateur doit faire l'effort de lire entre les lignes. Exactement comme Yoh, lorsqu'il décide d'enfin sortir la tête du sable.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'étiqueter une relation. Généralement, deux adultes sont parfaitement capables de faire la différence entre une amitié avec des avantages, et une relation amoureuse. Si ce n'est pas le cas, la communication doit être ouverte. Malgré tout, mon regret est de ne jamais les avoir vus poser des mots sur leurs sentiments. Je n'attendais pas une chanson au clair de lune, mais au moins quelques mots clairs.
En bref, My Personal Weatherman met en scène une relation toxique sous plusieurs angles. Néanmoins, c'est un drame sexy et à la passion dévorante (tant dans le bon que dans le mauvais sens du terme) sous une pluie annonciatrice de meilleurs jours.
Was this review helpful to you?
Comme ma sauce piment-doux favorite...
Unknown est un drama curieux qui m'a rappelé ma sauce piment-doux favorite. Peu importe si le lundi elle m'arrache la bouche, et le mardi elle est trop sucrée, j'y reviens toujours. Ce drama est un peu similaire. J'aime sa douceur et son côté piquant qui fait que je ne peux pas m'empêcher d'y revenir pour connaître la suite. Pour cette raison, j'étais au rendez-vous tous les lundis (ou presque) pendant les semaines de diffusion.Les histoires de relations interdites sont excitantes. Elles ont un goût unique, si bien qu’elles en deviennent piquantes de la meilleure des façons. Toutefois, chacun à ses propres principes moraux en matière de relations du genre. Naturellement, Unknown connaît sa controverse en raison de la relation entre Qian et Zhi Yuan.
À mes yeux, Qian et Zhi Yuan ne sont pas frères, contrairement à Qian et Lili qui sont réellement frère et sœur. Qian recueille une petite souris des rues, Zhi Yuan. En tant que chef de famille, il va l’aider et le protéger. Quelqu’un qui agit de la même façon devient-il un membre de votre famille pour autant ? Personnellement, les histoires de demi-frères qui tombent amoureux ne me plaisent pas. D’ailleurs, je n’étais même pas sûre de regarder Unknown pour cette raison.
En fin de compte, j’ai suivi ce drame avec une certaine curiosité et un réel intérêt. Parce qu’après tout, si je n’avais pas été à l’aise devant mon écran, je n’aurais pas continué. De plus, je pense que la confusion vient également des titres honorifiques. Le titre de « frère » est bien plus large qu’en Occident. Il y a tellement de facteurs qui peuvent modifier la perception de leur relation. En réalité, votre appréciation dépendra de votre point de vue.
Les deux premiers épisodes dépeignent l’histoire des membres du foyer Wei. Malgré les ombres qui rampent sur les murs, on n’échappe pas à la dynamique familiale colorée et bienveillante. Parce qu’il s’agit d’une grande qualité de Unknown. Celle de montrer que les liens les plus forts ne sont pas nécessairement ceux du sang. Les problèmes ne tardent pas et progressent au fil de l’intrigue, alors que les personnages se dévoilent. Pourtant, chacun reste le soutien de l’autre.
Tout d’abord, Chris Chiu en tant que Qian. Sous son air stoïque se cache une émotion intense qu’il parvient à transmettre. En effet, son personnage semble froid et impassible, mais l’acteur apporte un contraste et une sensibilité unique. Ainsi, il dépeint un personnage authentique et poignant, tiraillé entre son amour et son souhait de rendre Lili et Zhi Yuan heureux. De l’autre côté, il est indéniable que Kurt Huang s’est approprié son rôle de Zhi Yuan. Derrière ses grands yeux d’amoureux, c’est le personnage qui évolue le plus. Kurt Huang dévoile une large palette d’émotions, notamment sa colère sous-jacente qui est, à mes yeux, la plus réussie. Ainsi, il délivre un personnage lourd et intense.
– Qian : Tu as déjà pensé à ce que tu feras si la personne que tu aimes se marie un jour ?
– Zhi Yuan : Je deviendrais probablement fou.
Si la ténacité mise en scène dans Koi wo Suru Nara Nidome ga Joto était belle, celle de Zhi Yuan me laisse toujours perplexe. Encore une fois, il revient quatre ans plus tard et semble refouler ses sentiments. Pourtant, il agit comme un loup qui traque sa proie. Souvent, j’avais le sentiment que Zhi Yuan était maître dans l’art de la manipulation affective. Après tout, son monde n’est composé que de Qian. Parfois, j’avais l’impression d’étouffer devant mon écran, alors que j’observais Qian, impuissant, semblant, lui aussi, chercher son souffle. Zhi Yuan sait ce qu’il veut et il compte bien l’avoir, même à l’usure. Naturellement, je me suis souvent demandée si leur relation était aussi saine qu’elle voulait prétendre l’être ?
Avec son intrigue romantique chargée, la romance entre la sœur et le meilleur ami n’est pas développée plus que nécessaire. L’OST est jolie, bien qu’elle prend trop le téléspectateur par la main. C’était comme s’il fallait absolument expliquer ce que ressent le personnage. Pour finir, le début de l’épisode 11 est un choix d’édition catastrophique. Une nouvelle version éditée est sortie, cependant, j’ignore si elle a été corrigée également sur Viki.
En bref, Unknown est un drame qui jongle entre le plaisir coupable et la curiosité. Avec son couple principal charismatique, c’est une histoire entraînante dans laquelle l’importance des liens qui nous lient peuvent souvent dépasser ceux du sang.
Was this review helpful to you?
Rouler des mécaniques… Mmh, presque !
Les débuts ont étés difficiles pour moi. Rien ne me poussait à continuer, sauf la petite intuition. Certes, Pavel et Garfield sont deux bonnes motivations. Cependant, aussi cool que soit Pavel et aussi charmant que soit Garfield, leurs beaux yeux ne pouvaient pas me faire tenir 13 épisodes à eux deux.Pour moi, Pit Babe est scindée en deux parties. La première se concentre sur la course automobile et les personnages. Néanmoins, cette partie est trop lisse et propre. C'est vrai, les écuries professionnelles sont d'une qualité irréprochable (il suffit de regarder une course F1 pour s'en rendre compte), cependant, j'en attendais un peu plus, notamment lorsqu'ils ont, littéralement, la tête dans le moteur. Ça manque de cambouis, tout simplement ! De même pour les courses auxquelles on sent les limites du budget. Il n'y a pas de spectateurs, pas de foules ou d'acclamations. C'est vide. Pour cette raison, j'ai tendance à penser que cette partie avait pour but de placer les personnages, le côté cool en cadeau.
La seconde partie nous sort la tête du garage, et c'est sur celle-ci que j'ai trouvé un intérêt à l'histoire. Si les personnages sont là depuis le début, avec quelques brides d'informations ici et là, ils n'ont pas apporté grand-chose jusqu'à maintenant. Certains peuvent même passer pour des figurants, tandis que d'autres vont et viennent. Cela dit, cette seconde partie va enfin leur apporter la matière suffisante pour faire tourner le moteur avec son lot d'action et un bon bagage émotionnel. Certes, c'est parfois tiré par les cheveux avec des plans foireux dans lesquels les gentils sont stupides, mais ça reste rythmé et entraînant. Cette seconde partie est un très bon mélange d'action, de romance et d'émotion (sentimentale, amicale et fraternelle).
Le casting est bon. Le jeu de Pavel (Babe) s'est clairement amélioré depuis 2 Moons et son charme n'a fait que s'accentuer de la meilleure des façons. Pooh (Charlie) m'a souvent donné l'impression de surjouer (en plus d'avoir l'air psycho avec son regard et son sourire), je ne suis pas fan de l'acteur ici et le personnage de Charlie n'est pas sensationnel pour moi. Le jeu de Nut (Way) s'est considérablement développé et affiné depuis Oxygen. Sailub (Alan) et Pon (Jeff) sont également sympathiques, tandis que j'ai adoré détester Pop (Winner) et S (Tony).
En revanche, je regrette de voir Ping (Pete) et Garfield (Kenta) être délaissés de la sorte… Et la frustration qui me ronge vis-à-vis d'eux est folle… Je veux dire, rien de plus ? Pas un regard. Pas un échange. Pas même un petit signe. Rien de rien… Humpf !
En bref, Pit Babe est dans un univers que je n'apprécie pas, cependant il sait comment trouver son public (et les scènes de lit ne sont probablement pas innocentes là-dedans). Néanmoins, il trouve tout son intérêt dans sa seconde partie, jonglant entre romance, action et émotion.
Was this review helpful to you?
This review may contain spoilers
Un petit drama bonbon...
Rien ne me donnait à penser que j'allais passer un bon moment. Et pourtant… Si une grande majorité des romances contemporaines chinoises ne sont pas mes préférés, elles le sont encore moins dans un contexte scolaire en raison des intrigues trop niaises et téléphonées et des FL qui ressemblent à des bébés. Généralement, le jeu des acteurs/actrices est ce qui peut me faire rester. Ce qui est le cas de Our Secret.Ding Xian (Rainbow Xu) vient tout juste de faire ses premiers pas à l'université qu'on repart plusieurs années en arrière afin de découvrir l'histoire dans l'ordre chronologique. De ce fait, on découvre comment Dong Xian et Zhou Si Yue (Chen Zhe Yuan) se sont rencontrés. Les raisons qui font qu'ils ne s'apprécient pas et comment ils sont doucement tombés amoureux l'un de l'autre. La période collège et lycée est très bien, si bien que pour moi, le public visé est clairement adolescent. Je n'en suis plus une depuis longtemps, mais c'est resté mignon et attachant.
La romance est lente. Sur 24 épisodes, ils commencent à se fréquenter qu'à partir de l'épisode 21. Si la relation est présente pendant les années collège/lycée, les choses se concrétisent une fois qu'ils sont à l'université. Si la romance reste légère avec quelques baisers très brefs, elle n'est pas moins présente par des sourires, des regards ou de petites attentions. C'est la première fois que je vois Chen Zhe Yuan et il ne démérite pas, mettant en avant des émotions profondes visibles au travers de son regard passionné. Rainbow Xu est moins expérimentée et ça se voit, cependant, ça amène une forme d'innocence au personnage bien qu'encore une fois, le doublage avec une voix (souvent) boudeuse ou mielleuse a fini par m'irriter.
Certains drames semblent sonner comme si vous alliez les détester. Cependant, pour une raison quelconque, ils ont "ce" truc de nous envelopper dans une couverture confortable et offrir juste ce qu'il faut pour se déconnecter de toutes pensées. Our Secret est l'un d'eux.
En bref, Our Secret est ce que j'aime appeler un drama bonbon. Il est doux et mignon avec juste ce qu'il faut de sucre avant d'aller se coucher.
Was this review helpful to you?
La tension monte entre les amants maudits…
Aussi tragiques qu'elles puissent être, les histoires d'amants maudits sont magnifiques. Kill to Love n'épargne pas ses protagonistes en les opposant dans un tissu de mensonges et d'angoisses politiques.Si les premiers épisodes manquent d'intensité, les acteurs n'ont cessé de s'améliorer au fil du temps. Duan Zi Ang (Zhang Zhe Xu) est un assassin aux émotions fortes, tandis que Xiao Shu He (Mi Jin) est un prince qui aspire à vivre de poésie et de musique. La tension est remarquable entre eux (un regard, un rapprochement physique, un lavage de main ou encore un sous-entendu subtile). Il s'agit d'une histoire d'amour, mais qui dépasse toute rationalité. Peu importe les situations, les choix ou les conséquences, Duan Zi Ang choisit toujours Xiao Shu He. À l'inverse, Xiao Shu He est capable de faire la part des choses, donnant ainsi vie à une romance maudite.
En revanche, c'est regrettable d'avoir pris une telle direction pour Xiao Shu Qian (Cheng Zi Xin) et Huo Ying (Wang Ding). C'est une relation toxique où les statuts de l'un et de l'autre se confrontent. Pourtant, la profondeur des sentiments qu'ils partagent est indéniable. Je ne comprends pas l'investissement de tant d'efforts pour finalement abandonner en plein milieu, et de la pire des façons. J'étais déçue et frustrée.
Je ne m'attendais pas à grand-chose, notamment après Meet You at the Blossom qui était (pour moi) particulièrement mauvais dans le genre du BL historique (tant sur le scénario que le jeu d'acteur). En fin de compte, ils n'ont en commun que leur genre. L'intrigue est plus mature avec des acteurs qui jouent bien et ont des évolutions cohérentes.
Malgré son modeste budget, Kill to Love est visuellement bon grâce à de belles mises en scène, des ambiances variées et une palette de couleurs harmonieuses. Les maquillages sont bons, de même pour les perruques, si bien que l'esthétique surpasse certains grands drames. Les costumes sont simples, mais de bonne qualité. En réalité, le seul défaut, sur le plan esthétique, est les faux ongles, car mal posés et grossiers.
En bref, Kill to Love est un drame entraînant qui malmène les personnages au plus profond de leur cœur. Il construit et développe ses intrigues avec cohérence, créant ainsi une tension toujours croissante. En dépit de quelques faiblesses, il est sans aucun doute le meilleur BL historique chinois de ces dernières années.
Was this review helpful to you?
Guérison au cœur de vagues...
Vous savez ce moment où vous venez tout juste de terminer un drama, le générique défile, mais vous n'avez qu'une envie, le recommencer ? Pas nécessairement pour capter tous les détails manqués du premier visionnage, mais parce qu'il est chargé d'émotions. C'est exactement ce qui m'est arrivé avec The Eighth Sense.Humain, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour le décrire. Loin d'une simple romance universitaire, l'histoire dépeinte par Inu Baek est chargée. Ji Hyun (Oh Jun Taek) est une petite souris effrayée dans la grande ville. Terrifié à l'idée de faire des erreurs ou de ne pas être capable de s'en sortir, ce sont pourtant ces mêmes craintes qui vont le pousser à sortir de sa zone de confort. Jae Won (Lom Ji Sub) revient de l'armée et reprend ses études, bien qu'il soit hanté par son passé et des blessures qui n'ont pas encore entamés leur processus de cicatrisation. Il a tout pour être apprécié : des parents aisés, des amis, une personnalité plaisante et un beau visage. Pourtant, la dépression qui le ronge l'empêche de vivre pleinement.
Ji Hyun et Jae Won sont différents, mais fonctionnent aussi bien ensemble qu'individuellement. Ensemble, ils évoluent, mais c'est lorsqu'ils sont indépendants qu'ils brillent vraiment. Chacun se forge sa propre identité, ne restant pas coincé dans l'ombre de l'autre. Ji Hyun devient le phare en pleine nuit pour Jae Won, tandis que Jae Won devient la boussole de Ji Hyun.
Le drama aborde de nombreuses thématiques de façon intelligentes et réfléchies. L'exploration de la santé mentale est respectueuse en plus d'être utile au déroulement de l'histoire. Celle-ci ne sort pas une recette miracle quant au fait d'aller mieux. La guérison est longue, mais elle finira par arriver.
En bref, The Eighth Sense traite de sujets profondes et renferme bien plus qu'une simple romance universitaire. Certains dialogues deviennent une source de réflexion, le tout avec une bande originale entraînante. Si certaines ambiances paraissent superficielles, il serait pourtant dommage de passer à côté.
Was this review helpful to you?
Renaissance dans le monde du cinéma…
Reset a été un drama remarquable. Au cours des deux dernières années, plusieurs séries ont exploré les voyages dans le temps, mais Reset est irrémédiablement l'une des meilleures avec son intrigue adulte et sa romance mature.Armin (Pond Ponlawit Ketprapakorn) est un habitué des seconds rôles, qui se voit offrir une chance, surmontant des défis et faire face à de sombres trahisons (dans sa vie passée et actuelle). Ce que j'ai particulièrement apprécié chez le personnage, c'est sa persévérance. S'il parvient à gravir les échelons avec un coup de pouce, il reste fermement accroché à son rêve et n'est pas déméritant pour autant. L'interprétation de Pond Ponlawit Ketprapakorn est exceptionnelle ! Elle est nuancée avec des doutes, de la souffrance et des rires. En outre, Pond est l'un des rares acteurs thaïlandais à maîtriser aussi bien l'expression de la colère.
Thada (Peterpan Thasapon Wiwitwaron) est le directeur d'une agence, mais aussi un fervent admirateur de l'ombre d'Armin. En coulisses, il lui apporte son soutien, mais ne lui mâche jamais le travail. Thada lui offre des opportunités qu'Armin ne pourrait envisager d'avoir avec son agence actuelle. C'est un homme d'une grande gentillesse et d'une attention sincère. Peterpan Thasapon Wiwitwaron dépeint un personnage charmant et amoureux qui ne laisse pas le cœur insensible. Ses grands yeux passionnés sont ravissants, tout comme son jeu qui était aussi remarquable que son partenaire.
La romance est mature, réaliste et saine, avec une dynamique entraînante. J'ai adoré les voir se séduire et flirter, même s'ils étaient déjà engagés l'un avec l'autre. D'une certaine façon, Reset a démontré qu'une relation nécessite plus que deux beaux visages pour fonctionner ou des scènes intimes à profusion.
Les antagonistes sont stéréotypés, mais cela ne m'étonne pas particulièrement de la part d'un drame thaïlandais. Je regrette seulement qu'ils le soient autant. Ils ont cet air conspirationniste imprimé sur leur visage, c'est redondant. En particulier Thiwthit (Bom Thanawat Uthaikitwanit) qui ne fait que grimacer de la pire des manières, ce qui ne fait qu’accentuer davantage son ridicule. L'acteur n'était pas convaincant dans son rôle, donnant plus l'impression de n'être qu'un enfant gâté qui fait une scène parce que son grand frère ne veut pas lui prêter ses jouets. Cela de côté, le reste du casting était très bon. Mention à Wenai (Alexander Ty Manoiu), l'assistant de Thada.
L'histoire jongle entre trahisons, quête de vérité et romance avec pour toile de fond, l'industrie du cinéma. On le sait, l'industrie du divertissement est un milieu hostile où il est facile de perdre son innocence et peut-être même une partie de sa santé. L'histoire est dynamique, tandis qu'Armin tente d'accéder aux meilleures récompenses pour son travail acharné. De plus, sans fans, un artiste n'existe pas. Mais ici, pas de fans harceleurs. Au contraire, les fans sont vus sous un bon jour, soutenant leurs artistes dans la limite du raisonnable. Au fil du temps, les fanbases sont devenues toxiques, changer d'air était plaisant. Notamment dans un BL.
En bref, Reset fait un retour en arrière pour permettre à un acteur aspirant de concrétiser ses rêves tout en obtenant les réponses d'anciennes trahisons. Le tout dans une réalisation soignée, une intrigue mature et un duo principal séduisant. L'un des meilleurs dramas thaïlandais de cette année.
Was this review helpful to you?
24 dimanches soirs…
Une romance universitaire, rien que GMMTV n'ait pas déjà fait. Bien que peu mémorable, elle m'a accompagné dans mes dimanches soirs avec des personnages attachants.Je n'aime pas les séries construites comme Perfect 10 Liners. Plutôt que de privilégier un équilibre entre les couples, on se retrouve avec un format de 24 épisodes, scindé en trois parties - chacune correspondante au couple désigné. Pourquoi ne pas faire trois séries dérivées du même univers ? Toutefois, son avantage est que chaque partie reste indépendante (les quelques incohérences sont mineures).
- Arm & Arc
Book et Force possèdent une dynamique sympathique, sans être renversante. À titre personnel, je ne crois jamais complètement à leur romance. Force est aussi stoïque qu'une planche de bois au sourire narquois. Book est si expressif, qu'il frôle régulièrement le surjeu. Ils ne sont pas mauvais, mais le couple devient redondant. Book et Force restent dans des rôles similaires.
Le torse bien taillé de Force et le rire enjoué de Book ne m'ont pas complètement convaincu.
- Yotha & Gun
Le couple promettait des rires. Au doute sur le fait que Santa et Perth partagent une bonne alchimie. En revanche, leur histoire tente la maturité, mais échoue. L'immaturité de Gun tranche avec les idées de cet arc. Le montage n'aide pas, utilisant une quantité de bruitages indécente (c'est vite devenu insupportable). Voir des traumatismes traités plus vite que Statham qui botte le cul d'un mégalodon, c'est trop.
Le beau sourire de Perth et l'amusant rire de hyène de Santa n'étaient pas suffisants non plus.
- Faifa & Wine
Le couple inattendu. Celui qui a piqué ma curiosité, me pousse à rester chaque semaine. Faifa se préoccupe tant des autres qu'il finit par s'oublier. Wine lutte constamment contre lui-même, ignorant comment gérer ses sentiments. Ils sont honnêtes avec leurs sentiments, ils se confient en toute transparence, ils se sentent en sécurité. Une sécurité visible pour le spectateur. C'est un couple adorable, sain, doux et honnête. Junior et Mark forment un duo remarquablement solide à l'écran.
Je suis venue sans attente. Je suis restée pour la profonde gentillesse de Faifa et la timide douceur de Wine.
Malgré tout, c'est regrettable que les deux premiers couples empiètent sur le troisième. De toute évidence, les deux premiers servent à alimenter la boîte à rigolades. Aussi les deux couples supplémentaires me laissent perplexe, cela dit, GMMTV rentabilise toujours ses duos. De plus, le seul réel intérêt du groupe des 10, c'est recycler l'idée des bracelets.
En bref, Perfect 10 Liners est une banale romance universitaire qui suit trois couples : un premier sympathique, un deuxième enfant et un troisième surprenant. Un BL léger, parfois stupide, mais qui est resté le bienvenu les dimanches soirs.
Was this review helpful to you?
À l'amour, à la foi, à soi…
Ticket to Heaven aborde sa romance dans une thématique qui se distingue des codes du genre, plongeant le spectateur dans une quête spirituelle, où la foi devient le moteur de l'intrigue.L'histoire explore la foi et l'amour, loin des sermons habituels, invitant davantage à une introspection. Le combat intérieur de Tanrak, fervent pratiquant, se heurte à l'esprit rebelle et plus libre de Barth. Ce que j'ai vu dans ce drame, c'est avant tout une quête de foi spirituelle. Parce qu'au-delà des textes sacrés et des sermons du dimanche matin, si les pratiquants n'ont pas la foi en eux-mêmes, peuvent-ils trouver la paix ?
J'ai de l'affection pour Fourth et Gemini depuis leur premier projet (MSP). Les retrouver ici avec une telle maturité et une si belle complicité est magnifique. Le reste du casting est tout aussi excellent, chacun livrant des performances saisissantes. Et puis, revoir le sourire de Bright suffit à illuminer ma journée, tout est parfait.
Le dernier épisode est un véritable bouleversement émotionnel. Après cet épisode (et quelques larmes), j'ai ressenti un sentiment de paix avec cette série. Et c’est peut-être la vraie récompense, ce sentiment d’apaisement qu’on ressent rarement avec une œuvre qui parle de religion, notamment lorsqu’on est athée.
D'un format idéal, la photographie est superbe, la mise en scène soignée et la musique discrète. Loin des gags pesants ou du ridicule, cette série est sobre, respectueuse et belle à regarder.
En bref, Ticket to Heaven est une série magnifique, à la fois sobre et chargée d'émotion, qui pousse à une réflexion profonde. Un chemin vers l'amour, la foi et soi.
Was this review helpful to you?
Bière et baume au cœur...
La bière, c’est de l’amour en bouteille. Une bonne bière, ça résiste dans le temps. Plus elle est unique, plus elle est tenace dans les souvenirs, un peu comme un premier amour. Certes, Brewing Love ne connaît pas une histoire qui soit aussi percutante qu’un premier amour (ni une première cuite). D’ailleurs, les trois premiers épisodes peuvent rebuter en raison d’une comédie lourde. Pourtant, une fois ceux-ci dépassés, c’est une gentille histoire qui se raconte. Exactement comme une savoureuse bière après une longue journée épuisante.Ce que j'aime avec ce genre de dramas, c'est qu'ils mettent du baume au cœur. Ils ne sont pas bourrés de drames ou de retournements de situations larmoyants. Ils ne plombent pas le moral, au contraire. Ils sont comme une bonne bière après une journée d'enfer. Frais, léger et particulièrement satisfaisant.
« Je pense que la sensibilité est semblable au houblon. Je crois que chacun a son propre niveau de sensibilité. La quantité de houblon dans cette bière, mesurée en grammes, peut la rendre forte ou légère et il y a des gens qui aiment la bière forte, d’autres pas. Au final, tout est une question de goût. Je crois que la sensibilité, tout comme la quantité de houblon dans une bière détermine la personnalité unique d’une personne. »
– Yun Min Ju
Chae Yong Ju est une ancienne membre des forces spéciales à la personnalité expressive. Kim Se Jeong semble s’amuser avec son personnage. Pourtant, si la comédie lui colle à la peau, il lui a manqué un petit quelque chose pour donner plus de cœur à Chae Yong Ju, en particulier lors de scènes émotionnelles. Souvent, elle ressemblait à une bonne pote qu’à une petite amie.
De l’autre côté, Yun Min Ju est un brasseur à la personnalité ultra-sensible. Chae Yong Ju est une tornade dans sa vie, lui d’un tempérament calme, doux et reposant. Personnellement, j’ai été touchée par l’approche du personnage. Notamment sur le fait de briser cette règle quant au fait d’être un homme en allant à l’armée, en ne pleurant pas ou en étant dénué d’émotions. Si le personnage est la bienveillance et la douceur incarnée, le sourire de Lee Jong Won pourrait me pousser à regarder ce drama encore et encore. J’aime le sourire des gens, mais certaines personnes ont quelque chose de différent. Lee Jong Won est une de ces personnes.
« C’est assez étrange que personne ne dise qu’il y a un défaut dans la bière juste parce qu’elle a un arôme trop puissant à cause d’un excès de houblon. Et personne ne la jette pour ça. Mais lorsqu’il s’agit de personnes, elles sont rapidement étiquetées comme si elles avaient un défaut. Par exemple, avec un seul commentaire comme : « Cette personne semble un peu sensible », on la classe comme une personne qui n’est pas normale. Alors qui définit exactement ce qu’est la normalité ? »
– Yun Min Ju
Le couple secondaire était agréable à suivre. D’un côté, l’aspirante Bang A Reum qui réalise être du mauvais côté de la barrière et fait en sorte de changer. Shin Do Hyun était ravissante avec un jeu simple et léger, mais doux et convaincant. De l’autre, O Chan Hwi, un ancien membre des forces spéciales plein de vie, mais également atteint de stress post-traumatique. J’ai redécouvert le jeu de Baek Sung Chul avec un personnage lumineux, mais également capable de transmettre des émotions plus profondes. Leur histoire est mignonne à suivre, bien qu’elle puisse donner l’impression d’être rapide.
En bref, on suit une histoire assez classique où les situations mettent à l’épreuve l’amour des couples, mais aussi des amitiés (tant personnelles que professionnelles). Une tranquille romance pleine de bienveillance et de gentillesse.
Was this review helpful to you?
