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  • Last Online: 13 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 0 LV0
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Completed
Youkai Sharehouse
0 people found this review helpful
Oct 26, 2020
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

The Yokai Family

La famille Addams a marqué plusieurs générations. Certainement par le fait que beaucoup d'enfants se retrouvaient dans cette famille. Les psychologues diront que c'est un effet cathartique pour les enfants et les ados qui se sentent comme des étrangers aux milieux des adultes. Et c'est l'effet qu'on ressent quand on suit les aventures de notre héroine au milieu de cette "famille" recomposé de Yokai en pleine déprime. Complètement GAGA de légende japonaise et de Koshiba Fuka depuis Tokusatsu gagaga, ce drama était pour moi. Encore une fois trop court et peu approfondi ( comme Gagaga) je ressors un peu déçu du visionnage. 8 épisodes pour présenter un yokai à chaque fois et sa légende mêlés aux activités très banales de l'héroïne (c'est vraiment le pitch de Tokusatsu gagaga, finalement ...) ce n'est absolument pas assez. Les épisodes sont longs, certes, mais le triptyque : "situation de drama (m'aime-t-il vraiment ?) , lien avec la légende et résolution du problème" est à mon avis, trop rapidement expédié pour qu'un européen comme moi puisse être satisfait. Les acteurs sont bons dans leurs rôles de yokais un peu fragiles, mais la mise en scène pâtit du manque de moyen de la série. Certes le temple est bien mis en avant, mais l'intérieur bien trop moderne et surtout les maquillages et costume ne sont pas à la hauteur de ce que j'attendais. C'est une comédie, d'accord, et les acteurs nous font bien rire, mais les effets spéciaux aussi et je ne suis pas sûr que c'était voulu. Quoi qu'il en soit on passe un bon moment, mais sans se tordre de rire non plus. Les légendes sous formes de dessins pas vraiment animés (comme le théâtre de papier traditionnel) en rebuteront certains, mais évidement pas moi qui en suis grand fan. Et j'attends à chaque fois le moment du "mukashi mukashi ...". Il va me manquer maintenant que la série est finie. Heureusement l'apparition de Miwa dans le dernier épisode rattrape tout, j'aimerai tellement la revoir sur scène (comme beaucoup d'autres d'ailleurs...)

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Ongoing 6/9
Police in a Pod
2 people found this review helpful
Sep 5, 2021
6 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 7.0

Kawaiiii Pervenche

Des duos de flics, on en a eu et on en aura encore tant que les séries et les scénaristes en manque d'inspiration existeront. Mais comment bouder notre plaisir avec en rookie Nagano Mei et en vieux (si on peut dire) briscard confirmé, Toda Erika, deux stars, ayant déjà eu leur Asadora rien qu'à elles, mais surtout habituées des comédies légères, mais souvent efficaces.

Ma petite chouchoute, Nagano Mei retrouve également le fantasque Muro Tsuyoshi pour la soutenir, au point de reprendre son rôle de papa poule. Mais son personnage reste très secondaire par rapport au père surprotecteur et de fait beaucoup moins drôle de Oya Baka Seishun Hakusho. C'est vraiment Toda Erika, par son jeu et son statue de senpai/grande sœur/maman, envers Mei qui donne du charme à cette Arme Fatale des Koubans.

Vous découvrirez donc la vie trépidante des policiers de quartier japonais, chargés d'indiquer le chemin aux personnes âgées et de retrouver qui à fait tomber le bonzaï devant la porte. Rien de nouveau, peut être, car tant de mangas en ont tiré les traits et vu l'ambiance générale de la série, on est certainement en face d'une adaptation (que je n'ai pas lu, évidemment).

Mais vous n'êtes tout de même pas devant un gag-manga de plus. Car malgré l'humour omniprésent, insufflé par le jeu de Mei et Erika, mais aussi des seconds couteaux, flics masculins, c'est beaucoup d'émotion, aussi, qui est distillé dans ce feuilleton. Juste recrutée comme elle le dit elle-même, un peu par hasard, chez les flics. Son rêve de défendre le citoyen va se transformer rapidement en cauchemar tant elle semble éloigné des attentes du métier.

En réalité le scénario cache (mal) quelques secrets qui va changer sa vision du métier, mais surtout sa vie d'adulte, qu'elle apprend à gérer grâce à son mentor un peu trop envahissant. Notre Jeune Marie Pervenche (je me demande si Daniele Évenou ne serait pas une inspiration , d'ailleurs, au moins pour les cheveux) sera très entourées. Notamment dans son minuscule appart, transformant la série en Sitcom, mais toujours à la japonaise. C'est-à-dire avec les bons conseils du Senpai à son disciple pour la faire progresser, malgré les litre d'lcool bus à chaque scène. Le personnage de Mei, un peu trop Candide pourra énerver, mais elle le joue tellement bien. Pas vraiment de scénario à dévoilé car peu évolué, sans être une comédie qui vous fera pisser de rire comme Oya Baka, elle vous détendra après une dure journée de labeure. Un conseil, au producteur, une séquelle réunissant le duo Yamada Yuki, Miura Shohei en personnages principaux pourrait faire son effet, car c'est la bonne surprise de ce drama. Après la déception, Nishino Nanase et Muro Tsuyoshi largement sous exploités, voir transparents.

Bien sûr, on termine et on commence même, une fois n'est pas coutume par un Opening digne d'un (bon) anime punchy à souhait et surtout par un Ending tubesque interpréter par la Sia japonaise, Milet que j'adore. De quoi se mettre de bonne humeur malgré la prune sur le pare-brise de la voiture.

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Ongoing 5/9
Just a Bit Espers
2 people found this review helpful
Nov 23, 2025
5 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

On en Esper encore

Des super-héros, on en a vu et revu. Des badass, des rigolos ou des sans pouvoirs et franchement, on en peut plus. Alors, quand on nous propose des personnages qui n’ont qu’un tout petit pouvoir, on s'en méfie comme de la peste. One Punch Man, Dragon Ball ou Mob Psycho 100 commencent toujours sur le ton de la rigolade, on tombe amoureux pour l'humour décalé, puis paf, tout se transforme en bagarre continuelle sous prétexte de prise de maturité des personnages (et du lecteur).

Alors, avec ce drama, combien d’épisodes seront nécessaires avant de passer de la pure poilade à l’ennui total, face au sempiternel sauvetage du monde, que dis-je, de l’univers ?

Rassurez-vous, Chotto Esper Dake est bel et bien une comédie. Plus proche des films d’espionnage, Spy x Family en tête, que des histoires de super-héros, d’ailleurs. Les pouvoirs vont d’accélérer la floraison des fleurs, à augmenter la température de l’eau de 2,3 degrés. Rien de phénoménal, et c’est évidemment ce qui rend la série captivante. Avec ces petits pouvoirs, nos colocataires parviennent malgré tout à apporter du bonheur dans la vie des victimes, mais aussi dans la nôtre.

L’excellent Oizumi Yo commence salaryman paumé malgré son pouvoir extraordinaire et le reste pendant tous les épisodes. Il lui permet tout de même d'apprendre l'art de la vie de couple plutôt que celui de donner des gnons.
Il est accompagné par la bonne surprise de la série : Miyazaki Aoi, formidable en compagne fascinée par un mari ordinaire qu’elle semble connaître, dès leur rencontre. C’est toute la magie de cette série qui respire la bonne humeur. Dean Fujioka incarne un sidekick tellement sympathique et sincère que c’est peut-être l’un de ses rôles que je préfère. Sa vie familiale n’est pourtant pas rose, et c’est peut-être pour cela qu’il est devenu fleuriste. En tout cas, on adore suivre la relation de ce faux-vrai couple (vous avez dit Spy x Family ?) autant que les histoires de leurs colocataires. Sans parler des super-ordinaires-vilains, car ils ne valent pas mieux que nossuper presque zéros.

Les surprises sont donc nombreuses. Kitamura Takumi, Takahata Atsuko et Uno Shohei représentent trois générations d’excellents acteurs qui sont comme des cerises sur un gâteau qui n’en avait pas besoin. Cette série est certainement trop généreuse, oscillant entre Friends et Kore-eda, saupoudrée d’effets spéciaux et de mystère.
On rigole, on est ému, on adore. Et pas juste un peu.

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Ongoing 4/10
The Dangerous Venus
4 people found this review helpful
Nov 22, 2020
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

30 millions d'héritage

Une histoire d'héritage, une disparition mystérieuse, une femme fatale surgit de nul part et ... un vétérinaire obsédé par la gent féminine qui aligne les râteaux comme un chien les puces sur son dos. Voilà les ingrédients explosifs d'un drama à énigmes comme je les aime. Réalisation impeccable, casting d'enfer. On retrouve avec plaisir Yoshitaka Yuriko méconnaissable dans son rôle de jeune épouse trop mignonne, à des kilomètres de son personnage de trentenaire dégouté des hommes dans Tokyo Tarareba Musume.

Kiken na Venus est un vrai polar à la Agatha Christie où l'on découvre avec crainte ou surprise, à chaque épisode, les personnalités des membres de la belle famille de notre véto. Si la mise en scène des premières minutes peut faire sourire, notamment lors de la présentation de cette riche famille un peu trop cliché, dans la méchanceté, la déférence filiale ou la raideur dans ce manoir et cette ambiance complètement hors sujet, au Japon, en 2020, très vite chaque second rôle révèle des personnalités multiples.

Fujioka Dean a comme toujours la grande classe. Sauf au début, quand il fait son fils fils à sa maman. ll m'a fait peur d'ailleurs, j'ai cru qu'il ne savait plus jouer. Il tient, avec les deux acteurs principaux, à bout de bras la série et l'emmène vers l'une des meilleures du genre.

Tsumabuki Satoshi, que l'on voit trop rarement dans un drama (très prolifique au cinéma par contre), excelle dans ce rôle de vétérinaire trop maladroit avec les femmes. Un personnage que Tsukasa Hōjō (le créateur de City Hunter et Cats Eyes ) n'aurait pas répudié. Les récurrences sur ses rêves éveillés font toujours sourire et deviennent une énigme dans l'énigme pour le spectateur. Plus généralement trouver le vrai du faux dans cette série est un véritable plaisir et on se met à chaque fois à la place de notre ami des bêtes à se demander si on peut faire confiance à cette personne, en commençant par notre mystérieuse vénus qui décidément cache encore bien des secrets.

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Ongoing 4/10
Hot Spot
5 people found this review helpful
Feb 8, 2025
4 of 10 episodes seen
Ongoing 2
Overall 9.0
Story 7.5
Acting/Cast 10
Music 8.0
Rewatch Value 9.5

Rencontre avec le type du 3e

Je l'attends comme le retour de la neige et comme elle, il arrive parfois sans crier gare. C'est bien sûr le nouveau délire scénaristique de Bakarhythm, cet extraterrestre du paysage comique japonais qui semble avoir trouvé la formule magique depuis le multirécompensé Brush Up Life. Associé pour la troisième fois consécutive à Oda Rena, déjà productrice sur ce dernier, et s'entourant une fois de plus des meilleures actrices de sa génération, Baka Pierrot encore accroché à sa Lune, nous embarque cette fois dans l'espace…, à moins que ce soit dans un Renault Espace.

Même si, comme à son habitude, il n'apparaîtra pas en chair et en os, c'est bien la marque de fabrique de cet Hitchcock du rire qui imprègne chaque ligne de dialogue ou à l'opposé, chaque silence gênant. Il a d’ailleurs depuis longtemps élevé les situations absurdes au rang d’art. Après la réincarnation ou le pouvoir de guérir par les pouces à grand cri de Hatatatatata !, il poursuit sa quête du merveilleux dans le monde triste ordinaire en comptant l’histoire d’un extraterrestre tout à fait ordinaire.

Grand philosophe du banal, il excelle à transformer les doutes du quotidien en suspense captivant. Il est capable de nous tenir en haleine pendant 45 minutes sur une interrogation aussi anodine que : reste-t-il du papier toilette à la maison ? En se liant, bien malgré lui, d'amitié avec une équipe de femmes quadragénaires (un retour dans Brush up life) cet E.T. héros se sent obligé de mettre ses capacités extraordinaires au service de la résolution de problèmes insolubles pour le commun des mortels. Placer une protection en verre sur un smartphone, décrocher un ballon coincé en hauteur… L'absurde de la situation nous fait autant rire qu'elle insupporte le héros. À travers cette critique subtile de la société japonaise, ultra-assistée par l’abondance de services, Bakarhythm souligne à quel point l’homme moderne ne sait plus rien faire de ses mains, pas même changer une ampoule. J’ai bien dit l’homme. Car, comme souvent avec le mari de l’ex-Dempagumi.inc Yumemi Nemu, on ressent son amour et son admiration pour les femmes – et pas seulement en tant qu’ancien wota.

On retrouve dans le personnage de Kakuta Akihiro tous les traits caractéristiques de Bakarhythm : son aspiration à une vie simple, faite de loisirs otakus, fréquemment méprisés par les « vrais adultes ». Même s'il choisit de ne pas apparaître physiquement, sa personnalité transparaît partout. Ce Pierrot lunaire n’a rien d’extraordinaire : incollable sur les Gunpla, mais incapable de changer une ampoule. Finalement, il ressemble beaucoup à ces hommes célibataires ou divorcés de 40-50 ans, qui n’aspirent qu’à une vie détachée des obligations familiales.

Le drama prend alors des accents féministes, mettant en avant la mère célibataire gérant seule les tâches du quotidien et son travail tandis que l’homme se prélasse dans les bains chauds. Fainéant et incapable, l’extraterrestre semble avoir pris les pires de la gent masculine… et on n’en attendait pas moins de notre expert de la nature humaine qu’est Bakarhythm. Ceci dit, les femmes japonaises ne sont pas épargnées non plus : incapables de s’intéresser sincèrement à l’autre, ou même de faire semblant une fois qu’elles ont obtenu ce qu’elles recherchaient. Cesser de voir l’autre que comme un service qu'il peut rendre, plutôt qu’une personne, voilà le véritable message de la série.

En cela, cette œuvre pose de véritables questions sur nos liens aux autres, dans un cadre qui me fait toujours autant rêver : la ville en apparence banale et très touristique de Kawaguchiko, mais qui, avec son lac, ses montagnes et le mont Fuji en toile de fond, invite toujours à la méditation. Quel meilleur endroit pour poser sa soucoupe ?

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Ongoing 10/11
Motokare no Yuigonjou
0 people found this review helpful
Jun 5, 2022
10 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

L'héritage des romans de gare

L'amour des Japonais pour les romans policiers en général et d'enquêtes en particulier est incommensurable. Déclinés en animes, en jeux vidéo et bien sûr en dramas, la liste des médias est longue. Les œuvres influencées par de grands auteurs, comme Agatha Christie ou Gaston Leroux, côtoient les adaptations d'auteurs japonais, de nouvels ou de mangas genrés mystery, par dizaine à la télévision. Et cela encore aujourd'hui. Alors comment choisir ? Et ben, c'est tout bonnement impossible ! On regarde le premier épisode en croisant les doigts et faisant le vœu qu'on soit bien devant un chef-d'œuvre comme Mystery to Iunakare, plutôt qu'un très dispensable Sousa Kaigi wa Living de ! Pour accroitre la difficulté, le premier épisode ne reflète pas toujours la série. Il faut parfois s'accrocher et passer les premières impressions pour apprécier celle-ci. C'est le cas de Motokare no Igonjo qui, malgré la présence de l'excellente Ayase Haruka en tête d'affiche, a du mal à nous convaincre avec ses deux premiers épisodes très "Dix petits nègres".

Et pour cause, cette série est clairement un hommage, un peu trop appuyé, à des romans publiés il y a 100 ans maintenant. Loin de références subtiles, on nous rappelle que des évènements sont semblables à ce que l'on peut lire dans ces romans du 20e siècle. Petit lecteur, j'avouerai que ça me laisse un peu sur le carreau. Alors, qu'à coup sûr, les grands fans de ses classiques apprécieront grandement les références. Clairement destiné aux Otaku Mystery, j'ai plutôt ronchonné, quand la série a commencé par une n-ième enquête dans un manoir ou une dizaine de personnages sont réunis afin de démasquer le coupable. Vu le titre et l'ambiance, j'ai d'abord cru que toute la série se déroulerait dans une unité de lieu, de temps et de personnages et je voyais déjà pointer l'ennui. Mais L'héritage de l'ex-boy-friend de notre avocate-héroïne n'est pas ce manoir, mais un bien, bien plus encombrant, que vous découvrirez à la fin du deuxième épisode. Moment où, la série prend une autre tournure, s'éloignant d'Hercule Poireau et autre Gaston Leroux. Mais pas trop, puisque les références continuent tout le long des dix épisodes. Incarnées par l'associer de notre avocate, féru de ses romans de gare, il l'aidera à résoudre des affaires criminelles, malgré eux.

En effet, Ayase Haruka campe une avocate vénale, dont les scrupules sont inversement proportionnelles à son amour pour la bouffe. Les situations liées à ces deux traits de caractères sont donc les piliers humoristiques de la série, et avec quelques autres moments de gêne, justifie le visionnage de la série. Car pour le reste, à l'instar d'un Colombo, on connait souvent dès les premières secondes le coupable. Et si ce n'est pas le cas, on nous fait très vite de l'œil par des plans grossiers sur des personnages, des situations ou des objets accusant quelqu'un. Sans subtilité, on zoome sur les yeux de notre avocate pour nous montrer qu'il faut scruter l'environnement. On est loin de la torture mentale que nous infligent des Kiken no Venus ou Shinhannin Flag.

Il faut, de ce fait, prendre ce drama pour un divertissement qui vous fera si ce n'est rire tout du moins sourire. Car il faut bien avouer que les blagues sur la bouffe peuvent être parfois lourdes. Le duo Ayase Haruka - Oizumi Yo est plutôt croustillant, même s'il manque un peu d'originalité. Tout les oppose, comme il se doit. Évidement, L'avocate obsédée par l'argent et sa carrière et le majordome pommé, pauvre et altruiste. Chacun apprendra de l'autre. Comme d'habitude dans ce genre d'histoire jusqu'à être transformé par l'expérience. Un fil conducteur fera le lien entre chaque épisode et une certaine originalité, tout de même, viendra pimenter ce très classique drama. La récurrence et même l'agrégation de personnages pourtant complètement secondaire dans certains épisodes. Rien ne laisse présager, par exemple, leur retour et donc la formation petit à petit d'une équipe récurrente, pour ne pas dire d'un club d'enquêteurs. Formant, finalement, une agence de détective.

Très maladroit dans les enquêtes proposées et le réalisme des situations, les petits mystères sont à la ramasse, tout comme ce pouvoir donné à une avocate de mené enquête. Mais par contre, le ou les mystères portés par les personnages principaux qui servent de fil conducteur à la série donnent cet intérêt et cette envie d'en savoir plus. Les personnages secondaires récurrents deviennent vraiment indispensables jusqu'à attendre leurs apparitions. D'autant plus, qu'ils ne sont pas communs. Un bon divertissement, des références, mais pas de casse-tête qui donne la migraine, d'où une petite déception. J'en attendais plus d'un drama porté par Ayase Haruka dans le rôle d'une avocate. Je m'en vais, aller la revoir dans Heaven and Hell, dans le rôle… d'un homme.

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Ongoing 5/10
Then You Try Making It!
3 people found this review helpful
Nov 9, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

Avec toi, le jour où ta cuisine s'arrêtera

Deux de mes acteurs préférés reprennent un manga où la cuisine est centrale. Je sens que je vais me régaler. D’autant plus qu’on est ici dans la comédie pure, et c’est bien là que Takeuchi Ryoma et Kao excellent le plus.

Non contents d’être beaux, jeunes ( et ils le resteront sans doute toujours ), ils sont aussi formidables dans la comédie. Ryoma, déjà irrésistible dans Overprotect Kaoko, et Kao, si décalé dans Hot Spot, ne pouvaient que faire des étincelles dans les rôles d’un couple « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Le principe est éculé, certes, mais peu importe : ici, tout part du refus de Kao d’épouser l'homme idéal, par dédain pour sa cuisine ! S’ensuit alors une remise en question du beau Ryoma, amoureux autant de sa compagne que de la gastronomie, mais incapable de comprendre ce qu’elle ressent lorsqu’il lui fait des remarques, qu'il pense futiles.

Contrairement à beaucoup de dramas culinaires, il y a finalement peu de scènes de cuisine pure. Exit donc les longs plans sur les plats en préparation : on suit plutôt la vie de nouveau célibataire de Ryoma, enchaînant les passages au supermarché et les repas à préparer pour tenter de comprendre ce que vivait et ressentait sa compagne. Celle-ci, en pleine crise de la trentaine, a consacré sa jeunesse à Ryoma, comme au temps de l’ère Shōwa. Fin cordon-bleu, il cherche, à travers la reproduction de ses plats, les souvenirs des dix années passées avec Kao. Ryoma excelle dans les scènes d’émotion et vous touchera certainement. Mais le cœur du drama, c’est bien l’humour, et on se délecte des situations comiques.

Travaillant dans le milieu des toilettes (un comble pour un fin gourmet), Ryoma enchaîne les mésaventures, tandis que le nouveau petit ami de Kao, caviste, fait couler la téquila, comme de l'eau. Mais ne regardez surtout pas cette série avec modération ! Elle a un côté feel-good indéniable, avec une écriture inspirée et une mise en scène élégante, alliant humour et tendresse. Les caméos, comme l’apparition de Nakajō Ayami en presque petite amie de Ryoma, parleront aux fans des deux acteurs, et rendent les scènes encore plus savoureuses.

Clairement, la dose de joie et de bonne cuisine dont on avait besoin pour illuminer cet automne maussade.

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Ongoing 7/10
Rikokatsu
1 people found this review helpful
May 29, 2021
7 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

5 divorces et un mariage

Se marier sur un coup de tête, ne peut rien apporter de bon. C'est le conseil qu'on aurait dû donner à Kitagawa Keiko avant d'épouser dès les premières minutes de la série le secouriste Nagayama Eita venu la sauver d'une mort certaine, ou plutôt d'un chagrin d'amour.

Ce drama part, dès la cérémonie de mariage, complètement en cacahouète. Avec des familles et des collègues complètement déjantés. On comprend très vite que tous les couples présents sont sur le point de divorcer et nos deux héros vont arriver à cette même décision, dès le soir de la lune de miel.

Cette facilité à quitter son conjoint peu surprendre dans le pays des traditions monolithiques, mais il faut savoir que divorcer au Japon n'est souvent qu'une simple formalité administrative. Apposer deux signatures sur un bout de papier et hop, on oublie femme (mari) et enfant, créant des millions de mères célibataires condamnées ... à être les héroïnes, ou les faire valoir, de millier d'animés, de films et de dramas. Une fois qu'on a accepté ce postulat on prendra un plaisir dingue à suivre ses différents couples, hésitant entre ses deux choix de vie.

À commencé donc par nos deux super héros, Kitagawa Keiko qui éblouie à nouveau l'écran par son charme et son jeu. Montrant ses facultés de caméléon, dans un rôle d'apprenti femme au foyer maladroite, elle qui à toujours été indépendant dans son métier. Fashion girl, capable d'avoir 5 coupes de cheveux et 10 tenues différentes dans un même épisode, au point de ne plus la reconnaitre d'une scène à l'autre. Contraste élevé avec la rigueur militaire de Nagayama Eita, qui n'est pas en reste quant au difficile apprentissage de la vie à deux. Cette guerre sera pour lui la plus dure à gagner, mais autant Keiko était le point d'attraction central d'un Ie Uru Onna (2016), autant, c'est Eita qui porte la série sur ses épaules. Il donne littéralement de sa personne pour l'emmener au-dessus du lot de toutes les comédies romantiques du moment.

Physiquement d'abord, avec une carrure de titan. Son jeu ensuite est à mourir de rire entre Albert Dupontel, période stand up et Stallone période Rambo, il est hyper touchant dans les moments d'intimité ou quand il se retrouve complètement à la ramasse fasse à la gent féminine. Difficile apprentissage que la vie de couple. Faire des concessions, tout en ne reniant pas sa personnalité (encore plus dur au Japon) les différents couples justement montrent différente période de la vie et des choix à faire. Miroir du futur pour nos héros, ses acteurs parsèment la série de scènes mémorables.

Les seconds rôles loin d'être des faire-valoir ne montrent aucun temps mort dans l'humour ou le sentimental. Les militaires, trop ... militaires. Les vieux père de famille de l'ère Showa, trop .... chef de famille de l'ère Showa et les célibataires, trop célibataires.

On notera une incongruité, avec Sano Shiro, brutalement remplacé par Hirata Mitsuru à partir de l'ep 4 bien, moins charismatique, mais montre à quel point la production des dramas est tendue. Et on appréciera la présence du bellâtre Shirasu Jin de I Don't Love You Yet qui prend une place non négligeable dans le paysage drama-stique japonais avec des rôles toujours plus inquiétants. On sent qu'il prend un malin plaisir à casser son image de beau gosse et on le prend avec lui.

Bien sûr, on ne peut terminer ce tableau déjà parfait avec un Ending digne d'un drama passant en prime time et avec une telle qualité d'acteurs.
Même si on est loin d'un Lemon, c'est toujours un plaisir d'entendre un inédit de Yonezu Kenshi. OK, j'aurais dû commencer par ça, pour vous donner envie de voir ce drama, mais ça reviendrait à commencer à envisager le divorce avant même la fin de la nuit de noce, non ?

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Ongoing 9/10
Two Weeks
0 people found this review helpful
Jan 30, 2021
9 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

2 semaines sans prendre de douche

Un remake porte forcément en lui le péché originel. Voué à être comparé à son (illustre) prédécesseur, il sera maltraité, insulté et mis au ban de la société, tout comme le supposé meurtrier de Two Weeks. Mais les remakes japonais<->coréens, dans un sens comme dans l'autre, apportent souvent leur lot de bonnes surprises et montrent un côté bien plus fréquentable que les remakes américains, et cela ... tout comme le supposé meurtrier de Two Weeks.

Homme de pouvoir véreux, beau gosse paumé, accusé à tort de meurtres qu'il n'a pas commis à l'insu de son plein gré, jeune et jolie procureure pleine d'illusion et d'inexpérience. Les ingrédients trop classiques d'un thriller sont là, ce qui peut laisser craindre le meilleur comme le pire. Alors quand est-il vraiment ?

Plusieurs arguments prêchent en la faveur de ce remake. Je précise évidemment que je n'ai pas vu l'original coréen de 2013 mais je ne doute pas qu'il soit excellent pour l'avoir ressorti des cartons 6 ans après.

Pour commencer, j'ai eu une pensée particulière tout au long du visionnage de la série pour l'acteur principal Miura Haruma. Retrouvé pendu chez-lui, en juillet 2020, accompagné d'une lettre de suicide, comme il est malheureusement de coutume dans le pays ou le soleil ne se lève plus pour tant de personnes de talent. Car du talent il en avait pour jouer si bien le père prêt à tout pour sauver la vie de sa fille. Une carrière trop courte, même si elle a commencé à 7 ans, qui a fait de lui un acteur très populaire et qui s'est arrêtée à peine à 30 ans, quelques mois après la diffusion du Drama. Son rôle dans la série n'en a que plus de force.

Ce drama a heureusement d'autres atouts, bien plus joyeux. Les filles trop kawaï qui y jouent par exemple et dont une en particulier. Vous voyez surement de laquelle je parle puisqu'elle fait fondre tous les papas de la terre (et les mamans surement aussi) C'est la jeune Inagaki Kurumi, 8 ans dans la série et atteinte d'une grave maladie et pour qui n'importe qui serait prêts à donner ses deux reins, son fois et ses tripes pour la sauver, tant son sourire est ravageur.

Bien sûr quelques maladresses entachent la cohérence du tout. Comme notre fugitif, qui s'arrête à chaque fois qu'une personne est en danger, pour l'aider (une fois ça va, mais à chaque épisode...) avec au bout du compte cette personne qui le trouve trop sympa pour le croire coupable de meurtre. Y a des limites aux cascades de bons sentiments. Comme si ça ne nous suffisait pas de chialer à chaque fois que sa fille lui apparait en songes. Si vous n'avez pas un cœur de pierre, les larmes couleront à chaque rêve éveillé ou scène à l'hôpital. Alors inutile dans faire trop messieurs les scénaristes. En tant que parent, je me suis certainement trop projeté dans l'histoire, mais il faut dire qu'elle vous prend vraiment aux tripes et pas que pour la relation père-fille. Bien filmée, bien jouée et bien écrite quand même avec une action très présente et un suspense bien mené. On a même droit à un triangle amoureux (concours de circonstances peu plausible d'accord, mais bon ...), alors vous allez enchainer les épisodes à coup sûr.

Des acteurs confirmés comme Takashima Masanobu ou Kuroki Hitomi qui ont en commun un regard profond qui en dit long sur leurs intentions rajoutent encore du sel à la série. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas le regard de Miura Haruma qui donne aussi une tel profondeur à son personnage.

Dernière interrogation et non pas des moindres, pourquoi certains acteurs ont-ils les cheveux ... si gras dans la série ? Le fugitif, on peut comprendre, mais le grand méchant ou la procureure ? Y aurait-il eu pénurie de shampoing sur le tournage les empêchant de prendre des douches pendant ses 2 longues semaines.


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Ongoing 4/10
Hitman in Love
6 people found this review helpful
Aug 1, 2021
4 of 10 episodes seen
Ongoing 5
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Assassination Childhood

Nakagawa Taishi est l'archétype du maladroit à la télé nippone. Son rôle de prédilection, autant dans des situations sérieuses comme en tueur à gage, qu'en amour, comme dans l'Asadora Natsuzora ou plus récemment Oya Baka Seishun Hakusho. Autre comédie extrêmement drôle de l'été dernier. Alors cet été, saura-t-il relevé une nouvelle fois le défi de nous faire rire et nous faire oublier un instant cette ambiance morose qui n'en finit pas.

Grosse comédie de l'été 2021, Boku no Satsui ga Koi wo Shita relate les péripéties d'un Hitman obsédé par la mort de son père adoptif, tué par un autre tueur à gage en la personne de Araki Yuko. Beauté froide et énigmatique ayant pour couverture la profession de mangaka. Très bon choix de la part de la production puisqu'aucune autre actrice japonaise ne sait faire la gueule comme elle. Et malgré toutes les gaffes de notre Inspecteur Gadget ou Grand Blond (Pierre Richard sort de ce corps), il sera très difficile de lui faire décocher un sourire. Les tentatives d'assassinats avortées, toutes plus drôles les unes des autres, seront un vrai régal, avec un jeu d'acteur vraiment au top. Les visages sont extrêmement expressifs et grimace sur grimace accompagnent parfaitement chaque pensée aussi idiote que malsaine, du moins les premiers épisodes.

Car l'amour ou le mystère prennent le pas sur la comédie et certains rôles deviennent rapidement trop sérieux. Heureusement le Nemesis de notre héros n'est pas en reste. Même s'il débute la série de manières grotesque dans sa méchanceté à la Moriarty du Sherlock Holmes de Miyazaki, il passe à remplacer le héros dans son rôle de candide en Amour. Les rôles secondaires sont de tout niveau, mais mention spéciale pour la secrétaire de notre mangaka-assassin, qui a une personnalité pour le moins singulière (la fameuse limite des 30 ans, vous voyez).

La musique, plutôt bien fichue, joue un grand rôle dans l'excellente mise en scène et est punchy à souhait. On n'échappera pas à des lourdeurs proches du manga comme des flashbacks (qui sont en réalité très drôles par leur répétition surtout la leçon sur tableau blanc), ou un Prince de la mort très méchant et donc très bête. Étant membre d'EXILE, il peut au moins faire à merveille ses danses macabres.

De très bons acteurs, donc, des références à des films occidentaux cultes, que je vous laisse découvrir, et un humour et un contexte qui rappelle, au début du moins, Satsui no Dotei. Mais bien moins noir que celui-ci, pour ceux que cela rebutait. Que du bon donc. La production a clairement atteint sa cible (moi). Mission accomplie !

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Ongoing 6/9
Atom no Ko
1 people found this review helpful
Nov 27, 2022
6 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

Jeux d'enfants

Les dramas sur la vie et la mort des petites entreprises japonaises sont nombreux et ont toujours un petit côté épique. Le travail et la réussite par celui-ci étant une fin en soi pour bon nombre de Japonais, la vie dans une entreprise est souvent présenté comme un combat de tous les jours faces à des ennemies de plus fort. Tout comme dans un jeu vidéo ou chaque défaite nous rend plus fort pour affronter le prochain niveau. Ce n'est évidement pas un hasard si pour l'intro de Atom no Ko, j'ai choisi le parallèle avec le monde du gaming.

En effet, c'est bien le jeu et le monde de l'enfance dans toutes ses dimensions qui est magnifiquement défendu dans ce drama aux accents de Dallas, tant les trahisons sont nombreuses, pour nos héros Otaks. Un mélange des genres jouissif qui commence pourtant mal. Le sourire de Kishii Yukinoqui, qui est pourtant l'un des plus réconfortants de sa génération, est caché derrière une façade de working girl blasée et austère. Mais c'est pour mieux basculer, une fois passé les premières minutes, vers ses traits de caractère enjoués et cette bonne humeur qu'elle nous transmet à chaque drama dont elle est l'héroïne. Des rôles phares, il y en a pléthore dans cette série et c'est l'un de ses nombreux points forts.

Si les geeks ont eu longtemps, en occident, une représentation très typée : acné x lunette, on s'en est éloigné depuis quelques années, grâce à leur conquête du monde (GAFAM et bizness média) dans les années 2000. Mais là, on a droit à un défilé de beaux gosses rarement vu, à commencer par Yamazaki Kento qui change des stéréotypes de Jonny's dans ce genre de drama, avec sa longue crinière et ses traits enfantins. Ce Geek de génie à la carrière contrariée, face aux événements tragiques qui ont brisé l'amitié avec ses anciens partenaires, va nous émouvoir en nous relatant ses passions et ses failles. Et cela, tout en flattant la rétine de qui sait apprécier la beauté sauvage. Cela rattrape son rôle lourdingue de super héros dans le gâchis qu'a été la première saison d'Alice in Borderland. Idem pour Matsushita Kouhei qui pourrait être le côté obscure du geek (le retour des grosses lunettes), mais qui n'a rien à envier côté bogossitude. Il mérite enfin une vraie place de premier rôle même s'il la partage d'admirablement avec ses deux compères.

Mais de bons et beaux acteurs ne font pas une bonne série. En plus d'une musique épique et entêtante, il faut également un méchant exécrable. Et là, les différentes facettes du Némésis de nos héros, qui n'a rien à envier aux pires pourritures des séries internationales, en commençant par le père à tous, le regretté JR, vont leur faire vivre des aventures à la Dark Soul. Tous les personnages ont une personnalité forte, même si certains, très secondaires, me laissent pantois. Je pense à Lee Hyun Ri que j'adore, mais qui n'est ici que la caution coréenne, pour faire plus internationale. Les producteurs japonais devraient enfin penser à elle pour des premiers rôles, elle le mérite. Mais en général, les persos étrangers qui font leur apparition, sont, disons ..., très typé. Mais tout ça se fait dans la bonne humeur, sans vouloir heurter ou se moquer de tel ou tel pays. Car c'est plutôt la société japonaise qui est, une fois de plus, pointée du doigt et son système économique. Les banques, les grandes firmes, les artisans qui essayent de survivre face à ses multinationales. Ses artisans qui sont magnifiquement interprétés par des acteurs d'un bel âge. Cela rajoute encore de la chaleur à cette série qui dénonce tout le cynisme de la startup nation, de l'argent roi et des firmes internationales face aux petites entreprises à la papa.

Alors que l'antagonisme aurait dû être du côté de la modernité des jeux vidéo face à l'archaïsme du jouet fabriqué de manière artisanal (comprendre : mouler en plastique, on est quand même au Japon), il en est tout autre. L'alliance de la jeunesse et des papys boomers, pour sauver un patrimoine qui va des figurines de Godzilla à l'indie gaming, est rafraîchissante au point qu'on ne peut plus se passer de regarder cette série. Quelles que soient les épreuves et il y en aura le long de ses dix épisodes, la vie de cette entreprise face au requin du Nikkei vous fera comme une partie de Super Meat Boy. Aussitôt mort, Aussitôt remis sur pied pour encore progresser dans la série. Addictif et bourré de références pas très fines, mais qui font plaisir. Une leçon de vie, de courage et de bonne humeur face à l'adversité. Certains diront aussi de guimauve. C'est tellement inutile la régression enfantine, entend-on dire çà et là. Mais en réalité, c'est devenu indispensable dans nos vies, pour survivre à cette société, à ce monde pourri par l'argent, les guerres et je ne sais encore quelles préoccupations d'adultes. Une ode à l'enfance, mais aussi au patrimoine japonais qu'est le jeu dans toutes ses facettes. Un antidote à la violence de Squid Game. Mais est-ce vraiment si éloigné ?

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Ongoing 5/10
The Right to Judge
2 people found this review helpful
Nov 23, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

Le T-Rex de l'an 2000

Voilà déjà un quart de siècle que ce nouveau millénaire a commencé, et j’attends toujours une adaptation drama ou anime de 20th Century Boys, l’œuvre monstrueuse de Naoki Urasawa. En comparaison du manga, les trois films font pâle figure, et je suis persuadé qu’on peut atteindre la qualité de Monster ou Pluto en anime. Mais soyons honnête, qui s’intéresse encore à cette histoire, du siècle dernier et de la peur de l’an 2000, à part la génération X, comme moi ?

Quelques dramas reprennent le principe éculé d’adultes se retrouvant vingt ans après, pour inonder l’écran de flashbacks sur leur enfance et enquêter sur l’un d’entre eux après de mystérieux meurtres… Ii koto, Warui koto ne change rien à la règle, mais apporte-t-il du sang neuf en attendant l’adaptation ultime de mon manga préféré ?

Réunion d’anciens élèves, rêves d’enfance non réalisés, enquête pour retrouver certains d’entre eux : du déjà-vu, certes, mais ici, c'est rondement mené et rien d’étonnant, au vu du casting.
Mamiya Shotaro, qui ne cesse de se bonifier avec l’âge et qui n’a sans doute jamais été aussi mature (comprendre : beau) que dans ce rôle d’ancien harceleur scolaire, prenant enfin conscience de la gravité de ses actes passés.
Araki Yuko, connue pour ses rôles de râleuse tant son sourire crispé est devenu sa marque de fabrique, ne pouvait être que cette ancienne victime de harcèlement, véritable sport national au Japon. Belle lorsqu’elle sourit, glaçante quand celui-ci s’efface. C’est exactement ce qu’on lui demande ici, afin de laisser planer le doute sur ces meurtres tous plus glauques les uns les autres. En est-elle l’origine ? Une vengeance compréhensible quand on découvre à quel point les enfants peuvent être cruels entre eux…

Si le trait semble parfois exagéré par le manque d’empathie de quasiment toute l’école envers le personnage d’Araki Yuko, il l’est tout autant du côté des adultes, dont très peu reconnaissent à quel point le harcèlement est ignoble. Peut-être déformons-nous la réalité de l’an 2000 avec nos yeux de 2025, mais j’en doute. Petit moment de gêne donc, lors de ces scènes pourtant bien représentatives de notre enfance. Le reste du casting ne démérite pas, chacun sonne juste. Elles pourraient bien agir comme un miroir pour nous et nous toucher droit au cœur.

Et évidemment, on ne peut qu’admirer l’aisance des enfants, d’autant plus qu’ils ressemblent vraiment à leurs équivalents adultes. Si l’on fait fi d’un pitch trop convenu pour ce type de thriller, et qu’on accepte que les flics soient encore une fois d’une nullité abyssale, incapables de mettre en garde à vue la suspecte n°1, même après le quatrième meurtre d’un ancien harceleur, vous passerez un bon moment à tenter de déterminer qui est à l’origine de ces assassinats dignes de Destination Finale.

En résumé, un Mystery Drama, pas original dans son concept, mais un peu plus dans son déroulé, porté par un bon jeu d’acteurs et un suspense solide. Et surtout, un drama qui nous replonge avec nostalgie à l’aube des années 2000, à coups de parties de Bomberman et de cartes Yu-Gi-Oh. À chaque génération son 20th Century Boy, finalement.

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Ongoing 11/13
My Fave, the Killer
0 people found this review helpful
19 days ago
11 of 13 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 8.0
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

Le live action d'ONK qu'on attendait

Alors qu’il s’apprête à sortir au cinéma, Love on Trial de Kōji Fukada remet une nouvelle fois le monde des idoles sur le devant de la scène. Et pourtant, dès Perfect Blue (1997) du regretté Satoshi Kon, ce milieu avait déjà été sévèrement critiqué pour son miroir aux alouettes et la monétisation des sentiments, des corps et des sourires. Le fan lui-même n’est jamais vraiment dupe, et ce jeu du mensonge a été si brillamment décrit dans le manga Oshi no Ko qu’on peut légitimement se demander ce qu’une énième série peut encore apporter, d’autant plus lorsqu’elle s’étale sur 13 épisodes de 50 minutes, retraçant l’ascension de trois futures stars.
Et pourtant, étonnamment, Oshi no Satsujin est peut-être l’œuvre la plus pertinente d’un point de vue informatif sur ce milieu. Et ce, malgré un scénario peu réaliste qui, comme vous allez le voir, part dans toutes les directions pour mieux se rassembler au final. Du plus sombre au plus what the fuck, du plus glauque au plus kawaii, même Élise Lucet serait choquée par ce "Complément d’enquête", comme il se doit, à la fois dénonciateur et voyeuriste, d'Envoyé Spécial au pays des idoles.

Exit donc l’amour impossible, la folie du dédoublement de personnalité ou la vengeance envers un père absent. Le cadre des idoles sert ici un thriller anxiogène porté par trois jeunes actrices encore peu connues : Tanabe Momoko, Yokota Mayuu et Hayashi Meari. Elles se partagent le premier rôle comme trois membres d’un groupe unies pour la vie. Mais c’est plutôt la mort qui les rassemble et les transforme progressivement en une véritable famille. Trois sœurs inséparables, partageant des secrets de plus en plus nombreux, immoraux et macabres, tout en cherchant à construire la famille dont elles ont été privées.

Si Yokota Mayuu et Hayashi Meari incarnent parfaitement des rôles de discrêtes, presque transparentes, Tanabe Momoko est une véritable révélation en leader du groupe. Les secrets se dévoilent peu à peu, révélant toutes les aspérités, loin de l’image lisse attendue d’une idole. Si les idoles sont les reines du mensonge, elle, en est l'impératrice. Elle crève l’écran dans un rôle fort, même si le scénario a parfois tendance à la confronter aux pires situations sans vraiment y réfléchir. Comme dans tout slasher, nos trois preincesses de la scène se jettent régulièrement dans la gueule du loup, sans aucune protection et réflexion.

Pourtant, elles sont bien entourées. Une pléthore de Johnny’s participe au casting masculin. Et, tout comme dans un Scary Movie, nul ne sait vraiment à qui faire confiance. Il faudra attendre les derniers épisodes pour dévoiler le cœur de l’intrigue et le rôle de chacun. En attendant, de nombreuses side stories viennent nourrir l’ensemble : l’ascension des idoles, des triangles amoureux, un mystérieux serial killer faisant l’aller-retour entre Osaka et Tokyo, des amitiés d’enfance, du harcèlement scolaire, des rêves de petites filles… Les clichés liés aux idoles sont nombreux, mais souvent réalistes. Le caractère informatif est bien présent : les fans sont lourds, suants, gras, tels que les journalistes français aiment les dépeindre. Les idoles travaillent dur et percent finalement, parfois en donnant bien plus que leur voix.

Chaque personnage secondaire incarne une facette de la pensée sociétale autour du show-business. Une femme bafouée déteste les idoles et les compare à des prostituées avec des arguments recevables, tandis qu’une mère est immensément fière de voir sa fille réaliser son rêve d’enfant, monter sur scène en robe de princesse. Tous les arguments se valent, et juger devient difficile au final.
Seule la qualité artistique de l’œuvre, oscillant entre nanar et chef-d’œuvre, peut réellement être débattue. Le jeu de certains acteurs est parfois irritant, notamment lorsqu’ils dévoilent leur personnalité macabre ou qu’ils en font trop dans la gentillesse. Le petit côté provincial, avec l’accent d’Osaka forcé, est à la fois plaisant et excessivement surjoué. Les plaintes ponctuées de « ya » en fin de phrase accentuent le côté pleurnichard du personnage de Hayashi Meari, ce qui peut lasser assez rapidement.

Grâce à une durée étonnamment longue pour le genre, la série vous entraîne dans de multiples directions et parvient à maintenir le suspense. On ne sait jamais vraiment ce qui va se passer dans l’épisode suivant, et rien que cela est déjà un exploit pour une série japonaise souvent trop friande de clins d’œil divulgâcheurs. Bien sûr, cette longueur et ce scénario alambiqué masquent un manque de moyens évident au niveau de la production. Les décors et la réalisation sont cheap, comme les scènes de rue et les maisons louées filmées caméra au poing, sans artifice. Même les scènes dans les salles de spectacle semblent parfois captées au smartphone, par les fans.

Mais une bonne surprise artistique accompagne malgré tout la dizaine d’heures de visionnage. Une bande originale qui porte bien son nom, moderne et entêtante, dont on aura du mal à se débarrasser. Je ne parle pas des chansonnettes créées pour le faux groupe, mais bien de la bande-son signée Dejizue et Kuroda Mori. Et cet ending de Yu-ka, qui arrache une larme à chaque meurtre, donnera définitivement envie de déposer une rose noire sur le corps de chaque victime.

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Ongoing 6/13
Roppongi Class
3 people found this review helpful
Aug 21, 2022
6 of 13 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 7.5

La lutte pour avoir la class

M'étant focalisé sur les dramas japonais, il m'est temporellement très compliqué de revenir à un drama coréen. Encore plus, quand il est produit par Netflix, souvent aseptisé et trop mainstream, afin de convenir à l'international. Si de surcroit, il est encensé par tous…. Non pas que je me sente supérieur au commun des mortels, mais les avis du genre : " Squid - Hunger - Battleroyale - Game c'est tellement du jamais vu", m'ont, pour le moins, refroidi ses dernières années. Et Netflix, n'est jamais très loin dans l'affaire. Avec Squid Games c'était : Toute cette violence dans un univers enfantin, blablabla, tu devrais regarder… Bref, j'ai regardé le premier épisode y a deux ans, comme tout le monde, et toujours pas vu les autres aujourd'hui. Et voilà qu'on me refait le coup avec Itaewon Class. Même plateforme Mainstream, même discourt formaté. " Tout ce friendship qui tournera à la trahison dans ce drama de vengeance envers une société (et une Société) pourrie jusqu'à l'os. C'est vraiment original". Mais putain, arrêtez de regarder des séries françaises, merde ! Donc j'avais évidement décidé de pas le voir et voilà que sort Roppongi Class, remake Japonais qui aurait dû m'en faire bouger une sans faire bouger l'autre, comme dirait notre président. Surtout que l'originale est par convention bien meilleure que la copie, n'est-ce pas Manu. MAIS, car il y a un mais, Takeuchi Ryoma, quoi ! Je ne pouvais, décemment pas, ne pas le voir. Après cette introduction comme toujours trop longue et qui essayée d'avoir la class, sans y parvenir, il est temps de visionner le nouveau Ryoma-Kun. Un apéritif, en attendant la 3e saison de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni.

Introduction trop longue, donc, comme ce premier épisode retraçant les événements qui conduiront à neuf autres; ayant pour fil conducteur une vengeance qui se transformera pourtant, petit à petit, en comédie romantique. Multipliant ainsi des triangles amoureux imbriqués les uns dans les autres. Des moments sentant parfois tellement la guimauve que l'on se demande comment cette vengeance peut être accomplie, vu les trahisons et le niveau de violence nécessairement attendus, par la préparation mental du spectateur dans la première heure.

La construction de la série, par trop classique, pour une qui se veut actuelle, reste tout du moins accrocheuse. Les personnages sont distillés au compte-gouttes et leur histoire est comptée bien après leur première apparition. Sous la forme, évidement, de flashbacks. Ce montage fatiguera les plus aguerris, mais réjouira par ses révélations ceux peu habitués au pingpong spatiotemporel à répétition. Le temps passé, parfois de 10 ans, étant au cœur du scénario, ses révélations sont nécessaires, même si rarement surprenantes et le friendship qui en découle et qui est, lui aussi, au cœur de la série, prend parfois des allures de Friends, justifiant ses bons en arrière sans fin. Comment on s'est connu ? Comment on est devenu potes ? Des petites révélations, mais c'est bien sûr des révélations sur nos héros que l'on attend le plus. Heureusement, le scénario est assez bien ficelé pour donner des infos sans gâcher le mystère. Laissant ainsi un spectateur, même aguerri, comme vous l'êtes, dans le questionnement nécessaire à l'envie de continuer.

Vient quand même le difficile constat d'une mise en scène très fan-service de Tokyo, la ville la plus cool du monde. Roppongi est un quartier particulier, mais c'est à travers celui-ci que la mégalopole se voit ériger une statue à sa gloire. Un aimant pour toutes les jeunesses en mal de sortie, d'amusement, de Spot instagramables et de cool attitude. Les boites et les restaurants hypes sont des églises dans lesquelles on vient célèbre les divinités des réseaux sociaux. Le pouvoir de ceux-ci, loin d'être dénoncé, est même encouragé par le côté cool des influenceurs de quartier. Nous interrogeant ainsi, sur le pourquoi de continuer à frire des karahage toute la journée, dans cette ambiance étouffante d'huile de friture, alors que quelques photos et son avis suffisent à devenir riche et famous. C'est justement le cas de Hirate Yurina qui rejoindra rapidement l'équipe de Takeuchi Ryoma dans son restaurant minable. L' ex-leader des Keyakizaka46 habitué aux rôles de psychopathe bipolaire (Hibiki, quand même) mènera la vie dure à son boss avant d'en tombée follement amoureuse, faisant complètement oublier cette histoire de vengeance censée être au cœur de l'ntrigue.

C'est cette bipolarité de l'histoire, adaptée d'un webtoon coréen à grand succès, qui est déconcertante, bien plus que celle du personnage féminin, aussi cool que notre héros. Pourtant, l'acteur le plus kakkoï du Japon, Takeuchi Ryoma, est censé être rongé par la haine envers le roi des karahages et son stupide fils. Mais il monte tranquillement son restaurant avec des repris de justice et des laissés pour compte de la société et cela en se donnant non pas 10 ans, mais 20 ans pour réussir. C'est long 20 ans, surtout après avoir passé une partie de sa jeunesse en prison.

Débordant de bonté, fuwa fuwa comme de la guimauve, son sourire ravageur en fera fondre plus d'une, ou d'un d'ailleurs. Le chaud comme le froid sont soufflés à chaque instant et clairement ce choix d'acteur capable de joué les brutes comme les gentils niais est excellent. Même si la direction artistique, a choisi de forcer le trait. La mort du panda, par exemple, qui plongera notre héros au fond du trou est à peine surjoué, non... ? Excellente également l'actrice Araki Yuko, souvent choisie pour des rôles de femmes froides, pour ne pas dire faisant la gueule, mais qui arrive toujours à attirer la sympathie lorsqu'elle décoche un sourire.

En mélangeant à fond, la carte de la comédie romantique, du friendship et de la violence, latente dans une vengeance qui se réalisera forcément, la tension et l'attention sont maintenues jusqu'au bout. La direction artistique brille de mille feux comme Tokyo et la musique a forcément la classe en Opening comme en Ending : Beat Garden/Alexandro, qui dit mieux ? Une série qui se dévore, sans vous prendre la tête. Quoique, Ryota-Kun s'est fait une spécialité, dans ses derniers dramas, de redonner la foi en cette humanité pourrie jusqu'à l'os et c'est déjà pas mal pour votre état mental.

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Completed
Anime Supremacy!
1 people found this review helpful
Jun 8, 2024
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 6.5

La suprématie des dividendes, x 4 en 2033

Voilà quelques années que je ne regarde plus d'animes de manière régulière. Je suis donc devenu "Normal". Ne m'intéressant plus aux "dessins animés" infantiles, initiatiques ou fan service dont le nombre et la popularité ont en parallèle explosé ces 10 dernières années. Est-ce la lassitude de revoir 100 fois la quête d'un ados dans un isékaï, se faisant des amies de ses anciens rivaux, ou tout simplement mon gain en maturité (LOL, je regarde des dramas), comme semble le suggérer Anime Supremacy ? Qui sait ? C'est donc avec un peu d'espoir et beaucoup de crainte que j'ai abordé le visionnage du film. Imaginant 2 h 00 de clichés sur les métiers de l'animation, mais espérant surtout des délires scénaristiques bien potaches, de la passion, à grand coup d'effets spéciaux, de clins d'œil, de souvenir de tous ces animes qui ont jalonné ma longue vie, tout en me redonnant l'envie de m'y replonger. Un peu comme le chef-d'œuvre du genre qu'a été le drama (et donc le manga dont il est adapté) Aoi Honoo ! Alors ce film adapté d'une novel (ça commence mal vu le thème) sera-t-il une nouvelle fois rallumer la flamme en moi, ou est-il un autre pétard mouillé, à la Natsusora.

T'as rien compris, c'est une critique du système !
Diront les bien-pensants. Mais malheureusement, vous n'attendrez pas longtemps à comprendre que cet Anime Supremacy manque terriblement de fantaisie. Ce qui explique certainement une distribution à l'étranger homéopathique pour une histoire relatant le média le plus populaire au monde dixit Forbs et Capital. Et c'est bien là le problème. Ce film est une ode à l'animation japonaise, vu par une industrie du spectacle qui ne fera que très peu transmettre la passion. Les récentes annonces, Cool Japan, du ministre de l'Économie, prévoyant de multiplier par 4 le rendement mondial de l'animation japonaise d'ici à 5 ans, n'ont rien pour rassurer les amateurs de Tokyo Animation et du Studio Ghibli. D'ailleurs Hayao Miyazaki donne régulièrement le ton. Fustigeant la piètre qualité de l'animation actuelle. Tout, dans ce film, fait l'éloge de l'anti-Ghibli. Les courbes de statistique épisode après épisode obligeant à revoir le scénario, les personnages et jusqu' la fin de la série pour coller au standard marketing.

Les Animes pour les Nuls
Alors bien sûr, notre héroïne-réalisatrice se bat pour que le côté artistique prenne le pas sur le merchandising. Mais qu'est-ce que c'est maladroit. On pourrait déjà lui expliquer durant la production que c'est grâce à cet argent gagné que l'on peut continuer à transmettre l'art au spectateur trop paresseux pour dénicher lui-même les pépites sans promotion. Même si Miyazaki, le dernier dinosaure, dira qu'il doit qu'à se sortir les doigts du cul, ce spectateur. Pas comme ça, mais l'idée est là. Les flashbacks, la soumission à son responsable marketing, son statut de femme, jeune, qui ne vient pas du milieu et son abnégation pour réussir, abandonnant jusqu'à son seul plaisir quotidien, un éclair au chocolat, tout ça pour réussir dans le métier. Ces montagnes de clichés shojo/shonen s'enchainant comme si on était encore en 1980. Alors que le film relate bien l'animation de 2022. Et en même temps, la réalisatrice débutante apprend le métier, comme si elle n'avait fait ni école de marketing, ni école d'art. Une ingénue de 30 ans, de surcroit tyran pour ses collègues sous ses ordres.

Mon nombril et rien d'autre
Comme on pouvait si attendre, la mise en abyme est là. Voulant produire un anime, elle devient elle-même l'héroïne d'une quête initiatique fasse à un rival surdoué, beau et médiatique qui deviendra son mentor. J'ai encore du mal à comprendre à qui ce film est destiné. Au grand publique, dit les normaux, qui pourrait éventuellement découvrir le monde de la création. Aux enfants alors ? Le doublage, la colorimétrie…, Il vaut mieux se retourner vers les deux dramas cités en introduction alors. Ce n'est pas destiné non plus au otaks? Certes, y a du Seiyu/Idol, et du studio IG pour les vrais-faux animes présentés. Mais qu'est-ce que c'est classique. Montrer qu'il faut produire des copier-coller de ce que le public a déjà apprécié pour vendre, bof. Alors, ... les acteurs sont sympas. Emoto Tasuku et Nakamura Tomoya sont ténébreux ou mignons, jouent bien et sont par de trop rares moments drôles dans le film. Yoshioka Riho me déçoit, un peu, car son côté gaffeuse qui aurait pu rendre vraiment le film délirant n'a pas le pouvoir comique attendu. Et enfin, Ono Karin qui a le rôle le plus attachant à mon sens, n'est pas assez présente à l'écran. J'aurais tellement voulu que l'anime, pardon, le film soit basé sur son personnage et la relation avec Kudo Asuka. Cela aurait pu faire une excellente comédie romantique dans le monde du manga.

La bataille finale
Ici, vous risquez de profondément vous ennuyer. Honnêtement, il y a tromperie sur la marchandise avec ce titre, très accrocheur. Pas de folie scénaristique, comique ou de mise en scène. J'aurais réellement voulu que l'héroïne parle à ses créations, par exemple, même en rêve. Du Marie Poppins, plutôt que ses incrustations de commentaires SNS, déjà vu mille fois ailleurs. Comme un mauvais shōnen ou magical girl, tous les rivaux deviennent amis ou mentors et chacun se surpassent pour le bien de l'entreprise. Dommage. Il y avait de quoi faire un délire sous forme de comédie musicale ou autre. Ici, nous avons simplement un film marketé pour le grand public qui donne l'illusion d'être tolérant avec les Otakus. Une bonne conscience rachetée avec 50% de condescendance en plus en cadeau.

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