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  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 0 LV0
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  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 5/11
When I Was a Child Everything Was Fine
1 people found this review helpful
Nov 9, 2025
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 10
Rewatch Value 8.5

Les étages de la vie

Qu’y a-t-il encore à raconter dans une sitcom de canapé en 2025 ? Friends et ses innombrables clones ont inondé nos écrans pendant des années. Mais peu de sitcoms travaillent la douceur et la tendresse comme ce drama fuwa fuwa, à la fois familial et étonnamment moderne sous son aspect de prime abord totalement désuet.

Le titre dit déjà tout, en parfaite adéquation avec une bande-son d’une douceur infinie, entre reprises au piano et compositions originales de Yuming (alias Yumi Arai). Et pourtant, le thème central est celui du divorce, loin d’être abordé de manière joyeuse. Mais de douceur à douleur, il n’y a qu’une lettre, et l’histoire nous emporte dans une montagne russe d’émotions, dans le cadre trop cossu d’une résidence de classe moyenne de Tokyo. On y suit la vie d’un couple de quinquagénaires dont les enfants s’apprêtent à prendre leur envol. Un tournant de vie qui sonne comme un changement d’époque pour le mari.

D’autres couples, vivant aux étages, entrent soudainement dans la vie de nos héros. Ce microcosme devient à la fois un album de souvenirs et une boule de cristal pour nos futurs divorcés. Le couple de retraités (pléonasme au Japon), vacant comme il se doit à des activités bénévoles, incarne le modèle idéal de l’ère Shōwa. Le couple de jeunes lesbiennes, un peu paumées et complètement fauchées, rappelle les débuts amoureux de nos futurs divorcés. Ces personnages miroirs et ces nouvelles amitiés les feront réfléchir aux décisions à prendre, mais surtout nous feront rire, car Chiisai koro wa est avant tout une comédie, portée par de merveilleux acteurs.

Si nos amoureuses en font parfois un peu trop (mais comme le chantait Anaïs, ce genre de couple existait bel et bien dans les années 2000), c’est Kitamura Yukiya qui se révèle au sommet de son art. Décalé par rapport au monde dans lequel il vit, il est, avec son patron, l’un des derniers dinosaures de l’ère Shōwa. Sa femme ne rêve que d’émancipation et lui impose un compte à rebours de vingt ans depuis la naissance de leur fille. Le voir dégoulinant de sueur, égrenant les jours qui le rapprochent du divorce, est un vrai délice. Bien sûr, on a de la peine pour lui… mais qu’est-ce que c’est drôle ! Accroché à son furikake, condiment symbole d’un Japon d’un autre siècle, il incarne à merveille une époque révolue. Et qu'est-ce qu'il est touchant. Les autres acteurs ne sont pas en reste : les scènes avec sa femme dans la voiture ou celles avec son patron lors de séances de chant mémorables valent à elles seules la vision de la série.

Ce petit bijou, ponctué par la discographie de Yuming, est sans conteste la bonne surprise de l’automne en matière de comédie familiale. À voir seul, en couple, à tout moment de la vie. Et dépêchez-vous, le compte à rebours a commencé.

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Ongoing 5/11
Pray Speak What Has Happened
1 people found this review helpful
Oct 31, 2025
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 8.5
Acting/Cast 10
Music 8.5
Rewatch Value 9.5

Si le monde était un drama, je voudrais qu'il soit celui-là !

Un rassemblement d'acteurs bankables peut-il suffire à faire une bonne pièce de théâtre et, de surcroît, un bon drama ? C'est une question que Suda Masaki ne se pose pas, signant dans le rôle d'un metteur en scène son retour à la TV. Un évènement à lui tout seul et qui rentre en résonance avec ce premier rôle qu'il habite, que dis-je, qu'il hante à en faire peur.

Pour ceux qui suivent sa carrière depuis toujours, nul ne sera surpris du choix et de la manière de jouer ce personnage fantasque. Un metteur en scène passionné, artiste maudit, mais prêt à tout pour monter sa pièce. Et quelle leçon d'acteur, il réalise encore là ! C'est bien simple, je pense que c'est son personnage que je préfère. Et cela, malgré les dizaines de costumes qu'il endosse depuis tant d'années. Pas une seconde de jeu ne trahit son talent. Il rend, par sa passion, le plus bel hommage que l'on puisse faire aux acteurs, dont chaque jour d'utilisation d'IA par les médias artistiques rend l'avenir plus incertain.

L'ensemble de la réalisation est au service de chaque personnage. L'histoire se situant à l'époque bénie du milieu des eighties (en existe-t-il une plus belle ?) dans le quartier au décor sublimé de néons de Kabukichō. Cet hommage à la City Pop et aux enseignes clignotantes ravive les souvenirs du quinquagénaire que je suis, tout en transpirant la modernité.

Cette modernité que notre metteur en scène tente d'insuffler dans Songe d'une nuit d'été de son idole Shakespeare, qui, malgré mon âge de dinosaure, m’était totalement inconnue. Mais qu'importe : avec des rôles délirants, un jeu passionné et surtout une volonté de briser le 4ᵉ mur avec subtilité, on se prend au jeu et on voudrait faire partie de cette troupe d'amateurs, laissés pour compte par la société bien réglée de l’ère Shōwa et par la bulle économique qui n'attend que d'éclater.

Stripteaseuses, mères célibataires ou parfois les deux, en 1984, certains cumulent les difficultés dans un Japon où l'essor économique et le patriarcat obligent encore à faire profile bas. Cette envie de montrer le monde du spectacle comme la seule alternative au conformisme de l'époque est passionnante, et certainement moins carton-pâte que les décors nous le feraient penser.

Même si certains ont encore peu ou prou des progrès à faire dans l'acting, venant à la ville comme à la campagne, du manzaï, des yakuzas ou du cabaret, ils sont si justes dans leurs rôles qu'ils vous feront vibrer à chaque scène. Nikaido Fumi, envoûtante, Ichihara Hayato, hilarant (certainement mon personnage préféré) et Hamabe Minami, pour ne citer que mes petits chouchous. Le bonheur de revoir Minami-chan, de surcroît en habit de miko, est une cerise sur un gâteau déjà bien trop copieux pour moi.

Non, rien n'est à jeter dans cette comédie qui suit une troupe de théâtre voulant monter une pièce avec une troupe de théâtre comme personnages principaux. Du déjà-vu, probablement, le plaisir n'est pas dans la surprise, mais purée, que c'est bien fait, joyeux et débordant de bonheur. Tout ce dont on a besoin aujourd'hui. La modernité de la mise en scène évite la nostalgie mortifère, mais la rend plutôt créative, en plus d'être récréative, avec un air de Yoasobi pour garder le sourire jusqu'à la dernière seconde.

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Ongoing 5/11
Night Doctor
2 people found this review helpful
Aug 2, 2021
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Médecins de nuit (facile)

Habituée des comédies romantiques, pour son jolie petit nez et son grain de beauté légendaire, peut-être, Haru soulève à bout de bras son rôle de médecin urgentiste et tente de réanimer le genre plus qu'usé qu'est le drama médical et pas seulement au Japon. Va-t-elle y parvenir avant la relève de cette satanée équipe de jour ?

Depuis Urgence (1994) mais surement déjà avant, avec Médecin de nuit en France (1978) par exemple, les héros, médecins et torturés, faisant passer leur travail avant tout, au détriment d'une vie social et familiale sont légion à la télévision. Mais les dramas japonais ont ce pouvoir d'attraction, qui, par une idée plus ou moins originale ou une spécialisation, tentent à chaque fois de renouveler le genre. Oncologue, radiologue, médecin de ville, de campagne, d'ile, de montagne et même de bateau de croisière. On attend à chaque fois le petit plus qui va donner un regain d'intérêt à un genre sous perfusion. Autant dire que la mise en avant à outrance du statut "médecin de nuit, héros invisible" ne me dit rien qui vaille. Car en plus d'être déjà vu, les nuits japonaises sont certainement bien moins criblés de balles qu'aux USA et les accidents de la route (pourquoi tant de collisions avec les konbinis, d'ailleurs ?) ou AVC vont vite nous faire tourner en rond.

On peut compter sur les Japonais pour nous mettre en avant cette équipe de choc avec musique grandiloquente vu plongeante sur la salle des urgences, etc. Mais les poussifs scénaristiques sont là et dérangent. Nouvelle recrue en la personne de Kishi Yuta, très maladroit et tétanisé par la pression, ne se sentant pas fait pour ce métier et prêt à démissionner, mais bien sûr change complètement d'avis à la fin du 1er épisode. Heureusement dès l'épisode suivant la série prend de l'ampleur et très vite on s'attache à chaque personnage avec une empathie non feinte. Les voir évoluer dans le même immeuble, la journée alors qu'ils se supportent (dans les deux sens) déjà la nuit donne de la consistance aux relations et de l'humanité à ses personnages de fictions. Du statut de super héros sans failles, ils passent à des personnages très humains auxquels on peut tout à fait s'identifier. Chacun à sa petite histoire parallèle, ses raisons pour lesquelles ils sont devenus urgentistes et par un excellent jeu d'acteur vous toucherons.

Les excellents acteurs sont bien sûr la grande force de cette série, mais peut être une faiblesse aussi selon votre passif dramastique. Certains reprennent, à la virgule près, les rôles, les tics et parfois même le mystère qui entour son personnage déjà vu dans d'autres séries. Comme Tanaka Kei, que j'adore pourtant, mais qui nous fait un bis repetita de Unsung Cinderella ou Kitamura Takumi qui reprend les traits du maladroit infirmier de Nijiro Karute. Haru n'a plus à démontrer ses talents en médecine et quel bonheur de la voir sans masque, mais Okazaki Sae mériterait tellement mieux qu'un faire valoir d'Haru. À quand un premier rôle ? Heureusement (ou pas) celle-ci perd de l'importance jusqu'au milieu de la série permettant à chaque personnage d'avoir son épisode consacré.

Mais c'est évidemment pour les Johnny's, que certain(nes) se précipiteront au portillon pour faire signer les autographes. Car on a droit à un coup double en la présence de Kishi Yuta des King&Prince et Kitamura Takumi des DISH// . Pour ma génération (les vieux, donc) des acteurs confirmés comme Sawamura Ikki ou Maya Miki seront les bien venus, mais très en retrait, vous vous en doutez et pourtant les relations entre chaque protagoniste vont prendre rapidement une tournure inattendue redonnant dès le 3e épisode un regain d'intérêt pour une série médicale qui semblait bien banale au premier abord. Des liens dans le passé, des interconnexions, des secrets, des relations peut-être futures, avec des histoires pour chacun bien amené ce qui relègue malheureusement vu le nombre de personnages et donc d'histoires, certains au 3e rang. Kishi Yuta par exemple a vraiment du mal à s'imposer même après ce premier épisode ou il semblait être le presonnage principal. Avoir placé tous les protagonistes dans le même immeuble se révèle être finalement une très bonne idée. Même si avoir tant d'hommes autour d'elle, pour Haru, donne des allures de harem manga à certains moments.

Comme pour d'autres séries, souvent médical d'ailleurs, ce passant à Yokohama, la ville et en particulier le port sont mis en avant par une image d'un esthétisme proche de l'office du tourisme japonais. Il est impossible de ne pas avoir envie de voir Minato Mirai de ces propres yeux après ça.

Une série, donc, qui regroupe un casting, une image, et même des histoires qui ont bien plus d'intérêt qu'aux premiers abords (non, mais ce titre, il faut arrêter) Une série donc à regarder d'une traite, durant votre service de nuit dans cet hôpital dont les urgences ressemblent bien plus aux notres que celle des USA.

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Ongoing 6/9
Keishicho Outsider
1 people found this review helpful
Feb 19, 2023
6 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

C'est dans les vieux pots…

Peut-on attendre quelque chose de frais, voir d'originale dans une série prenant place dans un commissariat en 2022 ? La réponse est clairement non si on regarde d'un air détaché les premiers épisodes de Keishicho Outsider. Énième réinterprétation du mythe des détectives fringués comme des malfrats, mais ayant un cœur et un intellect gros comme ça. Ne prenez pas vos jambes à votre coup tout de suite, car plusieurs points de vigilances m'ont fait tomber sous le charme de cette série à la fois désuètes et hommage à des séries de Keishicho(u). Loin donc d'un manque de respect au genre.

Des jeux de mots douteux et des quiproquos seront légion dans ce drama. Ce moquant à la fois des accents de la campagne, des gents du peuple, du langage des jeunes et des vieux à la ramasse. Toutes les "subtilités" destinées à nous faire rire par ce petit côté "beauf"seront difficiles à comprendre pour qui ne maitrise pas la langue du peuple, mais le jeu d'acteur aidera beaucoup. Non pas qu'il soit particulièrement bon, mais plutôt, particulièrement surjoué pour renforcer ce côté campagne. Alors même que l'action se passe à Kumamoto, la plupart des protagonistes, viennent de différentes régions et apporte leur lot de spécificité. L'humour apparait souvent du fait des affrontements de personnalités. Certains trouveront la mise en scène comme le reste trop lourd à digérer, mais il faut voir ce drama réellement pour ce qu'il est. Un moment de détente en famille, non-prise de tête, un peu comme si vous regardiez les films français Taxi. Chacun rigolera ou trouvera ça débile pour une autre raison. Les gents bien de la ville se moqueront des bouseux et les autres apprécieront ce côté plus chaleureux des relations, non aseptisées et plus spontanées.

Pour ma part, c'est le plaisir de voir jouer ensemble un lot d'acteurs que j'apprécie énormément qui me fera accrocher à la série. Nishijima Hidetoshi qui casse une image toujours propre sur lui, mais qui garde ce côté lunaire en Détective Yankee complètement à côté de la plaque avec le monde moderne. Son partenaire en la personne de Hamada Gaku cachant un lourd secret (aurait-il la tête à cela ?) en censé être son antagoniste, par son sérieux et son calme, mais rien n'est si simple, heureusement.

Le premier épisode beaucoup trop brouillon, par une mise en scène se voulant dynamique, mais perdant entièrement le spectateur, décevra un peu. Des personnages à gogo, loufoque, certes, mais sans lien bien expliqué et présentant les femmes comme étant très secondaires nous noient rapidement. J'attendais de voir Kamishiraishi Moka (Adieu) beaucoup plus vite et d'une manière bien plus subtile que la fille du commissaire tout juste diplômée de l'école de police placé là par son père. Mais son rôle, dans la suite, prend une importance inversement proportionnelle à sa présence dans cet épisode. Elle fait même complètement oublier nos deux partenaires qui se fondent finalement dans une équipe qui n'a plus rien de faire valoir à nos deux détectives. La série devient donc chorale. Hommage à toutes ses séries faisant la gloire du travail en équipe de la police métropolitaine, plutôt qu'un énième "Arme Fatale".

Chaque personnage à ses défauts, surexploité par la mise en scène. Hamada Gaku est suspect avec son front trop dégagé, assez pour faire apparaitre la sueur du mec qui a tout à cacher. Nishijima Hidetoshi est décalé avec son temps, fan lui-même des vielles séries policières, qui au Japon comme ailleurs ont été longtemps trop nombreuses à la TV. Les jeunes ne peuvent pas s'en souvenir. Kamishiraishi Moka est exubérante et c'est finalement comme ça qu'on l'aime. En faisant trop avec son skill théâtral, loin d'être lourde, on se surprend à attendre ses interventions. Si elle a toujours joué parfaitement ses rôles dramatiques, en premier rôle comique, elle s'en sort avec panache. Mais, soyons honnêtes, c'est bien en chanteuse qu'elle est la meilleure.

Finalement, d'une série basique de commissariats, on peut en tiré du plaisir, certes un peu honteux, mais ne le boudons pas. La détente et la joie de vivre qu'amène la série loin de tout réalisme policier (visez plutôt la série des Ishi no Mayu pour cela) est indispensable au regard de l'actualité. Et ce poncif des journalistes que je viens d'écrire n'est pas du tout démodé. Tout comme ses séries policières aussi vielles que la télévision. C'est en tout cas ce que j'aime à penser à mon âge avancé.

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Ongoing 3/7
Rasen no Meikyu: DNA Kagaku Sosa
1 people found this review helpful
Nov 6, 2021
3 of 7 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

L'ADN ne ment jamais

Tanaka Kei me surprendra toujours par ses talents d'acteurs. Lui qui peut prendre le rôle du médecin blasé, irascible, voir inquiétant tant il est difficile de lui arracher un sourire, mais qui peut jouer avec autant de brio le mec lunaire, maladroit et un peu niait le rendant si enfantin parfois. Tout le contraire de Yasuda Ken souvent habitué aux mêmes rôles de vieux bougon intègre, voir rigide et la plupart du temps flic sur en fin de carrière. Deux talents très différents et deux personnalités très différentes réunies pour un énième Detective Drama basé sur le duo flic sérieux/scientifique excentrique. L'ADN va-t-elle matcher entre ces vieux briscard du Showbiz et le jeune dramavors que je suis ?

Un premier trop long épisode de 1 h 30 a du mal à mettre en place l'histoire de ce papa veuf élevant seul sa kawaï de petite fille de 11 ans. C'est vrai qu'elle est trop choupinette et parait beaucoup plus jeune que son âge, ce qui créé un premier malaise, surtout quand elle commence à philosopher sur la vie et la mort. D'autres fautes de goût viendront étayer ce drama qui multiplie les maladresses. Un serial killer très peu plausible et assez vite démasqué, ne parlons même pas du crime de l'épisode 2, qui est avant tout un crime à notre intelligence. L'épisode 3 s'en sort mieux et la narration devient plus classique, mais manque toujours de sens commun.

Les gaffes et incohérences se multiplient. Des pouvoirs quasi mystiques conférés à l'ADN et donc au chercheur vénéré comme une Idole par ses confrères (plutôt sœurs ici, d'ailleurs). Un superflic courant à la vitesse de la lumière assénant des coups dignent de comics trip. Une voix off commentant l'histoire comme un asadrama, même si c'est l'excellente et toujours jeune Matsuzaka Keiko qui si colle. Pourquoi la surnommer Baba dans l'histoire, d'ailleurs ? Encore une faute de goût. Évidemment choisir Un tube des BTS en ending n'en est pas une, mais cela aurait pu être un inédit et rajouté un peu d'éclat à une production assez fade qui s'ouvre par un opening trop inspiré des King Gnu ou Official髭男dism.

J'ai du mal a situé la série et savoir si on est dans la parodie (Detective Conan, sort de ce corps) ou dans le premier degré, car l'humour reste quand même au niveau de blaguounettes. Les acteur vous ferons sourire, car ils sont doués, mais vous serez aussi gêné, notamment quand Yasuda Ken se met à chialer à l'écoute d'une histoire trise. Ont-ils voulu être drôle ? Dans ce cas, j'aurai aimé plus de folie, à la Massage Tantei Joe, par exemple. La preuve, sil en fallait une, qu'une adaptation de mangas en live action peut être hilarante. Ne parlons même pas de l'addiction de Tanaka Kei, toxico des pâtisseries qui surjoue ce côté à certain moment tout en semblant absent durant les enquêtes et donc arrive à ce fait oublier à l'écran.

En voulant copier par ARN Messager d'excellentes séries de duo de détective x scientifique, celle-ci a perdu en qualité. Comme une brebis née par clonage et qui vie maladroitement sur ses 4 pattes, alors que ses parents gambadent fièrement dans la nature. La viande synthétique ne remplacera jamais complètement la vraie.

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Ongoing 3/10
Dr. Chocolate
3 people found this review helpful
May 14, 2023
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

La fille chocolat

Le rêve de tout gouvernement en quête d'économie dans le système de santé est en passe de se réaliser dans ce Drama à la morale plus que douteuse. Payer ses chirurgiens avec du chocolat, attribuer aucune formation aux assistants et ne faire plus que de la chirurgie ambulatoire, avec aucune règle d'hygiène en opérant à domicile. Mais quel est donc ce pays où, pour couronner le tout, les enfants de 10 ans sont exploités et ne vont pas à l'école ?

Ni une dictature, ni un pays en proie aux guerres de tribus, nous sommes bien au Japon, pays de la bienséance et du respect d'autrui. Mais alors qu'est-il arrivé au scénariste de ce mystery drama à la morale et au bon sens totalement absents ? Devoir payer un million de yens cash pour se faire opérer d'un cancer à quelque jours de l'échéance fatale. Laisser une fillette de 10 ans sans occuper, avec des conditions sanitaires dignes d'un abattoir dans la jungle. Les patients sont des politiciens véreux ou des yakuzas, ou les deux en même temps. Assistée par une bande de bras cassés ayant peu de compétences médicales, mais sont, au hasard : flambeurs, humoristes ratés ou bourrés de troubles compulsifs. Les patients font confiances à Sakaguchi Kentaro en tant que chirurgien alors qu'il n'y a pas plus suspect que sa gueule. Et pour couronner le tout, il lui manque sa main droite, un comble pour la confiance en un chirurgien.
Le What the fuck va jusqu'à la passion dévorante pour les dramas romantiques chinois de notre petite fille. Mais là, évidement, tous ceux qui sont arrivés jusqu'à ses lignes la comprennent tellement.

Tout ceci peut être considérée d'une nullité absolue. Et ne parlons même pas du faux suspense du tatouage ridicule, ou de la facilité qu'à une journaliste à obtenir des informations des yakuzas ou des flics. Mais à force, on se prend au jeu de l'enquête qui est menée, même si encore une fois ses rebondissements sont capillotractés. Il faut accepter d'être dans un univers parallèle loin de tout bon sens. Mais n'oublions pas que c'est la loi des mystery-dramas japonais de mélanger humour, mystère et un peu de fantastique. Détective Conan, en tête, ne fait-il pas vibrer le spectateur adulte depuis des décennies. Alors pourquoi pas une chirurgienne enquêtrice et payée en chocolat âgé de 10 ans.

Parlons chocolats justement. La véritable star de ce Drama. Tandis que les placements produits ont envahi insidieusement tous nos dramas jusqu'à la crise de foie. Nous, petits européens, allons nous régaler en découvrant des produits, parfois classés comme luxueux, parfois classés comme F sur l'indice Nutri-score. Mais toujours présentés comme le comble du raffinement. Ce n'est pourtant, je le redis, qu'un habile (ou grossier) placement produit, dont vous aurez la confirmation quand la marque Lindor, qui pullule dans nos magasins français, sera citée plus de 10 fois dans un épisode. Grâce à cela, la production a eu les moyens de se payer d'excellents acteurs comme Sakaguchi Kentaro. Avec son regard tantôt mystérieux, tantôt donnant envie de l'adopter, on se demande comment la révélation d'Anata no ban desu, Nishino Nanase pourrait résister. Elle démontre une nouvelle fois sa palette d'actrice qui va bien au-delà des rôles de Cendrillon qu'on lui inflige parfois. Mais bien sûr, la plus kawai, la plus choue, la plus douée, c'est Shiroyama Noa. Habillée comme une poupée durant tous les épisodes, elle symbolise à elle seule tout ce qu'est un drama d'enquête à la japonaise. Les références à l'époque de l'entre deux guerres, à la Agatha Christie ou à l'époque victorienne sont vestimentairement nombreux. L'histoire a beau être ancrée dans les années 2020, ce rayon de soleil semble sortir tout droit d'une bonne famille de 1920, voir 1820 en Angleterre. Le mélange des genres, même s'il est lourd, est rafraichissant tout comme la bonne humeur de Shiroyama Noa qui, à elle seule, donne à ce drama le mérite d'être visionné. Mais débrancher vraiment votre côté rationnel de votre cerveau durant tous les épisodes, pour l'apprécier pleinement.

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Ongoing 4/10
Unnatural
1 people found this review helpful
Jan 19, 2021
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 10
Rewatch Value 7.0

Satomi Anatomy

Difficile pour moi d'être honnête sur la critique de Unnatural, tant le casting de rêve que nous offre la production peut supprimer toute objectivité. À commencer par le premier rôle Ishihara Satomi, son joli minois et sa moue bien naturelle pour le coup, peu faire fondre tout homme, même confortablement installé en chambre froide et cela à chacune de ses apparitions dans les dramas. Accompagnée de Kubota Masataka ultra-populaire auprès des demoiselles et bien plus encore auprès de moi-même, depuis que j'ai eu la chance de le rencontrer à la JapEx (qui me manque tant), et qui joue toujours aussi impeccablement le jeune bleu un peu benêt. Si on rajoute en collègue exécrable en la personne de Iura Arata (qui d'autre ?) ou un chef de bureau largué mais sympa comme Matsushige Yutaka (qui d'autre aussi ?), nous avons des rôles secondaires qui donnent à eux seules envie de se plonger dans la série. Et quel bonheur de revoir l'ancien duo pére/fils de Death Note (2015) réuni, même si les interactions sont moins importantes, évidement.

Au départ, j'étais un peu déçu de retrouver une fois de plus ses acteurs dans un milieu médical, même s'il faut dire qu'ils portent bien la blouse. Mais j'ai vite compris que cette fois-ci il ne valait mieux pas être un de leur patient et pourtant dieu sait que c'est le rêve de beaucoup d'entre nous. On suit, en effet, les aventures d'un laboratoire privé de médecine légiste. J'étais passé à côté de la série à sa sortie venant juste de visionner Sign (Jap) et ne voulant pas me replonger dans cet univers, disons ... plutôt frisquet. Mais loin du sérieux du susnommé, Unnaturel aborde dès le début les autopsies de manière assez, voir trop, légère. Ça rigole, ça plaisante et ça joue la compétition au-dessus des cadavres, nous faisant ainsi partager le même malaise que Kubata, tout juste débarqué dans le métier.

Manque de respect ou manière de se protéger contre les 7K (à découvrir dans la série, mais évidement il y a kusai), on le découvre bien assez vite, d'autant plus que nos héros ont tous un lourd secret à cacher. Ce qui fait évidemment le sel de ce genre de série. Chaque épisode tourne autour d'un mystérieux meurtre, d'une maladie ou d'un accident qui comme toute enquête bien écrite vous tiennent en alêne jusqu'à leurs résolutions. Mais c'est la vie de nos acteurs préférés qui se dévoile, au fur et à mesure des 10 épisodes qui vous fera les enchainer sans vous arrêter. Même si à la fin du second on commence à imaginer facilement la tournure un peu trop classique des événements futurs. Mais avec autant de persos secondaires, comme le jeune croque-mort ou les collègues du labo qui nous donnent envie de connaitre ce qu'ils cachent également, il y a de quoi rester accrocher. Quand on repense en plus au premier épisode qui nous glace le sang à telle point il raisonne de manière affolante avec les événements de 2020, je me dis qu'il faudrait les prescrire à nos ministres de la Santé.

Production impeccable, suspense bien mené, secrets bien cachés et vie privée bien merdique, Inutile d'aller plus loin dans la dissection de la série, car tous les ingrédients sont réunis pour en faire un excellent drama d'enquête. Juste avant de refermer le corps pour le rendre à la famille, un dernier détaille me titille. Avec un tel Ending, comment se fit-il que la série n'est pas encore eu plus de succès. Jusqu'à en faire un film, ou des séquelles. On parle quand même de Kenshi Yonezu. Mais peut-être que justement, le succès phénoménal (et justifié) de Lemon a complètement embaumer la série. Une disparition, complètement unnatural, due à un Serial Tuber. Affaire classée, donc.

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Ongoing 3/10
Date My Daughter!
2 people found this review helpful
Feb 11, 2021
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Un éléphant, ça trompe énormément

Révélée par son superbe rôle dramatique dans l'indispensable film "Je veux manger ton pancréas", consacrée à l'age de 20 ans, alors qu'elle est sensée en avoir 11, dans des superproductions comme The Promised Neverland, Hamabe Minami arrive sur son simple nom et son joli minois quand même, à faire venir des hordes de fans de Light Novel ou de Manga devant le petit comme le grand écran. Si en plus son personnage est une otak à la langue bien acérée et ... porte des lunettes, alors là, je dis : qu'importe la classification en "comédies romantiques" de ce drama, je fonce.

Présentée comme la énième histoire mettant en scène une mère célibataire à la recherche du copain idéal pour sa fille, celle-ci étant bien trop préoccupée par les études (et les BL), cette comédie romantique révèlera bien vite une joie de vivre et un humour décalé, autant que de belles et touchantes relations entre les personnages. À commencer donc, par cette mère et cette fille, vivant seules dans un superbe appart de l'arrondissement de Minato, avec vu imprenable sur la Tokyo Tower (jalousie) et ... un petit éléphant, mais malheureusement pour elles, complètement fauchées. Et pour cause Kanno Miho, la quarantaine et auteure de roman d'amour sur le déclin, vit largement au-dessus de ses moyens. Ce qui enrage sa fille étudiante qui se montre bien plus mature que sa mère. La tête pleine d'histoires d'amour pour elle ou sa fille, mais incapable de les retranscrire sur le papier, l'inspiration manquant cruellement. Sa fille décide donc de l'aider à trouver des idées romantiques en se lançant dans une quête amoureuse dont elle n'a pas vraiment envie. Le but final étant de pouvoir continuer à vivre ensemble dans cet appart avec vue sur un petit éléphant. Trouver un mari pour vivre entre filles, chercher la logique ?

Mais finalement on comprend ce caprice. Les scènes dans les parcs, devant les temples, dans les petites rues commerçantes ou dans ce vieux Izakaya reconverti en vendeur de Taiyaki sont si typiques d'un Tokyo historique. Certainement un de mes quartiers préférés et certainement une des raisons de pourquoi ce drama m'enchante tellement.

Les actrices principales sont doués, mais ça, nous le savions déjà, même si l'intonation dans la voix de Kanno Miho peut énerver. Disons que c'est pour les besoins du personnage qui doit forcer son immaturité. Les personnages secondaires ne sont pas inoubliable, mais assez bon quand il s'agit de faire rire, car il donne souvent de leur personne. C'est cet humour un peu potache qui m'a fait accrocher à la série et finalement les clins d'œil un peu lourds du début, faits au spectateur, en brisant régulièrement le 4e mur, deviennent vite indispensables. En plus, moi qui déteste les bêtisiers et autres fou-rire, je les attends maintenant avec impatience à la fin de chaque épisode.

Au final, un drama dont je n'attendais pas grand-chose, mais qui avec ses petites attentions, est rentré dans ma vie comme un ... petit éléphant. Auquel on s'attache et qui devient indispensable au point de tout faire pour le (re)garder. Comme cet appart dans le quartier très bobo de Minato.

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Ongoing 3/10
#Remolove: Futsuu no Koi wa Jado
2 people found this review helpful
Nov 8, 2020
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.0
Rewatch Value 9.0

Bas les masques !

En cette fin d'année 2020 les productions françaises font encore totalement l'impasse sur la pandémie de Covid, qui continue à bouleverser nos vies. Peut-être dû à la gestion catastrophique de celle-ci en France, mais aussi à l'idée que les masques et autres gestes barrières dans les fictions pourraient faire fuir le spectateur. En Asie, les séries ancrées dans la réalité pandémique (notre réalité, donc) sont arrivées dès cet été. Mais j'avoue que moi-même, j'étais à la fois attiré par la curiosité de découvrir comment le sujet était traité et repoussé par cette anxiété de la vie quotidienne que je ne voulais pas retrouver dans un divertissement. C'était sans compter sur l'effet cathartique que pouvait avoir un drama qui traite intelligemment et avec beaucoup d'humour du sujet.

C'est le cas de #Remolove, qui, si l'on s'arrête à l'affiche ou au résumé, peut être pris comme une énième histoire de futur trentenaire qui cherche à se caser avant ce satané 30ième anniversaire (cliché, quand tu nous tiens). Mais qui nous montre plutôt avec un certain humour à quel point la situation que nous vivons tous est absurde. Sur fond de romance par messageries interposées à la Meg Ryan(assez peu réaliste d'ailleurs), le drama traite des réseaux sociaux et de l'anonymat, de la solitude, de la vie de couple, ou des relations humaines en général, en cette étrange année 2020. Il donne à réfléchir et on se retrouve tous à un moment ou à autre dans ce drama.

Mais le point fort de la série, pour moi, c'est l'humour. Rire avec les masques, le lavage des mains et surtout la distanciation sociale paraissait mission impossible, mais c'est grâce à la jolie Haru dans le rôle de Mimi Sensei que tout cela est possible. Le port du masque l'oblige à intensifier son jeu d'actrice et surtout son regard hyper expressif. Ses expressions corporelles font mouchent à chaque fois. Son rôle de Médecin du travail obsédé par les gestes barrières permet une telle outrance dans le jeu, et cela sans jamais sonner faux. Les autres acteurs paraissent bien fades à côté, surtout les rôles masculins, qui malheureusement sont encore trop marqués par l'immaturité. Le port du masque devient ainsi un problème pour distinguer tous ses mâles au même traits de caractère. Mais c'est peut-être voulu, montrant à quel point Mimi Sensei est désabusée par les hommes. Après 3 épisodes j'espère bien encore être surpris, mais le teaser de l'épisode 4 me fait un peu peur. À voir donc.

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Ongoing 5/10
Hoso Kyoku Senkyo
0 people found this review helpful
Aug 31, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 1.0
Acting/Cast 10
Music 10
Rewatch Value 1.0

l'histoire sans fin de 24 heures

Uso daro ! Nippon TV a osé nous remplir notre temps de cerveau disponible cet été (2025) avec une troisième saison de Senkyo. Et vous n’allez pas le croire, j’ai encore une fois kiffé débrancher celui-ci avec la même histoire, les mêmes personnages et la construction scénaristique qu’il y a deux ans. Ma chronique pourrait s’arrêter là, mais comme revivre les mêmes événements inlassablement ne semble pas vous déranger, voici le bis repetita de ma review de 2023… ou pas.

Après avoir pris en otage un hôpital, un aéroport, on s’attendait bien sûr à une gare, un bateau, ou le centre des impôts à la veille de la fermeture. Mais non, coupe drastique dans les budgets oblige, la prise d’otages se fait dans les locaux de Nippon TV. C’est tout du moins ce qui est suggéré par le nom de la chaîne, et certainement les émissions visibles. Mais les clins d’œil à votre mémoire collective sont surtout pour la série elle-même : auto-référence assumée, elle se parodie alors qu’elle est déjà une parodie de 24 et consorts. Et la fractalisation de votre cerveau n’est qu’à ses débuts avec l’introduction de la prise d’otage du bus, car une fois les caméras en place pour les Oni masqués (enfin Yokai, mais où est vraiment la différence, pour nous Occidentaux), le 4e mur est brisé définitivement en assistant au programme de la chaîne de TV en temps réel. Seule véritable trouvaille de cette saison, nous plongeant dans un tableau d'Eicher. Le reste, c’est tout pareil.

Jusqu’au casting, qui ressemble à s’y méprendre à celui de la première. Si les fans de Sexy Zone seront contents du retour de leur Oni préféré, ça sent clairement le réchauffé, voire le brûlé. D’un côté, on peut découvrir la série avec cette saison, mais je la sens bien moins folle que la première. Déjà la deuxième était moins excitante par ses délires de situations improbables. La magie de la découverte estompée, on a du mal à retrouver ces éclats de rire sur une bagarre entre deux protagonistes qui étaient à l’article de la mort deux secondes avant. On connaît la chanson, alors la production s’est dit : « Faisons tout pareil. Et voyons l’accueil. » Et effectivement, on est subjugué par l’audace du manque d’originalité voulu. Un peu déçu par le peu de rôle que joue la fille de Musashi Keiji, alors que le potentiel était de créer une sorte de Maman, j’ai raté l’avion version Yokai. Frustration qui nait après le clin d’œil à son père du 2e épisode et le sentiment que la relève était là.

Mais comme dit, le what the fuck reste permanent même si la surprise est contenue. On reste donc aspiré par les cliffhangers d’avant coupure pub et surtout d'avant générique. Le kitsch et les réductions de budget transpirent de la série, mais retrouver les mêmes musiques, personnages, envies de vengeance, masques, lieux et pièges mortels un peu cheap, c’est un peu comme une madeleine de Proust. On se dit que le monde n’a pas changé depuis 2023. Un côté rassurant dans cette période en perpétuel mouvement. Vivement la version de Noël, dans un grand magasin, diffusée en après-midi de décembre sur TF1.

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Ongoing 6/12
Bishonure Tantei Mizuno Hagoromo
0 people found this review helpful
May 23, 2021
6 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 8.5
Rewatch Value 7.5

Avis de crachin

Avec ce drama on peut s'interroger sur la santé mentale des producteurs japonais. Où voulaient-ils en venir en confiant a la mignonne petite chanteuse de folk Ohara Sakurako un rôle d'apprentie détective, passant son temps à être trempée des pieds à la tête en chemisier blanc et costume de secrétaire ? Car c'est bien ce qui frappe dans les premières images de cette production assez cheap. Pour les acteurs déjà. Pas vraiment de tête d'affiche, puisque l'héroïne, comme son frère, joué par Amato Yuma restent cantonnée dans le paysage médiatique japonais à des rôles secondaires, malgré quelques années de carrières et des apparitions dans pléthores de dramas. Le cadre ensuite, ce Love hotel bien kitch, de bord d'autoroute, avec ses tours façon château de parc Disney et ce père vicelard, tenancier justement de cet hôtel.

Mais ne passez pas votre chemin tout de suite, puisque au delà des apparences ce drama recèle un non-sens et un humour bien moins lourd dingue qu'il n'y parait. On pourra même y trouver un certain charme.

Alors, oui, les habits de notre héroïne sont trempés et oui "vas y oni-chan" lors du jet de seau d'eau est limite-limite, mais la production a su rester quand même dans la décence et rendre ses scènes bien plus prudes qu'elles auraient pu l'être dans d'autre pays. N'attendez donc pas des images à la "Alerte à Malibu". Ohara-chan mettant plutôt en avant sa coiffure arrangée de 10 façons différentes en effet "wet". Jouant le rôle d'une étudiante en fin de parcours à la recherche de son premier emplois. Passant d'entretien en entretien, la série s'ancre dans la réalité des étudiants, malgré le caractère complètement fantasque du reste de l'histoire. La disparition soudaine de la maman, sans que les personnages semblent vraiment s'en souciés (on t'ils seulement contacté la police) Cet hôtel qui sert également de bureau au frangin, se prenant pour un Sherlock Holmes résolvant des disparitions de chats et autre mystère d'échanges d'étiquettes de promotion dans les Combinis. Où notre héroïne qui n'a qu'une seule amie, joué par la jeune et fantasque actrice Taiwanaise Pipi qui se retrouve présente complètement par hasard dans toutes ses affaires.

Affaires donc que Ohara chan aide à résoudre par son super pouvoir, qui lui-même n'est pas prêt d'être expliqué dans ces 12 épisodes de 20 min. Le pouvoir de remonter dans le temps grâce à une bonne quantité de flotte déverser sur son corps. Elle assiste donc à chaque épisode au vol de melon pan ou au meurtre ou à un meurtre des plus sordide. Car affaires ne sont pas du tout graduées dans ce drama. Construites toujours de la même manière, deux clients le A et B apportent leur demande et souvent et c'est là qu'on peut être déconcerté, car seule une affaire semble résolue au bout des 20 min. Est-ce voulu ? ...

Mais le charme de ce drama est justement dans cette déconstruction foutraque qui au fur et à mesure de ses épisodes prend son sens et donne de l'épaisseur à un mysterie drama fantastique, à la Detective Conan, comme on en voit tant. Des points clés comme la fin de l'épisode sur le toit font avancer l'histoire principale et donne finalement envie d'en savoir plus. Surtout que l'humour que certain diront lourd, est omniprésent. À la limite du Manzai avec le duo père fils justement très lourdingue. Mais si vous appréciez le genre et les situations très caricaturales (et japonaises) des jeunes filles cachées derrière un arbre pour espionner, vous allez adorer.

Ohara chan nous gratifie d'un Ending composé et chanté par elle-même, qui vaut à lui seul la vision du drama. Se mettant en scène pour le chant dans le générique. l'Opening n'est pas en reste, puisque les Enpitsu Macaroni nous offrent une ouverture Power-rock punchi et bien mise en scène par des effets d'eau classieux. Certains diront que c'est le seul moment qui a de la classe dans ce drama, je dirais que le Japon à aussi son charme pour son humour bien particulier. Et c'est pas Pipi-chan qui me dira le contraire. Épisode 4 à pisser de rire.... OK, je sors.

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Ongoing 3/11
366 Nichi
3 people found this review helpful
Apr 30, 2024
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 7.5

Hatsukoi, encore

Difficile de passer après Kimi no kokoro wo kureta kara. Ce chef-d’œuvre d'émotions, pour un contexte pourtant maintes fois rabâché. C'est pourtant ce que tente de faire 366nichi en reprenant exactement les mêmes ficelles tragiques. On retrouve la sempiternelle base du couple de lycéens amoureux incapable de s'avouer leurs sentiments, et réussissant enfin à le faire lors de leurs retrouvailles, quelques années plus tard. Mais on retrouve surtout l'évènement tragique (si, si et il n'est pas du tout téléphoné) et similaire qui va mettre fin à cet happy end à la fin du premier épisode.

Le 7e jour...
Surpris de ma comparaison avec KokoKara ? On peut l'être. Les commentaires vont certainement s'enflammer pour livrer un jeu des 7 erreurs avec First Love : Atsukoi. Sorti, il y a bientôt deux et reprenant lui aussi le principe érodé de la chanson d'amour transformée en série. Le bizness des plateformes n'a rien à voir là-dedans, quoique... Je me souviens d'un Dry Flowers de Yuri transformé en trois épisodes sympathiques par une plateforme aussi. Mais on peut revenir à un Matoko Shinkai basant un de ses premiers longs métrages sur One more Time, One more chance qui dans les commentaires de l'époque (2007) était présenté comme une chanson qui "a marqué les Japonais" (1997). Et oui, ce poncif, vous le lirez pour 366nichi aussi, vous entendrez à la fin de chaque épisode une version 2024 de la chanson en entier, mais sans le pouvoir envoûtant des deux cités plus haut. Car finalement rien ne se créé, tout se transforme.

Il en reste encore 351...
Alors passé l'accident, doit-on compter les jours pour regarder évoluer le couple Hirose Alice, Maeda Gordon. Impossible, encore une fois, de ne pas les comparer à mes chouchous à l'écran Yamada Yuki et Nagano Mei (pour avec Nishino Nanase, ce seront mes chouchous à la ville, évidemment).
Je connais peu Maeda Gordon, mais la comparaison à Yamada Yuki ne joue pas en sa faveur. Le jeu est insipide. Et si le sourire est de rigueur, il sonne assez faux car trop charmeur. On préférera Bando Ryota ou Tsuna Keito, plus coincés, mais plus naturelles. Alice s'en sort mieux. Il faut dire que niveau sourire, elle est quand même la pro dans ce domaine. C'est évidemment dans la comédie qu'on la préfère, avec ses accents Yankee ou sa poisse habituelle, qu'on aime lui affubler. Mais elle s'en sort honorablement dans le transfère des émotions. Même si avouons-le elle vous arrachera difficilement des larmes dans les 3 premiers épisodes. N'est pas Mei chan qui veut.

On connaît la musique... trop classique
Après justement la fin du 3e épisode on se sent un peu spoilé. Les 3h passées ressemblent à si méprendra à tout ce qu'on a déjà vu depuis 30 ans. la bande de copains qui se reforme, avec le pardon des mauvais coups des années lycées. Le triangle amoureux, la vie active qui a obligé à renoncer à ses rêves. Base-ball, musique pour finalement devenir salarymen ou office lady. On croirait presque en voyant le teaser du 4e épisode que la série peut s'arrêter là. J'ai arrêté tellement de comédies romantiques à ce moment. J'aurais du arrêter First love, mais par amour pour Hikki, j'ai continué jusqu'au bout. Et c'était compliqué. Ici, je ne sais pas si j'aurai la force d'attendre le réveil des scénaristes.

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Ongoing 4/11
A Brighter Tomorrow
1 people found this review helpful
Aug 4, 2025
4 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Demain est un autre jour, alors souris !

Mon coup de cœur de cet été 2025 était prévisible. Avec la toujours souriante Fukuhara Haruka dans le rôle d'une rookie des services sociaux et une galerie de personnages secondaires entièrement dévoués à la cause des enfants et des ados, je ne pouvais que succomber. Mais, entièrement baser la série de l’été sur l'empathie, peut rapidement lasser. Alors, que vaut vraiment cette énième super neketsu sensei-like ?

D'abord, le postulat de départ est de punir Haruka-chan en la plaçant dans un foyer pour mineurs, plutôt que de la laisser gâcher son travail d’enquêtrice par trop de zèle. Déjà, son rêve de petite fille était de protéger et d’aider le citoyen. Alors pourquoi n’a-t-elle pas simplement fait omawari-san dans un koban plutôt que d'enquêter dans la police criminelle ? Ne cherchons donc pas à comprendre ce surdiplômage et intéressons-nous plutôt à ses premiers pas dans le service de protection des mineurs.

Le déroulement de sa formation est on ne peut plus intéressant pour nous, pris en charge par un Hayashi Kento troublant de vérité dans son rôle de fonctionnaire blasé, mais aguerri. Il aiguillera Haruka-chan sur les erreurs à ne pas commettre, justement remplie de convictions sur la protection de ces mineurs allant des bébés aux jeunes adultes suivant l'épisode. Remplie du feu sacré, elle cherche à tout prix à séparer l'enfant de l'adulte. Mais les choses ne sont pas si simples, au Japon comme en France, et éclater une cellule familiale, aussi défaillante qu’elle soit, n'est pas toujours bénéfique à l'enfant. Elle en fera l'apprentissage tout en faisant voler nos convictions.

Ce drama vous arrachera facilement des larmes. Par les enfants bien sûr, mais aussi par les adultes récurrents qui développeront, comme à l'accoutumée pour le format saisonnier, chacun leur histoire dans un épisode. Les parents défaillants également vous tireront ces larmes. La joie est, par ailleurs, au rendez-vous, grâce à l'espièglerie des enfants et parfois des adultes. Certains y verront trop de bons sentiments, mais ce que ça fait du bien.

Bien produit, même si la misère, par le maquillage ou les sachets d'ordures qui débordent, est de temps en temps présentée de façon maladroite. Très bien joué par un casting de qualité où la retenue s'impose, ce drama vous permettra d'aborder la rentrée de manière positive, en vous disant que bon nombre de personnes réfléchissent et travaillent au bien-être des enfants. Et même si on ne voit pas les résultats tout de suite, cela redonne foi en l'humanité. Une humanité qui ne peut que positiver face au sourire de Haruka-chan.

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Completed
Apollo's Song
0 people found this review helpful
Apr 14, 2025
7 of 7 episodes seen
Completed 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Un thème pas si éternel

Apollo no Uta ne peut pas être inconnu des amoureux de manga, à moins que vous ayez 12 ans. On parle quand même d’une histoire écrite il y a 55 ans par le maître Osamu Tezuka. Et pourtant, elle m’était totalement inconnue (aurais-je perdu cet amour ...). Peut-être parce que traduite seulement en 2012 en français et ne comptant que trois volumes à l’origine, je suis complètement passé à côté à l'époque - en 2012, pas en 1970.
Eh ben, figurez-vous que je ne l'ai toujours pas lu, ce manga, treize ans après. Je me suis donc dit que j’allais rattraper cette honteuse erreur en me replongeant dans l’ambiance peace & love du début des années 70. Grave erreur : j’avais oublié qu’on était en 2025.

Malheur Power
Fini les couronnes de fleurs et les balades à poil sur la plage. Il semblerait que cette adaptation ne retienne que la dystopie et le monde totalitaire imaginé par le maître au béret. Le thème de l’amour impossible reste certes central, mais la construction et l’ambiance sont si glaçantes qu’on a du mal à imaginer un happy end.

Pourtant, tout paraissait bien démarrer. Une amourette à sens unique entre Takaishi Akari, qui rêve de pousser la chansonnette, et Sato Shori, écœuré par la gent féminine, après une enfance marquée par l’abandon d’une mère qu’il considère comme dépravée.
Akari-chan le prend alors sous son aile, tel un ange gardien, jusqu’à lui révéler son amour éperdu. Et c’est là que tout part en vrille. Il fallait s’y attendre, vu l’ambiance crade et réaliste du premier épisode avec sa fin on ne peut plus tragique. Mais rien ne laissait vraiment présager la suite à ce moment-là — si ce n’est, justement, le fait que ce soit une histoire du papa d’Astroboy et des Trois Adolf.
Intrigues politiques sous le joug d’une dictature, technologie, fantasy flirtant avec la mythologie... Les amateurs seront en terrain conquis, tout en permettant à ceux venus chercher une histoire d’amour poignante de découvrir l’univers du maître — un univers qui colle toujours autant à l'air du temps.

Une éternité bien vite terminée
Bien sûr, on navigue en plein cauchemar Quelque part entre La Planète des Singes et Bienvenue à Gattaca. La compréhension n’est pas forcément facile, tout comme peut l’être l’interprétation d’un rêve. Nos deux protagonistes incarnent chacun à leur manière l’amour impossible, et cela vous tiendra en haleine jusqu’au bout de ces 7 épisodes.
On regrettera simplement une durée de vie trop courte, alors que le manga permettait bien plus. Des mondes à explorer. L’insistance sur l’aspect dystopique gâche un peu un concept qui, avec les trois premiers épisodes, semblait parti pour m’enflammer pendant un long moment.
Dommage : cela aurait fait un très bon film de 2h30, certainement apprécié par une partie du public... tandis que l’autre l’aurait complètement ignoré.
En tout cas, dans ce monde.

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Completed
Our Secret Diary
0 people found this review helpful
Jan 17, 2024
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

Life Note

Une petite review pour un film très feel good et donc très nécessaire pour 2024, si vous ne l'avez pas encore vu en 2023. Avec les plateformes, il est devenu tellement plus simple et légal de voir les adaptations en live action de shojo. Et celui-ci est particulièrement réussi. Sakurada Hiyori colle toujours bien à ses personnages d'ados ou post-ados en difficulté de communication. Même si, ici, c'est l'amour qui la fait bafouer. Très juste et touchante dans son interprétation, nul doute que la cible de cette œuvre arrivera grandement à s’identifier. Takahashi Fumiya est lui-même touchant, même s'il commence à être un peu à côté de son âge supposé pour le rôle. Alors que Hiyori-chan paraîtra encore quelques années avoir 16 ans, lui, doit faire un effort supplémentaire dans son jeu pour en paraître 17 et il y parvient bien mieux que Sota Ryosuke qui en avait 24 durant le tournage du film. Mais étant assez bons acteurs tous les deux, avec un Takahashi Fumiya bien meilleur et sensible que dans Fermat Ryouri tout cela passe parfaitement. Sans dévoiler l'intrigue on vibre avec ces ados qui vivent leurs premiers émois, même si la relation avec Hiyori-chan et son senpai en classe de 2de peut un peu faire froid dans le dos par le jeu de psychopathe délivré ici. Tout est classique dans cette année très School Life. Les examens, les fiches d'orientation, la litre de déclaration et le journal intime toujours très utilisé par les ados japonais nous rappellent qu'on est dans un Shojo. Mais un très bon, à hautement recommander pour ceux qui veulent une histoire assez réaliste et bien réalisée. Pas de réels méchants et peu d'enjeux dramatiques ici, mais un film qui donne encore un peu plus envie de vivre comme un ados au japon à nos ados d'ici. Attention, le film comporte quand même quelques éléments de pression scolaire qui pourraient choquer nos élèves les plus sensibles au travail à fournir.

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