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  • Last Online: 11 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 4/10
Unnatural
1 people found this review helpful
Jan 19, 2021
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 10
Rewatch Value 7.0

Satomi Anatomy

Difficile pour moi d'être honnête sur la critique de Unnatural, tant le casting de rêve que nous offre la production peut supprimer toute objectivité. À commencer par le premier rôle Ishihara Satomi, son joli minois et sa moue bien naturelle pour le coup, peu faire fondre tout homme, même confortablement installé en chambre froide et cela à chacune de ses apparitions dans les dramas. Accompagnée de Kubota Masataka ultra-populaire auprès des demoiselles et bien plus encore auprès de moi-même, depuis que j'ai eu la chance de le rencontrer à la JapEx (qui me manque tant), et qui joue toujours aussi impeccablement le jeune bleu un peu benêt. Si on rajoute en collègue exécrable en la personne de Iura Arata (qui d'autre ?) ou un chef de bureau largué mais sympa comme Matsushige Yutaka (qui d'autre aussi ?), nous avons des rôles secondaires qui donnent à eux seules envie de se plonger dans la série. Et quel bonheur de revoir l'ancien duo pére/fils de Death Note (2015) réuni, même si les interactions sont moins importantes, évidement.

Au départ, j'étais un peu déçu de retrouver une fois de plus ses acteurs dans un milieu médical, même s'il faut dire qu'ils portent bien la blouse. Mais j'ai vite compris que cette fois-ci il ne valait mieux pas être un de leur patient et pourtant dieu sait que c'est le rêve de beaucoup d'entre nous. On suit, en effet, les aventures d'un laboratoire privé de médecine légiste. J'étais passé à côté de la série à sa sortie venant juste de visionner Sign (Jap) et ne voulant pas me replonger dans cet univers, disons ... plutôt frisquet. Mais loin du sérieux du susnommé, Unnaturel aborde dès le début les autopsies de manière assez, voir trop, légère. Ça rigole, ça plaisante et ça joue la compétition au-dessus des cadavres, nous faisant ainsi partager le même malaise que Kubata, tout juste débarqué dans le métier.

Manque de respect ou manière de se protéger contre les 7K (à découvrir dans la série, mais évidement il y a kusai), on le découvre bien assez vite, d'autant plus que nos héros ont tous un lourd secret à cacher. Ce qui fait évidemment le sel de ce genre de série. Chaque épisode tourne autour d'un mystérieux meurtre, d'une maladie ou d'un accident qui comme toute enquête bien écrite vous tiennent en alêne jusqu'à leurs résolutions. Mais c'est la vie de nos acteurs préférés qui se dévoile, au fur et à mesure des 10 épisodes qui vous fera les enchainer sans vous arrêter. Même si à la fin du second on commence à imaginer facilement la tournure un peu trop classique des événements futurs. Mais avec autant de persos secondaires, comme le jeune croque-mort ou les collègues du labo qui nous donnent envie de connaitre ce qu'ils cachent également, il y a de quoi rester accrocher. Quand on repense en plus au premier épisode qui nous glace le sang à telle point il raisonne de manière affolante avec les événements de 2020, je me dis qu'il faudrait les prescrire à nos ministres de la Santé.

Production impeccable, suspense bien mené, secrets bien cachés et vie privée bien merdique, Inutile d'aller plus loin dans la dissection de la série, car tous les ingrédients sont réunis pour en faire un excellent drama d'enquête. Juste avant de refermer le corps pour le rendre à la famille, un dernier détaille me titille. Avec un tel Ending, comment se fit-il que la série n'est pas encore eu plus de succès. Jusqu'à en faire un film, ou des séquelles. On parle quand même de Kenshi Yonezu. Mais peut-être que justement, le succès phénoménal (et justifié) de Lemon a complètement embaumer la série. Une disparition, complètement unnatural, due à un Serial Tuber. Affaire classée, donc.

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Ongoing 3/10
Date My Daughter!
2 people found this review helpful
Feb 11, 2021
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Un éléphant, ça trompe énormément

Révélée par son superbe rôle dramatique dans l'indispensable film "Je veux manger ton pancréas", consacrée à l'age de 20 ans, alors qu'elle est sensée en avoir 11, dans des superproductions comme The Promised Neverland, Hamabe Minami arrive sur son simple nom et son joli minois quand même, à faire venir des hordes de fans de Light Novel ou de Manga devant le petit comme le grand écran. Si en plus son personnage est une otak à la langue bien acérée et ... porte des lunettes, alors là, je dis : qu'importe la classification en "comédies romantiques" de ce drama, je fonce.

Présentée comme la énième histoire mettant en scène une mère célibataire à la recherche du copain idéal pour sa fille, celle-ci étant bien trop préoccupée par les études (et les BL), cette comédie romantique révèlera bien vite une joie de vivre et un humour décalé, autant que de belles et touchantes relations entre les personnages. À commencer donc, par cette mère et cette fille, vivant seules dans un superbe appart de l'arrondissement de Minato, avec vu imprenable sur la Tokyo Tower (jalousie) et ... un petit éléphant, mais malheureusement pour elles, complètement fauchées. Et pour cause Kanno Miho, la quarantaine et auteure de roman d'amour sur le déclin, vit largement au-dessus de ses moyens. Ce qui enrage sa fille étudiante qui se montre bien plus mature que sa mère. La tête pleine d'histoires d'amour pour elle ou sa fille, mais incapable de les retranscrire sur le papier, l'inspiration manquant cruellement. Sa fille décide donc de l'aider à trouver des idées romantiques en se lançant dans une quête amoureuse dont elle n'a pas vraiment envie. Le but final étant de pouvoir continuer à vivre ensemble dans cet appart avec vue sur un petit éléphant. Trouver un mari pour vivre entre filles, chercher la logique ?

Mais finalement on comprend ce caprice. Les scènes dans les parcs, devant les temples, dans les petites rues commerçantes ou dans ce vieux Izakaya reconverti en vendeur de Taiyaki sont si typiques d'un Tokyo historique. Certainement un de mes quartiers préférés et certainement une des raisons de pourquoi ce drama m'enchante tellement.

Les actrices principales sont doués, mais ça, nous le savions déjà, même si l'intonation dans la voix de Kanno Miho peut énerver. Disons que c'est pour les besoins du personnage qui doit forcer son immaturité. Les personnages secondaires ne sont pas inoubliable, mais assez bon quand il s'agit de faire rire, car il donne souvent de leur personne. C'est cet humour un peu potache qui m'a fait accrocher à la série et finalement les clins d'œil un peu lourds du début, faits au spectateur, en brisant régulièrement le 4e mur, deviennent vite indispensables. En plus, moi qui déteste les bêtisiers et autres fou-rire, je les attends maintenant avec impatience à la fin de chaque épisode.

Au final, un drama dont je n'attendais pas grand-chose, mais qui avec ses petites attentions, est rentré dans ma vie comme un ... petit éléphant. Auquel on s'attache et qui devient indispensable au point de tout faire pour le (re)garder. Comme cet appart dans le quartier très bobo de Minato.

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Ongoing 3/10
#Remolove: Futsuu no Koi wa Jado
2 people found this review helpful
Nov 8, 2020
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.0
Rewatch Value 9.0

Bas les masques !

En cette fin d'année 2020 les productions françaises font encore totalement l'impasse sur la pandémie de Covid, qui continue à bouleverser nos vies. Peut-être dû à la gestion catastrophique de celle-ci en France, mais aussi à l'idée que les masques et autres gestes barrières dans les fictions pourraient faire fuir le spectateur. En Asie, les séries ancrées dans la réalité pandémique (notre réalité, donc) sont arrivées dès cet été. Mais j'avoue que moi-même, j'étais à la fois attiré par la curiosité de découvrir comment le sujet était traité et repoussé par cette anxiété de la vie quotidienne que je ne voulais pas retrouver dans un divertissement. C'était sans compter sur l'effet cathartique que pouvait avoir un drama qui traite intelligemment et avec beaucoup d'humour du sujet.

C'est le cas de #Remolove, qui, si l'on s'arrête à l'affiche ou au résumé, peut être pris comme une énième histoire de futur trentenaire qui cherche à se caser avant ce satané 30ième anniversaire (cliché, quand tu nous tiens). Mais qui nous montre plutôt avec un certain humour à quel point la situation que nous vivons tous est absurde. Sur fond de romance par messageries interposées à la Meg Ryan(assez peu réaliste d'ailleurs), le drama traite des réseaux sociaux et de l'anonymat, de la solitude, de la vie de couple, ou des relations humaines en général, en cette étrange année 2020. Il donne à réfléchir et on se retrouve tous à un moment ou à autre dans ce drama.

Mais le point fort de la série, pour moi, c'est l'humour. Rire avec les masques, le lavage des mains et surtout la distanciation sociale paraissait mission impossible, mais c'est grâce à la jolie Haru dans le rôle de Mimi Sensei que tout cela est possible. Le port du masque l'oblige à intensifier son jeu d'actrice et surtout son regard hyper expressif. Ses expressions corporelles font mouchent à chaque fois. Son rôle de Médecin du travail obsédé par les gestes barrières permet une telle outrance dans le jeu, et cela sans jamais sonner faux. Les autres acteurs paraissent bien fades à côté, surtout les rôles masculins, qui malheureusement sont encore trop marqués par l'immaturité. Le port du masque devient ainsi un problème pour distinguer tous ses mâles au même traits de caractère. Mais c'est peut-être voulu, montrant à quel point Mimi Sensei est désabusée par les hommes. Après 3 épisodes j'espère bien encore être surpris, mais le teaser de l'épisode 4 me fait un peu peur. À voir donc.

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Ongoing 5/10
Mirai's Future Son
0 people found this review helpful
Feb 12, 2026
5 of 10 episodes seen
Ongoing 6
Overall 9.5
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 9.5

Toc, toc, toc, ... Miraï Connor ?

Jusqu’à quel point peut-on se confondre avec son personnage ? Même prénom, même métier, peut-être même caractère : Shida Mirai endosse le rôle avec un naturel décomplexé d’une 9borders désespérée de ne toujours pas avoir réussi à percer dans le monde du spectacle. Avec cette histoire écrite pour elle, et pas seulement pour le prénom, elle réussit à nous faire oublier son statut d’ex-enfant star et habite son rôle comme si elle était elle-même débutante dans le milieu. Maladroite et passionnée, elle transmet immédiatement cette sensation infinie de galère qu’est sa vie de célibataire malchanceuse.

Par ailleurs, son interprétation dans cette comédie romantique parvient à faire oublier le côté complètement « what the fuck » de la situation dès le premier épisode. Il y a bien quelques rappels, çà et là, d’une montre qui vient du futur, mais très peu de clins d’œil au monde de 2036, et le parti pris est plutôt rafraîchissant. Ce petit garçon ultra débrouillard et tellement chou, du haut de ses 6 ans, ne connaît rien au monde des adultes à part sa crèche, qui est sûrement préservée de l’IA et de la robotisation qui exploseront avec l’avènement de Skynet en 2036. En plus, elle est cassée, la montre, donc aucune information ne trouble le monde bien réglé du Japon de 2026.

Mirai-chan enchaîne les baito, les petits copains et les galères en gérant sa nouvelle vie de maman. Le scénario aurait tout aussi bien pu être l’abandon du fils à la naissance et la récupération de celui-ci après la mort du père. Mais la comédie remplace le drame dans une situation de single mother où la quête est inversée. On ne recherche pas le père pour le mettre devant ses responsabilités, parentales ou financières, mais pour savoir comment va être le futur de Mirai, du point de vue sentimental, mais aussi professionnel, puisqu’elle reçoit enfin des propositions de rôles, qu’elle devra abandonner à cause de l’apparition de son fils, tant le Japon de 2026 ressemble encore à celui de 1986 pour les femmes.

« Qui sera le papa ? » remplace la comptine du « Papa, où t’es ? », rendant tellement plus sympathique cette quête. Un conte moderne où Mirai n’est la princesse de personne et ne compte pas le devenir. Être maître de son destin n’est-il pas le futur rêvé de toute la génération Z ? La musique est bonne, la production est bonne, l’humour et les sentiments sont omniprésents. Un must de l’hiver 2036.

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Ongoing 5/12
Ryakudatsu Datsukon
0 people found this review helpful
Feb 8, 2026
5 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Je veux mon BB !

Attention, story à ne surtout pas mettre entre toutes les mains. C’est immoral, glauque et ancré dans la réalité des citadins en quête d’une vie de couple. Et qui de mieux pour incarner la trentenaire perdue dans sa vie de l’immense et pleine de solitude Tokyo que Uchida Rio. Même si les directeurs de casting ont tendance à la catégoriser dans les rôles de femme manquant de "finesse", pour rester poli, on peut dire qu’à chacune de ses apparitions c’est un bonheur de jeu réaliste et parfois dérangeant. Cette série ne déroge pas à la règle, où elle incarne la trentenaire perdue dans sa vie, passant d’homme à homme dans les bars à host après avoir été largué par son mari et ami d’enfance.

Complètement immoral, la série dépeint un Japon ancré dans la tradition d’avoir un enfant dans un couple à la trentaine, en confrontation avec la vie moderne et solitaire des mégalopoles. Déjà vu mille fois dans l’insistance de la famille à demander à ses enfants de former le couple idéal avec le petit chéri, ici la série montre un réalisme cru, où l’infertilité entraîne les pires dérives.

Uchida Rio prend à bout de bras la série par son talent et sa présence, les autres acteurs n’ont qu’un jeu proche du soap opéra, que ce soit son ex-mari, sa rivale et bien d’autres seconds couteaux. Coucherie et coups bas, pour l’argent ou le pouvoir, rien ne sera épargné dans cette série déconseillée aux moins de 16 ans. Des scènes crues d’avortement, par exemple, poseront les bonnes questions et, sous prétexte d’une série de vengeance, typique du format 20 min de la nuit, la société est une nouvelle fois interrogée.

Et même si certaines situations relèvent du fantasme scénaristique, la réalité est bien mise en face de nous comme un miroir qui nous renvoie à notre condition minable d’être humain du XXIe siècle. Urbains, seuls, malheureux. Une série à ne surtout pas regarder après une rupture.

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Ongoing 5/10
Hoso Kyoku Senkyo
0 people found this review helpful
Aug 31, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 1.0
Acting/Cast 10
Music 10
Rewatch Value 1.0

l'histoire sans fin de 24 heures

Uso daro ! Nippon TV a osé nous remplir notre temps de cerveau disponible cet été (2025) avec une troisième saison de Senkyo. Et vous n’allez pas le croire, j’ai encore une fois kiffé débrancher celui-ci avec la même histoire, les mêmes personnages et la construction scénaristique qu’il y a deux ans. Ma chronique pourrait s’arrêter là, mais comme revivre les mêmes événements inlassablement ne semble pas vous déranger, voici le bis repetita de ma review de 2023… ou pas.

Après avoir pris en otage un hôpital, un aéroport, on s’attendait bien sûr à une gare, un bateau, ou le centre des impôts à la veille de la fermeture. Mais non, coupe drastique dans les budgets oblige, la prise d’otages se fait dans les locaux de Nippon TV. C’est tout du moins ce qui est suggéré par le nom de la chaîne, et certainement les émissions visibles. Mais les clins d’œil à votre mémoire collective sont surtout pour la série elle-même : auto-référence assumée, elle se parodie alors qu’elle est déjà une parodie de 24 et consorts. Et la fractalisation de votre cerveau n’est qu’à ses débuts avec l’introduction de la prise d’otage du bus, car une fois les caméras en place pour les Oni masqués (enfin Yokai, mais où est vraiment la différence, pour nous Occidentaux), le 4e mur est brisé définitivement en assistant au programme de la chaîne de TV en temps réel. Seule véritable trouvaille de cette saison, nous plongeant dans un tableau d'Eicher. Le reste, c’est tout pareil.

Jusqu’au casting, qui ressemble à s’y méprendre à celui de la première. Si les fans de Sexy Zone seront contents du retour de leur Oni préféré, ça sent clairement le réchauffé, voire le brûlé. D’un côté, on peut découvrir la série avec cette saison, mais je la sens bien moins folle que la première. Déjà la deuxième était moins excitante par ses délires de situations improbables. La magie de la découverte estompée, on a du mal à retrouver ces éclats de rire sur une bagarre entre deux protagonistes qui étaient à l’article de la mort deux secondes avant. On connaît la chanson, alors la production s’est dit : « Faisons tout pareil. Et voyons l’accueil. » Et effectivement, on est subjugué par l’audace du manque d’originalité voulu. Un peu déçu par le peu de rôle que joue la fille de Musashi Keiji, alors que le potentiel était de créer une sorte de Maman, j’ai raté l’avion version Yokai. Frustration qui nait après le clin d’œil à son père du 2e épisode et le sentiment que la relève était là.

Mais comme dit, le what the fuck reste permanent même si la surprise est contenue. On reste donc aspiré par les cliffhangers d’avant coupure pub et surtout d'avant générique. Le kitsch et les réductions de budget transpirent de la série, mais retrouver les mêmes musiques, personnages, envies de vengeance, masques, lieux et pièges mortels un peu cheap, c’est un peu comme une madeleine de Proust. On se dit que le monde n’a pas changé depuis 2023. Un côté rassurant dans cette période en perpétuel mouvement. Vivement la version de Noël, dans un grand magasin, diffusée en après-midi de décembre sur TF1.

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Ongoing 6/12
Bishonure Tantei Mizuno Hagoromo
0 people found this review helpful
May 23, 2021
6 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 8.5
Rewatch Value 7.5

Avis de crachin

Avec ce drama on peut s'interroger sur la santé mentale des producteurs japonais. Où voulaient-ils en venir en confiant a la mignonne petite chanteuse de folk Ohara Sakurako un rôle d'apprentie détective, passant son temps à être trempée des pieds à la tête en chemisier blanc et costume de secrétaire ? Car c'est bien ce qui frappe dans les premières images de cette production assez cheap. Pour les acteurs déjà. Pas vraiment de tête d'affiche, puisque l'héroïne, comme son frère, joué par Amato Yuma restent cantonnée dans le paysage médiatique japonais à des rôles secondaires, malgré quelques années de carrières et des apparitions dans pléthores de dramas. Le cadre ensuite, ce Love hotel bien kitch, de bord d'autoroute, avec ses tours façon château de parc Disney et ce père vicelard, tenancier justement de cet hôtel.

Mais ne passez pas votre chemin tout de suite, puisque au delà des apparences ce drama recèle un non-sens et un humour bien moins lourd dingue qu'il n'y parait. On pourra même y trouver un certain charme.

Alors, oui, les habits de notre héroïne sont trempés et oui "vas y oni-chan" lors du jet de seau d'eau est limite-limite, mais la production a su rester quand même dans la décence et rendre ses scènes bien plus prudes qu'elles auraient pu l'être dans d'autre pays. N'attendez donc pas des images à la "Alerte à Malibu". Ohara-chan mettant plutôt en avant sa coiffure arrangée de 10 façons différentes en effet "wet". Jouant le rôle d'une étudiante en fin de parcours à la recherche de son premier emplois. Passant d'entretien en entretien, la série s'ancre dans la réalité des étudiants, malgré le caractère complètement fantasque du reste de l'histoire. La disparition soudaine de la maman, sans que les personnages semblent vraiment s'en souciés (on t'ils seulement contacté la police) Cet hôtel qui sert également de bureau au frangin, se prenant pour un Sherlock Holmes résolvant des disparitions de chats et autre mystère d'échanges d'étiquettes de promotion dans les Combinis. Où notre héroïne qui n'a qu'une seule amie, joué par la jeune et fantasque actrice Taiwanaise Pipi qui se retrouve présente complètement par hasard dans toutes ses affaires.

Affaires donc que Ohara chan aide à résoudre par son super pouvoir, qui lui-même n'est pas prêt d'être expliqué dans ces 12 épisodes de 20 min. Le pouvoir de remonter dans le temps grâce à une bonne quantité de flotte déverser sur son corps. Elle assiste donc à chaque épisode au vol de melon pan ou au meurtre ou à un meurtre des plus sordide. Car affaires ne sont pas du tout graduées dans ce drama. Construites toujours de la même manière, deux clients le A et B apportent leur demande et souvent et c'est là qu'on peut être déconcerté, car seule une affaire semble résolue au bout des 20 min. Est-ce voulu ? ...

Mais le charme de ce drama est justement dans cette déconstruction foutraque qui au fur et à mesure de ses épisodes prend son sens et donne de l'épaisseur à un mysterie drama fantastique, à la Detective Conan, comme on en voit tant. Des points clés comme la fin de l'épisode sur le toit font avancer l'histoire principale et donne finalement envie d'en savoir plus. Surtout que l'humour que certain diront lourd, est omniprésent. À la limite du Manzai avec le duo père fils justement très lourdingue. Mais si vous appréciez le genre et les situations très caricaturales (et japonaises) des jeunes filles cachées derrière un arbre pour espionner, vous allez adorer.

Ohara chan nous gratifie d'un Ending composé et chanté par elle-même, qui vaut à lui seul la vision du drama. Se mettant en scène pour le chant dans le générique. l'Opening n'est pas en reste, puisque les Enpitsu Macaroni nous offrent une ouverture Power-rock punchi et bien mise en scène par des effets d'eau classieux. Certains diront que c'est le seul moment qui a de la classe dans ce drama, je dirais que le Japon à aussi son charme pour son humour bien particulier. Et c'est pas Pipi-chan qui me dira le contraire. Épisode 4 à pisser de rire.... OK, je sors.

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Ongoing 3/11
366 Nichi
3 people found this review helpful
Apr 30, 2024
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 7.5

Hatsukoi, encore

Difficile de passer après Kimi no kokoro wo kureta kara. Ce chef-d’œuvre d'émotions, pour un contexte pourtant maintes fois rabâché. C'est pourtant ce que tente de faire 366nichi en reprenant exactement les mêmes ficelles tragiques. On retrouve la sempiternelle base du couple de lycéens amoureux incapable de s'avouer leurs sentiments, et réussissant enfin à le faire lors de leurs retrouvailles, quelques années plus tard. Mais on retrouve surtout l'évènement tragique (si, si et il n'est pas du tout téléphoné) et similaire qui va mettre fin à cet happy end à la fin du premier épisode.

Le 7e jour...
Surpris de ma comparaison avec KokoKara ? On peut l'être. Les commentaires vont certainement s'enflammer pour livrer un jeu des 7 erreurs avec First Love : Atsukoi. Sorti, il y a bientôt deux et reprenant lui aussi le principe érodé de la chanson d'amour transformée en série. Le bizness des plateformes n'a rien à voir là-dedans, quoique... Je me souviens d'un Dry Flowers de Yuri transformé en trois épisodes sympathiques par une plateforme aussi. Mais on peut revenir à un Matoko Shinkai basant un de ses premiers longs métrages sur One more Time, One more chance qui dans les commentaires de l'époque (2007) était présenté comme une chanson qui "a marqué les Japonais" (1997). Et oui, ce poncif, vous le lirez pour 366nichi aussi, vous entendrez à la fin de chaque épisode une version 2024 de la chanson en entier, mais sans le pouvoir envoûtant des deux cités plus haut. Car finalement rien ne se créé, tout se transforme.

Il en reste encore 351...
Alors passé l'accident, doit-on compter les jours pour regarder évoluer le couple Hirose Alice, Maeda Gordon. Impossible, encore une fois, de ne pas les comparer à mes chouchous à l'écran Yamada Yuki et Nagano Mei (pour avec Nishino Nanase, ce seront mes chouchous à la ville, évidemment).
Je connais peu Maeda Gordon, mais la comparaison à Yamada Yuki ne joue pas en sa faveur. Le jeu est insipide. Et si le sourire est de rigueur, il sonne assez faux car trop charmeur. On préférera Bando Ryota ou Tsuna Keito, plus coincés, mais plus naturelles. Alice s'en sort mieux. Il faut dire que niveau sourire, elle est quand même la pro dans ce domaine. C'est évidemment dans la comédie qu'on la préfère, avec ses accents Yankee ou sa poisse habituelle, qu'on aime lui affubler. Mais elle s'en sort honorablement dans le transfère des émotions. Même si avouons-le elle vous arrachera difficilement des larmes dans les 3 premiers épisodes. N'est pas Mei chan qui veut.

On connaît la musique... trop classique
Après justement la fin du 3e épisode on se sent un peu spoilé. Les 3h passées ressemblent à si méprendra à tout ce qu'on a déjà vu depuis 30 ans. la bande de copains qui se reforme, avec le pardon des mauvais coups des années lycées. Le triangle amoureux, la vie active qui a obligé à renoncer à ses rêves. Base-ball, musique pour finalement devenir salarymen ou office lady. On croirait presque en voyant le teaser du 4e épisode que la série peut s'arrêter là. J'ai arrêté tellement de comédies romantiques à ce moment. J'aurais du arrêter First love, mais par amour pour Hikki, j'ai continué jusqu'au bout. Et c'était compliqué. Ici, je ne sais pas si j'aurai la force d'attendre le réveil des scénaristes.

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Ongoing 4/11
A Brighter Tomorrow
1 people found this review helpful
Aug 4, 2025
4 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Demain est un autre jour, alors souris !

Mon coup de cœur de cet été 2025 était prévisible. Avec la toujours souriante Fukuhara Haruka dans le rôle d'une rookie des services sociaux et une galerie de personnages secondaires entièrement dévoués à la cause des enfants et des ados, je ne pouvais que succomber. Mais, entièrement baser la série de l’été sur l'empathie, peut rapidement lasser. Alors, que vaut vraiment cette énième super neketsu sensei-like ?

D'abord, le postulat de départ est de punir Haruka-chan en la plaçant dans un foyer pour mineurs, plutôt que de la laisser gâcher son travail d’enquêtrice par trop de zèle. Déjà, son rêve de petite fille était de protéger et d’aider le citoyen. Alors pourquoi n’a-t-elle pas simplement fait omawari-san dans un koban plutôt que d'enquêter dans la police criminelle ? Ne cherchons donc pas à comprendre ce surdiplômage et intéressons-nous plutôt à ses premiers pas dans le service de protection des mineurs.

Le déroulement de sa formation est on ne peut plus intéressant pour nous, pris en charge par un Hayashi Kento troublant de vérité dans son rôle de fonctionnaire blasé, mais aguerri. Il aiguillera Haruka-chan sur les erreurs à ne pas commettre, justement remplie de convictions sur la protection de ces mineurs allant des bébés aux jeunes adultes suivant l'épisode. Remplie du feu sacré, elle cherche à tout prix à séparer l'enfant de l'adulte. Mais les choses ne sont pas si simples, au Japon comme en France, et éclater une cellule familiale, aussi défaillante qu’elle soit, n'est pas toujours bénéfique à l'enfant. Elle en fera l'apprentissage tout en faisant voler nos convictions.

Ce drama vous arrachera facilement des larmes. Par les enfants bien sûr, mais aussi par les adultes récurrents qui développeront, comme à l'accoutumée pour le format saisonnier, chacun leur histoire dans un épisode. Les parents défaillants également vous tireront ces larmes. La joie est, par ailleurs, au rendez-vous, grâce à l'espièglerie des enfants et parfois des adultes. Certains y verront trop de bons sentiments, mais ce que ça fait du bien.

Bien produit, même si la misère, par le maquillage ou les sachets d'ordures qui débordent, est de temps en temps présentée de façon maladroite. Très bien joué par un casting de qualité où la retenue s'impose, ce drama vous permettra d'aborder la rentrée de manière positive, en vous disant que bon nombre de personnes réfléchissent et travaillent au bien-être des enfants. Et même si on ne voit pas les résultats tout de suite, cela redonne foi en l'humanité. Une humanité qui ne peut que positiver face au sourire de Haruka-chan.

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Completed
Apollo's Song
0 people found this review helpful
Apr 14, 2025
7 of 7 episodes seen
Completed 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Un thème pas si éternel

Apollo no Uta ne peut pas être inconnu des amoureux de manga, à moins que vous ayez 12 ans. On parle quand même d’une histoire écrite il y a 55 ans par le maître Osamu Tezuka. Et pourtant, elle m’était totalement inconnue (aurais-je perdu cet amour ...). Peut-être parce que traduite seulement en 2012 en français et ne comptant que trois volumes à l’origine, je suis complètement passé à côté à l'époque - en 2012, pas en 1970.
Eh ben, figurez-vous que je ne l'ai toujours pas lu, ce manga, treize ans après. Je me suis donc dit que j’allais rattraper cette honteuse erreur en me replongeant dans l’ambiance peace & love du début des années 70. Grave erreur : j’avais oublié qu’on était en 2025.

Malheur Power
Fini les couronnes de fleurs et les balades à poil sur la plage. Il semblerait que cette adaptation ne retienne que la dystopie et le monde totalitaire imaginé par le maître au béret. Le thème de l’amour impossible reste certes central, mais la construction et l’ambiance sont si glaçantes qu’on a du mal à imaginer un happy end.

Pourtant, tout paraissait bien démarrer. Une amourette à sens unique entre Takaishi Akari, qui rêve de pousser la chansonnette, et Sato Shori, écœuré par la gent féminine, après une enfance marquée par l’abandon d’une mère qu’il considère comme dépravée.
Akari-chan le prend alors sous son aile, tel un ange gardien, jusqu’à lui révéler son amour éperdu. Et c’est là que tout part en vrille. Il fallait s’y attendre, vu l’ambiance crade et réaliste du premier épisode avec sa fin on ne peut plus tragique. Mais rien ne laissait vraiment présager la suite à ce moment-là — si ce n’est, justement, le fait que ce soit une histoire du papa d’Astroboy et des Trois Adolf.
Intrigues politiques sous le joug d’une dictature, technologie, fantasy flirtant avec la mythologie... Les amateurs seront en terrain conquis, tout en permettant à ceux venus chercher une histoire d’amour poignante de découvrir l’univers du maître — un univers qui colle toujours autant à l'air du temps.

Une éternité bien vite terminée
Bien sûr, on navigue en plein cauchemar Quelque part entre La Planète des Singes et Bienvenue à Gattaca. La compréhension n’est pas forcément facile, tout comme peut l’être l’interprétation d’un rêve. Nos deux protagonistes incarnent chacun à leur manière l’amour impossible, et cela vous tiendra en haleine jusqu’au bout de ces 7 épisodes.
On regrettera simplement une durée de vie trop courte, alors que le manga permettait bien plus. Des mondes à explorer. L’insistance sur l’aspect dystopique gâche un peu un concept qui, avec les trois premiers épisodes, semblait parti pour m’enflammer pendant un long moment.
Dommage : cela aurait fait un très bon film de 2h30, certainement apprécié par une partie du public... tandis que l’autre l’aurait complètement ignoré.
En tout cas, dans ce monde.

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Completed
Our Secret Diary
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Jan 17, 2024
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

Life Note

Une petite review pour un film très feel good et donc très nécessaire pour 2024, si vous ne l'avez pas encore vu en 2023. Avec les plateformes, il est devenu tellement plus simple et légal de voir les adaptations en live action de shojo. Et celui-ci est particulièrement réussi. Sakurada Hiyori colle toujours bien à ses personnages d'ados ou post-ados en difficulté de communication. Même si, ici, c'est l'amour qui la fait bafouer. Très juste et touchante dans son interprétation, nul doute que la cible de cette œuvre arrivera grandement à s’identifier. Takahashi Fumiya est lui-même touchant, même s'il commence à être un peu à côté de son âge supposé pour le rôle. Alors que Hiyori-chan paraîtra encore quelques années avoir 16 ans, lui, doit faire un effort supplémentaire dans son jeu pour en paraître 17 et il y parvient bien mieux que Sota Ryosuke qui en avait 24 durant le tournage du film. Mais étant assez bons acteurs tous les deux, avec un Takahashi Fumiya bien meilleur et sensible que dans Fermat Ryouri tout cela passe parfaitement. Sans dévoiler l'intrigue on vibre avec ces ados qui vivent leurs premiers émois, même si la relation avec Hiyori-chan et son senpai en classe de 2de peut un peu faire froid dans le dos par le jeu de psychopathe délivré ici. Tout est classique dans cette année très School Life. Les examens, les fiches d'orientation, la litre de déclaration et le journal intime toujours très utilisé par les ados japonais nous rappellent qu'on est dans un Shojo. Mais un très bon, à hautement recommander pour ceux qui veulent une histoire assez réaliste et bien réalisée. Pas de réels méchants et peu d'enjeux dramatiques ici, mais un film qui donne encore un peu plus envie de vivre comme un ados au japon à nos ados d'ici. Attention, le film comporte quand même quelques éléments de pression scolaire qui pourraient choquer nos élèves les plus sensibles au travail à fournir.

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Completed
First Love
0 people found this review helpful
Apr 19, 2023
9 of 9 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.5
Rewatch Value 8.0

Émotions trop Automatic

Je ne vais pas m'étendre sur ce blockbuster puisque comme toutes les rares productions japonaises Netflix, les avis en français se déversent comme la pluie au-dessus d'un parapluie d'amoureux. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de donner mon regard de vieux franchouillard amateur de drama à caractère lacrymale, sur ce très bien noté First Love : Hatsukoi. Dans la grande tradition japonaise de capitaliser sur une œuvre à succès et de changer de support, First Love surfent sur la vague des miniséries adaptées des chansons romantiques. Le Dry flower de Yuri c'en était, d'ailleurs, plutôt bien sortie, en se limitant à 3 courts épisodes et en associant le chanteur. Mais l'exercice est casse-gueule. Surtout avec la tendance sur Netflix de vouloir gommer les particularités japonaises afin de plaire à un maximum de culture. Pourvu que l'expérience ne se développe pas plus. Lemon et son bientôt milliard de vues pourrait bien en faire les frais. Après un premier amour impossible à retrouver, une absence impossible à combler. Et ça n'aurait rien d'Unnatural.

Le choix d'une chanson d'Utada Hikaru n'est donc pas le fruit du hasard, c'est plutôt, qu'elle reste, du haut de ses vingt-cinq ans de carrières, une des stars asiatiques la plus internationale. Par sa jeunesse à New York à sa vie à Londres, sans parler de son style jazzie/R&B/electro, qui s'est fondu dans les productions américaines, comme les sushis en Californie. Bien sûr, elle fait partie de mon Panthéon, pour la voix et le style, et cela, depuis que j'ai des oreilles. Malgré cela, sa présence dans le déroulement de cette série est tellement intrusive, que ça en devient gênant. Mais c'est peut-être uniquement pour ceux qui, comme moi, n'ont pas assisté à la sortie de son premier album. Puisque avant internet, le Japon n'était promu en occident que par les animes. Les publicités à la TV, les affiches énormes dans le Métro ou les airs fredonnés par les acteurs marquent l'époque, mais ressemble à un matraquage plus caractéristique de la nôtre. Cet engouement peut donc paraitre faux pour ceux qui n'ont pas vécu la fin des années 90 au Japon. C'est-à-dire la majorité des spectateurs de cette série. OK, fille d'une célèbre chanteuse et d'un non moins célèbre producteur, son premier album composé par elle-même à seulement 16 ans faisait fit de démonstration de petit singe savant pour les médias et Sony. Ils ont certainement dû à l'époque en faire des caisses, mais là, trop c'est trop. Un peu comme ce commentaire.

En faire des caisses, c'est justement le problème récurrent de la série. Notamment dans les deux premiers épisodes, qui regroupent tous les défauts des séries japonaises Netflix. Passons sur les insupportables placements produits, qui heureusement s'atténuent à partir du 3e. Normal, puisque les marques ne misent que sur un ou deux épisodes, les spectateurs se désintéressant statistiquement des suivants rapidement. Ils dévorent bien, en général, le dernier et cela ne loupe pas, l'industriel revient à la charge. Avec cette fois-ci, un véritable scandale sanitaire quant au choix du produit. Il gâche complètement la tension et les émotions du climax, par une mise en valeur qu'on avait plus vu depuis John Wayne. J'étais moins gêné à voir l'inutile scène érotique, mais tellement indispensable pour Netflix. Et qu'on ne me dise pas : "ce sont les années 90, il n'y avait pas de loi Evin, c'est pour faire réaliste". Le pognon dégouline de la production et il vient bien de quelque part.

Génériques léchés et cinématographiques, tout comme la photographie et le piqué d'image. Celui-ci pourra, d'ailleurs, irriter la rétine lors des flashbacks, par ce grain faussement année 90, qui gâche votre écran 4K. Quelques minutes n'auraient pas gêné, mais plus de la moitié de la série ce passe dans ses années 90-2000, ou même la vie était en 480p. Heureusement la production n'a pas osé le 4/3. La musique, au-delà de l'omniprésence de la diva, est tout aussi à la pointe. Les passages piano solo, ou insert song font mouche et sont dignes des œuvres de la reine des opening. Les effets de caméra, vues plongeantes de drones, scènes aériennes, sont magnifiques, cinématographiques et dégoulinent d'empreintes carbones. On s'inscrit donc dans une très grosse production qui, du coup, rendent gênants les défauts qui n'avaient pas lieu d'être.

Si le perso de Namiki Harumichi, joué par Sato Takeru et Kido Taisei peut sembler cohérent physiquement (et encore) et cohérent dans le jeu, celui de Noguchi Yae agresse notre bon sens à chaque switch temporel. Et cela devient rapidement gênant au vu du parti pris de dévoiler les événements au fur et à mesure de l'avancée en parallèle des deux histoires. D'où ce choix, entre autre, du grain d'image pour faire comprendre au spectateur occidental, trop con ou raciste, que ce sont les mêmes persos. Avec tout de même, deux excellentes actrices, tout comme pour Namiki d'ailleurs. Dommage, que dans les premiers épisodes, on ne pense qu'à ce manque de ressemblance physique, sans pouvoir se concentrer sur les personnalités. D'autant plus, justement, qu'elles sont parfois bien différentes elles aussi. Cassés par la vie, ça peut se comprendre, mais là, les changements sont trop Automatics.

Grosse production oblige, destinée de surcroit à l'internationale, une pléthore de seconds rôles déjà connu en occident, tout du moins de visages, grâce au cinéma, défile dans cette série. Iura Arata, Furutachi Kanji ou Kaho, diront quelque chose aux habitués des salles obscures. Publique cible, j'en suis sûr, de ce drama pas si populaire que ça. Car on est bien ici dans des acteurs de cinéma d'auteur. Celui qui s'exporte si bien, notamment vers la France. Heureusement pour moi, donc, qui est fan de tous ses seconds rôles, ce qui m'a poussé à passer la porte du 3e épisode. Car il faut bien le dire, l'histoire devient vraiment intéressante à ce moment-là. Quand on dépasse enfin cette amourette d'un jeune génie du soudtracking et d'une influenceuse TikTok, présente pour attirer une génération bien éloignée des séries, mais également les clichés school life qui pullulent dans les premières minutes. C'est vrai, que ça peut faire sourire, comme un épisode de Sauvé par le Gong ou Hélène et les Garçons, mais ce n'est pas ce que j'attendais d'une telle production. Les lourdeurs s'estompent, alors, avec les épisodes qui passent, et les tentatives de légèreté, mais toujours dégoulinante de pognons dans la production (l'épisode mars) font passer la poésie avant le mainstream Tokyo style.

Pardon, j'avais oublié, l'histoire se passe à Hokkaido et un tout petit peu à Tokyo, comme si l'office du tourisme de l'île avait participé au financement pour rendre la région trop sexy. Il faut dire que ça marche, même un carrefour filmé par drone donne envie de visiter Sapporo. Vous aurez, si vous êtes patient, donc droit à des moments neigeux, trop "5cm per second". Mais le réchauffement climatique sera tout de même bien présent. Avec, entre autre, le mini short bien trop court de Aoi Yamada, dansant pour ses vidéos, en plein milieu des nuits fraiches de l'île la plus au nord du Japon.

Désolé, j'ai encore une fois eu un trou de mémoire, puisque j'avais annoncé ne pas m'étaler sur cette critique… Mais je voulais encore dire que Kanchiku Yuri, la réalisatrice et scénariste, si connait en clip classieux, puisqu'elle a tourné surtout des vidéos pour AKB48. Ce qui transparait dans son style et son amour pour la musique (Non, il n'y a pas de malice dans mes propos). Car, on sent bien, qu'au-delà du mainstream de la prod et du scénario un peu bidon (si, si !), c'est bien l'amour pour les love song, l'imaginaire d'un romantisme sublimé et cette nostagie qu'elle a voulu maladroitement faire passer. À nous, entre autres, petits occidentaux assommés par des clips de Rap et de chanson revancharde à la Miley Cirrus. Je la remercie donc de faire découvrir à grand coup de santiags dans la porte, certes, la délicatesse du romantisme à la japoniase. Et, je ne peux après ça, que conseiller de passer à Silence sortie sur les écrans en même temps et qui s'ancre vraiment, lui, dans un romantisme plus réaliste et qui j'en suis sur vous tirera bien plus de larmes. De plus, le succès phénoménal de son ending fait penser irrésistiblement à celui d'une chanson d'Utada Hikaru, alors pourquoi s'en priver ?

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Completed
Hold Me Back
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Jul 22, 2022
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.0
Acting/Cast 10
Music 7.5
Rewatch Value 8.0

Fake Plastic Ebifuraï

Voilà un sentiment étrange. Partagé entre mon envie de mettre en avant l'excellent travail d'Art House et de Hanabi, sur la distribution et la promotion des films japonais en général, et la déception d'une promesse non tenue pour ce film. Cette hype exagérée autour de cette comédie romantique qu'est Tempura. Un peu comme ses aliments de plastiques dans les vitrines des restaurants japonais. Vous assurant que le goût sera à la hauteur du visuel et pourtant… Malgré les promesses de nourriture et de franche rigolade qui allaient dans le sens d'un très bon moment passé dans nos salles obscures, ce catalogue des hésitations de notre héroïne avec en tête le fameux : " Je me mets en couple ou je reste célibataire ? ", pendant 2 h 15, ne m'a pas vraiment convaincu.

Pourtant, tout semblait partir du meilleur pied. L'actrice principale, Nounen Rena, est excellente en Kuroda Mitsuko. C'est évidement le pilier du film autour duquel est bâtie une histoire, on ne peut plus banale pour une comédie japonaise. [30 ans, il est tant de se mettre en couple, mais mon petit ami est "légèrement " moins âgé que moi et ne trouve pas les mots pour déclarer sa flamme. Moi-même, j'hésite, que dois-je faire ? Garder mon indépendance de célibataire ou former une famille. ] Le hic n'est pas tant l'ultra vu des situations, mais à force de vouloir souligner la banalité de celles-ci (employée moyenne dans un office lambda,...) la réalisatrice Ohku Akiko arrive à nous ennuyer assez rapidement. Bien sûr, le but étant de nous approprier l'histoire, il fallait mettre l'accent sur la simplicité de la vie de Mitsuko, mais là, quel gâchis. Son jeu d'actrice est pourtant bien au-dessus de beaucoup d'autres, avec des passages émotionnels forts et surtout ce petit accent tellement mignon. La voix intérieure, calme et posée, qui l'accompagne tranche tant avec ses mots et son attitude. Les larmes, les joies, les cris imaginaires ou réels sont joués et transmis au spectateur sans accros. On souffre, on partage ses émotions. De son côté, Il n'y a vraiment rien à redire sur elle, si ce n'est pourquoi Non-Chan ne fait pas plus d'apparitions dans les dramas. OK, elle a performé en 2013 dans l'Asadora NHK Amachan, mais depuis elle manque assurément au petit écran. Gardant tout son talent d'actrice pour le cinéma jusqu'à réaliser elle-même ses derniers films, ce qui pose vraisemblablement problème pour le temps qu'il reste à consacrer aux autres productions et donc à ses fans qui l'apprécient tellement en tant qu'actrice.

Il ne faut en conséquence pas bouder son plaisir de la voir dans ce rôle fort et Hanabi ne s'est pas trompé en mettant en avant l'actrice dans sa promotion. Je n'en dirais, malheureusement, pas autant de la partie Tempura X Cuisine. On touche presque à l'escroquerie tant la promesse d'une passionnée de cuisine et de ce fait d'un film retraçant cette passion n'est pas tenue. Des dramas de bouffe, j'en ai vu des dizaines et pour cause, il n'y a quasiment que ça à la TV nippone. On y présente des restos ou des chaines de restos. Des spécialités comme les ramen ou les gyozas sont les stars parfois d'un seul drama déroulé sur 10 épisodes de 20 min. Sans compter les histoires se passant dans les cuisines d'un resto, dans la salle ou même sur des podcasts de critique de resto. Et là, mis à part les 20 premières minutes (le film dure 140 min quand même) les tempuras et la passion de la cuisine sont vite diluées dans la vie de notre héroïne. Pas de passion exacerbée, donc pour la cuisine. Un simple passe-temps du week-end, parmi tant d'autres. On a ce goût amer, cette impression d'avoir été floué par ses faux aliments qui ressemblaient tellement aux vrais.

Reste alors l'intrigue principale, qui retrace en gros une année dans la vie de Mitsuko. Montée de manière aléatoire afin de casser le rythme linaire de sa vie, énormément de flashbacks, amenés de façon assez fine, ponctus cette longue tranche de vie. On y côtoie une série d'acteurs tous très bons, plutôt habitués au cinéma, même si l'on croise le petit ami idéal et timide, Hayashi Kento dans énormément de dramas. Cette histoire, trop diluée sur la longueur, perd de sa saveur rapidement. Quelques incartades en Italie, par exemple, aurait pu permettre de redonner du sel à un plat fade, mais elles arrivent comme un cheveu sur la soupe. Le pouvoir comique des situations est mal géré, je pense en particulier dans l'avion ou certes, Non Chan est à son maximum en tant actrice, mais impossible de décocher un rire tant la mise en scène est lourde.

Mais ce qui m'a le plus gêné, c'est le support "film" et non "drama". Car on est bien ici face à une histoire au long cours, devant s'étaler sur une saison et non 2 h. De la comédie, des sentiments qui doivent prendre leur temps pour se développer. On sent bien que le montage en flashback est fait pour nous donner l'impression du temps qui passe, mais ça ne fonctionne pas sur moi. Encore la tête pleine de séries, comme Tokyo Tarareba Musume (2017), dont le pitch ressemble étrangement. Celui-ci va beaucoup plus loin dans le scénario et le développement des personnages. La comparaison n'est pas flatteuse et seul le jeu de Non est un poil au-dessus de celui de Yoshitaka Yuriko. Et encore. Même les sashimis de morue parlants, de cette série, sont bien plus fun que cette voie intérieure, certes classe ou rigolote... C'est en cela que j'en veux au distributeur français. J'ai l'habitude de regarder des films indépendants donneur de leçons ou montrant le "Vrai Japon" et je ne m'en plains pas d'habitude. Artistiquement parlant, il y a du bon dans le "mal nommé" Tempura (Retenez-moi, m'aurait plus, à moi). Mis là, j'étais mal engagé psychologiquement pour l'apprécier. Un peu comme si je m'attendais à ce qu'on vienne chez moi pour faire connaissance et qu'on reparte juste avec mon repas préparé par mes soins dans un Tupp. Une promesse non tenue, mais d'autres découvertes. Surtout une actrice majeure, et peut-être les interrogations de toute une génération pour ceux qui n'ont pas encore vu un drama sur les trentenaires metro-urbains japonais. Quel crime !

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Completed
Radiation House
0 people found this review helpful
Sep 11, 2021
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 10
Story 9.5
Acting/Cast 10
Music 9.5
Rewatch Value 10

Un petit sourire, pour la photo

Nous avons ici (les "vrais" savent), une Review de Radiation House, 3 ans après sa sortie sur le petit écran. Vous vous en doutez une nouvelle saison arrive bientôt et le souvenir des bons moments passés à mater cette série, à l'époque, m'oblige à m'y replonger pour profiter à fond de la nouvelle. Et je peux dire que je ne regrette en rien le re-visionnage complet d'une des meilleures série médicale ... ou pas, d'ailleurs que j'ai pu voir. Chaque moment me rappelle pourquoi je l'ai tant aimé il y a maintenant fort longtemps et me l'a fait encore aimer aujourd'hui.

La réalisation est impeccable. Les décors sont réalistes et certainement réelles. On est plongé dans un hôpital (d'où le temps d'attente pour la saison 2, certainement, COVID oblige). L'action se passe en grande partie dans le secteur Radiologie, avec des longs travellings dans les couloirs, salle des machines et bureaux des radiologues. Souvent en un seul plan séquence, on passe d'une pièce à l'autre, avec un enchaînement d'acteurs et d'actions à l'écran sans la moindre coupure. Heureusement qu'il y a de la pub toutes les 10 min au Japon, pour souffler. Aucun temps mort dans les scènes et on se retrouve plongé au cœur de l'action avec cette impression de faire partie de l'équipe. Mais d'être totalement inutile, à courir toujours après nos collègues et avoir un temps de décalage.

Un peu comme Hirose Alice (qui d'autre, pour jouer la newbie ?) qui débarque fraichement sortie d'une formation de technicien dans ce service de radiologie, qui, présenté ainsi à tout d'un métier ennuyeux où l'on va enchainer patients, installations devant les machines, prises de photos, et cela, jusqu'à la fin de sa vie, en obéissant sagement aux ordres des médecins radiologues. Bonjour le Powa-hara, donc. Mais le cœur de l'histoire ne se focalise pas sur Alice-chan qui n'est qu'une extension de notre regard (et quel regard), mais bien sur le duo Honda Tsubasa et Kubota Masataka, vieux amis d'enfance dont un seul des 2 s'en souvient. Une histoire donc d'amnésie et d'amour de jeunesse, au cœur d'un service médical dont vous connaitrez tous les rouages et les luttes de pouvoirs. Comme d'habitude vous aurez une folle envie de devenir technicien en radiologie, tant vous voudrez de faire partie de cette équipe composée de bien plus de personnages déjà cités et surtout ressemblant fortement à une classe de lycéen déjantée. On trouve le beau gosse au pouvoir de persuasion tellement flippant, la beauté froide cassante, mais pas que, le maladroit poltron et héros qui s'ignore, des chefs de services ignobles, incompétents et carriéristes et une présidente bienveillante, mais manipulatrice et fofolle. Ce Drama, adapté évidement d'un manga, vous fera furieusement penser à GTO, transposé en Radiologie et c'est peut-être pour cela que je l'aime tellement.

Mais c'est aussi et surtout pour Kubota Masataka. Il joue ici un de ses meilleurs rôles, en Technicien/Médecin complètement lunaire, mais d'une compétence folle dans tous les domaines, sauf en amour évidement. Amoureux transi et maladroit invétéré, il est d'une drôlesse exacerbée et vaut à lui seul le visionnage, re-visonnage et re-re-visionage de la série. Bien sûr, des histoires parallèles avec une pléthore d'acteurs, en guest, viendront étayer la série. On aura beaucoup de plaisir à tous les revoir. Comme il se doit chaque personnage récurant aura sa petite histoire, mais on a ici une réalisation et un scénario qui permet d'avoir toujours de la place pour tout le monde dans chaque épisode. Contrairement au récent Night Doctor, par exemple.

On appréciera les trouvailles d'angles de caméra ou les utilisations des écrans, toujours à bon escient. Et heureusement, car ils sont omniprésents, comme toute cette technologie, mais avec justement avec les relations humaines tellement mises en avant dans cet environnement trop froid et technologique. Tout vous réchauffera le cœur, y compris cette musique si parfaite et si ... médical. Et comment ne pas sourir de bonheur en entendant Man with a Mission en Ending ? Et mieux que ça en ayant le groupe au cœur du scénario d'un épisode. Pour la saison 2, je ne peux dire qu'une chose "Fly Again" (les vrais savent !).

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Completed
Sousa Kaigi wa Living de!
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Nov 14, 2020
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 6.5
Story 6.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.0
Rewatch Value 6.5

Qui a laissé traîner ses chaussettes ?

La famille, y a que ça de vrai et les Japonais ont un sens aigu et une représentation très codifiée de la vie familiale. Dans "Sousa Kaigi wa Living de!" on retrouve Mizuki Alisa en mère de famille beaucoup plus sympathique que celle incarnée dans "Watachitachi ha douka shite iru" mais qui n'a pas moins de mordant, puisque elle fait partie des forces d'intervention spéciales de la police. On est pourtant bien devant une comédie d'enquête pépère dont les Japonais raffolent (et moi aussi). Une grande partie de chaque épisode se déroule dans le salon de la famille, d'où le titre, Et celle-ci cherche à résoudre des délits aussi passionnants que la disparition de Manekinekos sur le pas d'une porte.

Composé donc de la maman flic, du papa écrivain (de romans policiers, tu m'étonnes) et d'un écolier un peu trop sérieux pour son âge, le trio ressemble un peu trop à une photo publicitaire pour quartier résidentiel. Mais voulant s'éloigner des clichés patriarcaux de trop de dramas (moins en moins quand même), c’est-à-dire, le père absorbé par le travail, toujours absent de la maison et la mère au foyer, les scénariste et la mise en scène nous fait tomber dans l'excès inverse en présentant une maman jouant ce type de papa et vis versa. Les ressorts comiques reposent surtout sur la dissimulation des métiers de chacun et sont finalement un peu légers. Les seconds rôles prennent heureusement le relai.

Malgré ses défauts, on prend plaisir à découvrir le quotidien d'un banal quartier résidentiel japonais, leurs us et coutumes (les codes, toujours), mais si vous n'accrochez pas au premier épisode, passez votre chemin. Toute la série est ainsi. Moi j'attends la saison 2, car j'aime toujours me plonger dans le quotidien (pas) prise de tête des Japonais.

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