Le retour de Sommersby
C’est amoral et poisseux, ça dégouline de partout, It Is My Husband fait partie des thrillers événements de l’hiver 2026, tenant la corde avec Saikai – Silent Truth, ce qui ressemble au départ à un remake moderne du Retour de Martin Guerre prend, au fil des épisodes, une telle consistance que cela donne autant le vertige aux deux héroïnes, magistralement interprétées par Matsushita Nao et Sakurai Yuki, qu’au spectateur.Deux manières différentes d’interpréter la single mother, avec Nao-san qui joue à la perfection une mère aimante découvrant que son mari, censé être décédé un an plus tôt, est bien en vie, malgré avoir reconnu son corps mutilé. Un puits sans fond de mystères, et surtout de problèmes, l’attend.
Son mari, joué magistralement par Ken Yasuda, est flippant de pathétisme. Il pourrait avoir sa photo sur la page Wikipédia de « déchet humain », tant il l’incarne avec justesse. Mais la série ne se contente pas d’enfoncer notre couple à nouveau réuni dans les pires problèmes et les instincts les plus bas, elle dépeint aussi une galerie de personnages tous plus misérables ou corrompus les uns que les autres, dont les liens semblent au départ très éloignés. Et pourtant, au fur et à mesure que notre couple s’enfonce, les pièces du puzzle se mettent en place, donnant toujours plus de raisons et d’envie de voir l’épisode suivant.
Le mensonge devient alors un art pratiqué par tous, peut-être même par cette deuxième mère célibataire, inquiétante et pourtant si empathique face à la montagne de problèmes qui la submerge tout autant. D’un drama prenant place dans un huis clos familial, entouré de secrets, les portes s’ouvrent sur des scandales politiques, des morts aussi mystérieuses que les personnes vivantes, retournant toujours plus le cerveau du spectateur. Journalistes, vrais faux amis ou même sa propre famille ne laisseront aucun répit à nos héroïnes, pour notre plus grand bonheur. On souffre avec elles au fur et à mesure qu’elles s’enfoncent dans le mensonge.
Vous l’aurez compris, ce thriller est un incontournable du genre. Pas entièrement noir, mais tout de même très sombre. Vos petits problèmes vous paraîtront insignifiants une fois plongé dans cet enfer… N’ayez crainte, la famille reste soudée dans la difficulté et vous trouverez forcément une part de vous, ou de la votre, dans ce drama. Pour ma part, la belle-mère m’a tellement touché qu’elle mérite à elle seule le détour.
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Un Maelström de sentiments
La blouse blanche a souvent été mise à l'honneur dans notre monde devenu si petit, depuis deux ans. Mais selon l'ambiance du moment, on a tendance à cracher sur nos scientifiques ou à les porter aux nues et parfois pour les mêmes raisons. Ses fameux vaccins qu'on attendait comme le messie, arrivés, soit disant trop vite, fournis par des laboratoires que l'on soupçonne immédiatement des pires intentions, formaté que l'on est par des réseaux sociaux auxquels on est prêt à faire plus confiance qu'à nos chercheurs. Ses fameux vaccins, donc, voilà qu'on s'en méfie, comme la peste, le choléra ou l'eau saumâtre d'une rivière après la tempête.Une rivière tourbillonnante et remplie de déchets, comme ses pensés qui hantent Ito Atsushi au fur et à mesure de son ascension au seing d'un laboratoire pharmaceutique. Ce drama n'est clairement pas fait pour redorer le blason des Bigs Pharmas, mais donne une lueur d'espoir quant à l'humanité de la plupart de nos chercheurs, qui œuvrent dans l'ombre pour le bien de tous et aussi, un peu, pour leur propre gloire. Notre héros recherche la reconnaissance de ses paires, mais surtout de son amie d'enfance Sasaki Nozomi, dont il est secrètement amoureux depuis toujours. On se rapproche dès le 1er épisode d'une histoire classique de triangle amoureux. Deux copains, opposés de caractère, convoitent la même bonne copine et n'osent pas avouer leurs sentiments. Le temps passe, les deux deviennent chercheurs et rivaux dans le travail. La bonne copine devient journaliste et un peu fouille merde, il faut bien le dire.
La suite est évidente et c'est le point de départ d'un "fuis-moi, je te suis... , suis-moi je te fuis" des plus classiques, certes, mais efficace, avec des imbrications familiales tentaculaires. Un Dallas sur fond d'innovation pharmaceutique porté par des acteurs on ne peut plus crédibles dans leur rôle. J'adore d'ailleurs l'ambiance créée par la famille du PDG de la big pharma. On s'y croit tellement, qu'on a l'impression de dîner avec eux. Le ton est juste, même si on aimerait tellement faire ouvrir les yeux de chaque personnage sur les sentiments des autres. Parce que, bon sang, nous, on les voit les appels du pied et ça devient vite lourd qu'aucun protagoniste ne remarquent ceux dont ils sont destinataires.
Les hommes d'affaires sont pourris comme il faut. La misère des victimes est palpable et l'empathie qu'elle fait naître est à la hauteur de la détestation de ses dirigeants d'entreprises ou d'universités. J'ai même de la sympathie pour la fille du patron qui brule d'amour pour notre chercheur aveugle, alors que cette petite fille riche devrait nous inspirer du mépris, nous gents des bas-fonds.
Comme toujours dans ce genre d'histoire, au déroulement bien ficelé, personne n'est tout blanc ni tout noir et les personnalités peuvent se revirer rapidement. Révélant ainsi la face la plus obscure de chacun. On est torturé avec le héros, les personnages secondaires et même le grand patron aux dents de requin nous touche par ses doutes (certes, il en a peu) mais ses arguments font mouche. Si bien qu'à la question" existe-t-il vraiment un moyen de rendre le monde meilleur pour tous ?" , les bons sentiments ne suffisent pas pour y répondre. Le remède est loin d'être évident et les scientifiques du monde entier malgré des siècles de recherches n'ont pas encore trouvé la formule magique. Tout juste, le rendent-ils, moins douloureux...
...à grands coups de médocs, bien sûr.
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Le monde des zombies est vraiment petit
Les zombies ont envahi tous les supports depuis un bon nombre d'années déjà et on ne peut pas dire que l'on a été en manque d'infections ses derniers mois non plus, dans le monde réel. C'est donc avec un peu de réticence que j'ai commencé à regarder ce drama. D'autant plus que mon dernier Zombie Outbreak était le drama Zambi. Et lui, il m'a vraiment traumatisé pour quelques années, mais malheureusement pas pour les bonnes raisons (l'absence d'une vraie histoire, bon sang, quel gâchis !!!). On commencera à regarder "Kimi to Sekai ga Owaru hi ni: Season 1" un peu pour la même raison que Zambi, c’est-à-dire le casting, et on espèrera cette fois-ci que ce ne sera pas juste pour la chanson titre qu'on l'appréciera.On peut dire que ça commence plutôt mal. Car il faudra rapidement faire le deuil de l'originalité des situations que vous espériez rencontrer dans ce énième hommage aux films de Romero. Une ville coupée du monde. Des survivants regroupés dans une école, un gymnase, etc..., infectés les uns après les autres et mourant à la chaine, après s'être attaché. Un héros badasse qui ... tir à l'arc, oui, mais du kyûdô SVP !, pour la coolitude, c'est mieux. Tout est du vu et revu. Mais une fois tous vos espoirs d'être surpris enterrés, Vous apprécierez alors peut être de suivre l'histoire.
Le casting est évidemment la grande force de la série. Quel bonheur de retrouver Takeuchi Ryoma toujours aussi expressif et Otani Ryohei en flic un peu trop paternel ou encore Takito Kenichi en en savant fou, qui ne vous fera pas rire, pour une fois (quoi que, c'est quoi ses cheveux ?). Des rôles sur mesure donc. Kasamatsu Sho sous exploité dans les dramas se révèle en prétendant éconduit à la recherche de sa revanche sur le gagnant du cœur de la belle Nakajou Ayami qui trouve, elle aussi, enfin un rôle titre fort. Rongé par la jalousie, on se mettrait presque à sa place tant il nous fait de la peine.
Car au-delà du thème de la survie qui devient assez vite secondaire, on est plongé dans un triangle amoureux, né au lycée, dont aucun des protagonistes n'en est encore sortie, bien des années après. Le thème très lourdingue et américain des zombies est largement rattrapé par le traitement subtil des sentiments à la japonaise. L'amitié est mise à rude épreuve et le sens du sacrifice envers le groupe prend une autre dimension sur l'ile du soleil levant. Les scènes touchantes sont fortes en émotions, mais ne cachent pas pour autant un manque de moyen de la production. Des litres d'hémoglobine comme de maquillage ont été versés et les figurants sont remarquablement dirigés pour donner du réalisme, si on peut dire, dans ce genre de série.
Si le premier épisode peut complètement rebuter les zombies sceptiques comme moi, très vite je me suis pris au piège de l'histoire, qui semble relier tous les protagonistes, au-delà de ce triangle amoureux. Grâce au nombreux et bien menés flashbacks qui manquaient tant à Alice in Borderland, par exemple. On respire en voyant d'autres lieux et on commence à mener une enquête sur le passé du héros, transformant cette histoire d'horreur, en thriller qui me réjouie bien plus, tout en restant une très grande histoire d'amour. D'amitié aussi, et je ne parle pas que de l'amitié Japo-Coréenne étrangement mise en avant dans cette série.
En conclusion pour Monsieur, beaucoup d'hémoglobine, de jolies jeunes filles à secourir, des armes à feux, de la bagarre, de la mécanique, ... pour Madame, des beaux gosses bourrés à la testostérone, se battant pour le cœur de la belle, le dernier tube de Masaki Suda en ending (ouf il ne joue pas dedans, Takeuchi Ryoma n'aurait eu aucune chance face à lui)
et pour moi une histoire pas si banale, et même bien écrite et mise en scène qui donne la part belle au mystère et au suspense.
Une bonne série familiale, donc. Non je déconne évidement, c'est plutôt une série idéale pour la Saint-Valentin.
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Un bel air ... musical... de déjà vu
Après avoir pris une pause drama en 2023, l'excellente Sugisaki Hana (no Satsukyu ) revient nous éblouir par son interprétation sans faille des sentiments humains. Épaulée par une pléthore d'acteurs de haut rang, ce nouveau drama en blouse blanche, prônant l'intégration et la résilience, s'annonce sur le papier des plus prometteurs. Mais le sujet de l'amnésie étant surexploité par les scénaristes en manque d'inspiration, nos souvenirs de trop nombreuses séries, en particulier médicales, risquent d'altérer notre jugement.Une mise en scène clinique
La première chose qui nous saute aux yeux dans ce qui devra être un mélo-drama sûr-lacrymale, c'est ce rendu à l'image qui se veut très réaliste. Peu maquillé, chaque acteur et donc situation ont de la gueule à l'écran. On est loin du lissage l'Oréal des comédies romantiques et on distingue clairement l'âge de chacun, donnant de la maturité aux propos. Chiba Yudai ou Kichise Michiko, par exemples, paraissent enfin leurs âges (35 et 49). Et pour moi, ça me rassure sur les injustices de la vieillesse. On sent ce souci de retranscrire l'hôpital et la prise en charge de la maladie au plus proche du réel, et surtout celui de la vie solitaire de notre héroïne et son combat pour la rendre la plus ordinaire possible.
50th First Day
Si des séries italiennes à succès ou des remakes japonais de comédies romantiques américaines, prennent le parti de piétiner le réalisme du quotidien d'un amnésique, on reste ici au plus proche de ce que peut vivre une personne atteinte d'un trouble de la mémoire. Chaque soir, notre héroïne retranscrit ce qu'elle a vécu dans sa journée. Elle prend des notes sur les nouveaux patients, ses collègues et se fait un point d'honneur à les appeler par leur prénom, après avoir révisé de longues heures à son réveil. Sugisaki Hana est une artiste qui vit le handicape de manière positive et qui nous transmet à chaque fois cette joie de vivre, sa mélancolie et ses peurs de manière magistral. Dans une comédie comme Koi Desu: Yankee-kun to Hakujou Garu (2021) Elle donnait le sourire à chacun, malgré sa vue défaillante. Bien sûr, c'est totalement exagéré et peut-être déplacé de dire qu'on ressent le handicape avec elle. Mais sa prestation permet de nous donner à chacun une once d'empathie.
Du classique au moderne
La construction des épisodes vous paraitra on ne peut plus classique, pour le genre. Avec "LE" patient à problème, ici cérébrale, couplé souvent à une situation familiale ou sociétale compliquée et dont l'enquête" médicale" débouchera sur sa guérison. E tout cela après quelques larmes d'empathie versées par notre petit cœur serré, évidement. Mais le véritable mystère qui prend le pas sur tout et vous passionnera certainement jusqu'au dernier épisode, c'est celui de la vérité sur la maladie de notre Héroïne. Les acteurs qui gravitent autour d'elle, à commencer par son Senpai, sont inquiétants sans forcer le jeu. Wakaba Ryuya transpire la mélancolie et la "kakkoï" attitude en plus de son aura mystérieuse. Passant de l'ombre à la lumière avec maestria. Je le découvre dans cette série le trouve bluffant. Tout comme les seconds scalpels, d'ailleurs. Avec des grands noms comme Sakou Yoshi, Iura Arata, ... bien sûr. J'en passe, car tellement de seconds rôles et d'invités prestigieux font leur apparition. Rajoutant à une mise en scène déjà de haute volée et un scénario béton, le jeu parfait de chacun.
Je ne me souviens plus très bien
La scénariste Shinozaki Eriko à l'œuvre sur Influence ou Salomon no Gisho pour ne parler que de ses participations les plus récentes, a tissé une toile façon puzzle des plus passionnantes. Et comme le montre le très court générique, on se retrouve à chaque épisode, avec un fil à tirer pour recoudre une partie de la mémoire de Sugisaki Hana. Musique au top Knifu, également. Avec, pour le plus grand plaisir des fans, un inédit de Aimyon. Véritable tube à essai en puissance, à la hauteur de Marigold ou Futaba. Certains diront, c'est toujours la même chose. Mais c'est le lot des chirurgiens. Refaire sans cesse les mêmes gestes. Et quel travail d'orfèvre à chaque fois.
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Mon petit poussin
Sans même connaitre le sujet, le couple formé par Sakurada Hiyori et Hosoda Kanata justifie à lui seul le visionnage de Ano Ko no Kodomo. C'est en tout cas ce que pensent les parents de mon âge pour qui ils forment les ados idéaux. Je risque donc de ne pas être très objectif quant à ma critique. Ados ou Darons, on peut tous se retrouver dans cette histoire pourtant banale d'un jeune couple de lycéens fou amoureux, mais à qui il arrive LA tuile. Traité avec plus ou moins de finesse dans les dramas, le thème de l'adolescente enceinte semble galvaudé et pourrait rebuter une fois nos plus belles années passées. Mais croyez-moi, c'est avec sensibilité, réalisme et finesse dans l'écriture que l'ensemble du staff, du scénariste au metteur en scène, en passant évidemment par les acteurs à l'œuvre sur ce drama, a mis au monde la plus touchante histoire de mère-enfant.Les poussins grandissent trop vite
Très proche de l'âge des protagonistes, on est saisie par le réalisme du jeu de chacun. La mise en scène dévoile avec lenteur, calme et subtilité la progression de l'histoire. Laissant la place aux doutes, aux questionnements, aux changements radicaux d'avis qu'implique la situation. On vit viscéralement la progression de Sakurada Hiyori dans ses choix et ses renoncements. Il faut dire qu'elle incarne encore une fois avec perfection l'adolescente ou la jeune femme en devenir. Mais aussi, comme c'est le propos jusque dans le titre, cette enfant couvée par une maman poule idéale. On pourra regretter l'absence d'une figure paternelle, puisque que son Koïbito qu'est Hosoda Kanata vie dans le même contexte familial. Loin d'être mis de côté, la scénariste a eu l'intelligence d'intégrer le point de vue de son amoureux pleinement aux décisions de Hiyori Chan. Mais dommage que ma génération d'homme (les vieux) ne soit pas plus présente dans l'histoire, nous mettant hors-jeu.
Une critique de la société (Encore !)
Comme dans 50% de mes reviews, vous attendez mon laïus habituel sur la critique de la société patriarcale et du poids des convenances. Si elle est bien présente, cela reste secondaire. Car impossible de juger ce qui se passe dans cette série. représente tout simplement la vie, la vraie. On ne juge pas des choix que personne ne voudrait avoir à faire. Un ado immature ne se permettrait même pas de juger les parents. Car l'écriture est si bien faite qu'elle ne donne le mauvais rôle à personne. On s'identifie à tous et elle révèle un caractère pédagogique sans faille. Et cela aidé par les acteurs. Hosoda Kanata est, par exemple, gentil, mais loin d'être niais et ça fait du bien. La parentalité est questionnée du point de vue de chacun et ils se valent tous.
Forever Young, i wanna be
Une douceur se dégage en fait de la série. Du moins dans la première moitié. Peut-être parce qu'elle cherche à rassurer ou à guider sans donner de leçon. La musique, notamment l'opening de Riria ou l'ending de Beat Garden, vous plongent dans cette douceur d'une enfance qu'on ne veut pas quitter. Une adaptation de Manga réussit et indispensable.
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Unsung Cinderella: Byoin Yakuzaishi no Shohosen
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La pilule du bonheur
Honnêtement, J'ai hésité (un peu) avant de me lancer dans le visionnage de ce drama. Son titre faisant référence à "Cendrions", ses acteurs (beaux gosses ou Idols de magazine) et surtout, encore un drama en milieu hospitalier. Après avoir visionné Alive - Oncologist's Medical Record (très bon) , Top Knife (peux mieux faire) ou Radiation House (très bon aussi) je me suis dit que cela allait rapidement me gaver une nouvelle histoire "sanitaire" et surtout en ce moment. Mais une fois de plus, je me suis fait avoir. Il ne ma fallu que deux épisodes pour devenir accros. Les dramas japonais, comme les mangas ou les animés ont ce pouvoir magique de vous faire admirer n'importe quel métier en le faisant passer pour le plus cool du monde. Cette fois-ci ce sont les pharmaciens qui sont mis à l'honneur (après les infirmiers, les oncologues, les radiologues, et sûrement bientôt les proctologues, donc). Pas les chercheurs en pharmacie mais bien ceux qui s'occupe de préparer les médicaments prescrit par les médecins. Leur implication envers les patients (certes exagérées) réchauffe l'âme et le coeur.Écriture parfaite, acteurs excellents et tellement touchants (c'est pas juste, ils sont beaux, jeunes et en plus ils jouent bien) Et de l'émotion à chaque épisode. Attention, âmes sensibles s'abstenir, comme dans Alive le propos est dur, la mort est souvent présente en filigrane et cela monte en puissance dans les derniers épisodes. On est loin d'une amourette entre collègue et c'est t'en mieux. En même temps, retrouver réunis Tanaka Kei et Nishino Nanase qui m'avaient tenu en halène dans 'Anata no ban desu' ne pouvait donner que du bon (même si cette dernière a un rôle assez transparent malheureusement). Et Ishihara Satomi n'arrête plus de m'étonner depuis qu'elle m'a fait aimer les magazines de mode dans Jimi ni Sugoi! Koetsu Garu Kono Etsuko. Un drama à visionner sans ordonnance, donc et surtout pas à dose homéopathique.
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De l'autre côté du miroir
Aborder le visionnage de ce drama me pousse à la frontière de ce que je peux supporter en matière de blockbuster. Si j'apprécie tellement les séries japonaises c'est pour des raisons bien particulières et qui les font souvent détester par beaucoup de mes con-génères. Jeu d'acteur, réalisme ou originalité des situations de la vie quotidienne, sentiments à fleur de peau, humour, twist, mystère, etc, etc ... Mis à part pour les derniers thèmes, rien ne laissait présager que j'allais apprécier cette énième réinterprétation du mythe d'Alice au pays des merveilles. D'autant plus que les productions japonaises Netflix (Violet Evergarden mise à part) m'ont souvent rebutées. Je me souviens encore avec effroi du premier épisode de Followers. BreuuuhDestiné à un public international, rempli de violence gratuite et d'effets spéciaux, la série va à l'opposé total d'un plongeon dans le "vrai"Japon, tant l'histoire aurait pu se passer dans n'importe qu'elle jungle urbaine, voir jungle tout court. Mais c'est bien par la porte d'entrée de la ville de Tokyo, à l'architecture moderne, magnifiées par des plans chiadés sortis des meilleurs catalogues de voyage que je me suis laissé happer. La photo est un atout majeur de la série, mais amateurs de l'époque Edo, passez donc votre chemin. Shinjuku et Kabukicho sont présentés comme le top de la coolitude. Histoire évidement de rameuter un max de touristes consuméristes étrangers. La ville de Tokyo a sûrement financé une partie du tournage pour cela et c'était clairement nécessaire d'avoir sa coopération, vu le scénario.
D'abord, désolé de ne pas comparer la série au manga, ne l'ayant pas lu, mais je pense qu'elle s'apprécie surement mieux ainsi étant déjà très courte. L'histoire ce passe donc dans un Tokyo, complètement déserté de la plupart des êtres humains. Il fallait donc mettre la main au porte-monnaie pour fermer des quartiers entiers en plein jour. Et le jeu en valait la chandelle car les images sont rares et même maintenant, avec la pandémie, les passages piétons emblématiques ne sont pas vides.
Ensuite, le scénario prend certainement quelques libertés avec le manga publié de 2010 à 2016... 2010, oui vous avez bien lu ! Battle Royal, 2000 - Death Note, 2003 - - Doubt 2007 - Btooom!, 2009 etc, etc, ... et on est en 2020 !!! 10 ans après le point d'orgue du phénomène. Y a-t-il vraiment encore quelque chose de nouveau à raconter dans le le pays des battles royals en 2021.
Rappelons les règles immuables du genre :
- bande de copains plongée dans un autre univers ou/et huis clos, check
- mise à l'épreuve de leur amitié, check
- vamp prête à tout pour ne pas mourir (donc sexe), check
- mort violente d'un personnage principal sympathique, mais pas le héro quand même faut pas pousser, check
- énigme, traitre, esprit d'équipe qui triomphe, check, check, check, ...
Des codes vus des dizaines de fois, donc. Si on rajoute à cela la construction dite moderne du Cliffhanger, mais surtout la mise en scène cinématographique qui me fait depuis des années m'endormir devant les blockbusters de 2h30, pas gagné pour que je trouve du positif dans cette série (à part Tokyo, vous l'avez compris). Il y a un bon nombre d'épisodes rallongés artificiellement par des flashbacks assez poussifs, en plus de scènes statiques où l'on contemple des visages larmoyants pendant des plombes. Bref cela manque de vie et pas seulement par manque d'habitant. Tout n'est pas bon à prendre dans le cinéma moderne (américain ?) et surtout pas cette manière de rallonger la sauce. Faire des flashbacks permet de donner de la profondeur à certains personnages et leur disparition n'en aurait été que plus forte, mais pour cela il aurait fallu s'en donner les moyens sur des épisodes quasi-entiers.
OK, j'ai démoli toutes vos envies de regarder la série. Mais malgré les situations téléphonées (c'est le cas de le dire) des jeux de la mort proposés, j'ai regardé jusqu'au bout et j'en suis même à me demander si je ne regarderais pas la saison 2. Il y a du positif, donc...
Tout d'abord le thème des jeux de cartes est intéressant. Il mêle du coup, jeux de hasard, maths et traitrise. Les maths étant mon domaine j'espérais voir plus d'énigmes de logique. Mais elles sont assez rares et souvent connues, les pièces en carré et l'ampoule, j'attendais plus. Les jeux de cœurs sont basés souvent sur le sacrifice et on devine assez vite l'issue. Le problème c'est qu'on se doute aussi de l'issue du dernier jeu qui tourne quand même sur 3 épisodes. Donc les amateurs d'énigmes n'en auront pas pour leur argent, mais auront surement envie de lire le manga, pour les autres, c'est une bonne initiation.
L'histoire entre nos deux héros est classique et platonique. Du coup elle risque de décevoir les grands fans de séries à l'occidental, bien plus tactiles. Mais elle colle au fait qu'on est au Japon et que la production est japonaise. Malgré cela les codes des films/séries d'actions américaines sont bien présents. En termes de musique, mise en scène, cascades et effets spéciaux. Certains crieront au génie, en disant :"Enfin une adaptation japonaise réussie". Pour les adeptes de séries et films asiatiques, nous savons ce qu'est un bon film venant de l'est. Il n'a pas besoin d'inclure un mec tatoué façon kabuki, katana à la main ou une amazone adepte du karaté (si, si, ils ont osé). Si on passe donc ses personnages "plus cliché de l'Asie, tu meurs", il reste un excellent jeu d'acteur et quelques moments qui donnent envie de voir la suite.
Mais c'est surtout par Yamazaki Kento, NEET extrêmement cool et petit génie des maths qui s'ignore, que l'on appréciera le plus la série. Je me souviens avec plaisir de You Lie in April ou l'excellent Death Note de 2015 dans son rôle inoubliable de L et à 26 ans il est à deux doigts d'une carrière internationale avec son rôle d'Arisu. Ce qui pourrait me faire dire que tout n'est pas à jeter avec Netflix. Notre mignon petit lapin, Tsuchiya Tao ne lui vole pas vraiment la vedette, même si elle impressionne par ses bons et son mimétisme avec Faith l'héroïne de Mirror's Edge (le premier évidemment).
Finalement je ne crierai ni au génie, ni à a la bouse. Seulement à, ça dépend qui on est et qu'est-ce qu'on veut. Pour moi c'est un produit destiné à exporter du rêve (Tokyo+arts martiaux+bikini) mais qui fait aussi marcher sa tête. Dans cette optique il est réussi et mérite 10/10. Mais si on compare à des productions typiquement japonaises et destinées qu'au marché japonais, comme Anata no ban desu, il ne tient pas la comparaison en termes de mystère et de suspense, même si la production est léchée. De la violence et du voyeurisme ça il y en a, mais attendons-nous vraiment cela d'un drama ? Quoi qu'il en soit, Je m'interroge sur QUI répartie les cartes des productions mondiales. Une reine de cœur qui joue avec les sentiments humains certainement.
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L'homme de la Mer (trop facile)
Bâtir une série sur la notoriété d'un seul acteur est compliqué et casse-gueule, mais quand il s'agit de Saito Takumi, on prend peu de risques. À part celui de ne pas avoir les créneaux pour les prises de vue, tant il est multi-talents et donc ultra-booké. Acteur, réalisateur, photographe, chanteur, ... et évidement beau gosse. C'est s'en doute pour ce dernier point qu'il prend le premier rôle tant son sexappeal est mis en avant dans la série ou pour en faire la promotion. Ce n'est pourtant pas ce qui fait le sel de ce drama, même si les premières images le montrent recouvert uniquement de ce condiment.Fort d'un scénario en béton ce mysterie-drama vous tiendra en haleine tout l'été. Pouvoirs paranormaux, secte, serial killer, espionnage, duo de flics : vieux brisgard/rookie, jeune journaliste cachant un lourd passé, trio d'ados déjantées biberonnées aux réseaux sociaux, romance et même un peu de gore. N'en jetez plus Hyochakusha réunit en lui seul tous les éléments qui font une bonne série. Mais avec tant de plats aussi succulents qu'ils soient, ne risquons-nous pas l'indigestion ?
Grâce à une pléthore d'acteurs au top, on est pourtant pas prêt d'avoir des renvois. À commencer par Nomaguchi Tohru en gourou flippant à souhait.
Namase Katsuhisa, affichant 60 ans au compteur, est encore en forme pour poursuivre le serial killer et montre un style très flic/voyoux à l'américaine. Si l'inspecteur Harry est clairement son modèle, Jodie Foster du Silence des Agneaux est l'inspiration majeure pour l'ex Nogizaka 46, Shiraishi Mai, qui malheureusement, peine, à mon sens, à convaincre. Ce rôle pourrait être un accélérateur de carrière, mais elle reste bien lisse face aux autres acteurs. Et surtout face à Saito Takumi qui illumine de son aura ce rôle de Messie (le saint, pas le footballeur) admiré de plus en plus par la population, au détriment de ses balourds de policiers.
La réalisation est digne des blockbusters de l'été japonais, voir internationaux. On sent l'inspiration du cinéma et des films comme Seven ou le Silence des Agneaux, justement. Une déclaration d'amour au cinéma de genre américain, jusque dans l'introduction ponctué d'un "Previously in Hyochakusha !". Plan et décors parfaits feront briller votre rétine. Avec ce petit jeu, auquel on se prend facilement, de reconnaître les dessins d'Hemingway. Des plans qui donnent le frisson, comme il se doit dans ce genre de séries. La musique touche au but, l'Ending par Novelbright peut marquer les esprits par son intro mystique et sa ressemblance avec du The Six Lie. On admira également la blancheur impeccable de certains costumes, mais rien de surprenant au pays de "la météo des lessives". Non franchement il faudrait être devin pour prédire une éventuelle déception dans le dénouement.
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L'humour Noh limit !
Si vous pensez détester le catch, mais pas autant que le théâtre Noh. Il faut absolument regarder Ore no ie no Hanashi. Les masques, les costumes, le jeu des acteurs, tout est fait pour vous faire aimer l'un au l'autre.En effet, ce drama respire l'amour et la bonne humeur en prenant comme prétexte ses deux environnements totalement opposés ou totalement semblables selon sa perception des choses. Le pitch assez convenu : L'ainé d'une famille ne vivant que dans et pour la tradition de génération en génération, doit reprendre contre son gré la tête du théâtre familial. Alors qu'en réalité, il souhaite devenir catcheur pro. L'histoire commence, quand la quarantaine passée, il doit revenir dans la maison familiale prendre soin de son père mourant, et cela, au même titre que ses frères et sœurs. On suit donc la vie des protagonistes dans cette maison tenant aussi lieu de salle de théâtre traditionnel.
Cette comédie à l'humour parfois surréaliste, dépeint une galerie de personnages hauts en couleurs. À commencer par notre héros, joué par Tomoya Nagase, le chanteur du groupe Tokio, qui se montre doué à la fois en catcheur malgré son bel âge et en acteur Noh. On se délecte de ses monologues intérieurs avec sa voix d'homme des cavernes et des situations qu'il vit au quotidien à travers sa famille et pour prendre soin de son père. Sa sœur Eguchi Noriko que l'on verra enfin dans des rôles principaux gère les affaires familiales avec un côté strict, mais est marié à un restaurateur fan de Hip Hop et de Ketchup et la rend tellement sympathique. Son frère avocat et amoureux transi. Son frère adoptif complètement habité par le Noh. Son ex-femme, son fils .... mais surtout le couple infirmière/Oyaji, totalement what the fuck. Toda Erika à peine sortie des 6 mois d'Asadora et qui interprète cette étrange infirmière qui fera tourner la tête de toute la famille.
Et son père donc magnifiquement joué par Nishida Toshiyuki acteur de 73 ultra récompensé durant sa carrière et qui crève l'écran par son jeu et pas seulement quand il fait du Noh. À la fois détestable et tellement mignon en grand-père fragile quand il prend son bain. La performance d'un grand acteur.
L'environnement des costumes et de la scène pour le Noh et aussi le catch vous fera vraiment aimer ses deux disciplines. Les performances d'acting de la par des acteurs sont au top. Si bien qu'on a l'impression d'assister à de vrai match/représentation. Là aussi, pour le catch, la galerie de personnages vaut son pesant d'or. Beaucoup d'humour et d'émotion pour des personnages très attachants Quelle que soit la situation.
Les masques ont un rôle fondamental dans l'histoire et ils sont partout :
- Grace au Noh, avec ses explications de la situation précédente, à travers des représentations faisant le parallèle avec des histoires du folklore
- Grace au catch, permettant ainsi toutes les cachoteries
- à cause du Covid ou ses masques sont portés quasiment partout, montrant l'encrage dans la réalité, mais donnant tellement d'accent sur le regard des personnages.
Brut de décoffrage, mais hilarant, on apprécie de vivre avec cette famille, la série nous montrant les liens qui lient les générations vivant encore sous le même toit. Rappelant ce que l'on doit à nos anciens, ... aux anciens, comme l'obligation d'en prendre soin, mais surtout comme héritage.
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Libérez vos chakras
Mon Dieu, mais que le monde de l'entertainement japonais est conscient de ses défauts de production, tics et autres clichés et est capable de s'en moqué. Dès le générique, Massage Tantei Joe, touche au génie, en nous obligeant à nous exclamer : "mais c'est exactement ça" ! En 10 secondes, les réticences pour visionner le énième drama adapté d'un manga de détective, sont levées. Les scénaristes et l'auteur original m'ont immédiatement gagné à leur cause. On sait qu'on va se tordre de rire les 20 min de ses courts, mais nombreux épisodes, découpés comme ses enquêtes effectivement trop nombreuses et ultra codées à la TV.C'est pour la participation de Koshiba Fuka que je me suis intéressé à ce mystery drama de 2017 (déjà). Sa présence rafraichissante, est toujours un gage de bizarrerie et/ou de what the fuck selon vos gouts. Mauvais gout, diront cette fois-ci, certains. Comme ses attitudes et ses tenues très fan-service, mais clairement, on est dans un manga qui respecte les codes du genre et ravira donc les a-mateurs. Son jeu, son rôle ou tout simplement son implication dans l'histoire décevront par contre ceux habitués à ses premiers rôles récents bien plus rafraîchissants.
Des effets visuels, écrits, incrustés au bon moment donne une touche supplémentaire manga et spécialise celui-ci par des annotations pseudoscientifiques sur le shiatsu, les points de pression, etc. Particularité de l'ultra-introverti Joe, joué par Nakamaru Yuichi (membre de Kat-Tun) le changement de personnalité dès qu'il se met au bouleau ou qu'il résout une enquête par, justement, le contact physique qu'il a avec ses patients, clients ou suspects. Ne chercher évidemment aucun réalisme du point de vue médical, comme policier. Par simple pression sur votre poignet, il devine l'heure à laquelle vous avez tenue l'arme à feu, plusieurs jours après. Cette hypersensibilité sensorielle est inversement proportionnelle au contact qu'il peut avoir avec les autres, le vouant presque à l'autisme.
Son combat sera donc plutôt de sortir de sa coquille et la folie de tous les personnages, même les plus secondaires l'aidera. Le duo de flics looser , pour ne citer qu'eu, que font Money et Tiger est à pissé de rire et rend hommage au meilleur du pire cinéma comique américain. C'est d'ailleurs toute la série qui y participe. Épisode par épisode, on assiste à des parodies de Paranormal Activity, Very Bad trip et d'autres encore, avec cet humour décalé qui caractérise tellement les Japonais. Cette moquerie du showbiz US mise à la sauce ramen est jubilatoire et les références faites au cinéma asiatique, comme le kung-fu, le séjour dans un ryoukan ou l'ending à la Bollywood rappellent qu'ils ne sont pas les seules à produire du film de "haute qualité culturelle" dans le monde.
Ending, justement, qui apporte l'œuf dans le bol de Ramen, avec un Nakamaru Yuichi en grande forme au chant et à la danse dans une chorégraphie résument tout le feeling de la série. Une sorte de point de pression permettant la relaxation totale du spectateur après seulement 20 min de séance. Le docteur en a prescrit 12, j'en rêve d'une 100aine.
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Plaire sans argent n'est pas mortel
Super Rich est la romance de l'hiver 2021 qui réchauffera votre cœur desséché par un monde sombrant dans l'égoïsme et l'argent roi. On ne parle plus de protéger les anciens ou les faibles, mais de protéger l'économie et surtout de relance, de production ou d'investissement, tout en se méfiant du méchant étranger venu profiter de nos maigres richesses. Ça y est le monde d'avant est de retour, en plus grand et plus fort et Super Rich semble au 1er abord faire l'apologie de celui-ci en la personne de Eguchi Noriko, super à l'aise working girl en pause sur l'affiche comme dans les premières minutes de la série, retraçant sa passionnante vie de fille à papa investissant sans compter son argent.Cependant, connaissant cette fabuleuse actrice trop longtemps cantonnée au second rôle de grande sœur du héros, collègue de bureau ou autre faire-valoir un peu strict, on ne pouvait qu'attendre un drama sensible et drôle à la fois. Où son franc parlé et son charisme naturel peuvent faire la différence. Et c'est exactement ce que Noriko-san, visage poupon et 40aine assumé, dégage à l'écran. Un trop rare premier rôle, qu'elle endosse avec brio. Grâce à sa voix, son élégance et son air hébété quand elle se retrouve au centre d'un triangle amoureux, convoité par les jeunes hommes qu'elle prend sans trop réfléchir sous sa protection. Mamoru (ah, ces jeux de mots), comme chacun la nomme, sans le San donc, pour plus de proximité, est à la fois la patronne juste et dure en affaire, la bonne copine de ses employés et une célibataire endurcie qui ne semble pas intéressée par les love story. Mais qui récupère les destins brisés par un monde du travail japonais impitoyable avec les faibles et surtout qui reste ultra fidèle en amitié.
Si l'étalement de la richesse vous écœure (car vous n'êtes pas riche). Rassurez-vous, Mamoru perd toute sa fortune après 10 mn du premier épisode. Et c'est partie pour 10 excellents moments de vie en communauté. C'est la survie d'une petite entreprise d'édition repartant de 0 qui se joue. Impossible pour l'héroïne de virer sa dizaine d'employés préférant délaisser les grands bureaux de Ginza contre une veille maison tradi qui fuit de partout, tous entassés dans le salon pour trouver des moyens de survie. La proximité renforce les liens notamment amoureux et effectivement l'attirance se fait vite sentir, pour beaucoup de jeunes hommes de la maison, envers Mamoru.
Néanmoins, rassurez-vous, on est loin d'un harem manga ou celle-ci profiterait de la situation. Elle nous pousse à nous interroger justement sur ce qu'est l'amour... de son prochain. Elle qui n'a plus de parent et donc peu de famille depuis son enfance. Elle a toujours recueilli et considéré comme sa famille ses employés, notamment hommes, notamment jeunes et notamment beaux (tant qu'à faire) et explique très bien à ceux-ci et de ce fait au spectateur, qu'ils ont peut-être le syndrome de la maman protectrice envers elle. Bref, le syndrome œdipien dans toute sa splendeur.
Bien sûr, ses sentiments vont être mis à rudes épreuves comme tous dans la série. Attendez-vous à sortir vos mouchoirs régulièrement et même les jeunes stagiaires vous toucheront. Le Cast est impressionnant, vu le nombre de collaborateurs, en beaux mecs, actrices et acteurs doués (un peu moins bô, du coup). Akaso Eiji et Machida Keita se tirent la corde et un seul des deux aurait déjà suffi à rendre jaloux n'importe quel mâle tombant par hasard devant la TV. Oui, c'est toujours par hasard que l'on regarde ses mélodrames, messieurs, n'est-ce pas.
Un mélodrame plein de joie, car on s'amuse finalement beaucoup. Les situations tout en étant réalistes, sont souvent drôles. Quiproquos et gags parsèment des torrents de larmes versées. Des montagnes russes d'émotions, richement mise en scène (on sent qu'il y a du pognon pour le drama du jeudi soir) et en musique. Celle-ci d'ailleurs joue un rôle important dans la montée de tension, rappelant, mais s'en moquant aussi, les soaps de famille super riche américaine.
Évidement, tout n'est pas parfait. Les gros caractères et le retour continuel dans le temps irriteront plus d'un. Surtout, si on n'est pas adepte du maquillage rajeunissant loupé, mais assumé. Mention spéciale au directeur de publication et sa compagne ( vous comprendrez ;)). La mise en retrait de certains acteurs aussi, sonne comme du gâchis. Je pense évidement à Nakamura Yuri ou l'éternel second rôle Yamoto Yuma obligé de porter toujours des shorts, pour ne pas faire d'ombre aux trop beaux premiers rôles. Cependant, comme toujours, ils auront droit à leurs épisodes spéciaux, alors on se rassure.
Enfin, Bonus sur le salaire, l'utra doué Yuri nous propose un nouveau tube en puissance pour l'ending, futur number one au top Oricon, sans aucun doute. Comme si la série avait besoin de cela pour étinceler. Décidément, on ne prête qu'aux riches.
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Go Home: Keishicho Mimoto Fumeinin Sodanshitsu
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N'oubliez jamais !
La sensibilité à la japonaise me fascinera jusqu'à ma mort. C'est certainement pour elle que je consacre tellement de temps aux dramas relatant la vie et la culture de personnages à 12 000 km de mon lieu de vie et autant de ma culture occidentale. Le rapport à la mort et au respect des êtres disparus sont tels qu'on ne compte plus les œuvres honorant nos défunts. Go Home en est une des plus belles représentantes récentes et, mes chers fidèles, avec vous qui êtes tous réunis ici, nous allons tenter de lui rendre humblement hommage en ces quelques mots.Go Home commence sa vie dans un bureau d'investigation de cold case. Deux héroïnes se partagent la vedette. Jouées par les excellentes Koshiba Fuka et Oshima Yuko. Le reste du cast est un peu en retrait, même si leur présence est indispensable au rythme de la série qui se veut joyeuse et détendue, malgré le propos. Mentions spéciales à nos anciens : Yoshida Kotaro et surtout Hankai Kazuaki qui jouent de leur âge avec merveilles.
La mort vous va si bien
Qu'est-ce qui peut bien pousser deux jeunes femmes à participer à des enquêtes sur des personnes décédées, de surcroit des personnes anonymes. Chacune porte un secret qui est habilement distillé dès les premières minutes, tout en se concentrant sur le macchabée à identifier durant chaque épisode. On assiste donc à des enquêtes bouleversantes de sensibilité. Notamment de la part de Fuka-chan qui ne m'avait pas ému de la sorte depuis si longtemps. Comme je ne suis pas toute sa filmographie non plus, mais l'affiche me donnait espoir d'un petit délire de sa part comme Yokaï sharhouse ou Tokusetsu Gaga. Et contre toute attente, c'est dans le registre émotionnel qu'elle revient briller. Mais Yuko-chan n'est pas en reste et le duo qui s'épaule mutuellement vous réchauffera le cœur jusqu'à parfois le rendre ardent comme la passion qui les anime à chercher l'identité du disparu. En voulant à tout prix à identifier le mort, c'est surtout une paix intérieure pour la famille, les amis et même le fantôme du défunt qu'elles recherchent. La passion pour leur mission transparait dans ces combats de boxes mémorables et bien d'autres situations ou Fuka-chan, en particulier, donne énormément de sa personne.
Et ce(ux) qui reste(nt), on y pense ?
Une fois n'est pas coutume, dans les mystery-drama., les histoires de disparus sont souvent singulières et passionnantes. Alors, on ne va pas bouder son plaisir. D'autant plus que la production est de qualité. Le rythme est bon, l'écriture est réfléchie, les acteurs sont drôles et émouvants y compris en second rôle. La musique est un support indispensable avec comme plus belle illustration cet ending de Yorushika dont on ne se lasse pas. Alors n'oubliez pas de regarder ce drama, qui mérite qu'on se souvienne de lui pour longtemps.
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L'art de dire Noh à sa mère
Voilà un ovni télévisuel qui ne manquera pas de diviser, mais qui est clairement fait pour se laver le cerveau après une dure journée remplie d'heures supplémentaires ou de cours du soir. Autant être prévenue et il va falloir mettre de côté tous ses préjugés sur les hommes qui se travestissent et surtout qui (croient ?) être drôle en imitant les imperfections de nos mamans. Mais en ont-elles vraiment ? Réponse à la fin de la chronique.Courts sketchs de 5 à 10 min regroupés en épisode de 20 min, cette adaptation de "gag manga" respecte le format et n'essaye pas de créer une histoire au long cours "réaliste", façon sitcoms américaines, d'une famille composée du three magic number. Maman surprotectrice, Papa jovial et à l'ouest et fiston de 17 ans rebelle voulant son indépendance. En tout cas, c'est ce que croit la maman. Alors disons le tout de suite, Joshima Shigeru est excellent en mama gonflée de testostérone et le duo qu'il forme avec le débutant, mais prometteur Jonny's Onishi Fuga est plutôt fabuleux.
Vous aurez forcément un peu de mal au début, trouvant notre Okaasan grotesque, puisqu'on reconnait dès le premier coup d'œil et premières intonations que l'on a affaire à un mec, un vrai, ayant de la bouteille de surcroit. À déjà 50 ans, le leader de Tokio, animateur et humoriste récurrent à la TV, en plus d'être un acteur confirmé qui fait partie de la vie du japonais moyen, n'a plus rien à prouver et surtout à perdre. Et son interprétation fait mouche. Le trouvant ridicule dans les premières minutes, il devient très vite touchant, ne sachant pas s'il interprète un hommage à sa propre maman (la pauvre) ou s'il met en avant des générations de mères dévouées à leurs enfants et leurs familles, et cela, effectivement, un peu de manière désuète et maladroite. Dans la tradition des rôles féminins interprétés par des hommes, elle reste lourde pour des occidentaux, mais aussi lourde de sens, le sens de la famille et d'une période de la vie d'une femme qui reste importante dans notre société individualiste. Joshima Shigeru fait réfléchir sur la place des femmes au foyer dans la société et leur rend justice.
Mais ne nous trompons pas, c'est bien un duo comique qui est à l'œuvre ici, quasiment du Manzai, comme le doux rêve dans la série du partenaire de répliques qu'est Onishi Fuga. Ses répliques justement qui font mouche et qui sont la grande force comique de ses scènettes. Avec son accent assumé du Kansai (son groupe de Jonny's s'appelle quand même Lil Kansai) et sa manière de dire 100 fois crève à sa mère en le regrettant juste après nous rappelle à quel point on a été dure avec nos mamans durant l'adolescence et on l'est encore une fois devenue adulte, mais aussi à quelle point elle a été envahissante durant l'adolescence.... et elle l'est encore une fois devenue adulte. Maman, je t'aime.
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Docteur Knock, ou pas
La bataille pour le meilleur J-Drama médical est à encore rude cette année. Dr Ashura m'a passionné ce printemps et je me demandais quelle valeur accorder à Doctor Price. Mais celui-ci m’a choqué par son approche financière et m’a poussé à consulter un autre spécialiste assez vite. Avec son titre improbable désignant de manière péjorative une des spécialités en médecine moderne, j’ai osé prendre rendez-vous avec ce drama pour continuer à avoir ma dose de Fuka-chan après sa performance dans Married My Husband Japan, mais aussi pour son ending rappelant qu'il n'y a qu'une seule chanteuse qui sache vraiment écrire des folk songs au Japon : c'est bien sûr Aimyon.Mais je m'égare, car vous, c'est le côté « l'amour à l'hôpital » ou « super neketsu doctor » qui vous fait vibrer. Alors, ce énième byouin drama va-t-il répondre à vos attentes ?
Baisse de la natalité ou crise des vocations, la France n'est pas première en la matière. Au Japon, il n’y a plus beaucoup de bébés depuis longtemps et les médecins généralistes sont encore moins nombreux. Moins de 3 % des futurs docteurs choisissent cette spécialité qui n'est même pas considérée comme telle par leurs pairs. D'où ce titre repris du web manga éponyme, la plaçant après les 18 vraies spécialités. Vous imaginez donc un Matsumoto Jun que personne n'attendait dans la vraie vie, se faisant déjà rare dans les séries ces dernières années, et débarquant dans cet hôpital en revendiquant une place de médecin généraliste. Son avis est méprisé lors des réunions, mais sa personnalité va certainement vous séduire comme elle séduit au fil des épisodes ses collègues confondant hôpital et usine.
En effet, il est la grande force de la série, reléguant Fuka-chan à une simple assistante condamnée à lui « servir la soupe » par son admiration. Empathique est un euphémisme tant il sait écouter les patients, les analyser, les comprendre. La gentillesse déborde par tous ses pores. Si bien qu'on rêverait tous de l'avoir comme médecin traitant. Bien sûr, ses consultations ressemblent souvent plus à ce qu'on attend d'un psy, mais les moments passés à écouter ses patients, à leur donner des conseils, sont criants de vérité et on se sent tous prêts à se livrer face à son écran. Une téléconsultation loin du concept des télécabines déshumanisées qui naissent un peu partout dans les pharmacies.
La douceur qui se dégage de la série, sublimée par l'ending d’Aimyon, est si troublante face aux terribles situations et maladies que vivent les patients. Alors bien sûr, le manque de clash, d’humour ou d’amour, le côté pathos accompagné de cascades de larmes et le peu de scènes sensationnelles rebuteront les adorateurs des Grey’s Anatomy-like, mais je suis persuadé qu'elle touchera sa cible et reboostera des vocations chez les 97 % d'apprenti médecins qui hésitent à embrasser la médecine de ville.
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Avocats tout risque
Des A-vocats ultra-burinés qui reprennent les affaires délaissées par d'autres pour défendre la veuve, l'orphelin ou toute autre victime d’une entreprise ou d’un gros bonnet. Du déjà-vu, peut-être, mais pas du côté qu’on croit. Notre agence lorgne plutôt du côté de l’A-Team : sans foi ni loi, elle ne s'embarrasse pas de contradictions. Et si elle prend le risque de s’inspirer de notre fameuse agence Ignite, elle évoque aussi le fameux Hannin Keisatsu du cultissime Sentaku Takushi de Bakarhythm.Alors oui, j’exagère un peu : on n’est ni dans le kitsch, ni dans l’irréalisme scénaristique. Ignite reprend les codes de la team de spécialistes au service de la loi… tout en les détournant. On dira plutôt qu’ils sont au service du droit, mais n’hésitent pas à en placer une là où ça fait mal. Pas de violence outrancière non plus. Mamiya Shotaro campe un "Barracuda" plutôt classe : sanguin, direct, honnête, il cache une blessure qui lui donne juste ce qu’il faut de charme. Très juste dans son rôle, il porte la série sans pour autant cannibaliser ses partenaires.
Côté mystère et charme animal, Miyama Ryoki n’est pas en reste. Il fera sans doute fondre ceux qui seraient restés de marbre face à la beauté de papier glacé de Shotaro-kun. Même si les blessures de ces personnages, dévoilées peu à peu, font déjà-vu, et donc moins réalistes, elles touchent encore une fois en plein cœur. Le fil conducteur qui réunit l’équipe assurant la cohérence des situations.
Comme dans l’A-Team, les personnages féminins, notamment Kamishiraishi Moka, sont malheureusement relégués au second plan. Dommage, elle aurait fait une excellente Looping. Elle reste ici un Robin, qui vient tirer son Batman de Shotaro des situations inextricables. Sous-exploitée, c’est une vraie déception dans une série qui, heureusement, n’en compte pas tant que ça.
Nakamura Toru incarne un Hannibal d’enfer, épaulé par deux autres vétérans, Oikawa Mitsuhiro et Ryo. Le trio propose une version alternative de la série, plus Derrick que Starsky et Hutch tout en gardant un côté mystérieux et classe, ce qui manquait évidemment dans Derrick.
Quoi qu’il en soit, la série transpire la classe. Américaine ou allemande, elle dynamite le genre du bengoshi drama. Même si, une fois dans le tribunal, révélations et jargon juridique risquent de vous prendre la tête, comme à l’accoutumée… Une série à recommander à ceux qui s’intéressent au métier, mais pas seulement : à tous ceux prêts à s’enflammer pour défendre la justice dans un monde rongé par les dramas judiciaires trop mous.
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