Jeux d'enfants
Les dramas sur la vie et la mort des petites entreprises japonaises sont nombreux et ont toujours un petit côté épique. Le travail et la réussite par celui-ci étant une fin en soi pour bon nombre de Japonais, la vie dans une entreprise est souvent présenté comme un combat de tous les jours faces à des ennemies de plus fort. Tout comme dans un jeu vidéo ou chaque défaite nous rend plus fort pour affronter le prochain niveau. Ce n'est évidement pas un hasard si pour l'intro de Atom no Ko, j'ai choisi le parallèle avec le monde du gaming.En effet, c'est bien le jeu et le monde de l'enfance dans toutes ses dimensions qui est magnifiquement défendu dans ce drama aux accents de Dallas, tant les trahisons sont nombreuses, pour nos héros Otaks. Un mélange des genres jouissif qui commence pourtant mal. Le sourire de Kishii Yukinoqui, qui est pourtant l'un des plus réconfortants de sa génération, est caché derrière une façade de working girl blasée et austère. Mais c'est pour mieux basculer, une fois passé les premières minutes, vers ses traits de caractère enjoués et cette bonne humeur qu'elle nous transmet à chaque drama dont elle est l'héroïne. Des rôles phares, il y en a pléthore dans cette série et c'est l'un de ses nombreux points forts.
Si les geeks ont eu longtemps, en occident, une représentation très typée : acné x lunette, on s'en est éloigné depuis quelques années, grâce à leur conquête du monde (GAFAM et bizness média) dans les années 2000. Mais là, on a droit à un défilé de beaux gosses rarement vu, à commencer par Yamazaki Kento qui change des stéréotypes de Jonny's dans ce genre de drama, avec sa longue crinière et ses traits enfantins. Ce Geek de génie à la carrière contrariée, face aux événements tragiques qui ont brisé l'amitié avec ses anciens partenaires, va nous émouvoir en nous relatant ses passions et ses failles. Et cela, tout en flattant la rétine de qui sait apprécier la beauté sauvage. Cela rattrape son rôle lourdingue de super héros dans le gâchis qu'a été la première saison d'Alice in Borderland. Idem pour Matsushita Kouhei qui pourrait être le côté obscure du geek (le retour des grosses lunettes), mais qui n'a rien à envier côté bogossitude. Il mérite enfin une vraie place de premier rôle même s'il la partage d'admirablement avec ses deux compères.
Mais de bons et beaux acteurs ne font pas une bonne série. En plus d'une musique épique et entêtante, il faut également un méchant exécrable. Et là, les différentes facettes du Némésis de nos héros, qui n'a rien à envier aux pires pourritures des séries internationales, en commençant par le père à tous, le regretté JR, vont leur faire vivre des aventures à la Dark Soul. Tous les personnages ont une personnalité forte, même si certains, très secondaires, me laissent pantois. Je pense à Lee Hyun Ri que j'adore, mais qui n'est ici que la caution coréenne, pour faire plus internationale. Les producteurs japonais devraient enfin penser à elle pour des premiers rôles, elle le mérite. Mais en général, les persos étrangers qui font leur apparition, sont, disons ..., très typé. Mais tout ça se fait dans la bonne humeur, sans vouloir heurter ou se moquer de tel ou tel pays. Car c'est plutôt la société japonaise qui est, une fois de plus, pointée du doigt et son système économique. Les banques, les grandes firmes, les artisans qui essayent de survivre face à ses multinationales. Ses artisans qui sont magnifiquement interprétés par des acteurs d'un bel âge. Cela rajoute encore de la chaleur à cette série qui dénonce tout le cynisme de la startup nation, de l'argent roi et des firmes internationales face aux petites entreprises à la papa.
Alors que l'antagonisme aurait dû être du côté de la modernité des jeux vidéo face à l'archaïsme du jouet fabriqué de manière artisanal (comprendre : mouler en plastique, on est quand même au Japon), il en est tout autre. L'alliance de la jeunesse et des papys boomers, pour sauver un patrimoine qui va des figurines de Godzilla à l'indie gaming, est rafraîchissante au point qu'on ne peut plus se passer de regarder cette série. Quelles que soient les épreuves et il y en aura le long de ses dix épisodes, la vie de cette entreprise face au requin du Nikkei vous fera comme une partie de Super Meat Boy. Aussitôt mort, Aussitôt remis sur pied pour encore progresser dans la série. Addictif et bourré de références pas très fines, mais qui font plaisir. Une leçon de vie, de courage et de bonne humeur face à l'adversité. Certains diront aussi de guimauve. C'est tellement inutile la régression enfantine, entend-on dire çà et là. Mais en réalité, c'est devenu indispensable dans nos vies, pour survivre à cette société, à ce monde pourri par l'argent, les guerres et je ne sais encore quelles préoccupations d'adultes. Une ode à l'enfance, mais aussi au patrimoine japonais qu'est le jeu dans toutes ses facettes. Un antidote à la violence de Squid Game. Mais est-ce vraiment si éloigné ?
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Le T-Rex de l'an 2000
Voilà déjà un quart de siècle que ce nouveau millénaire a commencé, et j’attends toujours une adaptation drama ou anime de 20th Century Boys, l’œuvre monstrueuse de Naoki Urasawa. En comparaison du manga, les trois films font pâle figure, et je suis persuadé qu’on peut atteindre la qualité de Monster ou Pluto en anime. Mais soyons honnête, qui s’intéresse encore à cette histoire, du siècle dernier et de la peur de l’an 2000, à part la génération X, comme moi ?Quelques dramas reprennent le principe éculé d’adultes se retrouvant vingt ans après, pour inonder l’écran de flashbacks sur leur enfance et enquêter sur l’un d’entre eux après de mystérieux meurtres… Ii koto, Warui koto ne change rien à la règle, mais apporte-t-il du sang neuf en attendant l’adaptation ultime de mon manga préféré ?
Réunion d’anciens élèves, rêves d’enfance non réalisés, enquête pour retrouver certains d’entre eux : du déjà-vu, certes, mais ici, c'est rondement mené et rien d’étonnant, au vu du casting.
Mamiya Shotaro, qui ne cesse de se bonifier avec l’âge et qui n’a sans doute jamais été aussi mature (comprendre : beau) que dans ce rôle d’ancien harceleur scolaire, prenant enfin conscience de la gravité de ses actes passés.
Araki Yuko, connue pour ses rôles de râleuse tant son sourire crispé est devenu sa marque de fabrique, ne pouvait être que cette ancienne victime de harcèlement, véritable sport national au Japon. Belle lorsqu’elle sourit, glaçante quand celui-ci s’efface. C’est exactement ce qu’on lui demande ici, afin de laisser planer le doute sur ces meurtres tous plus glauques les uns les autres. En est-elle l’origine ? Une vengeance compréhensible quand on découvre à quel point les enfants peuvent être cruels entre eux…
Si le trait semble parfois exagéré par le manque d’empathie de quasiment toute l’école envers le personnage d’Araki Yuko, il l’est tout autant du côté des adultes, dont très peu reconnaissent à quel point le harcèlement est ignoble. Peut-être déformons-nous la réalité de l’an 2000 avec nos yeux de 2025, mais j’en doute. Petit moment de gêne donc, lors de ces scènes pourtant bien représentatives de notre enfance. Le reste du casting ne démérite pas, chacun sonne juste. Elles pourraient bien agir comme un miroir pour nous et nous toucher droit au cœur.
Et évidemment, on ne peut qu’admirer l’aisance des enfants, d’autant plus qu’ils ressemblent vraiment à leurs équivalents adultes. Si l’on fait fi d’un pitch trop convenu pour ce type de thriller, et qu’on accepte que les flics soient encore une fois d’une nullité abyssale, incapables de mettre en garde à vue la suspecte n°1, même après le quatrième meurtre d’un ancien harceleur, vous passerez un bon moment à tenter de déterminer qui est à l’origine de ces assassinats dignes de Destination Finale.
En résumé, un Mystery Drama, pas original dans son concept, mais un peu plus dans son déroulé, porté par un bon jeu d’acteurs et un suspense solide. Et surtout, un drama qui nous replonge avec nostalgie à l’aube des années 2000, à coups de parties de Bomberman et de cartes Yu-Gi-Oh. À chaque génération son 20th Century Boy, finalement.
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La lutte pour avoir la class
M'étant focalisé sur les dramas japonais, il m'est temporellement très compliqué de revenir à un drama coréen. Encore plus, quand il est produit par Netflix, souvent aseptisé et trop mainstream, afin de convenir à l'international. Si de surcroit, il est encensé par tous…. Non pas que je me sente supérieur au commun des mortels, mais les avis du genre : " Squid - Hunger - Battleroyale - Game c'est tellement du jamais vu", m'ont, pour le moins, refroidi ses dernières années. Et Netflix, n'est jamais très loin dans l'affaire. Avec Squid Games c'était : Toute cette violence dans un univers enfantin, blablabla, tu devrais regarder… Bref, j'ai regardé le premier épisode y a deux ans, comme tout le monde, et toujours pas vu les autres aujourd'hui. Et voilà qu'on me refait le coup avec Itaewon Class. Même plateforme Mainstream, même discourt formaté. " Tout ce friendship qui tournera à la trahison dans ce drama de vengeance envers une société (et une Société) pourrie jusqu'à l'os. C'est vraiment original". Mais putain, arrêtez de regarder des séries françaises, merde ! Donc j'avais évidement décidé de pas le voir et voilà que sort Roppongi Class, remake Japonais qui aurait dû m'en faire bouger une sans faire bouger l'autre, comme dirait notre président. Surtout que l'originale est par convention bien meilleure que la copie, n'est-ce pas Manu. MAIS, car il y a un mais, Takeuchi Ryoma, quoi ! Je ne pouvais, décemment pas, ne pas le voir. Après cette introduction comme toujours trop longue et qui essayée d'avoir la class, sans y parvenir, il est temps de visionner le nouveau Ryoma-Kun. Un apéritif, en attendant la 3e saison de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni.Introduction trop longue, donc, comme ce premier épisode retraçant les événements qui conduiront à neuf autres; ayant pour fil conducteur une vengeance qui se transformera pourtant, petit à petit, en comédie romantique. Multipliant ainsi des triangles amoureux imbriqués les uns dans les autres. Des moments sentant parfois tellement la guimauve que l'on se demande comment cette vengeance peut être accomplie, vu les trahisons et le niveau de violence nécessairement attendus, par la préparation mental du spectateur dans la première heure.
La construction de la série, par trop classique, pour une qui se veut actuelle, reste tout du moins accrocheuse. Les personnages sont distillés au compte-gouttes et leur histoire est comptée bien après leur première apparition. Sous la forme, évidement, de flashbacks. Ce montage fatiguera les plus aguerris, mais réjouira par ses révélations ceux peu habitués au pingpong spatiotemporel à répétition. Le temps passé, parfois de 10 ans, étant au cœur du scénario, ses révélations sont nécessaires, même si rarement surprenantes et le friendship qui en découle et qui est, lui aussi, au cœur de la série, prend parfois des allures de Friends, justifiant ses bons en arrière sans fin. Comment on s'est connu ? Comment on est devenu potes ? Des petites révélations, mais c'est bien sûr des révélations sur nos héros que l'on attend le plus. Heureusement, le scénario est assez bien ficelé pour donner des infos sans gâcher le mystère. Laissant ainsi un spectateur, même aguerri, comme vous l'êtes, dans le questionnement nécessaire à l'envie de continuer.
Vient quand même le difficile constat d'une mise en scène très fan-service de Tokyo, la ville la plus cool du monde. Roppongi est un quartier particulier, mais c'est à travers celui-ci que la mégalopole se voit ériger une statue à sa gloire. Un aimant pour toutes les jeunesses en mal de sortie, d'amusement, de Spot instagramables et de cool attitude. Les boites et les restaurants hypes sont des églises dans lesquelles on vient célèbre les divinités des réseaux sociaux. Le pouvoir de ceux-ci, loin d'être dénoncé, est même encouragé par le côté cool des influenceurs de quartier. Nous interrogeant ainsi, sur le pourquoi de continuer à frire des karahage toute la journée, dans cette ambiance étouffante d'huile de friture, alors que quelques photos et son avis suffisent à devenir riche et famous. C'est justement le cas de Hirate Yurina qui rejoindra rapidement l'équipe de Takeuchi Ryoma dans son restaurant minable. L' ex-leader des Keyakizaka46 habitué aux rôles de psychopathe bipolaire (Hibiki, quand même) mènera la vie dure à son boss avant d'en tombée follement amoureuse, faisant complètement oublier cette histoire de vengeance censée être au cœur de l'ntrigue.
C'est cette bipolarité de l'histoire, adaptée d'un webtoon coréen à grand succès, qui est déconcertante, bien plus que celle du personnage féminin, aussi cool que notre héros. Pourtant, l'acteur le plus kakkoï du Japon, Takeuchi Ryoma, est censé être rongé par la haine envers le roi des karahages et son stupide fils. Mais il monte tranquillement son restaurant avec des repris de justice et des laissés pour compte de la société et cela en se donnant non pas 10 ans, mais 20 ans pour réussir. C'est long 20 ans, surtout après avoir passé une partie de sa jeunesse en prison.
Débordant de bonté, fuwa fuwa comme de la guimauve, son sourire ravageur en fera fondre plus d'une, ou d'un d'ailleurs. Le chaud comme le froid sont soufflés à chaque instant et clairement ce choix d'acteur capable de joué les brutes comme les gentils niais est excellent. Même si la direction artistique, a choisi de forcer le trait. La mort du panda, par exemple, qui plongera notre héros au fond du trou est à peine surjoué, non... ? Excellente également l'actrice Araki Yuko, souvent choisie pour des rôles de femmes froides, pour ne pas dire faisant la gueule, mais qui arrive toujours à attirer la sympathie lorsqu'elle décoche un sourire.
En mélangeant à fond, la carte de la comédie romantique, du friendship et de la violence, latente dans une vengeance qui se réalisera forcément, la tension et l'attention sont maintenues jusqu'au bout. La direction artistique brille de mille feux comme Tokyo et la musique a forcément la classe en Opening comme en Ending : Beat Garden/Alexandro, qui dit mieux ? Une série qui se dévore, sans vous prendre la tête. Quoique, Ryota-Kun s'est fait une spécialité, dans ses derniers dramas, de redonner la foi en cette humanité pourrie jusqu'à l'os et c'est déjà pas mal pour votre état mental.
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La suprématie des dividendes, x 4 en 2033
Voilà quelques années que je ne regarde plus d'animes de manière régulière. Je suis donc devenu "Normal". Ne m'intéressant plus aux "dessins animés" infantiles, initiatiques ou fan service dont le nombre et la popularité ont en parallèle explosé ces 10 dernières années. Est-ce la lassitude de revoir 100 fois la quête d'un ados dans un isékaï, se faisant des amies de ses anciens rivaux, ou tout simplement mon gain en maturité (LOL, je regarde des dramas), comme semble le suggérer Anime Supremacy ? Qui sait ? C'est donc avec un peu d'espoir et beaucoup de crainte que j'ai abordé le visionnage du film. Imaginant 2 h 00 de clichés sur les métiers de l'animation, mais espérant surtout des délires scénaristiques bien potaches, de la passion, à grand coup d'effets spéciaux, de clins d'œil, de souvenir de tous ces animes qui ont jalonné ma longue vie, tout en me redonnant l'envie de m'y replonger. Un peu comme le chef-d'œuvre du genre qu'a été le drama (et donc le manga dont il est adapté) Aoi Honoo ! Alors ce film adapté d'une novel (ça commence mal vu le thème) sera-t-il une nouvelle fois rallumer la flamme en moi, ou est-il un autre pétard mouillé, à la Natsusora.T'as rien compris, c'est une critique du système !
Diront les bien-pensants. Mais malheureusement, vous n'attendrez pas longtemps à comprendre que cet Anime Supremacy manque terriblement de fantaisie. Ce qui explique certainement une distribution à l'étranger homéopathique pour une histoire relatant le média le plus populaire au monde dixit Forbs et Capital. Et c'est bien là le problème. Ce film est une ode à l'animation japonaise, vu par une industrie du spectacle qui ne fera que très peu transmettre la passion. Les récentes annonces, Cool Japan, du ministre de l'Économie, prévoyant de multiplier par 4 le rendement mondial de l'animation japonaise d'ici à 5 ans, n'ont rien pour rassurer les amateurs de Tokyo Animation et du Studio Ghibli. D'ailleurs Hayao Miyazaki donne régulièrement le ton. Fustigeant la piètre qualité de l'animation actuelle. Tout, dans ce film, fait l'éloge de l'anti-Ghibli. Les courbes de statistique épisode après épisode obligeant à revoir le scénario, les personnages et jusqu' la fin de la série pour coller au standard marketing.
Les Animes pour les Nuls
Alors bien sûr, notre héroïne-réalisatrice se bat pour que le côté artistique prenne le pas sur le merchandising. Mais qu'est-ce que c'est maladroit. On pourrait déjà lui expliquer durant la production que c'est grâce à cet argent gagné que l'on peut continuer à transmettre l'art au spectateur trop paresseux pour dénicher lui-même les pépites sans promotion. Même si Miyazaki, le dernier dinosaure, dira qu'il doit qu'à se sortir les doigts du cul, ce spectateur. Pas comme ça, mais l'idée est là. Les flashbacks, la soumission à son responsable marketing, son statut de femme, jeune, qui ne vient pas du milieu et son abnégation pour réussir, abandonnant jusqu'à son seul plaisir quotidien, un éclair au chocolat, tout ça pour réussir dans le métier. Ces montagnes de clichés shojo/shonen s'enchainant comme si on était encore en 1980. Alors que le film relate bien l'animation de 2022. Et en même temps, la réalisatrice débutante apprend le métier, comme si elle n'avait fait ni école de marketing, ni école d'art. Une ingénue de 30 ans, de surcroit tyran pour ses collègues sous ses ordres.
Mon nombril et rien d'autre
Comme on pouvait si attendre, la mise en abyme est là. Voulant produire un anime, elle devient elle-même l'héroïne d'une quête initiatique fasse à un rival surdoué, beau et médiatique qui deviendra son mentor. J'ai encore du mal à comprendre à qui ce film est destiné. Au grand publique, dit les normaux, qui pourrait éventuellement découvrir le monde de la création. Aux enfants alors ? Le doublage, la colorimétrie…, Il vaut mieux se retourner vers les deux dramas cités en introduction alors. Ce n'est pas destiné non plus au otaks? Certes, y a du Seiyu/Idol, et du studio IG pour les vrais-faux animes présentés. Mais qu'est-ce que c'est classique. Montrer qu'il faut produire des copier-coller de ce que le public a déjà apprécié pour vendre, bof. Alors, ... les acteurs sont sympas. Emoto Tasuku et Nakamura Tomoya sont ténébreux ou mignons, jouent bien et sont par de trop rares moments drôles dans le film. Yoshioka Riho me déçoit, un peu, car son côté gaffeuse qui aurait pu rendre vraiment le film délirant n'a pas le pouvoir comique attendu. Et enfin, Ono Karin qui a le rôle le plus attachant à mon sens, n'est pas assez présente à l'écran. J'aurais tellement voulu que l'anime, pardon, le film soit basé sur son personnage et la relation avec Kudo Asuka. Cela aurait pu faire une excellente comédie romantique dans le monde du manga.
La bataille finale
Ici, vous risquez de profondément vous ennuyer. Honnêtement, il y a tromperie sur la marchandise avec ce titre, très accrocheur. Pas de folie scénaristique, comique ou de mise en scène. J'aurais réellement voulu que l'héroïne parle à ses créations, par exemple, même en rêve. Du Marie Poppins, plutôt que ses incrustations de commentaires SNS, déjà vu mille fois ailleurs. Comme un mauvais shōnen ou magical girl, tous les rivaux deviennent amis ou mentors et chacun se surpassent pour le bien de l'entreprise. Dommage. Il y avait de quoi faire un délire sous forme de comédie musicale ou autre. Ici, nous avons simplement un film marketé pour le grand public qui donne l'illusion d'être tolérant avec les Otakus. Une bonne conscience rachetée avec 50% de condescendance en plus en cadeau.
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Pandora no Kajitsu: Kagaku Hanzai Sosa File Season 2
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Une (deuxieme) saison en enfer
Quelques semaines seulement après mon premier avis sur Pandora no Kajitsu, voilà que je rempile déjà pour regarder la deuxième saison. Comme c'est souvent le cas au Japon, elle suit directement la fin de la première, pour la diffusion, mais également dans la série. En général, j'annonce toujours une critique des saisons suivantes quand j'en écris la première, mais je ne les fais jamais, car je suis fréquemment déçu par celles-ci. Shinhannin Flag 2, Radiation House 2, etc ... Elles n'arrivent jamais à la hauteur des premières, voir comme pour Radiation House, ... Non, non, je ne préfère pas en parlé. Mais alors qui y a-t-il à dire de plus sur Pandora no kajitsu ? En fait, tout est à de nouveau analyser, car cette partie n'a plus rien a voir avec la première, et cela, pour notre plus grand bonheur.Comme si la science avait enfin progressé et gagné face à l'obscurantisme moyenâgeux des Terebi-Dramas, les producteurs ont continué le virage entamé à partir de la moitié de la première saison. Ce virage avait son point d'orgue dans les deux derniers épisodes. La montée en actions, en suspens et en dynamisme, c'est diffusée dans toute la deuxième saison, et cela, dès le premier épisode. Chacun d'eux, d'ailleurs, tient beaucoup plus en haleine qu'avant. Même si on peut regretter qu'il y en a que 6, ils sont intenses et les personnages principaux révèlent tout leur potentiel d'acteurs. Plus sombre, amenant certes moins à réfléchir, quoique…, chaque épisode est aussi plus violant, plus gore et, en l'occurrence, tourné aussi avec beaucoup plus de moyens. Exit le cheap des premiers épisodes, il n'y a plus d'économie d'argent ici. Comme si les producteurs avaient compris qu'ils avaient de l'or dans les mains avec ce duo et cet univers qui a gagné en profondeur au fur et à mesure des épisodes. Ils ont rajouté tout ce qu'il manquait et comme si cela ne suffisait pas, Yoshimoto Miyu refait enfin son grand retour dans un drama. Et on peut dire que cette fan de SF casse la baraque. Toujours aussi bougonne et rentre dedans que dans Sakura no Oyakodonburi, où je l'avais découverte, elle a ici un skill dont je ne peux révéler l'essence, mais qui vous scotchera, c'est certain. Son rôle est essentiel à la nouvelle direction artistique prise et ça fait du bien. Accompagnant le lourdaud, mais efficace dans l'humour, Yusuke Santamaria dans ses enquêtes. Les équipes se séparent ,maintenant, chacune de leur côté, donnant encore plus de dynamisme à la série. On voit également plus Sato Ryuta infiltré au ministère de la Santé prendre activement sa part à celle-ci.
L'univers de Pandora no Kaijutsu, est devenu d'une richesse incroyable, foisonnant de personnages secondaires récurrents. Les histoires se déroulant désormais sur plusieurs épisodes, se terminant en cliffhanger digne des meilleurs séries actuelles occidentales (comme si c'étaient des références, je me gausse...). La série mériterait un succès à la X-files et la référence n'est pas fortuite, évidement. La BO reste la même, simpliste, mais tellement efficace, avec ses accélérations de coda. Même le générique de fin, toujours accompagné de la ritournelle démoniaque de notre dandy Fujioka, force le respect malgré sa voix de fluet. Cinématographique, épique, violant comme il faut… Pas de hic, donc, à part peut être une attente trop longue pour une prochaine saison. Mais ça vaudra vraiment le coup, car on est ici face à ce qui se fait de meilleurs dans le genre.
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Une PiCU-re d'émotion
Alors que la crise des vocations gangrène la société moderne toujours plus médicalisée, mais paradoxalement, toujours plus en manque de médecins, le drama médical, lui, a toujours autant la côté. Ces super héros du quotidien, rongés par le doute et en même temps pourris par leur pouvoir de donner la vie et la mort à leurs patients, sont à chaque fois admirables et énervants par le peu de réalisme. Mais avec PICU, et comme souvent avec le drama japonais, vous allez être touchés par la sincérité des acteurs et le réalisme qui se dégage de la meilleure série médicale de 2022.On retrouve dans PICU le héros de Kakegurai, Takasugi Mahiro, qui livre une prestation bien plus convaincante que dans ses adaptations de survivals games. Mais on peut surtout admirer Yoshizawa Ryo dans le rôle principal et lui aussi adepte du genre, qui va vous faire fondre et pas seulement pour sa gueule d'ange. Si le sujet porte évidement à l'empathie, en se plaçant dans une unité pédiatrique de soins intensifs, c'est le jeu des acteurs qui transforme ce que certains appelleront un Soap-Hospital en chef-d'œuvre de sensibilité. Je sais à quel point cela peut être irritant, les plans fixes sur les larmes qui coulent au son des boucles musicales. Mais là, c'est amplement justifié et c'est bien de l'autre côté de l'écran qu'il y aura le plus grand besoin de mouchoirs.
Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis :
Premièrement, un Hôpital sur une ile isolée. OK, on est loin ici de l'ile du Dr Koto (coïncidence de calendrier ?), puisqu'on est dans un hôpital d'Hokkaido. Mais cette partie du Japon a besoin encore de développer ses infrastructures de santé et de transport. Son immensité, son climat et ses parties encore sauvages font qu'il est très difficile d'approcher en urgence un chirurgien, de surcroît spécialiste en pédiatrie. Les déplacements peuvent se compter en heures pour trouver la première clinique et le (pour une fois excellent) Yasuda Ken se donne corps et âme pour raccourcir les délais. Accueillir les enfants en détresse ne sera pas son seul sacerdoce. Son empathie, qui sonne avec justesse, ira vers ses jeunes collègues, souvent cassés par la vie, et qu'il guide, un peu comme ses enfants.
Deuxième, la scénariste à la manœuvre, en la personne de Kuramitsu Yasuko semble bien plus à l'aise avec les séries médicales que les survivals games. En effet, elle m'avait déjà enchanté en 2020 avec Alive et sa sensibilité exaspérée pour ensuite pondre le scénario vu et revu d'Alice in Borderland. Tout est pardonné ici, avec des histoires parallèles toutes plus touchantes les unes des autres, mais aussi une place pour le patient-enfant que seuls les Japonais arrivent à donner dans leur série.
C'est bien ce troisième point qui vous fera serrer votre petit cœur aigri par la vie quotidienne. Tous vos petits soucis deviennent relatifs quand vous voyez évoluer ces jeunes enfants atteints de maladies graves ou en situation de détresse. Ils jouent à la perfection et le miroir qu'est le visage de Yoshizawa Ryo leur renvoie leurs émotions au centuple. Ses expressions et ses traits infantiles débordent de sensibilité. Rarement, j'ai vu larmes aussi sincères de la part d'un si jeune acteur. Des litres de collyre ont sûrement été nécessaires, mais cela n'enlève rien à so?n talent. Il transmet, comme si c'était nécessaire, les sentiments qu'on a tous en voyant l'enfant lutter contre la fatalité. La scénariste à la bonne idée de les suivre sur plusieurs épisodes, évitant les défauts habituels du "10 épisodes, 10 histoires qui finissent en général bien à la 45ᵉ minute". Tout comme dans l'hôpital idéal que voudrait Yasuda Ken, le patient est pris en charge et suivi d'un épisode sur l'autre et ça on achète.
Alors, on peut être choqué par le peu de patients et le nombre important de personnes qui gravitent autour, surtout au début de l'histoire. Mais cela permet de se concentrer sur les nombreux personnages récurrents et les interactions qui en découlent. Il y a cette bande de jeunes étudiants qui introduit la série. Tous pleins d'espoir et qui semblent déjà épuisés par la vie quelques années après. Ces médecins et en particulier, la toujours excellente Kimura Fumino (Chou no Rikigaku, Love Life, ...) qui n'arrête jamais de m'enchanter et qui délivre ici un combat pour la femme, la mère, la vie qui m'a touché au plus haut point. La parentalité est, en filigrane, le sujet de chaque épisode. Au long cours avec notre héros homme-enfant vivant avec sa maman déjà âge, mais qui vous fera sourire par ses manières et SA manière d'aborder la relation mère- fils. Et ces futures mamans plainent de doutes ou ces parents absents ou trop présents… Tout est abordé avec sagesse et retenu.
Le côté médical est intéressant, mais ce sont surtout les relations humaines, si nécessaires à ce métier, qui seront mises en lumière. Comment trouver les bons mots face à un patient, à sa famille ? Comment délivrer de l'empathie ? Toutes les choses que notre héros n'a surement pas apprises à l'université et que l'on découvre avec lui.
Je pourrai m'étaler encore des heures sur cette série, mais je ne peux en dévoiler plus. Si évidement Dr Koto est dans votre top 10 des séries avec un médecin habité par son métier, vous devez foncer. Ce drama risque clairement de le détrôner dans votre petit cœur. Mais il n'a pas dit son dernier mot, ce vieux Koto. Puisqu'il revient sur les écrans pour noël 2023. Casse la tienne. Les producteurs de PICU ont mis toutes leurs chances de leur côté puisqu'ils ont réussi à faire sortir la vraie seule "Star Japonaise" de sa retraite pour l'ending. Bien sûr, à 70 ans, Nakajima Miyuki ne vole plus sur des dragons d'argents, mais cette voix, ces mélodies, cette écriture ... et cette voix ...
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Avec toi, le jour où ta cuisine s'arrêtera
Deux de mes acteurs préférés reprennent un manga où la cuisine est centrale. Je sens que je vais me régaler. D’autant plus qu’on est ici dans la comédie pure, et c’est bien là que Takeuchi Ryoma et Kao excellent le plus.Non contents d’être beaux, jeunes ( et ils le resteront sans doute toujours ), ils sont aussi formidables dans la comédie. Ryoma, déjà irrésistible dans Overprotect Kaoko, et Kao, si décalé dans Hot Spot, ne pouvaient que faire des étincelles dans les rôles d’un couple « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Le principe est éculé, certes, mais peu importe : ici, tout part du refus de Kao d’épouser l'homme idéal, par dédain pour sa cuisine ! S’ensuit alors une remise en question du beau Ryoma, amoureux autant de sa compagne que de la gastronomie, mais incapable de comprendre ce qu’elle ressent lorsqu’il lui fait des remarques, qu'il pense futiles.
Contrairement à beaucoup de dramas culinaires, il y a finalement peu de scènes de cuisine pure. Exit donc les longs plans sur les plats en préparation : on suit plutôt la vie de nouveau célibataire de Ryoma, enchaînant les passages au supermarché et les repas à préparer pour tenter de comprendre ce que vivait et ressentait sa compagne. Celle-ci, en pleine crise de la trentaine, a consacré sa jeunesse à Ryoma, comme au temps de l’ère Shōwa. Fin cordon-bleu, il cherche, à travers la reproduction de ses plats, les souvenirs des dix années passées avec Kao. Ryoma excelle dans les scènes d’émotion et vous touchera certainement. Mais le cœur du drama, c’est bien l’humour, et on se délecte des situations comiques.
Travaillant dans le milieu des toilettes (un comble pour un fin gourmet), Ryoma enchaîne les mésaventures, tandis que le nouveau petit ami de Kao, caviste, fait couler la téquila, comme de l'eau. Mais ne regardez surtout pas cette série avec modération ! Elle a un côté feel-good indéniable, avec une écriture inspirée et une mise en scène élégante, alliant humour et tendresse. Les caméos, comme l’apparition de Nakajō Ayami en presque petite amie de Ryoma, parleront aux fans des deux acteurs, et rendent les scènes encore plus savoureuses.
Clairement, la dose de joie et de bonne cuisine dont on avait besoin pour illuminer cet automne maussade.
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Pas six bras, pas de massage
Il arrive !Je parle bien sûr de l'adaptation en drama du manga Dr. Ashura, sorti en 2015. Attendue par des fans encore inconsolables après l'arrêt soudain de sa publication cette même année. Et je peux tellement les comprendre : après avoir passé la première consultation avec ce énième neketsu-doctor, vous deviendrez incontestablement accro. Au point que chaque semaine, il vous faudra votre dose d’auscultation un tantinet masochiste.
Il faut dire que Dr. Asura a de quoi séduire, malgré les douleurs qu'il va vous procurer. Pas seulement par son incarnation esthétique, qui reprend presque trait pour trait les personnages du manga, notamment grâce à Matsumoto Wakana. Elle, qui m'avait dernièrement impressionné dans le récent Watashi no Takaramono ou Kimi ga Kokoro wo Kuttakara, malgré un rôle très secondaire. Elle, qui joue la tristesse à la perfection, aura ici un rôle à la hauteur de son talent, et sera certainement une révélation pour certains. Il faut dire que les rôles de psychorigide réussissent en général aux beautés froides du showbiz. Elle m’a tellement rappelé la performance de Kitagawa Keiko dans Ie no Onna ! Mais ici, elle va encore plus loin, dans ce mélange de crainte et d’empathie qu'impose par son personnage.
Le reste de la production n’est pas en reste, même si le côté looser du Johnny’s Sano Masaya peut agacer, surtout que son jeu sonne faux à certains moments. Mais son incapacité à dépasser ses incompétences devient presque salvatrice pour tous ceux énervés par les retournements de situation bidon où le noob de service devient soudain le nouveau héros d'un shonen manga.
Ce seinen mâtiné de josei reste solidement ancré dans la catégorie adulte, avec des scènes poignantes et un semblant de réalisme, notamment médical, où les urgences ressemblent à un véritable champ de bataille. Avec les moyens du bord de cette clinique au bord de la faillite, notre héroïne donnerait jusqu’à sa vie pour sauver le moindre patient. Élevée jusqu’au rang de déesse de la chirurgie, Asura semble avoir six bras pour pouvoir s’occuper de tous ses patients en même temps. Une tension sans fin anime toute la série, et ce, dès les premières secondes. On retrouve ce qui nous avait fait aimer des séries comme Urgences dans les années 90, et peut-être qu’elle fera même naître des vocations. Souvent les mains dans les viscères, la tension et certaines scènes peuvent aller jusqu’à choquer les âmes les plus sensibles.
Mais heureusement, l’assistant ou les docteurs gaffeurs et un peu caricaturaux, normal pour une adaptation de manga, font redescendre la pression. Les infirmières sont sympathiques, et comme habituellement, plus malignes que les chirurgiens. Une mention spéciale pour eux : si certains endossent les rôles classiques de pourriture ou de supérieur inquiétant, d’autres sont très drôles, à la limite du gag manga. Suzuki Kosuke et sa petite moustache en tête.
Un excellent drama médical, qui donne envie de lire le manga, malheureusement trop court. Mais qui donne surtout envie de s’engager dans les urgences… ou, à défaut, de suivre avec sérieux le traitement de choc de chaque épisode jusqu’à la fin. Tout du moins, jusqu’à l’apparition d’un sourire sur le visage de notre docteure Asura. Je peux vous promettre qu’il vaut l’attente.
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La vengeance au deuxième mariage
Moi qui me suis engagé, il y a bien des années, à ne chroniquer que des dramas japonais, j’espérais, à l'époque, raviver un peu l’intérêt des Occidentaux pour l’archipel. Eux qui n’ont d’yeux depuis des années que pour la péninsule d’en face, musicalement, cosmétiquement et évidemment dramatiquement parlant. Je n’ai en réalité jamais pris le temps de regarder autre chose que Squid Game du côté coréen, c'est dire. Mais, tout est bon dans le Japon, y compris les nombreux remakes qui me permettent de découvrir des histoires imaginées en Corée, sans renier mon engagement.Marry My Husband est l’une de ces nombreuses adaptations opportunistes dont les plateformes sont friandes. Deux acteurs japonais à la mode et le poids d’Amazon Prime suffisent parfois à donner une seconde vie commerciale à ce qui n'est qu'un produit pour les plateformes. C’est du moins ce que les premières minutes m'ont fait penser. Too much dans le jeu des acteurs, une mise en scène où les méchants sont vraiment méchants et les nunuches… eh bien, vraiment nunuches. Une fois le décor planté, le deuxième épisode nous dépeint un prince charmant éconduit, et reprend, avec le premier donc, les codes des trop nombreuses romances racontées successivement du point de vue de chacun. Tellement "déjà vu" que le premier épisode ose s’intituler ainsi. On peut réellement dire que les producteurs ne manquent pas d’humour.
Si avec Koshiba Fuka en premier rôle, on pouvait s’attendre à plus de folie., elle est ici parfaite en petite amie trop kawaii et coincée ou en néo-femme fatale. Mais c’est en gaffeuse lunaire que je la préfère. Et là malheureusement, le rôle ne s’y prête pas. Du romantisme à tous les épisodes, voilà la promesse de la série, laissant penser, durant bien des minutes, que rien ne pourra évoluer. Mais les scénaristes, tout comme l’auteur du webtoon, sont machiavéliques, et laissent présager des rebondissements à long terme, mâtinés de vengeance et de manipulations en tout genre et de toutes parts.
Impossible pour moi de comparer avec le matériel original, je n’aurai pas le temps de le voir ou de le lire, comme je le crie haut et fort depuis des années dans mes chroniques. Et de toute façon, un fan de K-drama préférera toujours la version coréenne, même sans avoir vu l’adaptation, ce qui est compréhensible. Mais il est clair que tout, dans la production, évoque la Corée, donnant une patine étrange à ce drama mettant en scène deux acteurs, on ne peut plus japonais. Les situations romantiques, les vengeances, la mise en scène, la musique et certainement plein d'autres choses qui me sont passés sous le nez, n'étant pas un spécialiste. Je me suis quand même renseigné sur le réalisateur Ahn Gil Ho qui est celui de The Glory, drama coréen qui a eu son petit succès à l'internationale, mais je ne suis pas un spécialiste je vous l'ai dit, j'attends donc son remake japonais pour le voir (LOL).
Si l’on saute le pas, on se laisse vite happer par une mise en scène clinquante visuellement et sonore, qui semble réunir le meilleur des deux rives de la mer du Japon. Je savais que si j’arrivais à dépasser mes préjugés face à une histoire romantique entre une office lady et son patron, j’y prendrais du plaisir. Et même si les vengeances ou les times slip font penser à des séries américaines des années 80, on ne peut qu'être envouté par la qualité de la production dans ce genre relégué aux après midi de TF1.
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Si le monde était un drama, je voudrais qu'il soit celui-là !
Un rassemblement d'acteurs bankables peut-il suffire à faire une bonne pièce de théâtre et, de surcroît, un bon drama ? C'est une question que Suda Masaki ne se pose pas, signant dans le rôle d'un metteur en scène son retour à la TV. Un évènement à lui tout seul et qui rentre en résonance avec ce premier rôle qu'il habite, que dis-je, qu'il hante à en faire peur.Pour ceux qui suivent sa carrière depuis toujours, nul ne sera surpris du choix et de la manière de jouer ce personnage fantasque. Un metteur en scène passionné, artiste maudit, mais prêt à tout pour monter sa pièce. Et quelle leçon d'acteur, il réalise encore là ! C'est bien simple, je pense que c'est son personnage que je préfère. Et cela, malgré les dizaines de costumes qu'il endosse depuis tant d'années. Pas une seconde de jeu ne trahit son talent. Il rend, par sa passion, le plus bel hommage que l'on puisse faire aux acteurs, dont chaque jour d'utilisation d'IA par les médias artistiques rend l'avenir plus incertain.
L'ensemble de la réalisation est au service de chaque personnage. L'histoire se situant à l'époque bénie du milieu des eighties (en existe-t-il une plus belle ?) dans le quartier au décor sublimé de néons de Kabukichō. Cet hommage à la City Pop et aux enseignes clignotantes ravive les souvenirs du quinquagénaire que je suis, tout en transpirant la modernité.
Cette modernité que notre metteur en scène tente d'insuffler dans Songe d'une nuit d'été de son idole Shakespeare, qui, malgré mon âge de dinosaure, m’était totalement inconnue. Mais qu'importe : avec des rôles délirants, un jeu passionné et surtout une volonté de briser le 4ᵉ mur avec subtilité, on se prend au jeu et on voudrait faire partie de cette troupe d'amateurs, laissés pour compte par la société bien réglée de l’ère Shōwa et par la bulle économique qui n'attend que d'éclater.
Stripteaseuses, mères célibataires ou parfois les deux, en 1984, certains cumulent les difficultés dans un Japon où l'essor économique et le patriarcat obligent encore à faire profile bas. Cette envie de montrer le monde du spectacle comme la seule alternative au conformisme de l'époque est passionnante, et certainement moins carton-pâte que les décors nous le feraient penser.
Même si certains ont encore peu ou prou des progrès à faire dans l'acting, venant à la ville comme à la campagne, du manzaï, des yakuzas ou du cabaret, ils sont si justes dans leurs rôles qu'ils vous feront vibrer à chaque scène. Nikaido Fumi, envoûtante, Ichihara Hayato, hilarant (certainement mon personnage préféré) et Hamabe Minami, pour ne citer que mes petits chouchous. Le bonheur de revoir Minami-chan, de surcroît en habit de miko, est une cerise sur un gâteau déjà bien trop copieux pour moi.
Non, rien n'est à jeter dans cette comédie qui suit une troupe de théâtre voulant monter une pièce avec une troupe de théâtre comme personnages principaux. Du déjà-vu, probablement, le plaisir n'est pas dans la surprise, mais purée, que c'est bien fait, joyeux et débordant de bonheur. Tout ce dont on a besoin aujourd'hui. La modernité de la mise en scène évite la nostalgie mortifère, mais la rend plutôt créative, en plus d'être récréative, avec un air de Yoasobi pour garder le sourire jusqu'à la dernière seconde.
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Au moins, celui-là, il ne coulera pas.
Les films d'époque sont légion au Japon, et mettent surtout en avant l'ère Edo et son iconographie qui parle à tous ou l'ère Meiji et sa modernité pré-industrielle qui permet de faire tellement d'anachronisme dans les mystery dramas. Plus rares sont les œuvres relatant l'après-guerre, Asadora mis à part… Beaucoup moins vendeur, pour ceux qui l'ont vécu et cherchent à l'oublier, et cela, même en occident. On peut même se demander pourquoi les années 50 sont encore boudées aujourd'hui, alors que les années 60-70-80 ont régulièrement droit à une mise en avant esthétique et fantasmée. Période de transition entre les moments douloureux des années 40, look encore proche des années de guerre et génération de spectateurs voulant l'oublier. Beaucoup d'explications sont possibles pour comprendre la frilosité des producteurs à mettre en avant cette période de survie. Et puis soyons honnête, cette génération disparait petit à petit et la nostalgie de cette époque avec. La notion de préservation de la mémoire est haureusement au cœur du drama Umi ni Nemuru Diamond. Pour son époque, ses personnages aujourd'hui disparus et surtout son lieu, véritable héro de l'histoire qu'est l'ile d'Hashima. Celle-ci a été salement remise au gout du jour par James Bond et les influenceurs en mal de Porn Ruines, la présentant comme une île fantôme à l'esthétique postsoviétique. Comme tout morceau de charbon enfoui, elle est destinée à se transformer en diamant pour l'industrie du tourisme assoiffé de profit. À moins que sa période brillante ne soit justement celui montré dans la série.
Une île peut en cacher une autre
Il est clair que l'ile a gagné en notoriété et il était temps de raconter la "véritable" histoire de ce tout petit caillou proche de Nagasaki. Ville qui, on le rappelle, a subi la double peine : guerre/bombe atomique. La série se concentre sur la vie des castes des années 50-60 avec très peu de référence à ce qui s'est passé sur l'ile avant-guerre (déportation et bgne pour prisonniers corréens). Le montrer serait le reconnaitre. Et le gouvernement japonais n'y est toujours pas près en 2024. Qu'importe, ne boudons pas notre plaisir de découvrir la vie des ouvriers, des familles et des notables d'après-guerre. Cette île, qui pouvait compter jusqu'à 5 000 habitants sur la superficie d'à peine six terrains de foot, est un concentré du Japon de cette période. À l'époque où on ne se déplaçait pas d'un bout à l'autre du pays en quelques heures, on pouvait passer du cinéma à la mine en passant par le bain publique en quelques minutes. Tout en s'arrêtant, comble du luxe, à un stand pour déguster un kakigori. Les conditions de travail étaient certainement aussi horribles que dans les autres mines de charbon du pays. Dans le noir, la chaleur, l'humidité et le bruit toute la journée. Mais les facilités, qu'on ne trouvait presque pas ailleurs, devaient sûrement attirer les familles en quête d'une vie meilleures. Des premiers postes de télévision et frigo à l'électricité bon marché, la modernité surprend. Mais pas facile à la fin des années 50 de faire partie de ce microcosme, même pour rentrer comme mineurs. Car comme il est rappelé à chaque minute, ce village, fermé sur lui-même, forme une famille et ses propos résonnent avec le Japon moderne et ancien qui cherche toujours à séduire l'étranger sans vouloir l'accueillir définitivement.
Le cœur de l'océan
La mise en scène, comme les décors et costumes, sont excellents. Les réalisatrices et scénaristes de MIU 404 et Unnatural, Tsukahara Ayuko et Nogi Akiko, sont au sommet de leur art cinématographique. Sachant de surcroit que tout est faux. De l'histoire, narrée comme celle du Titanic de James Cameron (similitude voulue ?), aux décors et personnages. Très peu sont naturels et pour cause. L'ile est aujourd'hui dans un piètre état, ressemblant au chanteau dans le ciel de Miyazaki. La promiscuité à l'époque est exacerbée. Mais rien d'insurmontable pour un japonais. La zone la plus densément peuplé du pays dans ces année-là est même parfois trop calme. Mais là encore, la discrétion légendaire du japonais fait surement des merveilles. Ce calme permet de développer des histoires individuelles et de faire jouer ce qu'il se fait de mieux comme acteurs de toute génération. Tsukahara Ayuko qui endosse deux rôles sans que l'on remarque le même acteur. Sugisaka Hana qui renforcera encore ici son statut de petite fiancée des japonais. Saito Takumi sort son meilleur jeu (ce n'est pas toujours le cas) et ikeda Elaiza fascine en artiste des années folles autant que Tsuchiya Tao marque le respect pour sa piété. La jeunesse d'après-guerre est quasiment entièrement dépeinte dans des tableaux dignes des meilleurs films d'époque hollywoodiens. La religion, la mort, l'espérance, la famille, les enfants, tout est à la pointe. Bien sûr, trop de bons sentiments effraiera ceux qui cherchent de l'action et de la vérité. Mais j'ose à croire que certains faits sont bien réels. La vie moderne dépeinte dans les parties ce passant en 2018 donne bien trop le cafard. Guerre de famille, bar à hôtesses et solitude des grandes villes..., Malgré la difficulté de l'époque, c'est bien celle-ci que l'on voudrait re-vivre, surtout si on peut y entendre du King Gnu.
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30sai no daigakusei
Combien de vies peuvent être vécues par une actrice ? Pour les sœurs Hirose, il faut multiplier ce nombre par deux. Mais, même si Alice a pris de l'avance, Onesan oblige, c'est surtout par les multiples vies dans un même drama qu'elle gagne la compétition. Quand elle a recommencé sa vie à zéro dans Shitteru Wife, elle gagnait 10 ans de moins. Ici, dans My Second Aoharu, elle en perd 10 ans et ça pour à nouveau nous faire rire, par ses grimaces et nous faire fondre, par son sourire.C'est le décalage entre ces étudiants tout juste sortis du berceau, insouciants et un peu enfant gâté et cette trentenaire qui cultive la poisse comme Elisabeth Borne les 49/3 qui vous fera sourire, même si ce n'est pas au niveau de 35 sai no Koukousei. Le rêve de petite fille d'Alice était de devenir architecte. Contrariée par des accidents et la pauvreté de sa famille, elle décide de se remettre aux études à 30 ans. Mais l'architecture n'est qu'un prétexte à un harem manga destiné aux célibataires japonaises.... trentenaires donc. Si Alice est égale à elle-même, drôle et efficace dans le pitoyable, on est agréablement surpris du jeu de certains. Le Johnny's Michieda Shunsuke est très juste alors que je l'avais trouvé très mauvais dans Kindaichi Shonen no Jikenbo. On comprend qu'on puisse tomber sous son charme même à l'âge canonique de 30 ans.
En suivant la série, vous assisterez donc à une sorte de Friends dans un joli cottage de la station balnéaire de Kamakura. Il y aura bien des 'ganbatte !', des nuits à passer à travailler sur un projet ou à étudier dans les bouquins pour réussir dans le monde de l'architecture, mais vous verrez surtout une sitcom feel good qui réchauffe les cœurs en cet hiver morose. J'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler toutes ces situations où les cœurs chavirent à chaque épisode et qui font le sel de la vie en communauté, vous savez, quand on est tous beaux, jeunes et plein de talent. À part, la vieille de 30 ans, évidemment.
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Natsukashi Monochrome
Juste après avoir remis le manga des années 80 sur le devant de la scène, Nishino Nanase revient mettre en lumière un autre objet emblématique, des années 90 cette fois, le Game Boy. Alors que pour l'hommage délirant à Hokuto no Ken, elle n'avait, si on peut dire, que le rôle de "faire valoir" empreint de sexisme, elle démontre ici, en tant que premier rôle et jeune diplômée découvrant la vie trépidante d'une célibataire-Working Girl, toute son indépendance et sa force de caractère à l'ensemble de ses collègues et clients.Travaillant dans une minuscule boite de pub, on aurait pu assister à un énième tuto sur comment être un bon Salaryman, donnant tout à son travail et rien à sa vie privée... avant de découvrir l'amour. Mais si le drama est bourré des clichées habituels sur le travail en office, au Japon, il prend rapidement sa dimension ubuesque en faisant référence à la mythique premier cartouche de jeux Pokémon. Celle de 1995 et aucune autre. L'esthétique du drama est donc empreint de ces (très) gros pixels monochromes et flous. Le drama joue à fond la carte de la nostalgie et ceux qui n'ont jamais joué vraiment longtemps à un Pokémon sont un peu perdus. Les références sont nombreuses et les comparaisons d'un client avec un de ces monstres de poches à capturer sont plutôt bien vus, mais très "Private Joke". Les "screens" de la Game Boy passant un peu vite et les hiraganas étant très pixelisés, le Gaijin aura du mal à apprécier toutes les subtilités écrites. Mais, comme dans un bon tuto de jeux vidéo made in Nintendo (très, trop ?, mentionné ), vous êtes pris par la main. Vous suivez les aventures initiatiques de Nishino Nanase dans un environnement finalement assez bucolique, malgré le cadre : travail de bureau. Même si elle a peine à sortir de l'enfance, en replongent systématiquement sur son vieil écran monochrome, malgré ses beaux paysages et ses personnages l'accompagnant dans ses rites de passages, d'autres personnages, dégageant pourtant un sérieux et un charisme animal, comme Kasamatsu Sho ou Uchida Rio se délectent également des retours dans le Kanto en noir et blanc des versions vert, rouge et bleu. Et on redécouvre, avec humour et passion, toute une philosophie dans le jeu que l'on peut retranscrire dans la dure réalité du travail à la japonaise.
Ce drama est une bouffée d'air fraie et de jouvence, qui résonne avec bonne humeur à celle que reçoit chaque protagoniste lors des moments passés sur sa console. On ressentira certainement les mêmes émotions en suivant leurs aventures, certes sur une durée de 25 min, seulement. Une plongée avec nostalgie et bonne humeur dans notre enfance, à des kilomètres en vélo de l'enfer du Pawa et du Secu-hara.
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Golden Kamuy: The Hunt of Prisoners in Hokkaido
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Une adaptation bien dans sa peau
Alors que je pensais avoir tout dis de mon admiration pour la série Golden Kamuy dans ma trop longue chronique sur le film sortie en début d'année, voilà que je me remets à déblatérer sur la série qui prend immédiatement la suite. après le manga, l'anime et le film y a-t-il encore quelque chose à dire sur cette chasse au trésor que chacun ne saisse de comparer à tort à la quête chapeau de paille.La première crainte vient au fan sur la baisse de qualité par rapport au film, qui à mon sens n'avait qu'un défaut…, sa longueur. Rassurerez-vous, le format série en 9 épisodes de 45 min gomme celui-ci en donnant un rythme qui le rapproche du manga. Les nouveaux personnages sont souvent introduits par ce découpage, permettant une meilleure digestion par les néophytes. Et quelle galerie de personnage. Jamais grotesque alors que les acteurs incarnent des personnages de manga, flippants, souvent, loufoques, toujours, caricaturaux, rarement. Le jeu de chacun et le mimétisme avec cette bande d'enfoiré créé par Satoru Noda reste toujours aussi jouissif. Impossible d'en citer un en particulier, même si je salue la performance de Maeda Gordon, qui m'avait habitué à ses rôles de joli cœur mou dans les dramas.
La qualité et les moyens de production sont toujours présents et on est même étonné d'avoir droit à une saison de neuf épisodes de 60 min avec si peu de flash-back pour délayer la sauce, et cela même pas un an après la sortie du film. C'est quand même, générique mis à part, 8h d'images inédites, qualité cinéma. Avec une armée d'acteurs, des décors naturels somptueux, même si ici, l'action ce passe au printemps. Et que dire de ces décors reconstitués à couper le souffle. Maison du début du siècle qu'on n'hésite pas à incendier en limitant au max les effets numériques bidons. J'en avais déjà parlé pour le film, et j'en rajoute une couche ici, pourquoi encore faire des adaptations anime, avec une telle qualité dans le live action ?
Asirpa est trop chou et drôle, Sugimoto trop cool, Shirashi est incarnée de façon magistrale par Yamoto Yuma qui joue ici le rôle de sa vie, je pense. Tout comme Yamada Anna, il mérite un prix d'interprétation. Mais les rôles comiques ont rarement cette chance. Pour vous achever et justifier une dernière fois ma note extrêmement rare de 10/10 (et tant pis pour le trop-plein de violence) faite un petit tour du côté des génériques de fin. Des Endings à profusion, tous différents, avec ce qui se fait de mieux en termes de J-Rock du moment. Je guette les playlists sur Spotify, depuis le deuxième épisode, mais cela semble être une quête sans fin de rassembler toutes ces peaux…, pardon, single.
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Anya, c'est elle !
Exploiter les enfants, de surcroit, quand ils sont âgés d'à peine cinq ans, est un véritable scandale, me direz-vous. C'est aussi ce que pense les producteurs du mignon petit Yoru Drama de la NHK KanaKana. Dénonçant le profit que tire son horrible looser d'oncle des pouvoirs psychiques de Kana-chan, en l'emmenant avec lui dans les tripots mal famés. Mais dans le grand Vortex que constitue le showbiz, cela raisonne avec l'exploitation de leur part de la Kawaititude dégagée par Kato Yuzuna. Cette très (trop) jeune actrice d'effectivement ... 5 ans. Si on imagine à quel point cela doit être difficile de tourner avec des enfants, imagine-t-on à quel point cela doit être difficile pour eux de tourner au rythme des dramas asiatiques. Je n'ai pu m'empêcher de regarder le site de Theatre Academy, l'école-agence de cette jeune actrice, afin de voir comment fonctionne le recrutement et la formation des tout petits. Et le Japon ne cessera jamais de m'étonner, en voyant que l'on peut déjà y inscrire et donc y former des… bébés. Mes chers parents, pourquoi éduquons-nous nos enfants ? Pour leur épanouissement ou notre fierté personnelle d'avoir un acteur, un pianiste, ou un nageur d'exception dans la famille ?Mais peut-on vraiment être outré plus de quelques secondes quand on admire la performance de Kato Yuzuna. Solaire est un petit mot, "Kawai" est galvaudé et "tellement pro" raisonne péjorativement, après mon commentaire d'introduction. En effet, tout comme l'ex-Yankee, joué par Maeda Gordon, vous aurez l'irrésistible envie de la kidn... l'adopter. Mais n'ayez crainte, on assiste, en réalité, à un classique Yoru Drama de la NHK. Mignon, pas prise de tête, idéal pour faire de beaux rêves. Les bonnes manières et les bons sentiments sont du côté des héros. La rédemption facile d'ancien bad guy, face aux méchants toujours méchants, mais plus pour longtemps, vous donnera peut-être la nausée tant cela sent la guimauve. Mais les personnages sont immédiatement attachants et le duo Ex-Yankee/Petite Orpheline fonctionne à merveille. Loin évidement dans la production et le réalisme de film d'auteur comme l'été de Kikujiro, ce drama nocturne de 15 min, donne à réfléchir et donne fois en l'humanité comme il se doit.
Bien évidemment, il énervera, par ce jeu d'acteur notamment du héros interprété par le beau Maeda Gordon, trop basé sur les tics de visage comme il se doit au Japon. La comedia del arte, dans toute sa splendeur. Mais les aficionados en feront fi. Surtout que le naturel de Kana-chan, tout comme sa diction, particulièrement lors des voix-off, sont vraiment excellents. Mignonne et même drôle. Et des voix-off, il y en aura, tant le scénario tourne autour de ce pouvoir surnaturel qu'elle a de lire les pensés. Rien de nouveau, me direz-vous. Scénario classique d'un manga qui n'en est sûrement pas moins, vu la non-adaptation en anime. Il faut dire que dans le genre humour-action et petite fille mignonne télépathe, Spy x Family a placé la barre très haut. Et même si l'adaptation de Kanakana en drama est intéressante, plausible avec quelques effets spéciaux qui font rire par leur cheap. C'est une adaptation en live de Spy x Family que j'attends. Peut-être plus pour longtemps vu le succès de l'anime x manga. KanaKana, un drama non-prise de tête, qui fait son Job et dont on se souviendra pour avoir révélé une future Star, j'en suis sûr.
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