Le soleil a rendez-vous avec la lune
Le retour de la plus "dangereuse femme au foyer" du Japon, Ayase Haruka, dans un thriller policier ne pouvait qu'attirer mon attention. J'ai donc regarder le premier épisode de Heaven and Hell sans vraiment lire le résumé et je dois dire qu'au bout de 40 min j'étais prêt à abandonner l'enquête. Celle-ci étant menée de manière bien trop classique, voir ennuyeuse, avec en plus un montage des plus étranges. Entre paysage de claire de lune onirique et scènes animés hors sujet. Sans parler d'un choix musical d'un autre âge avec un "pom, pom, pom, pom" que même Beethoven ne supporte plus. Et pourtant il est sourd.Tout est fait, en plus de cette introduction de plus d'une heure quand même, pour nous faire détester l'environnement de l'héroïne. Malmenée par ses supérieurs ultras machos voir caverneux quant au statu de la femme, qui touche à la parodie tant l'unique femme enquêtrice peut faire faux dans ses bureaux bourrés à la testostérone. Mais en même temps, les dernières déclarations du patron du commité olympique japonais nous rappelle à quel point les situations de drama sont encore la réalité des femmes japonaises de 2021. Certains diront que ce sont des banalités sur le Sekuhara et autres Powahara dans les entreprises, mais on se convaincra que c'est pour les besoins de la série et le changement de personnalité en sera que plus marqué. Vous devrez donc attendre les 5 dernières minutes pour comprendre le pourquoi de tant de lourdeur dans ses situations, qui ne sont pas pour autant excusables, tant au point de vue du fond ... que de la mauvaise mise en scène. Si vous avez lu cette critique jusqu'ici, vous aurez donc la patience d'apprécier la série à partir du deuxième épisode.
Le body swaping n'est pas nouveau et mainte fois repris dans beaucoup d'œuvres. Entre mère et fille pour que chacune comprenne les difficultés générationnelles de l'autre ou pour des échanges de vie que chacun trouve merdiques, mais une fois échangée, elles sont géniales ... jusqu'à regretter l'ancienne. Mais ce qui a été peu exploité dans les séries, c'est l'échange Cop-Serial Killer. Ce n'est pas dans la tête, mais littéralement dans son corps que l'héroïne se plonge, donnant ainsi une leçon d'acting particulièrement réussit. Devant jouer les deux rôles, son magnifique sourire devient un inquiétant masque quand cet Elon Musk japonais prend possession de son corps.
Takahashi Issei, joue ce beau gosse surdoué, aux tiques étranges, richissime et patron d'une firme ultra cotée qui vous veut du bien (Elon Musk donc) n'est pas en reste dans le jeu d'acteur. Il me ferait même oublier Ayase Haruka, tant son personnage féminin est touchant. Même si les tiques, des deux côtés d'ailleurs sont un peu forcés, pas de problèmes du côté du jeu une fois l'échange fait.
Les scènes de crimes sont particulièrement gores, ce qui dénote avec le reste de la série. Mais de la légèreté fait son entrée dès le deuxième épisode, puisque comme tout bon body swaping, une scène de levé de drapeau surprendra notre enquêtrice. Et malgré mon statu de fan incontesté de Your Name je peux encore être amusé par ses légèretés et sûrement vous aussi. On ne se refait pas. Et heureusement d'ailleurs, car la fin du 1er épisode laisse vraiment présager de scènes d'une rare violence perpétrées par une femme psychopathe assoiffée de sang.
Des acteurs merveilleux, car même la lourdeur de Kazuki Kitamura habitué des rôles de flics balourds fait mouche (et oui !). Un scénario qui semble tenir la route pour l'instant, du suspense haletant et du fantastique qui surgit de nul part. Seules certains choix musicaux sont à revoir. Excuse-moi, Ludwig, mais tu ne fais pas le poids face au Tadaima de Teshima Aoi. Mais ne change pas d'apparence qui veut. Il faut savoir se contenter de ce qu'on a et on a là un bon thriller-fantastique qui va vous tenir en halène jusqu'à que le soleil reprenne sa place à la lune.
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Cool jusque d∀ns le titre
Une avalanche de testostérone vous submerge dès les premières minutes de ce drama et vous n'êtes pas près de remonter à l'air libre. Avec un Pitch très classique, dépeignant une organisation qui travaille dans l'ombre, pour punir le politicien ou l'industriel véreux, on a pourtant droit à une série remarquablement efficace. Une action rythmée, des punchlines qui font mouche et une mise en scène adulte et dynamique. Tout ceci donne de l'intérêt à une situation de départ tellement déjà vue. Ne parlons même pas du jeune flic Rooki, muté pour insubordination, dans ce service du 6e sous-sol, caché au milieu des archives. La porte, une fois ouverte, laisse apparaitre des ressources "humaines", un budget et des gadgets sans commune mesure. Extension de nos yeux, comme toujours dans cette situation, le Nouveau joue la stupéfaction face à l'illégalité, mais efficacité du groupe et serre de caisse de résonance de notre propre aberration. Et ça marche ! Même si ça a été vu 1000 fois et souvent avec des séries de très bonnes qualités encore récentes, comme Cheat ou Nana-ri no Hisho. Cependant, dans celle-ci, on passe à l'âge adulte avec un côté violent et sombre qui tranche clairement avec le côté bon enfant des sus nommés.Sans doute les acteurs n'y sont pas pour rien. Ayano Go, acteur caméléon, capable d'exceller dans les romances lunaires comme Koi no Deep, ou Frankenstein Love nous montre tout son potentiel de Bad Boy à la cool et mérite à lui seul le visionnage. Mais il n'est justement pas seul et clairement Takahashi Maryjun est l'alliée de poids qu'il ne faut pas énerver sous peine de réveiller son sang philippin nourrit au kick boxing. Si le harcèlement sexuel semble enfin être pris au sérieux dans le milieu politique en France, ses messieurs pourront s'estimer heureux de ne pas la trouver sur leur chemin. Sa pisse le sang, c'est libérateur pour les perso de la série loin de la retenue qui fait le charme de ce si calme pays (en apparence, évidement). Ces deux acteurs sonnent justes, au même titre que la très stricte Kimura Yoshino dans son rôle de Bosley des temps moderne, en recherche de justice, voir de vengeance.
En effet, c'estle propos principal le propos principal de la série. La vengeance, face au Sekusuhara ou au Powahara qui ont tourné aux drames, mais malheureusement, peut être, d'une manière un peu maladroite à force de répéter les mêmes schémas dans chaque épisode. Pour les 4 premiers, on a l'impression de vivre un jour sans fin tant ils sont construits de la même manière. Heureusement la routine est assez vite cassée. Même si, à mon sens, 5 épisodes, c'est trop long pour que l'excellent grand méchant chic Watabe Atsuro (qui d'autre ?) réagisse à la situation. Mettre à la vu de tous, par les réseaux sociaux, les travers des politiques devraient les rendre un peu plus réactif. Un manque de réalisme, comme toujours, dans ses situations, mais qui ne gâche rien. Y compris la présence de Chiba Yudai adepte des rôles de beaux gosses androgynes, qui peine un peu à convaincre en geek tourmenté.
Un casting coup de poing, une mise en scène forte, une musique du tonnerre et stressante à souhait, un Ending de Uverworld ouvrant la perspective d'un nouveau monde nettoyé de toute impureté (tu parles). Voilà une avalanche de raisons de regarder ce mont Fuji des séries d'action.
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Netflix joue ça dernière carte, mais la partie est déjà pliée
Deux ans d’attente pour ce qui reste la série japonaise la plus plébiscitée (Shōgun est canadienne, One Piece est hors catégorie), toutes plateformes de streaming confondues. La hype était telle que la moindre faute risquait de décevoir des fans devenus accros aux merveilles d’Alice et de son petit lapin. Et pourtant, la conclusion de la saison 2 était belle : une fin ouverte, laissant, comme Squid Game, l’espoir de ne pas trop en faire avec une saison suivante. Car le défaut des survival games, c’est leur répétition, surtout après trop d’épisodes. Une impression de déjà-vu, encore pire dans cette saison 3, que je qualifierais déjà de « trop » après seulement deux épisodes visionnés (je hais le binge watching).Eh oui, au grand dam des fans, une nouvelle fois dithyrambiques sur les six épisodes, on nous ressert à chaque scène la « bogossitude » d’un Yamazaki Kento, oubliant au passage ce qui faisait le charme de la saison 2 : le développement des personnages et ces épisodes entiers consacrés à leur passé ou à leur présent. Certes, il y a bien quelques flashbacks, mais après deux heures de visionnage, ils se résument à une passation de carte entre un autre beau gosse, Isomura Hayato et des seconds rôles insipides. Alors que chacun avait compris depuis longtemps que le thème serait le joker, le summum du cheap survient avec la sortie d’une carte de sa poche par chaque nouveau personnage, sous un drapeau flottant. Je ne m’attendais pas à éclater de rire ici. Ils sont trop forts en production. Ils viennent de gagner 1 min de film.
Et le malaise continue avec des jeux que je trouvais déjà sans saveur dans la saison 1. Autant la saison 2 et la fin de la 1 avec la chasse à la sorcière m’avaient fasciné, autant le début m’avait ennuyé. Bercé par des mangas comme Battle Royale, Liar Game ou Mirai Nikki, ce n’était pas en 2020 qu’Alice in Borderland allait me scotcher à mon écran. Mais la tournure des événements, le climax de la saison 2 se rapprochant toujours plus de l'histoire originale de Lewis Caroll, m’avait définitivement conquis. Sans parler de Yamazaki Kento qui avait enfin haussé son jeu, tandis que d’autres acteurs habitaient déjà des personnages très forts.
Je m’étais attaché, comme tout le monde sans doute, à cette bande d'amis, que dis-je, à cette famille. La mort de plusieurs membres m’avait brisé le cœur. La conclusion de la saison 2 était magnifique. Mais voilà, sans cesse jouer avec mes souvenirs finit par m’agacer. Ces deux premiers épisodes sont insipides : aucun personnage ne me touche. Pire, on force l’émotion avec un personnage en situation de handicap, sans subtilité. Présentée comme une conclusion, cette saison me semble une insulte à ceux qui ont su apprécier la série sur la durée.
Le scénario ? Il n’y en a pas. « Tu disparais, je vais te retrouver et pour ça je retourne dans le monde des merveilles. » Mais bon sang, c’est Super Mario : désolé, « Peach est dans un autre château. » Maintenant que l’on sait que les morts ne meurent pas vraiment, ou alors sont déjà morts, la tension n’est plus la même. Les personnages paraissent lisses, comme ces deux potes de la saison 1 partis trop tôt, dont on espérait le retour. Mais cette fois, on sait qu’on ne reverra personne. Des personnages kleenex, qui ne suscitent aucune empathie, dont la mort n’a plus rien de tragique.
Alors, Alice retrouvera-t-il sa princesse ? Euh..., c’est un Netflix, rien à voir avec Gannibal (Disney+), qui tient en haleine sans jamais promettre de happy end. Si vous n’avez pas encore prévu un voyage à Tokyo, vous découvrirez bien quelques lieux… mais la déception est la même côté production. Shibuya et les autres quartiers n’ont plus cette intensité du vide. Temples, bureaux, métros ont une hygiène clinique qui sent le studio fermé et l’IA. Ça brille, c’est lisse, mais ça manque de poésie et franchement avec une attaque au gaz dans le métro, c'est une faute de goût impardonnable. Les plantes grimpantes cheap du 109 avaient au moins quelque chose de bucolique.
En réalité, le premier épisode m’a fâché, car c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans une suite non prévue. Il fallait plonger directement dans le pays des merveilles avec d’autres personnages ou héros qui après attachement auraient pu mourir tragiquement. On se serait demandé, pourquoi ils sont là. Si on était aussi dans leur subconscient. En quelle année, de quelle manière…, Des indices auraient pu nous mettre sur la piste. Puis Usagi serait apparue, et l’on se serait interrogé. Juste avant de mourir, Alice l’aurait sauvée en réapparaissant lui aussi. Cela, vers le 4e épisode, une fois les autres personnages bien installés. Bien sûr, Usagi aurait expliqué qu’elle cherchait quelqu'un, car un scientifique lui aurait dit qu’il est dans le coma. Putain, j'espère que ce n'est pas ça la fin de cette saison, c'est tellement mal suggéré dès les cinq premières minutes… mais honnêtement, si c’est le cas, les scénaristes doivent retourner à l’école, la production doit laisser tomber l'IA (surtout pour l'affiche) et moi, je vais continuer à attendre le prochain Golden Kamui, car honnêtement, ce n'est pas celui-là le meilleur drama japonais.
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Zombis repetita
Quel intérêt de faire une Review supplémentaire sur la saison 2 de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni ? !!!!!! Impossible d'en parler sans spolier la fin de la saison 1. Et faire allusion aux peu de nouveautés du premier épisode pourrait gâcher les révélations du dernier. Et pourtant je voulais remettre une couche sur ce Zombie outbreak qui m'a particulièrement marqué et continue à l'heure qu'il est à me maintenir en allène chaque semaine. Et dieu sait que j'en ai ma claque des infections, des virus et des vaccushin depuis plus d'un an.Oui, cette série est très gore avec ses cascades de sang, de chaires à vif et ses coups d'objets contondants en pleine tête, en gros plan, perpétrés par femmes et mêmes enfants. Mais qu'est-ce qu'elle donne comme leçons d'humanité aussi ! Tous les défauts de la race humaine sont exacerbés. De la jalousie (très présent) à la peur, mais comme ils le répètent eux-mêmes assez souvent dans la série, les protagonistes forment une véritable famille avec ses querelles, mais surtout l'entraide, l'amitié voir l'amour que nécessite la survie dans ce monde approchant de sa fin.
Ne vous trompez pas, dès la dernière seconde de l'épisode 10, vous enchainerez la deuxième saison. C'est également l'étrange décision qu'a pris le diffuseur Hulu. Et cela, même si créer une attente aurait augmenté le buzz autour d'une série qui le mérite amplement. Bien plus d'ailleurs qu’Alice in Borderland, extrêmement surcoté quand on compare la qualité de Kimi to Sekai ga Owaru hi ni. Netflix à beau avoir le nez creux, il a laissé passé, ici, une série au succès qui pourrait être mondial si on s'en donnait la peine.
Takeuchi Ryoma est charismatique à n'en plus finir et nous rappelle un Will Smith à ses débuts au cinéma. Les autres acteurs ont créé des personnages attachants qui nous déchireront le cœur s'ils viennent à disparaitre.
Seulement 6 épisodes seront largement insuffisants pour satisfaire notre envie de suivre leur (sur)vie dans ce monde sans espoir. Mais le 1er épisode de la saison 2 ne laisse pas de doute sur ce qu'il serait encore possible de faire dans une 3e saison. Je vous laisse imaginer les conséquences de chaque "acte".
Toujours réservé à un public averti (moins de 16 ans, passez votre chemin). La mise en scène comme les musiques restent d'une qualité cinématographique. Bien que les flashbacks tout mignons me manquent en fin d'épisode. Même si le générique, en défilement du staff, donne une classe supplémentaire au tube de Masaki Suda. Et nous fait croire un peu plus qu'on est au milieu d'une grande salle de cinéma en train de regarder un excellent Blockbuster, quelque part, avant la pandémie mondiale qui a tellement bouleversé notre vie.
Review de la saison 1 ici : https://kisskh.at/profile/Kenseiden/review/121401
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Attention les secousses
Méfiez-vous d'une femme trompée, bafouée, humiliée. C'est le message asséné par ce drama qui, tout au long de ses 10 épisodes, répète que l'on peut organiser toute sa vie sur la vengeance envers une femme et son ex-mari. Replica reprend la formule éculée de La vengeance aux deux visages entamée en 1983, et qui a donné lieu à tellement de répliques depuis que le titre de ce drama popcorn en est presque un clin d’œil. Alors, vaut-il mieux en cette fin 2025 se jeter sur cette marque, ou choisir dans le rayon junk food plutôt Musume no Inochi wo Ubatta Yatsu wo Korosu no wa Tsumi desu ka?, un autre drama de vengeance féminine, mâtiné de chirurgie improbable, mais moins obnubilé par la fierté bafouée d'une femme ? On parle quand même de meurtre pour notre fukushū drama d'automne, ici cela parait du coup un peu léger pour tenir en haleine 10 épisodes de 45 min.De l’ijime à tous les étages pour notre germano-japonaise Triendl Reina, spécialiste malheureusement des guest roles dans les nanars télévisuels. Alors, quand elle obtient un premier rôle, on ne peut que se méfier. Malheureusement, je constate souvent que les acteurs binationaux n'ont droit qu'à de petits rôles et souvent dans des bouses. Je pense à Becky ou à d'autres. Je sais, je vois le mal partout, mais ça doit être à force de visionner des dramas comme celui-ci.
Effectivement, notre Cendrillon n’a pas de chance, du collège à son divorce., c’est la très machiavélique Miyamoto Mayu qui la harcèle pour sa laideur, lui pique son mari et l'a fait virer de son emploi. Non, vraiment, on comprend que, de laidron, elle souhaite devenir mannequin grâce à une chirurgie qui, de manière un peu plus réaliste, ne se fait pas en un clin d’œil comme dans Musume no Inochi. Il faudra quelques mois et beaucoup de bandages pour arriver à une schöne Fräulein. Tous les lieux communs de ce genre de drama défileront : les hommes préfèrent les belles ingénues stupides, les belles femmes sont cupides et superficielles.
La réalisation ne casse pas de briques, le scénario est convenu, on espère tout juste avoir un peu de surprise avec le second rôle de Senga Kento, qui laisse planer le mystère sur ses intentions. Mais vous aurez quand même votre quota de rigolades, non voulues, évidement, pour les FX maquillage. Car malgré les efforts sur les paupières, il faut vraiment se forcer à ne pas reconnaître le personnage de Reina. C’est là que les acteurs doivent montrer tout leur talent : « Ah, c’était toi, je ne t’avais pas reconnue ! » Non, franchement, vous allez bien en rire. Et pleurer aussi un peu, car le mari de Reina me fait réellement de la peine. Lui si gentil et carré… comment peut-il succomber au charme de ces diablesses ? Bon, vous ne tiendrez peut-être pas, tout comme moi sur la longueur. Mais j’ai quand même regardé la bonne moitié, malgré le fait de ne pas être la cible de ce drama. Kimura Ryō, le mari, n’était pas la cible non plus, et il a malgré tout été visé par sa femme moche, sa maîtresse ultra-sexy et à nouveau sa femme ultra sehr schöne. La revanche des geeks à lunettes. Trop la classe le mec !
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Extrême Oiran
Dans la jungle des dramas japonais, il est parfois difficile de choisir une nouvelle série à regarder. Celle-ci a été choisie uniquement sur un jeu de mot d'une nullité affligeante et donc qui touche au génie. Car une telle prise de risque (certains diront inconscience) de la part des producteurs décuplée par une affiche racoleuse au possible (geisha aguicheuse sur fond de building) ne pouvait qu'aiguiser ma curiosité (malsaine ?).Alors on ne fait pas dans le détail, dès les premières secondes, une courtisane de l'époque Edo débarque dans une famille vivant chichement dans le Tokyo de 2021, et cela sans autres explications. Elle gardera sa coiffure traditionnelle durant tous les épisodes, voir ses kimonos également, et cela pour faire toutes sortes de baïtos. Elle aura accepté sa situation au bout des quelques premières minutes et les épisodes s'enchaineront avec une capacité d'intégration dans le Tokyo de 2021 étonnante pour une déracinée temporelle.
De toute façon les voyages dans le temps étant devenus courants dans les dramas, inutile de s'encombrer d'explications. On continue donc d'explorer l'histoire du Japon comme c'était déjà le cas avec le romantique Line! Hikari Genji-kun ou le plus ludique, mais incompréhensible en replay Rekishi meikyuu kara no dasshutsu. Si on reste dans la veine romantique et ayant un peu trop de similitude avec le premier nommé, l'humour qui se dégage de Edo Moiselle m'a plutôt agréablement surpris.
En effet, je m'attendais à beaucoup de situations graveleuses sur les courtisanes de l'époque Edo, mais c'était sans compter que ce drama était pour un public japonais et non international. L'héroïne est souvent touchante et fait mouche face aux mâles modernes avec finalement une défense de la condition féminine permanente. Le parallèle des bars à hôtesse, nécessaire pour signer un contrat, sonne assez juste, par exemple.
Sans vouloir en permanence donner des leçons, notre héroïne est empreinte de modernité, mais reste en adéquation permanente avec l'époque d'où elle vient. Mais c'est dans les situations de comédie que l'on prend le plus de plaisir. Même si en permanence l'humour joue sur le décalage des époques, je me surprends à pouffer de rire pour une simple photocopie.
Les acteurs sont malheureusement assez banals (dans le jeu, le physique, mais pas le look...). Edo Moiselle n'a rien d'une superproduction même si Okada Yui porte magnifiquement la coiffure d'époque et sait habiller son regard. Hayama Shono a peine à convaincre tout comme le reste du casting, voilà peut-être pourquoi il porte ses habits si improbables, ceux de l'Oiran passeraient presque inaperçu à côté. Dans une sitcom, ce n'est pas si grave et tous ses acteurs habitués au second rôle sont aussi rafraichissants et changent des Hirose et autres Kubota un peu trop parfaits pour nous.
Si pour vous, c'est l'humour qui prévôt, avec un peu de romantisme et de sensibilité, si les costumes et coiffures d'époque sont votre kif et si vous n'en avez pas marre des voyages dans le temps, Edo Moiselle saura répondre à vos attentes. Étant un homme j'irai plus vers ce drama que vers Iine! Hikari Genji-kun. Mais c'est à vous de faire votre choix. "Madame" à tant de plaisirs à vous proposer.
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La valse des remplaçants
Le sensei nouveau du printemps est arrivé (forcément, l'école commence au printemps). Et ce n'est pas le seul marronnier qui vous attend dans ce énième Hiiro Sensei Drama de la télévision japonaise. Étant moi-même prof, je l’ai dit cent fois : j’ai toujours à cœur de découvrir de nouvelles perceptions du métier et les compétences de mes collègues des antipodes. Si en plus c’est l’éternellement drôle et gaffeuse Hirose Alice qui endosse la tâche de mater la génération Z, je ne vais pas bouder mon plaisir de revoir les sempiternelles scènes d’adultes qui détournent les yeux face au harcèlement, et la bataille entre les pédagogies différenciées de la principale, de l’adjoint, des parents et des profs. Allez, c’est reparti pour un tour !Il est loin, le temps de GTO, et pourtant si proche dans la personnalité de Urumi Shizuka, qui, tout comme notre Great Teacher, n’en a rien à faire des élèves et cherche juste à se la couler douce comme fonctionnaire après une longue période en tant que NEET. Le bagou d’Onizuka-sensei en moins, tout de même. C’est surtout ce que l’on pense dans le premier épisode, avant de découvrir la vraie situation de notre héroïne, qui résoudra, à l'insu de son plein grès, les problèmes des ados, qu’elle déteste tant. Pas de spoil ici, c’est simplement la loi du genre. Et les caricatures vont être nombreuses : entre les profs lèche-bottes de l’adjoint, les parents toxiques et l’Ijime, qu’il faut, malgré tout, toujours dénoncer. Les acteurs n’ont pas besoin de forcer le trait tant on connaît la chanson, mais j’ai quand même un petit faible pour le prof de maths loser face à ses collègues et ses élèves, et qui se croit expert en conseils de vie. Question de corporatisme, peut-être.
Bien sûr, on attend essentiellement Hirose Alice au tournant, semblant être le seul véritable atout de cette comédie qu’on espère tous voir partir dans un délire total, jusqu’au bout. Jamais aussi bonne que dans un rôle mi-yankee, mi-gaffeuse, placée là où elle ne devrait pas être et se plaignant mentalement à chaque conversation ennuyeuse, les premiers épisodes augurent de très bons moments. Le secret d’Alice tarde à être dévoilé et reste volontairement en retrait, sans doute pour éviter de reproduire le traumatisme divulgâchique qu’a été "La danse du paon" de sa petite sœur, il n’y a de cela que quelques semaines, et cela, dès le premier épisode, en plus.
Bien sûr, chaque épisode suit la trame habituelle : un élève, un problème, une solution à la fin. Mais certains vont plus loin. Dès la fin du troisième, tout n’est pas si rose, et on imagine le scénario prendre de l’ampleur. Quelques trouvailles, comme la place prépondérante d’internet en tant qu’aide (pour éviter de donner une trop grande supériorité au professeur face au commun des mortels), sont salvatrices.
Sans être un chef-d'œuvre du genre, on prend toujours autant de plaisir à suivre l’histoire d’une classe sur une saison, espérant y déceler la future Nagano Mei, Hara Nanoka ou Kawai Yuumi. On s’amusera des facéties de Hirose-san, aussi forte pour sourire que pour faire la gueule. Et là, elle décroche la palme, renforcée par cette frange improbable, mais qui vaut, à elle seule, le visionnage.
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Cœur de loup
S'il y a un genre que j'apprécie particulièrement, c'est bien le school drama, surtout lorsqu'il est empreint de mystère et qu'il ravive chez-moi la flamme de la jeunesse et celle de l'enseignement. J'attendais, donc, depuis longtemps un successeur à 3-nen A-Gumi, tant du point de vue du casting, de l'intrigue que de la réalisation. J'avais foi en Saiko no Kyoshi: 1 Nen Go, Watashi wa Seito ni Sareta (2023) et en la très bonne prestation de Matsuoka Mayu, mais je restais encore sur ma faim.Aucun acteur n'était encore arrivé à la cheville de Suda Masaki dans le rôle du professeur principal psychopathe, mais... entièrement dévoué à ses élèves. Il se pourrait bien, cependant, qu'il ait trouvé un véritable concurrent en la personne de Matsuzaka Tori, qui n'a plus rien à prouver, mais qui pourtant, concourt ici pour la meilleure performance masculine de l'année.
Ceci dit, un bon drama ne repose pas sur un seul acteur, et encore moins dans ce genre si particulier qu'est la prise en main d'une classe (de terminale, pour coller encore plus au cahier des charges du genre) sur l'année. Un bon casting dans la classe, qui a révélé ou confirmé tant de jeunes talents dans 3-nen A-Gumi ou Salomon no Gihou, est l'élément essentiel pour ces dramas. Il semblerait que Mikami Sensei coche toutes les cases avec la présence de Nagase Riko, Takaishi Akari ou Kubozuka Airu, pour n'en citer que trois. Souhaitons à ces jeunes acteurs la même trajectoire que Nagano Mei, Kamishiraishi Moka, Katayose Ryota, ou encore Hotta Mayu, qui revient ici pour signer ici une performance magistrale, à des kilomètres de ses univers habituels.
Le drama est d'ailleurs très sombre et d'un sérieux qui pourrait en rebuter plus d'un. Les rares moments de délires adolescents en deviennent d'autant plus précieux et je vous invite à les savourer. On ressent le poids que le monde actuel fait peser sur nos enfants : la pression constante sur cette nouvelle génération dans un monde en perpétuel mouvement, où l'éducation, dans les pays du G20, parait être le seul levier capable de changer la donne pour assurer la survie d'une nation. Conquérir ou s'élever toujours plus haut que les autres... Des questions fondamentales de survie politique, culturelle, ethnique et familiale sont au cœur d'une intrigue policière menée d'une main de maître par toute la production.
L'écriture du scénario est diabolique. La mise en scène repousse les critères du mystery drama de qualité. Bien sûr, certains plans insistent sur des évidences, mais grâce à des mouvements lents et des angles de caméra audacieux choisis, assistés par une bande-son religieuse, ils instaurent un sentiment d'asphyxie encore plus présent que la simple pression décrite sur ces futures élites. On pourrait imaginer une exagération pour les besoins de l'intrigue, mais les récents scandales dans certains lycées privés français nous prouvent qu'on est parfois loin de l'horrible réalité.
Mikami Sensei va très certainement devenir une nouvelle référence du professeur psychorigide, mais profondément attaché à ses élèves. Matsuzaka Tori habite littéralement son personnage. Il excelle lorsqu'il doit paraître ennuyeux, tel le bureaucrate qu'il est. Il est impressionnant dans ses explications mathématiques autant que philosophiques. Et bon sang, qu'il a l'air humain lorsqu'il donne des leçons de vie à ses élèves ! Sans parler de son côté sombre lorsqu'il se transforme en enquêteur... Horrible pour ses collègues, qui, loin de lui servir la soupe, s'avèrent être d'excellents seconds couteaux, renforçant ainsi cette œuvre qui s'impose comme une nouvelle référence des dramas dénonçant un système qui broie totalement les individus. Il se permet même des de l'autodérision lorsqu'il décrit les dramas scolaires, imposants une image du prof héros irréprochable. De l'autodérision, il y en aura aussi dans le choix de One OK Rock pour l'ending. De révolutionnaire, on pensera plutôt à une référence aux gosses de riches.
Du classique, me direz-vous ! Mais ici, tout va plus loin dans la critique : L'éducation, bien sûr, mais aussi la bureaucratie, les castes, les médias, avec une interrogation sur le rôle du journaliste dans un monde gouverné par la rumeur et le poids des réseaux sociaux. Et le monde politique, impliquée dès le premier épisode, qui raisonne de manière synchrone avec une société japonaise sclérosée par ses conventions. La courageuse enseignante incarnée par Yoshioka Riho en est l'exemple parfait, broyée par sa propre famille. On y trouve aussi des enquêtes bâclées ou étouffées par l'argent et le pouvoir, si on ne peut même pas compter sur la police. Décidément, tout y est. Ce drama ne laisse aucune faille apparente.
On pourrait seulement lui reprocher la difficulté du vocabulaire lorsqu'on le regarde en RAW, mais il est certain qu'il marquera les esprits, comme d'autres avant lui en leur temps. Malheureusement, politique et éducation, dans la vraie vie, ne sont que ruine de l’âme... J’ai bien peur qu’il n’y ait pas de Mikami Sensei pour nous protéger de tous ces loups, qui n’attendent que de remplacer l’ensemble du corps enseignant par des IA. Mais si c’est Lucy, l'éducation de notre pays pourrait enfin être sauvée.
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Hen na koto
Spielberg n’en finit plus de laisser des traces dans l’inconscient collectif. Une semaine après avoir conclu dix ans de Stranger Things, les années 80 et leur esthétique geek pour quinquagénaires trop fortunés reviennent déjà avec le bien nommé Ramune Monkey.Trois ojisan se remémorent l’année 1988 dans une ambiance rappelant tous les films de l’époque. Dès les premières secondes, les clins d’œil, parfois trop appuyés, de Rencontres du troisième type à l’ambiance Goonies, nous font une fois de plus dire, « c’était mieux avant ». Le premier épisode pose les bases de l’ensemble des personnages grâce à la séance de cinéma organisée à l’école, véritable point de confluence de toute la série. Et cette galerie de personnages donne furieusement envie de voir la suite. Yankees, prof courage dans le personnage de la trop rare Kiryuu Mai, ou ados légèrement débiles, tous les codes sont là, avec le prisme de l’ère Shōwa, la meilleure.
On pourrait en avoir marre de tous ces time slips, d’autant plus qu’on se retrouve pour la énième fois à chercher qui a tué Laura Palmer. Diffusé en même temps que Silent Truth et juste après Ii koto warui koto, retour encore et toujours à l’époque de l’école primaire, à se remémorer ses anciens camarades et les faits de l’époque. Mais on n’est pourtant pas du tout dans la même ambiance, car à cinquante ans bien tassés, les souvenirs fantasmés déforment la réalité. Et les passages dans l’enfance sont tellement jouissifs, avec des allusions à Jason et à d’autres films qui nous ont tant marqués, qu’on en vient presque à regretter que la série ne se déroule pas entièrement à cette époque.
Rois du kung-fu en pleine période Jackie Chan, les enfants ont tous des super-pouvoirs et vivent des aventures extraordinaires dans la tête de vieux briscards complètement has-been dans leur époque. Dans leur travail, dans leur famille, ce sont des pépés un peu à la masse qui retrouvent, dans la recherche de la vérité, une seconde jeunesse. VHS et vélos volants réjouissent la génération (Spartan) X que je suis, et mon amour pour l’ère Shōwa, et en particulier pour la city pop, est comblé avec cette série. Kiryuu Mai est tout aussi étrange, flippante et attractive pour ces ados en devenir. Les papis l’idéalisent, mais comment faire autrement, tant on aurait voulu avoir une responsable de club de ce niveau ?
La génération Z se retrouvera dans Fukumoto Riko, qui accompagne nos trois enquêteurs, et c’est plein d’émotion qu’on suivra leurs retrouvailles avec tout leur childhood et leur professeur encore en vie. Bien plus intéressant que s’ils s’étaient donné rendez-vous dix ans après, ce saikai quarante ans après le collège réserve de savoureuses scènes.
Je ne comparerai pas plus à Stranger Things, ayant arrêté de regarder des séries américaines avec la fin d’Urgences. J’imagine le parallèle, mais j’imagine aussi le côté sentimental bien plus développé dans le pays du natsukashii. Dépêchez-vous de visionner cette bonne dose de nostalgie avant que la Stargate, la cabine ou la DeLorean ne se referment.
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Natsu, petite fille des montagnes ...
Les Asadoras de la NHK ont un format très particulier 15min/jour, pendant 6 mois. Il faut pouvoir trouver son compte pour accrocher aussi longtemps à une histoire, qui soyons honnête tirent parfois en longueur. Pour ma part j'adore ce format qui permet de lancer des épisodes en rafale. De plus, ses dernières années, les thèmes abordés, la qualité d'écriture et la pléthore de stars en premiers rôles ou en guest arrivent à vous tenir en haleine malgré les moments un peu plan plan. C'est presque le cas de Natsuzora qui offre à Suzu Hirose un premier rôle à la hauteur de son talent et qui justifie à elle seule le visionnage. Comme cela semble devenir la norme avec ce format on découvre son personnage enfant et on suit sa vie sur plusieurs décennies. Bien moins palpitante, à mon avis que celle de Suzume dans Hanbun Aoi (mon Asadora préféré) on trouvera quand même son compte d'émotions dans la première partie de l'histoire et quelques rebondissements, certes attendus redonneront un regain d'intérêt. Découvrir la vie difficile des japonais du siècle dernier, partis coloniser Hokkaido et des orphelins d'après-guerre ma fait verser ma petite larme.Dans cette version japonaise d'Heidi (les similitudes sont quand même très fortes même si on essaye de nous vendre 'la petite maison dans la prairie') l'histoire nous touche par les liens créés par Natsu et son grand-père adoptif. Personnellement si je trouve que les rôles secondaires manquent de profondeur dans cette partie (et trop caricaturaux plus tard, pour les collègues de Natsu adulte), Awano Sari qui joue Natsu enfant et Kusakari Masao le grand-père vont vous faire fondre. Plus tard, la recherche désespérée de son frère et de sa soeur réussiront aussi à vous tirer une larme supplémentaire.
Mais soyons honnête, si je me suis plongé dans cette histoire ce n'est évidement pas pour les paysages bucoliques et les vaches d'Hokkaido ni pour suivre le combat difficile de l'émancipation des femmes japonaise, fil rouge de beaucoup d'Asadoras, mais pour le thème principal : la genèse de l'animation japonaise. Car comme beaucoup, avant de m'intéresser aux dramas, je suis un fan d'animation et de mangas. Et on suis bien les pionniers de l'animation dans cette histoire. Le terme 'Pionnier' semble être le fil conducteur de la série tout au long des 156 épisodes. On découvre les premiers films d'animations, le métier d'animateur de coloriste, de doubleur, les premiers studios d'animations, etc ... Cerise sur le gâteau des séquences d'animation ont été spécialement créés pour l'occasion, avec vers la fin de la série des un épisode quasi entier animé (d'une qualité un peu décevante par rapport au générique d'ailleurs). Car si on reconnait facilement la Toei dans le studio où Natsu travaille il était hors de question d'utiliser des séquences de film réels. Et on s'amusera donc à chercher à quel film fait référence cette séquence. Jusque dans le générique, créer par une jeune animatrice, chanté par le groupe Spitz et qui nous rappellera tellement le Heidi de Miyazaki. L'ombre du maitre plane sur les épisodes et certains des personnages ont du hérité de traits de caractère. Tezuka et Go Nagai ne sont pas très loin non plus. Voilà pourquoi je conseille cette série, qui ravira tous les fans d'animations d'après-guerre jusqu'au années 80, les vieux comme moi, quoi. La musique colle parfaitement à la série et vous vous surprendrez à fredonner les thèmes principaux. Un de mes Asadoras préféré.
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Le live action d'ONK qu'on attendait
Alors qu’il s’apprête à sortir au cinéma, Love on Trial de Kōji Fukada remet une nouvelle fois le monde des idoles sur le devant de la scène. Et pourtant, dès Perfect Blue (1997) du regretté Satoshi Kon, ce milieu avait déjà été sévèrement critiqué pour son miroir aux alouettes et la monétisation des sentiments, des corps et des sourires. Le fan lui-même n’est jamais vraiment dupe, et ce jeu du mensonge a été si brillamment décrit dans le manga Oshi no Ko qu’on peut légitimement se demander ce qu’une énième série peut encore apporter, d’autant plus lorsqu’elle s’étale sur 13 épisodes de 50 minutes, retraçant l’ascension de trois futures stars.Et pourtant, étonnamment, Oshi no Satsujin est peut-être l’œuvre la plus pertinente d’un point de vue informatif sur ce milieu. Et ce, malgré un scénario peu réaliste qui, comme vous allez le voir, part dans toutes les directions pour mieux se rassembler au final. Du plus sombre au plus what the fuck, du plus glauque au plus kawaii, même Élise Lucet serait choquée par ce "Complément d’enquête", comme il se doit, à la fois dénonciateur et voyeuriste, d'Envoyé Spécial au pays des idoles.
Exit donc l’amour impossible, la folie du dédoublement de personnalité ou la vengeance envers un père absent. Le cadre des idoles sert ici un thriller anxiogène porté par trois jeunes actrices encore peu connues : Tanabe Momoko, Yokota Mayuu et Hayashi Meari. Elles se partagent le premier rôle comme trois membres d’un groupe unies pour la vie. Mais c’est plutôt la mort qui les rassemble et les transforme progressivement en une véritable famille. Trois sœurs inséparables, partageant des secrets de plus en plus nombreux, immoraux et macabres, tout en cherchant à construire la famille dont elles ont été privées.
Si Yokota Mayuu et Hayashi Meari incarnent parfaitement des rôles de discrêtes, presque transparentes, Tanabe Momoko est une véritable révélation en leader du groupe. Les secrets se dévoilent peu à peu, révélant toutes les aspérités, loin de l’image lisse attendue d’une idole. Si les idoles sont les reines du mensonge, elle, en est l'impératrice. Elle crève l’écran dans un rôle fort, même si le scénario a parfois tendance à la confronter aux pires situations sans vraiment y réfléchir. Comme dans tout slasher, nos trois preincesses de la scène se jettent régulièrement dans la gueule du loup, sans aucune protection et réflexion.
Pourtant, elles sont bien entourées. Une pléthore de Johnny’s participe au casting masculin. Et, tout comme dans un Scary Movie, nul ne sait vraiment à qui faire confiance. Il faudra attendre les derniers épisodes pour dévoiler le cœur de l’intrigue et le rôle de chacun. En attendant, de nombreuses side stories viennent nourrir l’ensemble : l’ascension des idoles, des triangles amoureux, un mystérieux serial killer faisant l’aller-retour entre Osaka et Tokyo, des amitiés d’enfance, du harcèlement scolaire, des rêves de petites filles… Les clichés liés aux idoles sont nombreux, mais souvent réalistes. Le caractère informatif est bien présent : les fans sont lourds, suants, gras, tels que les journalistes français aiment les dépeindre. Les idoles travaillent dur et percent finalement, parfois en donnant bien plus que leur voix.
Chaque personnage secondaire incarne une facette de la pensée sociétale autour du show-business. Une femme bafouée déteste les idoles et les compare à des prostituées avec des arguments recevables, tandis qu’une mère est immensément fière de voir sa fille réaliser son rêve d’enfant, monter sur scène en robe de princesse. Tous les arguments se valent, et juger devient difficile au final.
Seule la qualité artistique de l’œuvre, oscillant entre nanar et chef-d’œuvre, peut réellement être débattue. Le jeu de certains acteurs est parfois irritant, notamment lorsqu’ils dévoilent leur personnalité macabre ou qu’ils en font trop dans la gentillesse. Le petit côté provincial, avec l’accent d’Osaka forcé, est à la fois plaisant et excessivement surjoué. Les plaintes ponctuées de « ya » en fin de phrase accentuent le côté pleurnichard du personnage de Hayashi Meari, ce qui peut lasser assez rapidement.
Grâce à une durée étonnamment longue pour le genre, la série vous entraîne dans de multiples directions et parvient à maintenir le suspense. On ne sait jamais vraiment ce qui va se passer dans l’épisode suivant, et rien que cela est déjà un exploit pour une série japonaise souvent trop friande de clins d’œil divulgâcheurs. Bien sûr, cette longueur et ce scénario alambiqué masquent un manque de moyens évident au niveau de la production. Les décors et la réalisation sont cheap, comme les scènes de rue et les maisons louées filmées caméra au poing, sans artifice. Même les scènes dans les salles de spectacle semblent parfois captées au smartphone, par les fans.
Mais une bonne surprise artistique accompagne malgré tout la dizaine d’heures de visionnage. Une bande originale qui porte bien son nom, moderne et entêtante, dont on aura du mal à se débarrasser. Je ne parle pas des chansonnettes créées pour le faux groupe, mais bien de la bande-son signée Dejizue et Kuroda Mori. Et cet ending de Yu-ka, qui arrache une larme à chaque meurtre, donnera définitivement envie de déposer une rose noire sur le corps de chaque victime.
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Mon papa à moi est un gangster, mais c'est lequel ?
Si l’auteur Uketsu reçoit un succès attendu en France (savamment orchestré par les maisons d’édition), ce n’est pourtant pas lui qui remporte le prix littéraire de la maison la plus étrange automne 2025. Dixit les très kawaii et très jeunes enfants dont Matsushima Sō et Shirasu Jin ont la charge. Cette série a un petit goût salvateur. À la volonté de bousculer les stéréotypes s’ajoute le combat quotidien d’élever des enfants dans le Tokyo de 2025. Un combat sponsorisé par le gouvernement métropolitain en quête d’une augmentation du taux de natalité, mais certainement pas par la nouvelle Première ministre, à qui je dédie cette chronique et, bien sûr, cette série pleine de tolérances, d’humanité et de familles recomposées.Adaptée d’un manga en 13 tomes, on a du mal à imaginer un renouvellement de l’histoire sur la durée étant donné le pitch de départ. D’autant plus que, très vite, le « non-couple » (je ne veux pas trop en dévoiler) est accepté et apprécié par l communauté des mères de famille, dès le deuxième épisode. Mais le fil conducteur n’est pas la recherche d’une maman pour accompagner nos deux superpapas, ou d'une reconnaissance de la société. Non, il s’agit de ce qui relie chaque Japonais à sa famille, a ses racines : la bouffe, évidemment.
Pour faire de cette salade recomposée une vraie famille, il est vite sous-entendu qu’il faut se mettre à la cuisine. Nos papas se transforment donc en super chefs, même si cela est loin d’être facile et la série, comme bien d'autres, en tuto culinaire.
Mais loin de se limiter à ce genre surreprésentés, le drama explore les liens familiaux et amicaux, avec douceur et justesse. Matsushima Sō joue un ancien délinquant et on se prend à enquêter sur le terrible secret que semble cacher Shirasu Jin.
Et c’est là que la série bascule dans un univers inattendu. D’une tendresse et parfois d’une drôlerie de chaque instant, certaines séquences parviennent à troubler, voire à glacer le sang. Car si la fillette, future star à coup sûr, vous fera craquer et éclater de rire, Shirasu Jin est suffisamment inquiétant pour maintenir le suspense à son comble.
Malgré son casting de Johnny’s et son côté fuwafuwa, cette série s’impose comme un véritable vade-mecum sur la famille de 2025. Une bouffée d’air frais qui donne le sourire tout en invitant à réfléchir sur les vraies valeurs de la vraie vie. Le gouvernement métropolitain de Tokyo valide de son tampon d'un autre âge. La première ministre, elle....
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C'est à son tour, maintenant
Avec son casting de rêve, la nouvelle production horrifique d'Abama x Asahi TV promet monts et merveilles sur le papier. Mais nous avons appris à nous méfier des productions trop gourmandes en ex-Idoles et autres Models. Pourvu que ce rêve ne se transforme pas à nouveau en cauchemar...Un rêve qui se réalise au début du premier épisode, pour la jolie et sympathique ex-Nozikaya 46, Nishino Nanase. Finie la vie de Youtubeuse solitaire (comprendre otak, donc) et vive la vie avec une bande de copines aux caractères très différents (pour les otaks, ... donc). Une Mansion à 8 appartements tous occupés par une jeune femme célibataire est le cadre idéal pour un scénario plutôt convenu. Le pitch de départ tenant sur une dent d'un timbre de poste, ne laisse aucun doute sur le genre Horreur/Thriller. Mais on sait depuis Anata no Ban Desu que ce huis-clos peut provoquer, chez le spectateur, une addiction envers une série qui ne payait pourtant pas de mine au départ. Mais une interrogation survient à la lecture de la phrase précédente. Nishino Nanase parviendra-t-elle une nouvelle fois à nous maintenir en haleine comme elle l'a justement si bien fait dans Anata no Ban. La comparaison risque d'être douloureuse, voir horrible.
Si le genre de cette nouvelle série est clairement orienté horreur, cela ne peut pas suffire à faire oublier ce chef-d'œuvre du polar/mystère surtout que dès le premier épisode une locataire décède et on se doute bien que c'est le point de départ d'une série de morts plus horribles les unes des autres. Heureusement les futurs victimes font partie de la crème des jeunes actrices de série (parfois Z) du moment. La géniale Uchida Rio qui sait mettre ça personnalité folle au service d'un scénario toujours déjanté et complexe (Raise de wa Chanto Shimasu, Mukai no Bazuru Kazoku, ...) et les 6 autres locataires que je ne citerai pas une à une et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque tant elles auraient pu tenir un premier rôle chacune.
Si on se doute de leur fin tragique et certainement violente selon l'épisode à venir, reste le mystère qui entoure cette immeuble. Vieux cimetière indien ou ancien lieu de culte Celte ? Que s'est-il passé dans ce bâtiment ou le mensonge est interdit, sous peine de voir sa fin arrivée. Ce ne sont pas les exorcismes minables du pseudo prêtre shintoïste, excellemment joué par Nagayama Kento qui parviendra à faire baisser la tension. La religion est clairement critiquée ici, par son côté mercantile. Mais ce partenaire maladroit de notre enquêtrice Nanase chan vous donnera un sourire salvateur au milieu d'un océan de sueur froide.
Car la peur est bien là, présente à chaque épisode. Une horreur parfois subtile, mais avec des codes éculés pour ceux qui suivent le cinéma asiatique depuis longtemps. Mais même un vieux briscard comme moi se fait avoir et les reflets dans le miroir, les mains sales ou les cheveux longs recouvrant le visage, par exemples, font toujours leurs effets. Et comme souvent on est content qu'un épisode ne dure que 20 min. Vous faire croire que j'ai vu tous les épisodes à l'heure qu'il est serait le 3e mensonge de cette chronique, alors je vais m'arrêter là dans mes commentaires, même si vous êtes certainement déçu (si si,...). Mais je tiens encore un peu à la vie. Si ce n'est que pour découvrir le fin mot de cette histoire pas si commune au final ... Aaaargh, uso da yo !!!
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L'école des sentiments tarifés
Les romances réprimandées par la société, malgré leur exploitation dans la littérature depuis Genji Monogatari, font encore le bonheur des producteurs et auteurs, tout média confondu, en cette bientôt fin de monde annoncée. De surcroît au Japon, terre de la bienséance et de la discrétion. Imaginer une amourette entre une professeure et un élève analphabète peut encore, malgré le cliché de la situation, faire vibrer les foules en 2025. Et pourtant, on a du mal à imaginer faire mieux que Garden of Words de Shinkai Makoto, surtout qu’en 2013, avec son trait de crayon et seulement 46 min, il avait tout dit et tiré les larmes nécessaires à la situation.Ici, pour faire vibrer la corde sensible, le cordonnier est remplacé par un host de Kabukicho, ce qui ne nous rassure pas au premier abord. Du rentre-dedans et des beaux mecs androgynes vont parsemer 10 épisodes de hime-sama en direction des trentenaires à la recherche de l’aventurette télévisuelle. Vous entendrez donc soit votre voix intérieure, soit celle à côté de vous dans le canapé vous dire : C’est honteux cette exploitation de la misère amoureuse, tout en sachant que le voyeurisme est la raison principale de notre fascination.
Mais en réalité, tout est fait pour dénoncer le mizushōbai, à commencer par le ridicule dont les jeunes hosts s’affublent. Car si l’ensemble des intervenants semble donner les bons arguments pour critiquer l’exploitation de la solitude des femmes, ce sont les situations vécues par les hosts qui en font la meilleure critique. Mis plus bas que terre, traités comme des moins que rien, pas seulement par leur patron. Les clients, la société, les regardent comme des caniches à maman. Et c’est d’ailleurs très touchant de voir à quel point le héros de l’histoire cherche à travers son métier la reconnaissance maternelle qu’il n’a pas eue dans sa jeunesse.
Le trait sera donc forcé pour l’héroïne incarnée par l’excellente Kimura Fumino, en mère courage prête à tout pour sauver de l’illettrisme Murakami Maito Raul. Sa photo illustre d’ailleurs sur Wikipédia la définition de vieille fille. Dans son tailleur grisâtre, affublée d’un chignon et de lunettes, esquissant très peu de sourires face à sa classe de jeunes filles d'une école privée catholique. Oui, tout est dit. Les clichés sont ultra-forcés, comédie romantique oblige. Le paradis blanc, la journée. L’enfer rouge, la nuit. Raul-kun est présenté comme un Satan prêt à dévergonder la plus toute jeune vierge. Il faut choquer le bourgeois, que diable.
En vraie, la production cherche à choquer un public habitué et donc anesthésié par les mœurs de Kabukicho, mais n’y arrive pas vraiment. Encore moins si on vit au Japon, où les lieux de culte catholique n’ont pas réellement de sens au-delà du mariage. Mais toutes ces montagnes de clichés gâchent-elles l’expérience ? En réalité, très peu, car on assiste ici à de très belles performances d’acteurs. Kimura Fumino est évidemment habitée par sa mission de super neketsu sensei (celle-là je vais la ressortir à chaque fois, maintenant) mais sans en faire trop. Elle met énormément de temps à succomber au soi-disant charme de Raul-kun. D’ailleurs, est-ce qu’elle y succombe seulement ? Ces situations donnent une part de réalisme bienvenue. Ce drama est ancré dans la vraie vie et fait finalement très peu de place à la romance. Exit les longs plans "je te regarde dans les yeux pendant une minute". Kimura Fumino refuse et exècre les tapes sur l’épaule et autres avances ou mots doux appris à l’école des hosts. Les histoires de couple sont bien ancrées dans le Japon d'aujourd'hui: mariages arrangés, rencontres sur appli, misère affective, monétisation des sentiments. Les questions sociétales sont nombreuses, bien amenées et rendent le suivi de l’histoire passionnant.
En effet, Raul-kun ne cherche pas à faire plaisir à sa professeure, en apprenant à la vitesse grand V à écrire. Au contraire, le jeu du chat et de la souris dure et montre à quel point enseigner n’est pas donné à tout le monde. Une IA est encore loin de remplacer le contact humain, tant vouloir faire apprendre quelque chose à quelqu’un contre son gré est délicat. Délicat sera donc le mot d’ordre du drama.
Loin donc d’un énième reportage voyeuriste pour occidentaux prêts à se complaire dans des remarques du genre "tous des pervers ces Japonais", tout en se rinçant l’œil. Ce drama renforce la certitude de chacun sur la nécessité de mettre fin à ces pratiques d’escortes. Pas seulement pour les arnaques à l’argent, mais surtout pour les arnaques aux sentiments. Et pour cela, une seule solution : l’éducation.
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Les deux mois de la marmotte
Grey’s Anatomy vous manque ? En particulier les premières saisons où l’on découvrait l’innocence et l’incompétence de jeunes étudiants fraîchement débarqués dans un hôpital ? Vous preniez plaisir à les voir gaffer en apprenant leur métier, tout en explorant intensément leurs relations sentimentales – pour ne pas dire sexuelles ?Si c’est le cas, Madoka, 26 ans, vous replongera dans cette ambiance, que vous ayez déjà vécu ces moments avec Ellen Pompeo et ses camarades, ou que vous les découvriez pour la première fois (même si j’en doute). Ce drama pousse d’ailleurs la réflexion plus loin en s’adressant à plusieurs générations, voire en tentant de les réconcilier, à travers l’opposition entre les médecins issus de l’ère Shōwa et la nouvelle génération « 9h-17h ».
Ce que l’Occident nomme la génération Z est souvent assimilée, au Japon, aux jeunes diplômés de l’ère Heisei (20 à 30 ans), qui revendiquent désormais des horaires de fonctionnaires (je suis fonctionnaire). Finies les heures supplémentaires interminables et les appels professionnels impromptus le dimanche ! Même les futurs chirurgiens comptent désormais leurs heures, au grand dam de leurs aînés. Une tension qui se cristallise particulièrement lorsque ces derniers deviennent les tuteurs des nouvelles recrues, ne tolérant aucun faux pas et imposant une rigueur à laquelle les jeunes semblent moins habitués.
Ces thématiques sont au cœur du drama. Yoshine Kyoko, notre héroïne, semble avoir dû ingurgiter un bon nombre d’épisodes de Grey’s Anatomy pour incarner avec justesse l’inexpérience des jeunes internes. Le doute, l’incompétence – réelle ou ressentie – et les choix cruciaux de vie et de carrière résonnent avec ces stages enjoints de rotation tous les deux mois. On ne peut rien reprocher à la qualité de la série, qui reprend tous les codes des bons dramas médicaux : un casting intergénérationnel au sommet, une mise en scène efficace et, malgré son énième rôle de médecin, Suzuki Nobuyuki charme toujours autant sans en faire trop.
Cependant, bien que la série mette en avant l’émancipation des « 9h-17h » face à leurs aînés, elle n’échappe pas à une vision paternaliste du rôle des anciens, omniprésente. Je pense notamment au directeur de l’hôpital, figure du vieux sage, ou, pire encore, à l’ascendance excessive de Suzuki Nobuyuki sur Madoka dès le premier épisode. Bien sûr, on cherche à souligner le côté romantique de leur relation, mais, comme souvent, notre frêle héroïne ne réalise pas l’amour et la protection que lui prodigue cet homme, viril et mystérieux. Une dynamique de domination masculine sur une femme jugée vulnérable refait ainsi surface. Sans parler du comportement étrange du petit ami officiel de Madoka, qui renforce encore cette impression d’emprise.
La série pourrait s’adresser à un public en quête d’identité et de reconnaissance dans la société, mais, à l’image d’une marmotte sortant timidement de son terrier, le vieux monde résiste, et l’aspect romantique vient légèrement gâcher le dépassement de soi. Madoka a 26 ans et doit encore suivre deux années de formation en rotation, ce qui, si mes calculs sont bons, représente 12 épisodes et autant d’histoires parallèles vite oubliées une fois visionnées. Pourvu que la conclusion ne s’arrête pas sur la fameuse date de péremption des 30 ans ! J'essaye de faire de l'humour, tout comme les auteurs si sont attelés avec une certaine réussite, car au final, c'est ce qui va me faire continuer le visionnage de la série.
Mais ça risque d'être insuffisant, pour finir les deux années et valider mes 12 UV. J’attends du développement, des intrigues solides, des changements radicaux qui ravivent l’intérêt. Introduire comme point essentiel l’incompétence et la supposée paresse de la jeune génération pourrait donner lieu à des moments forts pas seulement dans l'humour, , mais je crains que l’on reste cantonné au déroulement classique des dramas à mission éducative, voire moralisatrice. Dépasse-toi, car tu deviendras la meilleure... Espérons que la série nous surprenne en allant au-delà de ce schéma trop convenu. Je raviserai ma chronique dans ce sens, mais je n'ai à ce jour fait mon stage que dans 3 épisodes. Et tout comme Madoka, je ne suis pas sortie indem de ce dernier.
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