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  • Last Online: 2 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 0 LV0
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 136/156
Natsuzora
0 people found this review helpful
Oct 4, 2020
136 of 156 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 10
Rewatch Value 7.0

Natsu, petite fille des montagnes ...

Les Asadoras de la NHK ont un format très particulier 15min/jour, pendant 6 mois. Il faut pouvoir trouver son compte pour accrocher aussi longtemps à une histoire, qui soyons honnête tirent parfois en longueur. Pour ma part j'adore ce format qui permet de lancer des épisodes en rafale. De plus, ses dernières années, les thèmes abordés, la qualité d'écriture et la pléthore de stars en premiers rôles ou en guest arrivent à vous tenir en haleine malgré les moments un peu plan plan. C'est presque le cas de Natsuzora qui offre à Suzu Hirose un premier rôle à la hauteur de son talent et qui justifie à elle seule le visionnage. Comme cela semble devenir la norme avec ce format on découvre son personnage enfant et on suit sa vie sur plusieurs décennies. Bien moins palpitante, à mon avis que celle de Suzume dans Hanbun Aoi (mon Asadora préféré) on trouvera quand même son compte d'émotions dans la première partie de l'histoire et quelques rebondissements, certes attendus redonneront un regain d'intérêt. Découvrir la vie difficile des japonais du siècle dernier, partis coloniser Hokkaido et des orphelins d'après-guerre ma fait verser ma petite larme.
Dans cette version japonaise d'Heidi (les similitudes sont quand même très fortes même si on essaye de nous vendre 'la petite maison dans la prairie') l'histoire nous touche par les liens créés par Natsu et son grand-père adoptif. Personnellement si je trouve que les rôles secondaires manquent de profondeur dans cette partie (et trop caricaturaux plus tard, pour les collègues de Natsu adulte), Awano Sari qui joue Natsu enfant et Kusakari Masao le grand-père vont vous faire fondre. Plus tard, la recherche désespérée de son frère et de sa soeur réussiront aussi à vous tirer une larme supplémentaire.
Mais soyons honnête, si je me suis plongé dans cette histoire ce n'est évidement pas pour les paysages bucoliques et les vaches d'Hokkaido ni pour suivre le combat difficile de l'émancipation des femmes japonaise, fil rouge de beaucoup d'Asadoras, mais pour le thème principal : la genèse de l'animation japonaise. Car comme beaucoup, avant de m'intéresser aux dramas, je suis un fan d'animation et de mangas. Et on suis bien les pionniers de l'animation dans cette histoire. Le terme 'Pionnier' semble être le fil conducteur de la série tout au long des 156 épisodes. On découvre les premiers films d'animations, le métier d'animateur de coloriste, de doubleur, les premiers studios d'animations, etc ... Cerise sur le gâteau des séquences d'animation ont été spécialement créés pour l'occasion, avec vers la fin de la série des un épisode quasi entier animé (d'une qualité un peu décevante par rapport au générique d'ailleurs). Car si on reconnait facilement la Toei dans le studio où Natsu travaille il était hors de question d'utiliser des séquences de film réels. Et on s'amusera donc à chercher à quel film fait référence cette séquence. Jusque dans le générique, créer par une jeune animatrice, chanté par le groupe Spitz et qui nous rappellera tellement le Heidi de Miyazaki. L'ombre du maitre plane sur les épisodes et certains des personnages ont du hérité de traits de caractère. Tezuka et Go Nagai ne sont pas très loin non plus. Voilà pourquoi je conseille cette série, qui ravira tous les fans d'animations d'après-guerre jusqu'au années 80, les vieux comme moi, quoi. La musique colle parfaitement à la série et vous vous surprendrez à fredonner les thèmes principaux. Un de mes Asadoras préféré.

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Ongoing 3/10
Papa and Daddy's Home Cooking
1 people found this review helpful
Oct 21, 2025
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

Mon papa à moi est un gangster, mais c'est lequel ?

Si l’auteur Uketsu reçoit un succès attendu en France (savamment orchestré par les maisons d’édition), ce n’est pourtant pas lui qui remporte le prix littéraire de la maison la plus étrange automne 2025. Dixit les très kawaii et très jeunes enfants dont Matsushima Sō et Shirasu Jin ont la charge. Cette série a un petit goût salvateur. À la volonté de bousculer les stéréotypes s’ajoute le combat quotidien d’élever des enfants dans le Tokyo de 2025. Un combat sponsorisé par le gouvernement métropolitain en quête d’une augmentation du taux de natalité, mais certainement pas par la nouvelle Première ministre, à qui je dédie cette chronique et, bien sûr, cette série pleine de tolérances, d’humanité et de familles recomposées.

Adaptée d’un manga en 13 tomes, on a du mal à imaginer un renouvellement de l’histoire sur la durée étant donné le pitch de départ. D’autant plus que, très vite, le « non-couple » (je ne veux pas trop en dévoiler) est accepté et apprécié par l communauté des mères de famille, dès le deuxième épisode. Mais le fil conducteur n’est pas la recherche d’une maman pour accompagner nos deux superpapas, ou d'une reconnaissance de la société. Non, il s’agit de ce qui relie chaque Japonais à sa famille, a ses racines : la bouffe, évidemment.

Pour faire de cette salade recomposée une vraie famille, il est vite sous-entendu qu’il faut se mettre à la cuisine. Nos papas se transforment donc en super chefs, même si cela est loin d’être facile et la série, comme bien d'autres, en tuto culinaire.

Mais loin de se limiter à ce genre surreprésentés, le drama explore les liens familiaux et amicaux, avec douceur et justesse. Matsushima Sō joue un ancien délinquant et on se prend à enquêter sur le terrible secret que semble cacher Shirasu Jin.
Et c’est là que la série bascule dans un univers inattendu. D’une tendresse et parfois d’une drôlerie de chaque instant, certaines séquences parviennent à troubler, voire à glacer le sang. Car si la fillette, future star à coup sûr, vous fera craquer et éclater de rire, Shirasu Jin est suffisamment inquiétant pour maintenir le suspense à son comble.

Malgré son casting de Johnny’s et son côté fuwafuwa, cette série s’impose comme un véritable vade-mecum sur la famille de 2025. Une bouffée d’air frais qui donne le sourire tout en invitant à réfléchir sur les vraies valeurs de la vraie vie. Le gouvernement métropolitain de Tokyo valide de son tampon d'un autre âge. La première ministre, elle....

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Ongoing 3/10
Kotodamasou
1 people found this review helpful
Oct 29, 2021
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

C'est à son tour, maintenant

Avec son casting de rêve, la nouvelle production horrifique d'Abama x Asahi TV promet monts et merveilles sur le papier. Mais nous avons appris à nous méfier des productions trop gourmandes en ex-Idoles et autres Models. Pourvu que ce rêve ne se transforme pas à nouveau en cauchemar...

Un rêve qui se réalise au début du premier épisode, pour la jolie et sympathique ex-Nozikaya 46, Nishino Nanase. Finie la vie de Youtubeuse solitaire (comprendre otak, donc) et vive la vie avec une bande de copines aux caractères très différents (pour les otaks, ... donc). Une Mansion à 8 appartements tous occupés par une jeune femme célibataire est le cadre idéal pour un scénario plutôt convenu. Le pitch de départ tenant sur une dent d'un timbre de poste, ne laisse aucun doute sur le genre Horreur/Thriller. Mais on sait depuis Anata no Ban Desu que ce huis-clos peut provoquer, chez le spectateur, une addiction envers une série qui ne payait pourtant pas de mine au départ. Mais une interrogation survient à la lecture de la phrase précédente. Nishino Nanase parviendra-t-elle une nouvelle fois à nous maintenir en haleine comme elle l'a justement si bien fait dans Anata no Ban. La comparaison risque d'être douloureuse, voir horrible.

Si le genre de cette nouvelle série est clairement orienté horreur, cela ne peut pas suffire à faire oublier ce chef-d'œuvre du polar/mystère surtout que dès le premier épisode une locataire décède et on se doute bien que c'est le point de départ d'une série de morts plus horribles les unes des autres. Heureusement les futurs victimes font partie de la crème des jeunes actrices de série (parfois Z) du moment. La géniale Uchida Rio qui sait mettre ça personnalité folle au service d'un scénario toujours déjanté et complexe (Raise de wa Chanto Shimasu, Mukai no Bazuru Kazoku, ...) et les 6 autres locataires que je ne citerai pas une à une et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque tant elles auraient pu tenir un premier rôle chacune.

Si on se doute de leur fin tragique et certainement violente selon l'épisode à venir, reste le mystère qui entoure cette immeuble. Vieux cimetière indien ou ancien lieu de culte Celte ? Que s'est-il passé dans ce bâtiment ou le mensonge est interdit, sous peine de voir sa fin arrivée. Ce ne sont pas les exorcismes minables du pseudo prêtre shintoïste, excellemment joué par Nagayama Kento qui parviendra à faire baisser la tension. La religion est clairement critiquée ici, par son côté mercantile. Mais ce partenaire maladroit de notre enquêtrice Nanase chan vous donnera un sourire salvateur au milieu d'un océan de sueur froide.

Car la peur est bien là, présente à chaque épisode. Une horreur parfois subtile, mais avec des codes éculés pour ceux qui suivent le cinéma asiatique depuis longtemps. Mais même un vieux briscard comme moi se fait avoir et les reflets dans le miroir, les mains sales ou les cheveux longs recouvrant le visage, par exemples, font toujours leurs effets. Et comme souvent on est content qu'un épisode ne dure que 20 min. Vous faire croire que j'ai vu tous les épisodes à l'heure qu'il est serait le 3e mensonge de cette chronique, alors je vais m'arrêter là dans mes commentaires, même si vous êtes certainement déçu (si si,...). Mais je tiens encore un peu à la vie. Si ce n'est que pour découvrir le fin mot de cette histoire pas si commune au final ... Aaaargh, uso da yo !!!

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Ongoing 5/11
Learning to Love
1 people found this review helpful
Aug 17, 2025
5 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

L'école des sentiments tarifés

Les romances réprimandées par la société, malgré leur exploitation dans la littérature depuis Genji Monogatari, font encore le bonheur des producteurs et auteurs, tout média confondu, en cette bientôt fin de monde annoncée. De surcroît au Japon, terre de la bienséance et de la discrétion. Imaginer une amourette entre une professeure et un élève analphabète peut encore, malgré le cliché de la situation, faire vibrer les foules en 2025. Et pourtant, on a du mal à imaginer faire mieux que Garden of Words de Shinkai Makoto, surtout qu’en 2013, avec son trait de crayon et seulement 46 min, il avait tout dit et tiré les larmes nécessaires à la situation.

Ici, pour faire vibrer la corde sensible, le cordonnier est remplacé par un host de Kabukicho, ce qui ne nous rassure pas au premier abord. Du rentre-dedans et des beaux mecs androgynes vont parsemer 10 épisodes de hime-sama en direction des trentenaires à la recherche de l’aventurette télévisuelle. Vous entendrez donc soit votre voix intérieure, soit celle à côté de vous dans le canapé vous dire : C’est honteux cette exploitation de la misère amoureuse, tout en sachant que le voyeurisme est la raison principale de notre fascination.

Mais en réalité, tout est fait pour dénoncer le mizushōbai, à commencer par le ridicule dont les jeunes hosts s’affublent. Car si l’ensemble des intervenants semble donner les bons arguments pour critiquer l’exploitation de la solitude des femmes, ce sont les situations vécues par les hosts qui en font la meilleure critique. Mis plus bas que terre, traités comme des moins que rien, pas seulement par leur patron. Les clients, la société, les regardent comme des caniches à maman. Et c’est d’ailleurs très touchant de voir à quel point le héros de l’histoire cherche à travers son métier la reconnaissance maternelle qu’il n’a pas eue dans sa jeunesse.

Le trait sera donc forcé pour l’héroïne incarnée par l’excellente Kimura Fumino, en mère courage prête à tout pour sauver de l’illettrisme Murakami Maito Raul. Sa photo illustre d’ailleurs sur Wikipédia la définition de vieille fille. Dans son tailleur grisâtre, affublée d’un chignon et de lunettes, esquissant très peu de sourires face à sa classe de jeunes filles d'une école privée catholique. Oui, tout est dit. Les clichés sont ultra-forcés, comédie romantique oblige. Le paradis blanc, la journée. L’enfer rouge, la nuit. Raul-kun est présenté comme un Satan prêt à dévergonder la plus toute jeune vierge. Il faut choquer le bourgeois, que diable.

En vraie, la production cherche à choquer un public habitué et donc anesthésié par les mœurs de Kabukicho, mais n’y arrive pas vraiment. Encore moins si on vit au Japon, où les lieux de culte catholique n’ont pas réellement de sens au-delà du mariage. Mais toutes ces montagnes de clichés gâchent-elles l’expérience ? En réalité, très peu, car on assiste ici à de très belles performances d’acteurs. Kimura Fumino est évidemment habitée par sa mission de super neketsu sensei (celle-là je vais la ressortir à chaque fois, maintenant) mais sans en faire trop. Elle met énormément de temps à succomber au soi-disant charme de Raul-kun. D’ailleurs, est-ce qu’elle y succombe seulement ? Ces situations donnent une part de réalisme bienvenue. Ce drama est ancré dans la vraie vie et fait finalement très peu de place à la romance. Exit les longs plans "je te regarde dans les yeux pendant une minute". Kimura Fumino refuse et exècre les tapes sur l’épaule et autres avances ou mots doux appris à l’école des hosts. Les histoires de couple sont bien ancrées dans le Japon d'aujourd'hui: mariages arrangés, rencontres sur appli, misère affective, monétisation des sentiments. Les questions sociétales sont nombreuses, bien amenées et rendent le suivi de l’histoire passionnant.

En effet, Raul-kun ne cherche pas à faire plaisir à sa professeure, en apprenant à la vitesse grand V à écrire. Au contraire, le jeu du chat et de la souris dure et montre à quel point enseigner n’est pas donné à tout le monde. Une IA est encore loin de remplacer le contact humain, tant vouloir faire apprendre quelque chose à quelqu’un contre son gré est délicat. Délicat sera donc le mot d’ordre du drama.

Loin donc d’un énième reportage voyeuriste pour occidentaux prêts à se complaire dans des remarques du genre "tous des pervers ces Japonais", tout en se rinçant l’œil. Ce drama renforce la certitude de chacun sur la nécessité de mettre fin à ces pratiques d’escortes. Pas seulement pour les arnaques à l’argent, mais surtout pour les arnaques aux sentiments. Et pour cela, une seule solution : l’éducation.

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Dropped 3/10
We Are Worse at Love than Pandas
0 people found this review helpful
5 days ago
3 of 10 episodes seen
Dropped 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Penguin Research

Kamishiraishi Moka n’excelle jamais autant que dans les comédies. Drôle par nature, elle s’essaie de temps en temps à la comédie romantique, mais y accumule souvent maladresses et échecs dans les relations amoureuses. Cela tombe bien, Panda Yori Koi ga Nigatena Watashitachi est justement là pour lui apprendre, et nous apprendre par la même occasion, à nous inspirer du monde animal pour mieux vivre nos relations sentimentales.

Accompagnée d’un biologiste fantasque incarné par Shibata Ichiha, elle sert avant tout de béquille à un spécialiste des comportements amoureux animaux, tous plus mignons les uns que les autres. Attendez-vous donc à observer des dizaines d’extraits de reportages sur les parades nuptiales, mis en parallèle avec notre comportement dans le couple, attribuant parfois, de manière scientifiquement discutable, des comportements humains aux animaux, et inversement.

Si vous ne passez pas votre temps à questionner la valeur scientifique de chaque assertion, vous chercherez tout de même un peu de réalisme dans cette comédie romantique d’un autre âge où, une fois de plus, le mystérieux scientifique, très enfantin dans son comportement, ne voit pas son assistante candide tomber peu à peu sous son charme, tant il est absorbé par ses recherches. Elle, femme forte en quête d’indépendance, se rend à peine compte du rôle de mère de substitution qu’elle endosse progressivement.

Ce genre de comédie est légion au Japon et témoigne encore d’un patriarcat reléguant la femme au rôle de protectrice et d’assistante de l’homme, que ce soit comme mère, épouse ou assistante universitaire, si l’on tient compte du cliché récurrent de l’étudiante. Une inversion des genres aurait été bienvenue et bien plus moderne, d’autant que l’ensemble s’inscrit dans un univers de la mode, futile prétexte à des articles romantiques destinés aux jeunes femmes célibataires en quête du couple dit moderne.

Heureusement, la production est soignée et colorée à souhait. Malgré des personnages féminins présentés comme indépendants et volontaires, la vie reste dure pour notre gaffeuse Moka-chan, dans un monde de la mode toujours aussi agressif et futile (une parabole de la jungle, peut être). Grâce à des effets spéciaux de qualité illustrant les parades nuptiales et à l’absence de véritables temps morts, on passe un bon moment, sans forcément prêter attention à la montagne de clichés romantiques déversés au fil des dix épisodes. Le professeur est kodomo-poi à souhait et parvient encore à faire rire en 2026. Moka-chan est maladroite et malchanceuse comme attendu, et l’on rit à ses dépens, même si le comique de répétition finit par devenir excessivement répétitif.

Vous passerez tout de même un moment agréable, à la fois divertissant et vaguement informatif, autour des relations amoureuses, un visionnage presque nécessaire en cette période de baisse de natalité mondiale dans les sociétés dites développées. En revanche, la consommation de viande, elle, ne risque pas de repartir…

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Ongoing 3/10
Diary of a Surgical Resident: Madoka
0 people found this review helpful
Jan 29, 2025
3 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Les deux mois de la marmotte

Grey’s Anatomy vous manque ? En particulier les premières saisons où l’on découvrait l’innocence et l’incompétence de jeunes étudiants fraîchement débarqués dans un hôpital ? Vous preniez plaisir à les voir gaffer en apprenant leur métier, tout en explorant intensément leurs relations sentimentales – pour ne pas dire sexuelles ?

Si c’est le cas, Madoka, 26 ans, vous replongera dans cette ambiance, que vous ayez déjà vécu ces moments avec Ellen Pompeo et ses camarades, ou que vous les découvriez pour la première fois (même si j’en doute). Ce drama pousse d’ailleurs la réflexion plus loin en s’adressant à plusieurs générations, voire en tentant de les réconcilier, à travers l’opposition entre les médecins issus de l’ère Shōwa et la nouvelle génération « 9h-17h ».

Ce que l’Occident nomme la génération Z est souvent assimilée, au Japon, aux jeunes diplômés de l’ère Heisei (20 à 30 ans), qui revendiquent désormais des horaires de fonctionnaires (je suis fonctionnaire). Finies les heures supplémentaires interminables et les appels professionnels impromptus le dimanche ! Même les futurs chirurgiens comptent désormais leurs heures, au grand dam de leurs aînés. Une tension qui se cristallise particulièrement lorsque ces derniers deviennent les tuteurs des nouvelles recrues, ne tolérant aucun faux pas et imposant une rigueur à laquelle les jeunes semblent moins habitués.

Ces thématiques sont au cœur du drama. Yoshine Kyoko, notre héroïne, semble avoir dû ingurgiter un bon nombre d’épisodes de Grey’s Anatomy pour incarner avec justesse l’inexpérience des jeunes internes. Le doute, l’incompétence – réelle ou ressentie – et les choix cruciaux de vie et de carrière résonnent avec ces stages enjoints de rotation tous les deux mois. On ne peut rien reprocher à la qualité de la série, qui reprend tous les codes des bons dramas médicaux : un casting intergénérationnel au sommet, une mise en scène efficace et, malgré son énième rôle de médecin, Suzuki Nobuyuki charme toujours autant sans en faire trop.

Cependant, bien que la série mette en avant l’émancipation des « 9h-17h » face à leurs aînés, elle n’échappe pas à une vision paternaliste du rôle des anciens, omniprésente. Je pense notamment au directeur de l’hôpital, figure du vieux sage, ou, pire encore, à l’ascendance excessive de Suzuki Nobuyuki sur Madoka dès le premier épisode. Bien sûr, on cherche à souligner le côté romantique de leur relation, mais, comme souvent, notre frêle héroïne ne réalise pas l’amour et la protection que lui prodigue cet homme, viril et mystérieux. Une dynamique de domination masculine sur une femme jugée vulnérable refait ainsi surface. Sans parler du comportement étrange du petit ami officiel de Madoka, qui renforce encore cette impression d’emprise.

La série pourrait s’adresser à un public en quête d’identité et de reconnaissance dans la société, mais, à l’image d’une marmotte sortant timidement de son terrier, le vieux monde résiste, et l’aspect romantique vient légèrement gâcher le dépassement de soi. Madoka a 26 ans et doit encore suivre deux années de formation en rotation, ce qui, si mes calculs sont bons, représente 12 épisodes et autant d’histoires parallèles vite oubliées une fois visionnées. Pourvu que la conclusion ne s’arrête pas sur la fameuse date de péremption des 30 ans ! J'essaye de faire de l'humour, tout comme les auteurs si sont attelés avec une certaine réussite, car au final, c'est ce qui va me faire continuer le visionnage de la série.

Mais ça risque d'être insuffisant, pour finir les deux années et valider mes 12 UV. J’attends du développement, des intrigues solides, des changements radicaux qui ravivent l’intérêt. Introduire comme point essentiel l’incompétence et la supposée paresse de la jeune génération pourrait donner lieu à des moments forts pas seulement dans l'humour, , mais je crains que l’on reste cantonné au déroulement classique des dramas à mission éducative, voire moralisatrice. Dépasse-toi, car tu deviendras la meilleure... Espérons que la série nous surprenne en allant au-delà de ce schéma trop convenu. Je raviserai ma chronique dans ce sens, mais je n'ai à ce jour fait mon stage que dans 3 épisodes. Et tout comme Madoka, je ne suis pas sortie indem de ce dernier.

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Ongoing 7/11
Since I Took You Away
0 people found this review helpful
Jun 8, 2025
7 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

un prêté pour un rendu

Certains dramas vous marquent à vie par leur originalité ou leur jeu d’acteur. Pour moi, ce fut le cas de Ie Uru Onna en 2016. Depuis, j’espère toujours retrouver la folie de Kitagawa Keiko, au sens premier du terme. Car, avouons-le, c’est une vraie psychopathe dans cette série. Je n’ai pas souvenir qu’elle ait incarné un rôle aussi marquant depuis. Mais près de dix ans plus tard, l’espoir renaît avec cette histoire de mère de famille ravagée qui kidnappe et élève la fille de son Némésis, et cela, sous ses yeux. Une vengeance non plus froide, mais glaciale, qui s’étale, elle aussi, sur dix ans. Un rôle sur mesure pour celle qui possède le regard le plus noir de sa génération.

Et elle va en user et en abuser dans ce thriller centré sur la filiation parentale, qui vous prendra certainement aux tripes. Épisode après épisode, votre cœur balancera entre le camp du magnat de l’agroalimentaire, celui de la famille de la victime, ou encore les personnages secondaires, certe caricaturaux, comme la journaliste, mais tellement justes dans leur interprétation.

Celui qui donne le plus de frissons, c’est Omori Nao. Non pas par des rictus ou des plans serrés sur un regard inquiétant, mais justement parce qu’il ne laisse rien transparaître. C’en est flippant de simplicité. Son jeu donne vraiment l’impression qu’il ne sait rien des affaires, le rendant d’autant plus crédible, sympathique et troublant. Tout le contraire de notre héroïne, qui, à chaque plan fixe, peaufine son regard et son sourire forcé.

On retrouve ses grimaces de Ie Uru Onna, mais dans un contexte bien plus inquiétant. Cela pourra agacer à la longue, tant elle abuse de cette attitude alors qu’elle rumine sa vengeance depuis plus de dix ans. Heureusement, elle a plus d’une corde à son arc, avec un jeu qui va de l’émotion à la conviction. On pleure avec elle, on hurle avec elle, surtout si l’on est parent.

Parent, précisément, d’une jeune fille polie, mais ado rebelle, magnifiquement jouée par la jeune Isshiki Kasumi, qui découvre les premiers émois… envers les trains, sa grande passion. On a donc une série résolument japonaise, où les trains et la bouffe industrielle hantent les relations parent-enfant, et où le kidnapping est presque aussi présent que les pères sont absents de l’éducation de leurs enfants.
Mais c’est justement en appuyant sur le mystère de ce père, pas assez souffrant selon Kitagawa Keiko, que transparaît en filigrane une réflexion sur la place due celui-ci dans l'éducation. Si le concept "Ma fille, ma bataille" semble être l’apanage d’une mère ravagée dans les premiers instants, nul doute que vous aurez également de la compassion pour Omori Nao qui est vraiment avec Isshiki Kasumi la bonne surprise de ce mystery drama rondement mené.

Une production de qualité, qui n’abuse pas trop des tics du genre (il y en a, rassurez-vous). Un excellent ending signé Back Number, qui donne envie d’apprendre la guitare sèche. Des larmes à sécher régulièrement, d’ailleurs, car si vous êtes parent, ou avez grandi dans une famille monoparentale, ce drama ne pourra que vous toucher. Il interrogera, il divisera, mais il marquera.

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Ongoing 3/11
Familiar Wife
1 people found this review helpful
Jan 23, 2021
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Un air de déjà vu, ou pas ...

Qui n'a jamais rêvé de changer de vie ? Retourner dans le passé pour modifier si ce n'est qu'un seul de ses choix. L'être humains est un animal rongé par les regrets et la frustration. Moi, si je pouvais retourner dans le passé, ce serait le moment où j'ai fait le choix d'apprendre la langue japonaise. Je changerais alors ce choix pour la langue coréenne. Et j'aurais pu alors, donner mon avis sur la série originale de 2018 dont est tirée ce remake. Une fois de plus je ne ferai pas de comparaison, car bien sûr les voyages dans le temps n'existent que dans les romans. Et on peut dire que c'est un filon plus qu'exploité depuis la Machine à explorer le temps de HG Wells (1895, un sacré bon dans le temps, donc) Mais qu'y a-t-il encore à raconter en 2021 sur le sujet ?

Déjà le parti pris de la comédie romantique est plutôt rafraichissant. Loin de la lourdeur de Theseus no Fune ou Erase (2 conseils de regardure). La présence (pour mon plus grand bonheur) de Hirose Alice dans le rôle secondaire apporte beaucoup à la série. Même si une fois de plus son jeu est empreint de lourdeur. Mal dirigé, peut être, ou difficile de se faire passer encore pour une lycéenne à 26 ans, les scènes de flashback peuvent faire sourire malgré le message qu'elles veulent faire passer (émotion, émotion, émotion ....). Mais les premiers instants de la série sont mémorables et Alice est à la fois flippante et touchante en jeune mère de famille désabusée et aux abois. J'en étais à me demander si ce n'était pas son meilleur rôle, jusqu'aux scènes ou elle force son sourire, donc.

Mais le vrai rôle principal est tenu par Okura Tadayoshi qui à 35 ans passé ne peut plus jouer les jeunes premiers. Le voilà donc en père de famille frustré, vivant la vie de millions de salaryman du japon et d'ailleurs (mais surtout du Japon). Metro boulo dodo c'est son lot quotidien, avec l'espoir d'être accueilli par un okaeri et un sourire de sa femme en tablier, après son passage à l'izakaya. Soucies d'argent, au boulot et nuits blanches à répétition avec gamins en bas ages, sans, selon lui, recevoir l'amour et la reconnaissance qu'il mériterait de sa femme. Il rêve de changer de vie, c’est-à-dire, de femme.

On peut s'interroger sur la morale et encore une fois les préjugés des mâles en Asie et ailleurs, face à la cellule familiale idéale. Femme soumise au foyer et homme apporte l'okané. Mais on dira que c'est pour les besoins de l'histoire. D'autant plus qu'Alice prend vraiment sa revanche et travaille (un peu) pour améliorer la condition féminine. Très ancrée dans la société japonaise cette série choquera certainement les occidentaux peu au fait de celle-ci. Mais plus vous évidemment.

Les rôles secondaires sont plutôt intéressants et réunissent la jeune garde des acteurs trentenaires japonais, avec Kawaei Rina, qu'on ne voit pas assez souvent en 1er rôle et Matsushita Kouhei qui tout comme Rina avait illuminé mon année 2020 et dieux sait qu'il le fallait pour oublié ce virus, dans .... #Remolove. Leur vie sera totalement bouleversée et nous de même par les choix de Tadayoshi.

Drama destiné comme souvent à un public féminin (cliché ?). Petit à petit c'est la vision sur les (sa) femmes du héros qui change et en même temps peut-être celui du spectateur homme. Ayant vu pour l'instant peu d'épisodes je ne sais pas encore si la série continuera dans ce sens. Mais j'espère bien qu'elle contribuera un minimum, à faire intéresser les hommes à savoir ce que pensent ..., ce que ressentent...., bref, à mieux connaitre leur épouse.

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Ongoing 7/12
Janai Hou no Kanojo
0 people found this review helpful
Dec 15, 2021
7 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.5

Vraiment rien à se reprocher ?

Attention, en visionnant ce qui pourrait être une énième romance plan plan, comme le suggère le titre, l'affiche ou l'Opening, vous allez suivre la descente aux enfers d'un petit professeur d'université qui n'avait pourtant rien demandé. Une personne qui n'est rien, avec sa gentille petite femme et sa trop choupinette petite fille. Vous allez être choqué par la façon dont il se laisse séduire par une étudiante, trop directe pour être honnête, par la différence d'ages, par les gouts de cette jeune étudiante ou encore par le peu ou la trop grande opposition du professeur à ses avances. Vous aurez 1000 raisons différentes d'être choqué puisqu'on a "affaire" finalement à une histoire basique d'adultère, qui pourrait d'ailleurs très mal passer en ses temps de libération de la parole. On est plus du temps de Feydeau ou de Marivaux, tout de même. Et votre consternation sera renforcée par la mise en avant constante du charme de Yamashita Mizuki, Idole et Model de 22 ans dans la vie réelle et convoitée par tous les beaux gosses de la fac dans la série, avec un manque de réalisme certain vu le charisme de mollusque affiché par Hamada Gaku.

Et pourtant, l'histoire qui n'a rien d'exceptionnelle et qui se déroule sur un nombre d'épisodes que l'on peut juger trop long pour une simple "affaire", devient plausible et même touchante grâce à ces acteurs, montrant une sincérité et une fragilité qui prend corps au fil du temps. Hamada est parfait et ses sueurs froides, comme ses bégaiements et hésitations sonnent vrais, au point que beaucoup s'identifieront. Il transpire la culpabilité au sens propre comme au figuré, mais a aussi des principes et est constamment tiraillé dans sa conscience, et cela, pour nos plus grands éclats de rire.

Mizuki chan est très mystérieuse et dégage une aura impressionnante pour son âge tout en faisant des appels du regard pleins de fragilité auxquels aucun étudiant de son âge ne pourrait résister. Konishi Manami en femme au foyer idéal (toujours ses vieux clichés), nous fait flipper à souhait et mourir de rire en même temps quand elle dévisage son mari dégoulinant de culpabilité. Et que dire de Takarabe Kahomi la petite fille du couple tellement mimi et talentueuse du haut de ses 8 ans. Tous les personnages secondaires sont intéressants (comprendre barrés) et vous feront rire à un moment ou un autre.

Une Romance douce amère, touchante et drôle, jouant avec les sentiments des personnages, du spectateur, mais qui fait finalement s'interroger sur le bonheur, la vie de couple et la fidélité, évidement. Et cela, même pour une personne qui n'est rien, comme nous. Attention tout de même en regardant cette série en couple. Si vous constatez que votre compagne vous dévisage de près au lieu de fixé l'écran, c'est qu'elle se doute de quelque chose. Restez alors impassible. N'avalez pas votre salive et surtout aucune goute de sueur ne doit couler de votre front. Elle cherche à savoir si vous avez quelque chose à vous reprocher... Ou alors vous avez juste un gros point noir sur la joue.

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Apr 21, 2025
3 of 12 episodes seen
Ongoing 2
Overall 8.0
Story 8.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

3 min de chaque côté

Les mondes parallèles ont la cote depuis des années, particulièrement dans l’univers du manga — et ce, malheureusement, jusqu’à l’overdose. Le drama japonais avait été plutôt épargné, à l’exception de quelques adaptations comme Isekai Izakaya, qui copient souvent, trait pour trait, les anime sans trop faire mal à notre cerveau. La raison ? Des budgets pour les décors ou les effets spéciaux généralement bien au-delà de ce que peut se permettre une chaîne de télévision.

Mais ce que l’on prend d’abord pour une sitcom classique, reposant sur trois lieux (l’appartement, le bureau — le même pour le couple marié — et un bar), permet ici de sérieuses économies au genre. Reste à savoir : l’argent économisé est-il réinvesti dans le casting et les dialogues, les éléments les plus importants dans une comédie ?

La façon de jouer du gouté.
Rassurez-vous tout de suite : on est clairement au niveau des dramas de l’après-midi ou de ce que proposent les plateformes gratuites comme TVer. Les acteurs sont fades, ou font en sorte de l’être. Saito Nagisa joue un rôle secondaire, auréolée pourtant de son quasi-premier rôle dans Oshi no Ko. Mais comme dans cette excellente adaptation, elle semble, ici aussi, passer à côté de son personnage, cherchant constamment à s’effacer.

Un autre habitué des rôles de sidekick timide (donc, fade ?), c’est le bellâtre Nomura Kota. Bien qu’il cherche fréquemment à incarner des personnages mystérieux, il force encore ici le côté lunaire, et donc... agaçant. Mais la palme revient à notre couple de défunts : même si Ihara Rikka reprend, comme souvent dans ce genre de drama, le rôle de l’adulte responsable et mature face à un mari bourré de doutes et de complexes, tous deux incarnent des caricatures du jeune couple urbain.

Si la vie à deux est magnifiée dans les premières minutes, elle devient vite irritante, bien avant la séparation brutale des tourtereaux. La faute en revient au jeu exécrable d’Inoo Kei, qui, s’il cherchait à faire oublier ses rôles plus matures (comme dans l’excellent Junkyouju Takatsuki Akira no Suisatsu), y parvient… hélas. Il aligne ici tous les tics des pires personnages de sitcoms d’après-midi.

Pour préserver ma santé mentale, je vais vite m’atteler à rattraper la série des Kaseifu no Mitazono. Elle m’intrigue de plus en plus, même si le nombre de saisons me fait un peu peur — surtout s'il faut attendre son apparition.

Et du néant nait le merveilleux...
Une fois les bases posées, il faut bien l’admettre : le pitch est plutôt intéressant. La possibilité pour le couple de se parler seulement trois minutes par jour, après une disparition brutale, donne lieu à quelques bonnes idées humoristiques et à des quiproquos prometteurs. La question est : tiendra-t-on sur la durée ?

Le switch constant entre les deux mondes, destiné à créer un effet de miroir, devient vite répétitif, notamment dans les premiers épisodes, centrés sur les doutes d’Inoo Kei quand il imagine la vie débridée de sa femme. Mais n’oublions pas que nos protagonistes sont morts dans des circonstances étranges, ce qui ouvre la porte à une résolution de mystère et à une ambiance qui, peu à peu, transforme l’histoire en un mystery drama plutôt bien mené.

Avec une ambiance oscillant entre la mauvaise sitcom et le thriller SF presque — oui, presque — adulte, Parallel Fuufu est la bonne surprise des séries courtes de ce printemps. Reste à espérer qu’elle tienne ses promesses jusqu’à la fin du minuteur. Sinon l'arrêt risque d'être brutal.

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Ongoing 5/10
I’m a D-List Handler
0 people found this review helpful
Jun 6, 2025
5 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

10% de malheur, 90% de bonne humeur

Outré par la violence de ce drama, j’hésite à le recommander malgré la présence de Kawaei Rina dans le rôle principal. Elle qui peut être si douce et si touchée par les problèmes de chacun quand elle joue l'aide-soignante... Mais comment une agente qui porte un si joli nom au civil, peut-elle être aussi rude avec ses acteurs ? Car vous allez en voir de sa part, des croche-pattes et autres coups de coude dans ce nouveau drama qui explore les méandres du rôle d'agent de stars en devenir.

En réalité, c’est une violence jouissive que notre actrice fétiche distille dans ce drama feel good. Et c’est d'ailleurs elle qui vous procurera le plus de sourires, pour ne pas dire de rires, par ses réactions, on ne peut plus excellemment jouées, prouvent une fois de plus qu’elle fait partie des grandes actrices de notre époque, et de surcroît dans un registre tout aussi comique qu’émotionnel. Appuyé par un Chiba Yudai au meilleur de son sourire forcé malgré la quarantaine qui approche, on assiste ici à une chouette comédie, pas dénuée de messages sur le monde du showbiz moderne, les masse médias et la rédemption nécessaire à voir et soutenir les autres dans leur réussite, quand soi-même, on a tout loupé.

La réalisation est légère et enjouée alors que le propos peut être parfois rude. Une bande de seconds couteaux, déjà dans leur statut d'acteurs réels, joue de leur propre histoire pour dépeindre une galerie de ratés, mais tellement sympathiques.
Sans en dévoiler plus, la présence de Yasuda Ken et, même si elle est moins nécessaire, de Kichise Michiko en maîtresse d'orchestre de tout ce chantier d'une boîte d'agents au bord de la faillite donne ce côté mystérieux sans user d'artifices de production comme des appuis lourds de caméra et des regards noirs de personnages qui inspiraient la sympathie jusque-là. Les tics classiques des mystery-dramas sont évités en majorité, mais pas complètement absents. On adorera donc suivre la découverte des secrets de chacun, révélés comme il se doit à chaque épisode… ou pas, histoire de maintenir un suspense qui fonctionne.

Bien produit, on ne sera pas lassé sur la longueur, surtout que le duo Kawaei Rina / Yasuda Ken fonctionne à merveille. On ne cherchera évidemment pas à savoir qui manipule l'autre en prenant plaisir à imaginer que ce sont les femmes qui auront le dernier mot. Le monde du showbiz est tellement pollué par le machisme (et encore, je reste poli), que le patriarcat soit malmené dans cette série, nous rend tellement joyeux, comme un titre d'IVE.

Rien à jeter donc dans ce drama, parfait sur telement de choses, à se demander s'il ne surpasse pas Oshi no Ko (le manga, pas le live action. Là, la question ne se pose pas) dans la peinture du monde du spectacle en 2025. Avec une vraie ex-Idole en agente, capable de jouer Chihiro au théâtre Londonien à encore 30 ans, et de vieux briscards comme Yasuda Ken, la question ne se pose même pas. Alors, foncez, le "10 %" japonais vous attend et il est bien meilleur que le petit franchouillard.

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Ongoing 2/10
Love Is for the Dogs
1 people found this review helpful
Jul 13, 2025
2 of 10 episodes seen
Ongoing 3
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Pet Shop Boys

Alors là, les choses commencent vraiment à se compliquer. Si les K-dramas envahissent mes chroniques, je vais complètement perdre en crédibilité. Déjà qu’avec Married My Husband Japan, je me sentais comme Emmanuel Macron à la Japan Expo, faisant semblant de m'y connaître en Kamehame, alors qu'ado, il lisait du Mallarmé. Hatsukoi Dogs est la deuxième coproduction nippo-coréenne que je chronique en une semaine. Et comme pour la première, issue de la même maison de production Studio Dragon, je me sens comme un escroc de vouloir la chroniquer, tant elle transpire les codes de la comédie romantique coréenne. Des milliers de spécialistes écrivent des commentaires chaque jour sur MyDramalist.com, et moi, je voudrais donner des leçons… Encore un point commun avec notre président.

Ironie de ma trop longue intro : Na In Woo, fameux acteur coréen, fait partie de ce triangle amoureux alors qu’il était déjà l’héritier dans la version originale de Married My Husband. Je vais donc, une nouvelle fois, faire mon François Bayrou essayant de ne vexer aucune formation politique, qu’elle soit coréenne ou japonaise, surtout que vous savez bien de quel côté de la mer penche mon cœur.

C’est donc reparti pour un K-drama romantique, triangle amoureux des plus classiques, porté par trois poids lourds de la bogossitude :

Je ne m’étalerai pas sur Na In Woo, même si, d’après mes sources, beaucoup le souhaiteraient, pour faire une inclinaison, en tout bien tout honneur, sur Narita Ryo et Kiyohara Kaya, qui semblent bien partis pour une carrière au-delà de l'Asie.
Et avec tous les tics (c’est là que je vais commencer à me faire incendier par les fans) des K-dramas, tout est fait pour les propulser. Ça brille, c’est coloré, c’est bien filmé, avec des mouvements de caméra dignes des meilleurs clips. Les levers et couchers de soleil synthétiques subliment les peaux, le maquillage et les moues boudeuses. Même les toutous ont droit à leur traveling make-up (désolé, je ne connais pas le terme exact), rendant les regards entre eux des plus... glamour.
C’est beau, parfois dérangeant, mais je suppose tourné avec une pointe d’humour pour se moquer des clichés du genre.

Je l’espère, du moins, car à l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore si je regarderai les 10 épisodes. Moi qui avais apprécié Kiyohara Kaya dans Invert: Jozuka Hisui Toujoshu, où elle endossait plusieurs rôles avec une certaine maîtrise, elle me donne ici l’impression de subir son rôle d’avocate, qui croit peu en l’amour, et qui fond pourtant pour le beau Narita Ryo dès le premier épisode. Ces premiers moments sonnent tellement faux, avec son allure transpirant de sex-appeal, mais refusant tout contact avec la gent masculine, responsable de tous les maux de la Terre selon elle. C’est la loi du genre, d’accord, et même si la loi, c’est son domaine, on aurait voulu un peu plus de réalisme sentimental.

Pas de réalisme, mais du glam, donc. Yokohama se transforme en Palm Springs, avec un soleil éclatant, des urbains en Prada promenant leurs tout petits wan-chan (ça, c’est vrai par contre, question de place) jusqu’au véto de luxe, équipé en bloc opératoire et assistant·es trop sexy en blouse multicolore. Je me souviens alors avec émotion de la pauvre clinique de Kiken na Venus, pour nous, gens simples.

Mais n’ayez crainte : si Kiyohara Kaya risque fort de vous irriter (tout comme le riche héritier Na In Woo — pardon pour les fans), Narita Ryo rattrape tout. Un jeu dans la retenue et un caractère, on ne peut plus sympathique, pour ne pas dire séduisant. C’est vraiment le point fort de la série, car je le sais bien : c’est avant tout pour ses mignons petits animaux que vous êtes venus frapper à la porte de Hatsukoi Dogs.

Vous vouliez voir des petto trop kawaii ? Mais là aussi, sans être un spécialiste, on est clairement dans l’outrance pour pouvoir réellement s’attacher aux bêtes. Retouches Photoshop (ou IA plutôt, cette expression n’étant plus à la mode depuis 2023) à foison, on a parfois l’impression d’être dans un remake live-action d’un vieux Disney. Visuellement, c’est dérangeant, mais encore une fois, sans être expert en K-dramas, c’est peut-être moi qui surréagis.

Le scénario n’étant pas encore assez développé après deux épisodes (il y en aura dix, ça me laisse sans aboiement), il est impossible de le juger, au-delà de sa classitude absolue pour une comédie romantique. J’attends probablement l’introduction d’un troisième chien, qui viendrait troubler la romance naissante. Mais évidemment, on apprendrait dans l’épisode suivant que cette chienne est la sœur du mâle, et non pas sa petite amie. Hun hun, que de rebondissements.

La fin du second épisode laisse présager des rebondissements canins des plus mystérieux. De quoi tenir jusqu’au dernier sans se lasser de ce énième « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Et puis une promenade dans Yokohama, ça ne se refuse pas, surtout avec de tels maitres.

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Ongoing 4/10
Glass Heart
0 people found this review helpful
Aug 13, 2025
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 10
Story 6.5
Acting/Cast 10
Music 10
Rewatch Value 8.5

Cœur de rockeur, pantoufle de verre.

Comme tous les dramas japonais diffusés sur Netflix, les reviews et les notes pleuvent sur kisskh seulement quelques heures après la mise en ligne. Preuve de la popularité de la plateforme (bande de binge-watchers). Souvent dithyrambiques, et classant ses dramas parmi les 20 premiers du top 100 japonais, en popularité, je me demande malgré tout s’il n’y a pas manipulation de la part de Big N. Si Alice in Borderland mérite sa place, One Piece ou First Love: Hatsukoi me semblent clairement surcotés. Notes et critiques pourraient être alimentés par une fanbase du manga ou de Sato Takeru trop zélée. Il rempile d'ailleurs ici, pour la plateforme, traînant avec lui d'autres pointures comme Masaki Suda, Shison Jun ou Noda Yojiro de Radwimps pour la BO. Et le thème exploré annonce déjà un hit sur la partition papier : Gloire et la déchéance d'un groupe de pop-rock. Alors vais-je, moi aussi, succomber aux sirènes du showbiz en classant ce drama parmi les hits pop rock de l'année ? Que dis-je… du siècle.

Tout d'abord, on ne peut qu’être séduit par les premières minutes qui s'enchaînent comme un clip de Bon Jovi des années 90. Pluie filmée en 300 images par seconde résonnant sur une batterie, filmée par des nuées de drones 16K. Les mouvements de caméra sont en rythme avec la musique de Noda Yojiro, les séquences durent longtemps. Avant-arrière sur chaque membre, sans compter les plans ultra-ralentis. On connaît la chanson depuis MTV, mais putain, qu'est-ce que c'est beau. Le scénario pourrait ne pas exister que cette série serait déjà un hit. En production française, sur le même thème, on a Tout pour la lumière… vous imaginez la comparaison ? La BO s’écoute seule, comme souvent avec Radwimps, sans parler de l'album créé pour la série et interprété par le groupe fictif Tenblank. Mais j’y reviendrai, car d'autres pointures y ont participé. Restons sur l'image, la lumière et les couleurs qui éclatent tout du long, pas seulement dans les concerts ou les faux clips, dont les deux réalisateurs doivent être coutumiers, mais dans chaque séquence calculée au cordeau, romantique comme tendue. Les inserts songs regroupent en plus aussi bien Taka que Mrs. Green Apple (évidemment) et vont parfaire le vernis.L'histoire de One OK Rock sera d'ailleurs une source d'inspiration inattendu pour la série. Les fans reconnaîtront les clins d'œil.

Mais l'inspiration du groupe Tenblank se cherchera plutôt du côté de [Alexandros], dont Sato Takeru reprend ici les tics vocaux. Même si certains auront l'impression d'entendre VK Blanka ou Galileo Galilei. Si bien qu’aux premières secondes de chant (patientez épisode 2 seulement) il me semblait impossible que ce soit l'acteur lui-même qui interprète. Son interprétation, d’ailleurs, est à la hauteur du personnage, même si, clairement, on le présente comme un elfe du showbiz asexué, affublé du pouvoir magic de la musique, placé sur Terre pour faire le bien par ses mélodies. J'exagère à peine son génie. Assurément, il est tellement parfait et lunaire en compositeur habité qu'il ne fait pas caca comme vous et moi ?

Mais les séries ou comédies musicales n'ont jamais vraiment brillé par leur scénario, souvent résumé à une romance impossible ou interdite qui devrait se finir mal façon Roméo et Juliette, mais toujours bien sur Netflix. Et c’est surment le cas ici. Après avoir maté 5 épisodes, j'en suis persuadé. Certains durent moins de 40 min (Big N, escroc !) proposant 20 min de musique et une pauvre action faisant avancer péniblement les amourettes. Jalousie, vengeance, neketsu. Les gambatte sont légion, si bien qu’on est à la limite d'un shôjo manga. Les musicaux étant nombreux, débouchant inlassablement sur un nouveau girls rock band, Netflix s’est plutôt attelé à adapter ce roman sous forte influence harem manga. Comme il se doit, toutes les personnalités masculines sont représentées : du lunaire, au sérieux, à lunettes évidemment, en passant par le rebelle au grand cœur. Rôle qui a dû beaucoup amuser Masaki Suda, souvent critiqué pour ses chansons trop midinettes.

Midinette d’ailleurs très bien jouée par Miyazaki Yu, qui se révèle son jeu ici, tout en copiant le jeu de Nagano Mei ou Nounen Rena à leurs débuts. Comme Yu-chan paraît très jeune du fait de la production, on sent un peu le malaise face à tous ces trentenaires ayant bourlingué dans le monde sulfureux du Rock et à sa candeur. On était plus habitué à la création d'un groupe au lycée, voir au collège. Les membres ayant environ le même âge, cela nous parait plus saint, à nous occidentaux. Mais la musique et la réalisation méritent qu'on passe du temps dans cet univers rose bonbon et blouson noir au grand cœur. Les méchants ne restent pas méchants très longtemps et tout se termine en chanson, comme chez Astérix

N'ayant pas fini la série au moment où j'écris ces lignes, je n'arrive quand même pas à imaginer une baisse de qualité, ni une véritable surprise scénaristique, tout juste une fin à la Netflix, matinée de happy end lourdement suggéré. Je fais donc confiance aux autres critiques et notes et mets moi-même la note maximale, participant à la grande mascarade des classements orchestrés par les maisons de disques elles-mêmes.

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Dropped 2/12
Gohoubi Gohan
0 people found this review helpful
Oct 26, 2021
2 of 12 episodes seen
Dropped 0
Overall 5.0
Story 5.0
Acting/Cast 6.0
Music 5.0
Rewatch Value 4.0

Go to eat, mais avec modération, par pitié...

Ok, je sais déjà les commentaires qui vous viendront à l'esprit. "Pourquoi continue-t-il à chroniquer des dramas avec Sakurai Hinako ? Il sait très bien que ce sera au mieux un shōjo un peu niais, au pire un navet abandonné après le 1er épisode." Mais j'attends toujours à nouveau un rôle à la Janus no Kagami ou un, finalement assez drôle Flora, mais le désespoir me gagne et la mort est proche. Je suis à deux doigts de noyer mon chagrin dans cette junk food dont semble raffoler Hinako-chan.

Pourtant, au vu du cast, ça partait plutôt bien. Okazaki Sae qui avait peut-être enfin la chance d'être mise en avant autrement qu'en assistante médicale, ou en copine cool et trop Tokyo Girl, et surtout Furukawa Yuki qu'il faut absolument voir dans la série des Ishi no Mayu et ses séquelles et qui restera l'éternelle ado cool et froids d'Itazura no Kiss., le chef-d'œuvre incontesté du shōjo manga (drôle) en drama., m'ont mis l'eau à la bouche.

Mais mes espoirs ont été balayés en quelques minutes, vu l'ambiance office lady dans une start-up trop cool et kawaï des premières minutes. Du mauvais josei manga faisant la publicité éhontée des heures supplémentaires et de l'exploitation des jeunes femmes surdiplômées, reléguées dans les bureaux, à faire des photocopies et à apporter le café. Un autre temps, un autre monde... Et après une dure journée de labeur, réalisée avec le sourire de façade qui va bien et la vie sociale qui ne va pas, le seul plaisir, avant de se coucher, est un arrêt dans le fastfood du coin... pour en faire la promotion. Le premier épisode, au choix, consterne, laisse de marbre ou écœure, vu le porn food exacerbé qui dégouline des gros plans beaucoup trop longs sur les burgers. On est loin du pourtant très semblable et aussi très marketé "Go to Eat" O mimi ni aimasu. Moins sensible, moins drôle (même si c'est pas fou fou) et surtout moins original cette publicité à peine voilée pour les chaines de restaurants m'a vraiment écœuré de prime abord. Même la danse en Opening semble ridicule, si on la compare a l'Ending vitaminé de Omimi.

Alors qu'y a-t-il à garder dans ce josei qui relègue une fois de plus la femme japonaise à son destin de faire valoir pour homme ? Et ben je n'en sais rien. Simple consommatrice dans une société patriarcale juste bonne à se taire et comblant sa frustration par des plaisirs immédiats et gras, la jeune femme ne peut pas se retrouver dans cette vie. La production est fade, les scènes de bouffe ne donnent pas faim, tellement mal filmées qu'elles sont, le jeu des acteurs ne rattrape rien. Ils ne font aucun effort pour se détacher des stéréotypes. Furukawa Yuki en premier, avec un sous rôle de gars sérieux et mystérieux, bien plus crédible dans Itazura no Kiss. Pour des personnages dessinés, certains traits de caractère tout surjoués qu'ils soient passent toujours mieux. Ici, en live, on frôle une fois de plus le ridicule. C'est "sauvez par le gong" au pays des fastfoods, gênant pour sa vulgarité, son côté "c'est comme ça qu'un jeune urbain trop cool doit vivre" et sa fatuité.

Si ce manga doit être un reflet de la jeunesse d'aujourd'hui je veux rester vieux, passer mes nuits à regarder la TV plutôt que de trainer dans les chaines de restauration rapide. On y apprend tellement sur le monde dans lequel on vit. On apprend, par exemple, que même de bons acteurs doivent parfois faire un job "alimentaire" pour vivre.

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Ongoing 3/11
Atari no Kitchen!
0 people found this review helpful
Oct 31, 2023
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

Du bonheur dans l'assiette

Pour sûr, Sakurada Hiyori est une actrice qui monte en ce moment et elle délivre dans Atari no Kitchen ! tout un menu d'émotions qui régalera les amateurs de bon jeu d'acteur. Si vous n'avez pas encore d'indigestion de dramas sur la bouffe, je vous suggère une incursion dans la cuisine de Hiyori-chan avec ces 11 épisodes feel good qui vous régaleront des ondes positives dont on a si besoin en ce moment.

Le casting met déjà l'eau à la bouche puisque le mentor d'Hiyori -chan n'est autre que le classieux Watabe Atsuro toujours flippant et détestable en chef d'entreprise ou politicien véreux, mais tellement inspirant et adorable ici, en cuisinier de ce petit Izakaya de Tokyo qui fleure bon l'ère Showa, pour ne pas dire l'ère Edo. D'autres jeunes pousses, comme Kubozuka Airu, accompagneront d'un jeu juste et intense notre timide cuisinière, mais c'est elle le plat principal de cette série qui dès les premières secondes vous fera comprendre que l'on est bien dans une adaptation d'un manga.

En effet, sa timidité ne peut être vue que comme exagérée de notre côté de la planète. Mais ce serait sans connaitre le caractère tout en retenue du peuple japonais. Sa peur d'aborder les gents, même des connaissances, sa communication bafouillante ou sa maladresse, sont présentes chez beaucoup de jeunes adultes plus habitués aux réseaux sociaux et à l'identité cachée des jeux en lignes. Beaucoup se retrouveront donc dans Atari-Chan ou d'autres personnages, qui loin d'être une Hikikomori, cherche à tout pris à communiquer avec les autres. Ses études supérieures choisies pour travailler cette communication ne l'aideront pas beaucoup et c'est bien par la nourriture qu'elle rendra service à de nouveaux amis, comme à des inconnues pour qui elle montre une empathie salutaire.

Loin d'êtres eux-mêmes extravagants, c'est un calme général qui se dégage de ce drama. Il est reposant, inspirant et nous envoie tellement d'ondes positives. Il nous apprend à communiquer autrement que par la parole. L'image, l'odeur, le goût…, La cuisine est un vecteur de communication essentiel et le calme qui règne lui-même dans le petit restaurant, normalement, lieu bruyant et animé, tranche avec l'abrupté des mots et la difficulté de les sortir calmement. Hiyori-chan livre ici une prestation de haut niveau. Ses bafouillements sonnent justes et il est fort à parier que l'on aura du mal à l'imaginer dans un autre rôle tant elle habite celui-ci. Mais elle a déjà prouvé qu'elle était un vrai caméléon. Son humanité et son empathie pour les autres, faits un bien fou en ces jours de plus en plus noirs pour notre pauvre monde. Il faut donc rapidement pousser la porte de cet Izakaya, afin de rassasier votre corps et surtout votre âme.

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