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  • Last Online: 4 days ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 0 LV0
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 1/10
Silent Truth
1 people found this review helpful
15 days ago
1 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

Anciens élèves, nouveaux malaises

Si Takeuchi Ryoma a crevé le plancher et fait fondre toute la glace non encore atteinte par le réchauffement climatique en cette fin d’année 2025, il a su également se montrer touchant en amoureux largué par Kao, en quête d’indépendance culinaire dans l’excellent Jaa, Anta ga Tsukutte Miro yo.
Infatigable, il reprend déjà le rôle d’un flic paumé dans un blockbuster qui prend la suite de 10Dance sur Netflix, taillé une nouvelle fois pour lui.
Après avoir sauvé la Terre des zombies, Kaoko de sa maman trop protectrice et son père du passé en reconstruisant un bateau, l’acteur japonais numéro un, ... dans la danse de salon, revient au genre ultra-galvaudé du childhood thriller.

À peine terminé le sympathique mais peu original Ii ko, Warui ko, j’aurais voulu voir autre chose qu’une enquête sur le passé d’une bande de copains se retrouvant vingt ans plus tard, déterrant des time capsules et autres secrets inavouables. Mais dès le premier épisode, on sent bien que le scénario de Saikai, Silent Truth va révéler plus et mieux que son prédécesseur automnal.
Finement amenés, les premiers indices vont rapidement poser les bases de personnages à plusieurs facettes. Loin d’être lisse, même l’héroïne principale, ancien, voire toujours, béguin du beau Ryoma, possède une personnalité inquiétante.

Le premier épisode suit donc la vie de Ryoma et Mao : entre flic paumé, traumatisé par une scène de son adolescence, et mère courage prête à tout pour son fils. Mais dès les premières minutes, la série sombre dans le malsain. Et pas seulement pour Seto Koji, encore une fois cantonné au rôle de faire-valoir du héros. Il est pathétique, il est inquiétant, mais pourquoi toujours lui, dans ce rôle ?

La réunion d’anciens élèves n’a rien de joyeux ici. Il faudra donc être prêt à accepter d’être confronté aux plus grandes bassesses humaines, mais également à la fragilité exagérée de Ryoma. Certes, il sera tiraillé entre son devoir, ses amitiés et ses amours passées, ce qui augure d’une série de haute volée.

Diffusée sur Netflix mais produite pour la chaîne Asahi, on nous épargne les raccourcis et le lissage international propre aux productions du streamer. Pas de production chiadée à grand renfort d’effets de caméra, mais la qualité est présente et largement au-dessus de la majorité des mystery dramas.
Malgré donc son pitch classique, Saikai nous promet de vibrer de toutes les manières, avec des acteurs de haut rang. Adaptée d’un roman à succès, je n’ose imaginer une baisse de régime.

Foncez les yeux fermés, mais gardez le secret. Ryoma est à nous,Hollywood pourrait nous le piquer. On va l’enfermer dans une boîte pour les vingt prochaines années, impossible qu'il en ressorte.

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Completed
Murderous Encounter
0 people found this review helpful
Jun 19, 2025
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 9.0

L'amour, une énigme pour le sphinx

Voilà un couple que je rêvais de voir réuni dans un drama.
Shison Jun et Kishii Yukino étaient faits pour se rencontrer. Si Jun m’énerve passablement dans ses rôles d’Asian lover, force est de constater qu’il réussit toujours la bascule du côté obscur. Et si l’amour unit ce couple impossible, la noirceur de l’âme et des actes est au cœur de cet excellent thriller rempli de trauma et d'amour. Certainement le meilleur du printemps 2025.

Ma passion pour l’actrice Kishii Yukino m’aveugle probablement dans mon jugement. Tout comme elle qui est touchée par la gentillesse, l’humour et l’éternel sourire adolescent de Jun, je refuse peut-être de voir l’évidence, pendant presque toute la série. Tout accuse son boyfriend dès le premier épisode : les preuves sont là, sous nos yeux, les motokare l'avertit, toute la police de Tokyo a réuni les indices…, mais non, ils passent du temps ensemble, à l’aquarium, au parc d’attractions, comme deux adolescents découvrant leurs premiers émois. C’est ça que j’apprécie chez Yukino-chan : sa fraîcheur, parfois sa candeur, mais elle apporte souvent la dose de bonheur nécessaire dans ses rôles quand on lui en donne les moyens. Et son partenaire est un miroir grossissant parfait.

Mais comme tous ces miroirs, il déforme la réalité, et très vite, on est perdu dans les sentiments, comme l’ensemble des personnages. Si on ajoute aux scènes de crime, horribles et dérangeantes, une jalousie sans fin, portée par des triangles amoureux impliquant bien trop de protagonistes, la confusion règne quasiment jusqu’au dernier épisode. Une vraie série qu’on a envie de binge watcher tant les retournements et les contradictions sont omniprésents, mais toujours sans tomber dans l’outrance. Les sentiments paraissent réels, ainsi que les rictus, trop fréquemment surjoués ailleurs pour donner un côté inquiétant à un personnage qui ne l’est pas du tout. Et c'est pourtant juste un manque dans une histoire, parfois un peu longue à mener sur 10 épisodes. Je pense au récent Kujaku no Dansu, trop diluer pour le rendre passionnant.

Mais ici, bravo à la scénariste et à la réalisatrice, qui ont l’intelligence de mener de front l’enquête autour du tueur en série et la romance, en rendant les deux aussi intéressants que réalistes. Komuro Naoko a quand même été aux commandes d'Anata no ban desu ou du moins estimé Shinhanninflag. Des références dans les retournements de cerveaux. Si certain(e)s diront : « Non, moi, je le quitte tout de suite ce cinglé » face à une mise en scène mal menée, ici, on est vraiment au cœur des relations et des hésitations. Ne pas fuir devient une option envisageable pour beaucoup d’entre nous. Certains acteurs forcent un peu leur jeu, les rendant du coup inquiétant plutôt par leur manque de naturel : l’enquêtrice, l’infirmière, le livreur, j’en passe et des meilleurs. C’est la loi du genre, mais je trouve qu’ici ça passe mieux, avec en plus une Morita Misato touchante par son manque d’assurance et son côté coincé.

Vous l’avez compris, les acteurs transcendent une histoire qui aurait pu être banale. Une série de crimes dans Tokyo, la routine, quoi… Il faut en avoir vu des enquêtes pour comprendre la spécificité de cette production. Je peux vous dire, sans que je sois à la recherche d'un scoop, qu’on est ici dans ce qu'on fait de meilleur.

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Ongoing 4/8
Mairunovich
0 people found this review helpful
Mar 20, 2021
4 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 6.0
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 6.5
Rewatch Value 4.0

Beauté intérieure

Je suis surpris qu'à 23 ans Sakurai Hinako accepte encore de jouer le rôle d'une élève de 16 ans écervelée dans un school drama bourré de clichés. N'étant clairement pas la cible visée par cette histoire, certaines subtilités doivent m'échapper, mais on est loin de la double personnalité assez bien jouée de Janus no Kagami. Si en manga Mairu no Vich doit certainement être très drôle, bien écrit et dessiné (désolé, pas lu), l'adaptation en drama pourrait gagner en finesse. Les effets spéciaux pour faire scintiller les personnages passent au début et on peut même trouver ça original, mais les personnages sont surjoués au point que chaque situation révèle sa chute bien trop vite. Cela casse tout effet de surprise, nous poussant ainsi à l'ennui, alors que l'on devrait éclater de rire. Peut-être d'avoir attendu 10 ans avant d'adapter le manga de Sato Zakuri était bien trop long. Tellement de school dramas et de comédies romantiques sont depuis passés par là. Et je ne voudrais même pas compter ceux où le prince du lycée finit avec une fille banale, qu'il ou qu'elle ignore au début. De toute façon depuis Itazura na Kiss, aucune histoire de ce type ne pourra trouver grâce à mes yeux, alors... La perfection ne pouvant être dépassée.

Alors, il faudra chercher ailleurs son bonheur. Dans l'humour potache, mais qui me touche que très rarement. Là on sent qu'on est vieux, mais les très jeunes adoreront. Dans le jeu des acteurs qui essayent de se rapprocher au maximum de l'univers shojo et school life (américain?). Dans les beaux gosses pour ses demoiselles ou messieurs, parfois sportif, parfois... maquilleur pro et lycéen(???). Et pour moi dans le jeu si particulier de Sakurai Hinako qui fait vite oublier son véritable âge pour habiter totalement son personnage. C'est même à se demander si elle a vraiment 16 ans dans la série, tant elle arrive à jouer parfaitement l'immaturité et le manque de confiance en elle. Je lui en donne à peine 12. Cela dit sa voix roque passe mal. Surtout lorsqu'elle se met à soliloquer, sa spécialité dans beaucoup de dramas.

Diffusée à l'heure du repas de midi, la cible de la série est claire, les ados et un peu la famille. Mais la série affiche tellement de stéréotypes sur la vacuité de la jeunesse, qu'elle joue complètement contre son camp, en cantonnant les lycéens japonais à des coquilles vides obsédés par les apparences. Et ne parlons pas de l'image de la femme, laissant le choix entre admiratrice et comme le titre l'indique si finement ... garce, avec comme seul atout dans la vie, son physique. Les clichées s'étendent même maladroitement vers la communauté gay, en l'image d'un frère que malheureusement beaucoup de japonais (et autres) imaginent comme le représentant du genre. Mais peut être que je me trompe.

Finalement, cette série sera un succès, car s'il y a bien une période de la vie qui unis le monde entier, c'est l'adolescence. Des séries comme Sauvé par le gong, il y en a eu des milliers et il y en aura encore. Et je préfère voir celles-ci comme un exutoire pour la jeunesse. Mais certainement pas un miroir de la société (japonaise), mais je sais que personne n'est dupe ici. Alors retirons ce maquillage qui masque si maladroitement les vrais sentiments de notre jeunesse.

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Ongoing 1/12
Rebirth of Reiko: A Mother's Revenge
0 people found this review helpful
Oct 22, 2025
1 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 5.5
Acting/Cast 7.5
Music 10
Rewatch Value 6.5

Et on réplique encore et encore

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais là, ça commence à sentir le réchauffé. Après Replica, je ne pensais pas me retrouver aussi vite face à un drama de vengeance « aux deux visages ». Même principe de chirurgie esthétique, même bannissement de tout sens moral et bien sûr de bon sens. Avec en prime un scénario et des scénettes dignes des pires sitcoms françaises. Alors, faut-il vraiment s’infliger le premier épisode de Musume no Inochi wo Ubatta Yatsu wo Korosu no wa Tsumi desu ka ? pour se faire un avis, ou cette chronique vous évitera-t-elle un ennui profond ?

Eh bien, pas sûr qu’on s’ennuie réellement, mais ce sera aux dépens des intentions premières, de vouloir créer un drama psychologique tinté de thriller. Car si Replica faisait déjà rire par son absence totale de réalisme, cette fois, on atteint des sommets stratosphériques de what the fuck. Une quinquagénaire, incarnée par la grand-mère idéale Mizuno Miki, qu’on apprécie d’ordinaire dans des seconds rôles solides, se transforme, en quelques coups de bistouri et surtout en quelques jours, en une jeune femme à la plastique irréprochable, jouée par (qui peut dire le contraire) la magnifique Saitō Kyōko.

Ce non-sens n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le drama file, dès le premier épisode, vers la catastrophe télévisuelle, sans jamais dévier de sa trajectoire. Une chute du plus mauvais goût, comparée à un gâteau tombé au sol, avec des méchantes petites filles riches, dignes des belles-filles de Cendrillon, et un esthétisme rappelant La vengeance aux deux visages.
Après Ayashi Partner, je m’attendais à mieux de notre ancienne membre des Keyakizaka46. Mais on reste ici dans le drama contractuel, alimentaire et surtout dénué de toute valeur artistique.

Un produit calibré pour une consommation « fast-food », répondant à nos instincts les plus bas. La vengeance face aux gents trop riches, trop beau, trop jeunes. Il ne laissera sans doute aucune trace dans l’histoire des œuvres japonaises, mais pourra peut-être servir d’exemple dans les écoles de médias. Non pas pour apprendre à créer une œuvre durable, mais pour comprendre comment vendre comme du neuf, la centième fois, le même produit. Une note positive quand même, c'est évidement la bande son qui a le bon gout d'utiliser Rokudenashi et YukaDD. Deux artistes que j'adore, mais qui n'ont pas encore eu leur anisong killer, pour être reconnus en occident. Nul doute que ça viendra, bien plus vite que la notoriété de ce drama.

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