Gangster Town (The Mega Catridge)
Je l'ai attendu ce Yakuza, porté par mon chouchou des rôles d'action-romantique, Takeuchi Ryoma. Mais nul romantisme ici, Like a Dragon est une énième adaptation burinée du jeu vidéo de Sega paru en 2005 et revenant chaque année comme le père Noël dans la cheminée. J'y ai joué, à l'époque, mais je ne me rappelle plus grand-chose, à part mon martelage de bouton et mes conversations dans les bars à hôtesses. L'essentiel, quoi ! Vous aurez donc droit à une critique purement dramatique qui n'engage, comme d'habitude, que moi, car je tiens à mes doigts.Le pognon est visible à l'écran. Dès les premières secondes, ils vous éclaboussent au visage, injecté par une de ces mafias du streaming qu'est Amazon, alléché par le succès de son concurrent et Parrain dans la matière, Netflix. Avec son homme de main, le One Piece, qu'il compte bien user jusqu'à épuisement de son auteur, comme s'il devait rembourser une dette à ces pirates de Yankees. Mais pour ceux qui savent, les Vrais, Sega est loin d'être un amateur en termes de collaboration avec l'occupant Ricain. La société lui doit tout. Et pourtant, dans ce Yakuza "made in America (en partie)", très peu de référence à l'oncle Sam et à sa manière de conter une histoire transparait. Malgré cela, on pourra regretter la frilosité des producteurs en déroulant l'histoire sur six courts épisodes. Malgré sa diffusion avec VF dès sa sortie, on a l'impression que les producteurs n'y croient pas vraiment, comme si le staff entièrement japonais les gênait. C'est sûr, qu'on ne parcourt pas le globe comme Luffy, du coup l'effet Benetton, n'est pas là. Mais Kabuchiko et Tokyo, en général, attirent toujours des hordes de Geeks autoproclamées devant leurs écrans. Alors pourquoi tant de frilosité dans la promo, comparé à ses satanés pirates
Il faut dire que Yakuza ne fait pas dans la dentèle. Sombre, violant, n'en déplaise à ceux qui regrettent le peu de scènes de combats. Pour moi, elles sont déjà trop nombreuses au détriment de personnages pas assez développés. Les caricatures de Yakuza, d'orphelin, de bad girl ou tout simplement de la misère de ses jeunes, gênent un peu, mais le jeu des acteurs rattrape tout. Même si les décors font parfois carton pâte (ou jeu vidéo) comme cette place à la fontaine ou cette tour, on est quand même dans la bonne prod, quasi cinématographique. Des scènes d'action comme celles du parking ou du braquage de la fourgonnette impressionnent (la classe américaine). Mais c'est clairement le duo Takeuchi Ryoma/Kawai Yuumi la raison principale pour laquelle il faut regarder Yakuza.
Et bon sang, quel gâchis d'argent. L'histoire n'est pas assez développée, on a donc du mal à accrocher à ses vengeances et ses rédemptions de pourriture qui ne le sont pas vraiment. Les flashbacks ne servent à rien, car évidement, on comprend assez vite chaque situation. Orphelin, chirurgie, pas d'argent, tous pourris. Pour un jeu vidéo, ça passe, mais là, il faut les développer ses personnages. Faire des side story, par épisode. Comment les sœurs ont grandi et affronté les difficultés, par exemple. Tout était possible, mais à consacrer trop de temps à la recherche de cette sœur et aux combats de coqs, tout est brouillon et haché. Dommage, la production voulait absolument nous offrir une série coup de poing, pour en finir en six rounds, trop influencé par les succès d'action Netflix dont les suites dépendent du nombre de vues et qu'importe la cohérence scénaristique. On ressent plutôt une griffure qui laissera une cicatrice de quelques jours après la diffusion, jusqu'à l'oublier complètement. Mais qui sait ? peut-être qu'un Drama Yakuza 2, 3, etc... viendra des fans. Il parait que les suites fonctionnent souvent sur ces fans base. Ça a marché pour le jeu vidéo. Ce n'est pas moi, c'est Sega qui le dit et Sega, c'est plus fort que toi.
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Il n'est jamais têtard pour former une famille
Un film indépendant, plein de plans fixes et de long silence, mais qui ne dure que 1 h 28 ! ça peut surprendre, je vous l'accorde. C'est 3 h 30 minimum, quand on est un réalisateur de génie. D'autant plus, qu'il s'en passe des choses dans ce qui aurait pu être le premier épisode, d'une série retraçant la vie misérable de deux adolescents dans la campagne glacé d'Hokkaido. Mais le rythme infernal qu'impose, dans ce petit laps de temps et par des chocs émotionnels en cascade, le réalisateur-acteur Kishi Kentaro est comme un coup de poing dans notre petit cœur non préparé. Coups que reçoivent également au sens propre et figuré les personnages tout au long d'une histoire, à la trop réaliste par son ancrage dans un Japon misérable et moderne, mais aussi très onirique.Dès les premières minutes, le couple formé par Nagasawa Itsuki et Kubozuka Airu vous touchera en plein cœur. Harcèlement scolaire, crise d'identité, mutisme ou parentalité en défaut. La relation entre ces deux adolescents interroge autant qu'elle dérange. Personnages joués à la perfection, ils ne font pas leur âge réel et d'ailleurs la temporalité est complètement ignoré par la réalisation, jouant complètement avec celle-ci. De rêve à la réalité, les dessins peints ou crayonnés omniprésents durant le film rajoutent à un onirisme déjà très marqué par les paysages. Cette neige étouffante du nord du Japon comme l'étouffement d'une société-village qui pourtant porte les défauts des mégalopoles japonaises. Le mépris des personnes différentes, à l'école, comme dans la rue. Une galerie de personnages, portant bien fort leur appartenance à une minorité, rajoutera de l'émotion déjà bien présente par les histoires parallèles de nos deux héros.
Heureusement que l'onirisme est omniprésent, d'ailleurs, pour adoucir des thèmes forts, mais violents et qui n'iront pas en s'arrangeant dans la deuxième partie. Celles des situations dépeintes dans un Tokyo d'une dureté trop rarement montrée en occident. Fuir la réalité dans le rêve jusqu'à ne plus savoir ce qui l'est vraiment. Grâce à cette réalisation sans faille, on est porté dans un rêve-réalité jusqu'au point d'orgue des scènes finales, qui nous font dire "déjà !", nous qui en voulions encore. Un film fort sur la famille, l'adolescence, la mort ou la vie d'ailleurs. Attachant par ses personnages et qui met tellement bien en lumière le double sens de Kaeru. Groah !
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Le village (trop) dans les nuages
On ment tous et parfois pour le bien d'autrui. C'est ce que chaque parent ce dit lorsqu'il veut le meilleur pour ses enfants. Par omission, par déformation de la réalité…. Que de mensonges proférés pour les protéger et faire d'eux la réplique en mieux de soi-même. Sky Castle, le remake Japonais du drama coréen de 2018 illustre parfaitement le rôle d'une éducation basée sur le mensonge et la compétition, sans aucune empathie envers ceux que l'on juge inférieur. Préparez-vous donc à suivre l'histoire de meutes de hyènes élevant leur progéniture dans le mépris et l'effacement de l'autre.Wisteria Lane
Pourtant, tout commence bien. Dans une ambiance à la Desperete house wife, où sont présentées les journées de ces femmes au foyer d'un autre temps, entre cup cake et discussions sur l'éducation la plus parfaite à donner aux enfants. Leurs maris, tous chirurgiens, sont des caricatures de pères. Assez nombreux pour parcourir toute la palette, du laxiste au plus strict. Nos 3 héroïnes vite rejointes par une 4ᵉ peuvent aussi couvrir toute la palette de mama caricaturée dans les dramas, avec la spécificité : bourrée de fric tout de même.
Ça irrite
On sera donc très vite gavé par cette ambiance donneuse de leçon, qui sent la guimauve et le brushing. Cette sorte de Barbie land du siècle dernier. Mais si on énumère la liste des actrices, on pouvait rapidement imaginer que rien n'allait se passer comme ces chères dames l'imaginaient.
Matsushita Nao, Kimura Fumino, Takahashi Maryjun ou Higa Manami, pour des mamans poules, on ne pouvait rêver mieux, avec toutes des caractères bien différents. Parfaites dans leurs rôles, elles auront à faire preuve de toutes les mesquineries et les mensonges possibles pour décrocher le meilleur prof particulier pour leur gosse pourris par l'argent.
La valeur n'attend pas…
Mais ne vous trompez pas. Les mensonges sont légion et entrainent une réaction en chaine qui passionne. Et d'un clone de DHW, on passe à un Mystery drama des plus addictifs. Les révélations et les situations atroces fusent à chaque épisode et pour tout parent qui se respecte, on aura aussi beaucoup d'empathie pour ces enfants, qui n'ont rien demandé et subissent ces horreurs. Ils sont d'ailleurs joués par des acteurs qui n'ont rien à envier à leurs ainés.
Écoute, maman est près de toi....
Un scénario haletant, des acteurs qui arrivent selon les situations à être sympathiques ou détestables. Ce drama fait appelle à nos plus bas instincts, de la plus belle manière. Les sentiments humains sont tellement bien dépeints qu'on s'y retrouve forcément, même si on n'échappe pas aux sempiternelles plans fixes larmoyants avec musique grandiloquente. Mais de manière générale, la musique porte encore les situations et les inserts song de Milet ou Iri collent parfaitement aux situations. Je ne sais pas ce que vaut l'original coréen, mais je suis sûr qu'il peut être fier de sa progéniture.
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Kirei 'na' Uta, ne vous trompez pas !
La présence de Aina the End, ex-leader du défunt groupe idole/punk Bish n'avait rien pour me rassurer, mais le peech sentait bon l'amour de la musique. Loin, justement, de toute velléité commerciale. Et même si Hirose Suzu par son seul nom fera multiplier les vues par deux (plutôt que les entrées, film Netflix oblige), elle ne dénature pas du tout un film qui se veut sensible et esthétique.Et pourtant "sensibilité" n'est pas le mot qui vient à l'esprit en écoutant les tubes du groupe Bish. Voix volontairement cassée et discordante, pour ne pas dire du chanté faux sur de nombreux singles. Je me suis souvent posé la question si je devais apprécier ce concept idol/rock largement dépassé par Babymetal et consœurs depuis des années. Mais la faiblesse, si on peut dire, vocale du groupe s'est transcendé dans la voix de Aina the end qui est pour moi une révélation à tous points de vue dans ce film. Vocale, bien sûr d'abord, avec une maitrise de son timbre cassé, dans tous les tons. Dans le parlé, où elle joue une quasi-autiste, incapable de prononcer plus de trois mots et encore du fond de la gorge. Puis, dans ses interprétations solo qui déchire le tympan autant que le cœur. Cette voix qui fait penser aux grands interprètes folks comme Janis Joplin est à pleurer et c'est bien le but du film.
Hirose Suzume parait bien terne à côté, n'ayant en plus qu'un rôle de soutien. Cette retenue joue en sa défaveur, sans compter les nombreux déguisements ridicule pas du tout justifier par le scénario. On dirait presque qu'elle est mal à l'aise dans un second rôle, elle qui est habituée à être au centre de l'histoire depuis "Notre petite sœur". On appréciera la présence de Kuroki Haru en institutrice courage et plein de guests musicaux comme Otsuka Ai ou Ando Yuuko. Des passages furtifs qu'il faudra scruter, mais vous aurez plus de temps pour admirer la plastique et le jeu plutôt bon de Matsumura Hokuto, des SixTones. Tous ces acteurs magnifient les situations et les rendent encore plus touchantes.
Si vous avez la chance, comme moi, de découvrir l'histoire par le film (car une série qui le découpe, existe) et sans avoir lu un seul résumé, vous apprécierez ses aller-retour dans le passer. Difficile à appréhender au début, surtout avec le coplay, on se prend vite à l'histoire de chacun et ces pièces de puzzle qui se reforment sur une durée tout de même de 3h. Le thème et la mise en scène, sans être originaux, rappellent des autres films qui ont marqué la décennie au Japon, et pour cause. La durée parfois marquée par des plans contemplatifs pourra rebuter.
Alors que clairement, on oppose une fois de plus campagne chaleureuse à ville déshumanisée, tout le monde se rassemble autour de la musique. Et de voir autant de scènes de chant me réchauffe le cœur. Les chansons sont choisies dans le Billboard Japonais de ces 5 dernières années et les entendre par la voix ro---ck de Aina the End terminent de catégoriser Kyrie no Uta dans les bons films.
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Pandora no Kajitsu: Kagaku Hanzai Sosa File Special
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Introduction à la saison 3
Comme tout bon médicament générique, je copie la formule écrite pour la saison 3. Et cela sans changer une seule molécule :Que de questionnements existentiels ont entouré ce visionnage, et cela, après presque deux ans d'attente, d'une saison 3 pourtant indispensable. Comme j'avais adoré la série, je me suis précipité sur le 1ᵉʳ épisode sans m'y préparer. Même pas un petit récap en ouvrant le dossier classé X-files 2022 dans les archives poussiéreuses d'un 10ᵉ sous-sol d'un bâtiment fédéral. Mais quelle erreur de ma part. J'ai bâclé cette saison qui ne fait que 5 petits épisodes en peinant à me remémorer pourquoi j'avais tant aimé ce drama d'anticipation. Si vous ne voulez pas sortir aussi frustré que Dean Fujioka après un moment passé devant son écran d'ordinateur, suivez mes quelques conseils :
D'abord, revoir l'ensemble des épisodes pourrait évidemment aider. Mais l'évolution de la série vers plus de noirceur, qui semblait être une bonne idée pour la saison 2 n'encourage pas forcément. Cet équilibre rompu entre les sciences éclairantes et obscures qui améliorent ou font courir l'humanité à sa perte est encore moins évident ici. Les lieus sont sombres et les personnages sont encore plus noirs. Kishii Yukino, n'a plus rien de la professeure farfelue qui rend le sourire même à Fujioka. Je la trouve même très en retrait dans cette saison, la rendant fade, voir pire, inutile à l'histoire, à mon gout. Je ne reconnais en réalité plus la série qui m'avait temps enchanté.
Mais pourquoi tant de haine ?
Ou alors mes souvenirs me jouent des tours, car je n'ai pas eu le courage (aux vues de la somme astronomique de dramas en retard) de suivre mon premier conseil. Pire, j'ai complétement zappé l'épisode spécial qui devait réintroduire la saison. Ne faite pas cette erreur ! Puisque même détaché de la trame principale, il remet les souvenirs en place. On y retrouve déjà les personnages de la série, qui à mon sens sont devenus trop nombreux. Cela explique certainement le rôle mineur de Yukino Chan. Mais dans ce contexte, chaque membre de l'équipe n'est plus qu'un rôle secondaire. La venue de Suruga Taro qui prendra de l'importance dans la suite de la série ne remplace malheureusement pas comme il faudrait Masanobu Andō et sa folie inquiétante, qui va vous manquer par la suite. En réalité, trop de flics seront mis en avant à un point quevous ne pouvez imaginer si vous n'avez pas encore lu le résumé.
Médicament générique
Le scénario tombe justement un peu à plat avec ces seulement 5 épisodes. Si l'introduction ne pouvait parler que d'IA, 2024 oblige, le contrôle de la conscience ou la conscience tout court sera le thème récurant du reste de la série. Oubliant ainsi ceux du transhumanisme et de la vie éternelle qui n'avanceront pas énormément. Bien sûr, un Némésis scientifique, qu'on n'attendait pas en la personne de Tanaka Minami, sera là pour mettre le doute à Yukino Akase, mais cela fait tellement déjà-vu au sein même de la série que l'alchimie n'est plus là.
Les produits ont du mal à réagir ensemble et l'expérience n'est malheureusement pas concluante cette fois-ci. On aurait préféré des mystères séparés, et une histoire principale qui avance un petit peu, plutôt qu'une enquête de 5 épisodes, ou évidement que le gouvernement y est mêlé. On a l'impression que cette saison est un spin-off, mais on ne sait pour quel personnage. Et ses décors fades et sombres, le bureau de notre équipe, les égouts et usine désaffectées qui font la majorité des plans achèvent de nous décevoir. Heureusement nos acteurs favoris et cette musique écrite par, le maitre, Kanno Yugo sauvent cette saison, mais c'est malheureux d'imaginer voir la suivante sans même être obligé d'avoir vu celle-ci.
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Papa où t'es ?
En tant que thèmes récurrents, l'approche de la trentaine et l'amnésie rendent caduques toute tentative d'originalité dans un scénario de comédie romantique. Et, quand dès le titre ou l'affiche, on comprend que nous n'avons pas affaire à une ou deux personnes, mais bien 3 sœurs qui vont se remettre en question avant leur passage à la dizaine supérieure, des centaines de dramas nous reviennent en tête. Et ce n'est pas l'apparition de ce mystérieux amnésique, incarné par Matsushita Kouhei, qui nous rassure quant à l'originalité de l'histoire. Mais alors que je m'attendais à m'ennuyer profondément, face à un mauvais remake de l'excellent Tokyo Tarareba Musume, l'histoire dépeint contre toute attente et avec humour une famille que ne renierait pas Kore-eda.Salle de bain privée
Car si de banales histoires d'amours se succèdent, s'achèvent ou commencent au son des hits du moment un peu trop présents et mielleux, c'est suivre la vie de cette famille qui donne un intérêt à l'histoire. Propriétaire d'un bain public, véritable institution au Japon, le Père a dû élever seul 3 filles aillant chacune 10 ans d'écart. Si la première a bien sûr profité de présence de sa mère jusqu'à sa majorité, son absence pèse sur les relations familiales, surtout que le père remarquablement joué par l'humoriste Goro est tenu pour responsable de sa disparition par ses filles. À l'aube d'un choix de vie crucial, pour chacune d'elle, le père disparait et laisse les 3 sœurs s'occuper, presque seules, du bain familial. Presque, car elles sont vite entourées de nombreux garçons tous aussi amoureux des unes que des autres. Ce qui aurait pu n'être qu'une sitcom des années 80 (les longs moments musicaux me font tellement penser au générique de la "fête à la maison"), se déroulant très souvent autour de la table du salon, interroge sur la famille et les liens qui nous unissent.
Un air de famille
Faisant des clins d'œils à Notre petite sœur, Tel père, tel fils ou même Une affaire de famille par cette tribu déjantée, je vois ce drama comme un hommage aux œuvres de Kore-eda. En plus léger évidement, même si les interrogations sont profondes, voire philosophiques sur le sens de la vie, l'engagement, la fidélité ou l'amour filiale. Un autre point commun avec les œuvres du maitre, c'est la réunion dans une même création d'incroyable tallents d'acteur. Kawaguchi Haruna me fait toujours autant vibrer, lorsqu'elle laisse couler une larme, et Kinami Haruka utilise son regard et son sourire au service de ses sentiments et de son humour tellement pétillant. Je n'en dirai pas autant des garçons qui transpirent tant la gentillesse, qu'ils en deviennent niais. OK, c'est de la romance, et les clips dans les parcs d'attractions sont là pour me le rappeler (et pour rallonger l'histoire), mais difficile après d'accrocher au mystère que détient Matsushita Kouhei. On aimera ses efforts pour chanter, moins ceux pour sourire. Ceci-ci dit, en termes de sourire coincé, c'est quand même Inowaki Kai qui détient la palme.
Tie-Up
Malgré une mise en scène too much, faite de bling-bling promotionnel pour les lieux commerciaux de Tokyo et l'ensemble des albums de Sekai no owari, le bain public respire encore la nostalgie. Mais elle reste diffusée à d'ose homéopathique, car la réussite, le travail, l'argent semblent être aussi important que l'amour d'avant la dizaine pour nos trois sœurs. La vitesse à laquelle elle renonce à l'amour pour l'une de ces trois raisons est flippante. Mais cela vaut peut-être mieux qu'un schéma paternaliste où madame dit oui les yeux pleins d'étoile. Une romance d'aujourd'hui.
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Madame Colombo
C'est à chaque fin d'épisode de Yips que je m'apprêtais à écrire sa critique, mais j'étais à chaque fois paralysé. Le stress de la page blanche, voir la peur de ne pas trouver la blague qui fait mouche au moment d'écrire mon introduction, m'a amené à abandonner chaque tentative. C'est seulement après avoir attendu plusieurs jours après la fin de la série que je me suis senti capable de donner un avis définitif sur ce 999 999 Mystery Drama à la japonaise. Alors le voic... euh…, non, je crois que je ne vais finalement pas y arriver...C'est dans les vieux pots, mais quand même...
Les règles du mystery drama sont immuables. Un civil passionné de mystères fait équipe avec un flic ou assimilé pour résoudre des enquêtes dont le sus nommé et l'ensemble de la police japonaise (mais aussi française, anglaise, américaine...) n'ont pas les compétences pour les résoudre. Yips ne déroge pas à cette règle. Mais la présence de la pétillante Shinohara Ryoko et du faux idiot Bakarhythm en enquêteurs donne envie malgré la montagne de clichés et de "déjà-vu" à laquelle vous devez vous attendre. Le "plot" en est le premier puisqu'une écrivaine de romans de gare passe son temps sur les plateaux de TV, pou combler son manque d'inspiration et de succès, alors qu'un flic traumatisé par ses enquêtes se retrouve dans l'incapacité de résoudre des nouvelles. On est bien dans le cliché absolu du mystery drama qui sévi à la TV japonaise depuis des dizaines d'années. A eu deux, ils deviennent évidemment invincibles, se nourrissant chacun l'un de l'autre. Elle, pour son inspiration, et lui, pour débloquer son trauma. Il faudra donc chercher ailleurs l'originalité. D'autant plus que dès le premier épisode on a droit au meurtre dans le bain public. Et les innombrables situations à la "je te déteste, mais je t'apprécie quand même" et surtout à l'éculé principe "Colombo X Conan (Doyle)" de montrer le coupable et la préparation du crime dès les premières minutes sont tellement rabâchées qu'elles s'autoparodient.
Entre tradition et modernité…
Malgré les clichés qui s'accumulent, on retrouvera avec plaisir cet ancrage dans notre époque, typique des séries produite par les chaines de TV,... dans les locaux de celles-ci. Les émissions de débats d'un réalisme flippant par leur nullité, les rêves de la jeunesse (d'un réalisme flippant par leur nullité), entre idoles ou influenceurs et qui tournent aux cauchemars, pour le spectateur aussi. Cette fraicheur dans un genre paléolithique ne reste que cosmétique, malheureusement. Mais pourra faire apprendre certaines choses au public de Derrick et Rex, même s'ils n'ont certainement jamais entendu parler de ces deux dinosaures des après-midi télévisuelles.
L'humour du risque
Malgré mes critiques de vieux Dramasaure blasé, il est vrai que le duo d'acteurs fonctionne à merveille. On en attendait pas moins de Shinohara San et Bakarythm. Elle, transmet comme toujours dans les comédies, sa joie de vivre et son dynamisme. Et vu sa longue carrière, elle peut se permettre toutes les fantaisies, la rendant éminemment sympathique par son immaturité. Bien plus d'ailleurs que dans Hyena ou surtout le film Happy Weading le film de dingue scénarisé par Bakarythm, mais ne rendant pas assez hommage à la folie de cette actrice. Retrouver L'humoriste à ses côtés dans Yips promet donc de sacrées séquences. Mais dans ce rôle beaucoup trop flegmatique et pas assez grinçant comme lui-même sait si bien les écrire, on ne peut être, malheureusement, que déçu. Les côtés second degré, noir ou lunaire qui font son charme lorsqu'il écrit lui-même ses rôles, sont un peu gâchés, ici, par la mise en avant d'une reability dû à son choc psychologique. Accompagné encore de l'excellent Sometani Shota ou de Yamoto Yuma, on ne peut pas dire que l'ennui vous sera procuré par ces acteurs. Mais il risque, si vous avez une trop grande attente d'originalité, de quand même vous emporter. Nul doute que cette comédie gentillette aurait pu avoir plus d'âme avec Bakarhythm, lui-même au scénario. Car c'est dans ses délires décriture Otaks qu'il excelle. Son humour noir ou ultra-décalé, manque ici, en tout cas pour le fan que je suis. Il livre une prestation en adéquation avec le rôle, mais est complètement écrasé par sa partenaire, qui une fois de plus ébloui par sa présence.
L'inspiration au fond du trou
Si vous venez pour ce qu'est ce drama, nul doute que vous aurez ce que vous cherchez. Un mystery drama classique où toutes les ficelles sont déjà connues, attendues et tirées. Pour plus d'originalité, rabattez-vous sur Mystery to iu na kare, par exemple, à moins que vous soyez, comme moi, ultra fan de Shinohara Ryoko (l'actrice, pas la chanteuse, il ne faut pas exagérer, quand même) et Bakarhythm, l'acteur (pour l'auteur, on fera sans, cette fois-ci, mais tout de même, il nous maque). Les producteurs ont sûrement été trop frileux pour rajouter de la fantaisie. La peur de rater le trou à seulement un mètre de la balle, certainement.
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Easy Rider, Born to be Dead
Voici un téléfilm plein de sensibilité qui interroge sur la fin de vie, sans essayer de donner des leçons. Malgré quelques maladresses, il donne à réfléchir sur un thème qui risque de nous toucher tous, un jour. Embarquez pour un road trip légèrement surjoué, mais qui inspire par son propos et sa fragilité bienvenus, dans ce monde, où tout le monde semble détenir la vérité absolue.De veilles connaissances.
Ce qui surprend, au premier abord, c'est la liste des acteurs. Watanabe Ken connu plutôt pour Tokyo Vice, campe un patient en phase terminale, prêt à accepter la mort, alors que son médecin Tsumabuki Satoshi (A Men, La famille Asada) n'est pas encore prêt à lui donner. Choisissant leurs rôles avec parcimonie, ces dernières années, ses deux acteurs ont des façons d'aborder ceux-ci plutôt étrange. Si les sentiments sont forcément exacerbés vu le contexte, ils sont parfois difficiles à interpréter. Le docteur se montrant très immature dans le jeu. Notamment dans les phases, où chacun fond en larmes. Ce comportant qu'on attribuerait presque à une mère avec son très jeune enfant, peu sonner faux et ne sert pas forcément le propos. Cela, certes, fait baisser un peu la pression d'une dégradation et d'une fin inévitable. Mais ça donne un côté tout much qui, pour moi, nous fait sortir de l'histoire. Les seconds rôles accompagnent le déroulement de celle-ci, avec cette joie de revoir Harada Tomoyo (Anata no ban desu) ou Mitsushima Hikari (First Love) trop peu présentent sur les écrans.
Peu de temps à vivre
Le format TV de 1 h 30 à l'avantage de montrer l'urgence et la préciosité du peu de temps qu'il reste à passer ensemble. Ici, l'histoire est vécue du côté du médecin qui souhaite accompagner jusqu'à la fin son patient. Personnes trop souvent oubliées ou montrées comme froides dans les médias. Il doit, presque seul, prendre la décision d'ôter la vie. Et comme pour l'excellent Plan 75, le film ne prend pas parti, en poussant tantôt dans une direction, tantôt dans l'autre. Même si l'enlèvement du patient et son road trip sonne souvent faux, avec des rencontres téléphonées, qu'importe. La famille, les amis, les amours et les médecins, chacun participe à la réflexion sur cette fin de vie, ce rapport à la douleur et le besoin de s'accrocher à vivre, même un si petit moment de bonheur. Le film est précieux, donne à réfléchir et participe à un débat qui a si besoin de sensibilité, plutôt que de décision politique.
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Fleurs séchées
Quand on se plonge dans un film romantique avec en tête d'affiche Suda Masaki et Arimura Kasumi, on sait où on met les pieds. On recherche un happy end après des" fuis-moi, je te suis" sur une durée de deux heures. Mais les deux amoureux, représentant le couple parfait de la génération Z font tout à l'envers et ils vont vous apprendre ce qu'est une histoire d'amour d'aujourd'hui…, au cas où vous n'auriez pas compris la chanson.Ce mec (et cette fille) est too much
Comme la majorité des spectateurs, c'est pour ce couple d'acteurs à qui on voudrait tous ressembler qu'on s'intéresse à la milliardième histoire d'amour filmée. Et si comme moi, les films TV américains diffusées l'après-midi, vous glacent le sang par leur médiocrité et leur mièvrerie, vous serez dans un premier temps déçu par les premières minutes de cette rencontre bien trop téléfilm de Noël. Car, mon Dieu, que c'est Too Much. Dans les points communs de ces deux étudiants, dans leur côté "seules à se comprendre" et leur petit air supérieur face à ceux qui ne comprennent rien à l'art. Les mêmes films, les mêmes livres, la même musique…, les mêmes chaussures. Tout dans ce couple transpire le faux, tellement ils ont de points de commun. À tel point, justement, que je me suis demandé si l'un deux n'était pas psychopathe et n'avait pas fait de recherche sur l'autre avant de se rencontrer. Encore, ... dans le genre chilhood lovestory, on observe discrètement un peu l'autre un petit moment, ce qui aurait pu donner un côté plus réaliste. Mais on comprend assez vite que c'est le parti pris de la production, d'exagérer la symbiose entre les deux, afin de toucher le plus profondément possible à l'âme humaine.
Les histoires d'amour finissent mal, en général
Ce sont en effet des questionnements sur l'amour parfait, passionnel, construit sur la durée, le bonheur en général et l'usure du temps qui sont au cœur de l'intrigue. Car intrigue il y a ! Puisque dès les cinq premières minutes, on a compris que le couple est maintenant séparé et que le film va en retracer l'historique. L'image du bouquet, que l'on retrouve souvent dans la littérature, le cinéma ou la chanson, est évidemment hautement symbolique. Pour ne citer que Dryflower de Yuri et sa minisérie dérivée, ces belles fleurs représentant la jeunesse, s'accordant parfaitement, mais vouées à flétrir une fois déraciné et associé dans ce vase qu'est l'appartement commun. C'est horrible, évidement, de résumer l'amour ainsi, mais le film retrace parfaitement les étapes de la vie de couple. De la découverte de l'autre, dans un contexte étudiant, plein de rêve sur l'avenir et puis le retour à la réalité d'une vie de couple, pour ne pas dire de famille, ordinaire. Un début de vie professionnel plan plan, mais nécessaire pour simplement manger et qui change cette perspective et les comportements de chacun.
La passion ou la raison
Rien de nouveau donc dans ses histoires, mais l'interprétation est assurément magistrale, avec des changements de personnalité glaçants après les avoir trouvés tous tellement mignons. Des questionnements sur des faits de société qui touchent tout l'occident sont habillement distillés. La condition féminine, la famille, l'indépendance,... j'en passe et des meilleurs.
Une dernière partie vraiment touchante débouchant sur une fin qui vous fera tellement vous liquéfiez que soit vous abandonnerez l'amour pour toujours, soit vous n'arrêtera pas de le chercher. Chacun pourra voir une partie de sa vie défiler, à 20 ans, 30 ans ou 70 ans. C'est la force de ce film qui commence par une exagération des sentiments, comme peut l'être son premier béguin, pour terminer avec une subtilité et une sensibilité que peut partager un très très vieux couple. Et comme le chante si bien Suda Masaki dans sa chanson Niji sorti à la même époque, époque aussi où il s'est marié (ohlala, c'est trop mignon) : "Je serai à tes côtés pour toujours, je serai à tes côtés pour toujours. Je ferai de mon mieux pour ne jamais te quitter,... pour toujours."
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Un peu plus près des étoiles
Jeune fan occidental de mangas, tu as toujours voulu briller en société en racontant la vie de Miyazawa Kenji ? Voilà une biographie en live action pour le moins éloigné d'un shōnen manga (mais pas tant que ça, finalement). Il pourrait te permettre de passer pour un esthète, mais attention, longues scènes de paysages contemplatifs et patriarcat de l'ère Meiji, tu devras affronter. Et cela durant deux heures d'un film destiné aux (vieux) fans d'un Japon fantasmé.Papa, où t'es ?
Après cette introduction digne d'un conte pour enfant, il est temps de redevenir adulte. Avec ses doutes, ses tiraillements et ses responsabilités familiales. C'est un peu l'histoire de ce film qui prend acte à une période charnière de l'histoire du Japon et du changement de mentalité qui en découle. Miyazawa Kenji est un pur produit de l'ère Meiji. Période du début du siècle dernier, caractérisé par son ouverture sur l'occident, après des siècles d'ostracisme. L'écrivain pour enfant le plus célèbre du Japon est dépeint, durant son adolescence, comme un jeune rebelle qui se cherche. Changeant d'études comme de chemises, mais cherchant toujours l'approbation de son père. Car c'est lui le personnage principal de l'histoire. Plus qu'une biographie, on assiste, dans cette adaptation de cette touchante Nouvelle, au déversement d'amour romancé qu'à un père pour son fils.
Toucher les étoiles
Ginga Tetsudo no Chichi est un film brillant sur les liens père-fils, mais aussi sur la paternité artistique. Suda Masaki incarne un Miyazawa Kenji bluffant, alors que Yakusho Koji endosse le rôle du père idéal, mais pas idéalisé. La filiation est forte entre le prix d'interprétation masculine de Cannes 2023 et celui qui le décrochera bien un jour, à force de choisir ses rôles avec autant de bon goût. Mais espérons-le, avant d'atteindre l'âge de son mentor. Rempli de poésie, comme les nouvelles de Miyazawa Kenj, cette adaptation arrive à transmettre les valeurs simples et la beauté de l'époque. Mais elle arrive aussi à nous faire comprendre les aspirations de la jeunesse d'il y a déjà plus d'un siècle. Le père ne pense qu'à la réussite de ses enfants, profitant de son statut de notable, alors que la pauvreté, les catastrophes naturelles et les maladies gangrènent la région. Le fils, épaulé par sa petite sœur qu'il adore, n'aspire, qu'à changer cet état de fait. Agronome pour nourrir le peuple, écrivain ou religieux pour nourrir les esprits, il va longtemps hésiter et on se passionne à découvrir les raisons de ses choix à travers le regard et les sentiments de son père.
L'insoutenable fragilité de l'être
Le film touchera à beaucoup de moments en plein cœur. Très intense au vu de la période et des évènements qui frappent cette famille idéale de l'époque. Avec des averses de larmes qui brouilleront vos yeux, tout juste émerveillés par des séquences ayant la beauté et le calme de jardin japonais. Le format cinémascope n'est jamais aussi proche de l'art pictural qu'avec un jardin filmé à travers l'intérieur d'une maison traditionnel. Le film est donc parsemé de tableaux aux proportions proches du nombre d'or, calmes et contemplatifs. Les moments de tension ou de détresse n'en sont alors que plus forts. Mention spéciale, donc, à cette mise en scène qui fait honneur au raffinement japonais.
Un air de famille avec un certain pays
Pour ceux qui connaissent Goshu le violoniste ou le Train de nuit dans la Voie lactée, vous serez une fois de plus ravis des clins d'œil présent dans le film. Les œuvres japonaises en regorgent et bien sûr que l'on guette chaque minute pour les apercevoir dans ce film hommage. Mais, même sans connaître les œuvres, vous apprécierez l'histoire. Pour ce Japon que certains voudraient préserver dans le formole et qui semble déjà tourner une page de son histoire. Avec son ouverture sur l'occident, l'émancipation des jeunes, la condition féminine, dont le traitement bénéficie d'un silence assourdissant par la mise en retrait des personnages féminins. Sans parler de la petitesse de l'homme face à la nature déréglée et ce besoin irrépressible de vouloir la contrôler, plutôt que la respecter. Vous l'avez compris, ce film est résolument moderne et résonne avec notre époque. Il dépasse les frontières et le temps et vous laisse à réfléchir sur le sens de la vie. Comme les œuvres de Miyazawa Kenji.
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Inflation d'honnêteté
C'est après un an d'attente, que notre agent immobilier honnête (oui, c'est au singulier) revient sur le marché. J'ai mis un peu de temps pour regarder la série en entier, car honnêtement, cette deuxième offre m'a bien moins emballé que mon premier coup de cœur. Elle est pourtant bourrée de qualité, elle a une vue magnifique sur des acteurs charismatiques. Mais malgré l'envoutement de Yamashita Tomohisa, elle manque de magie. Alors, faut-il se replonger dans les méandres des agences immobilières japonaises, même si aucun projet d'achat est en vue. Je vous laisse jusqu'à la fin de la chronique pour vous décider. Attention tout de même à ne pas trop tarder. D'autres séries font les yeux doux à notre héros. Trop hésiter, pourrait le voir changer de métier, voir embrasser une carrière d'œnologue ou de météorologue.Un quartier résidentiel un peu trop calme
Comment l'apprécier autrement Yamashita Tomohisa que dans ce rôle d'agent immobilier qui avait tout pour réussir. Imbu de sa personne, profitant de la vie, des femmes, de sa beauté et de son argent. Le voir apprendre le sens de la vie et les vraies valeurs, après être devenu incapable d'exercer son métier malhonnêtement, a été une vraie plus valu, dans la saison 1. Le problème, qui apparait dès le premier épisode, c'est qu'il s'est fait une raison de sa situation et a l'air très heureux ainsi. Fukuhara Haruka qui était le Gemini cricket, candide, mais attachante, n'est ici que la partenaire, très effacée, d'un héros mou et déjà plein de compassion pour les problèmes de ses clients. Alors, même si la relation avec Izumi Rika est très drôles, celle-ci est clairement sous-exploitée sur la longueur des 10 épisodes. Les side storys des personnages secondaires, à commencer par Haruka-chan, sont sympas, mais ne touchent plus comme dans la première saison. Du fait, justement, qu'il y ait un peu trop d'histoires secondaires. Les clients, les nouveaux agents immobiliers (leur nombre a doublé par rapport à la 1ʳᵉ saison), trop, c'est trop. Cette inflation dans l'immobilier se fait au détriment de la valeur que l'on apporte au bien.
Le voisin qui gâche la vue
Il y a toutefois un personnage qui fait office de perle rare dans toutes les propositions affichées sur cette belle vitrine. C'est bien sur Dean Fujioka. Nemesis de Yamashita Tomohisa à la classe anglaise, comme toujours. Il va vos fasciner ou vous énerver selon la manière dont vous abordez le personnage. Ses pas de claquette, son sourire narquois... Il représente bien sûr tout ce qu'était Tomihasa dans la saison 1 et que combattait Haruka-chan. Ainsi, lever la malédiction n'est plus au centre de ces 10 épisodes. Dean Fujioka devient l'homme à abattre, étant derrière tous les coups foireux qui plongent les clients de nos deux héros dans le désespoir.
Mais pourquoi est-il si méchant ?
La série a, par ce parti pris, de sacrés passages à vide par rapport à la première saison. Mais j'y ai trouvé mon bonheur dans les deux derniers épisodes, qui m'ont touché par leurs révélations. Alors que j'étais persuadé qu'une 3ᵉ saison était inutile, la fin m'a redonné immédiatement envie de connaitre la suite des aventures de nos agents. Il y a encore tant de bénéfices à faire pour les bailleurs et tant d'arnaques à éviter pour les loueurs/acheteurs, que la NHK va certainement continuer longtemps à exploiter le filon immobilier. Pour notre plus grand bonheur.
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Le plus beau jour de leurs vies
Voilà des années , que le scénariste, comédien, humoriste, Bakarythm créé des univers déjantés, plein de poésie, d'humour décalé et de regards critiques sur la société japonaise. À bientôt 50 ans, il était temps qu'il s'attaque à un des piliers de celle-ci, le mariage. Et plus particulièrement, la cérémonie pompeuse que chaque couple s'impose pour "les autres". En regardant Wedding High, vous comprendrez à quel point la sienne, avec la aussi déjantée que lui, membre des Denpagumi.inc Yumemi Nemu l'a traumatisé. Alors êtes vous près à vous plonger dans l'enfer du plus beau jour de sa vie.Le sens du Rythm
Comme à chaque fois, Bakarythm s'est s'entourer de la crème des acteurs. La présence de son amie Shinohara Ryoko, avec qui il partage le premier rôle dans Yips actuellement sur les écrans, nous fait la promesse d'un film sans temps mort. Pourtant celle-ci est très en retrait dans la première partie du film, quitte à décevoir ses fans. La vérité est que le scénariste a découpé celui-ci, en épisode relatant l'histoire de chaque personnage sous forme de flashback à quelques minutes du début de la cérémonie. Un choix audacieux de ne pas mettre un acteur an avant, souvent pompeux, mais qui arrive à se moquer de ces flashbacks souvent trop utilisés dans le genre comédie romantique. Certains romantiques seront sans doute déçus, happés durant les premières minutes par l'histoire d'amour simple, mais touchante du joli couple que forme Nakamura Tomoya et Sekimizu Nagisa. Ne touchant pas trop à la réalisation, mais ayant clairement une vision du rythme (c'était facile) le scénariste impose ce découpage et cette mise en scène qui déroute. On lui reproche fréquemment de transformer l'histoire en forme de suite de sketch, mais ici, c'est pleinement justifié.
Mais, mais c'est moi !
Chaque personnage, et ils sont nombreux, vivra cette cérémonie à sa manière, en s'interrogeant sur sa propre vie et ce qu'il va laisser comme impression aux autres. D'ailleurs, Nakamura Tomoya le dit au début du film. Personne ne laisse d'empreinte aux mariages des autres. On est parfois invité par ce qu'il le faut et on n'a pas souvent envie de revoir de veilles connaissances. Briller ce jour-là par sa présence, que l'on parle de soi encore plusieurs années après, c'est le but même de chaque invité à ce mariage. Et évidement rien ne se passera comme il faut. Même si vous n'appréciez pas en général l'humour ou les séries de Bakarythm, n'hésitez pas à vous plonger dans ce mariage. Il a su mettre de côté l'humour noir et un côté régulièrement Otak, pour sonder les pensées de chacun. La future mariée qui se passionne pour l'accord des couleurs des serviettes avec la nappe. Le mari, qui donne son avis et qui en off, avoue qu'il n'y comprend rien et, comme tous les hommes, qu'il n'en a rien à faire. Chacun se reconnaitra, ou reconnaitra son bienaimé. Les pensées ironiques, désenchantées ou sarcastiques de chacun accompagnent, comme à l'accoutumé avec le maître, les personnages. Tous minables, mais tous flamboyants dans la Loose. Si vous cherchez une comédie romantique, vous en aurez bien plus que dans ses autres productions, mais c'est bien l'humour potache ou sarcastique qui font le sel de ce film. Il ne plaira donc pas à tout le monde. Votre femme vous regardera de travers quand vous éclaterez de rire, entendant les pensées du futur mari. Vous soupçonnant de penser la même chose. Mais elle avouera que même si quelques différences subsistent avec le mariage à la japonaise, les problèmes et les joies sont bien les mêmes.
Ça part en couille, non mais littéralement...
Intérogé sur la société, c'est bien, mais clairement, on touche au génie quant à l'écriture scénaristique et au jeu de chacun, et dans le but principal de nous faire rire. On retrouvera tous les styles d'humour qui s'enchaine sans temps mort. De Very bad trip au Rakugo, sans parler de l'humour des 30 dernières minutes (alors que l'on pensait que tout était fini) et qui redonne une définition définitive au mot "lourd". Donnez sa chance jusqu'au bout à ce film, il vaut tous les Tonikakus
Bakarythm est papa depuis un an, je me demande quelle sera sa prochaine tranche de vie si mignonne et portée au nu par le conformisme. Il va salir la paternité (et la maternitée) comme personne et je m'en régale déjà. Le gouvernement qui tente désespérément de relancer la natalité, un peu moins. Va-t-il seulement le laisser faire. Un début de scénario, peut-être.
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Du travail d'orfièvre.... de l'or
On l'aura attendu ce Golden Kamuy(i?), version live action, depuis la parution du premier chapitre, en 2014. Malheureusement pour les fans de la série, ce film mainte fois annoncé sort dans un contexte propice aux comparaisons hors sujet, par des millions d'autoproclamés spécialistes de l'adaptation live de manga. Il faut dire que, depuis un an et le succès de One Piece on assiste à une mise en avant sur les réseaux des live actions, pourtant méprisés durant des décennies par l'occident. Ni meilleurs, ni plus nombreux qu'avant, ils profitent juste de la caisse de résonance de Netflix X Disney +, couplé aux influenceurs en couche culotte qui répètent à tue-tête au chef-d'œuvre. Forcément trop jeunes pour connaître si ce n'est que ceux sortis il y a 2 ans. Mais après le succès de City Hunter, ces charognes sans talent guettent la fausse note pour pouvoir crier à nouveau au massacre de leur shōnen adoré.Mais avec Golden Kamuy, ils vont se casser les crocs, car bien des mois avant tout ce buzz, le fan, le vrai, savait qu'il aurait droit à un chef-d'œuvre d'adaptation, pour ce chef-d'œuvre du seinen d'aventure.
Bien évidemment, étant moins connu dans le monde occidental qu'un One Piece, cette chasse au trésor sur les terres glacées d'Hokkaido en est par bien des côtés bien plus adulte et, par conséquent, moins aseptisée. Les réseaux de toute sorte s'emparent alors de son côté seinen pour mettre en exergue les scènes violentes, pourtant pas si nombreuses pour une durée de 2h. On lira, par exemple, film interdit au moins de 16 ans dans le top 3 Netflix et d'autres conneries à "cliques". En réalité, le réalisme du film dérange. Encore plus quand un manga et un animé en a été l'inspiration. L'horreur de la guerre de tranchée (Russo-japonaise de l'ère Meiji) la brutalité de la chasse pour la survie du peuple Ainou, dans un grand nord hostile, choquent l'occidental habitué au lissage à la Disney, depuis Bambie.
Et là, on a notre première bonne nouvelle. On sent très peu la volonté de Netflix de lisser la série pour le marché internationale. Manque de temps surement, il faut battre le fer de la hype des live action tant qu'il est chaud. On est plongé dès les premières minutes dans le Japon du début du 20ᵉ siècle et on n'en sortira quasiment pas. Très peu d'anachronisme, pour un film à la fidélité exemplaire par rapport au manga et à l'histoire. Elle en est même flippante, car 10 ans bientôt après l'avoir découvert, chaque situation, décors, costume, dialogue et attitude des personnages me rappelle ce manga. Au point où je me suis dit pour la première fois depuis ma tendre enfance, à quoi bon adapter les mangas (seinen) encore en animes ? Le film est en tout point à la hauteur et je dirais même qu'il dépasse l'adaptation entamée en 2018., que j'ai abandonné depuis la 2ᵉ saison.
Alors bien sûr, c'est mon admiration pour les acteurs qui me fait dire cela et 99% des spectateurs du film ne feront pas attention à quel point ils ont réussis à incarner les personnages originaux. Que ce soit Yamazaki Kento en Sugimoto Saichi, sur lequel je n'aurais pas parié une pièce d'or ou Yamada Anna en Asirpa, en quelle, je croyais à peine plus. J'ai ressenti, pour la première fois, prendre réellement vie des personnages de fiction. Alors oui, je n'ai surement pas assez vu d'adaptations en live action de ma vie. Mais le jeu est si parfait, que pour moi ces personnages de papier sont devenus bien réels. On pourra regretter de-ci de-là une cicatrice maladroitement maquillée, mais tout dans la mise en scène, les décors, les costumes et les effets spéciaux participe à la vérité du propos. Des décors splendides, souvent tournés en extérieur ou des reconstitutions de village, Aïnou ou ces villes de pionniers. Mais quelle débauche de moyens et ...d'amour de la part de la production, dans la volonté de transmettre l'histoire et la beauté de son pays. Ce film transpire l'amour des traditions, de la nature, l'exacerbation des sentiments et des valeurs humaines, dans un monde baigné par une violence autant sauvage qu'humaine.
La matière première était évidemment d'une qualité sans pareil. Satoru Noda, l'auteur, a travaillé d'arrache-pied à faire connaître l'histoire du peuple Aïnous. Le réalisateur et toute l'équipe de production ont souhaité garder, malgré l'étiquette film à grand spectacle, ce côté pédagogique, mais surtout pas "donneur de leçons". Des voix off ou quelques annotations, ne coupent en rien un rythme infernal qui ne vous feront pas remarquer les deux heures passées. Au contraire, vous êtes impatient de connaitre la suite, même si pour les néophytes, la toute dernière seconde va vous gâcher un peu le suspense. Mais il me semble que les Netflixvores ne regardent jamais les postes génériques, persuadé que les 2 min restantes ne sont que la longue liste des doubleurs.
Bien sûr, sans avoir la durée et l'aura d'un One Piece, l'histoire de cette énième chasse aux trésors, même en live, ne révolutionne pas le genre. Mais la galerie de personnages, même secondaires, est au niveau du mètre étalon. Qui d'autre que Yamoto Yuma aurait pu interpréter le roi de l'évasion, par exemple. J'ai l'impression de le voir partout en ce moment. Comme on le pensait déjà beaucoup, à sa sortie, Golden Kamui aurait dû être un succès international en Manga ou animé. Mais phagocyté par son illustre aïeul et des tonnes de clones shonen initiatiques isekai, il a eu du mal à trouver d'écho à l'international et même dans son propre pays, toujours mal à l'aise avec son histoire récente. J'ose espérer qu'aux US (grand décideur du bon gout pour le reste de l'occident), il trouvera enfin écho avec la propre histoire du pays des pionniers, dont les similitudes sont troublantes. Encore une fois, je reste persuadé que toutes les qualités sont là pour en faire une grande série en live. L'humour est intact et c'est aussi sa grande force. Asirpa vous fera fondre ( de rire, de larmes) et l'histoire de Sugimoto vous prendra aux tripes. La violence et l'action peuvent être un peu trop présentes et vous feront détourner le regard quelques secondes. En fait, c'est simple, quand vous voyez un ours, fuyez ! tout du moins du regard. Un grand moment d'aventure et d'émotion, dont certains ne retiendront que ses passages. Et on se demande encore qui sont les sauvages.
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Encore une Review ! Parce qu'il le vaut bien
Je ne m'étalerai pas sur ce City Hunter version 2024, car à l'heure où j'écris ces lignes , cela fait déjà une semaine qu'il est disponible sur Netflix et qu'il a certainement dû être encensé par toutes les critiques. N'étant pas vraiment un fan, malgré mon biberonnage au Club Dorothée et faisant partie des rares n'ayant pas vu l'adaptation française, mon avis n'aura donc aucun intérêt. Mais voilà pourquoi il est indispensable. En tout cas, j'y crois autant que Saeba Ryo, aka Nicky Larson croit en son charme.Soyons d'entrée de jeu honnête. Cette énième adaptation m'a mis très mal à l'aise dès le début du visionnage. Non pas pour la prestation scénique de Suzuki Ryohei qui habite quasiment le rôle. Et cela même si son amour pour la banane le pousse à toutes les excentricités. Mais pour le message, en filigrane, que cette œuvre véhicule. Le masculinisme, c'est cool, et encore plus à Shinjuku/Kabukicho. "Viendez touristes sexuelles occidentaux, y aura des pastèques et des melons à gogo." OSS117, ne me faisait pas rire il y a 20 ans et les doubleurs français encore moins, il y a 40 pour le Nicki Larson version Club Do. Le graveleux dans la langue de Molière passe toujours aussi mal auprès de mes chastes oreilles. Je ne peux que vous conseiller de regarder sans sous-titre, ni doublage français pour supporter cette adaptation. Reprendre les noms francisés des années 80, de surcroit dans les sous-titres, a même des relents colonialismes, selon moi. Mais après les tonnes de misogynie et de vulgarité que vous allez vous farcir, c'est presque un bouffé d'air frais, d'avoir un peu de racisme. 9a change, dans le touchage de fond.
Alors, j'entends déjà la ligue contre le wokisme m'asséner des : "Vous n'avez rien compris, c'est la philosophie de Nicky Larson. C'est du second degré, au contraire, c'est volontairement très outrageux, pour dénoncer tout son côté gros porc. C'est l'époque qui veut ça." Alors déjà, il aurait été judicieux de le placer dans son époque, plutôt que dans un Tokyo actuel, racoleur et supermarché pour occidentaux pris de la Yellow Fever. Clairement, ce n'est pas comme cela que vous allez combattre le surtourisme. Le paroxysme étant atteint avec une vision du Cosplay que la communauté s'acharne à combattre depuis le succès des conventions dans le monde et qui semble être un combat perdu d'avance avec ce film. Ensuite, je veux bien de la dérision, mais alors à chaque moment du film, SVP, même les plus sombres. Comme l'a su faire dans son temps Belmondo dans le Magnifique. Il faut que le message passe à chaque seconde. OK, il est comme ça, mais ce n'est pas bien. Le manga avait au moins le trait SD dans certaines situations. Ici, on a l'impression que les femmes ne sont là pour servir Nicky puisqu'il le vaut bien. "Je t'ai sauvé, donc tu me dois une faveur. "Même Princess Peach dans le Mario de 1986 était plus indépendante que sa partenaire en devenir. Qui évidement ne l'intéresse pas du tout, avec sa coupe garçonne et sa tenue en jeans. Encore une fois, certains diront, c'est normal, c'est un Reeboot. Nicky est là pour l'initier. Et alors..., qui est à nouveau le dominant dans cette situation. Ce n'est que plus tard que Kaori deviendra la petite conscience de Ryo. Lui dictant à grand coup de maillet et de "gros porcs" la bonne conduite envers les femmes. Si je ne doute pas que des suites sont dans les tuyaux, vu le succès et la qualité de ce blockbuster, le mal est fait. Ce premier épisode est noir et sérieux dans sa façon d'aborder les choses, ce qui le rend un peu trop réaliste.
Alors..., la photographie est belle, les costumes et les effets de néons font honneur à l'œuvre originale et nous rappellent la plus belle période pour le Japon moderne. Celle de la City Pop et de la bulle économique. Les gags font rire, même s'ils sont toujours sous la ceinture. Certains sont plus subtils, il faudra savoir les dénicher (Lore, pour le make-up, etc...) Le scénario est au niveau des années 80, c'est-à-dire absent. Alors que les acteurs sont formidables, puisqu'on a quand même la trop rare et sous-exploitée ici, Kimura Fumido et le trop présent dans les séries Sugimoto Tetta en seconds rôles. Ando Masanobu est mauvais dans son jeu, mais pour une fois qu'il ne fait pas le gendre idéal et destiné à mourir, je ne lui en veux pas. La vraie révélation ici, c'est Morita Misato. Qui passe par toutes les émotions et qui révèlent un pouvoir comique sans égale. Tout le monde dira que Suzuki Ryohei est très drôle (et bien foutu) à poil, mais clairement, j'aimerais voir un spin off avec Makimura Kaori ... en premier rôle (vous avez eu peur). Combattant le crime et la perversion sans l'aide d'un patriarche des années Chome-Chome. C'est son personnage et son jeu qui m'a fait aimer ce film. Car finalement, c'est un bon film d'action et de comédie de situation si on enlève le combo macho/femme objet sexuel. Je n'ai pas cité la musique et les cascades, mais c'est du grand art. Une sortie ciné aurait été sans conteste un succès dans le monde.
Je conclurai tout de même sur cette pensée. Ce Nicky Larson, tout comme son homologue anime, n'est pas fait pour les enfants et encore moins pour les ados en formation. Le problème est que si maman passait devant la TV en 1988 et était outragée de ce qu'elle voyait et le faisait savoir à son fils, en 2024 il n'en est plus rien. Qui assénera le coup de maillet à ce pré-ado qui apprendra à traiter les femmes seul dans sa chambre scotché à Netflix. Je crains fort qu'il retienne les melons, les bananes, les grenades, bref une sacrée salade de fruits dans sa tête déjà remplie de semoule par Tik Tok. Mais la recette pour devenir un adulte responsable, il ne la trouvera pas dans ce film.
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Nisemonogatari !
Voilà une semaine que j'ai fini le visionnage ce Shin Kuukou Senkyo et j'hésite encore à vous infliger ma critique. Un an déjà après la sortie de ce bide monumental qu'était Dai Byoin Senkyo et ma critique l'élevant au rang de chef d'œuvre de série Z, jamais, je n'aurais pu imaginer une suite. Et pourtant, ils l'ont fait. Sans honte, avec même, j'ai l'impression, une pointe de fierté. Si la définition de la folie est de" répéter les mêmes actions en espérant que cela change le résultat", on peut dire que l'ensemble du staff est tout à fait sain d'esprit, et c'est bien ce qui m'inquiète.Les mêmes, mais en même...
En effet, on reprend les mêmes ingrédients et on refait exactement la même recette. Ben oui, après ce premier chef d'œuvre, il ne fallait rien changer. Sakurai Sho dirigé par sa chef Sonim doit en 24H empêchez des terroristes masqués de faire sauter un hopi..., pardon, un aéroport pris en otage. Une nouvelle fois masqués, donc, en reprenant cette fois si les signes du zodiaque chinois. Ouah ! C’est ouf de ouf comme cela change de la première saison. Et c'est tellement le même concept qu'a chaque épisode un masque est retiré dévoilant l'acteur. Son nom apparaît alors au générique, à la dernière seconde et encore une fois il ne vous fera vibrer que si vous appréciez les seconds rôles, les Jonny's ou les Idoles. Bien sur on est heureux de revoir Higa Manami et on est une nouvelle fois déçu de la retrouver en simple Princess Peach à sauver par cette relique du machisme qu'incarne ... l'ensemble du casting en fait, hommes et femmes réunis. Soit elle a résigné de manière purement alimentaire, soit elle a un grand sens de l'humour. Comme nous tous d'ailleurs, si nous regardons la seconde saison jusqu'au bout.
Je suis CSP++, je regarde ou pas ?
Le what the fuck sera toujours le mettre mot de cette série qui se joue de la temporalité, des connexions réseau, des pars-feux et du bon sens en général. Des opérations chirurgicales sans anesthésie à l'aide de fourchettes ou de bistouris rouillés, avec remise sur pied en une coupure pub, jusqu'aux bombes désamorcées à une seconde de la fin. On est toujours en plein film d'action des années 80, les surprises et stars américaines en moins. Car à force de vouloir copier trait pour trait la première saison, la magie disparue de" ils n'ont quand même pas osé" rend toute répétition lourde. Les "uso da ro", prononcés sur tous les tons ne font plus vibrer et ne sont même plus attendus. Et même le retour de cette OST, plutôt bien fichue au départ, même pour l'ending ne compense pas le trop lourd copié-collé. Impossible donc, de vous dire si on peut apprécier la saison 2 sans avoir vu la une ou même en l'ayant vu et aimé, d'ailleurs. Il est clair qu'il faut selon votre curiosité commencer par la première, mais qu'elle dommage d'avoir déjà lu cette critique alors. C'est comme si je vous avais dévoilé le cast des bakemonos avant d'avoir vu tous les épisodes. Rassurez-vous la dernière scène ne laisse pas de doute sur une troisième chance de vous rattraper. Le problème c'est que Mydramalist n'autorise pas de note négative, alors si elle pouvait être annulée...
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