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  • Last Online: 2 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Completed
Furo Girl
1 people found this review helpful
Jan 11, 2021
6 of 6 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 6.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.0
Rewatch Value 10

Un bain c'est tout !

Les dramas japonais ont le pouvoir de vous envouter avec 2 fois rien. Prenons Furo girl, qui dès son titre annonce la couleur : l'histoire d'une jeune célibataire qui ... prend son bain ! Et qui prend son bain dans les 6 épisodes et cela pendant une bonne partie des 25 min de l'épisode !!! Je vous vois venir avec votre sourire en coin, mais rien de pervers là-dedans. Tout est filmé avec pudeur. Rien d'étonnant venant du pays de la grâce et du respect. On suit donc les aventures aquatiques de Sakurai Hinako dans son tout petit appartement, mais super bien équipé en cabine/salle de bain à la japonaise. Et pour cause l'héroïne de cette adaptation de manga est une Nerd du bain, nous rappelant tout au long de la série à quel point ce peuple apprécie ce moment de la journée (et moi aussi ;)).

Ne cherchez pas d'histoire dans cette série. Cette comédie compile des tranches de vie à l'intérieur de ce 2 pièces, salle de bain. Même si l'héroïne se retrouve souvent seule, ses monologues sont poilants et la voie grave de l'actrice colle parfaitement à ses situations qui devrait être extrêmement frivoles, mais qui les rendent empreints de gravité. C'est ce décalage qui créé des situations qui vous feront au moins sourire.

Sans être un chef-d’œuvre de l'humour, vous passerez un bon moment de détente dans cette eau à température idéale. Vous apprendrez surement des trucs et astuces pour égayer vos propres bains et "pour plus d'informations vous pourrez même consulter le site internet du programme" (mais je ne sais pas pourquoi j'écris cela). Un moment de bien être entre deux épisodes d'Alice in Borderland.

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Completed
The Attorney Is the Devil
1 people found this review helpful
Jan 3, 2021
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

Le diable s'habille en robe noir

La littérature policière est un genre majeur au Japon et si j'étais un peu plus courageux, j'en lirais avec plaisir. Mais avec le temps que nous prend les dramas, n'est-ce pas .... Heureusement, les feuilletons japonais qui sont, pour vous comme pour moi également, un genre majeur (oui, même Followers) sont là pour nous faire découvrir les plus grands auteurs de romans noirs. Et c'est Nakayama Shichiri l'écrivain de Sayonara Debussy, plusieurs fois adapté qui a couché sur le papier les bases d'Akuma no Bengonin. Plusieurs point forts dans cette série, mais clairement l'écriture de l'histoire en est l'atout majeur. Noire sera la couleur générale de celle-ci, donc amateurs de ... Followers, inutile de me suivre. Mais je vous conseille quand même de visionner le premier épisode. Il donne le ton, sans révéler grand-chose de la trame générale, mais après la dernière scène vous vendrez votre âme au diable pour connaître la suite. Et attendez-vous à une monté en puissance au fur et à mesure des révélations.

Pour ceux qui n'ont jamais joué ou vu un Phoenix Wright - Ace Attorney (jeu et anime dans le milieu judiciaire japonais) vous risquez d'être surpris par le cadre de l'histoire. Ou peut être médusé par la théâtralisation des scènes d'audiences. Mais vous ne mettrez aucune OBJECTION à plonger dans ses duels entre avocat et procureur dont les japonais raffolent tant. Rassurez-vous, elles ne sont pas ennuyeuses ou interminables et surtout loin des feuilletons judiciaires américains à la papy. La musique grandiloquente vous prend aux tripes ou vous énervera, mais c'est la loi du genre (les codes, toujours les codes).

Les deux duellistes ont de la gueule. Éloquence et physique affutés au couteau. Bien sur le procureur est le Némésis du héros avocat et on aura peu d'empathie pour lui, obsédé qu'il est par l'application technocratique de la justice. Mais le héros, magistralement (c'est le cas de le dire) joué par Kaname Jun n'aura également que très peu d'empathie de votre part. Tout juste, peut être, une attirance physique pour ceux et celles qui aiment le genre regard noir, voir bestial. Son personnage transpire le mystère, la culpabilité et le danger. Mais qu'à t-il donc à cacher ? Un comble pour un avocat à la recherche de la vérité.

Kaname Jun joue ici un de ses rôles majeurs. Lui qui enchaine les dramas, il se montre, dans celui-ci, flippant, dérangeant et attirant à la fois. Comme le diable qu'il semble incarner, tant sa manière de défendre l'indéfendable est poussée à l'extrême et notre fascination autant que notre dégout avec. Il porte toute la série sur ses bras et il faut bien dire que Becky semble bien fade à ses côtés. Dommage, les acteurs binationaux sont encore rares dans le milieu de l'entertainement et finissent souvent animateurs TV, et surtout sont cantonnés à des rôles ... d'étrangers. Heureusement, il n'y a aucune allusion inutile à l'histoire, sur ses origines. Simple secrétaire, son rôle ne semble être qu'un faire valoir sympathique renforçant la méchanceté outrancière de son patron. Ce n'est évidement qu'un manque d'émotion qu'elle lui reproche, car on comprend assez vite qu'elle est habitée par le syndrome de "La belle et la bête".

N'attendez pas une amourette ou un changement radical à la Disney dans ce drama. Le propos reste une réflexion sur : qu'est-ce que La Justice ou une bonne peine ? La société ou les familles des victimes, peuvent-ils admettre qu'un coupable est purgé sa peine ou expié ses fautes ? L'auteur ne semble pas prendre parti mais nous fait poser intelligemment ses questions. C'est d'autant plus intense dans un pays où la peine de mort est encore en vigueur.

Ma critique pourra peut-être rebuter les amateurs de mystère car mettant en avant un propos trop sérieux, mais les twists et autres révélations valent le coup d'essayer quelque chose de plus sombre que "Réunion d'enquête dans le living-room" (si, si ça existe). Et que le diable m'emporte si vous ne versez pas une petite larme à la fin de l'un ou l'autre épisode et pas seulement à cause de l'Ending.

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Completed
Utsubokazura no Yume
1 people found this review helpful
Jan 2, 2021
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

Une famille à tout prix

Utsubokazura no Yume (aaah, ce titre !!!) fait partie de ses dramas un peu oublié qui resurgissent quelques années plus tard grâce à la passion des fans(subs), permettant ainsi une mise en avant sur les sites spécialisés. Série de 2017 en 8 épisodes, elle possède quelques qualités qui m'ont fait tenir jusqu'au bout, sans malheureusement transcender le genre. Et surtout il laisse un sentiment de malaise qui une fois de plus n'est peut-être dû qu'à une incompréhension culturel, mais qui gênera sans doute ceux qui ne sont pas au fait du fonctionnement de la société et de la cellule familiale japonaise, petite société, s'il en est. Mais y a-t-il seulement ce genre de personne ici ?

Shida Mirai, habitué jusqu'à présent aux seconds rôles, featuring et autre apparitions publicitaires explose à l'écran et montre bien qu'elle m'hérite bien plus que des rôles nunuches comme l'empoisonneuse à la pomme de Gourmet Détective. C'est pourtant bien ce qu'on lui demande dans les premièrs épisodes. De faire la parfaite ingénue de 18 ans, quasi paysanne, débarquant de sa province sans un sou, foutue à la porte par son horrible (mais jeune et jolie) belle-mère, rendant visite à la cousine de sa mère défunte qui l'a prendra sous son aile. Avec ce point de départ annoncent avec des gros sabots de 2 m de long un conte de fée gras et ennuyeux, surtout que notre jeune cendrillon veut devenir cuisinière (quoi de plus conte féé, non ?), j'ai failli tourner la page avant la fin du premier chapitre. Mais la présence de Ohtsuka Nene dans le rôle de la bonne marraine de Mifuyu (Shida Mirai) m'a convaincu de continué le binch wachin. La voyant que trop peu ou alors en second rôle à la TV, son rôle dans Dr Koto m'aura marqué pour de nombreuse année, étant un des premiers drama que j'ai vu. à 54 ans elle joue une mère de famille désenchanté, un peu trop parfaite malheureusement mais avec ses défauts aussi.

Effectivement elle est peut-être la seule à être récupérable dans la famille Kashimada. Entre le père volage, la fille qui cache on ne sait quoi, ou on ne sait dans sa chambre, un grand garçon étudiant mais ayant énormément de dette et surtout une grand-mere ayant la main mise sur eux tous, car propriétaire de la maison, les traits humains dépeint dan la série sont des plus horribles. Sortie de la famille, elle-même, chaque personnage semble obsédé, le plus souvent, par ... l'ARGENT.

Car c'est bien le thème principal de la série et peut être pour moi ce qui amène le plus de malaise (avec la scène à l'hôtel, mais j'ai un cœur d'artichaut ). Que ce soit pour la famille recomposée de Mifuyu, les membres de la famille Kashima, ou même leurs amis ou leurs simples connaissances, ce n'est que l'argent qui les motive. De notre point de vue d'européen, on se dit souvent que pour être heureux l'argent n'est pas une fin en soi, mais dans la culture asiatique, le bonheur y est souvent associé. Et Mifuyu se rend assez vite compte qu'elle en aura vite besoin si elle veut réaliser ses rêves. C'est donc rapidement la fin de l'innocence pour elle, la transformant en tout ce qu'elle déteste. Elle qui du haut de ses 1,50 m paraissait si fragile, devient une femme manipulatrice piégeant toute la famille de son regard mortifère ( j'adore ). Telle un Nepenthes (prononcé comme vous voulez) cette plante carnivore, attirant les mouches dans son poison par un parfum de toute beauté et se nourrissant de ses proies les laissant mourir à petit feu, hahaha !

Mais ne soyez pas dégouté de son personnage, car on se rend bien compte, que plus que l'argent c'est d'un foyer qu'elle espère et d'une maison en particulier (on revient au bien matériel). Mais c'est peut-être d'ailleurs cette fameuse maison que chacun veut à tout prix, la plante carnivore. Elle se transforme petit à petit en Utsubokazura, absorbant l'âme de chaque habitant. La conclusion, qui vient assez vite d'ailleurs, nous dira qui sortira vainqueur de ce huit-clos où la maison prend le premier rôle.

Enfin la musique n'est pas en reste, collant parfaitement à l'ambiance et finissant avec un titre de Spyair qui dépote. Donc visionnez les deux premiers épisodes, faite vous une idée et n'ayez pas peur de ce que pense les voisins. De toute façon, ils veillent à la tenue des bonnes mœurs dans le quartier.

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Completed
Tokusatsu Gagaga
1 people found this review helpful
Oct 18, 2020
7 of 7 episodes seen
Completed 1
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 10
Rewatch Value 9.0

Complètement gagaga

Voila un drama de 2019 passé inaperçu par son thème principal, l'amour des tokusatsus. Ses séries de super héro en casque intégral , collants colorés et qui sont c tellement caractéristiques des années 80. Popularisée en France par X-or ou Bioman, les tokusatsus ont laissé un souvenir (bon ou mauvais) impérissable a toute un génération de français, également. Et cela bien avant que le genre ultra codifié par les japonais soit dénaturé par les Power Ranger. A la base destinées aux enfants (même pas aux ados) on apprend le long des seulement 7 épisodes qu'il existe de véritable Otaku du genre. L'ambiance qui se dégage de la série fleure bon la nostalgie 80. Ses figurines Bandai et ses génériques qui résonnent dans nos cœurs. Car c'est un véritable cri d'amour pour le genre et à la culture pop japonaise en général. Le karaoke, les boys band, les petits magasins de jouet au détour d'une rue, les représentations lives ou film 'spécial' tourné pour les fans. Tout y est. Un hymne également à garder un cœur d'enfant. On se retrouve tellement dans cette héroïne, la belle Koshiba Fuka spécialisée maintenant dans les rôles de filles perdues en proie à des choix de vie et quelle interprète toujours de manière si touchante et drôle. Tiraillée entre son travail, sa mère qui ne supporte pas ses choix ou la société en général, ultra codifiée, du Japon. Un rôle principal féminin qui intensifie encore le sujet et résonne comme un hymne à la liberté et l'indépendance des femmes. On sent que l'auteur du manga d'origine a souffert de sa différence et on est heureux de se dire quand France, même si on nous regarde d'un air suspect, on sera plus tolérant avec les adultes passionnés de manga, animé ou Drama. Un hymne a la joie, à la tolérance, drôle évidement et trop court malheureusement. Et en plus y a des hommes en collants moulants.

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Completed
The Detective Is Way Ahead
1 people found this review helpful
Sep 20, 2020
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Une enquête trop vite terminée, ou pas ...

Voilà une comédie qui va ravir les amateurs de méchants stupides et de détective gaffeur. Attention tout de même car nul enquête ici ou alors expédiée à la vitesse de la lumière, comme le suggère le titre. Mais la protection plus que rapprochée (vous comprendrez vite en regardant le 1er épisode) d'une jeune héritière. Le scénario assez convenu n'est pas une force de la série et les épisodes peuvent un peu trop se ressembler dans leur déroulement, mais comme toujours dans ce genre de drama les acteurs rattrapent le manque d'ambition des scénaristes et une mise en scène qui ne laisse que peu de doute quant aux réelles intentions des différents protagonistes. Hirose Alice (Top Knifu, radiation house, ...et sœur de Suzu) montre tout son talent humoristique par ses grimaces et son caractère garçon manqué. Elle en agacera certains, mais je trouve plutôt rafraichissant d'avoir une actrice japonaise qui ne met pas toujours en avant son côté kawaï ou fragile, pas vous ? Elle forme avec Takito Kenichi (Hanbun, Aoi, Kotaki Brothers and Shikuhakku, ...) un duo qui fonctionne à merveille. Ce personnage de détective qui d'ailleurs aurait mérité un traitement plus en profondeur, est lui aussi "légèrement" surjoué, mais il colle parfaitement aux situations. J'aurais juste aimé un peu moins le côté, "le détective gagne toujours" à la fin de chaque épisode, mais c'est le format comédie familiale qui veut ça. Bref, un drama qui détend, mais qui peut énerver. À essayer...

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Ongoing 9/12
Tetsu Ota Michiko, 2 Man Kiro
2 people found this review helpful
Mar 13, 2022
9 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 10

Un train peut en cacher un autre

Voilà exactement le petit drama qu'il vous faut pour vous pousser à ressortir de chez vous après deux ans de télétravail, de Netflix et d'Uber Eat (Oh mon Dieu !!! Ma vie, c'est Matrix). Bien que tourné durant l'automne et l'hiver, les images de la nature japonaise sont splendides et vous aussi vous aurez envie de vous acheter un drone 4K pour tourner les mêmes. Et pourtant, ce n'était pas gagné au vu du pitch et surtout de l'intro fashion cheap.

Effectivement l'opening me replonge dans mes pires souvenirs de Dramavore,. Avec des relents de "Followers", façon couverture de magazine de mode, je replonge également 20 ans en arrière à la grande époque de Sex in the City. Tout ce que je n'aime pas ou plus depuis des lustres. Ah, la vieillesse ! Et ce sentiment de malaise est renforcé par les poses et les tenues ultra fashion de l'actrice principale, Tamashiro Tina, elle-même reconnue en tant que model. Comme elle a joué son propre rôle dans Followers, il ne me restait plus qu'à passer mon chemin… Et pourtant,... la production a clairement brouillé les pistes, dès ce faux lancement. Chaque page du magazine distille des indices sur l'amour, non pas de la mode, mais des TRAINS !!!

Et oui, on est ici face à un des nombreux dramas dont les Japonais ont le secret. Un Tetsudou Otaku Drama, dont l'héroine Michiko est Tetsu Ota, donc. Loin d'être le premier, je me souviens par exemple, avec nostalgie, de celui présentant l'ensemble des lignes d'Osaka et relatant à chaque arrêt une petite histoire dans le quartier. Celui-ci se concentre sur les petites gares de différentes régions du Japon, Hokkaido en tête et cherche à montrer les plus atypiques. Quand je parle de gares, nous parlons en France plutôt d'arrêt. Mais à chaque fois, un soin est apporté à ses petits abris. Une petite baraque en bois avec chaises, les horaires en face, le tampon (les vrais savent), le petit chauffage d'appoint et surtout ce livre d'or ou chacun peut écrire un petit mot. L'amour des trains transparait à chaque image, d'un calme si reposant qu'il vous fera oublier votre journée trop urbaine. Tamashiro Tina qui voyage dans ses régions pour un des nombreux magazines ferroviaires, prend grand soin de décrire parfaitement les trains, les gares, les lignes et parallèlement la région visitée. Une campagne souvent sauvage et isolée. Et pourtant, des trains présentés à chaque fois comme originaux ou atypiques. Certes il n'y a généralement qu'une Micheline et nous avons la forme caractéristique des trains rectangulaires japonais. Mais dès les premières lignes de Voix Off, on est réchauffé par cette présentation, pourtant très technique, de ces trains. Sans être un tetsu ota, irrésistiblement, vous aurez envie de le prendre, de poser votre tête contre la vitre et de regarder les paysages défilés à la vitesse de 60 km. Alors notez bien les horaires et la carte.

Cette gare perdue au milieu de nulle part, vouée à la destruction, vous fera verser une larme qu'en vous saurez qu'elle ne sera plus là une semaine après la fin du tournage. L'héroïne parcours un road trip solitaire armée simplement de son énorme appareil photo et de son ruku saku. Et même si l'épisode ne dure que 20 minutes, on est déjà nostalgique quand on revoit les photos prises durant son séjour, au générique de fin. De la nostalgie et de l'introspection, c'est ce qui n'arrête pas de transparaitre de ce drama. À des années lumières de la vie de Tokyo suggérée par l'opening. On verse sa larme avec le vieux pêcheur, au bord du lac qui a noyé le village de son enfance, après la construction du barrage. Dont on apprend d'ailleurs qu'il existe également des Otaks au Japon. Alors que je trouvais à la lecture du pitch, à la vu de l'opening et du casting, ce drama complètement bidon, j'ai attendu chaque semaine le nouvel épisode, en prenant note des coins à visiter lors de mon prochain voyage au japon. Qui devra pour le coup durer… environ 1 an.

Les acteurs sont justes et touchants. Peut-être qu'il y a des gents du coin, mais même les pros et en particulier les deux héros absolument maladroits dans leurs rôles d'Otaks un peu honteux, vous enchanteront. Mais c'est évidement les paysages qui sont les grands points forts de la série. Le reste n'est que tranches de vie, interviews, petites histoires touchantes, mais vites oubliées. Les images, vous ne les oublierez pas. Ces ponts rouges, ces trains verts qui donnent l'impression de rouler sur la mer en bord de falaise. Et ses lacs aux couleurs magnifiques. On a envie que la série ne s'arrête jamais. Envie de faire équipe avec nos deux héros, sac au dos Eki-ben en poche. Et oui on parle bouffe locale aussi. Un vrai plan de relance du ministère du tourisme japonais à lui tout seul, ce drama. Avec des séries comme celles-ci, encore un an et le japon aura retrouvé le taux de touriste de 2019, voir il l'aura doublé. Et le train en France dans tout ça .... à oui, il augmente ses tarifs et ferme des lignes, tout en étant en grève ou en retard. Une raison de plus de pleurer.

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Ongoing 7/7
Kyoufu Shinbun
2 people found this review helpful
Oct 20, 2020
7 of 7 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.0
Story 7.5
Acting/Cast 7.0
Music 6.0
Rewatch Value 6.0

La mise en scène de l'horreur

Peu nombreux à la tv, les dramas d'horreurs n'échappent pas à la codification si chère aux japonais. Silences puis jumpscares, réveils soudains, pertes de cheveux ou sourires figés, ... Les clichés sont nombreux et font parfois autant sourire que frémir. Kyoufu shinbun est donc bourré de poncifs et assène à nouveau une légende urbaine aux ficèles maintes fois tirées. prédiction de catastrophes, dont l’héroïne est la seule à voir et que évidemment personne ne croit. Une Cassandre des temps modernes, quoi que, ce passant à Kyoto et souvent dans les vieux quartiers. L’atmosphère de la ville est surement le point fort de la série. Kyoto est une ville empreint de spiritualité et de mystère d'autant plus pour un occidental et les légendes peuvent être croisées à tout les coins de rue. C'est peut-être ce qui donne un semblant de crédibilité à l'histoire. Ce ne sera malheureusement pas le jeu des acteurs (même si j'adore Kuroki Hitomi, toujours géniales dans les rôles de maman) ou l'écriture poussive, avec des personnages qui changent de personnalité toutes les 10 min. Des morts violentes en cascades, et notre héroïne qui continue à faire ses livraisons Uber Eat comme si de rien n'était (y en a qui attendent encore leur pizza d'ailleurs ). Très maladroit et surement bien moins bien construit que le manga dont il est tiré, Kyoufu Shinbun nous attire malgré tout. Pour savoir où il va nous mener, nous malmener, car il faut bien avouer que finalement, malgré les maladresses, le malaise est bien distillé et c'est à ce demandé si elles n'étaient pas voulues. Dans ce cas, acteur comme scénaristes sont des génies et je me demande s'il n'aurait pas mieux valu que cette critique ne vienne jamais au monde.

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Ongoing 6/10
CODE Japan: The Price of Wishes
3 people found this review helpful
Aug 18, 2023
6 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

C'est toujours le même CODE ?

Ah, une notification m'indique qu'un nouveau remake enflamme l'été japonais. Alors que ChatGPT semble pouvoir réaliser tous nos vœux, aujourd'hui . En 2016, et quand bien même se situant à Taiwan, l'avancée en intelligence artificielle ne permettait pas d'imaginer qu'un smartphone allait remplacer la lampe d'Aladin si vite. Les scénaristes taïwanais de la première version de CODE prenaient cependant déjà 10 ans d'avance sur le monde entier. Alors, est-ce pour rendre hommage à l'informatique des débuts, ou à la présentation trop austère du déjà trop cité, chat GPT, que cette version 2.023 du CODE se présente comme une application MS DOS Des années 80 ? C'est un des nombreux mystères de ce survival/mystery drama. Alors, un de nos premiers vœux sera qu'il tienne les promesses que le pitch dévoile.

Le principe ancestral des trois vœux est, en effet, conservé dans ce Battle Royale par smartphone interposé qui fleure bon le classique de la littérature asiatique. Mirai Nikki, Doubt, King's Games, Alice in Borderlands,... Tant de Suvival games où les smartphones ont plus ou moins d'importance et qui vont certainement trotter dans notre tête tout le long du visionnage de la série. Ou pas, d'ailleurs, car elle commence plutôt comme une série policière classique et évite donc les aprioris négatifs. Sauf, si vous venez de me lire. Trop tard, donc...

Sincèrement, en tant que série policière, elle donne déjà envie. Le cast est excellent. La mise en scène à la hauteur des grosses productions des plateformes et l'introduction est déjà passionnante, avant même de passer dans le côté anticipation/thriller. Il faut dire que bien dirigé et quand la production s'en donne les moyens, Sakaguchi Kentaro montre à quel point il est excellent acteur. Pour ceux qui ne le connaissaient pas encore, cette série est un excellent point d'entrée. La classe et les émotions à fleur de peau dégoulinent de son jeu. Nul doute une fois passé le premier épisode que vous allez dévorer la suite, déjà rien que pour lui. Mais alors le reste en vaut-il la peine ? Clairement, pour l'habitué du genre, tout semble dit après les 50 premières minutes. On aura beau broder autour, avoir les histoires parallèles des seconds rôles en flashback, n'allons-nous pas perdre notre temps? Le scenario n'est-il pas écrit lui-même par chatGPT?

Il faudra voir, une fois n'est pas coutume, l'ensemble des épisodes jusqu'au bout pour pouvoir donner un avis définitif. Les twists sont nombreux. Les personnages secondaires deviennent des personnages principaux ou meurent un peu trop facilement. Je ne sais pas ce qui est le mieux, finalement. On n'échappera pas d'ailleurs au sempiternel focus de caméra sur le rictus tellement louche du personnage qu'il faut à tout prix suspecter, mais... finalement, ce n'est pas lui, puisqu'il meurt à la dernière minute de l'épisode. Dommage. Le spectateur averti a du mal à être surpris, ça il soupçonne toujours celui qui est placé au second plan dans ce genre de série et c'est malheureusement, souvent lui.

Quelques particularités intéressantes sont à noter dans ce drama qui ressemble à tant d'autres (Remake de 2016, on a dit). C'est le rôle que joue le couple Sometani Shota et Hotta Mayu. Développant ainsi leur propre background. Même si on doit attendre le 5ᵉ épisode pour tout savoir. C'est aussi à cette période que l'on en apprendra plus sur le personnage super cool de Matsushita Nao. Rendant ainsi le drama plus humain, mais malheureusement pas plus réaliste. C'est ce manque de réalisme, afin de maintenir le suspense sur 10 épisodes qui vous fâchera avec les scénaristes. Pourquoi tant de morts et si peu d'enquêtes et de mise à l'écart de policier impliqué dans ces homicides ou suicides ? Pourquoi autant de travail en solo et surtout pourquoi une appli aussi formidable que CODE n'est pas dans le top 5 Apple store ? Le fantasme du darknet fait encore des ravages dans l'imaginaire de l'underworld scenaristique. Heureusement tout finit bien avec le groupe Uverworld qui remonte le niveau. Un ending qui donne envie de connaître la suite, malgré le what the fuck.

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Ongoing 7/10
Jashin no Tenbin Koan Bunseki Han
2 people found this review helpful
May 27, 2022
7 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 10
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

Parmi les quatre, mon cœur a fini de balancer

Dans l'Égypte ancienne, des rituels pratiqués sur le corps du défunt roi, lui octroyaient la vie éternelle et l'approbation des dieux tout puissants. N'étant pas un dieu, malgré ma tête piaf, mais ayant déjà dévoré trois saisons et un spin-off de la série Satsujin Bunsekihan, je ne pouvais qu'être aux champs d'Ialou, en apprenant la nouvelle d'une 4e saison.

Pourtant, rien n'est gagné d'avance avec cette nouvelle adaptation de l'œuvre d'Asami Kazufumi, devenu maintenant culte dix ans après le premier roman. Comme son héros fétiche, Le détective Takano Hideaka, nous devrons nous adapter à une nouvelle équipe, une nouvelle ambiance et des nouvelles méthodes de travail. Mais nous devrons surtout nous habituer à la disparition du casting de Kisaragi Toko, interprétée par Kimura Fumino dans les trois premières saisons et véritable héroïne de la saga. Un pari audacieux de la part du romancier, mais davantage encore de la production. Sachant à quel point il est important de fidéliser les fans par des héros récurrents, même si Aoki Munetaka est un acteur à la forte personnalité, apprécier un nouveau premier rôle féminin au côté de notre Shunin préféré, sera aussi compliqué que pour lui de s'adapter aux méthodes de la Sécurité Publique.

En effet, pour ceux qui ont suivi la saison 2 (la moins bonne à mon avis) on avait déjà les prémisses de l'antagonisme des méthodes de travail et de la philosophie de ses deux branches prestigieuses de la police japonaise. Muté du département d'investigation des crimes, souvent en série, à l'antiterroriste, après les évènements de 2019 et la fin de la saison 3, on redécouvre Takano, un an après, faire ses premiers dans cette fameuse sécurité publique. Un peu comme Kisaragi dans la première saison, perdu et ré( ou dés)-apprenant le métier depuis zéro. On peut comparer la SP à notre DGSE, ou au FBI américain. La culture du secret, le non partage des informations et le manque d'empathie pour les victimes isolés ou colatérales au bénéfice de la société, vont à l'encontre de la philosophie du bureau d'enquête criminelle et des valeurs de Takano. Mais on connait ce qui le motive dans ce changement de carrière et son parachutage dans ce nouvel univers est tout à fait cohérent avec les romans de Asami Kazufumi

L'œuvre est respectée. Le sentiment de malaise dû à l'absence de Kisaragi et des autres membres de la section 11 s'estompe dès le deuxième épisode, tant l'histoire est menée tambour battant et vous prend aux tripes. On retrouve cette tension dû à la traque d'un sérial killer qui se joue de la police, mais sans redite dans le milieu anarchiste, sectaire ou terroriste. Des connexions se font avec l'ensemble de la saga, donnant à cet opus une dimension indispensable alors qu'elle pouvait paraitre au même niveau que le spin-off Doremi. On est ici dans ce qui se fait de mieux en termes d'écriture de romans policiers/espionnages. La série prend ici un nouveau tournant. La production a encore passé un cran, malgré le tournage en période COVID. On est ici devant une série léchée techniquement et visuellement, jouée par des acteurs qui ont de la gueule et une gueule. Pas de top-modèle, pas de jeunes éphèbes. Des héros matures comme Matsuyuki Yasuko, parfaits dans leur rôle. La pétillante maman de Nagano Mei dans Hanbun Aoi nous offre ici une tout autre palette de son immense talent d'actrice. Elle fait la gueule, certes, pendant 95 % du drama, mais comment aurait-elle pu faire autrement ?. Elle habite le rôle de ce flic dont la vie privée est impossible et les choix éthique et cornélien sont quotidiens. Kimura Fumino est oublié dès le deuxième épisode, et même si beaucoup d'anciens croisent la route de Takano, son absence n'est plus un problème. Les scénariste s'amuse à faire des clins d'œils à des scènes des autres opus, mais ce fan service est inutile, tant ces 10 épisodes se suffisent à eux même. Le défaut de courte durée (6 d'habitude) a été gommé, comme beaucoup d'autres d'ailleurs (pas de flash back sépia…). Mais les habitués risqueront quand même de voir le détail qui pourra divulgâcher les révélations, car il y a toujours cette proportion à parsemer des images trop explicites pour ne pas être des indices. On ne devrait pas se douter du coupable avant les enquêteurs. On devrait être surpris, alors arrêtez les plans fixes sur certains figurants SVP, ça gâche tout.

Clairement, on peut prendre du plaisir, ou plutôt de l'angoisse et un grand coup de stress à regarder cette saison, sans connaître le reste de la saga. Le problème, c'est que vous aurait l'irrésistible envie de voir les préquels après celle-ci. Et là, je dis non, interdiction de commencer par la fin. D'autant plus que malgré les 7 ans du premier épisode, il n'a techniquement et en matière d'écriture pas pris une ride. Je l'ai revu pour écrire ma toute récente critique de Mishi no Mayu pour en être convaincu. Les thèmes musicaux cultes ont été réarrangés pour l'opus 2022, mais sans les trahir. Toujours empreins de spiritualité, avec ses voix et l'ajout d'un orgue, rentrant en résonance avec les milieux sectaires et de l'ancienne Égypte. Mais elle sait se faire intense quand on retrouve ses fameux moments de tension, lampe torche et flingue à la main, autre marque de fabrique d'une saga qui revient nous hanter tous les 2-3 ans, toujours plus forte, toujours plus noir, mais malheureusement, toujours plus à l'image d'une société violente, déboussolée, en quête de sens et de spiritualité.

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Ongoing 7/10
The Reason Why He Can’t Marry
2 people found this review helpful
Jun 16, 2021
7 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Mi-Chuki

Chuki a des boucles d'or et un regard solaire, croyez-moi ! Peur de rien lors de l'écriture d'un scénario, le monde des dramas regorge de pépites dont le pitch tient sur un timbre-poste. Et pourtant, je ne sais par quel tour de magie, on arrive à accrocher à une série de 10 épisodes de 20 min se résumant par : Une jolie future trentenaire cherche à se marier avant la date de péremption (ha... le Japon et ses codes sociologiques) avec son chef de service qu'elle connait à peine, mais aussi célibataire que beau gosse. Et comme il reste de la place sur le timbre-poste, elle est en concurrence avec ... une poupée de chiffon.

Ben oui, avec ça, on tient 5 h d'histoire, avec multiples rebondissements, aussi attendus que : la venue de nouveaux prétendants, aussi bien du côté du héros que de l'héroïne ou le regard réprobateur des collègues pour cette passion pour le moins peu convenue.

Et ça marche !!! Les acteurs principaux sont sympas, même si notre héros surjoue à la perfection le beau gosse shojo manga, telllement fragile quand il verse sa larme pour sa poupée. Wakatsuki Yumi qui obtient enfin un premier rôle et je mets ma main à parier que ce n'est que le début, représente parfaitement la trentenaire japonaise. Non pas pour cette obsession du mariage avant trente ans qui donne la nausée aux vraies femmes indépendantes, tellement inscrite dans une tradition patriarcale monolithique, ni pour son joli uniforme d'office lady et sa coupe de c, mais pour sa force et un jeu parfait face aux situations qu'elle subit. Elle soliloque à la perfection avec les grimaces qui vont bien.

On n'échappe pas, bien sur, à l'espionnage derrière un arbre à la sortir d'un café ou à d'autres clichés du cahier des charges de ce genre de drama. Mais l'omniprésence de la vraie héroïne de cette histoire, en la poupée Michoko, apporte vraiment un plus et une fraicheur parfois glaçante, mais souvent très drôle à la série.

Vous trouverez donc bien du plaisir et du réconfort à visionner ce Josei Manga comme le réconfort moelleux de votre doudou qui trône encore fièrement sur votre lit et que vous vous empressez de cacher à la moindre apparition d'un kohibito dans votre aparto.

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Ongoing 6/12
Akai Nurse Call
5 people found this review helpful
Aug 19, 2022
6 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 8.0
Rewatch Value 9.0

Call me !

La vie de scénariste japonais ne doit pas être de tout repos. Soumis à la pression, des plateformes et autres chaines de TV, réclamant toujours plus d'histoires alambiquées, nous torturant notre esprit et le leur, ils peuvent facilement finir en l'hôpital à voir des Serial Killer partout. Ceci n'est pas le scénario de Akai Nurse Call, mais ç'aurait pu l'être, tant le métier du héros se retrouve au cœur du scénario de ce drama horrifique et hospitalier des chaudes nuits d'été japonaises. Il brise ainsi le 4e mur et procure une mise en abyme jouissive. Il établit ainsi une connivence entre les protagonistes, le spectateur, le scénariste en mettant en exergue les codes des Mystery Dramas, à la fois moqués et encensés par la mise en scène et les dialogues.

Et pour une parodie, qui n'en est peut-être pas une, quoi de plus naturel, que des acteurs qui n'en sont peut-être pas. On retrouve donc, pour les personnages principaux, comme les guests, une série d'acteurs que les producteurs qualifient, à n'en pas douter, de troisième choix, mais finalement comme il se doit pour les Horror show. Le haut du panier, se frottant rarement à ce genre d'exercice, surtout que le héros peut à tout moment se faire trucider ou être lui-même le salaud qui écharpe l'héroïne. Et ça, ça peut tâcher une carrière. Ces mécaniques ultra-codées des Horrors Dramas, sont moquées et rappelées constamment à partir du deuxième épisode par le héros joué, comme il se doit, par un énième Jonny's. Et ceci créé une chouette connivence avec le spectateur, le poussant à en vouloir voir plus. Surprenant dans son jeu d'acting, Sato Shori, du groupe Sexy Zone nous délivre une belle performance, pour une série dans laquelle il passe le plus clair de son temps dans un lit ou un fauteuil. Je ne serais pas surpris qu'on lui propose d'autres séries que des school life ou des horrors shows dans les prochains temps. Mais les Jonny's sont souvent blacklistés pour des dramas, disons, plus sérieux. Pour les autres acteurs, pas de surpris. Généralement surjoué, notamment Fukumoto Riko, qui reste trop calme face aux injonctions médicales et bien sûr une galerie de soignants, tous plus loufoques et inquiétants les uns des autres. Afin évidement de s'interroger constamment sur "qui est le serial killer ?" dans cet hôpital. Cela pourrait être l'actrice Beki qui sort bien du lot, en se donnant des ères d'infirmières égrise et rentre dedans, avec tous ses patients. Patients de la même chambre, qui disparaitront tour à tour et qui participent joyeusement à cette parodie de séries ou films de genre.

Loufoque et drôle, mais quand même très gore, avec évidement des cliffhangers bien sanguinolent au bout des 35 min (étrange format) et une pression qui retombe au début de chaque épisode, comme si nos héros n'avaient rien vécu de traumatisant. Et si ce mélange comédie X horreur initié il y a des dizaines d'années par des films comme Scream n'était pas suffisant à notre bonheur, on a droit, en bonus, à une parodie des dramas de duo de flics. Et quel duo. Un bonheur absolu de voir Ikeda Tetsuhiro, éternel second rôle, qui crève ici l'écran en détective surjouant au plus au point la rébellion face à ses supérieurs et accompagné de l'ultra-inconnu Horiguchi Sana qui ne le restera pas longtemps. Elle est fantastique dans le cirage de pompe outrancier envers son Senpai et son pouvoir comique égale son partenaire. Ce duo complètement hors sujet dans le contexte apporte vraiment la touche qui manque aux autres horror show de l'été. Et il y en a.

La parodie ne s'arrête donc pas aux séries horrifiques. La société japonaise, avec ce cirage de pompe permanent, ses faux sourires envers les autres, ses excuses publiques qui effacent tout, est évidemment une cible. Les hôpitaux avides d'argents et la police incompétente en prenant pour leur grade commeil se doit. Mais les écrivains de série et les acteurs eux-mêmes jouent avec leur matériel pour sans moquer. Personne ne se prend au sérieux et pourtant ça marche. On sait que l'opening/ending sont interprétés par un boys band et cependant on l'adore. Les acteurs sont blacklistés pour des premiers rôles de séries en prime time, et néanmoins ils sont excellents. Le scénario est bidon et le gore est outrancier et toutefois on se marre tellement et on est avide de savoir la suite. Si en plus, vous arrivez à suivre toutes les subtilités des dialogues concoctés, avec l'humour très 3e degré, vous profiterez à 100 % de ce drama hommage à tant de professions. Certes les soignants, mais surtout celles du showbiz, avec des petites mains souvent peu mises sous les feux des projecteurs. On pense à ces seconds rôles ou ses dialoguistes/scénaristes, pourtant plus qu'essentiels. Sans qui le drama japonais ne serait pas ce qu'il est. Dommage qu'ils se font éliminer les uns après les autres.

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Ongoing 5/9
Just a Bit Espers
3 people found this review helpful
Nov 23, 2025
5 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.5
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.0

On en Esper encore

Des super-héros, on en a vu et revu. Des badass, des rigolos ou des sans pouvoirs et franchement, on en peut plus. Alors, quand on nous propose des personnages qui n’ont qu’un tout petit pouvoir, on s'en méfie comme de la peste. One Punch Man, Dragon Ball ou Mob Psycho 100 commencent toujours sur le ton de la rigolade, on tombe amoureux pour l'humour décalé, puis paf, tout se transforme en bagarre continuelle sous prétexte de prise de maturité des personnages (et du lecteur).

Alors, avec ce drama, combien d’épisodes seront nécessaires avant de passer de la pure poilade à l’ennui total, face au sempiternel sauvetage du monde, que dis-je, de l’univers ?

Rassurez-vous, Chotto Esper Dake est bel et bien une comédie. Plus proche des films d’espionnage, Spy x Family en tête, que des histoires de super-héros, d’ailleurs. Les pouvoirs vont d’accélérer la floraison des fleurs, à augmenter la température de l’eau de 2,3 degrés. Rien de phénoménal, et c’est évidemment ce qui rend la série captivante. Avec ces petits pouvoirs, nos colocataires parviennent malgré tout à apporter du bonheur dans la vie des victimes, mais aussi dans la nôtre.

L’excellent Oizumi Yo commence salaryman paumé malgré son pouvoir extraordinaire et le reste pendant tous les épisodes. Il lui permet tout de même d'apprendre l'art de la vie de couple plutôt que celui de donner des gnons.
Il est accompagné par la bonne surprise de la série : Miyazaki Aoi, formidable en compagne fascinée par un mari ordinaire qu’elle semble connaître, dès leur rencontre. C’est toute la magie de cette série qui respire la bonne humeur. Dean Fujioka incarne un sidekick tellement sympathique et sincère que c’est peut-être l’un de ses rôles que je préfère. Sa vie familiale n’est pourtant pas rose, et c’est peut-être pour cela qu’il est devenu fleuriste. En tout cas, on adore suivre la relation de ce faux-vrai couple (vous avez dit Spy x Family ?) autant que les histoires de leurs colocataires. Sans parler des super-ordinaires-vilains, car ils ne valent pas mieux que nossuper presque zéros.

Les surprises sont donc nombreuses. Kitamura Takumi, Takahata Atsuko et Uno Shohei représentent trois générations d’excellents acteurs qui sont comme des cerises sur un gâteau qui n’en avait pas besoin. Cette série est certainement trop généreuse, oscillant entre Friends et Kore-eda, saupoudrée d’effets spéciaux et de mystère.
On rigole, on est ému, on adore. Et pas juste un peu.

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Ongoing 7/9
Love Deeply!
2 people found this review helpful
Jun 12, 2021
7 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

L'amour à la plage

Avant de visionner Koi wa Deep ni, attendez-vous à assister à une comédie "très" romantique, dans laquelle la belle héroïne déteste de premier abord ce beau mec fortuné qui représente le monde d'avant. Ce pognon avant toute chose, antagoniste d'un écologisme poussé à son paroxysme, en la personne de l'océanographe Ishihara Satomi. Elle incarne, comme souvent à la perfection son rôle de scientifique debordante d'empathie ... pour les poissons, cette fois-ci. Une écologie planplan qui sans être gênante vu la romance au centre de l'intrigue est quand même au niveau de l'interdiction des sapins de Noël. Prochain thème pour un drama peut-être.

Satomi-chan semble habiter par un rôle de psychopathe de la protection de l'environnement, et cela, pour notre plus grand bonheur. Maladroite dans les relations humaines, elle devient flippante quand il s'agit de défendre le Balaou du Japon. Mais c'est dans les toutes dernières minutes du premier épisode, qu'un début d'explication justifie une telle attitude. Un début seulement, car une fois de plus ce teasing pousse le spectateur à vouloir en savoir plus alors que l'on est devant une histoire d'amour et de succession familiale d'une banalité affligeante, voir d'un autre temps. C'est Dallas les pieds dans l'eau, mélangé à Sissi...

MAIS...

...les acteurs principaux ou secondaires justifient à eux seules le visionnage de cette romance tintée de fantasy, voir de magie. Ishihara Satomi est le choix parfait pour habiter ce personnage à la personnalité complexe, tantôt kawaii, tantôt mystérieuse, mais tellement bien joué avec ses tiques de combattante empathique-nunuche face à la moindre palourde déplacée sur la plage. Son combat pour ramasser les "quelques" bouteilles en plastiques (on est au Japon ne l'oublions pas) délicatement posés par les accessoiristes sur la promenade de Minato vous fera vibrer d'émotion.

La production est nickel, voir un poil irritante tant cela brille et claque. Des couleurs chatoyantes, dans ces bureaux trop connotés 80's. Comme toute la photographie du feuilleton d'ailleurs où les building se reflètent dans les eaux pures du port de Minato-ku sous un ciel bleu azur. On se croirait revenu au temps de "la vengeance au deux visages (désolé pour la référence qui ne parle qu'à moi)". Le fric et le luxe sont partout, ce qui n'aurait pas été gênant, si le contraste avait été saisissant avec les universitaires ou autre protagoniste. Mais maladresse ou pas, voulu ou pas, même la moindre Office Lady, chercheuse ou salaryman sont glamours. Et cela même en mangeant un pudding, c'est pour dire. Imada Mio se rapproche petit à petit d'un premier rôle dans un drama, Ayano Go fait moins peur que dans Frankenstein no Koi, mais nous fait toujours autant de peine par son passé torturé. Hashimoto Jun vous fera rire malgré lui par son jeu et un maquillage sensé le vieillir, complètement over the top et à mon avis, pas voulu. Otani Ryohei, le salopard de service, encore plus pourri que son père réincarnation de JR, joue le némésis des esturgeons à la perfection.

Une musique popy, voir kawaii mais qui colle à la perfection aux couleurs flashy. Même Back Number à su trouver le ton de l'ending qu'il fallait avec ses synthés-trompettes qu'on entend plus depuis Ah-a.

Si les acteurs n'étaient pas au top, j'aurais passé mon chemin et surtout si le what the fuck des dernières secondes du premier épisode m'avait pas mis l'eau à la bouche. Espérons qu'elle ne soit pas trop salée.

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Completed
Girl Gun Lady
2 people found this review helpful
Jul 6, 2021
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 8.0
Rewatch Value 6.5

Le plastique c'est fantastique

Coutumiers des collaborations outrancières en vu d'une monétisation qui ne l'est pas moins, le marketing japonais a compris, bien avant Pokémon, que les produits dérivés pouvaient rapporter beaucoup plus que l'œuvre elle-même. Le nom de Bandai résonne dans les têtes de toutes les générations et son ombre plane sur cette œuvre qui ne peux décemment pas être qualifiée d'artistique.

Et c'est bien de la décence qu'il manque à Gun Girl Lady. Déjà rien que dans son titre, avec des flingues, des filles, mais qui n'ont certainement pas la classe d'une lady. Les cibles sont clairement identifiées : l'otak et en particulier l'adolescent, fan de Gunpla. Ces maquettes bien faites de robots ou de figurines, initiées par la série Gundam et tellement addictives quand on s'y plonge vraiment. Moi-même, j'en suis fan, mais je manque tellement de temps (et d'argent) pour en faire.

N'étant plus un ado depuis longtemps (quoi qu'attardé, peut-être), j'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire de monde parallèle, où on lutte pour sa survie, une fois par semaine, au beau milieu d'un rêve. Un doux rêve, donc, pour le jeune mal un peu introverti, qui voit se trémousser des lycéennes en uniforme et des figurines qui ont pris de réelles formes (un peu trop,certes). Le plastique devient alors outrancier, en se transformant en latex censé être sexy, mais qui tourne au grotesque. La mise en scène ne met pas en valeur les actrices, comme Shiraishi Sei ou Ohara Yuno, dont j'adore la moue pour l'une et le sourire pour l'autre, mais qui semblent totalement hors sujet tant au niveau de l'âge qu'elles sont censés avoir, que de leurs aspirations. Comme toujours ce qui passe en anime peut devenir lourd en live action. Et pourtant les Tokusatsu y arrive parfois. Et c'est en prenant la série comme tel que l'on pourra l'apprécier.

Un Tokusatsu, donc, auto-parodique, bourré de clins d'œil à la culture Otak. Du What the fuck ! À n'en plus finir. Comme, les filles qui découpent à la pincette les Moplas sur fond de clip d'idole ... "à la mode". Un jusque boutisme qui ira même à se moquer de son propre interlude dans certains épisodes. On retrouve des armes ... cheaps à souhait, présentées dans leurs boites d'origines filmées en gros plan. Un Tie Up poussé au paroxysme donc, jusqu'à vendre les pinces à découper à l'effigie des actrices (si, si cherchez bien, sur les sites marchands). On mélange les époques, avec des interludes de transformations des jouets ou des véritables personnages remplis d'FX qui rappellent les Tokusatsus des années 80. Ses couleurs, ses effets dessinés sur la pellicule et ce flou cathodique. C'est du génie. Tout se percute dans cette série : School Life, avec trahison, Battle Royal, avec capture de drapeau assez violente. Tuto/promo de Mopla, défilé de mode/concert d'Idoles hyper sirupeux et musique techno punchy à souhait durant les gunfights. Et tout ça parfois en même temps. Le sang recouvre les figurines fluo designées comme des persos de Splatoon (une influence peut être). Le pire, c'est que toutes ses incohérences, ce cheap, cette régression et cette gravité hors de propos, parfois, donne une folle envie de régresser et de s'acheter ses figurines, les guns, aussi cheap qu'ils paraissent, les blastes, n'en parlons même pas et la magie de pouvoir combiner tout ça, purée, c'est du lavage de cerveau, je vous dis.



Mais en prenant le drama par une lecture au second degré, au début, histoire de bien rire de tout ce qui est ridicule dans la série, on se laisse prendre malgré tout au jeu, par ce Hunger Game cheap qui recèle bien des mystères. On découvre des trahisons, des secrets et des mensonges qui donne un sel inattendu, avec une folle envie de connaitre le fin mot de l'histoire à parti du milieu de la série.

Un côté sombre pour une série acidulée qui se clôt à chaque épisode par la bonne humeur de Shiraishi Sei quand elle monte son Mopla, tellement communicative et qui semble bien réelle pour le coup. On a immédiatement envie d'ouvrir une boite et de s'y remettre. Ils sont trop forts chez Bandai. Je me suis encore laissé piéger et pour une fois, c'est pas par des robots et une histoire de deux camps qui se fond la guerre.

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Ongoing 6/7
Daddy is My Classmate
1 people found this review helpful
Sep 20, 2020
6 of 7 episodes seen
Ongoing 0
Overall 9.0
Story 8.0
Acting/Cast 10
Music 8.0
Rewatch Value 9.0

Dur d'être père !

Oyabaka seishunn hakusho que je me permettrai de traduire par "le guide des parents stupides" est La comédie rafraichissante de cette rentrée 2020, et dieux sait qu'on en avait besoin. Nagano Mei (3 Nen A Gumi, Hanbun, Aoi) est à nouveau formidable dans son rôle d'étudiante un peu nunuche, mais tellement attachante. Ses mimiques collent comme à chaque fois à ses personnages, épaulée par ses deux amis à la forte personnalité, le trio est parfait. Les persos masculins sont, certes, caricaturaux comme celui de Nakagawa Taishi (Natsuzora, ...) complètement à l'ouest dans son rôle d'amoureux transi, mais qui s'ignore ou Tozuka Junki qui joue un Youtubeur obsédé par la vidéo viral qui fera de lui un millionnaire. C'est là une des forces de ce drama, encré dans la réalité des étudiants (japonais ou autres) d'aujourd'hui. Entre baito et rêve de devenir humoriste, artiste ou auteur, loin du chemin tout tracé "Université -> grande entreprise". Mais la grande force (humoristique) de ce drama c'est bien sûr Muro Tsuyoshi, le père de Mei qui crève l'écran, en nous faisant crever de rire. Tics oraux et gestuels du corps sont parfaitement maîtrisés pour notre plus grand bonheur. Tel un conteur de rakugo, thème d'un épisode d'ailleurs (hasard ou pas) il nous enchante par ce personnage de père surprotecteur, mais tellement attachant. Mention spéciale pour l'épisode sur les miss qui ravira les fans de Cosplay.

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