Details

  • Last Online: 5 hours ago
  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
  • Roles:
  • Join Date: August 15, 2020
Dropped 6/10
Fermat's Cuisine
5 people found this review helpful
Dec 17, 2023
6 of 10 episodes seen
Dropped 5
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.0
Music 8.5
Rewatch Value 7.0

Équations indigestes

Le pitch de cette énième adaptation épique d'un manga culinaire, vous met l'eau à la bouche tout en vous laissant sur votre faim. Un peu comme cette cuisine française qu'affectionne tant Takahasi Fumiya. Excellent acteur, festin pour les yeux par sa bogossitute, mais qui sait aussi vous régaler les papilles 'in reel life' sur les réseaux sociaux. Au menu de ces 10 épisodes culinaires, des maths, un restaurant gastronomique à faire tourner, des maths, des 'oishii' exagérés pour des pâtes au ketchup, des maths, d'excellents acteurs qui jouent mal et enfin des maths. Attention donc à l'indigestion.

En vrai, ce ne sont pas les maths qui risquent de vous donner des lourdeurs. Celles-ci ne sont qu'un prétexte cosmétique avec des chiffres qui s'envolent et de belles équations qui apparaissent en 3D CGI. Mais je cherche encore après plusieurs épisodes le rapport maths/cuisine dans cette série. Car on est plus dans la chimie de la cuisine moléculaire adaptée aux Pastas à la Napolitan qu'aux équations différentielles. Surveiller les températures des… Couverts, ou de l'eau qui bout, est loin du théorème de Fermat. On a beau nous montrer des chiffres virevoltants autour de notre héros, même dans le Numbers des années 2000, y avait plus de maths par épisode. Le petit génie remplit, en flashback, des sudokus et colorie des quadrillages au collège, ce qui reste léger pour oser citer Fermat dans le titre. Si les japonais vouent un culte à notre Pierrot national, dans beaucoup de mangas Nozonozo, la cuisine française en est pas moins sublimée dans ce média. Notre grand chef en devenir sera donc initié à la magie de celle-ci, après avoir laissé tomber celle des carrés magiques. Entouré de son mentor, le trop beau Shison Jun, qui surjoue son rôle de protecteur/mentor et d'une Koshiba Fuka
qui surjoue, elle, son rôle de rival vénère. Quelques déceptions, donc, pour ces acteurs qui généralement sont empreints de dérision sur eux-mêmes. D'ailleurs toute la série se prend trop au sérieux comme ces restaurants guindés où la Haute Société se retrouve en extase devant trois petits poids et 10 serveurs autour d'eux. Tout ce que je déteste dans la cuisine est dans ce Drama. Dommage, j'adore les maths et pour cause, je les enseigne..., mais la cuisine gâche tout.

Read More

Was this review helpful to you?
Ongoing 4/8
Coffee Ikaga Deshou
6 people found this review helpful
May 2, 2021
4 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Pause café

J'aime le café ! Alors un drama adapté d'un manga sur ce thème principal ne pouvait que me faire titiller les narines. En rôle principal Nakamura Tomoya, au sourire ravageur et toujours aussi fin gourmet. On peut dire que les producteurs ont mis le paquet pour séduire la Working Girl trentenaire et célibataire. Et pour cause, tirée d'un Josei Manga, genre encore peu connu en France, cette histoire est destinée en particulier à la gent féminine urbaine de cette tranche d'âge, fortement célibataire et indépendante. Le premier épisode ne trompe pas. Nakamura Tomoya s'installe avec son minuscule Foodtruck sur le parvis des grands bureaux de Tokyo ou Yokohama accueillant à l'heure de la pause les offices lady au caractère les plus divers.

Assez Cheap dans la production, on retrouve l'ambiance surannée de Gourmet détective et des clichés que les Japonais adorent tant envers la bouffe occidentale et tellement Rome -Antique. Ici, c'est le café, préparé avec lenteur et classe qui fera fantasmer les papilles du spectateur.

Chaque épisode est scindé en 2 histoires de 20 min accueillant de nouveaux protagonistes à chaque fois. Le fait d'être un ambulant favorisant ce scénario. En regardant le 1er épisode on peut donc imaginer vite se lasser de ce genre de non-événement. L'héroine, power-harassée par son patron, la trouvant désuète dans son travail de secrétaire, mais trouvant réconfort auprès de Nakamura, plus désuet que lui tu meurs. Mais plusieurs indices montrent que l'histoire peut prendre de la consistance rapidement. Même s'ils sont très mal distillé (un peu lourd, dirons-nous).

Beaucoup moins rose qu'il n'y paraît le monde de Nakamura devient bien sombre au fil des épisodes. Une véritable dark story nous faisant sortir totalement de la zone de confort ouateuse mise en place émerge au bout du 3e. Voilà pourquoi il ne faut pas se priver de gouter à ses délicieuses préparations sous prétexte d'un genre littéraire réservé aux secrétaires en mal d'évasion.

Un autre atout de la série, c'est son casting, qui ne met pas seulement en avant le plus beau sourire de la Tokyo TV, mais rassemble autour d'une bonne tasse de café la crème des acteurs de la télévision japonaise. J'en dévoile pas plus, mais quel bonheur de retrouver Adachi Rika ou Kanjiya Shihori rien que dans le premier épisode. Kaho par contre qui tient le rôle féminin phare manque un peu de prestance, mais elle peut encore prendre de la consistance au fil des épisodes. Une fois de plus la performance de Takito Kenichi vous enchantera ou vous agacera, à condition d'arriver à la reconnaître.

Voyager dans les rues de Tokyo grâce au van de notre Jacques Vabre est aussi un bonheur pour le petit français de province à qui marcher dans ses rues manque tellement. Une musique ultra répétitive de style reggae semble à tout moment vouloir rappelé d'où vient le café et pourra donc irriter. Mais elle ne vous sortira plus de ma tête au bout de deux épisodes, alors pourquoi bouder son plaisir.

Read More

Was this review helpful to you?
Ongoing 5/12
Don't Call it Mystery
10 people found this review helpful
Feb 8, 2022
5 of 12 episodes seen
Ongoing 2
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 9.0

L'étrange disparition de mon coiffeur

Un drama avec Masaki Suda en tête d'affiche est toujours un événement. Et quelle tête… pour cette affiche ! Car c'est avec ce gros plan outrancier sur les flyers promotionnels que les producteurs cherchent à attirer la (le) Fan. Non pas dans la mise en avant de son charme excessif, mais dans celle de son énième expérimentation capillaire. Et elle touche, ici, au crime au fer à friser. Véritable insulte à tous les quarantenaires dont je fais depuis longtemps parti et qui n'ont pas eu besoin d'un coiffeur depuis des siècles. Cet air hautain sera la marque de fabrique de Kunou Totono, le rôle d'étudiant en psychologie détaché de tout problème matériel et physique, mais obligé de résoudre malgré lui ceux de ses congénères. Une leçon d'acting qui rendra encore plus jaloux ceux qui trouve Suda Kun vraiment trop gâté par la nature. Beaux-drôle-sympa- talentueux acteur et chanteur à tube. On aimerait tellement qu'il ait une face cachée, qu'il soit arrêté par la police pour soupçon de meurtre, par exemple.

Eh bien, votre vœu est exaucé. Car c'est exactement ce qui lui arrive dans le 1er épisode de Mystery to Iunakare. Cette adaptation d'un manga de détective n'a à priori rien d'originale. La police japonaise débordée par son incompétence habituelle, fait appel à un jeune étudiant très renfrogné, mais surtout extrêmement "donneur de leçons". Son air pompeux et sa franchise seront son Skill, puisqu'il en faut un dans tout bon drama/Manga d'enquête. Et c'est là que la série devient intéressante. Le mépris, malgré lui, que peut insuffler notre héros à son interlocuteur amène des situations d'une drôlerie sans nom. Des répliques à mourir de rire se percutent avec des réflexions profondes en psychologie et sur la nature humaine. Les leçons en longs monologues donnent l'impression que notre héros s'écoute parler, mais il touche à chaque fois en plein cœur l'accusé, la victime ou le policier aux abois.

Masaki Suda à la classe avec ses frisettes et son écharpe à la Harry Potter. D'une voix calme, et d'un regard perçant il déblatère les pires horreurs sur la personne en face de lui. Mais il redevient un enfant de 5 ans, quand il brule de jalousie envers la coupe de cheveux d'un autre personnage aux cheveux raide. Ou qu'il est dérangé à chaque fois qu'il s'apprête à faire un Curry…, son seul passe-temps. Aucun autre acteur n'aurait pu aussi bien tenir le rôle. Si bien, qu'il devient difficile pour les seconds rôles de se mettre en avant. Pourtant, le choix du casting tient la route. Quelques vieux briscards plus connus, comme Endo Kenichi (Radiation House), Morishita Yoshiyuki ou Kohinata Fumiyo font des apparitions ou jouent un rôle majeur, mais la plupart des autres acteurs ne sont pas (encore) vraiment bankable. Et vous vous surprendrez à dire tient, il joue aussi dedans celui-là. On est néanmoins en face d'une grosse production. Mais Suda-Kun à dû partir avec la caisse.

Il a dû laisser peu de yen, car certains choix budgétaire sont étranges. Ces airs de musiques classiques appartenant au domaine publique, trop connues et utilisées à outrance qui fonctionnent toutefois, par exemple. Renforçant le côté pompeux de notre héros. Certes, il y aura d'autres thèmes et un ending de toute beauté par King Gnu, mais pas d'opening, même pas un générique. Il est vrai que le montage continue dans le bon marché. Ces noms de protagonistes sur fond noir (la personnalité est dans les Kanjis, je sais) à chaque fois que Totono commence son analyse psy, par exemple. Ses images de reportages ou de journaux, genre tuto 3DMaker, dont les Japonais raffoles. Mais tout renforce une ambiance académique et on apprend un tas de chose sur la psychologie humaine. Les seconds rôles viennent demander conseil et ils tombent en analyse malgré eux. Ils sont touchants ou drôles, mais cela se termine un peu trop souvent en torrents de larmes.


Le 4e mur est régulièrement brisé, avec un mépris des Dramas pour notre héros préféré. Ce moquant des situations convenues. Et pourtant, les situations se répètent. Comme dans ses mêmes dramas. Pouvant, par la même, devenir lourdes, vu en plus les ficelles, pardon les cordes pour les amener. Des lieux communs, comme le manoir, l'interrogatoire, la bombe à désamorcer et en même temps, beaucoup de maux de la société moderne sont abordés. Suicide, harcèlement, infertilité… On passe du coq à l'âne, mais bien écrit comme un livre de philosophie

Le découpage reste déroutant pour une série. Affaire résolue à la moitié de l'épisode et la suivante commence immédiatement, alors qu'il ne reste que 10 min. Du coup difficile de s'arrêter à la fin d'un épisode. On la suivra donc en binge watching. Marque d'une grande série, piloté par un acteur qui à coup sûr est destiné à une grande carrière internationale. À condition qu'il coupe cette tignasse…

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Copycat Killer
1 people found this review helpful
11 days ago
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 10
Story 9.5
Acting/Cast 10
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Perfect Red !

S’il a été chroniqué des dizaines de fois depuis 2023, je me suis fait un point d’honneur, en tant que débutant dans les C-dramas, de remettre en avant ce chef-d’œuvre des thrillers psychologiques. Violence extrême et corps mutilés cachent une série de haut rang, bien plus épaisse que les litres d’hémoglobine qui rempliront l’écran. Copycat Killer, malgré son titre peu engageant, montre à quel point la nature humaine est complexe et que, si rien n’est tout blanc ou tout noir, la zone entre les deux n’est pas grise non plus, mais bien rouge sang.

Effectivement, dans ce que j’ai vu de meilleur de toute ma vie en polar psychologique (si, si…), ce n’est vraiment que le titre, digne d'un roman de gare des années 90, qui engage peu à la vision de l’œuvre. Asséner à chaque générique que l’histoire est tirée d’un roman de la Japonaise Miyabe Miyuki, déjà adapté deux fois dans les années 2000, suffit presque à nous rendre suspicieux quant à la qualité de l’œuvre, tant le marketing de Netflix veut souvent cacher la médiocrité d’une réalisation (d'un remake) que l’on n’a pas encore découverte.

Mais que nenni ! Rappelons que la première œuvre littéraire de la sensei n’est rien d’autre que Perfect Blue en 1989, qui donnera plus tard l’adaptation culte du regretté Satoshi Kon. Impossible de citer depuis toutes ses œuvres et leurs adaptations à la télévision ou au cinéma. Du thriller au livre jeunesse, on pourrait penser qu’après plus de quarante ans passés à écrire, ses dernières participations puisqu'elle a été intégré au script, ne donneraient plus forcément lieu à des adaptations passionnantes. Mais c’est tout le contraire. Elle propose dans cette oeuvre une vision du monde actuel, médiatique, judiciaire et sociétal d’une finesse et d’une justesse assez effrayantes, mettant complètement au second plan l’aspect gore du genre.

C’est d’autant plus frappant que les faits se passent dans la réalité des années 90, celle où l'opium du peuple roi n’est pas encore Internet et ses réseaux sociaux, mais la télévision et ses émissions trash, sensationnalistes et poubelles. Et je mets évidemment le journal télévisé dans la corbeille. Bien sûr, les dérives du journalisme spectacle ont été maintes fois décrites, mais rarement à ce niveau d’excellence.
L’excellence n’est pas seulement dans la perfection du scénario et de l’écriture, mais aussi dans le casting et l’interprétation. Chris Wu en procureur tourmenté mais tellement cool, Alice Ke en psychologue pleine de doutes tout comme les doutes qui habitent l'excellente Cammy Chiang. Du 4 étoiles dans le casting et dans la réalisation.

J’ai beau retourner la série dans tous les sens, je n’y vois aucune fausse note. Certains diront que les suspects ne sont pas assez surveillés, d’autres que les potentielles victimes ne sont pas assez protégées, par rapport à la réalités des faits. Mais le format de série nécessite des raccourcis temporels, judiciaires et géographiques. Pensez à toutes ces enquêtes réelles qui durent des années pour confondre le véritable coupable. Les potentielles victimes peuvent elles êtres protéger 24h sur 24h pendant des mois et mois. Bien sûr, en quelques heures (plus de dix heures quand même, sans l’arnaque habituelle d’un générique Netflix pour prolonger artificiellement 38 minutes par épisode), les raccourcis sont inévitables. Le procureur qui arrive toujours cinq minutes après l’agression alors qu’il a déjà un suspect qui pourrait être sous surveillance , c’est pour créer une tension dramatique, quitte à salir un peu le réalisme.

Sale sera également le mot qui vous viendra le plus souvent à l’esprit tant certaines scènes gores sont difficilement supportables. C’est peut-être le seul point vraiment rouge de la série. Trop rouge pour être conseillé à tout le monde, ce qui fera vraiment passé la majorités des clients de Netflix à côté de la série.
Si la chronologie des épisodes et des événements spoile le scénario et décevra forcément les adeptes du binge-watching, la force première de la série n’est pas de vous retourner sans arrêt la tête, mais bien la psychologie des personnages. Tout comme dans Perfect Blue il y a 35 ans, l’autrice décrit la nature humaine comme personne. L’image que l’on renvoie, notamment à travers les médias, les dérives de ceux-ci, la justice, la nature humaine, les thèmes chers de l’autrice depuis sa première œuvre littéraire sont ici dépeints sans pareil, faisant de Copycat Killer le mètre étalon de bien des genres psychologiques, devançant le Silence des agneaux ou de Seven au panthéon des thrillers des années 90. ça tombe bien on y replonge avec délectation ici et une fois de plus on dira que : "C'était pas mieux avant".

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
This Is I
1 people found this review helpful
21 days ago
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.5
Rewatch Value 7.5

I am what Ai s'aime enfin

Un film qui apporte de la gay-té dans la morosité ambiante n’est jamais à sous-estimer. Les minorités, qui pendant des siècles ont vu enfin leur combat donner des avancées dans de nombreux pays, commencent aussi à sentir les reculades dues à la montée de la droite dure et du masculinisme portés aux nues par les réseaux sociaux.

Mais cette histoire, inspirée de la vie de Haruna Ai, vous parle d’un temps où la radio, les journaux et surtout la télé faisaient l’opinion. Celle de l’ère Shōwa et Heisei, où rien ne présageait d’un retour en arrière aussi violent, pour les minorités , qu’à l’époque du maccarthysme.
Le Japon n’a jamais été une terre de tolérance pour la communauté transgenre, et c’est avec légèreté pourtant que la vie de Ai est racontée ici. Sous la forme d’une comédie musicale, bizarrement avare de scènes de danse et de musique sur une trop longue durée de 2 h 10. Bien sûr, ces moments de joie sont stylisés et sucrés à souhait. Mochizuki Haruki, mineur encore à l’époque du tournage, endosse la vie et les âges de Haruna Ai avec brio. Il interprète en lip-sync les standards de Princess Princess ou de Seiko Matsuda avec grâce et énergie, tout en maîtrisant la danse.
Osaka ressemble alors à un épisode de City Hunter où les couleurs de votre tube cathodique RVB sont poussées à 100 % chacune. Mais ces moments sont, à mon sens, trop peu nombreux pour le genre, gâchés par un réalisme certes nécessaire, mais conduit dans une ambiance de fin du monde un peu trop exagérée.

Je parle bien sûr de la relation de Ai avec le Dr Wada, surjoué, une fois n’est pas coutume, par Saitō Takumi. Avec tout son talent (et ses tics) , il produit ici un chirurgien plasticien torturé qui opère dans des conditions proches d’un trafiquant d’organes au Laos, reléguant le Japon des années 90 à un pays sous-développé, pas seulement du côté des avancés sociales. Je ne sais évidemment pas ce qu’a subi notre héroïne dans sa vraie vie, et c’est peut-être ainsi qu’elle a ressenti les choses. Mais tant qu’à faire, j’aurais préféré des scènes de chant et de danse dans le bloc plutôt qu’un yin-yang permanent entre les aspirations rose bonbon de Ai et ces opérations glauques, qui peuvent être ressenties comme une publicité MAGA contre l’avortement, afin de dissuader les personnes voulant transitionner de sauter le pas.

Mais ce n’est que ma propre opinion. N’étant pas directement touché par le sujet, je trouve le film maladroit et peu profond. Mais comme il a été validé par la protagoniste principale, qui fait un beau caméo, mais également par Nakamura Ataru, autre figure transgenre au Japon, je suppose qu’il ne trahit pas la cause.
Ce film, malgré ses longueurs et ses lieux communs comme la confrontation avec sa famille, fait le job. Il divertit, il peut informer, il procure de l’émotion, mais aussi de l’énervement face aux raccourcis médicaux et temporels (on m’opère, je suis en pleine forme). Dommage qu’il soit destiné avant tout aux Japonais, car la révélation dès le départ de la fin ne fait aucun doute sur la trajectoire de Ai. Plus de suspense aurait été bienvenu pour l’international, il aurait rentré le film dans une autre dimension. Ici, il ne fait que rallonger la longue liste des biopic loupés du cinéma.

Car si le Japon commence à peine son mea culpa face aux minorités, le monde occidental a bien besoin d’une piqûre de rappel (de botox ?) de toutes les avancées sociétales qu’il veut maintenant transformer en reculades. Si en plus elle est injectée par notre "docteur mamour" préféré, Saitō Takumi…

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Scandal Eve
1 people found this review helpful
Jan 15, 2026
6 of 6 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Dix pour cent, tous pourris

Après avoir réalisé Radiation House ou Good Doctor il y a quelques années, il semblerait que Kanai Hiro se spécialise désormais dans les kisha drama. Ces séries où un journaliste revanchard, en quête de vérité dans un monde gangrené par l’argent et le pouvoir, est le seul à pouvoir, et vouloir, la faire surgir.
Mais l’obsession qu’ont les médias à se regarder le nombril commence franchement à me fatiguer. Et celle de vouloir nous faire croire qu’ils sont en pleine remise en question risque surtout de nous faire fuir. Oshi no Ko, Love on Trial ou l’excellent Oshi no Satsujin, pour ne citer que les plus récents, ont déjà dénoncé avec plus ou moins de finesse les dérives des mass médias et du showbiz japonais, en ayant, je pense, tout dit. Sans compter que ce constat avait déjà été mis en exergue dans Perfect Blue en 1997, lui-même adaptation d’un roman sur le monde des idoles sorti en 1991. Alors, 35 ans après un des premiers mea culpa de la profession, Scandal Eve a-t-il vraiment quelque chose de plus à nous montrer, ou sommes-nous totalement anesthésiés par cette déferlante de fausses remises en question ?

Le showbiz va mal, le spectateur consommateur ne s’intéresse qu’aux scandales. Alors, avec son cynisme habituel, la bête réalise un nième brûlot faisant semblant de dénoncer ce qu’elle contribue à alimenter. La bête se nourrit d’elle-même, sorte d’inceste sans fin. Et après avoir vu les six épisodes, je reste dubitatif, surtout si l’on s’attarde sur les quinze longues dernières minutes d’autosatisfaction qui concluent la série.

Pourtant, elle possède des qualités. Déjà, le format en six épisodes permet de ne pas s’étaler, et la série se concentre sur un nombre limité de personnages, joués avec maîtrise. Dommage que les « méchants » soient un peu trop caricaturaux dans leurs regards inquiétants, leurs grimaces ou leurs postures. Des yakuzas aux hommes de main, des patrons jusqu’à la grande antagoniste, identifiable dès les premières minutes. Mais rien n’est définitif. Les personnalités se dévoilent progressivement, et plusieurs rebondissements relanceront l’intérêt de la série. Sans temps mort, on suit l’enquête du point de vue des deux personnages principaux.

D’abord Kawaguchi Haruna, en journaliste à deux facettes, semblant chercher le scandale mais dont le but est tout autre. Et Shibasaki Kou, parfaite en agente d’acteurs, donnant tout son temps, et sa santé, à ses "talents", qui ne le méritent pas forcément. Un mélange entre Dix pour cent et Caster, également réalisés par Kanai Hiro.

On sent bien, dans la plupart de ses dramas, son obsession pour la quête de vérité journalistique mais aussi pour les dérives des mass médias. Ici, la série se penche sur le point de vue de l’agence et, en particulier, de l’agente, ce qui renouvelle légèrement le genre et apporte une fraîcheur bienvenue. Dommage, justement, que la multiplication des intervenants finisse par ne plus laisser suffisamment de place au développement de son personnage. À l’inverse, c’est Kawaguchi Haruna qui prend progressivement de l’importance, ramenant la série vers les classiques kisha manga.

Une série qui résume en six épisodes l’ensemble des productions du genre de ces trente dernières années, réalisée de main de maître. Elle permettra aux non-initiés de rattraper leur retard dans un univers passionnant, mais terriblement prévisible, tout en passant un bon moment.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Youkai Sharehouse: The Movie
1 people found this review helpful
May 1, 2025
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

L'IA ne passera pas par mio

Dans la grande tradition des films de fin de série, Yokai Sharehouse : The Movie reprend et termine, tout du moins en apparence, le sitcom entamé en 2020 et mettant en avant notre petite gaffeuse Mio, jouée par la toujours excellente Koshiba Fuka. Ne vous y trompez pas ! Sitcom, cela était, sitcom cela reste, dans ce qui n'est finalement qu'un long épisode de 1 h 45.

Pour ma part , j'ai dû attendre trois ans pour visionner cette suite, car malgré les VPN et les plateformes, il est toujours difficile en France de regarder les films tirés de séries — question de droits, évidement, surtout pour les films de la Toeï. Et pourtant, je me souviens m’être réjoui de son annonce à la fin de la saison 2. Ne vais-je, donc, pas être trop déçu ?

Je rappelle quand même que, seulement six mois après son annonce et la fin de la série Oshi no Ko sur Prime, le film vu, je reste toujours sur ma faim, avec la même envie de vengeance envers les producteurs qu’Aqua envers son père.

Bien sûr, je n’attendais ici, ni grands effets spéciaux ni leçon de maquillage. Et on peut dire que je n’ai pas été déçu. Pur produit de la période COVID, Yokai Sharehouse reste un sitcom cheap, et il l’assume pleinement. Les FX et maquillages font toujours autant rire — voire peur — mais pour de mauvaises raisons. Le lieu quasi unique qu’est le salon nous fait toujours autant penser à Friends, et on adore encore avec nostalgie les "inserts" façon petit théâtre de papier d’horreur. Même si ceux-ci sont ici bien trop absents.

Et pour cause : le thème principal est l’IA et les applications de "boyfriend virtuel", encore plutôt rares en Europe, mais qui faisaient déjà beaucoup parler d’elles en 2022. Et c’est là que le film devient intéressant. Au regard de l’IA de 2025, omniprésente, le film entre étrangement en résonance avec notre quotidien, malgré son apparente absurdité pour les non-initiés.

Effectivement, le novice ne comprendra rien et trouvera l’ensemble grotesque, voire idiot. Tout comme, dans les années 60, on pouvait tomber par hasard sur un épisode de Ma sorcière bien-aimée et ne rien y comprendre. Mais le fan, le vrai — celui qui est en train de dévorer ces lignes (on peut rêver)— sait apprécier le retour de tous ces personnages auxquels il s’est tant attaché.

Le novice devra donc accepter sans explication la situation d’une jeune reporter vivant dans un temple rempli de yokai losers et cosplayés, parfois dépressifs ou alcooliques. Car, contrairement à Oshi no Ko, on n’a pas droit ici à une heure de récapitulatif. Et c’est tant mieux.

L’histoire, centrée sur ces applications de "boyfriend virtuel", parvient à nous interroger sur notre rapport affectif à l’IA. Et cela, un an avant la sortie de ChatGPT. Je ne parlerais pas d’œuvre visionnaire, car au pays des robots et des yokai, cela fait bien longtemps — pour ne pas dire des millénaires — que sentiments et ressentiments habitent tout être et toute chose, animée ou inanimée. La religion shintoïste permet donc un parallèle entre ces deux mondes : celui d’aujourd’hui avec l’IA, et celui d’hier avec les yokai.

"Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme ?" : cela fait bien longtemps — au moins depuis Astroboy — que les Japonais ont tranché. L’IA a une âme. On peut donc s’attacher à un personnage virtuel, jusqu’à vouloir l’épouser et pleurer sa disparition.

Vous aurez donc, tout en vous moquant des costumes ou du jeu de certains, de véritables questionnements philosophiques essentiels en 2025. Je recommande donc chaudement la vision de ce film, après celle des deux ou trois premiers épisodes de la série, histoire de se mettre dans le bain. Une série qui dépeint si bien le monde — réel ou virtuel — dans lequel vivent les jeunes Japonais et bientôt vous.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Himitsu: The Top Secret
1 people found this review helpful
Apr 12, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 9.5
Story 9.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

Ne le dis à personne... mais c'est le meilleur

J’ai un secret. Le meilleur thriller de 2025, en termes d’originalité scénaristique et de mise en scène… ne date pas de 2025. Il ne date même pas d’il y a cinq ans, comme la science nous permet de remonter dans nos souvenirs. Il est même plus ancien que cette première adaptation en film de 2016, ou que ce spin-off et anime de 2012. Non, le premier volume de Himitsu: The Top Secret, en manga, a bien été écrit en 1999.
Ce mélange des genres improbable entre Boys Love (soft, mais affirmé) et des dystopies de plus en plus réelles comme Psycho-Pass, Brazzil ou Bienvenue à Gattaca, m’a laissé un souvenir ineffaçable grâce à ses qualités d’écriture et de réalisation.
À moins que ce cerveau ne me joue des tours en par trop d'hallucinations.

Explications :

Alors que je n’avais jamais entendu parler de l’anime, en ce mois de janvier 2025, seul le titre m’avait mis la puce à l’oreille. Un titre ronflant, avec un visuel, me faisant penser à un josei assuré. Un énième triangle amoureux avec un secret honteux en filigrane.
Je lance donc le premier épisode et là... je vais de surprise en surprise pendant les premières minutes. Et ce n’était que le début. Car épisode après épisode, mon cerveau allait être imprégné de scènes toutes plus intenses et pour certaines très violentes.

Des scènes sorties d'un cerveau tourmenté
Alors que les thrillers — et a fortiori ceux d’anticipation — deviennent de plus en plus fades au fil de la multiplication des plateformes de streaming et des chaines de TV, semblant écrits par une IA, tant les personnages, situations et retournements sont prévisibles, Himitsu nous saisit dès le premier épisode.
Par sa musique, sa mise en scène, le rictus des acteurs… on assiste à une déconstruction du genre. Les trahisons arrivent dès les premières minutes, les scènes intenses aussi. Et je vous conseille vivement de ne rien lire comme résumé sur la série pour profiter pleinement du scénario retors élaboré par l'autrice.
Pas de rictus suspects pendant des épisodes pour nous indiquer qu'un personnage est bon ou mauvais. Pas, ou peu, d’amours contrariés, ou de « je te tourne autour malgré ta préférence pour l’autre, mais je ne veux pas gâcher mon amitié avec toi ». On connait d'amblé les relations qui paraissent être un statu quo amoureux. De même pour les persos secondaires. On ne tourne pas autour du pot pendant cinq épisodes Qui est un salaud, qui a fait des choses horribles.
On assiste donc à l’exact opposé d'un secret bidon révélé au dernier épisode (Kujaku no Dansu, si tu me regardes).
Pas de premiers épisodes anecdotiques où les héros résolvent des enquêtes sans lien entre elles, dévoilant lentement leurs failles et leurs secrets.
Et c’est en cela que la série est géniale : elle ne vous prend pas pour un con. Elle est sans artifice, brutale et troublante de réalisme.
Alors même qu’elle est estampillée josei, voire boys love en manga, elle est clairement SF, dystopique, et d’une noirceur désespérante. Égale à tout ce qui a été fait de 1984 à Psycho-Pass pour anticiper le monde de demain qui ressemble toujours plus à celui d'aujourd'hui. Seule la lecture des pensées des morts semble encore impossible, mais pour combien de temps...

Les garde-fous vont bientôt céder, tant l’efficacité de résolution des enquêtes semble prouvée dans la série. Mais tout cela avec une intelligence rare, soulevant des interrogations philosophiques et éthiques. Sans compter les erreurs de jugement, les mauvaises interprétations des visions, la folie des personnes décédées... mais aussi celle de ceux qui travaillent dans la Section 9, à force de pénétrer l’inconscient, parfois criminel, de leurs sujets.

On assiste donc à une série à ne pas mettre entre toutes les mains.
Même si le caractère affectif est bien marqué, la relation entre ce trop jeune (en apparence) Maki-kun et les hommes de la série trouble autant qu’elle fascine — y compris pour un hétéro. Le manga, écrit de main de maître par l’autrice Reiko Shimizu, est aussi anxiogène que sentimental, et c’est cela sa force.

Alors bien sûr, on pourra regretter le trait forcé des deux (trois, vous comprendrez en regardant) personnages principaux masculins, voulant sans doute coller au plus près du genre littéraire.
Mais la galerie des personnages secondaires — de Kadowaki Mugi à Kunimura Jun, en passant par Takahashi Tsutomu — rend la série d’un réalisme troublant.
Évitant l’écueil d’une série essentiellement masculine à destination d'une minorité genrée ou non, grâce notamment aux enquêtes à résoudre, ce boys love est à mettre entre toutes les mains de plus de 18 ans.
Très violent et désespérant pour notre avenir, l’adolescent n’en sortira qu’avec des idées noires. Mais l’adulte, lui, saura apprécier enfin un thriller de SF brut, qui ne vous prend pas pour un gosse incapable d'utiliser son cerveau pour trouver lui-même les coupables.
Inutile donc de faire semblant de cacher un secret bidon pendant dix épisodes.
Non. On vous balance tout. Et faites-vous votre propre opinion sur les actes de nos anti-héros. Et pour cela, vous serez accompagné d’une musique aussi anxiogène qu’excellente. Bien sûr, l'ending et l'opening seront assurés par des Johnny's, on en attendait pas moins, vu le casting, mais s'intègrent parfaitement à l'ambiance.

Ne vous détrompez pas : peu d’effets spéciaux accompagneront votre ego trip.
Au contraire, tout est dans la retenue et le dystopisme, à commencer par cette technologie en ronce de noyer et acajou.
Mais bon sang… qu’est-ce que c’est bon de se concentrer sur l’essentiel dans un drama. Chaque épisode est une révélation, sur le monde qui nous entoure et vers où il va.
Bien sûr, il faudra peut-être regarder vingt minutes d’Alice-san Chi no Iroribata pour se remettre d’une heure de Himitsu: The Top Secret.
Mais vos neurones en ressortiront grandis.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Alice-san Chi no Iroribata
1 people found this review helpful
Apr 8, 2025
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 8.5
Rewatch Value 7.5

Alice de retour au pays

Un peu de love et de tendresse, disait le poète. C’est ce que propose cette adaptation de josei manga, à la fois très romantique et très reposante. Après tout, c’est bien l’intérêt de se réunir autour de ce foyer irori-bata : réchauffer le corps et le cœur.

Ne cherchez donc pas de l’action ou de la réflexion, ce drama est exactement ce pour quoi il a été créé. Il apporte du calme et du réconfort au travailleur urbain en mal de furusato. La campagne et son bon vieux village natal pour se ressourcer, où rien ne change depuis des décennies.
Rien, sauf Harumi-kun, qu’Alice avait quitté lorsqu'il n'était qu'un enfant pour poursuivre ses études à Tokyo, et qu’elle retrouve à elle 28, et lui 18 ans, formé comme un homme, toujours éperdument amoureux de sa Onee-Chan de 10 ans son aînée.

L’amour à maturité
Le romantisme sera donc le fil conducteur d’une suite d’histoires du quotidien, toutes plus banales les unes que les autres : couper du bois, faire du feu… La vie paisible d’une petite maison dans la montagne, avec en filigrane un triangle amoureux instauré par la présence de la jeune débutante Sumi Kokona, elle-même éperdument amoureuse de son senpaï de terminale.
Mais point de rivalité ici. Alice a du mal à se rendre compte de l’attirance qu’elle exerce toujours sur Harumi-kun.
On se prend donc au jeu des épisodes d’une vingtaine de minutes, afin de voir – on l’espère – un happy end. Mais ce n’est pas là l’essentiel.
D’autant que l’acting, mis à part les délicieuses grimaces de Baba Fumika, qui semble pouvoir tout jouer, manque clairement de maturité.

Un retour à l’essentiel
Ce drama est tout simplement indispensable après une journée harassante dans le monde perturbé et futile des mégalopoles modernes
Être face à ce foyer, à ces personnages qui dégustent des plats préparés avec tendresse par Alice…à la limite d'un drama culinaire, c'est tout bonnement... re-po-sant. Ce calme, cette nature, cette ode à la non-action (même pour déclarer sa flamme), tout amène à la méditation et à la contemplation.

Je suis persuadé que ce drama interroge sur sa vie, autant qu’il réconforte le célibataire qui le regarde seul, le soi dans son appart’ de six tatamis. Sans compter ces opening et ending des spécialistes de la tendresse que sont les Luv K Raft ou Fumatsu Masao, pour l'accompagnement musical.
L’intelligence artificielle, les réseaux, le bitcoin… tout cela est loin, oublié, à mesure que l’on monte le Genkan de cette vieille chaumière. Bien meilleur pour la santé qu’un antidépresseur, et plus convaincant pour repeupler les campagnes qu’un chèque du gouvernement. Les dirigeants du monde entier devraient s’en inspirer plutôt que de s’arranger avec les big pharma, ou de vouloir dédommager des mineures pour repeupler ces régions.

La guerre entre l’Occident et l’Orient n’aura pas lieu.
C’est celle entre les vraies valeurs de la vie et les futilités de la modernité qui doit nous inquiéter. Encore des pensées déprimantes... Je retourne dans le monde merveilleux d’Alice-san pour les oublier.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Solo Camping for Two
1 people found this review helpful
Mar 28, 2025
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 6.5
Story 6.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 10

Dummi Camp

Les concepts les plus fous naissent au Japon, et on peut dire que celui de Futari Solo Camp est extrême. Alors que le beau, mais sauvage trentenaire Morisaki Win nous promet des aventures de campeur solo dans les forêts chatoyantes de l'automne, le voilà embarqué dans une expérience de camping solo… à deux.

À deux, c'est toujours mieux, à deux
L'aventure humaine prend alors une tournure sentimentale. C'est en tout cas ce qu'on attend des dix épisodes mettant presque exclusivement en scène Morisaki Win et Honda Miyu. Ce qui passe dans un shōjo manga pourra rebuter ici, même si l'adaptation est aussi fidèle que l'a été Yuru Camp en drama. En réalité, cette histoire laisse peu de place aux sentiments. L'âge bien plus avancé du protagoniste par rapport à l'héroïne oriente plutôt leur relation vers une dynamique de mentorat ou de filiation, même si tout reste possible jusqu'au dernier épisode.

Le konbini en mode survie
Si on met de côté la romance, il faut bien dire que ce manga est avant tout informatif : Comment faire du camping solo pour les nuls. Le matériel et les magasins visibles sentent le sponsoring à plein nez, et on est clairement incité à utiliser des produits tout prêts, notamment pour la cuisine, plutôt que de fabriquer un arc et des flèches pour se nourrir. Ahhhh, la bouffe ! Le grand thème de ce manga. Comme dans Izakaya Isekai, Shinkansen, on retrouve cette grande tradition du n'importe quoi lorsqu'il s'agit de nourriture : la préparation, la cuisson et surtout la dégustation sont mises en scène avec des images évocatrices ou ultra-exagérées. Vous passerez donc un bon moment si vous appréciez le camping sauvage… mais proche d'un konbini et d’une rivière qui peut déborder à tout moment (on est au Japon, n’oublions pas !). Et bien sûr, on picole de la bière à tout-va, emmitouflé dans une doudoune, en soufflant de la buée. C’est ça, le solo campyu.

En regardant la série en entier, je me rends compte que je ne ferai sans doute plus jamais ce genre de camping. Mais cela m’a détendu et apaisé, comme si j’avais moi-même passé un week-end au pied du mont Fuji avec mon apprenti Jedi, lui enseignant toutes les subtilités de la survie de bord de lac… à 20 mètres du parking et cela sans pêcher. Dommage que les personnages soient si caricaturaux, cela risque d’en rebuter plus d’un… tout comme les 5 degrés à l'extérieur.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Monster
1 people found this review helpful
Jan 20, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Un "Monster" de trop ?


Regarder des dramas juridiques en RAW reste un défi de taille, tant le vocabulaire y est spécialisé. Mais en attendant la traduction simultanée promise par l'IA (qui, paraît-il, ne devrait plus tarder), je me laisse tenter de temps en temps par un petit procès à la japonaise, même si les subtilités me passent souvent au-dessus de la tête. Ce qui me séduit malgré tout, c’est l’originalité qui peut se dégager du traitement, selon les pouvoirs ou les personnalités des protagonistes. Ici, je m’attendais à des avocats véreux, de véritables pourritures prêtes à tout pour innocenter des coupables notoires. Pourtant, s’il y a un procès à intenter, c’est bien à cette série, tant elle frôle la tromperie sur la marchandise.

Un casting proche de la bavure
Shuri, actrice plutôt douée à l’accoutumée, tente d’instiller une aura inquiétante, voire diabolique, à travers sa coupe de cheveux façon "kinoko" et son regard félin. Mais, pour être honnête, tout cela m’a laissé plutôt indifférent. Le rôle de son père, censé être un avocat redoutable et craint de tous, peine également à convaincre, peut être pour le choix de Furuta Arata que je n'arrive à imaginer qu'en gentil papa poule. Ajoutez à cela une distribution qui, à l'image des personnages secondaires, comme Jessie ou You, manque autant de relief ou d’énergie que de nom de famille à leur pseudo d'acteur. Leur rôle semble se limiter à servir la soupe à notre héroïne, sorte de démon tout droit sorti d’un cartoon à la Minus & Cortex, sans parvenir à lui apporter une véritable profondeur.

Une histoire banale
Face à ces faiblesses, on se tourne avec espoir vers l'humour. Mais là encore, à part quelques scènes maladroites où notre héroïne se livre à des cosplays décalés, rien ne m’a vraiment fait sourire. J’aurais rêvé d’un suspense captivant, d’une intrigue qui se déploie et s’enrichit au fil des épisodes. Pourquoi pas un antagoniste extérieur, une véritable némésis qui viendrait perturber et donner du relief à l’histoire ? Malheureusement, les épisodes paraissent interchangeables. On les regarde dans n’importe quel ordre sans que cela ait d’impact, car il n’y a ni évolution des personnages, ni progression narrative digne de ce nom.

Un procès au temps perdu
En somme, une déception. Pourtant, les premiers épisodes laissaient espérer un développement intéressant des personnages et des intrigues. Il n’en est rien. Le seul point réellement notable – hormis un titre sympathique de Chanmina – est de souligner, pour ceux qui l’ignoraient encore, à quel point les Japonais sont prêts à endosser la responsabilité d’un événement, juste pour préserver l’harmonie sociale. Heureusement, Shuri est là pour rétablir la vérité, même contre la volonté des prévenus. Elle parviendrait même à innocenter son propre coiffeur, malgré les preuves accablantes de son "crime" capillaire.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Ano Ko wa Dare?
1 people found this review helpful
Nov 17, 2024
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Avantgardey ou pas

Le film horrifique nippon n'a plus rien à prouver depuis longtemps. C'est plutôt sa difficulté à se renouveler qui pourrait poser un problème. Cela dit, on apprécie toujours une bonne dose de frissons à la japonaise, à partir d'images suggérées, même maladroitement, comme peut le faire Ano Ko wa Dare ?. Un collège désert durant les vacances d'été, une mort violente 20 ans plus tôt, des uniformes et des jeunes filles quasi jumelles, façon Avantgardey, mais qui ne figurent évidemment pas sur la liste de classe. Du déjà-vu qui augure du meilleur comme du pire.

Peu d'avant-gardey cinématographique
Le meilleur, c'est avec l'introduction de Sometani Shota, dès les premières secondes, qui justifie, en général, le visionnage de n'importe quel nanar rien que par sa présence. Malheureusement, je ne sais pas si son cachet a été élevé, mais son rôle est extrêmement secondaire, sans vouloir dévoiler plus sur l'intrigue. Intrigue très classique, donc. Menée, comme il se doit dans les horror movie d'été, par une Idole bankable, en la personne de Shibuya Nagisa. ultra-remplassable, à mon sens, par des dizaines d'autres membres de AKB48 et consœurs. Pas sûr que ce film fera décoller sa carrière d'actrice. C'est malheureusement le même constat pour les Lycéens, même si Hayase Ikoi du haut de ses 17 ans commence à avoir un bon CV en tant que second rôle dans les dramas des années 2020.

La peur... du maquillage qui coule.
Passons sur le make up qui est loin d'être à la hauteur, pour s'attarder sur la mise en scène horrifique. Et là, effectivement, vous allez flipper votre race, et cela, malgré le grotesque des situations. Les longs plans sur les personnages écoutant la cassette (ha..., maudite, évidement, ... que de souvenirs) ou les histoires orales d'il y a vingt ans autour d'un canapé. Toute l'horreur suggérée par la magie des mots et de l'ambiance et toujours avec très peu de violence ou de scènes gores. Une violence présente, dûe à la situation. Surtout dans un contexte familial, par le mal fait à ses affiliés. L'horreur vient dès les premières secondes, mais il est dommage qu'elle prenne pour contexte un énième suicide du haut d'un toit de lycée. Va-t-on enfin placer des barrières sur ces toits. À priori non, puisque 20 ans après, on peut toujours y accéder et s'y jeter. Et on n'est pas à une incohérence près comme ce magnéto jamais analysé, resté dans la voiture d'une casse durant 20 ans. Les scènes d'horreurs deviennent presque plus réalistes que celle de la vie de tous les jours du coup.


Un film sans prétention, qui fait le Job au niveau frisson. Décevant par le manque d'ambition pourtant possible par la seule présence d'acteurs pas si mauvais. Mais décevant également par une horreur surjouée pour endiguer un faux suspense dont les ficelles sont dénouées dès la première demi-heure. Reste quand même ces jump scare, qui vous feront vérifier que vous êtes bien seul en allant aux toilettes, avant d'aller vous coucher. Vous savez ? Celles où il y a déjà la mamie assise quand vous ouvrez la porte.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Where Does the Sea Begin
1 people found this review helpful
Oct 26, 2024
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

l'enfant de sa mer

C'est un sentiment d'amour autant que de rejet qui m'unit, depuis des années maintenant, à Meguro Ren. Le leader des Snowman, Johnny's qu'on entend trop souvent à l'approche de l'hiver, afin de vendre des hottes entières de CD de Noël insipides, m'a agacé pendant des années avec sa posture de beau gosse au sourire "Ultrabright" (les vraies savent). Et pourtant, il m'a bluffé une première fois en 2022 par la retenue d'un jeu qui n'avait d'égal que son petit rire étouffé, qu'il maitrise désormais à la perfection (attention quand même de ne pas en abuser). Va-t-il réussir à transformer l'essai de Silent dans une série une nouvelle fois extrêmement ambitieuse sur le plan émotionnel et avec, encore une fois, si peu de lignes de texte à déclamer. Mais c'est comme ça qu'on l'aime, me direz-vous.

En effet, après avoir été insupportable (comme tous) dans Trillion Game, me forçant à abandonner la série au 3ᵉ épisode, il se rattrape haut la main dans le genre qui lui va si bien. Sa bouille, qu'il prend avec naturel, colle tellement bien au personnage et à la sidération de celui lorsqu'il apprend sa paternité. L'actor studio ou un travail de titan sur les grimaces, l'attitude, le regard a été fait pour jouer ce rôle qui touche au mutisme. Un chaud et un froid émotionnels qui se lisent sur son visage, comme dans les nombreuses scènes d'une tension lacrymale rarement atteinte dans des moments banales de la vie quotidienne. Une maman qui vient chercher sa fille à l'école, une virée à la bibliothèque…. Un quotidien bouleversant par le contexte et une mise en scène de haute volé.

Les acteurs qui accompagnent Ren sont évidemment des supports sans faille. À commencer par la dualité entre Arimura Kasumi et Furukawa Kotone représentant les amours passé et présent de celui-ci dans un maelström de flashback d'une fluidité impressionnante à l'image. Si la paternité de Ren est le fil conducteur, la vie de nos deux femmes qui ont fait des choix radicalement différents n'est pas en reste. C'est la parentalité en général qui est au centre de la série et c'est pour cela qu'elle nous touche tant.

Mais celle qui vous touchera le plus, vous vous en doutez, c'est Umi-chan. Une fois de plus, une étoile du drama est née en la personne de Izutani Rana qui, à seulement l'âge de sept ans, crève l'écran autant que notre petit cœur. Les grands-parents, les amis, les amours, tous devront faire des choix et certains épisodes dépeindrons l'histoire de personnage auquel nous trouverons à nous identifier à un moment de notre vie. Sans donner de leçon, en prenant le temps de détailler tous les points de vue. Un mélodrame parfait, car il touche autant à notre bon sens qu'aux sentiments, sans jamais faire l'apologie des bons. Certains trouveront 12 épisodes trop longs pour développer une histoire dont on connaît la fin dès le début, mais quel kif, d'avoir son petit cœur serré ainsi.

Read More

Was this review helpful to you?
Completed
Land of Tanabata
1 people found this review helpful
Oct 23, 2024
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Qui a "popé" ?

Tanabata no Kuni, un titre qui fleure bon les Matsuris d'été et qui donne envie de s'y plonger avec quiétude, muni d'un Yukata et d'un éventail. Mais dès les premières minutes, vous serez noyés dans un bain de sang qui augure d'une série qui n'aura pas peur de choquer par des scènes imprévisibles, d'une violence quasi gratuites. Un Mystery Drama qui reprend le principe éculé, mais toujours efficace du village de montagne, maudit et aux rites ancestraux. Il sera, comme il se doit, remplit par des bouseux, et évidemment un terrible secret les unissent. La série est destinée, comme à l’accoutumée, à rafraichir les nuits étouffantes d'été, alors, vaut-elle la peine de revoir encore et encore les mêmes scènes de rites encapuchonnées, en cette période d'Haloween. Pour cela, il faudra passer bien plus qu'une nuit dans ce village, car les premières impressions sont trompeuses.

Une vue qui mérite un 3ᵉ œil
Il semblerait que Tanabata no Kuni ait pris le parti de la grande production, provocant la peur, ou plutôt le malaise à grand coup d'effets spéciaux. Si les scènes champêtres impressionnent par leur verdure, les actes perpétrés dans Tokyo sont l'occasion de moment troublant visuellement. Rappelant aussi bien l'excellent Gannibal du même réalisateur que Rencontre du 3ᵉ type, sous couvert de la très belle légende de Tanabata, les amateurs de SF pourraient être bien plus comblés que les amateurs d'horreurs. Mais maquillages, mise en scène et effets sonores donnent ce malaise juste nécessaire à frissonner durant les grosses chaleurs. Certains les trouveront grotesques. Pour moi, c'est juste la bonne dose, pour éviter l'avalanche d'effets qui pousse à l'écœurement et juste assez pour éviter le ridicule. Kawaii Hayato a le sens de la mise en scène qu'il a appris en tant qu'assistant sur Drive m'y car et elle n'a rien de mignonne.

Réunis pour une nuit, ou deux
Dommage tout de même que cette série ne colle pas plus à cette légende pleine de poésie, même si on peut y voir dans les différentes couples impossibles une certaine parabole de celle-ci. Mais là, c'est plutôt moi qui extrapole, captant des ondes que seul moi reçoit. L'assistante qui cherche son professeur, la kohaï collée à son senpaï et surtout Hosoda Kanata et Fujino Ryoko rat des villes et rat des champs qui se cherchent tout en cherchant à changer leur vie. Hosoda Kanata d'ailleurs, qui commence enfin à avoir des premiers rôles à sa hauteur, même si celui-ci le pousse à rester sur la réserve. Globalement, les acteurs sont à la hauteur. Les pourritures sont pourries comme il faut et contribuent à dégager ce sentiment de malaise qui parfume toute la série. Le mystère principal est assez vite dévoilé, mais on regarde tout de même l'ensemble de la série avec curiosité, car l'écriture est assez soignée.


Tanabata no Kuni ne vous fera pas rêver des longues soirées d'été du Japon à admirer les Hanabis en charmante compagnie, c'est plutôt un cauchemar à partager avec les amateurs d'œuvres décalées, dérangeante, voir déviante. John Carpenter qui reprendrait une légende japonaise, si j'osais. Malgré le déjà-vu dans les thèmes, vous trouverez votre compte. Car, il est impossible de ne pas vous dire "j'ai déjà vu cette scène quelque part". Qui sait ? Dans votre dernier cauchemar peut-être.

Read More

Was this review helpful to you?
Aug 13, 2024
5 of 5 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 6.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 6.5

La recherche avance, mais pas cette fois-ci


Que de questionnements existentiels ont entouré ce visionnage, et cela, après presque deux ans d'attente, d'une saison 3 pourtant indispensable. Comme j'avais adoré la série, je me suis précipité sur le 1ᵉʳ épisode sans m'y préparer. Même pas un petit récap en ouvrant le dossier classé X-files 2022 dans les archives poussiéreuses d'un 10ᵉ sous-sol d'un bâtiment fédéral. Mais quelle erreur de ma part. J'ai bâclé cette saison qui ne fait que 5 petits épisodes en peinant à me remémorer pourquoi j'avais tant aimé ce drama d'anticipation. Si vous ne voulez pas sortir aussi frustré que Dean Fujioka après un moment passé devant son écran d'ordinateur, suivez mes quelques conseils :

D'abord, revoir l'ensemble des épisodes pourrait évidemment aider. Mais l'évolution de la série vers plus de noirceur, qui semblait être une bonne idée pour la saison 2 n'encourage pas forcément. Cet équilibre rompu entre les sciences éclairantes et obscures qui améliorent ou font courir l'humanité à sa perte est encore moins évident ici. Les lieus sont sombres et les personnages sont encore plus noirs. Kishii Yukino, n'a plus rien de la professeure farfelue qui rend le sourire même à Fujioka. Je la trouve même très en retrait dans cette saison, la rendant fade, voir pire, inutile à l'histoire, à mon gout. Je ne reconnais en réalité plus la série qui m'avait temps enchanté.

Mais pourquoi tant de haine ?
Ou alors mes souvenirs me jouent des tours, car je n'ai pas eu le courage (au vues de la somme astronomique de dramas en retard) de suivre mon premier conseil. Pire, j'ai complétement zappé l'épisode spécial qui devait réintroduire la saison. Ne faite pas cette erreur ! Puisque même détaché de la trame principale, il remet les souvenirs en place. On y retrouve déjà les personnages de la série, qui à mon sens sont devenus trop nombreux. Cela explique certainement le rôle mineur de Yukino Chan. Mais dans ce contexte, chaque membre de l'équipe n'est plus qu'un rôle secondaire. La venue de Suruga Taro qui prendra de l'importance dans la suite de la série ne remplace malheureusement pas comme il faudrait Masanobu Andō et sa folie inquiétante, qui va vous manquer par la suite. En réalité, trop de flics seront mis en avant à un point quevous ne pouvez imaginer si vous n'avez pas encore lu le résumé.

Médicament générique
Le scénario tombe justement un peu à plat avec ces seulement 5 épisodes. Si l'introduction ne pouvait parler que d'IA, 2024 oblige, le contrôle de la conscience ou la conscience tout court sera le thème récurant du reste de la série. Oubliant ainsi ceux du transhumanisme et de la vie éternelle qui n'avanceront pas énormément. Bien sûr, un Némésis scientifique, qu'on n'attendait pas en la personne de Tanaka Minami, sera là pour mettre le doute à Yukino Akase, mais cela fait tellement déjà-vu au sein même de la série que l'alchimie n'est plus là.

Les produits ont du mal à réagir ensemble et l'expérience n'est malheureusement pas concluante cette fois-ci. On aurait préféré des mystères séparés, et une histoire principale qui avance un petit peu, plutôt qu'une enquête de 5 épisodes, ou évidement que le gouvernement y est mêlé. On a l'impression que cette saison est un spin-off, mais on ne sait pour quel personnage. Et ses décors fades et sombres, le bureau de notre équipe, les égouts et usine désaffectées qui font la majorité des plans achèvent de nous décevoir. Heureusement nos acteurs favoris et cette musique écrite par, le maitre, Kanno Yugo sauvent cette saison, mais c'est malheureux d'imaginer voir la suivante sans même être obligé d'avoir vu celle-ci.

Read More

Was this review helpful to you?