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Ongoing 6/9
Destiny
3 people found this review helpful
May 19, 2024
6 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.5
Rewatch Value 7.5

C'est ton destin, Manu !

Ishihara Satomi s'est faite rare sur les écrans ces derniers temps, puisqu'elle n'y est plus apparue depuis 2021. C'est dire si on attendait son retour avec impatience. D'autant plus, que sa destinée est liée aux productions japonaises prévues à l'export, et cela, depuis son apparition remarquée dans le succès international qu'a été Shin Gozilla en 2016. En voilà donc une série qui réunit tous les ingrédients qui en feront un nouveau succès pour la plateforme Netflix. Un amour hatsukoi et impossible, contre l'avis de la famille et des amis, façon Roméo et Juliette, 10 ans après. Un trauma insurmontable, de la vengeance. Bref, on n'échappe pas à sa destinée, de revoir se dérouler inlassablement les mêmes scénarios devant ses yeux. C'est le fardeau des fans de dramas, mais bon sang que c'est bon.

Un dimanche à la campagne
Oie blanche, incarnation de la pureté, Satomi-san vous énervera dans les premiers épisodes, mais révèlera tout son potentiel de jeu vers la mi-série. C'est d'ailleurs après l'épisode 5 qu'elle trouve vraiment un intérêt scénaristique, même si on pouvait se douter du déroulement des évènements, c'est bien comme cela que l'on espérait que les choses allaient évoluer pour nous surprendre. Et c'est en ça que les dramas sont passionnants. En se limitant aux premiers épisodes, on ne voyait rien d'autre qu'une romance "10 après" déjà tellement vu et revu, surtout si on ne regarde que Netflix. De plus, sur cette plateforme, toute référence à la culture japonaise est souvent réduite au minimum ou exagérément cliché par son caractère international.

Des acteurs au top
Que ce soient Ando Masanobu, Yamoto Yuma ou Nakamura Toru qui sont abonnés toujours aux mêmes types de rôles, c'est-à-dire le gendre idéal trompé, le support du héros gaffeur ou le mec en costume impec, ils réalisent tous les trois des prestations tout en retenu. Et clairement, cela peut aider à enlever cette étiquette, injustifiée, qui colle aux dramas japonais. Celle du surjeu. Malheureusement, je n'en dirai pas autant de Ishihara san. Pour sa période universitaire, elle minaude à chaque scène et nous rappelle ses premiers dramas. Heureusement, c'est dans sa phase procureure qu'on la préfère et arrive à nous faire transmettre clairement ses émotions, ses doutes et sa peur. Mais c'est Miyazawa Emma qui me bluffe vraiment dans ce drama, car elle a un naturel dans son jeu qui donne vraiment cette touche de réalisme à l'histoire. Kamenashi Kazuya est un cas à part Car avec un très bon jeu, on arrive à la fois à le détester et à avoir de la compassion pour lui. Peu de dialogue, mais alors une présence à l'écran qui impressionne. Là aussi pas dans sa période université qu'il est le moins convaincant, car cela sonne encore assez faux.

En conclusion, accompagné d'une musique épique, d'une production léchée et de rebondissement sans temps mort, c'est certainement une de mes productions Netflix préféré, malgré le classicisme des propos. Présentée comme une romance sur la plateforme française, on est plus dans Roméo et Juliette que dans Premier Baisé. Soyez prévenu, il n'y aura pas de dépôt de plainte possible.

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Completed
Youkai Sharehouse: The Movie
1 people found this review helpful
May 1, 2025
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

L'IA ne passera pas par mio

Dans la grande tradition des films de fin de série, Yokai Sharehouse : The Movie reprend et termine, tout du moins en apparence, le sitcom entamé en 2020 et mettant en avant notre petite gaffeuse Mio, jouée par la toujours excellente Koshiba Fuka. Ne vous y trompez pas ! Sitcom, cela était, sitcom cela reste, dans ce qui n'est finalement qu'un long épisode de 1 h 45.

Pour ma part , j'ai dû attendre trois ans pour visionner cette suite, car malgré les VPN et les plateformes, il est toujours difficile en France de regarder les films tirés de séries — question de droits, évidement, surtout pour les films de la Toeï. Et pourtant, je me souviens m’être réjoui de son annonce à la fin de la saison 2. Ne vais-je, donc, pas être trop déçu ?

Je rappelle quand même que, seulement six mois après son annonce et la fin de la série Oshi no Ko sur Prime, le film vu, je reste toujours sur ma faim, avec la même envie de vengeance envers les producteurs qu’Aqua envers son père.

Bien sûr, je n’attendais ici, ni grands effets spéciaux ni leçon de maquillage. Et on peut dire que je n’ai pas été déçu. Pur produit de la période COVID, Yokai Sharehouse reste un sitcom cheap, et il l’assume pleinement. Les FX et maquillages font toujours autant rire — voire peur — mais pour de mauvaises raisons. Le lieu quasi unique qu’est le salon nous fait toujours autant penser à Friends, et on adore encore avec nostalgie les "inserts" façon petit théâtre de papier d’horreur. Même si ceux-ci sont ici bien trop absents.

Et pour cause : le thème principal est l’IA et les applications de "boyfriend virtuel", encore plutôt rares en Europe, mais qui faisaient déjà beaucoup parler d’elles en 2022. Et c’est là que le film devient intéressant. Au regard de l’IA de 2025, omniprésente, le film entre étrangement en résonance avec notre quotidien, malgré son apparente absurdité pour les non-initiés.

Effectivement, le novice ne comprendra rien et trouvera l’ensemble grotesque, voire idiot. Tout comme, dans les années 60, on pouvait tomber par hasard sur un épisode de Ma sorcière bien-aimée et ne rien y comprendre. Mais le fan, le vrai — celui qui est en train de dévorer ces lignes (on peut rêver)— sait apprécier le retour de tous ces personnages auxquels il s’est tant attaché.

Le novice devra donc accepter sans explication la situation d’une jeune reporter vivant dans un temple rempli de yokai losers et cosplayés, parfois dépressifs ou alcooliques. Car, contrairement à Oshi no Ko, on n’a pas droit ici à une heure de récapitulatif. Et c’est tant mieux.

L’histoire, centrée sur ces applications de "boyfriend virtuel", parvient à nous interroger sur notre rapport affectif à l’IA. Et cela, un an avant la sortie de ChatGPT. Je ne parlerais pas d’œuvre visionnaire, car au pays des robots et des yokai, cela fait bien longtemps — pour ne pas dire des millénaires — que sentiments et ressentiments habitent tout être et toute chose, animée ou inanimée. La religion shintoïste permet donc un parallèle entre ces deux mondes : celui d’aujourd’hui avec l’IA, et celui d’hier avec les yokai.

"Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme ?" : cela fait bien longtemps — au moins depuis Astroboy — que les Japonais ont tranché. L’IA a une âme. On peut donc s’attacher à un personnage virtuel, jusqu’à vouloir l’épouser et pleurer sa disparition.

Vous aurez donc, tout en vous moquant des costumes ou du jeu de certains, de véritables questionnements philosophiques essentiels en 2025. Je recommande donc chaudement la vision de ce film, après celle des deux ou trois premiers épisodes de la série, histoire de se mettre dans le bain. Une série qui dépeint si bien le monde — réel ou virtuel — dans lequel vivent les jeunes Japonais et bientôt vous.

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Completed
Himitsu: The Top Secret
1 people found this review helpful
Apr 12, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 9.5
Story 9.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.5
Rewatch Value 9.0

Ne le dis à personne... mais c'est le meilleur

J’ai un secret. Le meilleur thriller de 2025, en termes d’originalité scénaristique et de mise en scène… ne date pas de 2025. Il ne date même pas d’il y a cinq ans, comme la science nous permet de remonter dans nos souvenirs. Il est même plus ancien que cette première adaptation en film de 2016, ou que ce spin-off et anime de 2012. Non, le premier volume de Himitsu: The Top Secret, en manga, a bien été écrit en 1999.
Ce mélange des genres improbable entre Boys Love (soft, mais affirmé) et des dystopies de plus en plus réelles comme Psycho-Pass, Brazzil ou Bienvenue à Gattaca, m’a laissé un souvenir ineffaçable grâce à ses qualités d’écriture et de réalisation.
À moins que ce cerveau ne me joue des tours en par trop d'hallucinations.

Explications :

Alors que je n’avais jamais entendu parler de l’anime, en ce mois de janvier 2025, seul le titre m’avait mis la puce à l’oreille. Un titre ronflant, avec un visuel, me faisant penser à un josei assuré. Un énième triangle amoureux avec un secret honteux en filigrane.
Je lance donc le premier épisode et là... je vais de surprise en surprise pendant les premières minutes. Et ce n’était que le début. Car épisode après épisode, mon cerveau allait être imprégné de scènes toutes plus intenses et pour certaines très violentes.

Des scènes sorties d'un cerveau tourmenté
Alors que les thrillers — et a fortiori ceux d’anticipation — deviennent de plus en plus fades au fil de la multiplication des plateformes de streaming et des chaines de TV, semblant écrits par une IA, tant les personnages, situations et retournements sont prévisibles, Himitsu nous saisit dès le premier épisode.
Par sa musique, sa mise en scène, le rictus des acteurs… on assiste à une déconstruction du genre. Les trahisons arrivent dès les premières minutes, les scènes intenses aussi. Et je vous conseille vivement de ne rien lire comme résumé sur la série pour profiter pleinement du scénario retors élaboré par l'autrice.
Pas de rictus suspects pendant des épisodes pour nous indiquer qu'un personnage est bon ou mauvais. Pas, ou peu, d’amours contrariés, ou de « je te tourne autour malgré ta préférence pour l’autre, mais je ne veux pas gâcher mon amitié avec toi ». On connait d'amblé les relations qui paraissent être un statu quo amoureux. De même pour les persos secondaires. On ne tourne pas autour du pot pendant cinq épisodes Qui est un salaud, qui a fait des choses horribles.
On assiste donc à l’exact opposé d'un secret bidon révélé au dernier épisode (Kujaku no Dansu, si tu me regardes).
Pas de premiers épisodes anecdotiques où les héros résolvent des enquêtes sans lien entre elles, dévoilant lentement leurs failles et leurs secrets.
Et c’est en cela que la série est géniale : elle ne vous prend pas pour un con. Elle est sans artifice, brutale et troublante de réalisme.
Alors même qu’elle est estampillée josei, voire boys love en manga, elle est clairement SF, dystopique, et d’une noirceur désespérante. Égale à tout ce qui a été fait de 1984 à Psycho-Pass pour anticiper le monde de demain qui ressemble toujours plus à celui d'aujourd'hui. Seule la lecture des pensées des morts semble encore impossible, mais pour combien de temps...

Les garde-fous vont bientôt céder, tant l’efficacité de résolution des enquêtes semble prouvée dans la série. Mais tout cela avec une intelligence rare, soulevant des interrogations philosophiques et éthiques. Sans compter les erreurs de jugement, les mauvaises interprétations des visions, la folie des personnes décédées... mais aussi celle de ceux qui travaillent dans la Section 9, à force de pénétrer l’inconscient, parfois criminel, de leurs sujets.

On assiste donc à une série à ne pas mettre entre toutes les mains.
Même si le caractère affectif est bien marqué, la relation entre ce trop jeune (en apparence) Maki-kun et les hommes de la série trouble autant qu’elle fascine — y compris pour un hétéro. Le manga, écrit de main de maître par l’autrice Reiko Shimizu, est aussi anxiogène que sentimental, et c’est cela sa force.

Alors bien sûr, on pourra regretter le trait forcé des deux (trois, vous comprendrez en regardant) personnages principaux masculins, voulant sans doute coller au plus près du genre littéraire.
Mais la galerie des personnages secondaires — de Kadowaki Mugi à Kunimura Jun, en passant par Takahashi Tsutomu — rend la série d’un réalisme troublant.
Évitant l’écueil d’une série essentiellement masculine à destination d'une minorité genrée ou non, grâce notamment aux enquêtes à résoudre, ce boys love est à mettre entre toutes les mains de plus de 18 ans.
Très violent et désespérant pour notre avenir, l’adolescent n’en sortira qu’avec des idées noires. Mais l’adulte, lui, saura apprécier enfin un thriller de SF brut, qui ne vous prend pas pour un gosse incapable d'utiliser son cerveau pour trouver lui-même les coupables.
Inutile donc de faire semblant de cacher un secret bidon pendant dix épisodes.
Non. On vous balance tout. Et faites-vous votre propre opinion sur les actes de nos anti-héros. Et pour cela, vous serez accompagné d’une musique aussi anxiogène qu’excellente. Bien sûr, l'ending et l'opening seront assurés par des Johnny's, on en attendait pas moins, vu le casting, mais s'intègrent parfaitement à l'ambiance.

Ne vous détrompez pas : peu d’effets spéciaux accompagneront votre ego trip.
Au contraire, tout est dans la retenue et le dystopisme, à commencer par cette technologie en ronce de noyer et acajou.
Mais bon sang… qu’est-ce que c’est bon de se concentrer sur l’essentiel dans un drama. Chaque épisode est une révélation, sur le monde qui nous entoure et vers où il va.
Bien sûr, il faudra peut-être regarder vingt minutes d’Alice-san Chi no Iroribata pour se remettre d’une heure de Himitsu: The Top Secret.
Mais vos neurones en ressortiront grandis.

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Completed
Alice-san Chi no Iroribata
1 people found this review helpful
Apr 8, 2025
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 8.5
Rewatch Value 7.5

Alice de retour au pays

Un peu de love et de tendresse, disait le poète. C’est ce que propose cette adaptation de josei manga, à la fois très romantique et très reposante. Après tout, c’est bien l’intérêt de se réunir autour de ce foyer irori-bata : réchauffer le corps et le cœur.

Ne cherchez donc pas de l’action ou de la réflexion, ce drama est exactement ce pour quoi il a été créé. Il apporte du calme et du réconfort au travailleur urbain en mal de furusato. La campagne et son bon vieux village natal pour se ressourcer, où rien ne change depuis des décennies.
Rien, sauf Harumi-kun, qu’Alice avait quitté lorsqu'il n'était qu'un enfant pour poursuivre ses études à Tokyo, et qu’elle retrouve à elle 28, et lui 18 ans, formé comme un homme, toujours éperdument amoureux de sa Onee-Chan de 10 ans son aînée.

L’amour à maturité
Le romantisme sera donc le fil conducteur d’une suite d’histoires du quotidien, toutes plus banales les unes que les autres : couper du bois, faire du feu… La vie paisible d’une petite maison dans la montagne, avec en filigrane un triangle amoureux instauré par la présence de la jeune débutante Sumi Kokona, elle-même éperdument amoureuse de son senpaï de terminale.
Mais point de rivalité ici. Alice a du mal à se rendre compte de l’attirance qu’elle exerce toujours sur Harumi-kun.
On se prend donc au jeu des épisodes d’une vingtaine de minutes, afin de voir – on l’espère – un happy end. Mais ce n’est pas là l’essentiel.
D’autant que l’acting, mis à part les délicieuses grimaces de Baba Fumika, qui semble pouvoir tout jouer, manque clairement de maturité.

Un retour à l’essentiel
Ce drama est tout simplement indispensable après une journée harassante dans le monde perturbé et futile des mégalopoles modernes
Être face à ce foyer, à ces personnages qui dégustent des plats préparés avec tendresse par Alice…à la limite d'un drama culinaire, c'est tout bonnement... re-po-sant. Ce calme, cette nature, cette ode à la non-action (même pour déclarer sa flamme), tout amène à la méditation et à la contemplation.

Je suis persuadé que ce drama interroge sur sa vie, autant qu’il réconforte le célibataire qui le regarde seul, le soi dans son appart’ de six tatamis. Sans compter ces opening et ending des spécialistes de la tendresse que sont les Luv K Raft ou Fumatsu Masao, pour l'accompagnement musical.
L’intelligence artificielle, les réseaux, le bitcoin… tout cela est loin, oublié, à mesure que l’on monte le Genkan de cette vieille chaumière. Bien meilleur pour la santé qu’un antidépresseur, et plus convaincant pour repeupler les campagnes qu’un chèque du gouvernement. Les dirigeants du monde entier devraient s’en inspirer plutôt que de s’arranger avec les big pharma, ou de vouloir dédommager des mineures pour repeupler ces régions.

La guerre entre l’Occident et l’Orient n’aura pas lieu.
C’est celle entre les vraies valeurs de la vie et les futilités de la modernité qui doit nous inquiéter. Encore des pensées déprimantes... Je retourne dans le monde merveilleux d’Alice-san pour les oublier.

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Completed
Solo Camping for Two
1 people found this review helpful
Mar 28, 2025
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 6.5
Story 6.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 10

Dummi Camp

Les concepts les plus fous naissent au Japon, et on peut dire que celui de Futari Solo Camp est extrême. Alors que le beau, mais sauvage trentenaire Morisaki Win nous promet des aventures de campeur solo dans les forêts chatoyantes de l'automne, le voilà embarqué dans une expérience de camping solo… à deux.

À deux, c'est toujours mieux, à deux
L'aventure humaine prend alors une tournure sentimentale. C'est en tout cas ce qu'on attend des dix épisodes mettant presque exclusivement en scène Morisaki Win et Honda Miyu. Ce qui passe dans un shōjo manga pourra rebuter ici, même si l'adaptation est aussi fidèle que l'a été Yuru Camp en drama. En réalité, cette histoire laisse peu de place aux sentiments. L'âge bien plus avancé du protagoniste par rapport à l'héroïne oriente plutôt leur relation vers une dynamique de mentorat ou de filiation, même si tout reste possible jusqu'au dernier épisode.

Le konbini en mode survie
Si on met de côté la romance, il faut bien dire que ce manga est avant tout informatif : Comment faire du camping solo pour les nuls. Le matériel et les magasins visibles sentent le sponsoring à plein nez, et on est clairement incité à utiliser des produits tout prêts, notamment pour la cuisine, plutôt que de fabriquer un arc et des flèches pour se nourrir. Ahhhh, la bouffe ! Le grand thème de ce manga. Comme dans Izakaya Isekai, Shinkansen, on retrouve cette grande tradition du n'importe quoi lorsqu'il s'agit de nourriture : la préparation, la cuisson et surtout la dégustation sont mises en scène avec des images évocatrices ou ultra-exagérées. Vous passerez donc un bon moment si vous appréciez le camping sauvage… mais proche d'un konbini et d’une rivière qui peut déborder à tout moment (on est au Japon, n’oublions pas !). Et bien sûr, on picole de la bière à tout-va, emmitouflé dans une doudoune, en soufflant de la buée. C’est ça, le solo campyu.

En regardant la série en entier, je me rends compte que je ne ferai sans doute plus jamais ce genre de camping. Mais cela m’a détendu et apaisé, comme si j’avais moi-même passé un week-end au pied du mont Fuji avec mon apprenti Jedi, lui enseignant toutes les subtilités de la survie de bord de lac… à 20 mètres du parking et cela sans pêcher. Dommage que les personnages soient si caricaturaux, cela risque d’en rebuter plus d’un… tout comme les 5 degrés à l'extérieur.

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Completed
Monster
1 people found this review helpful
Jan 20, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Un "Monster" de trop ?


Regarder des dramas juridiques en RAW reste un défi de taille, tant le vocabulaire y est spécialisé. Mais en attendant la traduction simultanée promise par l'IA (qui, paraît-il, ne devrait plus tarder), je me laisse tenter de temps en temps par un petit procès à la japonaise, même si les subtilités me passent souvent au-dessus de la tête. Ce qui me séduit malgré tout, c’est l’originalité qui peut se dégager du traitement, selon les pouvoirs ou les personnalités des protagonistes. Ici, je m’attendais à des avocats véreux, de véritables pourritures prêtes à tout pour innocenter des coupables notoires. Pourtant, s’il y a un procès à intenter, c’est bien à cette série, tant elle frôle la tromperie sur la marchandise.

Un casting proche de la bavure
Shuri, actrice plutôt douée à l’accoutumée, tente d’instiller une aura inquiétante, voire diabolique, à travers sa coupe de cheveux façon "kinoko" et son regard félin. Mais, pour être honnête, tout cela m’a laissé plutôt indifférent. Le rôle de son père, censé être un avocat redoutable et craint de tous, peine également à convaincre, peut être pour le choix de Furuta Arata que je n'arrive à imaginer qu'en gentil papa poule. Ajoutez à cela une distribution qui, à l'image des personnages secondaires, comme Jessie ou You, manque autant de relief ou d’énergie que de nom de famille à leur pseudo d'acteur. Leur rôle semble se limiter à servir la soupe à notre héroïne, sorte de démon tout droit sorti d’un cartoon à la Minus & Cortex, sans parvenir à lui apporter une véritable profondeur.

Une histoire banale
Face à ces faiblesses, on se tourne avec espoir vers l'humour. Mais là encore, à part quelques scènes maladroites où notre héroïne se livre à des cosplays décalés, rien ne m’a vraiment fait sourire. J’aurais rêvé d’un suspense captivant, d’une intrigue qui se déploie et s’enrichit au fil des épisodes. Pourquoi pas un antagoniste extérieur, une véritable némésis qui viendrait perturber et donner du relief à l’histoire ? Malheureusement, les épisodes paraissent interchangeables. On les regarde dans n’importe quel ordre sans que cela ait d’impact, car il n’y a ni évolution des personnages, ni progression narrative digne de ce nom.

Un procès au temps perdu
En somme, une déception. Pourtant, les premiers épisodes laissaient espérer un développement intéressant des personnages et des intrigues. Il n’en est rien. Le seul point réellement notable – hormis un titre sympathique de Chanmina – est de souligner, pour ceux qui l’ignoraient encore, à quel point les Japonais sont prêts à endosser la responsabilité d’un événement, juste pour préserver l’harmonie sociale. Heureusement, Shuri est là pour rétablir la vérité, même contre la volonté des prévenus. Elle parviendrait même à innocenter son propre coiffeur, malgré les preuves accablantes de son "crime" capillaire.

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Completed
Ano Ko wa Dare?
1 people found this review helpful
Nov 17, 2024
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.0

Avantgardey ou pas

Le film horrifique nippon n'a plus rien à prouver depuis longtemps. C'est plutôt sa difficulté à se renouveler qui pourrait poser un problème. Cela dit, on apprécie toujours une bonne dose de frissons à la japonaise, à partir d'images suggérées, même maladroitement, comme peut le faire Ano Ko wa Dare ?. Un collège désert durant les vacances d'été, une mort violente 20 ans plus tôt, des uniformes et des jeunes filles quasi jumelles, façon Avantgardey, mais qui ne figurent évidemment pas sur la liste de classe. Du déjà-vu qui augure du meilleur comme du pire.

Peu d'avant-gardey cinématographique
Le meilleur, c'est avec l'introduction de Sometani Shota, dès les premières secondes, qui justifie, en général, le visionnage de n'importe quel nanar rien que par sa présence. Malheureusement, je ne sais pas si son cachet a été élevé, mais son rôle est extrêmement secondaire, sans vouloir dévoiler plus sur l'intrigue. Intrigue très classique, donc. Menée, comme il se doit dans les horror movie d'été, par une Idole bankable, en la personne de Shibuya Nagisa. ultra-remplassable, à mon sens, par des dizaines d'autres membres de AKB48 et consœurs. Pas sûr que ce film fera décoller sa carrière d'actrice. C'est malheureusement le même constat pour les Lycéens, même si Hayase Ikoi du haut de ses 17 ans commence à avoir un bon CV en tant que second rôle dans les dramas des années 2020.

La peur... du maquillage qui coule.
Passons sur le make up qui est loin d'être à la hauteur, pour s'attarder sur la mise en scène horrifique. Et là, effectivement, vous allez flipper votre race, et cela, malgré le grotesque des situations. Les longs plans sur les personnages écoutant la cassette (ha..., maudite, évidement, ... que de souvenirs) ou les histoires orales d'il y a vingt ans autour d'un canapé. Toute l'horreur suggérée par la magie des mots et de l'ambiance et toujours avec très peu de violence ou de scènes gores. Une violence présente, dûe à la situation. Surtout dans un contexte familial, par le mal fait à ses affiliés. L'horreur vient dès les premières secondes, mais il est dommage qu'elle prenne pour contexte un énième suicide du haut d'un toit de lycée. Va-t-on enfin placer des barrières sur ces toits. À priori non, puisque 20 ans après, on peut toujours y accéder et s'y jeter. Et on n'est pas à une incohérence près comme ce magnéto jamais analysé, resté dans la voiture d'une casse durant 20 ans. Les scènes d'horreurs deviennent presque plus réalistes que celle de la vie de tous les jours du coup.


Un film sans prétention, qui fait le Job au niveau frisson. Décevant par le manque d'ambition pourtant possible par la seule présence d'acteurs pas si mauvais. Mais décevant également par une horreur surjouée pour endiguer un faux suspense dont les ficelles sont dénouées dès la première demi-heure. Reste quand même ces jump scare, qui vous feront vérifier que vous êtes bien seul en allant aux toilettes, avant d'aller vous coucher. Vous savez ? Celles où il y a déjà la mamie assise quand vous ouvrez la porte.

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Completed
Where Does the Sea Begin
1 people found this review helpful
Oct 26, 2024
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

l'enfant de sa mer

C'est un sentiment d'amour autant que de rejet qui m'unit, depuis des années maintenant, à Meguro Ren. Le leader des Snowman, Johnny's qu'on entend trop souvent à l'approche de l'hiver, afin de vendre des hottes entières de CD de Noël insipides, m'a agacé pendant des années avec sa posture de beau gosse au sourire "Ultrabright" (les vraies savent). Et pourtant, il m'a bluffé une première fois en 2022 par la retenue d'un jeu qui n'avait d'égal que son petit rire étouffé, qu'il maitrise désormais à la perfection (attention quand même de ne pas en abuser). Va-t-il réussir à transformer l'essai de Silent dans une série une nouvelle fois extrêmement ambitieuse sur le plan émotionnel et avec, encore une fois, si peu de lignes de texte à déclamer. Mais c'est comme ça qu'on l'aime, me direz-vous.

En effet, après avoir été insupportable (comme tous) dans Trillion Game, me forçant à abandonner la série au 3ᵉ épisode, il se rattrape haut la main dans le genre qui lui va si bien. Sa bouille, qu'il prend avec naturel, colle tellement bien au personnage et à la sidération de celui lorsqu'il apprend sa paternité. L'actor studio ou un travail de titan sur les grimaces, l'attitude, le regard a été fait pour jouer ce rôle qui touche au mutisme. Un chaud et un froid émotionnels qui se lisent sur son visage, comme dans les nombreuses scènes d'une tension lacrymale rarement atteinte dans des moments banales de la vie quotidienne. Une maman qui vient chercher sa fille à l'école, une virée à la bibliothèque…. Un quotidien bouleversant par le contexte et une mise en scène de haute volé.

Les acteurs qui accompagnent Ren sont évidemment des supports sans faille. À commencer par la dualité entre Arimura Kasumi et Furukawa Kotone représentant les amours passé et présent de celui-ci dans un maelström de flashback d'une fluidité impressionnante à l'image. Si la paternité de Ren est le fil conducteur, la vie de nos deux femmes qui ont fait des choix radicalement différents n'est pas en reste. C'est la parentalité en général qui est au centre de la série et c'est pour cela qu'elle nous touche tant.

Mais celle qui vous touchera le plus, vous vous en doutez, c'est Umi-chan. Une fois de plus, une étoile du drama est née en la personne de Izutani Rana qui, à seulement l'âge de sept ans, crève l'écran autant que notre petit cœur. Les grands-parents, les amis, les amours, tous devront faire des choix et certains épisodes dépeindrons l'histoire de personnage auquel nous trouverons à nous identifier à un moment de notre vie. Sans donner de leçon, en prenant le temps de détailler tous les points de vue. Un mélodrame parfait, car il touche autant à notre bon sens qu'aux sentiments, sans jamais faire l'apologie des bons. Certains trouveront 12 épisodes trop longs pour développer une histoire dont on connaît la fin dès le début, mais quel kif, d'avoir son petit cœur serré ainsi.

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Completed
Land of Tanabata
1 people found this review helpful
Oct 23, 2024
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Qui a "popé" ?

Tanabata no Kuni, un titre qui fleure bon les Matsuris d'été et qui donne envie de s'y plonger avec quiétude, muni d'un Yukata et d'un éventail. Mais dès les premières minutes, vous serez noyés dans un bain de sang qui augure d'une série qui n'aura pas peur de choquer par des scènes imprévisibles, d'une violence quasi gratuites. Un Mystery Drama qui reprend le principe éculé, mais toujours efficace du village de montagne, maudit et aux rites ancestraux. Il sera, comme il se doit, remplit par des bouseux, et évidemment un terrible secret les unissent. La série est destinée, comme à l’accoutumée, à rafraichir les nuits étouffantes d'été, alors, vaut-elle la peine de revoir encore et encore les mêmes scènes de rites encapuchonnées, en cette période d'Haloween. Pour cela, il faudra passer bien plus qu'une nuit dans ce village, car les premières impressions sont trompeuses.

Une vue qui mérite un 3ᵉ œil
Il semblerait que Tanabata no Kuni ait pris le parti de la grande production, provocant la peur, ou plutôt le malaise à grand coup d'effets spéciaux. Si les scènes champêtres impressionnent par leur verdure, les actes perpétrés dans Tokyo sont l'occasion de moment troublant visuellement. Rappelant aussi bien l'excellent Gannibal du même réalisateur que Rencontre du 3ᵉ type, sous couvert de la très belle légende de Tanabata, les amateurs de SF pourraient être bien plus comblés que les amateurs d'horreurs. Mais maquillages, mise en scène et effets sonores donnent ce malaise juste nécessaire à frissonner durant les grosses chaleurs. Certains les trouveront grotesques. Pour moi, c'est juste la bonne dose, pour éviter l'avalanche d'effets qui pousse à l'écœurement et juste assez pour éviter le ridicule. Kawaii Hayato a le sens de la mise en scène qu'il a appris en tant qu'assistant sur Drive m'y car et elle n'a rien de mignonne.

Réunis pour une nuit, ou deux
Dommage tout de même que cette série ne colle pas plus à cette légende pleine de poésie, même si on peut y voir dans les différentes couples impossibles une certaine parabole de celle-ci. Mais là, c'est plutôt moi qui extrapole, captant des ondes que seul moi reçoit. L'assistante qui cherche son professeur, la kohaï collée à son senpaï et surtout Hosoda Kanata et Fujino Ryoko rat des villes et rat des champs qui se cherchent tout en cherchant à changer leur vie. Hosoda Kanata d'ailleurs, qui commence enfin à avoir des premiers rôles à sa hauteur, même si celui-ci le pousse à rester sur la réserve. Globalement, les acteurs sont à la hauteur. Les pourritures sont pourries comme il faut et contribuent à dégager ce sentiment de malaise qui parfume toute la série. Le mystère principal est assez vite dévoilé, mais on regarde tout de même l'ensemble de la série avec curiosité, car l'écriture est assez soignée.


Tanabata no Kuni ne vous fera pas rêver des longues soirées d'été du Japon à admirer les Hanabis en charmante compagnie, c'est plutôt un cauchemar à partager avec les amateurs d'œuvres décalées, dérangeante, voir déviante. John Carpenter qui reprendrait une légende japonaise, si j'osais. Malgré le déjà-vu dans les thèmes, vous trouverez votre compte. Car, il est impossible de ne pas vous dire "j'ai déjà vu cette scène quelque part". Qui sait ? Dans votre dernier cauchemar peut-être.

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Aug 13, 2024
5 of 5 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 6.5
Acting/Cast 8.5
Music 9.0
Rewatch Value 6.5

La recherche avance, mais pas cette fois-ci


Que de questionnements existentiels ont entouré ce visionnage, et cela, après presque deux ans d'attente, d'une saison 3 pourtant indispensable. Comme j'avais adoré la série, je me suis précipité sur le 1ᵉʳ épisode sans m'y préparer. Même pas un petit récap en ouvrant le dossier classé X-files 2022 dans les archives poussiéreuses d'un 10ᵉ sous-sol d'un bâtiment fédéral. Mais quelle erreur de ma part. J'ai bâclé cette saison qui ne fait que 5 petits épisodes en peinant à me remémorer pourquoi j'avais tant aimé ce drama d'anticipation. Si vous ne voulez pas sortir aussi frustré que Dean Fujioka après un moment passé devant son écran d'ordinateur, suivez mes quelques conseils :

D'abord, revoir l'ensemble des épisodes pourrait évidemment aider. Mais l'évolution de la série vers plus de noirceur, qui semblait être une bonne idée pour la saison 2 n'encourage pas forcément. Cet équilibre rompu entre les sciences éclairantes et obscures qui améliorent ou font courir l'humanité à sa perte est encore moins évident ici. Les lieus sont sombres et les personnages sont encore plus noirs. Kishii Yukino, n'a plus rien de la professeure farfelue qui rend le sourire même à Fujioka. Je la trouve même très en retrait dans cette saison, la rendant fade, voir pire, inutile à l'histoire, à mon gout. Je ne reconnais en réalité plus la série qui m'avait temps enchanté.

Mais pourquoi tant de haine ?
Ou alors mes souvenirs me jouent des tours, car je n'ai pas eu le courage (au vues de la somme astronomique de dramas en retard) de suivre mon premier conseil. Pire, j'ai complétement zappé l'épisode spécial qui devait réintroduire la saison. Ne faite pas cette erreur ! Puisque même détaché de la trame principale, il remet les souvenirs en place. On y retrouve déjà les personnages de la série, qui à mon sens sont devenus trop nombreux. Cela explique certainement le rôle mineur de Yukino Chan. Mais dans ce contexte, chaque membre de l'équipe n'est plus qu'un rôle secondaire. La venue de Suruga Taro qui prendra de l'importance dans la suite de la série ne remplace malheureusement pas comme il faudrait Masanobu Andō et sa folie inquiétante, qui va vous manquer par la suite. En réalité, trop de flics seront mis en avant à un point quevous ne pouvez imaginer si vous n'avez pas encore lu le résumé.

Médicament générique
Le scénario tombe justement un peu à plat avec ces seulement 5 épisodes. Si l'introduction ne pouvait parler que d'IA, 2024 oblige, le contrôle de la conscience ou la conscience tout court sera le thème récurant du reste de la série. Oubliant ainsi ceux du transhumanisme et de la vie éternelle qui n'avanceront pas énormément. Bien sûr, un Némésis scientifique, qu'on n'attendait pas en la personne de Tanaka Minami, sera là pour mettre le doute à Yukino Akase, mais cela fait tellement déjà-vu au sein même de la série que l'alchimie n'est plus là.

Les produits ont du mal à réagir ensemble et l'expérience n'est malheureusement pas concluante cette fois-ci. On aurait préféré des mystères séparés, et une histoire principale qui avance un petit peu, plutôt qu'une enquête de 5 épisodes, ou évidement que le gouvernement y est mêlé. On a l'impression que cette saison est un spin-off, mais on ne sait pour quel personnage. Et ses décors fades et sombres, le bureau de notre équipe, les égouts et usine désaffectées qui font la majorité des plans achèvent de nous décevoir. Heureusement nos acteurs favoris et cette musique écrite par, le maitre, Kanno Yugo sauvent cette saison, mais c'est malheureux d'imaginer voir la suivante sans même être obligé d'avoir vu celle-ci.

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Completed
Acma:Game
1 people found this review helpful
Jul 17, 2024
10 of 10 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 6.0
Acting/Cast 8.0
Music 8.5
Rewatch Value 5.5

La clé de la réussite, ou pas...

Fusionner ce qui a fait le succès de deux œuvres mondialement connu est un pari gonflé pour un mangaka. L'adapter en série live 10 ans après sa sortie en librairie, alors que ce manga n'a même pas eu l'honneur d'une adaptation en anime ou de traduction, limitant sa notoriété à son Japon natal, est carrément digne du grand flambeur, quand on est un producteur japonnais. Ne sachant quel démon du jeu a forcé les investisseurs à parier sur ACMA: Game, la curiosité en est que plus grande.

Préparer vos index
ce qui frappe dans les premiers épisodes, c'est la facilité dont le scénario s'empare des mangas de Shinigami cérébraux, Death note en tête évidement, et des Mangas de gambling (Gambling school,... ) pour sortir un Acma Game totalement sucé sur l'ensemble des œuvres "il ne doit en rester qu'un" de ces 20 dernières années. Participer à un tournoi, dans un isekai, même temporaire, n'a rien d'original, alors forcément, on s'ennuie un peu dans les premières minutes. Les règles des jeux ne sont pas simples à comprendre avant les exemples (OK, elles sont en japonais, mais pas que...). Les explications sont longues et la 3D CGi des Akumas, n'aide pas à la concentration. Les personnages sont en introspection constante pour élaborer des stratégies qui nécessitent à nous-mêmes une concentration sans faille pour en apprécier toute la subtilité. Un épisode consiste, pour les 5 premiers épisodes, en un duel qui manque cruellement de rythme. Les nouveaux personnages arrivent au fur et à mesure, mais l'histoire prend vraiment de l'intérêt à partir des derniers épisodes. Chaque personnage est en place et le duo formé par Mamiya Shotaro et Ryusei Ryo devient à ce point fusionnel que je m'attends à voir apparaitre les 99 boules de cristal d'un moment à l'autre.

Heureusement qu'ils sont là.
En effet, n'y Furukawa Kotone, n'y Tanaka Juri ne parviennent à capter l'attention du spectateur. Mamiya Shotaro est profond par son regard et Ryusei Ryo réussit une des meilleures prestations que je lui connais. Il dégage un franc parlé et une nonchalence qui tranche avec le jeu très "adaptation de manga" des seconds rôles. Trahison, mensonge et prise de tête seront le lot de chaque épisode. Les codes du shônen sont un peu trop présent, ce qui va réellement peu donner de surprises aux habitués. 10 épisodes suffiront donc à poser les bases, sans lasser, heureusement. Dommage quand même que le scénario soit si plat. L'histoire vu cent fois n'est pas à la hauteur des stratégies élaborées dans certains jeux. On est donc très loin d'un scénario alambiqué à la Death Note. De la vengeance ou de la conquête du monde, rien de plus, pitié… On ne rend pas ce vieux manga moderne en intégrant une IA dans un smartphone. Et j'y ai cru pourtant dans le premier épisode, mais Snake (référence), c'était dans mon premier portable, donc coté modernité…

Laissez la porte entrouverte
Vous prendrez quand même du plaisir à suivre les aventures de notre héros, qui a trop la classe à la fois en Indiana Jones, ou en professeurs Layton. Dommage justement que le premier côté ne soit pas plus exploité. Les premières minutes laissaient vraiment présager une série hollywoodienne. Mais, ne vous laissez pas avoir, 9 épisodes sont plus proches dans l'ambiance de Détective Conan. Les acteurs, comme la musique, restent quand même bien efficaces, alors ça rattrape le manque d'humour ou d'action que l'on pouvait attendre. Et puis vous pourrez apprendre le grec...

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Completed
Evol
1 people found this review helpful
Feb 28, 2024
6 of 6 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.5

L'espoir ne suffit pas pour vivre

Evol est à la fois mon plus grand coup de cœur et ma plus grande déception de l'automne dernier. Alors, accrochez-vous bien, pour un avis très évolutif sur la série. Attendue par les fans de comics (japonais) comme le messie, cette adaptation du très noir Manga de KANEKO Atsushi, plonge les personnages dans un univers désespérant par un esthétisme et une ambiance des plus sombres et dérangeante. Je ne regarde pas de série de super héros et donc The Dark Night ou The Boys qui pourraient raisonner avec cette ambiance me sont totalement étrangers. Mais là, j'ai adoré suivre la descente aux enfers de ces trois ados en perdition. Empreint d'humanité dans un monde entièrement déshumanisé, mais qui ressemble tellement au nôtre. L'espoir n'est que de l'autre côté de l'écran, puisqu'on ne fait que souffrir avec eux, déversant notre empathie à chaque scène. Âmes sensibles s'abstenir, donc.

Les 6 (premiers ?) épisodes retracent la déchéance de jeunes qui avaient tout pour être heureux. Ils avaient la vie devant eux, mais dans ce monde pourtant protégé par des Super Héros, la pourriture et le mal sont partout. Et en premier au sain de la ligue des justiciers. Mais également en politique, dans la famille, chez les amis, ... La série abordera la santé mentale, la perversion, les abus et les violences intrafamiliale, la pauvreté, le mal-être adolescent, jusqu'au suicide. On est loin donc d'un Disney. Et pourtant les effets spéciaux n'ont pas à rougir d'un Avengers. Mais ce n'est pas pour ça que l'on regarde la série. Les jeunes acteurs sont très bons dans leurs rôles, un peu moins les confirmés qui surjouent le côté pourriture. Même si les deux super héros sont parfaitement dans leurs personnages. Mention spéciale pour les costumes et l'attitude qui reprennent l'esthétique des comics des années 30. Avec du coup cette atmosphère désuète mais qui ramène tellement à ce monde patriarcal ou la jeunesse n'a qu'à fermer ça gueule.

Un tout petit peu d'humour, mais finalement très noir, beaucoup de désespoir, même si l'amitié pouvait ou pourrait changer les choses. Mais tout n'est pas comme dans un manga et c'est tout l'enjeu de ces 6 trop courts, mais intenses, épisodes. Sombrer dans la folie destructrice ou être sauvé par cette amitié naissante. Le fait de s'arrêter net au bout du 6ᵉ risque d'en surprendre (décevoir ?) plus d'un. Mais la production sans faille, très proche du manga, cette interrogation constante sur le bien et le mal dans nos sociétés modernes, ces mises en lumière des minorités et de leur harcèlement poussant au pire, sans compter sur cette interprétation magistrale de nos trois ados, font de Evol la série à suivre. Et je suis certain qu'il y aura un jour la suite nécessaire à en faire un phénomène de société. Mais pour l'instant on ressent cette frustration qui peut (un tout petit petit peu) faire comprendre celle de nos trois Héros face justement à l'injustice de la vie.

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Completed
Shut Up
1 people found this review helpful
Feb 28, 2024
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 9.5

Ne le dis à personne !

La cause féminine est devenue un argument marketing depuis quelques années. On se prend alors à suspecter chanteuses et actrices de promouvoir le "me too" histoire de pisser dans le sens du vent (propos hautement machistes... désolé) et de chercher une fenêtre médiatique. Shut Up va clairement vous interroger sur l'opportunisme du moment. Mais il faut garder en tête que même s'il parait résolument moderne, le Japon à encore des années de retard dans la libération de la parole. Shut Up est nécessaire pour ne pas dire indispensable dans un pays encore coincé en 1950 dans l'état d'esprit.

Le casting réunit une jeune garde au talent affirmé, portée par Nimura Sawa excellente dans son rôle d'étudiante fauchée. Peu habitée au rôle principal ce drama rend hommage à son jeu, comme celui de ses comparses. La mise en scène est subtile, sans fioriture, peut être même clinique. Ce qui donne ce côté anxiogène permanent qui en rebutera plus d'un. Une majeure partie de l'action se passe dans la collocation, pour ne pas dire dans un washitsu de 4 m², habité par 4 étudiantes en quête d'un avenir. Celui-ci sera terni par l'annonce de l'une d'entre elles, mais surtout par le manque de considération du principal protagoniste masculin. En terme de fumier, on fait difficilement pire que Ichinose Hayate. Son attitude le caractérise déjà par le dédain et ses propos par un machisme d'un autre âge. S’en suivent alors des évènements en chaîne qui donnent irrésistiblement envie de voir l'épisode suivant.

Le format est intéressant, 8 épisodes de 40 min, qui malgré le rythme lent ne laissent pas la place à l’ennui. Et cela savamment accompagnée d'une mise en scène chirurgicale et d'une musique à la fois discrète et anxiogène quand il le faut. On découvre tous les pièges tendus à la jeunesse actuelle et urbaine qu'elle soit japonaise ou pas. L'argent facile, avec un point de vu intéressant sur le phénomène ultra racoleur (pour nos journalistes français) des Papakatsu (sugar dady). La E-réputation, l'intimidation ou le harcèlement qui en découlent, l'emprise et les abus en général, pas seulement des hommes prédateurs sur les femmes, mais de tout ou une société patriarcal ou à la recherche du profit facile par des arnaques toutes plus méprisables les unes des autres. Nos jeunes protagonistes feront l'expérience de la vie et surtout du statut de victime pour chacune d'entre elles.

Dans un pays, comme le Japon, où les victimes deviennent rapidement les coupables, la honte face à la société pousse pourtant à ces dérives obligeant souvent à garder le silence, pour préserver la réputation d'on ne sait qui. L'enfer que vivent ces jeunes filles est certainement le quotidien de beaucoup d'entre elles. C'est pour cela que la série à tend de force. Même si elle tend vers le positif, les différents épisodes montrent qu'aucune victoire n'est définitive, tant que les hommes n'auront pas pris eux-mêmes le problème en mains. Et ce n'est pas toutes ces excuses publiques et certainement feintes, que l'on voit quasi quotidiennement à la TV nipponne qui changeront les choses. Il n'y aura jamais assez de séries et de film qui traiteront du sujet. Que l'on soit Femme ou Homme, cette série doit nous inciter à ne plus la fermer.

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Completed
Kenshiro ni Yoroshiku
1 people found this review helpful
Oct 30, 2023
12 of 12 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

Joue-là comme Kenshiro

Voilà déjà 40 ans que l'héritier du Hokuto de cuisine a bercé notre tendre jeunesse de "atatata" si mélodique. Le personnage créé par Tetsuo Hara et Buronson resurgit de l'enfer pour fêter dignement l'anniversaire du crossover Madmax x Bruce lee. Lui qui fit couler autant d'encre que de sang dans notre pays, va-t-il imposer son retour sur les terres dévastées à grand renfort d'effets spéciaux 2023, de scènes d'action numérisées et de bagarres chorégraphiées ? que nenni. L'hommage prend pour thème le salon de massage et les concours télé, on ne peut plus kitch. Mais comment pouvait-il en être autrement avec la présence de Bakarhythm au scénario ?

Débutant comme une parodie de trop nombreux dramas de vengeance parsemant le showbiz asiatique et en particulier les œuvres du scénariste, en faisant une de ses obsessions, la série ne se prend pas vraiment au sérieux. Même si elle montre tout le respect qu'exige l'œuvre originale, qui n'est, soit dite en passant, jamais tournée en ridicule. Tout le contraire de ce que les Français ont si mal fait dans les années 80. C'est le manga papier, ici, qui est matière à inspiration pour notre héros et Bakarhythm qui semble lui aussi avoir vécu une enfance bercée par les conseils de Kenshiro. Mais rapidement, les rites initiatiques chers à tout shonen seront mis de côté et heureusement, car la série ne fait que 12 épisodes de 15 min. Elle se concentre donc sur la vie d'adulte de Matsuda Ryuhei recevant des clients à remettre à l'endroit grâce aux techniques apprises de Ken et un peu à l'école de massage.

On découvrira donc, avec la précision japonaise des dramas médicaux, toutes les lignes de vie et les points d'acuponctures qui vous permettront de vous sentir bien. La mise en scène est épique lors des massages, et le concours TV façon Master-chef vous tiendra en allène comme il se doit. Les amateurs de la série originale reconnaitront certainement des scènes du manga, et cela, pour leur plus grand bonheur. Matsuda Ryuhei est asociale à souhait dans son rôle titre et nous fait de la peine autant qu'il impressionne. Nishino Nanase sert un rôle de nunuche un poil sexiste qui je l'espère cherche à reproduire les stéréotype des années 80. Une femme objet qui prend son paroxysme lors des massages télévisés ou Kenshiro a besoin d'une Julia à ses côtés. Même si elle prend bien plus d'importance que le faire valoir du héros, elle reste le cliché féminin restant aux côtés du héros looser, le réconfortant telle une maman qu'il recherche désespérément.

Si les scènes de massage sont exagérées à souhait, rappelant le déjà excellent Tantei massaji Joe, La série n'oublie pas d'appuyer là où ça fait mal. Les travers de la société japonaise sont analysés par l'ultra-décalé, comique, acteur et réalisateur Bakarhythm. Il livre une fois de plus une critique de son pays, toute parsemée d'humour noir et d'un soupçon de violence dont lui seul a le secret. Le sexisme est dénoncé à qui sait lire le second degré, mais surtout les "Mis à l'écart de la société", les "invisibles" sont mis en avant par le maitre. Les yakuzas, évidement, avec une interprétation magistrale de Nakamura Shido dans le rôle du grand méchant et qui à lui seule vaut le visionnage. Ou les Otaks avec toujours cette pointe d'affection dans la moquerie de leurs travers et même à moindre mesure les aidant, en le personnage de Nanase chan. Les apparitions d'acteurs comiques sont nombreuses et leurs exagérations dans cet univers déjà barré, on la place qu'elle mérite.

Ces remerciements sont donc un bel hommage à Kenshiro, visible que l'on soit fan ou que l'on déteste. Un bon moment de divertissement n'allant pas trop loin dans l'humour noir ou lunaire. Malheureusement la série est trop courte, car les acteurs ont su créer des personnages attachants qui méritaient une sitcom au long-court. Une déception qui sera soulagée par cette reprise musclée de "Belivers" par Hanabie en conclusion de chaque épisode et qui vous donnera envie de casser des parpaings avec le pouce pour vous soulager de votre frustration.

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Completed
The Uzukawa Village Incident
2 people found this review helpful
Dec 11, 2022
6 of 6 episodes seen
Completed 7
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 8.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Hommes de paille

Halloween est le moment de sortir tout un tas de dramas horrifiques et c'est souvent le genre : "village reculé dans la montagne, habité par de veilles légendes et des déficients mentaux" qui ont la cote au Japon. Rien d'étonnant, vu la richesse du folklore nippon. Mais après des décennies de mangas, de séries, de films et autres romans, que peut encore apporter de neuf un drama prenant place dans l'un des derniers villages isolés de l'archipel. Écrasé par le poids des traditions et la loi du silence.

Tout y est dans Uzugawamura Jiken. Une mystérieuse disparition. Un médecin à la recherche de son épouse rappelant Silent Hill ! Un village accessible par une seule route coupée après la tempête. Des habitants fleurant bon la folie et la xénophobie. Un folklore et une divinité qu'il faut honorer pour obtenir sa clémence. Les bases semblent être une fois de plus les mêmes que chaque année. Alors faut-il vraiment offrir, que dis-je sacrifier du temps à ce drama ?

La question essentielle est, allons-nous être surpris ? Ce qui justifierait une telle offrande de notre temps si précieux. D'autant plus que le casting ne reflète pas le bildboard actuel des acteurs bankables. Il y a bien Kudo Asuka, que j'adore et qui trop souvent est cantonné à des faire-valoir. Il a ici un rôle de leader de la révolution, défenseur de l'oppresseur, face à une parfaite pourriture, interprétée par Ibu Masato. Excellent dans son rôle de patriarche. Rapprochant sa famille, employeur de toute la vallée, d'une mafia immonde et méprisante envers le reste du village. Reste du village qui ne voit d'autre salut que de s'écraser ou le quitter.

La galerie de personnages est cinglante. Le fils à papa sire-pompes. Un autre de ses fils, bien jeune, vivant une histoire d'amour à la Roméo et Juliette. Et bien sûr l'exécutant complètement givré que l'on soupçonne de tous les meurtres et autres saloperies dès les premières minutes. Ce comportant comme une bête dès son apparition, c'est tout le village qui sombrera dans une folie collective. Mais laquelle ?

Car on est loin de se douter, en seulement 6 épisodes, de la véritable personnalité des protagonistes. On est bien sûr assez vite déconcerté par le calme du principal, interprété par Matsuda Ryuhei. Son jeu semble un peu hors sujet, au vu de ce qu'il vit, et ça vous donnera un peu d'irritation à la rétine. Tout comme l'effigie de paille qu'est la divinité Eikichi, au cœur du scénario. Alors que la mise en scène et l'image sont de haute volé, cette représentation grotesque me fait de la peine, plutôt que d'inspirer la peur. Mais c'est peut-être voulu finalement. Car les habitants sont des caricatures d'eux même et c'est bien sûr pour mieux nous retourner dans tous les sens dans les derniers épisodes. Le scénario prend de l'ampleur à la fin et nous fait pardonner toutes les errances et les absurdités des premières minutes.

Si vous n'avez pas le courage d'attendre vraiment le dénouement scénaristique, sachez quand même, que les paysages et la mise en scène à eux seules valent le coup de visionner les premiers épisodes. En plein Momiji (couleurs d'automnes), les montagnes de Nagano sont flamboyantes. On regrettera, à peine, une image un peu trop sombre, gâchant un peu le plaisir. Le village, en partie détruit par la tempête, est parfaitement reconstitué et on y croit comme si on regardait un reportage télé. La musique, sombre et hypnotique, rajoute de la dépression à toute cette ambiance automnale, qui passe progressivement des couleurs chaudes au gris. La comptine d'Eikichi est entêtante et flippante à souhait. Même si on est habitué à ce genre d'artifice, ce qui pourrait du coup vous faire rire plutôt que frissonner. Connaissant trop bien les ficelles des horrors-dramas.

À la fois classique et à la recherche d'un scénario horri-ginale, Uzugawa jiken peine un peu à trouver d'intérêt sur la longueur. Il aurait fait un excellent film, mais en 5 h (6 x 45 min), il peut lasser l'habitué des folklores de village maudit. Reste quand même ses paysages et des révélations qui peuvent vraiment surprendre. Vous pouvez donc offrir à la divinité J-Drama 5h de sacrifice de votre précieux temps pour apaiser votre soif de Japon.

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