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  • Gender: Male
  • Location: France
  • Contribution Points: 1 LV1
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  • Join Date: August 15, 2020
Ongoing 4/9
Reborn
0 people found this review helpful
May 24, 2026
4 of 9 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.0
Story 7.0
Acting/Cast 7.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.0

Boire ou descendre les escaliers, il faut choisir.

Il est plus que temps de sécuriser les escaliers au Japon. Si ma mémoire est bonne, Issei Takahashi s’était déjà pris les pieds dans une marche en 2021 dans Heaven and Hell: Soul Exchange. Et voilà que la perte d’équilibre entraîne une nouvelle fois son esprit dans le corps d’un autre. Après avoir vécu dans la peau d’une femme, le voilà contraint de refaire sa vie dans celle d’un « pauvre ». Car passer de la pourriture la plus riche du monde (mettez ici le nom que vous voulez) au cafard qu’il méprise ne sera pas simple. Un drama à destination des patrons des GAFAM et du « plus grand pays du monde », mais qui n’est pas dénué de défauts.

Mis à part son scénario bancal qui mélange échange de corps vu mille fois et time slip vu dix mille fois, on est déjà fasciné par la médiocrité de ce premier épisode rempli de bons sentiments et de caricatures de pourritures humaines. Comment un aussi bon acteur qu’Issei Takahashi peut-il aussi mal jouer le Elon Musk de service ? Être obsédé par le pouvoir et l’argent ne veut pas dire être dénué de sentiments. À force de vouloir rendre son personnage froid, il en devient irréel. Après tout, même Donald a lâché Elon, ou vice versa. Comme quoi, l’argent de l'Oncle Picsou n’a pas suffi à vouloir écraser l’ensemble des pauvres fonctionnaires des États-Unis.

En plus de sonner faux tout au long du premier épisode, son personnage est entouré d’une galerie de mièvreries incarnées parfaitement par le gendre idéal Ouji Suzuka. S’ensuit alors toute une série d’épisodes où, tout en cherchant à rencontrer son ancien moi pour le détourner de la route de l’enfer, mais également celui qui l’y a poussé, il applique à la petite rue marchande ses anciens réflexes capitalistes pour la faire prospérer. Des situations plus ou moins « what the fuck » parsèment la série : l’invention des gilets et des tours de cou réfrigérants des années avant le Covid, des conseils d’investissement au doigt mouillé pris au sérieux par de grands groupes, des occasions de picoler en plein milieu de la journée qu’on n’avait pas vues depuis Juliette je t'aime, et surtout cette petite sœur qu’il n’avait pas remarquée dans son ancienne vie et qui aurait dû jouer un rôle majeur.

Gardons à l’esprit que Reborn tient davantage de la comédie familiale que du drama mystérieux à la Heaven and Hell: Soul Exchange, et c’est peut-être dommage. Mal à l’aise dans les deux rôles qu’il joue ici, Issei Takahashi transmet davantage un malaise qu’une joie de vivre. Reste à découvrir qui lui veut du mal (à priori l’ensemble de la planète) et comment tout cela va finir. Cela vaut peut-être le coup rien que pour voir la classe prolétaire japonaise descendre des litres de saké chaque fin d’après-midi.

Si vous avez ri devant « The Ch’ti, the North-South Exchange » (les Ch’tis, quoi), nul doute que vous apprécierez l’humour. Les autres, il vous faudra sans doute boire plus… mais avec modération.

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Ongoing 2/10
Love Is for the Dogs
1 people found this review helpful
Jul 13, 2025
2 of 10 episodes seen
Ongoing 3
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.0
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

Pet Shop Boys

Alors là, les choses commencent vraiment à se compliquer. Si les K-dramas envahissent mes chroniques, je vais complètement perdre en crédibilité. Déjà qu’avec Married My Husband Japan, je me sentais comme Emmanuel Macron à la Japan Expo, faisant semblant de m'y connaître en Kamehame, alors qu'ado, il lisait du Mallarmé. Hatsukoi Dogs est la deuxième coproduction nippo-coréenne que je chronique en une semaine. Et comme pour la première, issue de la même maison de production Studio Dragon, je me sens comme un escroc de vouloir la chroniquer, tant elle transpire les codes de la comédie romantique coréenne. Des milliers de spécialistes écrivent des commentaires chaque jour sur MyDramalist.com, et moi, je voudrais donner des leçons… Encore un point commun avec notre président.

Ironie de ma trop longue intro : Na In Woo, fameux acteur coréen, fait partie de ce triangle amoureux alors qu’il était déjà l’héritier dans la version originale de Married My Husband. Je vais donc, une nouvelle fois, faire mon François Bayrou essayant de ne vexer aucune formation politique, qu’elle soit coréenne ou japonaise, surtout que vous savez bien de quel côté de la mer penche mon cœur.

C’est donc reparti pour un K-drama romantique, triangle amoureux des plus classiques, porté par trois poids lourds de la bogossitude :

Je ne m’étalerai pas sur Na In Woo, même si, d’après mes sources, beaucoup le souhaiteraient, pour faire une inclinaison, en tout bien tout honneur, sur Narita Ryo et Kiyohara Kaya, qui semblent bien partis pour une carrière au-delà de l'Asie.
Et avec tous les tics (c’est là que je vais commencer à me faire incendier par les fans) des K-dramas, tout est fait pour les propulser. Ça brille, c’est coloré, c’est bien filmé, avec des mouvements de caméra dignes des meilleurs clips. Les levers et couchers de soleil synthétiques subliment les peaux, le maquillage et les moues boudeuses. Même les toutous ont droit à leur traveling make-up (désolé, je ne connais pas le terme exact), rendant les regards entre eux des plus... glamour.
C’est beau, parfois dérangeant, mais je suppose tourné avec une pointe d’humour pour se moquer des clichés du genre.

Je l’espère, du moins, car à l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore si je regarderai les 10 épisodes. Moi qui avais apprécié Kiyohara Kaya dans Invert: Jozuka Hisui Toujoshu, où elle endossait plusieurs rôles avec une certaine maîtrise, elle me donne ici l’impression de subir son rôle d’avocate, qui croit peu en l’amour, et qui fond pourtant pour le beau Narita Ryo dès le premier épisode. Ces premiers moments sonnent tellement faux, avec son allure transpirant de sex-appeal, mais refusant tout contact avec la gent masculine, responsable de tous les maux de la Terre selon elle. C’est la loi du genre, d’accord, et même si la loi, c’est son domaine, on aurait voulu un peu plus de réalisme sentimental.

Pas de réalisme, mais du glam, donc. Yokohama se transforme en Palm Springs, avec un soleil éclatant, des urbains en Prada promenant leurs tout petits wan-chan (ça, c’est vrai par contre, question de place) jusqu’au véto de luxe, équipé en bloc opératoire et assistant·es trop sexy en blouse multicolore. Je me souviens alors avec émotion de la pauvre clinique de Kiken na Venus, pour nous, gens simples.

Mais n’ayez crainte : si Kiyohara Kaya risque fort de vous irriter (tout comme le riche héritier Na In Woo — pardon pour les fans), Narita Ryo rattrape tout. Un jeu dans la retenue et un caractère, on ne peut plus sympathique, pour ne pas dire séduisant. C’est vraiment le point fort de la série, car je le sais bien : c’est avant tout pour ses mignons petits animaux que vous êtes venus frapper à la porte de Hatsukoi Dogs.

Vous vouliez voir des petto trop kawaii ? Mais là aussi, sans être un spécialiste, on est clairement dans l’outrance pour pouvoir réellement s’attacher aux bêtes. Retouches Photoshop (ou IA plutôt, cette expression n’étant plus à la mode depuis 2023) à foison, on a parfois l’impression d’être dans un remake live-action d’un vieux Disney. Visuellement, c’est dérangeant, mais encore une fois, sans être expert en K-dramas, c’est peut-être moi qui surréagis.

Le scénario n’étant pas encore assez développé après deux épisodes (il y en aura dix, ça me laisse sans aboiement), il est impossible de le juger, au-delà de sa classitude absolue pour une comédie romantique. J’attends probablement l’introduction d’un troisième chien, qui viendrait troubler la romance naissante. Mais évidemment, on apprendrait dans l’épisode suivant que cette chienne est la sœur du mâle, et non pas sa petite amie. Hun hun, que de rebondissements.

La fin du second épisode laisse présager des rebondissements canins des plus mystérieux. De quoi tenir jusqu’au dernier sans se lasser de ce énième « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Et puis une promenade dans Yokohama, ça ne se refuse pas, surtout avec de tels maitres.

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Dropped 2/10
A Moonlight Nights Passing
0 people found this review helpful
Apr 24, 2026
2 of 10 episodes seen
Dropped 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.0
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

L'important ce n'est pas la destination, mais le voyage

Un bon tantei drama n’est pas si facile à produire. Les centaines de clones de Miss Marple, surtout au Japon, se ressemblent tellement qu’il devient difficile, au milieu de tous ces suspects, de trouver le coupable idéal. Haru relève donc le défi de renouveler le genre : " je suis passionné de mystères et j'aide des enquêteurs incompétents dans leur tâche." Mais sommes-nous prêts à la suivre pendant un voyage de 10 épisodes ?

Elle embarque, simple serveuse qu’elle est, Aso Kumiko, mère au foyer dévouée à sa famille, en plein questionnement sur sa vie après la découverte de la tromperie de son mari. Haru la pousse alors à recontacter son premier amour en l’emmenant en road trip à Osaka.

Le spectateur devient donc le partenaire d’Haru, endossant malgré lui le rôle d’un docteur Watson inutile à travers les yeux de cette femme trahie.

Si retrouver l’hatsukoi d’Aso Kumiko constitue le fil conducteur du drama, chaque épisode reste d’un classicisme profondément ennuyeux pour un mystery drama. Même si l’Histoire d’Osaka, passion d’Haru dans la série, peut séduire, le tout est combiné à une visite de la ville très bien filmée, avec des faits historiques présentés sous forme animée ou reconstituée numériquement, embellis par des costumes et maquillages d’époque. On obtient alors une carte postale parfaite qui donne envie de visiter la ville et de ce plonger dans la littérature d'époque.

Pour le reste, on est dans le classicisme absolu. Haru est une Miss Marple imprégnée de Keigo. Aso Kumiko joue aussi bien la mère au foyer japonaise que Haru la Mary Poppins (encore) transgenre. Il y a bien une complicité entre les deux femmes, qui apporte un certain intérêt à la série, mais cela paraît assez suranné. D’autant que le manque de réalisme dans les crimes et les enquêtes, renforcé, comme toujours, par des policiers incompétents, n’aide pas à entrer dans cette histoire d’amitié entre femmes.

Dommage. Trop grand public, la série manque d’âme, même si la romance naissante entre les deux protagoniste peut avoir un certain intérêt. Mais elle reste parfaite pour découvrir l’histoire, les légendes et l’architecture liés à Osaka. Moi, j’ai déjà pris mon billet, en tout cas.

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Ongoing 1/9
Silent Truth
4 people found this review helpful
Jan 15, 2026
1 of 9 episodes seen
Ongoing 2
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 8.5
Rewatch Value 8.0

Anciens élèves, nouveaux malaises

Si Takeuchi Ryoma a crevé le plancher et fait fondre toute la glace non encore atteinte par le réchauffement climatique en cette fin d’année 2025, il a su également se montrer touchant en amoureux largué par Kao, en quête d’indépendance culinaire dans l’excellent Jaa, Anta ga Tsukutte Miro yo.
Infatigable, il reprend déjà le rôle d’un flic paumé dans un blockbuster qui prend la suite de 10Dance sur Netflix, taillé une nouvelle fois pour lui.
Après avoir sauvé la Terre des zombies, Kaoko de sa maman trop protectrice et son père du passé en reconstruisant un bateau, l’acteur japonais numéro un, ... dans la danse de salon, revient au genre ultra-galvaudé du childhood thriller.

À peine terminé le sympathique mais peu original Ii ko, Warui ko, j’aurais voulu voir autre chose qu’une enquête sur le passé d’une bande de copains se retrouvant vingt ans plus tard, déterrant des time capsules et autres secrets inavouables. Mais dès le premier épisode, on sent bien que le scénario de Saikai, Silent Truth va révéler plus et mieux que son prédécesseur automnal.
Finement amenés, les premiers indices vont rapidement poser les bases de personnages à plusieurs facettes. Loin d’être lisse, même l’héroïne principale, ancien, voire toujours, béguin du beau Ryoma, possède une personnalité inquiétante.

Le premier épisode suit donc la vie de Ryoma et Mao : entre flic paumé, traumatisé par une scène de son adolescence, et mère courage prête à tout pour son fils. Mais dès les premières minutes, la série sombre dans le malsain. Et pas seulement pour Seto Koji, encore une fois cantonné au rôle de faire-valoir du héros. Il est pathétique, il est inquiétant, mais pourquoi toujours lui, dans ce rôle ?

La réunion d’anciens élèves n’a rien de joyeux ici. Il faudra donc être prêt à accepter d’être confronté aux plus grandes bassesses humaines, mais également à la fragilité exagérée de Ryoma. Certes, il sera tiraillé entre son devoir, ses amitiés et ses amours passées, ce qui augure d’une série de haute volée.

Diffusée sur Netflix mais produite pour la chaîne Asahi, on nous épargne les raccourcis et le lissage international propre aux productions du streamer. Pas de production chiadée à grand renfort d’effets de caméra, mais la qualité est présente et largement au-dessus de la majorité des mystery dramas.
Malgré donc son pitch classique, Saikai nous promet de vibrer de toutes les manières, avec des acteurs de haut rang. Adaptée d’un roman à succès, je n’ose imaginer une baisse de régime.

Foncez les yeux fermés, mais gardez le secret. Ryoma est à nous,Hollywood pourrait nous le piquer. On va l’enfermer dans une boîte pour les vingt prochaines années, impossible qu'il en ressorte.

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Ongoing 4/10
Glass Heart
0 people found this review helpful
Aug 13, 2025
4 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 10
Story 6.5
Acting/Cast 10
Music 10
Rewatch Value 8.5

Cœur de rockeur, pantoufle de verre.

Comme tous les dramas japonais diffusés sur Netflix, les reviews et les notes pleuvent sur kisskh seulement quelques heures après la mise en ligne. Preuve de la popularité de la plateforme (bande de binge-watchers). Souvent dithyrambiques, et classant ses dramas parmi les 20 premiers du top 100 japonais, en popularité, je me demande malgré tout s’il n’y a pas manipulation de la part de Big N. Si Alice in Borderland mérite sa place, One Piece ou First Love: Hatsukoi me semblent clairement surcotés. Notes et critiques pourraient être alimentés par une fanbase du manga ou de Sato Takeru trop zélée. Il rempile d'ailleurs ici, pour la plateforme, traînant avec lui d'autres pointures comme Masaki Suda, Shison Jun ou Noda Yojiro de Radwimps pour la BO. Et le thème exploré annonce déjà un hit sur la partition papier : Gloire et la déchéance d'un groupe de pop-rock. Alors vais-je, moi aussi, succomber aux sirènes du showbiz en classant ce drama parmi les hits pop rock de l'année ? Que dis-je… du siècle.

Tout d'abord, on ne peut qu’être séduit par les premières minutes qui s'enchaînent comme un clip de Bon Jovi des années 90. Pluie filmée en 300 images par seconde résonnant sur une batterie, filmée par des nuées de drones 16K. Les mouvements de caméra sont en rythme avec la musique de Noda Yojiro, les séquences durent longtemps. Avant-arrière sur chaque membre, sans compter les plans ultra-ralentis. On connaît la chanson depuis MTV, mais putain, qu'est-ce que c'est beau. Le scénario pourrait ne pas exister que cette série serait déjà un hit. En production française, sur le même thème, on a Tout pour la lumière… vous imaginez la comparaison ? La BO s’écoute seule, comme souvent avec Radwimps, sans parler de l'album créé pour la série et interprété par le groupe fictif Tenblank. Mais j’y reviendrai, car d'autres pointures y ont participé. Restons sur l'image, la lumière et les couleurs qui éclatent tout du long, pas seulement dans les concerts ou les faux clips, dont les deux réalisateurs doivent être coutumiers, mais dans chaque séquence calculée au cordeau, romantique comme tendue. Les inserts songs regroupent en plus aussi bien Taka que Mrs. Green Apple (évidemment) et vont parfaire le vernis.L'histoire de One OK Rock sera d'ailleurs une source d'inspiration inattendu pour la série. Les fans reconnaîtront les clins d'œil.

Mais l'inspiration du groupe Tenblank se cherchera plutôt du côté de [Alexandros], dont Sato Takeru reprend ici les tics vocaux. Même si certains auront l'impression d'entendre VK Blanka ou Galileo Galilei. Si bien qu’aux premières secondes de chant (patientez épisode 2 seulement) il me semblait impossible que ce soit l'acteur lui-même qui interprète. Son interprétation, d’ailleurs, est à la hauteur du personnage, même si, clairement, on le présente comme un elfe du showbiz asexué, affublé du pouvoir magic de la musique, placé sur Terre pour faire le bien par ses mélodies. J'exagère à peine son génie. Assurément, il est tellement parfait et lunaire en compositeur habité qu'il ne fait pas caca comme vous et moi ?

Mais les séries ou comédies musicales n'ont jamais vraiment brillé par leur scénario, souvent résumé à une romance impossible ou interdite qui devrait se finir mal façon Roméo et Juliette, mais toujours bien sur Netflix. Et c’est surment le cas ici. Après avoir maté 5 épisodes, j'en suis persuadé. Certains durent moins de 40 min (Big N, escroc !) proposant 20 min de musique et une pauvre action faisant avancer péniblement les amourettes. Jalousie, vengeance, neketsu. Les gambatte sont légion, si bien qu’on est à la limite d'un shôjo manga. Les musicaux étant nombreux, débouchant inlassablement sur un nouveau girls rock band, Netflix s’est plutôt attelé à adapter ce roman sous forte influence harem manga. Comme il se doit, toutes les personnalités masculines sont représentées : du lunaire, au sérieux, à lunettes évidemment, en passant par le rebelle au grand cœur. Rôle qui a dû beaucoup amuser Masaki Suda, souvent critiqué pour ses chansons trop midinettes.

Midinette d’ailleurs très bien jouée par Miyazaki Yu, qui se révèle son jeu ici, tout en copiant le jeu de Nagano Mei ou Nounen Rena à leurs débuts. Comme Yu-chan paraît très jeune du fait de la production, on sent un peu le malaise face à tous ces trentenaires ayant bourlingué dans le monde sulfureux du Rock et à sa candeur. On était plus habitué à la création d'un groupe au lycée, voir au collège. Les membres ayant environ le même âge, cela nous parait plus saint, à nous occidentaux. Mais la musique et la réalisation méritent qu'on passe du temps dans cet univers rose bonbon et blouson noir au grand cœur. Les méchants ne restent pas méchants très longtemps et tout se termine en chanson, comme chez Astérix

N'ayant pas fini la série au moment où j'écris ces lignes, je n'arrive quand même pas à imaginer une baisse de qualité, ni une véritable surprise scénaristique, tout juste une fin à la Netflix, matinée de happy end lourdement suggéré. Je fais donc confiance aux autres critiques et notes et mets moi-même la note maximale, participant à la grande mascarade des classements orchestrés par les maisons de disques elles-mêmes.

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Dropped 2/11
Strange: Junji Ito's Tales for Sleepless Nights
0 people found this review helpful
Jul 19, 2026
2 of 11 episodes seen
Dropped 0
Overall 5.5
Story 5.0
Acting/Cast 7.5
Music 7.0
Rewatch Value 6.0

Un souffle nouveau, mais pas assez glaçant pour cet été

Les réseaux sociaux continueront à me glacer le sang encore longtemps quand on s'attarde à lire des commentaires du genre : « J'espère que cette adaptation fera honneur à l'œuvre originale », ou encore : « Ce sera sûrement meilleur en live action qu'en PowerPoint. » Au-delà de l'ignorance patente de haters n'ayant jamais entendu parler du kamishibaï et voulant se faire passer pour des esthètes après avoir découvert Junji Ito à la Japan Expo, les attentes des réseaux sur ce qui n'est qu'un énième teen horror drama d'été à la japonaise me glacent le sang. « J'espère qu'il sera sous-titré, qu'on le découvrira en France... » Non mais arrêtez. Ce format est de toute façon destiné à rafraîchir légèrement les nuits étouffantes de l'été japonais, qui, du reste, ressemblent de plus en plus aux nuits françaises, mais il n'est certainement pas destiné à rester dans les annales de l'horreur, malgré son imprégnante odeur.

Si l'épisode le plus choquant est certainement le premier, qui restera véritablement une légende urbaine pour des raisons de déprogrammation en urgence, les deux suivants, ainsi que le teaser du troisième, n'engagent rien de bon pour la suite.

Mais rien d'étonnant à cela. Junji Ito, si je n'en suis pas un spécialiste, est un maître de l'horreur par le grotesque qu'il arrive à immiscer dans le quotidien. Voilà pourquoi les situations dépeintes ici n'ont rien d'exceptionnel. Des déclarations d'amour détournées à Hosoda Kanata, qui sera le seul personnage récurrent, jusqu'aux retrouvailles de deux copains de terrain de jeux, l'auteur se joue de situations banales, souvent clichés, pour nous plonger dans cette angoisse dérangeante, proche de la psychiatrie. Rapidement, on se rend compte que l'esthétique manque pour vraiment apprécier la série comme ses œuvres nous le devraient. Ce live action n'arrive pas à retransmettre l'intensité des courtes scénettes de l'auteur, en étirant lamentablement des parties ennuyeuses et en faisant des raccourcis de quelques secondes d'un temps de plusieurs heures, jours, voire années. Et ce n'est pas un manque de moyens, mais bien un manque d'ambition qui en est la cause.

En effet, le théâtre de papier, sans un rond, y arrive pourtant très bien. Il peut retranscrire toute la psychologie et la peur du manga, car il est souvent pourvu de véritables talents de conteur et d'une vraie touche artistique, proche de l'œuvre originale, qui manquent clairement dans cette série.

L'irruption du surnaturel ne fait pas effet, car le cheap est ici partout, maladroit jusque dans la musique et les plans de caméra qui invitent le spectateur à avoir peur sans jamais le surprendre. Certes, plusieurs acteurs s'attaquent à la série, et la juger dans son ensemble serait sans doute une erreur de ma part, puisque je l'abandonne déjà. Mais pour un épisode excellent, combien de mauvais faut-il endurer ?

Je n'ai plus cette patience à mon âge et préfère me perdre dans les planches du maître, ou perdre mon temps à faire la queue pendant des heures, porte-monnaie vide, dans les (trop ?) nombreuses conventions où il apparaît pour décrocher une photo de son sourire. C'est quand même sa spécialité, le sourire hypocrite, non ?
Je sens déjà le souffle glacé des commentaires des haters me caresser la nuque, après cette dernière phrase.

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Dropped 2/12
Gohoubi Gohan
0 people found this review helpful
Oct 26, 2021
2 of 12 episodes seen
Dropped 0
Overall 5.0
Story 5.0
Acting/Cast 6.0
Music 5.0
Rewatch Value 4.0

Go to eat, mais avec modération, par pitié...

Ok, je sais déjà les commentaires qui vous viendront à l'esprit. "Pourquoi continue-t-il à chroniquer des dramas avec Sakurai Hinako ? Il sait très bien que ce sera au mieux un shōjo un peu niais, au pire un navet abandonné après le 1er épisode." Mais j'attends toujours à nouveau un rôle à la Janus no Kagami ou un, finalement assez drôle Flora, mais le désespoir me gagne et la mort est proche. Je suis à deux doigts de noyer mon chagrin dans cette junk food dont semble raffoler Hinako-chan.

Pourtant, au vu du cast, ça partait plutôt bien. Okazaki Sae qui avait peut-être enfin la chance d'être mise en avant autrement qu'en assistante médicale, ou en copine cool et trop Tokyo Girl, et surtout Furukawa Yuki qu'il faut absolument voir dans la série des Ishi no Mayu et ses séquelles et qui restera l'éternelle ado cool et froids d'Itazura no Kiss., le chef-d'œuvre incontesté du shōjo manga (drôle) en drama., m'ont mis l'eau à la bouche.

Mais mes espoirs ont été balayés en quelques minutes, vu l'ambiance office lady dans une start-up trop cool et kawaï des premières minutes. Du mauvais josei manga faisant la publicité éhontée des heures supplémentaires et de l'exploitation des jeunes femmes surdiplômées, reléguées dans les bureaux, à faire des photocopies et à apporter le café. Un autre temps, un autre monde... Et après une dure journée de labeur, réalisée avec le sourire de façade qui va bien et la vie sociale qui ne va pas, le seul plaisir, avant de se coucher, est un arrêt dans le fastfood du coin... pour en faire la promotion. Le premier épisode, au choix, consterne, laisse de marbre ou écœure, vu le porn food exacerbé qui dégouline des gros plans beaucoup trop longs sur les burgers. On est loin du pourtant très semblable et aussi très marketé "Go to Eat" O mimi ni aimasu. Moins sensible, moins drôle (même si c'est pas fou fou) et surtout moins original cette publicité à peine voilée pour les chaines de restaurants m'a vraiment écœuré de prime abord. Même la danse en Opening semble ridicule, si on la compare a l'Ending vitaminé de Omimi.

Alors qu'y a-t-il à garder dans ce josei qui relègue une fois de plus la femme japonaise à son destin de faire valoir pour homme ? Et ben je n'en sais rien. Simple consommatrice dans une société patriarcale juste bonne à se taire et comblant sa frustration par des plaisirs immédiats et gras, la jeune femme ne peut pas se retrouver dans cette vie. La production est fade, les scènes de bouffe ne donnent pas faim, tellement mal filmées qu'elles sont, le jeu des acteurs ne rattrape rien. Ils ne font aucun effort pour se détacher des stéréotypes. Furukawa Yuki en premier, avec un sous rôle de gars sérieux et mystérieux, bien plus crédible dans Itazura no Kiss. Pour des personnages dessinés, certains traits de caractère tout surjoués qu'ils soient passent toujours mieux. Ici, en live, on frôle une fois de plus le ridicule. C'est "sauvez par le gong" au pays des fastfoods, gênant pour sa vulgarité, son côté "c'est comme ça qu'un jeune urbain trop cool doit vivre" et sa fatuité.

Si ce manga doit être un reflet de la jeunesse d'aujourd'hui je veux rester vieux, passer mes nuits à regarder la TV plutôt que de trainer dans les chaines de restauration rapide. On y apprend tellement sur le monde dans lequel on vit. On apprend, par exemple, que même de bons acteurs doivent parfois faire un job "alimentaire" pour vivre.

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Ongoing 3/11
Atari no Kitchen!
0 people found this review helpful
Oct 31, 2023
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

Du bonheur dans l'assiette

Pour sûr, Sakurada Hiyori est une actrice qui monte en ce moment et elle délivre dans Atari no Kitchen ! tout un menu d'émotions qui régalera les amateurs de bon jeu d'acteur. Si vous n'avez pas encore d'indigestion de dramas sur la bouffe, je vous suggère une incursion dans la cuisine de Hiyori-chan avec ces 11 épisodes feel good qui vous régaleront des ondes positives dont on a si besoin en ce moment.

Le casting met déjà l'eau à la bouche puisque le mentor d'Hiyori -chan n'est autre que le classieux Watabe Atsuro toujours flippant et détestable en chef d'entreprise ou politicien véreux, mais tellement inspirant et adorable ici, en cuisinier de ce petit Izakaya de Tokyo qui fleure bon l'ère Showa, pour ne pas dire l'ère Edo. D'autres jeunes pousses, comme Kubozuka Airu, accompagneront d'un jeu juste et intense notre timide cuisinière, mais c'est elle le plat principal de cette série qui dès les premières secondes vous fera comprendre que l'on est bien dans une adaptation d'un manga.

En effet, sa timidité ne peut être vue que comme exagérée de notre côté de la planète. Mais ce serait sans connaitre le caractère tout en retenue du peuple japonais. Sa peur d'aborder les gents, même des connaissances, sa communication bafouillante ou sa maladresse, sont présentes chez beaucoup de jeunes adultes plus habitués aux réseaux sociaux et à l'identité cachée des jeux en lignes. Beaucoup se retrouveront donc dans Atari-Chan ou d'autres personnages, qui loin d'être une Hikikomori, cherche à tout pris à communiquer avec les autres. Ses études supérieures choisies pour travailler cette communication ne l'aideront pas beaucoup et c'est bien par la nourriture qu'elle rendra service à de nouveaux amis, comme à des inconnues pour qui elle montre une empathie salutaire.

Loin d'êtres eux-mêmes extravagants, c'est un calme général qui se dégage de ce drama. Il est reposant, inspirant et nous envoie tellement d'ondes positives. Il nous apprend à communiquer autrement que par la parole. L'image, l'odeur, le goût…, La cuisine est un vecteur de communication essentiel et le calme qui règne lui-même dans le petit restaurant, normalement, lieu bruyant et animé, tranche avec l'abrupté des mots et la difficulté de les sortir calmement. Hiyori-chan livre ici une prestation de haut niveau. Ses bafouillements sonnent justes et il est fort à parier que l'on aura du mal à l'imaginer dans un autre rôle tant elle habite celui-ci. Mais elle a déjà prouvé qu'elle était un vrai caméléon. Son humanité et son empathie pour les autres, faits un bien fou en ces jours de plus en plus noirs pour notre pauvre monde. Il faut donc rapidement pousser la porte de cet Izakaya, afin de rassasier votre corps et surtout votre âme.

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Ongoing 2/10
25 Years of You
0 people found this review helpful
Jul 25, 2026
2 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 7.5

25 ans ferme

Les dramas prenant le point de vue du stalker plutôt que celui de la victime ne sont pas nombreux, et pour cause. Comment peut-on avoir l'empathie nécessaire pour suivre, sur la longueur, un homme qui la mate, se cache d'elle et, souvent, la harcèle ? Sans être aussi mal à l'aise que l'héroine, le dégoût, ou tout du moins l'inconfort, nous fait vite abandonner la série. Il faudra donc au moins le gendre idéal Matsumura Hokuto dans le rôle de l'amoureux louche et transit pour nous faire vibrer à ses côtés.

Et pourtant, ça commence très mal. Car ce n'est ni au travail ni à l'université qu'il rencontre Okazaki Sae, son oshi pour la vie, mais au jardin d'enfants, comme le suggère déjà le titre. Vingt-cinq ans se sont écoulés à observer en cachette chacun des faits et gestes de son amour secret. Au-delà du fait que cela n'a aucune crédibilité scénaristique, puisque personne ne s'est rendu compte de rien alors qu'ils ont fréquenté les mêmes écoles et les mêmes lieux de travail, cette série semble justifier une pratique totalement amorale et pourtant bien trop répandue dans le milieu des idoles, entre autres, au Japon et ailleurs.

Un mec si beau, gentil, adoré des belle-maman, ne se fait courtiser par aucune autre nana en 15 ans de vie adulte. Soit, on est au Japon, le pays de la retenue et des bonnes manières. Mais c'est la même chose pour Okazaki Sae qui, en plus d'être jolie, est l'une des plus grandes héritières des entreprises japonaises, dans la série. À priori, ils ne connaissent pas l'entre-soi au Japon. Ils devraient envoyer leurs enfants dans les grandes écoles européennes pour leur promettre un beau mariage entre gens de la haute. Ça éviterait qu'un gueux coure après leur fille.

Bref, il faut passer toutes ces barrières psychologiques pour commencer à apprécier la série. Mais même une fois le concept accepté, il y a encore des freins à vouloir vraiment plonger dans les mystères suggérés. Comme à l'accoutumée, les personnages dérangeants ont le trait forcé. Je ne parle pas de la timidité exacerbée, ou feinte, de notre couple, chacun jugera leur jeu, mais bien des seconds couteaux. Un flic suspect, un ex-taulard miséreux et revanchard qui bouffe des corn-dog à longueur de journée en mettant du ketchup partout. Le comble de la bassaisse humaine, quoi. Sans parler de la belle-mère pire que celle de Cendrillon. Les clichés sont trop nombreux et mal interprétés pour pardonner à Okazaki Sae son manque de discernement face à tous ces personnages qui n'en veulent qu'a son argent. Cela la catégorise dans le rôle de la gentille idiote, et ça, je ne peux pas l'accepter en tant que Wota de Sae Chan.

Pas grand-chose, donc, ne va dans la série et son seul intérêt, mis à part le physique et le jeu de nos héros, est de sonder leur psychologie. Bien sûr, on espère un happy end où, après vingt-cinq ans, le couple se forme enfin malgré le lourd passé psychiatrique de notre héros. On espère qu'ils vivront heureux et auront plein d'enfants, qui pourront lire les journaux intimes de leur père pour s'endormir le soir. Si la série se termine ainsi, vous saurez que vous avez vraiment perdu votre temps. Heureusement, pas vingt-cinq ans de votre vie.

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Dropped 3/10
We Are Worse at Love than Pandas
0 people found this review helpful
Jan 25, 2026
3 of 10 episodes seen
Dropped 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Penguin Research

Kamishiraishi Moka n’excelle jamais autant que dans les comédies. Drôle par nature, elle s’essaie de temps en temps à la comédie romantique, mais y accumule souvent maladresses et échecs dans les relations amoureuses. Cela tombe bien, Panda Yori Koi ga Nigatena Watashitachi est justement là pour lui apprendre, et nous apprendre par la même occasion, à nous inspirer du monde animal pour mieux vivre nos relations sentimentales.

Accompagnée d’un biologiste fantasque incarné par Shibata Ichiha, elle sert avant tout de béquille à un spécialiste des comportements amoureux animaux, tous plus mignons les uns que les autres. Attendez-vous donc à observer des dizaines d’extraits de reportages sur les parades nuptiales, mis en parallèle avec notre comportement dans le couple, attribuant parfois, de manière scientifiquement discutable, des comportements humains aux animaux, et inversement.

Si vous ne passez pas votre temps à questionner la valeur scientifique de chaque assertion, vous chercherez tout de même un peu de réalisme dans cette comédie romantique d’un autre âge où, une fois de plus, le mystérieux scientifique, très enfantin dans son comportement, ne voit pas son assistante candide tomber peu à peu sous son charme, tant il est absorbé par ses recherches. Elle, femme forte en quête d’indépendance, se rend à peine compte du rôle de mère de substitution qu’elle endosse progressivement.

Ce genre de comédie est légion au Japon et témoigne encore d’un patriarcat reléguant la femme au rôle de protectrice et d’assistante de l’homme, que ce soit comme mère, épouse ou assistante universitaire, si l’on tient compte du cliché récurrent de l’étudiante. Une inversion des genres aurait été bienvenue et bien plus moderne, d’autant que l’ensemble s’inscrit dans un univers de la mode, futile prétexte à des articles romantiques destinés aux jeunes femmes célibataires en quête du couple dit moderne.

Heureusement, la production est soignée et colorée à souhait. Malgré des personnages féminins présentés comme indépendants et volontaires, la vie reste dure pour notre gaffeuse Moka-chan, dans un monde de la mode toujours aussi agressif et futile (une parabole de la jungle, peut être). Grâce à des effets spéciaux de qualité illustrant les parades nuptiales et à l’absence de véritables temps morts, on passe un bon moment, sans forcément prêter attention à la montagne de clichés romantiques déversés au fil des dix épisodes. Le professeur est kodomo-poi à souhait et parvient encore à faire rire en 2026. Moka-chan est maladroite et malchanceuse comme attendu, et l’on rit à ses dépens, même si le comique de répétition finit par devenir excessivement répétitif.

Vous passerez tout de même un moment agréable, à la fois divertissant et vaguement informatif, autour des relations amoureuses, un visionnage presque nécessaire en cette période de baisse de natalité mondiale dans les sociétés dites développées. En revanche, la consommation de viande, elle, ne risque pas de repartir…

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Ongoing 4/8
Mairunovich
0 people found this review helpful
Mar 20, 2021
4 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 6.0
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 6.5
Rewatch Value 4.0

Beauté intérieure

Je suis surpris qu'à 23 ans Sakurai Hinako accepte encore de jouer le rôle d'une élève de 16 ans écervelée dans un school drama bourré de clichés. N'étant clairement pas la cible visée par cette histoire, certaines subtilités doivent m'échapper, mais on est loin de la double personnalité assez bien jouée de Janus no Kagami. Si en manga Mairu no Vich doit certainement être très drôle, bien écrit et dessiné (désolé, pas lu), l'adaptation en drama pourrait gagner en finesse. Les effets spéciaux pour faire scintiller les personnages passent au début et on peut même trouver ça original, mais les personnages sont surjoués au point que chaque situation révèle sa chute bien trop vite. Cela casse tout effet de surprise, nous poussant ainsi à l'ennui, alors que l'on devrait éclater de rire. Peut-être d'avoir attendu 10 ans avant d'adapter le manga de Sato Zakuri était bien trop long. Tellement de school dramas et de comédies romantiques sont depuis passés par là. Et je ne voudrais même pas compter ceux où le prince du lycée finit avec une fille banale, qu'il ou qu'elle ignore au début. De toute façon depuis Itazura na Kiss, aucune histoire de ce type ne pourra trouver grâce à mes yeux, alors... La perfection ne pouvant être dépassée.

Alors, il faudra chercher ailleurs son bonheur. Dans l'humour potache, mais qui me touche que très rarement. Là on sent qu'on est vieux, mais les très jeunes adoreront. Dans le jeu des acteurs qui essayent de se rapprocher au maximum de l'univers shojo et school life (américain?). Dans les beaux gosses pour ses demoiselles ou messieurs, parfois sportif, parfois... maquilleur pro et lycéen(???). Et pour moi dans le jeu si particulier de Sakurai Hinako qui fait vite oublier son véritable âge pour habiter totalement son personnage. C'est même à se demander si elle a vraiment 16 ans dans la série, tant elle arrive à jouer parfaitement l'immaturité et le manque de confiance en elle. Je lui en donne à peine 12. Cela dit sa voix roque passe mal. Surtout lorsqu'elle se met à soliloquer, sa spécialité dans beaucoup de dramas.

Diffusée à l'heure du repas de midi, la cible de la série est claire, les ados et un peu la famille. Mais la série affiche tellement de stéréotypes sur la vacuité de la jeunesse, qu'elle joue complètement contre son camp, en cantonnant les lycéens japonais à des coquilles vides obsédés par les apparences. Et ne parlons pas de l'image de la femme, laissant le choix entre admiratrice et comme le titre l'indique si finement ... garce, avec comme seul atout dans la vie, son physique. Les clichées s'étendent même maladroitement vers la communauté gay, en l'image d'un frère que malheureusement beaucoup de japonais (et autres) imaginent comme le représentant du genre. Mais peut être que je me trompe.

Finalement, cette série sera un succès, car s'il y a bien une période de la vie qui unis le monde entier, c'est l'adolescence. Des séries comme Sauvé par le gong, il y en a eu des milliers et il y en aura encore. Et je préfère voir celles-ci comme un exutoire pour la jeunesse. Mais certainement pas un miroir de la société (japonaise), mais je sais que personne n'est dupe ici. Alors retirons ce maquillage qui masque si maladroitement les vrais sentiments de notre jeunesse.

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Ongoing 1/12
Rebirth of Reiko: A Mother's Revenge
0 people found this review helpful
Oct 22, 2025
1 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 5.5
Acting/Cast 7.5
Music 10
Rewatch Value 6.5

Et on réplique encore et encore

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais là, ça commence à sentir le réchauffé. Après Replica, je ne pensais pas me retrouver aussi vite face à un drama de vengeance « aux deux visages ». Même principe de chirurgie esthétique, même bannissement de tout sens moral et bien sûr de bon sens. Avec en prime un scénario et des scénettes dignes des pires sitcoms françaises. Alors, faut-il vraiment s’infliger le premier épisode de Musume no Inochi wo Ubatta Yatsu wo Korosu no wa Tsumi desu ka ? pour se faire un avis, ou cette chronique vous évitera-t-elle un ennui profond ?

Eh bien, pas sûr qu’on s’ennuie réellement, mais ce sera aux dépens des intentions premières, de vouloir créer un drama psychologique tinté de thriller. Car si Replica faisait déjà rire par son absence totale de réalisme, cette fois, on atteint des sommets stratosphériques de what the fuck. Une quinquagénaire, incarnée par la grand-mère idéale Mizuno Miki, qu’on apprécie d’ordinaire dans des seconds rôles solides, se transforme, en quelques coups de bistouri et surtout en quelques jours, en une jeune femme à la plastique irréprochable, jouée par (qui peut dire le contraire) la magnifique Saitō Kyōko.

Ce non-sens n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le drama file, dès le premier épisode, vers la catastrophe télévisuelle, sans jamais dévier de sa trajectoire. Une chute du plus mauvais goût, comparée à un gâteau tombé au sol, avec des méchantes petites filles riches, dignes des belles-filles de Cendrillon, et un esthétisme rappelant La vengeance aux deux visages.
Après Ayashi Partner, je m’attendais à mieux de notre ancienne membre des Keyakizaka46. Mais on reste ici dans le drama contractuel, alimentaire et surtout dénué de toute valeur artistique.

Un produit calibré pour une consommation « fast-food », répondant à nos instincts les plus bas. La vengeance face aux gents trop riches, trop beau, trop jeunes. Il ne laissera sans doute aucune trace dans l’histoire des œuvres japonaises, mais pourra peut-être servir d’exemple dans les écoles de médias. Non pas pour apprendre à créer une œuvre durable, mais pour comprendre comment vendre comme du neuf, la centième fois, le même produit. Une note positive quand même, c'est évidement la bande son qui a le bon gout d'utiliser Rokudenashi et YukaDD. Deux artistes que j'adore, mais qui n'ont pas encore eu leur anisong killer, pour être reconnus en occident. Nul doute que ça viendra, bien plus vite que la notoriété de ce drama.

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