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  • Last Online: 9 hours ago
  • Gender: Male
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Ongoing 3/11
Atari no Kitchen!
0 people found this review helpful
Oct 31, 2023
3 of 11 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.5
Story 8.5
Acting/Cast 9.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.0

Du bonheur dans l'assiette

Pour sûr, Sakurada Hiyori est une actrice qui monte en ce moment et elle délivre dans Atari no Kitchen ! tout un menu d'émotions qui régalera les amateurs de bon jeu d'acteur. Si vous n'avez pas encore d'indigestion de dramas sur la bouffe, je vous suggère une incursion dans la cuisine de Hiyori-chan avec ces 11 épisodes feel good qui vous régaleront des ondes positives dont on a si besoin en ce moment.

Le casting met déjà l'eau à la bouche puisque le mentor d'Hiyori -chan n'est autre que le classieux Watabe Atsuro toujours flippant et détestable en chef d'entreprise ou politicien véreux, mais tellement inspirant et adorable ici, en cuisinier de ce petit Izakaya de Tokyo qui fleure bon l'ère Showa, pour ne pas dire l'ère Edo. D'autres jeunes pousses, comme Kubozuka Airu, accompagneront d'un jeu juste et intense notre timide cuisinière, mais c'est elle le plat principal de cette série qui dès les premières secondes vous fera comprendre que l'on est bien dans une adaptation d'un manga.

En effet, sa timidité ne peut être vue que comme exagérée de notre côté de la planète. Mais ce serait sans connaitre le caractère tout en retenue du peuple japonais. Sa peur d'aborder les gents, même des connaissances, sa communication bafouillante ou sa maladresse, sont présentes chez beaucoup de jeunes adultes plus habitués aux réseaux sociaux et à l'identité cachée des jeux en lignes. Beaucoup se retrouveront donc dans Atari-Chan ou d'autres personnages, qui loin d'être une Hikikomori, cherche à tout pris à communiquer avec les autres. Ses études supérieures choisies pour travailler cette communication ne l'aideront pas beaucoup et c'est bien par la nourriture qu'elle rendra service à de nouveaux amis, comme à des inconnues pour qui elle montre une empathie salutaire.

Loin d'êtres eux-mêmes extravagants, c'est un calme général qui se dégage de ce drama. Il est reposant, inspirant et nous envoie tellement d'ondes positives. Il nous apprend à communiquer autrement que par la parole. L'image, l'odeur, le goût…, La cuisine est un vecteur de communication essentiel et le calme qui règne lui-même dans le petit restaurant, normalement, lieu bruyant et animé, tranche avec l'abrupté des mots et la difficulté de les sortir calmement. Hiyori-chan livre ici une prestation de haut niveau. Ses bafouillements sonnent justes et il est fort à parier que l'on aura du mal à l'imaginer dans un autre rôle tant elle habite celui-ci. Mais elle a déjà prouvé qu'elle était un vrai caméléon. Son humanité et son empathie pour les autres, faits un bien fou en ces jours de plus en plus noirs pour notre pauvre monde. Il faut donc rapidement pousser la porte de cet Izakaya, afin de rassasier votre corps et surtout votre âme.

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Ongoing 1/10
The Nurse X
0 people found this review helpful
5 days ago
1 of 10 episodes seen
Ongoing 0
Overall 8.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 8.0
Rewatch Value 8.5

Schwarzwaldklinik dans le monde de Deus Ex

En me levant ce matin, je me suis dit : qu’est-ce que c’est pratique de vivre dans un monde régi par les algorithmes et l’IA ! Pour avoir passé pendant des années mon dernier dimanche d’octobre à régler une bonne dizaine de montres et autres appareils et ne plus devoir le faire, j’avais déjà oublié la réflexion engagée par le premier épisode d’Analog Nurse: Digital tte Nandanda yo!?. Celui-ci assène sans aucune finesse, dès les premières minutes, qu’un monde dominé par les algorithmes est un véritable enfer.

Nous le sentons tous depuis des années. Les récentes manifestations en Europe, et bientôt dans le reste du monde, face à une jeunesse amusée, dirigée, voire remplacée par l’IA, le confirment : nous sommes à un point de basculement. Pas étonnant, donc, que la scénariste de Doctor X et The Travel Nurse, Nakazono Miho, redonne vie à cette infirmière qui refuse la dictature de la technologie au profit de relations humaines fortes avec ses patients, un personnage qui avait marqué les esprits dans la saison 7 de sa saga fleuve et incarné par la formidable Matsushita Nao.

Le multivers initié en 2012, qui fait écho à la récente adaptation coréenne Mafia in White, s’étend encore avec ce spin-off qui, tout comme les autres séries de cet univers, peut se regarder sans avoir vu l’ensemble de la saga. Bien sûr, les fans attendront une apparition de Yonekura Ryoko, mais, à coup sûr, le héros de The Travel Nurse, Okada Masaki, lui aussi introduit dans la saison 7, aura un rôle important à jouer dans cette série. Des révélations arrivent dès la fin du premier épisode et l’on n’en est pas étonné quand on connaît l’ADN de la série.

Bien sûr, il faut accepter de se laisser balader dans un univers impitoyable, vu des milliards de fois dans les séries médicales, et pas seulement asiatiques. Conflits de pouvoir, médecins hautains et incompétents, infirmières méprisées… J’en passe et des clichés toujours aussi mal amenés à l’écran, malgré les années, le tout à grand renfort de musique grandiloquente lorsque notre infirmière fait son apparition en trench-coat noir dans le hall d’un hôpital immaculé par la pureté du tout-numérique. « J’arrive pour vous sauver », semble-t-elle dire dès les premières minutes, alors que l’hôpital est voué à la panique durant une panne de Wi-Fi, juste avant son arrivée.

Alors oui, il faudra une fois de plus accepter l’incompétence de chirurgiens renommés face à cette infirmière au sang-froid glaçant. Tout comme son attitude face à la hiérarchie, mais aussi envers ses collègues infirmières, en totale contradiction avec l’humanité dont elle fait preuve auprès de ses patients. Le sourire et la gentillesse n’apparaissent qu’au moment de faire sa tournée, pour laisser place, la seconde d’après, à un visage et une attitude presque robotiques.

C’est un mimétisme troublant avec la froideur et l’inhumanité de l’IA et des robots chirurgicaux qu’elle dénonce à chacune de ses sorties verbales. Est-ce un choix de mise en scène assumé ou de la maladresse ? J’ai du mal à me positionner, car le personnage de Matsushita Nao est rempli de mystères que l’on dévoilera tout au long des dix épisodes. Elle a elle-même souvent revêtu la blouse dans de nombreux dramas, et j’avais particulièrement apprécié son rôle tout en retenue dans Alive. Mais ici, on est à l’exact opposé. À la limite de la commedia dell’arte, elle passe de Colombine à Scaramouche sans sourciller et sa gêne à l’acceptation des propos.

En fait, la série, comme Doctor X, reprend tous les codes à l’italienne : les médecins incompétents et autoritaires, surjoués ici par Tominaga Ai, qui a dû apprécier que son prénom soit dénigré tout au long de la série, en plus d’endosser le rôle de la méchante. C’est une série japonaise, nul doute qu’elle rejoindra le côté obscur de l’analogique à un moment ou à un autre.

Malgré cela, avec toutes les maladresses d’un soap médical à la japonaise, la série interroge réellement notre société. Pleine de bons sentiments vus mille fois, et pas seulement dans Doctor X, elle montre à quel point nous avons laissé notre destinée entre les mains des algorithmes et des intelligences artificielles génératives. Nous ne sommes plus que des statistiques et nous devons nous en écarter le moins possible. Faussant notre jugement jusqu’à ne plus réfléchir du tout. Des scènes qui se voudraient comiques montrent un chirurgien incapable de prendre des décisions face à une alarme. Mais loin de me faire rire, elles me terrifient.

Terrifiant, comme notre avenir, que dis-je, notre présent, qui nous est envoyé en pleine figure. Les dénis de service, les piratages de données et les failles de sécurité en cascade qui accompagnent les informations sur les manifestations mondiales en ce moment nous rappellent que nous vivons déjà dans le monde de System Shock et de Deus Ex, imaginé il y a trente ans dans les jeux vidéo.

Nurse X est un mélange improbable entre Les Feux de l’amour et Deus Ex. De longs plans sur les visages des infirmières au grand cœur, incarnées par une cohorte d’actrices d’exception que je vous laisse découvrir, alternent avec des explications technologiques vaseuses, voire flippantes, sur notre dépendance.

Ce qu’il ressortira de ces dix épisodes, je ne peux pas encore l’affirmer, mais ils sont nécessaires à la réflexion, car le propos reste accessible à tous. La question est simplement de savoir si le monde sera encore là dans les derniers jours avant Noël pour voir le dernier, ou s’il aura implosé.

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Dropped 3/10
We Are Worse at Love than Pandas
0 people found this review helpful
Jan 25, 2026
3 of 10 episodes seen
Dropped 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 8.5
Music 7.5
Rewatch Value 7.5

Penguin Research

Kamishiraishi Moka n’excelle jamais autant que dans les comédies. Drôle par nature, elle s’essaie de temps en temps à la comédie romantique, mais y accumule souvent maladresses et échecs dans les relations amoureuses. Cela tombe bien, Panda Yori Koi ga Nigatena Watashitachi est justement là pour lui apprendre, et nous apprendre par la même occasion, à nous inspirer du monde animal pour mieux vivre nos relations sentimentales.

Accompagnée d’un biologiste fantasque incarné par Shibata Ichiha, elle sert avant tout de béquille à un spécialiste des comportements amoureux animaux, tous plus mignons les uns que les autres. Attendez-vous donc à observer des dizaines d’extraits de reportages sur les parades nuptiales, mis en parallèle avec notre comportement dans le couple, attribuant parfois, de manière scientifiquement discutable, des comportements humains aux animaux, et inversement.

Si vous ne passez pas votre temps à questionner la valeur scientifique de chaque assertion, vous chercherez tout de même un peu de réalisme dans cette comédie romantique d’un autre âge où, une fois de plus, le mystérieux scientifique, très enfantin dans son comportement, ne voit pas son assistante candide tomber peu à peu sous son charme, tant il est absorbé par ses recherches. Elle, femme forte en quête d’indépendance, se rend à peine compte du rôle de mère de substitution qu’elle endosse progressivement.

Ce genre de comédie est légion au Japon et témoigne encore d’un patriarcat reléguant la femme au rôle de protectrice et d’assistante de l’homme, que ce soit comme mère, épouse ou assistante universitaire, si l’on tient compte du cliché récurrent de l’étudiante. Une inversion des genres aurait été bienvenue et bien plus moderne, d’autant que l’ensemble s’inscrit dans un univers de la mode, futile prétexte à des articles romantiques destinés aux jeunes femmes célibataires en quête du couple dit moderne.

Heureusement, la production est soignée et colorée à souhait. Malgré des personnages féminins présentés comme indépendants et volontaires, la vie reste dure pour notre gaffeuse Moka-chan, dans un monde de la mode toujours aussi agressif et futile (une parabole de la jungle, peut être). Grâce à des effets spéciaux de qualité illustrant les parades nuptiales et à l’absence de véritables temps morts, on passe un bon moment, sans forcément prêter attention à la montagne de clichés romantiques déversés au fil des dix épisodes. Le professeur est kodomo-poi à souhait et parvient encore à faire rire en 2026. Moka-chan est maladroite et malchanceuse comme attendu, et l’on rit à ses dépens, même si le comique de répétition finit par devenir excessivement répétitif.

Vous passerez tout de même un moment agréable, à la fois divertissant et vaguement informatif, autour des relations amoureuses, un visionnage presque nécessaire en cette période de baisse de natalité mondiale dans les sociétés dites développées. En revanche, la consommation de viande, elle, ne risque pas de repartir…

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Dropped 1/10
Extraordinary Attorney Minami
1 people found this review helpful
9 days ago
1 of 10 episodes seen
Dropped 0
Overall 9.5
Story 8.0
Acting/Cast 10
Music 8.5
Rewatch Value 8.5

Ne lui parlez pas de La Baleine ! à part pour le sel

Extraordinary Attorney Minamida Minami : la sagesse face à un monde de requins

Énième remake d’un drama coréen que je n’ai, comme d’habitude, pas vu, Extraordinary Attorney Minamida Minami s’offre une diffusion simultanée sur Netflix France, entrouvrant ainsi la porte à la découverte d’une œuvre à la fois touchante et drôle, mais aussi, certainement, à un bon nombre de reviews de la part de mes très chers compatriotes.

Je vais donc devoir prendre des pincettes dans mes propos, d’autant plus que la comparaison avec l’original risque d’être au cœur des avis écrits que l’on pourra lire avant même la publication de ma propre chronique. Cela rappellera à quel point, pour certains influenceurs haters, il est important d’être le premier à parler d’une œuvre pour récolter quelques likes, et cela, sans même prendre le temps de l’apprécier pour ce qu’elle est.

Mais, tout comme Minami-chan dans ce drama, n’ayons que faire des quolibets qui suivront certainement mes propos. Je ne ferai aucune référence à l’œuvre originale. Soyons candides, vierges de tout a priori, et plongeons-nous dans l’univers parfois salvateur, parfois condescendant, des œuvres qui placent une personne en situation de handicap au cœur de leur récit.

Rappelons tout de même qui est Mana Ashida, l'actrice principale de cette oeuvre. Enfant star du drama générationnel Mother, elle n’avait que cinq ans lorsqu’elle a marqué les esprits. Depuis 2010, elle enchaîne les rôles au cinéma, jusqu’à s’exporter à l’international avec une apparition dans Pacific Rim. Loin de se cantonner aux dramas et aux films pour adolescents, elle a diversifié ses activités jusqu’à embrasser une carrière de chanteuse et de doubleuse, démontrant ainsi toute l’étendue de ses talents. Cette polyvalence lui permet aujourd’hui d’incarner une multitude de personnages, et notamment celui d’une jeune autiste surdouée dans ce drama qui s’annonce exceptionnel.

Ce qui le rend exceptionnel, c’est évidemment sa prestation. Et je n’ai pas peur des mots : pour avoir côtoyé, dans mon métier, un certain nombre d’enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme, je peux affirmer que l’interprétation de Mana Ashida est l’une des meilleures que j’aie pu voir au cours de mes longues années de visionnage cinématographiques.

Si Dustin Hoffman a ouvert la voie avec Rain Man, je n’ai pas peur de dire que Mana Ashida le dépasse. Du moins, son jeu dans ce premier épisode d’anthologie est remarquable. D’autant plus que, de manière assez surprenante, le cabinet d’avocats, tout comme les membres de la cour, se montre extrêmement bienveillant à son égard.

C’est peut-être là que réside la faiblesse de la série. Il faudra voir ce qu’il en est sur la durée, mais Minami-chan ne semble pas vivre dans le même monde que nous. Pas au sens figuré, mais bien au sens propre.

Le romantisme apparaît dès les premières minutes, même si elle ne semble pas s’en rendre compte. La bienveillance est également omniprésente, et cela de la part de presque tous ses collègues. Il existe bien une rivalité sous-jacente avec une ancienne camarade de stage, mais, dans ce Japon un peu fuwa fuwa, tout doux, presque cotonneux, je doute qu’elle puisse s’installer durablement pendant de nombreux épisodes. Même l’avocat de la partie adverse semble bienveillant lors du premier procès, sans parler du juge, qui prend véritablement des airs de grand-père s’adressant à sa petite-fille préférée lorsqu’il échange avec elle.

Le monde de la justice, au Japon comme aux États-Unis, est pourtant loin d’être un univers de Bisounours. C’est un monde de requins, où les intérêts financiers, les rapports de force et l’individualisme peuvent dicter les règles. Or, cette réalité semble absente de ce premier épisode.

Mais notre Minami n’est pas un vulgaire poisson d’eau douce. Elle serait plutôt l’un des plus nobles animaux de l’océan : la baleine.

Cet animal emblématique du Japon résonne étrangement à chacune de ses apparitions. Non pas pour son caractère onirique, magnifié par des effets spéciaux qui, en 2026, n’ont plus rien d’exceptionnel. Non, c’est plutôt la symbolique qui m’interpelle : celle d’un animal que l’on admire, que l’on cherche à préserver, et qui incarne une certaine forme de sagesse écologique. Un être pacifique et imposant, pourtant menacé par les activités humaines, notamment par la chasse à la baleine que le Japon continue de pratiquer malgré l’opposition internationale à cette activité.

C’est tout le paradoxe de cette série. Cocoonée par les personnes qui l’entourent, Minami-chan incarne la sagesse et le bon droit, c’est le cas de le dire, face à un monde régi par l’argent et l’individualisme.

Peu de sociétés illustrent aussi bien que le Japon ce paradoxe d’un collectif fort, dans lequel la conformité aux normes sociales peut laisser peu de place à l’individu. La différence est souvent difficile à accepter lorsqu’elle bouscule les codes établis. Et s’intégrer dans le monde du travail et dans la vie quotidienne lorsqu’on est autiste peut constituer un véritable parcours du combattant, dans une société où tout semble codifié, jusqu’à la manière de faire ses courses.

Mais c’est précisément là que la série trouve sa force. Derrière l’humour qui s’en dégage et malgré un certain réalisme, elle nous propose un univers où la différence n’est pas systématiquement sanctionnée, où l’on prend le temps d’écouter et où la bienveillance semble encore possible.

Alors, certes, les bons sentiments sont parfois un peu trop présents dans ce cabinet d’avocats. Il faudra voir si cette douceur résiste aux épreuves des prochains épisodes ou si elle finit par rendre le récit trop confortable. Mais, si l’on accepte cette part d’idéalisme, on peut affirmer sans complexe qu’Extraordinary Attorney Minamida Minami est, à mes yeux, l’une des œuvres les plus intéressantes sur l’autisme que l’on puisse découvrir en 2026.

La romance sera certainement au cœur des intrigues à venir. Et c’est aussi un point important à aborder : celui du droit des personnes en situation de handicap à aimer, à être aimées et à aspirer à la même vie que tout le monde.

Car derrière l’avocate hors norme, il y a avant tout une personne qui cherche sa place dans un monde qui n’a pas été pensé pour elle. Et si, pour une fois, ce monde acceptait de faire un pas vers elle plutôt que de lui demander constamment de s’adapter ?

C’est peut-être là que réside la plus belle promesse de ce drama.

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Ongoing 4/8
Mairunovich
0 people found this review helpful
Mar 20, 2021
4 of 8 episodes seen
Ongoing 0
Overall 6.0
Story 5.0
Acting/Cast 7.0
Music 6.5
Rewatch Value 4.0

Beauté intérieure

Je suis surpris qu'à 23 ans Sakurai Hinako accepte encore de jouer le rôle d'une élève de 16 ans écervelée dans un school drama bourré de clichés. N'étant clairement pas la cible visée par cette histoire, certaines subtilités doivent m'échapper, mais on est loin de la double personnalité assez bien jouée de Janus no Kagami. Si en manga Mairu no Vich doit certainement être très drôle, bien écrit et dessiné (désolé, pas lu), l'adaptation en drama pourrait gagner en finesse. Les effets spéciaux pour faire scintiller les personnages passent au début et on peut même trouver ça original, mais les personnages sont surjoués au point que chaque situation révèle sa chute bien trop vite. Cela casse tout effet de surprise, nous poussant ainsi à l'ennui, alors que l'on devrait éclater de rire. Peut-être d'avoir attendu 10 ans avant d'adapter le manga de Sato Zakuri était bien trop long. Tellement de school dramas et de comédies romantiques sont depuis passés par là. Et je ne voudrais même pas compter ceux où le prince du lycée finit avec une fille banale, qu'il ou qu'elle ignore au début. De toute façon depuis Itazura na Kiss, aucune histoire de ce type ne pourra trouver grâce à mes yeux, alors... La perfection ne pouvant être dépassée.

Alors, il faudra chercher ailleurs son bonheur. Dans l'humour potache, mais qui me touche que très rarement. Là on sent qu'on est vieux, mais les très jeunes adoreront. Dans le jeu des acteurs qui essayent de se rapprocher au maximum de l'univers shojo et school life (américain?). Dans les beaux gosses pour ses demoiselles ou messieurs, parfois sportif, parfois... maquilleur pro et lycéen(???). Et pour moi dans le jeu si particulier de Sakurai Hinako qui fait vite oublier son véritable âge pour habiter totalement son personnage. C'est même à se demander si elle a vraiment 16 ans dans la série, tant elle arrive à jouer parfaitement l'immaturité et le manque de confiance en elle. Je lui en donne à peine 12. Cela dit sa voix roque passe mal. Surtout lorsqu'elle se met à soliloquer, sa spécialité dans beaucoup de dramas.

Diffusée à l'heure du repas de midi, la cible de la série est claire, les ados et un peu la famille. Mais la série affiche tellement de stéréotypes sur la vacuité de la jeunesse, qu'elle joue complètement contre son camp, en cantonnant les lycéens japonais à des coquilles vides obsédés par les apparences. Et ne parlons pas de l'image de la femme, laissant le choix entre admiratrice et comme le titre l'indique si finement ... garce, avec comme seul atout dans la vie, son physique. Les clichées s'étendent même maladroitement vers la communauté gay, en l'image d'un frère que malheureusement beaucoup de japonais (et autres) imaginent comme le représentant du genre. Mais peut être que je me trompe.

Finalement, cette série sera un succès, car s'il y a bien une période de la vie qui unis le monde entier, c'est l'adolescence. Des séries comme Sauvé par le gong, il y en a eu des milliers et il y en aura encore. Et je préfère voir celles-ci comme un exutoire pour la jeunesse. Mais certainement pas un miroir de la société (japonaise), mais je sais que personne n'est dupe ici. Alors retirons ce maquillage qui masque si maladroitement les vrais sentiments de notre jeunesse.

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Ongoing 1/12
Rebirth of Reiko: A Mother's Revenge
0 people found this review helpful
Oct 22, 2025
1 of 12 episodes seen
Ongoing 0
Overall 7.5
Story 5.5
Acting/Cast 7.5
Music 10
Rewatch Value 6.5

Et on réplique encore et encore

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais là, ça commence à sentir le réchauffé. Après Replica, je ne pensais pas me retrouver aussi vite face à un drama de vengeance « aux deux visages ». Même principe de chirurgie esthétique, même bannissement de tout sens moral et bien sûr de bon sens. Avec en prime un scénario et des scénettes dignes des pires sitcoms françaises. Alors, faut-il vraiment s’infliger le premier épisode de Musume no Inochi wo Ubatta Yatsu wo Korosu no wa Tsumi desu ka ? pour se faire un avis, ou cette chronique vous évitera-t-elle un ennui profond ?

Eh bien, pas sûr qu’on s’ennuie réellement, mais ce sera aux dépens des intentions premières, de vouloir créer un drama psychologique tinté de thriller. Car si Replica faisait déjà rire par son absence totale de réalisme, cette fois, on atteint des sommets stratosphériques de what the fuck. Une quinquagénaire, incarnée par la grand-mère idéale Mizuno Miki, qu’on apprécie d’ordinaire dans des seconds rôles solides, se transforme, en quelques coups de bistouri et surtout en quelques jours, en une jeune femme à la plastique irréprochable, jouée par (qui peut dire le contraire) la magnifique Saitō Kyōko.

Ce non-sens n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le drama file, dès le premier épisode, vers la catastrophe télévisuelle, sans jamais dévier de sa trajectoire. Une chute du plus mauvais goût, comparée à un gâteau tombé au sol, avec des méchantes petites filles riches, dignes des belles-filles de Cendrillon, et un esthétisme rappelant La vengeance aux deux visages.
Après Ayashi Partner, je m’attendais à mieux de notre ancienne membre des Keyakizaka46. Mais on reste ici dans le drama contractuel, alimentaire et surtout dénué de toute valeur artistique.

Un produit calibré pour une consommation « fast-food », répondant à nos instincts les plus bas. La vengeance face aux gents trop riches, trop beau, trop jeunes. Il ne laissera sans doute aucune trace dans l’histoire des œuvres japonaises, mais pourra peut-être servir d’exemple dans les écoles de médias. Non pas pour apprendre à créer une œuvre durable, mais pour comprendre comment vendre comme du neuf, la centième fois, le même produit. Une note positive quand même, c'est évidement la bande son qui a le bon gout d'utiliser Rokudenashi et YukaDD. Deux artistes que j'adore, mais qui n'ont pas encore eu leur anisong killer, pour être reconnus en occident. Nul doute que ça viendra, bien plus vite que la notoriété de ce drama.

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