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  • Join Date: September 29, 2019
  • Awards Received: Flower Award1
Completed
Legend of Zang Hai
2 people found this review helpful
Aug 9, 2025
40 of 40 episodes seen
Completed 0
Overall 10
Story 9.5
Acting/Cast 9.5
Music 9.0
Rewatch Value 8.0

Le mythe de Monte Cristo à la sauce chinoise !

Ce que j'en ai pensé : Je peux dire qu’il faut vraiment tenir jusqu’au dernier épisode pour avoir la réponse à cette question, car à chaque réponse une nouvelle interrogation surgit ! Les 40 épisodes s’enchaînent parfaitement, créant une véritable addiction, tant l’histoire est riche en rebondissements, coups de théâtre et fausses pistes !
Nous avons là la version chinoise du mythe de Monte-Cristo : la vengeance est-elle vraiment la solution ? Comme le Français, le Chinois s’interrogera aussi à un moment sur la justice de sa cause et l’implication d’innocents sacrifiés ! Cette direction nous mène jusqu’à quelques épisodes de la fin, moment où, la vengeance plus ou moins accomplie, se posent d’autres choix à Zang Hai ! La fin, excellente, m’a de nouveau renvoyée celle de notre héros national ! Je me demande si le scénariste chinois n’avait pas lu le père Dumas ! Mais même si le thème de la vengeance familiale nous rappelle forcément quelque chose, « la légende de Zhang Hai » est très profondément chinoise, par l’utilisation en toile de fond de nombreux aspects de la culture traditionnelle : l’astronomie dans la vie quotidienne, la géomancie, le feng shui, les théâtres d’ombres, qui donnent au drama un aspect de réalité historique assez marqué et très intéressant. Cependant nous sommes dans l’univers de la légende, et cet aspect historique est contre-balancé par l’histoire du sceau Guixi, manifestement objet de magie noire ! Mais si l’ombre de cette magie plane sur tout le drama, elle ne se matérialise que par très peu d’effets spéciaux, de même que les combats martiaux qui restent réellement secondaires : le héros ne les a pas appris, ne les pratique pas, même si, heureusement pour lui, quelques personnes de son entourage les ont acquis, eux ! La réalisation a privilégié la méthode « à l’ancienne » où il est inutile de provoquer l’émotion par un déluge de technologie et de câbles, car le talent les remplace aisément, et souvenez-vous de ça quand vous en serez à l’épisode 38 ! Le cœur brisé par du papier…et de l’eau…
Non la grande force de ce drama c’est une intrigue à suspense maîtrisée de bout en bout d’une façon remarquable, et l’écriture de quelques personnages vraiment très étudiés, à commencer par Zang Hai lui même, et je m’incline devant l’immense talent de Xiao Zhan qui, en plus de porter la robe de chambre avec une classe et une grâce incroyables, donne au personnage une profondeur, une force, une sincérité fascinantes ! Bon j’en suis fan depuis « the untamed », mais j’ai pourtant laissé tomber  « the longest promise » parce que même lui ne sauvera pas un scénario pauvre et faible !
Tous les autres personnages sont soignés, même les seconds rôles, chacun a ses facettes, ses doutes, même les pires ne sont pas monolithiques et manichéens. Le pire pense agir pour le bien des peuples et sa soif de pouvoir tente de se justifier par le souci de l’Empire ! Il est même un père affectueux !
Et la romance, demandez-vous ? Il n’y en a pas, mais de l’amour, oui, profond, qui se construit peu à peu sans violons…

Je pense que vous avez compris que j’ai adoré ce drama, que 40 épisodes c’est trop peu, que j’en veux encore, que je suis en manque et que je ne vais pas tarder à le revoir ! Maintenant que je sais tout je remarquerai des détails nouveaux !! Ne le ratez pas, je le mets juste après « nirvana in fire » mais tout près tout près !

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Completed
Bossam: Steal the Fate
2 people found this review helpful
Jan 8, 2022
20 of 20 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 7.5
Rewatch Value 4.0

Pourquoi une veuve de Joseon n'a-t-elle pas le droit de se remarier ?

Je l’ai beaucoup apprécié, même si ce n’est pas le drama qui vous tient debout jusqu’à 4 heures du matin, mais cependant le scénario solide, les rebondissements très bien articulés et restant vraisemblables, maintiennent l’intérêt jusqu’au bout.
On va retrouver un Roi malmené par ses ministres, surtout l’affreux Conseiller de l’Est, des familles déclassées, des héritiers nobles cachés sous des haillons, une princesse belle et bonne…. Cependant pour une fois ces personnages ont l’air vrai, dans le cadre du Joseon du 17ème siècle. Le Roi est pris dans l’engrenage de tout homme au pouvoir : ménager les puissants, essayer de penser au peuple sans se faire empoisonner par les nobles… Il n’y a pas de débordement de costumes, décors et autre tape à l’œil, mais des personnages attachants, et une intéressante vue sur la politique extérieure de Joseon !
Il y a une certaine dose d’humour assurée par Chub Bae et la dame de Cour Jo, couple drôle et improbable, ainsi que par la présence de l’enfant, et les dialogues sont très bons.
Pour peu qu’on s’intéresse à l’histoire coréenne, elle est ici bien présente, le roi Gwanghae a bien existé, les évènement sont relativement proches de la réalité historique sans que ce soit pour autant la grande fresque façon « Empress Ki » ou « 6 flying dragons » Le Roi voudrait sortir de l’influence de la Chine pour s’allier aux Mandchous (historique) mais il ne le pourra pas, ce qui entraînera la Corée pour longtemps dans cette voie sans issue de l’alliance chinoise.
Si vous avez vu « Live up your name » qui se passe pendant l’invasion japonaise (guerre d’Imjin) ce drama se passe quelques années plus tard…
Mais même si vous n’en avez rien à faire de l’histoire de Joseon, le drama en lui-même est très intéressant, les situations bien écrites. La relation de Ba Wu et de la princesse colle parfaitement à ce qu’elle aurait pu être réellement à cette époque-là : sincère, forte, pudique, respectueuse de la coutume, mais sachant passer au delà…
Ce drama est un sageuk à part, qui préfère les personnages, leur histoire et leur psychologie aux combats, aux riches costumes et décors somptueux, bien que tout à fait enraciné dans l’Histoire et l’époque.
Pour finir, je le conseille vivement !

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Completed
Learning to Love
1 people found this review helpful
Oct 11, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 8.0
Acting/Cast 9.0
Music 5.5
Rewatch Value 7.5

Apprendre à écrire c'est appredre à vivre et à aimer...

Je l’ai beaucoup aimé !! Si la situation est convenue, elle est très intelligemment traitée, soutenue par des dialogues bien écrits et des personnages à la psychologie tout-à-fait crédible. Jamais ils ne tombent dans la caricature, même si parfois c’est sur le fil du rasoir pour le père, ou la « cliente » addict de son hôte. Les situations de la culture japonaise sont mises en place clairement (mariage imposé, autorité patriarcale, différences de classes sociales infranchissables, système scolaire écrasant et le fameux club d'hôtes… ) J’ai vraiment cru à un moment que ça allait mal finir…  

Le drama est porté par l’interprétation brillante des deux principaux acteurs. Kimura Fumino est d’une justesse parfaite, illustration de l’infirmité mentale que l’éducation à la japonais (ou à la coréenne, d’ailleurs !) peut infliger ! Ce que j’ai aimé, c’est la délicatesse avec laquelle le scénariste a écrit son « réveil » et sa prise de conscience  de son besoin de liberté. L’autre personnage fascinant, c’est Kaoru, interprété magistralement par Raul ( Murakami Maito). D’après ce que j’ai lu ici et là, il est dans son naturel, car plus qu’acteur, je crois que c’est un showman, un animateur d’émission et de spectacles. Il a une façon superbe de jouer de son physique (1,92 m du genre filiforme) avec grâce et fantaisie, et j’ai mieux compris d’où venait son visage particulier : moitié japonais, moitié vénézuélien, il doit y avoir une goutte de sang indien Arawak !! Il peut-être très touchant, ou très manipulateur, deux facettes d’un homme resté enfant dyslexique incompris et méprisé, caché derrière le masque souriant du séducteur professionnel ! C’est elle qui, la première, ressentira une attraction amoureuse, sans doute parce qu’elle est plus âgée, mais lui ira de la fausse relation professionnelle à une tentation d’amour filial,  mais comme elle le traite dans un rapport d’égalité  en adulte responsable, ses sentiments vont évoluer vers un amour plus mûr.
Je pense que ce drama sort maintenant à cause de la nouvelle loi sur le divertissement que le Japon a émise en juin dernier, interdisant la « manipulation émotionnelle » des femmes, et les « techniques de séduction » en clair le mensonge et la tromperie ! Il faut être au Japon pour légiférer là-dessus et que ce soit nécessaire !!  Bon courage aux flics pour distribuer les contraventions à ceux qui ne respecteront pas la loi !! C’est fort bien explicité dans le drama, d’ailleurs, qui se passe au moment de la promulgation de la loi.

Les personnages secondaires sont très bien, avec cependant un bémol : ils changent (en mieux) un peu trop vite et facilement, ce qui donne à la fin un aspect rapide un peu bâclé, genre « fin obligée »mais bon, ça passe quand même bien !!

J’aime aussi que la relation du couple principal, si elle est devenue claire et bien installée, ne donne pas de concrétisation lourde façon « engagement pour la vie et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »  Il leur reste encore bien des problèmes à résoudre, mais l’avenir est lumineux et positif…pour le moment ! 
Dans l’ensemble j’ai passé un très bon moment, et j’aimerais bien découvrir Raul dans un tout autre genre de personnage, voir de quoi il est vraiment capable !! 

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Completed
Everlasting Longing
1 people found this review helpful
Jun 9, 2025
30 of 30 episodes seen
Completed 0
Overall 7.0
Story 6.0
Acting/Cast 8.0
Music 5.0
Rewatch Value 8.0

De superbes personnages et une belle histoire...oubliezles invraisemblances !

Amoureux de la vraisemblance, de la logique et de la cohérence passez votre chemin !! J’ai rarement vu un scénariste ignorer aussi superbement un minimum de réalisme dans les enchaînements, et je ne parle même pas de l’inévitable falaise(gigantesque, en plus !La prochaine c’est sur la Lune !) ou de la garde-robe spectaculaire que des gens supposés en fuite, en cavale incognito, arborent à chaque changement de plan ! (la sublime robe de chambre ivoire à broderies bleues de Xuan Lie lors d’une de leurs retrouvailles !)
Cependant, j’ai énormément aimé ce drama qui m’a accrochée comme peu y arrivent depuis un moment !! Pourtant le schéma de départ est hyper classique : la femme qui se déguise en homme puis rencontre son ennemi/opposé et ils tombent amoureux… Alors comment se fait-il que j’y ai adhéré avec, certes, les yeux grands ouverts sur les défauts, mais le cœur battant fort pour l’histoire ?
Eh bien, c’est pour les personnages, les dialogues et les sentiments ! Le scénariste (la ??)s’est assis sur le côté narratif mais par contre il a soigné la psychologie des personnages et a mis suffisamment de rebondissements pour que la mayonnaise prenne parfaitement.
Les personnages présentent une belle variété de sentiments, partagés entre devoir, amour, ambition, capables d’aimer profondément mais aussi de ne pas perdre de vue la loyauté au Chef, au pays, à la famille d’où des choix cornéliens ! Les dialogues sont vivants, réalistes et les disputes entre les amoureux ont un fort parfum de vécu ! On a des rois cruels mais en même temps ils ont charge d’âmes et comme le dira l’un d’eux « je ne peux pas me perdre dans mes sentiments » ! On a des cousins traîtres mais à la fois si ridicules qu’ils font rire, on a un clan ennemi haïssable mais on a quand même pitié pour la fin affreuse du fils du chef !Les deux personnages qui m’ont le plus intéressées sont les « amis/frères » des héros, capables à la fois d’un dévouement total mais aussi de choix surprenants et limites et qu’on ne peut s’empêcher d’aimer et d’admirer ! Cette ambivalence se retrouve dans la relation amoureuse entre Qi Luo et Xuan Lie dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est complexe, difficile et ponctuée de moments très durs ! Et pardessus tout les acteurs sont vraiment excellents !!! Angelababy (mon Dieu, ce pseudo !!) rend parfaitement présente et réelle cette femme ambitieuse, douée, qui doit affronter les normes patriarcales, mener de front son amour, et sa loyauté pour son pays. Song Wei Long campe un Seigneur Loup plus que crédible, et en plus de sa beauté indéniable il dégage une belle présence, ce qui n’est pas toujours le cas(je ne nommerai personne ! ) Les seconds rôles sont tout à fait à la hauteur, avec un coup de cœur pour Ren Hao dans le rôle difficile de Qi Min ou Bai Bing Ke, la princesse capricieuse…
La fin est parfaite parce qu’il y a suffisamment de moments d’émotions, et et même de peine pour que la fin heureuse ne soit pas pas un happy end banal !
Au total, j’ai oublié très vite (sauf pour en rigoler !) les invraisemblances et je me suis laissée prendre avec grand plaisir à cette superbe histoire d’amour, d’ambition et d’amitié. Faites-en autant !

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Completed
Connection
1 people found this review helpful
Apr 21, 2025
14 of 14 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.5
Music 6.5
Rewatch Value 8.0

où l' amitié est dévoyée par l'argent, la soif de pouvoir et la mocheté de la nature humaine

Alors j’ai adoré !!!
Il y avait longtemps que je n’avais pas accroché à un drama comme à celui-là !
Pas de « ventre mou », un scénario tenu d’un bout à l’autre de l’histoire, on est suspendu jusqu’à la toute fin !
Les acteurs sont absolument bluffants, dans des rôles pas faciles, demandant des nuances et navigant entre le noir, le blanc, et tous les gris ! 
L’histoire nous fait faire de nombreux retours en arrière au temps du lycée, car c’est là que tout s’est construit !
Ce qui rend ce drama remarquable c’est la grande intelligence du scénario, qui, partant d’une banale amitié adolescente, réussit à construire une relation toxique de liens d’inter-dépendance entre des gens qui sont quasiment prisonniers de l’obéissance jurée sur les bancs de l’école.
En filigrane on ressent le pouvoir de l’argent, du statut social, de la séniorité, dont on sait bien que ce sont les moteurs essentiels de la société coréenne. La mort de l’un d’eux sera le gravier dans les rouages qui amènera au démantèlement d’un trafic de drogue et à l’effondrement d’une grande société. L’amitié qui semble être le thème central est montrée là comme un moyen de manipulation, de contrainte, qui les conduira à des actes extrêmes.
Alors, bien sûr c’est un drama noir, très noir, même, mais cependant, même si les « gentils » ne le sont pas vraiment, ayant leurs propres failles et faiblesses, tout le monde, même ceertains "méchants",  n’a pas perdu son humanité, même si parfois elle semble bien lointaine !
Malgré la noirceur, la fin n’est pas sombre, et s’ouvre sur une espérance : les liens(les « connections ») qui ont survécu à la tempête seront, eux, le socle d’une véritable amitié. 
Finissons en parlant des acteurs, vraiment excellents ! Ji Sung en tête, spécialiste des rôles border-line, parfaitement maître du personnage de ce flic luttant contre une addiction, infligée pour le faire quitter l’enquête, Kwon Yool, le procureur qui ne vit que pour faire oublier qu’il est fils de paysan, Kim Yung Nam, pourri malgré lui par la richesse et le pouvoir de son père, Jeon Mi Do, la journaliste qui lutte pour récupérer la garde de sa fille avec des moyens pas toujours éthiques… Et tous les autres sont à la hauteur, maintenant ce drama de bout en bout dans un climat étouffant et pourtant palpitant. Je trouve l'œuvre à la hauteur du cinéma coréen que nous connaissons, et que nous admirons, comme Parasite, ou The Housemaid, et je le recommande fortement ! 
Ah ! J’oubliais !! 2 énormes « plus » : pas l’ombre d’une romance et pas de chanson !! 

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Completed
Be Nice to People
1 people found this review helpful
Mar 25, 2025
11 of 11 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 7.5
Acting/Cast 7.5
Music 5.0
Rewatch Value 8.0

Idéal pour retrouver le sourire et sa foi en l'humain !

Ah !J’ai vraiment beaucoup aimé !! Merci Netflix d’avoir fait les fonds de tiroir et les soldes des dramas japonais pour nous livrer ce genre de vieux (2002) truc bien barré, où ça crie, ça se bat, ça se dispute, mais où par moment le calme arrive, et le cœur parle… Ce Zen, marqué dans son enfance par son séjour en orphelinat, se prend d’affection pour le gamin Akira, et tout le quartier va suivre… Les trois copains ont sans doute des notions éducatives bizarres, mais cet hiver passé avec eux marquera Akira à jamais car il y a appris l’essentiel : l’amitié, la loyauté, la confiance ! Alors, parfois, c’est un peu « too much » mais il y a de l’humour, et si on frôle le mélo, on n’y tombe pas vraiment, car la fin est très bien faite (même si un poil un peu longue !) Il y a l’émotion, mais il y a la réalité, et ces quelques mois passés chez Zen resteront une parenthèse dans la vie d’Akira, qui va reprendre son cours… C’est le drama Feel-good type, mais pas bête du tout ! Les personnages sont hauts en couleurs mais toujours vraisemblables ! C’est ce genre de drama qui m’a fait tomber tête la première dans le Dramaland, et je ne le regrette pas !

Bien sûr, je recommande ! C’est court (11 épisodes de 45/50 mn) mais tout y est, on ne perd pas une seconde !

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Completed
My Unfamiliar Family
1 people found this review helpful
Aug 9, 2023
16 of 16 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.5
Acting/Cast 8.0
Music 6.5
Rewatch Value 7.0

la famille est le terreau des bonnes histoires...

ce que j'en ai pensé ?
Beaucoup de bien ! J’ai vraiment apprécié qu’on échappe au défaut de ce genre de drama familial : le côté bisounours, où même si on se querelle un peu il y a une belle chaleur familiale ! Pas ici ! Le réalisme du délitement de cette famille, sans tomber dans le mélo larmoyant ou l’excès de violence (violence conjugale, viol ou inceste…) est quand même assez amer tout en restant dans le banal du quotidien. L’accident du père va amener la rupture des couches de non-dits et de secrets, et les personnages se libèreront par à peu de ce carcan qu’ils ont eux mêmes créés. Car on le sait, si les personnages de drama apprenaient à communiquer entre eux, tout s’arrangerait…mais y aurait pas de drama !
Le talent du scénariste réside en sa capacité à créer ce climat de non-communication en le rendant crédible par la personnalité des personnages. Ici, au vu des origines des parents et des circonstances de leur mariage, il n’est pas étonnant que leurs deux vies se soient peu à peu réduites à des chemins parallèles sans croisement !
Parallèlement aux parents, il y a le couple de la fille aînée, très intéressant, car il aborde le sujet de l’homosexualité d’une façon bien plus ouverte et réaliste, que je vois pour la première fois dans un drama. Il y a aussi la seconde fille, ses hésitations amoureuses, son amitié avec Chan Hyeok, (quine voudrait l’avoir comme ami ?)Le sujet de l’enfant illégitime est aussi abordé, avec les injustices et la dureté que les traditions imposent. Il y a aussi le dernier garçon, peinant à sortir de l’adolescence, apprenant à ses dépens à ne pas faire confiance aveuglément et que la famille, finalement, ce n’est pas si mal pour panser les blessures !
J’ai suivi avec un intérêt croissant l’évolution, une sorte de réveil, de tous ces gens, chacun à leur manière, pas forcément toujours sympathique, parfois dure et d’une froideur cruelle, et si la fin est juste et belle, elle n’est ni mièvre, ni cucul.
Un mot des acteurs : excellents, particulièrement le père, Jun Jin Young, qui donne une vraie crédibilité à un personnage difficile, rugueux, mais profondément humain. La mère, Won Mi Kyung, incarne avec justesse une femme qui a bâti une cuirasse, mais qui au fond ne demande qu’à la laisser se fendre.
Les trois enfants, le mari de la fille aînée, et les autres sont parfaits également ! Une mention particulière à Kim Ji Suk, excellentissime dans son personnage, sincère, drôle, fort, lucide, fidèle… Comme dit plus haut, l’ami parfait ! Et plus si affinité ! Je l’avais remarqué dans Chuno, et aussi dans Rebel, où il avait su donner à un roi légèrement timbré une vérité frappante.

Je ne dirai rien de la musique : je ne l’ai pas remarquée, donc elle doit être très bien, et je ne me souviens pas de chansons autres que celles nécessaires à l’histoire !

Au final, c’est un drama que je recommande fortement, sauf si vous ne recherchez que la romance sucrée !

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Completed
The Days
1 people found this review helpful
Aug 9, 2023
8 of 8 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.0
Music 5.5
Rewatch Value 5.5

Parce que nous dansons tous sur un volcan...

J’avais vu un documentaire très intéressant sur ce même thème et j’ai retrouvé dans le drama certains évènements décrits, les histoires de vannes à ouvrir (ou fermer ! ) à la main entre autres. Car la volonté est nettement de coller au mieux à l’aspect documentaire, tout en utilisant la réalisation comme outil pour dramatiser l’histoire. L’impuissance des hommes face à une situation totalement imprévue et terrifiante est aveuglante ainsi que l’incapacité totale des « experts » à apporter une quelconque réponse concrète aux questions du premier ministre… La façon dont chacun se défile devant la responsabilité serait presque comique si elle n’était pas si tragique !
La phrase du Directeur « demander à des ingénieurs du nucléaire de réparer une pompe… » montre clairement que toutes les technologies sont battues par l’eau, les décombres qui barrent les routes, et on en arrive au moment où de nouveau seules l’imagination, la créativité du cerveau humain va tenter d’inventer des moyens de surmonter les obstacles. Chaque idée de solution se heurte à une nouvelle impossibilité, la radioactivité monte, le risque de fusion augmente… Le directeur doit agir, et la hiérarchie est un frein puissant car chacun refile la patate chaude de la responsabilité au voisin… Les politiques à TOEPCO, celle-ci aux équipes sur le terrain…
J’ai été captivée par ce drama surtout par le réalisme et parce que c’est « basé sur des faits réels » , ce qu’on a constamment à l’esprit ! L’interprétation est parfaite avec en tête YAKUSHO Kôji, suivi d’une troupe de vieux routiers des écrans japonais, avec tous des filmographies longues comme le bras ! On sent l’expérience, et aussi la volonté de s’investir, d’y mettre tout son cœur !
Je reconnais qu’il y a une certaine lenteur dans la réalisation, avec des pauses sur des plans fixes qui insistent sur la pesante angoisse qui n’a pas lâché tous ces hommes pendant ces quelques jours terribles, et sur les choix impossibles à faire : qui reste ?  ! Mais il n'y a pas une minute de dramatisation inutile, de pathos, pas de trémolos dans le discours habituel à ces situations : "ce fut un honneur..." , on colle à la réalité, et au fait qu'il n'y a pas de héros, mais des hommes qui doivent vaincre leurs peurs...J’ai beaucoup aimé ce drama, comment ne pas être passionnée par l’évolution d’une situation qui pouvait détruire un pays, et changer l’équilibre du monde ? Il est facile ensuite de jurer ses grands dieux « plus de nucléaires ! » mais alors renoncerons-nous si facilement à toute l’énergie nécessaire à notre simple vie quotidienne ?
Bref, regardez ce drama pour voir une très bonne série et pour ne pas oublier que, comme le Japon, nous dansons sur un volcan !

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Completed
The Untamed
1 people found this review helpful
Aug 9, 2023
50 of 50 episodes seen
Completed 0
Overall 8.5
Story 7.5
Acting/Cast 9.0
Music 9.0
Rewatch Value 8.5

L'indompté, histoire de la gloire et de la charge d'un tel surnom.

Comment résumer une histoire aussi foisonnante ? Alors il y a deux héros, Wei Xiang et Lan Zhan, il y a les clans, avec leurs chefs et leurs disciples, il y a les passions humaines (ambition, avidité, orgueil, frustration, mais aussi fidélité, amitié, honneur, générosité) et tout cela dans un univers de magie, parfois de sorcellerie… Lan Zhan appartient au clan Lan, celui du Creux des Nuages, et Wei Xian au clan Jiang, celui de la Jetée du Lotus… Il y a le clan Jin, et le clan Nie, et d’autres, et surtout le clan Wen dont le chef Wen Ruowan veut les réunir tous pour tous les dominer (ça éveille un souvenir ? c’est que le fond de l’histoire en revient toujours à la lutte fondamentale du Bien et du Mal… ) Mais quel est le bien ? Où est le mal ? Pourquoi défendre des personnes innocentes menacées(c’est le Bien) pourrait entraîner une catastrophe pour le clan de celui qui s’y aventure et la mort d’autres innocents(et voilà le Mal) ? Une société ne peut-elle fonctionner que si personne ne sort des clous ? (je rappelle que le drama est chinois, curieux, non ?) Celui qui voudra vivre selon ses propres choix devra-t-il mourir, et revenir pour souffrir encore du même ostracisme ? (Oui, dans cet univers magique, on peut mourir et revenir, et c’est quand même bien pratique ! ) Et pire que tout, devra-t-il assumer que c’est parce qu’il est l’Indompté que la mort et la guerre le suivent ? L’individualité doit-elle forcément détruire le bien de la communauté ? (là on pourrait être au Japon ! ) Celui par qui le scandale arrive… Le scandale, c’est de choisir de sauver un ami au détriment du clan, de reconnaître une dette et la respecter même envers une personne du clan ennemi, en gros c’est de troubler les eaux calmes de l’ordre établi ! Cet homme-là, s’il a la chance de ne pas être lynché, finira seul sur sa route, en compagnie de son âne… Seul ? Non, je je ne veux pas le croire, car peut-être… Mais ceci est une autre histoire !
Tout ce discours sur l’indompté solitaire, c’est bien sûr centré sur Wei Xian, magnifiquement incarné par Xiao Zhan, qui donne à la fois la gaîté, l’espièglerie, ou la gravité, l’intelligence et l’émotion à un personnage complexe et remarquablement bien écrit.
Mais à tout Yin(toujours en noir), il faut un Yang(toujours en blanc, et jamais une salissure, ça c’est beau !! ), et là arrive Lan Zhan, Impassible la plupart du temps (il doit sourire trois fois)mais son regard sait en dire beaucoup. Wang Yi Bo l’incarne parfaitement, et même s’il n’a pas dû se torturer à apprendre son texte, sa rare parole est toujours très signifiante, la voix du doubleur parfaite dans son registre grave (et ce que je regrette que ce ne soient pas les leurs, de voix !) Sa présence auprès de Wei Xiang est un écho parfait et les parties où ils sont ensemble sont certainement les plus belles, non, plutôt les plus émouvantes, car, bien sûr, le sentiment jamais formulé mais constamment ressenti entre ces deux-là est l’armature étincelante de cette histoire improbable de sorts, malédictions, Essence d’Or et autres vertus spirituelles cultivées. Oui, ils peuvent voler sur leurs épées ou faire sortir un fouet de lumière d’un bracelet, mais ce qui tient tout ça debout, c’est le chagrin d’un fils renié par son père qui l’entraînera dans les chemins les plus sombres, c’est la douleur d’un enfant élevé sans sa mère, c’est la peine d’un frère que son aîné rejette parce qu’il ne le comprend pas ! Dans cette histoire, on peut voir que parfois une trop grande générosité peut-être insupportable à celui qui en a bénéficié (magnifique scène ente Wei Xiang et Jing Cheng)ou comment la volonté de comprendre même le pire peut-être manipulée et bafouée quand l’âme a été détruite par l’injustice(l’échange entre Lan Xichen et Jin GuangHyao).
Devrait-on parler de chef d’œuvre ? Non ! Il est clair que le souci de la ligne temporelle narrative n’a pas beaucoup gêné les scénaristes ! J’avoue qu’au niveau de l’épisode 25 j’ai revu le 1 et le 2 parce que j’avais oublié des évènements et des personnages…Mais peut-être que de jeunes mémoires… ^_^ Parfois ça traîne un peu puis on tombe dans une ellipse abyssale et pourtant l’ensemble est trop long… je me souviens d’une scène où un personnage disparu revient, le héros lui dit « reste là, attends-moi je reviens… » puis est pris par d’autres occupations et on ne saura jamais comment l’autre est sorti de ses chaînes… Mais à d’autres moment, au détour de l’intrigue, on découvre un pan de l’histoire qu’on croyait seulement oublié dans un coin, et ça donne une scène de révélation sublime d’émotion, et d’humanité à la fois simple et complexe, car il peut être très difficile de dire merci ! (Jiang Cheng et Wen Wing)
Les combats ne sont pas les meilleurs que j’aie vus, et il y a des effets spéciaux un peu… médiocres, disons pour rester gentilles ! Mais il y a l’idée superbe d’utiliser le son de la flûte, ou les accords d’une cithare aussi bien pour maîtriser des esprits mauvais que pour servir d’arme, d’où la musique superbe du drama !
Mais pour je ne sais quelle raison, ce drama dégage une atmosphère particulièrement prenante, addictive, on entre en empathie avec tous les personnages, même les méchants, car leur méchanceté n’est pas gratuite, mais due comme souvent à un grand sentiment de frustration et d’injustice. Enfin, il y a aussi un méchant rien que méchant, bien noir, mais sans lui, pas d’histoire ! ^_^
Je sais que c’est inspiré d’un roman BL, et je vois tout à fait où se place l’histoire d’amour ! C’est peut-être la retenue imposée à ce sentiment jamais clairement exprimé qui donne à ce drama cette fascinante attractivité. C’est peut-être aussi la force des passions humaines bonnes ou mauvaises, et cette belle musique qui soutient très bien les scènes épiques, ou poétiques. Il y a aussi des paysages grandioses, sublimes et des costumes d’une élégante sobriété, accentuée par les longues chevelures, donnant aux personnages une allure princière, et ajoutant aux combats des envols de jupes extrêmement esthétiques !

Bref, pour résumer, je l’ai adoré, je le recommence, là, tout de suite, et je vous le conseille fortement !!
Edit : une fois vu, je conseille l’article de Wikipedia sur le drama, très éclairant surtout sur l’usage et la déterminations des différents noms des personnages !

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The Wild Goose Lake
1 people found this review helpful
Nov 8, 2022
Completed 0
Overall 9.0
Story 5.5
Acting/Cast 9.0
Music 7.0
Rewatch Value 7.0

Aux portes de la mort, la lueur d'un désir de rédemption..

Je dois tout de suite dire que quand le film est passé dans mon cinéma (15 km quand même) je n’ai pas été tentée par un polar chinois malgré les critiques élogieuses ! Mais… Ensuite j’ai vu le drama « Nirvana in fire » dont Hu Ge est l’acteur central, et j’ai découvert qu’il l’était aussi dans « le lac…. » !!!
Et j’ai découvert un très beau film, sombre comme histoire, mais avec un usage virtuose de la lumière et des ombres ! Pour une fois, les scènes nocturnes sont quand même parfaitement lisibles, sans pour autant tricher avec des filtres façon « nuit américaine ». On baigne dans une atmosphère de quartiers de ruelles grouillant de population, ou dans des moments de rencontres solitaires nocturnes, sous la pluie, pas de paysages grandioses, mais une ambiance moite. L’histoire est banale, seule la réalisation virtuose de Diao Yi’nan et la photographie géniale de Dong Jing Song donnent une valeur d’excellence à ce film ! Les scènes sont brèves, s’enchaînent et pourtant l’angoisse du piège qui se referme, de la course contre la montre monte peu à peu jusque’au dénouement inévitable.
L’interprétation est également parfaite et l’écriture des personnages, balançant entre la loyauté, l’appât de l’argent de la récompense et la violence du désir de vengeance, leur donne une réelle existence et une une vraie épaisseur, une humanité surgissant parfois où on ne l’attendait plus. Par moment j’ai été un peu perdue, entre les flics en civils et les voyous, difficile de savoir qui était qui, mais ces moments furent brefs, et sans grande importance car les 3 ou 4 personnages principaux sont clairement définis…
Par contre une très mauvaise note à Arte pour les sous-titres, dont le timing catastrophique m’a donné du souci ! Heureusement les mots arrivaient avant le son, ce qui fait que je les avais en tête quand les acteurs en arrivaient à les dire ! Heureusement qu’il y a peu de dialogues et qu’il n’y a pas de discussions longues et philosophiques ! J’ai essayé le doublage mais 10 secondes m’ont suffi à revenir aux sous-titres décalés ! Je regrette maintenant de ne pas l’avoir vu au cinéma !

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Completed
Secret Royal Inspector & Joy
1 people found this review helpful
Feb 5, 2022
16 of 16 episodes seen
Completed 0
Overall 7.5
Story 7.0
Acting/Cast 9.0
Music 9.5
Rewatch Value 3.5

Tout les sépare mais ils s'entendent comme les deux doigts dela main...

Démarrage étincelant: la jeune femme qui exige de divorcer (il semble que la loi le permette bien que ce soir compliqué, ce qui n’était pas le cas partout en Europe ! ) et cela donne des scènes burlesques et rigolotes. Parallèlement on fait connaissance avec le héros, jeune noble, qui a été reçu premier à l’examen en échange que sa grand-mère renonce à le marier !
D’entrée de jeu nous avons deux personnages à l’opposé diamétral des héros de sageuks habituels !
Ra Yi On n’a aucune autre ambition que de cuisiner ! mais il est noble, il a eu le concours, donc il devient fonctionnaire. Le voilà balancé en inspection secrète dans une province, et avec ses deux serviteurs, avec l’intention d’en faire le moins possible et de visiter tous les restaurants ! Au passage notons la relation totalement incongrue de Ye On avec ses serviteurs dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne se gênent pas pour prendre des libertés avec leur maître ! Taquineries, rouspétances, mais dès qu’il le faut, ils deviennent des seconds efficaces et actifs.
Mais dès l’instant où Ye On entre en contact avec l’injustice, l’illégalité, son regard se fait aigu, il devient très sérieux et (tout en jurant que ce sera la seule fois) il se met au travail… Et c’est grâce à lui que Joy va enfin divorcer…
Alors il t a une foule de personnages qui s’agglutinent autour des héros : la femme qui protège les enfants esclaves Gang Sun, celle qui a des pouvoirs de chamane(vrais ou faux ??? c’est la question )Bi Ryung, un ami d’enfance de Joy, Seung Ryul avocat, sorti un peu d’on ne sait où, et pareil du côté des méchants, autour du ministre Park Eung, les visibles et ceux dans l’ombre…
Tout ce petit monde se met en place brillamment dans les 8 premiers épisodes, tout avance tambour battant : les enquêtes, les recherches, la vie personnelle des protagonistes, le tout dans un style de western souligné par une musique nettement inspirée d’Enio Moricone…
Mais les épisodes 9 et 10, malheureusement entre dans ce genre de marécage spécialité des dramas coréens, on perd de vue les enquêtes, le scénario est brouillon, on papillonne de scènes peu utiles en scènes pas utiles du tout, mais heureusement de temps en temps on parle de l’essentiel : l’enquête et les recherches de Ye On, ainsi que la découverte plus approfondie des relation de la famille du ministre Park, car quand le drame repart à partir du 11 on est encore dans le coup ! Et alors là, jusqu’à la fin, ça va être très très bien !
- Réaliste, grâce au bon sens de Joy, Ye On comprend qu’il ne faut pas perdre son temps à attaquer ce qui n’est pas attaquable mais qu’il peut quand même faire payer pas mal de pourris.
Réaliste parce que les méchants ne sont pas des caricatures mais des gens que la vie dure et injuste de Joseon a poussés vers de mauvais choix. Même le ministre, qui préfèrerait mourir que de s’excuser devant un roturier a une certaine grandeur dans la stupidité de l’orgueil de classe. Il a une phrase terrible «  Qu’ai-je fait de mal ? C’est humain de vouloir le pouvoir et de tout faire pour l’obtenir ! » Il y a pas mal de monde de notre 21e siècle qui pourraient encore aujourd’hui revendiquer cette « normalité !

- Réaliste par l’extraordinaire modernité des personnages : Joy est une femme libre, et la perspective du mariage (surtout celui de Joseon à l’époque) ne lui sourit pas et encore mieux, ça ne sourit pas plus à Ye On ! Et il y a ces trois femmes qui prennent leur destin en main, créent leurs petites affaires, gagnent leur vie et s’ils il y a des hommes dans leurs vies, c’est pour l’amour, l’amitié, l’entente, mais certainement pas pour l’argent !

- Réaliste parce qu’on côtoie les clichés, mais sans y tomber (superbe scène sur la falaise !! )

Alors bien sûr tout ça est en total contradiction avec la vraisemblance du sageuk de base, dont on sait comment on traite les femmes et où il est inimaginable qu’un homme noble renonce à son statut ! Mais justement le scénario et la réalisation nous font pénétrer d’entrée de jeu dans un univers « sageuk » de fantaisie (genre « 100 days my prince » mais encore plus décalé et éloigné de la vie de cour habituelle). Comme Ye On enquête en province on côtoie les gens du peuple, au mieux classe moyenne, artisans ou marchands, et même les « huiles » sont des gouverneurs provinciaux… On est loin de la Cour, ou le roi se promène entouré de 30 personnes minimum dans des jardins somptueux… Ici on le voit à peine. Il a son importance, oh oui, mais ce n’est qu’un pion dans l’histoire dont les vrais acteurs sont cette troupe de gens « pas comme les autres » …
Les acteurs sont tous excellents, la palme à TaeCyeon aussi excellent dans ce rôle de comédie, sachant parfaitement passer du sérieux au comique, avec une justesse de ton constante, aussi excellent donc, que dans le rôle psychopathe de Vincenzo !! Surtout qu’il continue le métier d’acteur, parce qu’on est vite trop vieux dans les boy’s band, bien que le sien tienne toujours la route ! La palme aussi à Kim Hy Yoon qui est une Joy adorable, intelligente, forte, drôle, qui sait où elle va et qui y va sans pour autant susciter des scènes comme l’horrible « je t’aime mais je te quitte » qui là n’aura jamais même été évoqué ! Une mention aux deux serviteurs, aux copines et même aux méchants en particulier le fils bâtard Tae so , Lee Jea Kyoon!! par contre je n’ai pas aimé le fils légitime, enfin, le personnage, l’acteur fait ce qu’on lui dit, mais on lui fait vraiment faire le clown en forçant tellement le trait que ça nuit à la cruauté du personnage… Bon, je sais qu’il est bête et méchant, mais c’est un peu trop outré. Mais ce n’est qu’un tout petit détail !
En conclusion (enfin ! ) je dirais que c’est un très bon drama, drôle, et en même temps sérieux par les thèmes abordés, (enfance abandonnée, esclavage, corruption) intéressant par toutes les allusions à la vie populaire coréenne de l’époque et toutes les expressions et coutumes mentionnées, original par son ton et son parti-pris de fantaisie, et sans le ramollissement du milieu je lui aurais donné de l’excellence !
Mais que mon opinion sur ce ralentissement ne vous empêche pas d’y aller quand même, parce que vraiment c’est un défaut mineur dans un ensemble vraiment très très bon !

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Completed
Yeah, That's How It Is
1 people found this review helpful
Feb 2, 2022
54 of 54 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 8.0
Acting/Cast 8.5
Music 5.0
Rewatch Value 1.5

L'histoire d'une famille dot 3 génértions vivent sous le même toit...

Il n’y a pas de vraie histoire, c’est simplement une plongée dans la vie quotidienne d’une famille coréenne classe moyenne, qui a la particularité de réunir 3 générations dans la même maison. On assiste aux petites histoires, aux problèmes qui surgissent, aux difficulté des couples ou à la naissance d’un amour… L’intérêt est d’assister à l’évolution de la tradition familiale avec le 21è siècle, comment les grands-parents gardien des traditions comprennent ou pas les choix des enfants, et petits-enfants…

Ce que j’en ai pensé :

Je l’ai beaucoup aimé, j’ai tranquillement regardé les 54 épisodes sans m’ennuyer mais sans non plus me précipiter pour voir la suite.
Les acteurs sont très convaincants, particulièrement la grand-mère Kang Bu Ja et son époux Lee Soon Jae, la tante gaffeuse Hyang Hee Kyong et la belle-fille épouse du dernier fils Kim Hae Sook, vraiment remarquable de naturel et de sincérité. Les autres sont très bien aussi, la nouvelle arrivée Wang Ji Hye, fille riche et gâtée qui renonce joyeusement à ses goûts de luxe par amour et fais gaffe sur gaffe, n’ayant aucune idée des règles traditionnelles qui régissent la famille !
Si vous cherchez un long fleuve tranquille, avec quelques rapides et des écueils pour pimenter la sauce, allez-y !!

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Completed
Wok of Love
1 people found this review helpful
Feb 2, 2022
38 of 38 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 8.5
Acting/Cast 9.0
Music 5.0
Rewatch Value 3.0

la cuisine comme le meilleur vecteur de l'entente entre humains !

Ce que j’en ai pensé :
Un premier épisode confus, entassant mariages (2) abandon, ruine, trahison, entrée en scène des gangsters, rivalités avec d’autres gangsters, m’a donné envie de laisser tomber tout de suite, sauf qu’il y avait Jang Hyuk et JunHo… mais une fois passés les deux ou trois épisodes où la situation s’installe et où on définit clairement qui est qui, on a une sympathique comédie agréable à suivre, à condition d’avoir mangé avant, sinon, ça sera dur, car on est en cuisine tout le temps ou presque.

Ce que j’ai apprécié dans ce drama, ce sont les personnages, en particulier l’héroïne (une fois n’est pas coutume, surtout pour mois, en général elles me tapent sur les nerfs) qui est une femme intelligente, drôle, courageuse (elle a perdu fortune et mari mais elle fait face sans larmoyer ou se cuirasser de dureté mélodramatique) Elle se trouve entre les deux personnages masculins (Seo Pong et le gangster Chil Song) et sait très bien, sans minauderies ni hésitations sans fin où elle va aller, et elle sait aussi très bien s’en expliquer… les deux hommes, qui sont devenus entre temps plutôt amis (enfin le jeune appelle le gangster « Hyung » ce qui veut tout dire quand on connaît les mœurs coréennes !)vont également assumer leurs sentiments sans tragédie ou la fameuse scène « je t’aime mais je te quitte », et ça c’est un gros plus.
Le jeune cuisinier est fort désagréable avec ses apprentis, autoritaire, exigeant, et par moment on aurait envie de le baffer, donc pas du tout le héros « chevalier blanc » mais il s’assouplit et se bonifie,particulièrement au contact de Chil Song, qui est quand même un très gentil gangster, et de Sae Woo qui sait très bien le remettre à sa place  !!
Alors le scénario est bancal, par moment on s’éternise en cuisine, par moment on voit arriver des personnages qu’on a vaguement vus au début mais dont on ne sait plus qui ils sont, on n’échappe pas à un certain nombre de clichés… Mais l’ensemble reste agréable surtout pour les personnages bien construits, comme les dialogues d’ailleurs. Le gros défaut est la longueur ! 19 épisodes c’est au moins 3 de trop, et même 4 !
Au total, pas un chef d’œuvre mais de solides qualités quand même.

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Completed
When the Weather Is Fine
1 people found this review helpful
Feb 2, 2022
16 of 16 episodes seen
Completed 0
Overall 8.0
Story 9.0
Acting/Cast 9.0
Music 6.0
Rewatch Value 6.0

Le plaisir de la vie dans un village de motagne en hiver, plus Seo Kang Jeon...

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce drama, pour trois raisons principales :
1 - le fait que nous soyons dans la campagne, dans la montagne et la neige en hiver, ce qui nous change des ruelles de Séoul et des maison sur les toits habituelles des héros !
2 - La deuxième raison c’est l’atmosphère bon enfant et les relations chaleureuses des gens du village, particulièrement les séances du club de lecture, et les évènements populaires organisés par Lee Kang Wu, brillant élève qui a préféré revenir travailler dans sa ville natale pour l’animer !
3 - La troisième, et non la moindre, c’est la présence de Seo Kang Joon, qui m’avait fortement impressionnée dans « Watcher » et grâce à qui je vais retenter « cheese in the trap » !
Ce drama partait pour être du genre de ceux que j’aime tout particulièrement : une société de gens simples, des histoires cachées qui se révèlent, une jolie romance pas bête, des personnages attachants…
Il y avait tout ça, mais il y avait aussi un scénario bancal et confus qui m’a laissée sur ma faim, ouvrant des perspectives et les laissant en plan, sans conclusion (comme le coup de l’arrivée de l’oncle du héros, dont on pense qu’elle va provoquer quelque chose d’important, et qui tourne court…) La scénariste en est à son premier drama, j’espère qu’elle va progresser parce qu’il y avait beaucoup de jolies choses en germe dans cette histoire, mais qui n’ont pas été développées.
Et pour finir j’ai eu beaucoup de mal avec Park Min Young !! C’est elle qui interprétait le personnage adolescent et adulte en même temps, et franchement, en gamine de 17 ans, elle n’était pas crédible ! Son visage est bien changé, et surtout son regard souvent écarquillé m’a souvent gênée. Et je n’aime pas du tout son jeu, qui sonne souvent faux… Quelle différence avec son interprétation de SKKS ou de Healer !!! Bon, je me suis consolée avec Seo Gang Joon, parfait, lui ! Parfait de chez parfait ! Il en dit plus dans un regard que dans 10 lignes de dialogue !
Donc mon impression générale est mitigée : j’aurais voulu l’adorer, parce qu’il y a tout ce que j’aime : quelques très belles scènes avec des personnages originaux (la mère, la tante, ) la liaison constante entre le passé et le présent qui s’entremêlent en découvrant peu à peu les secrets cachés, l’évolution des deux héros sortant de l’ombre vers la lumière…Mais le scénario a de grosses faiblesses et Park Min Young m’a gênée tout du long !
Mais si vous l’aimez et l’admirez, alors c’est pour vous !

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Completed
Watcher
1 people found this review helpful
Feb 2, 2022
16 of 16 episodes seen
Completed 0
Overall 9.0
Story 9.5
Acting/Cast 10
Music 5.5
Rewatch Value 6.5

Qui surveilla celui qui doit surveiller les autres ?

La commissaire principale Yeom constitue une équipe anti-corruption avec Chi Whang, la jeune Jo Soo Yeon, Young Koon, l’avocate Tae Joo étant leur conseil juridique.
Mais les trois personnages liés par ce drame passé ont chacun leurs motivations personnelles derrière cette mission.
Au fil des épisodes les ramifications se font de plus en plus nombreuses, vont de plus en plus loin et haut dans les hiérarchies, et on est de moins en moins de sûr de savoir en qui on peut avoir confiance !

Ce que j’en pense :

J’ai vraiment été passionnée par ce drama, dont je dois dire de suite qu’il n’est pas facile, à suivre car foisonnant de personnages et les noms coréens n’aident pas forcément, ni à endurer, car il est très noir. Non seulement par certaines scènes violentes (nous sommes sur OCN, n’est-ce pas ?) mais dont la violence n’est jamais gratuite, que par la noirceur des personnages dont la plupart n’ont pas la conscience bien nette.
Pourtant comment lâcher cette histoire, alors que chaque fois qu’on croit avoir trouvé une réponse celle-ci ouvre de nouvelles questions ? Do Chi Gwang s’est donné pour tâche de nettoyer la corruption, mais pour arriver à ça il ne craint pas de se salir les mains, et alors où est la fragile limite entre la Justice et la conception personnelle de la justice ? Quand une société secrète de policiers et procureurs décide de rendre justice en lieu et place de la Loi et du Droit, on frôle la catastrophe !
Les acteurs sont parfaits, avec en tête Han Suk Kyu (qu'on ne présente plus) et Seo Kang Joo que je découvrais là et qui m'a laissé une impression indélébile, me conduisant à rechercher tout ce que je pouvais sur lui ! et il ne m'a pas déçu !
La fin, parfaite scénaristiquement, laisse un arrière-goût de désenchantement, car les dramas ne nous ont pas habitués à ce genre de héros, qui justement n’en sont pas ! La dernière réplique entre Chi Gwang et Yoon Koon résume tout : l’un dit : je m'y emploierai de toutes mes forces et quoi qu’il m’en coûte, et l’autre répond : je vous surveillerai ! Car quand on surveille, qui surveille le surveilleur ?

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