Vint à passer un bel et sombre inconnu...
J’ai aimé ce film, son incertitude, sa beauté plastique, la jonction délicate entre le fantastique (léger, à peine perceptible) et la réalité (le souvenir indélébile du tsunami et la façon éternelle dont l’adolescence découvre l’amour…) Le film se passe en Indonésie, on y parle donc la langue locale, l’anglais ou le japonais et déjà la fluidité de ce mélange de langue est un premier aspect de la fluidité du récit. Un homme est découvert inanimé sur une plage… on le pense japonais… Il ne parle pas… il a des pouvoirs étranges… Sont-ils bons , on peut le croire, sont-ils mauvais? Sans doute, mais c’est surtout que le Bon et le Méchant de nos habitudes ne lui vont pas du tout, il agit d’après sa propre règle que personne ne connaît. Il pourrait ranimer une fleur ou tuer quelqu'un… Certains critiques y ont vu la figuration d’une entité de la Nature qui agit sur l’Humain sans aucune empathie ou sentiment (on revient aux tsunami indonésien ou japonais…) je trouve cette définition forcée, c'est seulement quelque chose d'étrange qui arrive ...Ce film laisse dans l’interrogation, et cependant sans la frustration de l’incompréhension.
Famille je vous hais, comme disait Gide !
Alors j'ai adoré ce drama, parce que j'adore les dramas "tranche de vie".Bien sûr, les deux égoïstes antipathiques du début, vont peu à peu se "déboutonner", on saura pourquoi ils ont fait ces choix de vie, et bon gré mal gré ils vont réapprendre à se frotter aux autres.
Le père de Daisuke et son sans-gêne donne lieu à des scènes cocasses, et à travers les accrochages avec son fils, on en apprend toujours plus sur ce dernier.
L'évolution des personnages, les liens qui se créent, les frontières qui s'ouvrent, les barrières qui tombent, petit à petit on est pris dans l'atmosphère chaleureuse et en même temps très réaliste du drama.
Les acteurs sont tout très bons, et particulièrement les quatre principaux protagonistes. Shingo Katori n'est pas du tout la "crevette traditionnelle" et il assume parfaitement l'originalité du personnage, Ueno Juri, eh bien on sait déjà qu'elle réussit tout ce qu'elle entreprend !
Maintenant que j'ai vu la fin, je dirais qu'elle n'est ni mauvaise ni ratée, mais que j'aurais pu m'en dispenser. En quelque sorte elle enfonce le clou, ne nous apprend rien et j'aurais bien préféré rester sur la fin de l'épisode 9, tellement fine et intelligente dans la description délicate du chemin parcouru par Daisuke et Hanako.
Enfin c'est aussi un drama d'adultes, qui travaillent (leurs boulots existent vraiment, ce n'est pas qu'un décor). Par contre, la musique et la chanson : non !! je pensais que les Japonais n'avaient pas de chanson, ben ils en ont, hélas !!
Unis par un traumatisme terrible, comme d'ailleurs le fir tout le pays.
J’ai été très emballée par 14 épisodes sur 16 ! Certains reprochent au drama d’être lent, je dirais plutôt qu’il prend son temps pour nous faire comprendre et apprécier les divers personnages, leurs problèmes et leur cheminement, donc pas de souci pour ça.Non, le souci, c’est d’abord de grosses invraisemblances (désolée, moi, ça me dérange ! ) en particulier il est impossible de survivre 5 jours enfoui dans les décombres sans une goutte d’eau et une jambe traversée par une énorme tige de fer, c’est la mort assurée par déshydratation et septicémie ! Il n’aurait pas été difficile de le faire rester 3 jours (c’est déjà pas mal !) et ça restait crédible ! De plus l’autre garçon avec une jambe coupée n’aurait pas survécu 1/2 heure !
Alors oui, on peut faire comme si, et ignorer, mais moi ça m’empêche de m’impliquer dans les flash-back de l’effondrement qui du coup ont perdu pas mal d’impact ! je passe sur le chantier de construction où on ne construit rien, et du mémorial qu’on ne verra jamais, ça, à la rigueur…
Mais le souci primordial, ce sont les deux derniers épisodes !! Ils n’ont pas pu s’empêcher de nous rejouer 2 fois le coup « je t’aime mais je te quitte parce que je ne suis pas digne de toi » une fois avec Gang Doo et la suivante avec Moon Soo !!
Alors ça, je ne peux vraiment plus !! (Et vous laisseriez, vous, l’homme que vous aimez vous supplier d’ouvrir la porte en disant qu’il est train de s’évanouir ??? namého ? Qui croira ça ??)
Et alors le comble c’est la façon dont les scénaristes se sont ingéniés à nous persuaderde la mort de Gang Doo (le coup de la tête sur l’épaule et je m’endors dans la mort, ça aussi, quelle originalité ! ) jusqu’aux toutes dernières 5 minutes où : Flash-back !! pour apprendre qu’en fait il est sauvé et bien vivant ! Je ne nierai pas que j’ai beaucoup préféré qu’il soit vivant, bien sûr ! Quand je le croyais mort je me disais : « encore 13 mn c’est pas possible qu’est-ce qu’ils vont nous raconter ? » et on était parti pour le trip « la vie continue avec courage et dans le souvenir » quand pouf !! eh bien non !! il est vivant ! Bon, ça, ça me met en rage, c’est prendre les spectateurs pour des crétins et ça fiche par terre toute l’ambiance du drama !
Alors je veux bien avaler la maladie en plus du reste, mais pas la fin !!
Bon maintenant pourquoi j’ai quand même beaucoup aimé : les interprètes !!!
Ha Moon Soo, débutante, est extraordinaire de naturel et de simplicité, et Junho, eh bien, il entre direct dans mon top 10 acteurs car en plus d’une voix sublime, d’un sourire à damner une sainte (moi en l’occurrence) il a un talent incroyable ! je l’avais aimé dans Memory, adoré dans Chief Kim et maintenant je l’idolâtre !! Les autres sont bien aussi, avec une mention pour le « méchant » qui en fait n’arrive pas à trouver sa place, à assumer son rôle de Président, et parfois m’a un peu fait de la peine.
L’histoire et la façon dont on se sort peu à peu d’un pareil traumatisme est très bien menée et les dialogues du couple principal très justes, simples, touchants et sonnent tout à fait vrai ce qui caractérise toute leur relation d'ailleurs !
La musique, bon, ça va, les chansons sont assez jolies et discrètes.
Mais rappelez-vous de Junho et de Woo Jin Ah !! On les reverra !!
Ne rien connaître au baseball et diriger une équipe, quel cjallenge !
Je l’ai vraiment aimé, mais je l’aurais bien mieux apprécié si je n’étais pas une bille totale en baseball, et c’est un peu gênant quand tout le drama repose sur ce sport américain qui a contaminé les Coréens et les Japonais. Je l’ai regardé sur VIKI au début, puis je suis revenue à ma version anglais, les traducteurs de VIKI ne connaissent apparemment pas le saut de ligne, d’où des lignes interminables, truffées de termes techniques sans parler de ce qui n’est pas technique mais qui est souvent traduit en mot à mot !Bref, je suis donc revenue à l’anglais, et en ne cherchant pas à comprendre les termes techniques du jeu (d’ailleurs ce sont toujours les mêmes et au bout d’un moment ils sont de moins en moins gênants) mais en me concentrant sur tout ce qui était dialogue entre personnages, et tout ce qui me permettait de suivre l’intrigue, l’évolution des personnages, c’était finalement plus facile et ça m’a permis d’apprécier cette histoire d’amitié, de rivalités, avec des personnages forts et intéressants.
La directrice des opérations Park Eun Bin est le genre d’héroïne que j’adore : forte, ne minaudant pas, assumant son rôle, tenant tête aux homme et s’en faisant respecter dans un milieu pratiquement totalement masculin! Bien sûr Namgang Min est parfait, comme d’habitude : il maîtrise parfaitement ce personnage en apparence froid et dur qui cache ses fêlures, qu’on ne découvre que tardivement, en évitant soigneusement tout côté mélodramatique. Tous les autres sont tout à fait à la hauteur, particulièrement Park Jin Woo, acteur principalement de cinéma vu dans des films de Bong Jon Hoo.
Le personnage central est l’équipe des Dreams, les marchandages de joueurs entre les saisons, les entraînements, les problèmes de santé des athlètes, le recrutement des « newbies », la lutte perpétuelle entre le profit, l’amour du jeu pour lui-même, la vie d’un joueur quand il ne jouera plus, et ça, même sans rien y connaître, c’est tout à fait passionnant ! La vie de l’équipe est montrée dans ses coulisses, et pas seulement dans les affrontements sur le terrain.
Donc, en résumé, si vous pouvez ne pas vous laisser dissuader par le côté technique, ce drama vaut vraiment le coup.
Il voit la vie le quitter lentementmais ne perds jamais conscience...
Je peux vraiment dire que j'étais partagée entre la curiosité (comment traiter un tel sujet ?) et le refus (on ne peut absolument pas traiter un tel sujet !)Le début m'a inquiétée, car j'ai eu grand peur qu'une histoire d'amour alakon vienne pousser ses violons et son pathos là dedans.
Mais pas du tout. La relation amoureuse est loin de tenir toute la place, car le vrai sujet, c'est comment Rakuto va faire pour vivre sa maladie. L'histoire sentimentale n'a d'intérêt que parce qu'elle se place tout naturellement dans la vie de Rakuto, ainsi que la modification de ses relations avec sa famille, ses employeurs, et ses amis. Nous suivons son cheminement mental, sa peur, ses choix. Ce drama n'est pas du tout triste, contrairement à ce que l'on pourrait croire, même si certaines scènes sont très émouvantes, mais jamais on ne joue sur la corde sensible, aucun pathos, jamais de lourde insistance, c'est remarquablement fait.
Au début je craignais que les problèmes familiaux et de recherche d'emploi plus la maladie ce soit trop, mais en fait, ce n'est pas le cas, car les évènements et les personnages sont amenés à évoluer au contact de cette terrible épreuve, et les priorités vont changer.
Parallèlement à l'histoire Takuto, il y a celle, très intéressante, de son frère, Rikuto, adolescent complètement étouffé par la surprotection de sa mère, ayant perdu toute capacité d'empathie, et étrangement c'est à son frère malade qu'il va demander de l'aide, et ce fil secondaire équilibre très bien le drama.
Autour de Takuto gravite un petit monde, son ami Mamoru, qui ne le lâchera jamais, son senpaï Shigeyuki, beaucoup plus égoïste, Megumi, son amour, Rikuto, son jeune frère, son père et sa mère, et son médecin, celui qui l'aide et le conseille.
La fin est ce qu'elle doit être , mais pas du tout celle que je craignais, bien que dans le droit fil de l'histoire.
Alors les acteurs : tous excellents !! Naturellement la palme à Haruma Miura, qui interprète magistralement Takuto, avec une simplicité, une sobriété une véracité assez impressionnantes. Je me demande combien de kilos il a perdu pour arriver aussi maigre à la fin du drama !
Et compliments aussi au frère, Nomura Shohei, excellent dans ce garçon qui essaie de sortir de l'isolement dans lequel il s'est enfermé. Un bravo spécial à Kazama Shunsuke, ici un ami adorable de gentillesse, et assez terrifiant dans "soredemo ikite, yuku "
Un bémol : la famille est une famille aisée, je me demande comment Takuto s'en sortirait si sa mère (parent isolée) faisait trois boulots pour survivre... je ne sais pas du tout comment fonctionne le régime social de santé au Japon, mais une telle maladie sans argent et sans aide publique... ça change la donne !
Autrement c'est un excellent drama, et encore une fois, pas du tout désespérant !
Un Drama mal foutu mais très addictif !
Je suis tombée par hasard sur "Blade man" histoire bizarroïde d'homme et d'épées avec Lee Dong Wook et plein d'autres que je connais aussi !!Comme je l'ai dit ailleurs, c'est un ODNI(objet dramaesque non identifié !) et on peut en dire beaucoup sauf que c'est ennuyeux !
Alors je vais essayer de donner une commentaire constructif et cohérent sur un drama qui n'est ni l'un ni l'autre .
L'accroche essentielle c'est le phénomène des lames d'acier pouvant sortir du corps de Lee Dong Wok. Bon, c'est bizarre, mais pas plus qu'une actrice devenant quelqu'un d'autre 1 semaine par mois, ou qu'un alien atterrissant à Joseon etc... Si cette capacité étrange était sérieusement exploitée ce serait pas mal après tout, mais pas du tout !
D'abord on ne sait jamais pourquoi il a cette capacité, même farfelue, une explication aurait été bienvenue.
Les scénaristes donnent l'impression d'avoir hésité entre plusieurs raisons vaguement mentionnées : enfance solitaire, père tyrannique, amour brisé... on ne sait pas trop.
Puis par la suite d'autres pouvoirs apparaissent : une force herculéenne, une vitesse de course incroyable, et même... il vole !! Bon c'est une mixture de copies de héros Marvel...
Tout ça ne se produit que quand il est furieux, mais le fait est qu'il l'est tout le temps et pour un rien, c'est la terreur de son entourage, un caractère de chien, coléreux, capricieux, et pourtant personne ne sait le truc des lames d'acier... comme c'est vraisemblable !
Seul son garde du corps, qui le suit partout, le sait et fait tout pour l'aider (ça c'est un côté positif du drama : la fidélité indéfectible du secrétaire Ko, qui joue aussi par moment le rôle du comique de service avec des séquences touchant le burlesque (excellent Han Jung Soo que j'adore depuis Chuno).
Ah oui ! parce que par moment on est dans la comédie romantique basique, le héros (homme adulte et trentenaire) se comporte comme un enfant gâté et un collégien amoureux, changeant totalement le ton du drama.
Tout est instable et variable dans ce drama, un personnage qu'on affirme mort dès le début ne l'est en fait pas et son retour arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe n'apportant qu'une incohérence de plus à l'histoire... Cependant cela permet une très belle scène de séparation entre Lee Don Wook et Shin Se Kyung (le fameux (je t'aime mais je dois te rejeter...)"
Il y a d'autres très très belles scènes entre Lee Dong Wok et Shin Se Kyung, et avec l'enfant, fils de Lee Dong Wok; Rien qu'avec ça on pouvait faire un beau drama sur le deuil, la reconstruction, la maturité acquise par la découverte d'un enfant...
Il y a aussi de belles scènes dans le style fantastique /épouvante et avec ça on pouvait faire un super drama de genre.
Mais les ruptures de rythme et de style sont légions, on passe sans prévenir du tragique au burlesque (un personnage a disparu, angoisses, recherches, soupçons d'enlèvement ... et en fait il a suivi une fille pendant 2 jours parce qu'il a eu un coup de foudre...) ça aurait pu être drôle, ce n'était que farfelu...
Le personnage du père, joué par Kim Kap So, le pauvre, habitué aux rôles de méchants, commence comme le père tyrannique riche et puissant terrorisant ses deux fils... puis peu à peu ça change, mais cette évolution mal écrite et mal exploitée semble simplement une ajout artificiel à l'histoire. C'est le cas de pas mal de personnages, qui arrivent, font 3 petits tours et disparaissent : la méchante gouvernante, complotiste diabolique au début qui peu à peu se dégonfle comme une baudruche percée, le jeune frère, qui aurait pu avoir une part plus importante dans l'évolution positive du héros, toute l'équipe d'informaticiens...
Donc, donnez moi les 18 épisodes et une paire de ciseaux, et je vous fais 2 dramas de 9 épisodes chacun, l'un dans l'horreur romantique, l'autre dans la résilience romantique !!
Et n’oublions pas de dire un mot sur la garde-robe de Lee Dong Wook, un ramassis d’horreurs comme je n’en avais pas vues au cours de la vision de mes 400 et quelques dramas !! On devrait rouler le(la) styliste dans une natte de paille et le(la) battre vigoureusement (sur les fesses) !! Le coiffeur aussi, tant qu’on y est, pour cette moumoute de boucle amassées comme une toque sur sa tête !
Mais je ne me suis pas ennuyée, à cause justement de ces sauts perpétuels j'avais toujours envie de savoir quel virage inattendu l'histoire allait prendre...et il y a quand même le beau visage de Lee Dong Wook, que le photographe doit beaucoup aimer, tant il est souvent mis en valeur par la lumière, les cadrages, et un maquillage valorisant (on leur met souvent trop de rouge à lèvre, je trouve...) si on oublie ses tenues et cet homme serait parfait s’il était un peu moins squelettique !
A vous de voir si l’embarquement vous tente !! Moi je ne l’ai pas regretté, et une bonne copine très réticente au départ non plus !
La recherche de la vengeance fausse les perceptions...
A ma première vision,, j’étais encore sous le charme de Lee Seung Gi que je venais de découvrir dans Korean Odyssey, donc retrouver le duo Seung gi/Seung Won je n’allais pas rater ça, et je l’avais beaucoup aimé. Mais le fait est que le drame résiste mal à la deuxième vision, car alors les défauts apparaissent: manque de rigueur dans le scénario, personnages assez naïfs, mêmes les « vieux » (l’attitude de Pan Seok avec son ex irait très bien à un ado de fin de troisième mais va beaucoup moins bien à un homme largement adulte, par exemple)ou caricaturaux (le « méchant » est tellement monolithique que ça en devient rigolo et quant à sa fille, n’en parlons pas ! ) ! Et surtout les longueurs !!! 20 épisodes c’est 4 de trop ! Plus on avance plus ça traîne et comme c’est dommage !Malgré tout, l’histoire se tient à peu près, cette ancienne enquête jamais résolue sur la mort de la mère de Eun Dae Gu fait un bon fil rouge tout du long, même si par moment le fil est distendu et traîne par terre !
Les acteurs emportent la mise, on ne présente plus Cha Seung Won, qui se tire magnifiquement de tous les rôles qu’on lui donne, et Lee Seung Gi a la fougue et l’innocence de la jeunesse, que malheureusement il a perdu dans « Vagabond »… Les autres sont très bien aussi, les deux jeunes comme les vétérans qu’on recrois régulièrement.
Au total, c’est un drama tout à fait regardable, plaisant, mais peut -être vaut-il mieux éviter de le revoir pour en garder un meilleur souvenir !
Ne pas oublier, mais avancer en gardant le souvenir au cœur...
C’est un drama tout en silence, et en souvenirs… L’histoire ne progresse pratiquement que par la mémoire des personnages. Entendons-nous, ce ne sont pas les flash-backs habituels qui nous remontrent ce qu’on vient de voir 5 mn plus tôt, non. Là ce sont des ouvertures sur le passé des personnages qui nous éclairent sur leur présent, sur la raison de leur comportement, sur leurs émotions et leurs motivations. Les fils de la toile apparaissent peu à peu, se nouent, les correspondances entre les différents destins se montrent peu à peu, et il semble bien qu’il n’ya ait aucun hasard mais des chemins que chacun doit forcément suivre, au long desquels les personnages se révèlent, à la fois à eux-mêmes et aux autres. Ils apparaissent dans l'histoire de façon inexpliquée et finalement leur place est bien prévue dans la tapisserie finale.L’ Intelligence Artificielle, conçue par Ha Won permet de garder une passerelle entre ceux restés et celle partie, et tout le travail sera de décider quand il faut fermer définitivement une porte et aller de l’avant, sans pour autant rien renier, rien oublier.
J’ai énormément aimé ce drama, son atmosphère à la fois prenante et paisible, mélancolique mais positive…
Les personnages ont chacun une histoire originale et en même temps si humaine, celle qui a souffert d’une rupture et ne peut maintenant comprendre les autres qu’à travers les plantes qu’elle cultive, celle qui a vécu un drame familial affreux et tente de se reconstruire, celui qui porte au cœur un amour sans retour depuis des années et s’y est enfermé comme dans une tour de cristal, le pianiste dévoré de chagrin et de remords…
Les acteurs sont excellents, et avant tout Jung Hae In, à qui ce genre de personnage en retrait, extrêmement maître de lui et peu communiquant, mais réussissant à tout faire passer par le regard, et le langage corporel, semble particulièrement convenir. Il y met une grande sensibilité, une sincérité, une finesse et une délicatesse de jeu vraiment remarquable. Les autres aussi, Chae Soo Bin, jeune fille pleine de courage à l’âme claire, Lee Ha Na, souvent maladroite, et originale, réfugiée dans son jardin (d’ailleurs, sublime, le jardin !! moi aussi j’y resterais bien )mais prête à se risquer à nouveau dans la vie, Kim Sung Kyu (découvert dans Kingdom) en pianiste torturé par un remord impossible à apaiser… Ils sont tous excellents…
Il faut aimer se laisser porter, accepter de ne pas tout comprendre tout de suite, et se laisser charmer par de beaux personnages, soutenus par une très jolie OST, parfaitement en harmonie avec l’histoire. Si vous ces critères vous correspondent, vous allez adorer « une part de ton esprit ».
par contre j’ai des doutes sur Viki, qui a la manie de mettre les paroles des chansons, et là, déjà que ce n’est pas toujours évident de séparer la parole présente du souvenir et de la voix de l’A.I, si en plus il y a les chansons… Enfin, je l’ai regardé en anglais et je suis en train de me le traduire !
Romeo et Juliette à la sauce Thaï BL
Je précise de suite que je ne m’intéressais absolument pas jusqu’ici au BL, pas plus qu’aux GL d’ailleurs ! Mais j’ai quelques amies qui avaient l’air si enchantée du BL qu’elle regardaient que je me suis dit : « Elles ne sont pas incultes, ni tordues, ni sottes, il doit y avoir une raison à cet enthousiasme, allons voir ! »Et me voilà partie à regarder ce drama qui, disons-le de suite, au niveau scénario et réalisation reste du style « school-drama » de base, avec des étudiants qui n’étudient jamais et un jeu parfois assez pauvre (les bagarres… ) et le coup des amours entre familles ennemies on connaît ça depuis Roméo et Juliette !
Cependant, je me suis retrouvée dans l’état d’esprit de ma première découverte de drama, attirée par la naïveté d’un scénario qui finalement n’était que le prétexte à la mise en place de la relation entre deux personnes entre qui va se créer un lien amical, puis amoureux… Enfin, l’amitié ne met pas longtemps à laisser voir la réalité de l’amour qui se construit entre Pat et Pran, Pat n’en fait guère de mystère, d’ailleurs, et si Pran l’envoie régulièrement promener, il est bien évident que ce n’est pas forcément très sincère…
Donc oui, la montée du sentiment amoureux, puis sa déclaration, puis la façon de le vivre dans le contexte familial et social, c’est ce qui m’a vraiment plu, parce que toutes les scènes entre les deux garçons étaient très convaincantes et leurs façons différentes de réagir à ce qui leur arrive m’a bien plu. L’un, Pat, est clair dans sa tête et simple, Pran répond à son amour, la vie est merveilleuse et tout va bien… Mais Pran, presque malgré lui finit par admettre son amour, mais il n’en est pas heureux et en souffre. La belle scène de la fin de l’épisode 5 est parfaite, le seul sourire de Pat et les simples larmes de Pran racontent tout en quelques secondes…
J’attendais une atmosphère plus tendue mais non, dès le 6 on revient à la comédie de situation (se cacher, jouer la comédie…) En passant leur entourage n’est quand même guère observateur, parce que on ne peut pas accuser Pat de faire dans la discrétion et la froideur !
Un autre moment fort c’est quand leur relation est révélée à tous (le truc du rideau qui tombe… Enfin vraiment avec le bazar qu’ils faisaient derrière, le public aurait dû se poser quelques questions ! ) J’ai beaucoup aimé la réaction générale d’acceptation immédiate et sans problème, et là je me suis souvenue que ce n’était pas un drama sociétal mais un BL donc centré uniquement sur la relation Pat/Pran et que faire que tout le monde l’accepte permettait de ne se consacrer qu’à ladite relation, de même que la réflexion du père de Pat « tu peux aimer un garçon si tu veux, sauf le fils des voisins ! »Là aussi toute la problématique familiale devant la relation homosexuelle est totalement escamotée, en particulier l’absence probable d’héritier futur, en Asie ce n’est pas un mince problème… Encore une fois tout ça est balayé afin de ne laisser que le sentiment amoureux, le désir (certaines allusions étaient discrètes mais drôles, comme la conversation un matin entre les deux :
- J’étais Bon ? (réponse de l’autre : )
- Alors ? Heureux ?
J’étais écroulée, ce sont les poncifs les plus caricaturaux d’un dialogue après l’amour quels que soient les sexes en jeu ! C’était peut-être voulu, ce côté caricature, je l’espère, car le reste du temps les dialogues entre eux sont au contraire bien écrits, avec ce qu’il faut d’humour, de sincérité et de tendresse… A ce propos j’ai beaucoup aimé la réaction de Wai (?) le meilleur ami, qui est furieux, non que son ami aime un garçon, mais qu’en tant que meilleur ami il n’en ait rien su… C’était une réaction juste et vraie.
J’en arrive à la dernière découverte, celle des parents (au passage on a enfin compris pourquoi ils étaient ennemis) qui se passe à la fin de l’épisode 10. Je m’attendais à un 11 de bagarre, larmes, disputes et menaces parentales, mais non, les deux gamins se barrent gentiment pour aller passer quelques jours loin de tout ça, juste entre eux, en lune de miel, comme dit Pat. C’est entre eux seulement que va se discuter la marche à suivre, encore une fois les autres sont en retrait, les scénaristes (ils s’y sont mis à trois, quand même ! ) ne s’intéressent visiblement pas aux familles qui ne servent que de prétexte à créer un problème de difficulté nécessaire à la dramaturgie.
Et on en arrive à l’épisode 12. J’aurais déjà dû comprendre que ça ne se passait jamais comme je l’attendais mais là… Déjà quand j’ai vu que Pat avait changé de coiffure dans le preview, je me suis dit « ça y est ! le temps à passé »et paf ! 4 ans !
Mais je me suis dit » bon, les parents sont au courant, tout le monde le sait, ça va bien rouler! « Eh bien non ! on fait tout pour nous faire croire que depuis 4 ans ils sont définitivement séparés… Jusqueà la soirée des anciens élèves où ils ne se parlent même pas… Jusqu’à ce que quand même arrive l’explication, et bien sûr, ils s’aiment toujours, blablabla, il fallait faire plaisir aux parents (toujours cachés ces abrutis)
Alors là je déteste complètement ce genre de twist où on me prend pour l’idiote de service, comme dans les drama mit maladie incurable, où tu vois le héros mourir dans les bras de l’héroïne, puis le temps passe (encore! ) et la vie semble avoir repris et tout coup paf ! qui voilà ? le héros bien vivant (il a été opéré, on lui avait une RCP ou je sais quelle explication boiteuse) et là le public idiot sèche ses larmes et tape dans ses mains…
Eh bien pas moi !
Je déteste ça ! Toutes les explications bien artificielles qui enfin débarquent comme des cheveux sur la soupe, c’est lourdingue ! Je sais que les scénaristes ne cherchaient pas le prix Goncourt, mais là, c’est nul … pour moi ! Bon naturellement tout finit bien, avec un après générique très amusant où Pat dis à Pran, plein d’ardeurs, « arrête, on ne tourne pas un porno ! » et on finit sur un éclat de rire, ce que j’ai apprécié !
Un mot sur les deux acteurs, vraiment soit excellents soit vraiment amoureux !! particulièrement Pat, d’un naturel parfait, à l’aise et vraiment irradiant la joie. Pran avait un rôle demandant plus de retenue et il l’a très bien assumé aussi ! Et quel bonheur de voir des visages sans retouche, des corps ni squelettiques ni bodybuildés, quoique bien musclé quand même, et de retrouver ce que je trouve aussi chez les Japonais : la réalité d’un visage naturel (bon avec un excellent orthodontiste quand même ! mais ça c’est tout le monde ! sauf les Japonais ! )
Alors, au final, j’ai passé un très bon moment, en plus dans des circonstances où j’en avais vraiment besoin ! J’ai été amenée à faire des réflexions sur moi-même qui ne m’avaient pas effleurées jusqu’ici ! Quand les deux filles sont tombées amoureuses, je me suis dit « pour l’équilibre, ça aurait été bien qu’elle aime Wai » puis j’ai réfléchi (ça m‘arrive ! ) et je me suis dit que je ne m’étais jamais posé cette question de l’équilibre du drama quand on n’a que des couples hétéros… Donc il y a encore du chemin à faire… Comme vous le savez je suis une personne d’une génération où on était conditionné à envisager l’amour et le couple suivant un stéréotype bien gravé dans le marbre… Encore heureux que j’aie eu des parents très ouverts et un ami homo qui venait chez nous tout le temps et qu’on adorait quand j’étais ado… Mais quand même pour moi ça n’a pas été simple de regarder ce drama, parce entendre, et savoir c’est une chose mais voir c’en est une autre… Mais ça n’a pas duré longtemps, et j’ai adoré l’épisode 5, comme j’ai adoré le même genre de situation dans d’autres dramas avec la même situation garçon/fille, la vérité du sentiment et la magie de l’amour faisaient tout !
Alors je ne dis pas que j’en verrais d’autres, sauf s’il y a un sérieux effort de fait au niveau scénario et réalisme, mais ça a été une très jolie expérience qui m’a beaucoup apporté !
Ennemis un jour, mais...pas toujours !
Je l’ai beaucoup aimé, et pourtant je n’y allais que d’une fesse, commençant à me lasser des mariages forcés finissant toujours en happy end amoureux ! Je me suis laissée tenter par la présence de Liu Yu Ning dont j’avais bien senti le potentiel dans « the long ballad » ! Mais j’ai très vite été accrochée par l’excellence du scénario qui ne nous laisse jamais nous endormir, et par la maîtrise de l’écriture des deux personnages centraux qui tranchent nettement sur leurs semblables par leur attitude pleine de sens, sans chichis ou faux-semblants, quiproquos artificiels et querelles stupides dues au manque de communication ! Les deux héros se parlent, s’écoutent et s’entendent, en tous cas pour ce qui est de la politique des états, car pour les sentiments c’est moins évidents ! Wei Shao, grand chef de guerre est un enfant naïf dans le domaine des sentiments, il n’a jamais pris le temps de penser à l’amour et la grande intelligence de son épouse le déconcerte et le fascine en même temps, sans parler de sa beauté ! Elle, par contre, comprend bien mieux la situation ! Cela donne des scènes cocasses et pourtant justes de vraies « scènes de ménage » ! Mais dès leur première rencontre un seul regard échangé avait suffi pour qu’on comprenne qu’il s’était passé quelque chose ! D’ailleurs ManMan dira elle-même qu’elle a été touchée par sa force virile ! Ce n’est pas du tout l’amour au premier regard façon romance mais une attirance certaine et réciproque, et la façon dont chacun va d’abord s’en méfier, y résister puis y céder avec bonheur et plaisir est un régal !Au passage, je reviens sur le côté viril de Wei Shao pour apprécier le fait que l’acteur n’ait pas la beauté de certains de ses collègues de dramas mais présente pourtant une aura bien plus réaliste, plus véridique.
Bon, ça c’est pour l’histoire d’amour, mais à côté il y a la politique, les intrigues, les trahisons, les alliances, les vieilles haines qu’il faut dompter pour avancer et là aussi tout se construit parfaitement au fil des épisodes. Même si nous passons par les circuits obligés du genre (la falaise !… ) c’est fait avec une telle habileté, une telle maîtrise qu’on est totalement captivé !
Il y a toute une galerie de personnages qui gravitent autour des deux héros, les fidèles généraux soutiens de Wei Shao, la nourrice de ManMan et sa fille Xiao Tao. Cette dernière et le général Wei Liang vont assurer l’apport d’humour, appel d’air indispensable à ces lourdes intrigues, sans jamais pourtant être ridicules ni « en faire trop », et seront suffisamment présents pour qu’on s’y attache et que leur destin nous émeuve profondément. La mère de Wei Shao, commence par être insupportable, mais encore une fois le scénariste sait maintenir la ligne directrice du personnage(la sottise, disons-le, elle est plus bête que méchante) tout en la gardant quand même à sa place. Autre couple émouvant, la cousine de ManMan et son mari, Bi Zhi, exemple terrible que parfois on peut tout perdre en voulant tout sauver ! N’oublions pas le cousin Wei Yan, lui aussi commence mal, mais se révèle peu à peu, grâce à l’intervention de ManMan qui l’a compris et sait lui parler ! ManMan est vraiment le pivot de toute l’histoire, c’est un personnage superbe, intelligent sans arrogance, amoureuse avec lucidité, loyale sans aveuglement, généreuse envers son peuple.
En parlant de l’amour du peuple je me demande si les grands seigneurs chefs de guerre de ces époques Tang, Ming ou autres s’en souciaient tant que ça du peuple ! Je vois dans l’insistance à le protéger un message subliminal bien contemporain du soft power chinois mais ceci est une autre histoire !
Donc ce drama serait parfait ? Eh bien … Presque. je trouve le dernier épisode un peu faible parce que trop de choses s’y accumulent, on passe son temps à aller d’un endroit à un autre ce qui donne l’impression que tout ça se tient dans un mouchoir de poche, et il y a quand même des légèretés de scénario : le héros est au centre d’une arène, seul, dominé dans tous les gradins par les ennemis qui ne veulent que sa mort et personne ne se dit qu’il suffirait de lancer des flèches pour en venir à bout ? Ce dernier épisode laisse une impression un peu brouillonne, mais heureusement se conclut comme on l’espère, même si le scénariste a su sacrifier ce qu’il fallait pour nous éviter le happy end sirupeux !
Au total, un excellent drama, à voir et à revoir !
Romance sans guimauve, personnages réalistes sans noirceur, à consommer sans modération
J'ai toujours trouvé les Japonais très forts dans ce genre d’histoire sans vrais rebondissements, avec seulement la peinture délicate et sensible des sentiments, des états d’âme, et la description toute en nuance de la psychologie des personnages et de leur évolution.Là, je dois dire que c’est particulièrement réussi ! Si vous voulez un drama doudou (mais pas niais, pas sirupeux, ) avec une maîtrise parfaite des clichés du genre (amnésie, séparation, retrouvailles improbables) qui passent comme crème, comme on dit, il est pour vous. Rien ne semble artificiellement ajouté, ou mis en avant pour créer un faux suspens. Chaque situation s’inscrit dans l’histoire d’une façon parfaitement logique et rationnelle, et même ce que je déteste le plus, le « je t’aime mais je te quitte », est exactement à sa place et justifié par l’intelligence et la générosité du personnage, et non par le souci d’installer un faux rebondissement.
Le scénario très habile nous transporte sans cesse du passé au présent, de l’adolescence à l’âge adulte, allant un peu plus en profondeur à chaque fois. Les ellipses sont toujours très bien placées, n’apportant pas d’explications inutiles suivant l’épouse arrive chez sa mère avec sa valise… On a tout compris, ce qui se passe, et pourquoi ça se passe sans y passer 3 épisodes !! Toutes les pièces se mettent en place peu à peu pour aboutir à la conclusion finale.
Et la fin !!! Une petite merveille de bonheur ! Je défie quiconque de ne pas avoir un sourire jusqu’aux oreilles à la fin !
Je conseille, je conseille !!!! je CONSEILLE !
Passionnate re-création de la naissance du profilage en Corée du Sud
J’ai était captivée de bout en bout par ce drama, sans doute du fait de l’authenticité de l’histoire qui transparaît dans le scénario et l’écriture des personnages.La difficulté pour créer l’unité d’étude du comportement criminel est parfaitement restituée. La méfiance des flics de terrain envers ces méthodes inconnues, puis leur évolution au vu des résultats est très réaliste, rien à voir avec le triomphalisme de la victoire qu’on rencontre parfois dans ce genre de drama ! le travail du journaliste Go a été particulièrement bien utilisé pour l’écriture des dialogues, surtout lors de la confrontation du profiler avec le suspect d’abord, puis le coupable ensuite. L’influence des séries américaines de ce genre est évidente, mais elle a été bien digérée, si je puis dire, apportant une rigueur et une maîtrise indispensable (et souvent négligées en Corée)mais restant tout à fait dans le style des dramas coréens pour l’écriture des personnages.
Les actions criminelles sont décrites sans voyeurisme mais sans chercher non plus à adoucir l’horrible.
Les heures sans nombres passées à étudier d’anciens dossiers, ce dont se moquent les autres policiers, permettent de ressortir un cheminement psychologique commun aux tueurs en série, et les moments où le profiler donne le profil en réunissant tous les fils qui l’ont amené jusque là sont passionnants, surtout en parallèle ensuite avec la découverte du coupable, les points communs avec le profil et les réactions du tueur, en accord avec ce que le profiler avait prévu.
Et toute cette belle mécanique est magnifiquement soutenue par une interprétation hors pair !! Kim Nam Gil est époustouflant dans ce personnage solitaire, vivant toujours chez sa mère, doué d’une empathie particulière doublée d’un sens aigu de l’observation, mais qui va jusqu’à mettre sa santé mentale en jeu ! Son collègue, qui se bat bec et ongles pour créer cette unité, est interprété par Jin Sun Kyu avec solidité et énergie, retenant souvent son coéquipier au bord du gouffre. Le reste de la distribution est excellent, particulièrement les « seconds rôles » qui interprètent les criminels d’une façon si réaliste qu’on n’aimerait pas les rencontrer dans une ruelle sombre la nuit !
Naturellement aucune romance, les seuls liens affectifs qui se nouent peu à peu sont ceux du respect, de l’acceptation des nouvelles méthodes et de l’intégration solidaire de l’unité d’étude du comportement, qui finissent par se créer au sein de toute l’équipe
Bref c’est un excellent drama, que je conseille fortement !
Le drama qu'il ne faut manquer à aucun prix !
Synopsis (nécessaire pour un peu d'Histoire)Sung Deok Him est destinée depuis sa petite enfance à devenir dame de la cour royale. Elle va apprendre tout ce qui fait une dame du palais : lire, écrire, comment se tenir, comment parler, tous les gestes de l’étiquette. Elle est heureuse de son sort, elle est fière d’être attribuée au service du palais du Prince héritier, qu’elle devra servir jusqu'à ce qu’il soit intronisé, et alors elle sera soit renvoyée, soit attribuée au palais royal… elle n’a pas le droit de se marier, ni d’avoir des enfants, elle appartient au Roi, comme tous les serviteurs, dames de cour ou eunuques, les dames de la cour ont un statut d’esclave.
Il y a le prince héritier Yi San et ce n’est pas n’importe quel prince héritier lambda du sageuk de base. Non, c’est le petit-fils du roi régnant, Yeongjo et le fils du prince Sado, exécuté par son père quand Yi San n’était qu’un enfant de 10 ans. On a déjà croisé ce prince Sado dans Secret door, et son fils, le roi Jeongjo dans Painter of the wind, ou Sunkyungkwan scandal. Il y a deux versions : il aurait été embringué dans un complot qui aurait fait croire à une trahison, ou alors c’était un psychopathe, violant, assassinant à tout va. Le fait est que son père le fait enfermer dans un coffre à riz jusqu’à ce qu’il en meure.
Notre héros porte cette charge mentale ,pour parler comme aujourd’hui, et se trouve constamment soupçonné de devenir comme son père, sans arrêt en but à des complots visant au mieux à le détrôner, au pire à lui ôter la vie. Bref, il navigue à vue sur une mer semée d’embûches et d’écueils.
Quand Deok Kim rencontre Yi San, elle ne sait pas qui il est, et le traite donc comme n’importe quel personnage de la cour et cette erreur va permettre la création d’un lien de confiance entre eux, car le prince qui ne peut respirer sans craindre, trouve là une attention sincère et franche.
Ce que j’en ai pensé :
C’est un magnifique sageuk, un des plus beaux, dans la catégorie « sageuk historique » c’est à dire très enraciné dans l’Histoire réelle. Toute la trame historique est vraiment respectée, les scénaristes se sont donné libre cours dans l’écriture des personnages et de leurs sentiments, tout en les faisant parfaitement coïncider avec le contexte historique. C’est la première fois qu’on se penche sur la condition de ces femmes toujours là mais n’ayant pas d’existence personnelle : les dames de la Cour. Le scénariste s’est attaché à créer un magnifique type de femme en la personne de Deok Him, à la fois complètement investie dans on rôle de servante et en même temps voulant conserver la liberté qu’elle a su trouver dans cet accomplissement. Elle s’est créé un univers de complicité et d’amitié et sait qu’elle sera totalement isolée si elle devient concubine royale, elle le refusera autant qu’elle le pourra, puis finira par accepter mais en refusant d’admettre à haute voix qu’elle aime le Roi, car c’est la seule liberté qui lui reste. Et pourtant c’est bien par amour qu’elle accepte, car la c’est la perspective de ne plus jamais le revoir qui la fait céder à l’ultime demande. Jusqu’à l’ultime adieu, le Roi posera la même question : « m’as-tu jamais aimé ? » et elle répondra » serais-je ici si je ne vous avais pas aimé ? j’aurais trouvé un moyen de m’enfuir à tout prix… » Quelle force que cette femme qui maîtrise ses sentiments d’une volonté de fer !
Le Roi est l’autre personnage fascinant de l’histoire : d’abord Prince héritier, on est loin du prince romanesque habituel, c’est un personnage politique, constamment tenu en haleine par la crainte de perdre la vie, en même temps persuadé d’avoir un rôle à jouer pour son pays, investi de son rôle mais sachant qu’il y aura toujours quelqu’un pour lui refuser sa légitimité du fait de la mort infamante de son père. Il tombe amoureux de Deok Him mais plutôt que tomber, il s’élève par cet amour, qui lui donne un point d’appui et elle va lui devenir complètement essentielle. Tant qu’il est prince héritier elle est à son service et fera tout pour l’aider et le protéger, mais quand il devient Roi, elle prend du recul. Il est le Roi, il pourrait tout à fait la contraindre, personne n’y trouverait rien à redire ! Mais il sent bien qu’il y perdrait l’essentiel de son être, son estime, on le sent plusieurs fois sur le bord d’user de son pouvoir, mais la force de volonté qu’il sent en elle le retiendra jusqu’à ce que ce soit elle qui fasse le tout petit geste qui montre qu’elle va enfin accepter. Car si à nos yeux d’occidentales modernes le Roi est un égoïste profiteur, il est plutôt une exception remarquable à l’autoritarisme patriarcal de règle en Joseon.
Il est à remarquer que jamais Yi San n’oublie qui il est il se comporte toujours en Roi, même dans les moments où parlent les sentiments, il reste le Prince, ou le Roi et on ne peut qu’admirer la façon dont le scénariste a écrit son personnage, capable de décisions terribles mais capable aussi d’en souffrir et d’en être marqué . Les deux héros resteront fidèles à eux-mêmes d’un bout à l’autre du drama.
Sur les 17 épisodes, 15 sont consacrés à cette magnifique relation amoureuse (avec naturellement tout un tas d’autres histoires de complots, de sociétés secrètes, de luttes d’influences et autres intrigues de cour) mais l’épine dorsale du drama, c’est la relation entre Deok Im et Yi San.
Dans les deux derniers épisodes la relation est là aussi, mais plus en souvenir car si on regarde sur Wikipedia la vie du Roi Jeongjo, dans le chapitre épouses et descendances, on sait que ça ne va pas être heureux… mais les scénaristes se sont arrangés pour que nous pauvres téléspectatrices (teurs, s’il y en a) n’aient pas le cœur complètement brisé !
Et c’est là que j’attendais au tournant le scénariste, parce que ça n’avait pas intérêt à tomber dans la guimauve ridicule !
J’ai vu le dernier épisode et il est parfait ! Car, comme il a déjà été dit, l’essentiel est la relation entre le Roi et la Concubine royale, devenue dame Uibin. On a encore sauté quelques années, l’épisode débute par la mort du prince héritier de 3 ans, d’une maladie éruptive, et Uibin ne va pas s’en remettre. Elle va positivement s’éteindre, malgré ses efforts pour l’enfant qu’elle porte, et je dois dire que la scène de sa mort, quand elle dit au Roi qu’elle préfèrerait voir ses amies parce que lui a beaucoup de soutien mais qu’elles n’ont que son amitié, la douleur du Roi m’a littéralement percé le coeur… Et durant la seconde partie de l’épisode, à partir du jour où le Roi choisit « d’oublier » parce qu’il a son devoir de roi à accomplir, on va s’éloigner de la vie de cour des discussions entre nobles de l’opposition à Jeongjo et on va retrouver le Roi à 50 ans (ils auraient quand même pu le vieillir un peu plus qu’une petites barbiche grisonnante, mais je chipote) La scène très touchante où le second conseiller de gauche reconnaît qu’il a été un excellent roi (alors qu’il s’est constamment opposé à toutes ses décisions) m’a émue, ainsi que la même remarque d’un homme du peuple qui ne le reconnaît pas. Le Roi étant malade, je voyais une fin classique arriver, mais là les scénaristes ont eu un coup de génie ! Le Roi se réveille, comme ce jour où il avait dormi tout l’après-midi sur les genoux de sa maîtresse, jeune à nouveau, et elle lui parle comme elle l’avait fait, lui disant qu’il sera en retard… Qu’on l’attend… mais il reste… Alors ce n’est pas une rencontre dans une autre vie, c’est comme s’ils s’étaient retrouvés dans des limbes où, comme elle le dit ils vont vivre leur éternité… C’était parfait, pas de guimauve, pas de retournement ridicule et impossible, pas de happy end, seulement un habile jeu de scénario qui évite qu’on se retrouve ravagés de chagrin pendant des jours…
JunHo est éblouissant, déchirant dans le chagrin, juste dans l’autorité, sensible, il n’y a pas une seconde où il n’est pas le personnage dans son entièreté ! Il est le Roi parfait.
Le Si Young est aussi à la hauteur de ce roi étincelant, elle porte très bien ce caractère original de femme qui ne veut absolument pas ce que toutes les autres rêvent d’obtenir.
Il y a d’autres personnages passionnants, entre autre le grand-père, le vieux roi Yeongjo, emporté, torturé par le fait d’avoir dû exécuter son fils, par la peur permanente de voir chez le petit-fils des signes de la folie du père, petit-fils qu’il aime plus que tout mais qu’il surveille et soupçonne tout le temps, et là aussi, la relation des deux hommes est remarquable, entre l’amour, la peur, la violence, la mort n’est jamais très loin…
Un autre personnage intéressant et lui aussi plein d’ambiguïté, déplaisant, irritant et pitoyable pour finir, c’est le conseiller Hong, placé depuis l’enfance auprès du prince, son ami d’enfance, mais dont le prince ne saura jamais quel est son degré d’intéressement ou d’amitié réelle …Il s’est dévoué au Prince ou plutôt à la fonction, et n’a jamais vraiment compris l’homme…
Quelques autres portraits de femme aussi, la reine douairière, « grand-mère » du Prince, ou sa mère biologique, la Dame de La cour en chef, les amies de Deok Im…
Que dire de plus ? pas de longueurs, pas de flashback inutile… La musique est belle, discrète, peu de chansons très bien placées et jolies, images très belles mais on nous épargne tous les fastes habituels : mariage, couronnement, etc…
D’ailleurs, tiens ! La Reine ! On n’en parle strictement jamais !!! Au point que je me suis longtemps demandé comment ça se faisait que personne ne parlait de le marier, plutôt que lui trouver une concubine ! On apprend incidemment son existence au milieu de l’épisode 16, je crois… quand le Roi estime nécessaire d’aller la voir…Alors, là, quand même, je sais que c’est Deok Im l’héroïne, mais il semble qu’on aurait pu au moins mentionner le mariage du Roi, ne serait-ce que par une phrase !
Au niveau invraisemblance à part le sauvetage bizarre de la vieille dame de la cour sortie de son cachot on ne sait comment je n’en ai pas vu d’autres…
Je remarque aussi l’effacement total de ce qui a fait surnommer Jeongjo le champion de l’amour filial, la construction de la ville de Suwon, sa forteresse surnommée « forteresse de l’amour filial », le tombeau son père, et son souci constant de le réhabiliter en tant que roi.
ça n’a pas d’importance, on a sauté de nombreuses années après la mort de Uibin, donc tout ce qui concernait la vie royale ne nous concernait plus…
En conclusion, c’est vraiment un drama superbe par la magnifique écriture des personnages et des dialogues, par le souci constant de respecter l’Histoire (en sachant très bien ne pas s’encombrer de détails) Encore une fois il faut voir JunHo incarner ce Roi, il est positivement habité par le personnage… Il est magnifiquement dirigé, entouré, soutenu et l’ensemble est inoubliable !
Un train qui relierai deux univers parallèles...
J’ai fait un résumé extrêmement lapidaire, exprès, autrement, rien que pour exposer l’épisode 1 il faut 30 lignes… L’essentiel est de savoir qu’il va y avoir le phénomène de mondes parallèles, toute l’histoire se greffe là-dessus, et c’est très très bien fait !Ce drama est haletant du début à la dernière image ! Et je défie quiconque de deviner comment ça finit !! Ni qui est le coupable !
Il y a l’enquête dans notre univers qui remet sans cesse en question la mort du père de Seo Kyung ainsi que la culpabilité du père de Do Won, évènement qui entraîné une déviation des destins des deux héros car ça ne s’est pas passé exactement pareil des deux côtés… Et il ya la différence des personnages en fonction du monde où ils se trouvent. Il y a la question du destin : peut-on changer le destin de quelqu’un ? Si cette personne est morte d’un côté, pourra-t-on la sauver de l’autre, ou bien le destin est-il inéluctable ?
Le scénario est un labyrinthe parfaitement maîtrisé, où on va de carrefours en déviations, de découvertes en coups de théâtre. Chaque porte qui s’ouvre sur une réponse ne fait qu’en présenter une autre encore plus difficile à ouvrir ! Impossible absolument de deviner le pourquoi du comment, ni le qui-l’a-fait ? !! Et pourtant tout est parfaitement construit, tout s’emboîte, et nous conduit à un dénouement d’une logique implacable, dont je ne dirai rien, même pas ‘il est heureux ou tragique, parce qu’il faut vraiment le découvrir jusqu’au bout !
J’ai la sale manie d’aller voir la fin à peu près à la moitié du drama, là, je ne l’ai pas fait, je n’en ai même pas eu envie tellement j’étais bien embarquée dans le récit !
Les acteurs sont excellents, en tête Yoon Shi Yoon, que j’avais trouvé un peu à l’étroit dans le rôle très difficile de Nokdu flower, mais là donne le maximum de son talent, avec un jeu sobre, simple, juste, sincère qui colle parfaitement aux situations incroyables qu’il doit affronter.
Le reste de la distribution est tout à fait à la hauteur.
L’OST est très bien, chansons et musique d’atmosphère.
Plus ça va, plus je considère que le label OCN est une garantie de drama de qualité !!
La france vue par un groupede touristes coréens.
J’ai eu envie de voir ce drama pour voir comment les Coréens décriraient la France en général et dans ce que les personnages en disent. Ma conclusion est que celui (ou celle) qui a écrit l’histoire doit beaucoup aimer la France car nous sommes présentés sous un jour positif, et en particulier le côté « libre » du Français qui n’est pas forcé d’obéir à la famille ou aux plus vieux jusqu’à la fin de ses jours. Quand la guide explique qu’en France on est plus libre, certains trouvent ça bien, d’autres sont choqués… Normal ! Heureusement pas de béret ni de baguette, d’ailleurs c’est tourné en décors naturel, et c’est très bien fait au niveau de la post-production et de la sonorisation.Nous sommes constamment en allers-retours entre la vie des personnages en Corée, leurs histoires, leur travail, et la parenthèse de leurs vacances en France.
Le décalage culturel donne des anecdotes drôles (la ceinture de chasteté…) ou amères (les bisous constamment échangés avec tout le monde peuvent entraîner des confusions) Un des participants se trouve à rencontrer un couple gay, marié, et sa réaction est assez significative du peu de visibilité que la situation a en Corée ! L’un des touristes déclare la nourriture française « sans goût » et réclame son kimchi… Alors on a les archétypes des voyages : le râleur impénitents à qui rien ne convient, mais c’est un travers universel !! Le couple d’amoureux qui se demande s’ils le sont toujours ! Une adolescente insupportable…la romance pourrait être banale, sauf que la guide ne semble pas du tout pressée de retourner en Corée, même pour suivre un amoureux ! Justement, j’ai bien eu le sentiment que la France l’avait pas mal influencée ! Et je pourrais d’ailleurs dire l’Europe ! Les liens qui se tissent entre les participants créent une atmosphère sympathique et de plus en plus chaleureuse… Et puis surtout on fait une magnifique balade au Mont Saint Michel, où il n’y a quasiment personne, et ça c’est inappréciable ! j’aurais aimé savoir quelle a été la genèse de ce drama, comment l’idée leur est venu d’aller tourner en France ! ce n’est pas comme si le Mont St Michel avait besoin de publicité !
Le côté relations humaines est vraiment bien fait, et le scénariste ne rate pas l’occasion de donner un bon coup de griffe à l’esprit qui règne dans les grosses entreprises en Corée, quand on voit en alternance ce que San Ma Roo doit subir pour avoir découvert une très mauvaise action de sa société !
Les acteurs sont très bien chacun dans leur rôle, et Jung Yong Hwa est bien plus à l’aise dans le rôle de ce garçon porte-poisse et maladroit que dans « the three musketeers » où à l’évidence il n’avait pas la taille du rôle ! Ryu Seung Soo dans le rôle de l’Emm…..r de service est parfait, et le reste de la distribution aussi !
La musique : pas mal d’accordéon, faut faire couleur locale, bien qu’on puisse facilement passer un an en France sans en entendre jamais… Mais pas gênant du tout.
En conclusion, j’ai trouvé ce drama très agréable grâce au côté touristique et relationnel, et en même temps s’il n’y avait pas le tourisme ce serait très quelconque ! Mais entendre la guide expliquer que la « la seine passe à Paris et Rouen et se jette dans le détroit de Douvres » ça m’a fait rire ! Il n’y avait d’ailleurs aucune grosse bêtise, au contraire c’était plutôt bien fait, comme la visite à Auvers sur Oise, ou Deauville…
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