Etonnante ode féministe dans la Chine historique...
Véritable manifeste féministe, ce drama met en scène toute une clique de femmes dans les situations habituelles de ce genre d’histoire : épouses, mères, concubines, guerrières, essayant chacune à leur manière de se faire une place au soleil tout en étant fidèles à elles-mêmes. Bien sûr il y a des messieurs, parfois très bien (Petit Sixième) ou touchant de naïveté (Vieux Cinquième), ou faible et manipulable (Quatrième) ou macho et arrogant ( Stupide Troisième) ou carrément détestable (Deuxième)Le rêve de ces femmes est de gérer un restaurant présentant les cuisines des 9 états de l’empire, vous pouvez imaginer que ce n’est pas gagné ! Deux destins vont donc évoluer parallèlement, celui de Yin Zheng qui se révèlera peu à peu très capable et fiable dans le gouvernement du pays, et celui de Li Wei qui sera l’âme du groupe de femmes qui se solidarisent autour du projet de restaurant. Pratiquement tous les soucis de la vie des femmes sont traités dans ce drama, jusque’à la dépression post-partum qui y tient une place étonnamment moderne ! L’accent est mis surtout sur leur désir de s’accomplir dans le choix de leur vie, et de ne pas dépendre des hommes, même s’ils sont quand même bien présents car il y a de l’amour, particulièrement celui qui va se développer dans le couple principal.
Quelques personnages secondaires très sympathiques viennent apporter leurs pointes d’humour habituelles, tels que Su Shen, majordome de Petit Sixième, ou Yu Zhan et Yu Ping, les servantes de Li Wei, ou Liang Shi le chef des eunuques.
Dans ce drama la cuisine a également une jolie présence, et les scènes de repas en commun avec ces dames sont assez réjouissantes.
Il se dégage de ce drama une belle ambiance de sororité, d’abord, puis aussi de fraternité pas toujours amicale entre les princes ! Le lien père/fils y est également bien décrit, dans sa difficulté à s’établir quand il se double du lien empereur/sujet !
Au total, c’est un drama tout à fait recommandable, distrayant, et suffisamment bien écrit pour qu’on croie aux personnages !
Un destin qui triomphe de la guerre, des invasions et des préjugés confucéens...
J’ai beaucoup aimé ce drama, dont je me demande pourquoi il est sorti en 2 paries plutôt que directement en 20 épisodes, le 21 étant rajouté, paraît-il !Ce qui m’a le plus plu dans cette histoire c’est son ancrage solide dans la réalité historique de Joseon, aussi bien dans la vie quotidienne des gens, que dans l’armature d’acier des lois confucéennes dont les Coréens d’aujourd’hui ne sont pas encore vraiment libérés (voir la condition féminine dans la société et dans le mariage, ou le poids de l’âge dans la hiérarchie…) ou aussi dans l’Histoire du pays.
Le roi Injo est bien tel que dans le drama, enfin d’après Wikipedia ! J’ai beaucoup aimé aussi les personnages principaux, intéressants, vraisemblables dans leurs actions, à la fois en tant qu’êtres humains et en tant que citoyens de Joseon de cette époque.
Le couple principal se démarque peu à peu de ce contexte, et fait des choix de plus en plus éloignés des lois confucéennes. Autrement la malheureuse Gil Chae n’aurait eu d’autre choix que le suicide. En parallèle le couple secondaire de Nam Yeon Jeon et Kyung Eun Ae reste, lui, dans cette rigidité confucéenne qui semble aujourd’hui si cruelle pour les femmes ! Une des scènes qui m’a le plus touchée est celle du retour de Yeon Jeon, ses larmes et la victoire de son humanité. Dans la première partie, la ressemblance assumée entre Gil Chae et Scarlett O’Hara était assez amusante à suivre, mais elle s’est peu à peu estompée et c’était très bien, l’essence même de ce drama est l’Histoire coréenne ! Les acteurs sont tous excellents, et bien sûr Namkong Min n’a plus rien à prouver. Un bémol : la réalisation qui parfois le fige dans des ralentis un peu excessifs. La maîtrise de soi est une chose, mais l’inertie en est une autre… mais c’est un détail très minime ! Le scénario est riche en rebondissements divers (et même la célèbre amnésie et la fameuse falaise ! )
Alors la fin…ça ne m’aurait pas déplu que l’histoire s’arrête à la fin du 20, (oh cette scène… les cas de conscience, les sacrifices, l’attente…)mais on ne va pas bouder son plaisir pour une fin à peu près heureuse ! Tant qu’à faire on aurait pu pousser un poil pus loin avec un retour au village et les retrouvailles de ceux qui sont encore là… et savoir aussi ce que devient Ryang Eum, il ne me semble pas que ce soit précisé ou ça m’a échappé, (je l’ai vu en anglais)
Je me disais que cette histoire de Prince Héritier en otage en Chine, avec le sort qui l’attend à son retour me rappelait quelque chose, et après recherches, le roi Injo est le roi de Chuno, sauf que Chuno commence quelques années après la fin de « my dearest »mais le lien est bien réel ! Une fois encore on peut se rendre compte à quel point Joseon était constamment menacée par ses voisins, Mongols, Chinois ou Japonais, et c’est incroyable que ce petit pays ait résisté et conservé sa langue et sa culture contre vents et marées.
Au total c’est une histoire très captivante, des personnages à la fois modernes dans leur mentalité et « d’époque » dans les circonstances de leur vie, ce qui les rend particulièrement intéressants à suivre ! J’aime vraiment quand les sageuks sont rattachés à l’Histoire coréenne, ça leur donne une épaisseur, une saveur irremplaçable !
Amour, vengeance, complots, amitié, batailles, tout yest, avec quelques longueurs.
J’ai aimé, j’ai passé un bon moment, il y a des scènes magnifiques, mais il y a malheureusement des ralentissements de rythmes assez pénibles ! ce qui tient l’histoire ce sont les personnages centraux. L’héroïne d’abord, parce qu’on lui fait jouer autre chose que la jeune dinde habituelle, parce qu’elle a du caractère, du répondant (ce qui la fait accuser du crime suprême de « désobéissance » !!! Moi qui croyais que savoir désobéir était une vertu supérieure !)une intelligence pragmatique (en creux on nous démontre que finalement apprendre par cœur Confucius et Mencius n’est pas si utile que ça, car si elle survit ce n’est certes pas à cause d’eux !). Elle se donne le droit de choisir sa vie. J’aime beaucoup la relation avec la mère, dont les principes éducatifs se heurtent sans cesse à la réalité de la nature de sa fille, et malgré ces heurts une affection profonde s’installe et perdure.Le héros ensuite, sombre, froid, mais qui cache un feu intérieur… Bon, je ne suis pas du tout objective, j’adore l’acteur et le genre de personnage qu’il incarne, le bel et sombre inconnu classique… Heureusement que de temps en temps il se plante vis à vis de Niaoniao, et qu’une certaine froide cruauté empêche de le rendre irrésistible ! Dans l’ensemble il est assez classique comme écriture de personnage et c’est l’interprétation magistrale de WU Lei qui lui donne vie et crédibilité. De même Zhao Lusi est parfaite dans son rôle, sachant placer l’étincelle d’insolence ou de revanche dans son regard, lui évitant d’être l’héroïne douce que les autres espèrent ! Elle sait être juste et sincère quand il le faut, et en même temps figurer le calme de l’eau qui dort quand elle mijote de se venger des pimbêches de la Cour !
Dans les secondaires, j’aime la famille de NiaoNiao, même l’insupportable grand-mère, sauf que dans la première partie toutes leurs querelles prennent trop de place et ça m’ a fait bâiller plusieurs fois ! J’aime aussi le triumvirat Empereur/Concubine/Impératrice, qui ne tombe jamais dans la guimauve(l’amertume pointe ici et là !) mais reste d’une belle humanité par delà les circonstances.
J’ai beaucoup aimé le personnage du vice-ministre de la Justice, pédant arrogant insupportable au début évoluant au fil de l’histoire vers un comportement juste, et chaleureux.
Alors, il faut quand même parler des défauts narratifs, du timing incroyable de Zisheng qui arrive toujours pile au bon moment (mais ça donne de si belles scènes !) de l’épisode incontournable de la chute d’une falaise (2 fois ici !) mais après tout c’est une caractéristique du genre, et même « Nirvana in fire » qui est pour moi le summum de la perfection dramaesque s’offre aussi sa falaise ! Je ne le reverrai peut-être pas, mais j’ai quand même passé un bon moment !
Le Japon n'est pas tendre avec les mères...
Ce drama est un portrait au vitriol de la condition de la femme au japon.Derrière les faux-semblants de paroles à la mode (tâches partagées, égalité des sexes, droit au travail) apparaît très vite la tradition étouffante japonaise. La place de la femme est à la maison, à se dévouer corps et âmes au mari, à l’enfant, à la belle famille (dans l’ordre) ! Les belles-mères et mères du drama sont terrifiantes, soit que sous couvert de gentillesse et de conseils elles se comportent en tyran domestique, soit qu’elles manient le harcèlement psychologique avec maestria.
Les maris oublient très vite les promesses avant mariage (bien sûr tu pourras travailler ! Bien sûr je vais t’aider !) pour se plaindre que le repas n’est pas prêt ou dire que si l’enfant pleure, c’est la mère qui est incapable, et là aussi la maltraitance psychologique est bien en place.
Le crime de l’accusée n’est pas du tout minimisé, mais personne n’essaye de comprendre pourquoi cette femme en est arrivée là. Est-elle simplement un monstre ? Ou y aurait-il une explication, qui sans la justifier éclairerait les circonstances ?
C’est là que je ferai un reproche au drama, car le scénario est quand même une instruction à charge sans trop de nuances, je veux croire qu’il y a quand même quelques couples qui marchent mieux que ceux-là ! Mais tel qu’il est, le drama est glaçant ! La fin frôle de peu la catastrophe et si elle est évitée, j’ai eu clairement l’impression que c’était pour être plus vendeur !
l’interprétation est excellente, particulièrement celle de SHIBASAKI Kô, impressionnante de justesse dans la montée de son angoisse. La réalisation est simple, alternant adroitement les souvenirs explicatifs et les actions présentes.
Il ya quand même un grand absent dans ce drama : l’amour ! Pas un mot sur les raisons pour lesquelles ces gens se sont mariés, et si c’était par amour, ce n’est plus jamais mentionné. L’impression qui se dégage c’est qu’il n’est question que de remplir un rôle social, et dans ce cas ce n’est pas étonnant que ça grince dans les rouages !
Je conseille ce drama car il nous fait revenir sur ce que nous reprochons à notre société française, qui, loin d’être parfaite, nous donne, à nous les femmes, une vie un peu plus juste, même s’il n’y a pas si longtemps qu’il fallait l’autorisation du mari pour travailler et avoir un compte en banque !
Mais le Justicier masqué est... Une Justicière !!
C’est un avis très positif, dû au ton très moderne adopté pour ce sageuk hors norme où le Justicier de l’Ombre est une femme ! La voir passer de veuve vertueuse vêtue de blanc le jour en Justicière masquée vêtue de noir la nuit (avec toutes les acrobaties câblées habituelles) est très distrayant, surtout quand elle entre en confrontation avec le Capitaine de la Garde, raide comme la Loi nationale qu’il représente, et qui nous laisse aussitôt prévoir comment le drama pourrait finir ! Mais au cours de l’histoire, cette fin annoncée semble de plus en plus improbable à cause de la condition de vie drastique que le confucianisme impose aux veuves !! Parallèlement à l’intrigue politique (le Roi se libèrera-t-il de l’horrible Ministre de la Gauche ?) à l’enquête familiale (qu’est devenu le frère de l’héroïne ? ) à l’enquête secrète (qui a assassiné le précédent Roi ?) on se demande si Yeo Hwa pourra se débarrasser de l’horrible situation imposée aux veuves et c’est vraiment le problème qui semble le plus impossible à résoudre !Les personnages sont très typés, sans tomber pour autant dans la caricature servis par d’excellents acteurs qui savent donner à chaque interprétation une pointe d’originalité, comme par exemple Kim Sang Joon qui incarne le Ministre en lui donnant une élocution et une voix pateline et doucereuse, façon gentil pépé, puis se dévoile de plus en plus comme assez monstrueux manipulateur !D’ailleurs la voix, c’est un aspect du talent de cet acteur que j’ai déjà remarqué dans différents rôles, comme le père dans « le Rebelle » ! Kim Mi Kyung, vétéran(ne ?) des écrans campe aussi une belle-mère passant de l’odieux à pitoyable avec une belle finesse d’interprétation !
J’ai beaucoup aimé la relation entre les deux frères, le grand (vraiment très grand !)Li Ki Woo et le plus jeune Lee Jong Won, relation de véritable fraternité de cœur rare dans les sageuks où cette situation de frère adopté est souvent représentée.
La fin est bien, si on aime ce genre de fin, mais j’aurais aimé que le choix de Yeo Hwa reste celui de la liberté, et j’aurais aimé que quelque chose se concrétise entre le grand frère et la servante de Yeo Hwa, mais ce ne sont que des détails, le drama se termine dans la joie, et la satisfaction générale !! Je l’ai beaucoup aimé et le je le reverrai certainement !!
Godzilla, monstre mythique du cinéma japonais.
Un peu d’histoire !D’où vient le nom ? (Wikipedia)
Le nom original japonais de Godzilla est Gojira, combinaison de gorira?, gorille et kujira?, baleine. Au début il devait être un « un croisement entre un gorille et une baleine »1 en référence à sa taille, sa force et ses origines aquatiques.
Un monstre sous-marin antédiluvien est réveillé par des essais nucléaires dans le Pacifique. Irradié, il détruit Tokyo avant de retourner dans la mer. mais cette version varie suivant les nombreuses adaptations
Quand j’ai vu la bande annonce je me suis dit que je devais absolument parfaire ma culture nippone avec cette dernière version, surtout que je n’en avais vu aucune autre et pourtant il y en a plein !
Et je dois vous dire que je suis absolument ravie de l’avoir vu, que c’est une excellente surprise !!
Le gros plus c’est le côté « vintage » du film et de la réalisation du monstre ! Les scènes du début dans Tokyo en ruine sont terriblement justes et vraies ! Le monstre est construit tout à fait dans la lignée de l’original, sans délire de pixels…
Le deuxième gros plus c’est que le film privilégie le côté humain sur le côté « monstre et grand spectacle catastrophe » ! Il y en a bien sûr, mais juste le nécessaire, alors que la douleur et les remords de Koichi (parfait Ryunosuke KAMIKI)prennent toute leur place ! De plus, ce sont les citoyens qui s’unissent pour lutter contre le monstre, trouvant le gouvernement totalement inutile ! On a donc un groupe de toutes origines qui s’unit contre l’ennemi commun avec l’aide de la Marine et d’un savant excentrique (parfait aussi, Hidetaka YOSHIOKA !!)
Les dialogues sont excellents et la remise en question du gouvernement militaire japonais fait bien plaisir à entendre, quand on sait que le Japon n’a jamais fait la même démarche que l’Allemagne et n’a jamais présenté d’excuses formelles pourtant si importantes dans leur culture ! Dans ce blockbuster catastrophe souffle un petit vent de vérité qui fait bien plaisir !
Les acteurs y sont parfaits, justes, vrais, et on remarque en passant la présence d’ANDO Sakura dans un petit rôle. Elle a vraiment le vent en poupe ! Je reviens à Ryunosuke KAMIKI déjà vu dans tous les Rurouni Kenshin, et qui est aussi un seiyu, (Suzume, Le château ambulant et bien d’autres )Hidetaka YOSHIOKA qui a fait tous les Tora-san, La maison au toit rouge, la servante et le samouraï, etc…
Parallèlement je remarque que le progrès des mentalités japonaises ne va pas jusque’à la parité de la distribution, où il n’y a que des hommes et seulement 2 femmes (je ne compte pas le bébé fille !) dans des rôles secondaires ! Bon peut-être Godzilla est -il(elle) une femelle ??? Qui sait ?
Ceci dit, je conseille ce film qui est un excellent divertissement très bien construit, très bien fait et pas bête du tout ! Ils parlent d’une suite, (annoncée par les toutes dernières images)j’espère qu’il n’y en aura pas pour rester sur cette bonne impression !
Il est associal et talentueux, elle est brillante et drôle...
Le DrQin est un légiste très talentueux, mais il est rigide, et peu soucieux de communiquer avec ses collègues ! Ses assistants ne tiennent pas longtemps ! Mais voilà qu’arrive Li Da Bao qui ne se laisse pas démonter et , grâce à ses excellentes connaissances et à son caractère bien trempé, elle semble devoir rester plus longtemps que les autres !ce que j’en ai pensé :
Mon avis est plutôt positif, car ce drama est mené tambour battant, les enquêtes sont intéressantes et surtout les personnages sont bien écrits et tout à fait intéressants ! Cependant le drama a les défauts de ses qualités : la rapidité entraîne parfois des raccourcis saisissants et un peu bizarres parfois, on serait allé jusque’à 23 ou 24 épisodes ça n’aurait pas été plus mal ! (c’est très rare que je dises ça, je crois que ce n’est que la seconde fois !) Le ton est agréable, il y a de l’humour, il y a du suspens (surtout dans les derniers épisodes) même si à la fois le suspens en question est un tour de passe passe assez prévisible et une ficelle assez usée : cesser croire quelques minutes qu’un des principaux personnages n’a pas survécu…
Au final, c’est un drama facile, distrayant, avec de très bons acteurs et de bons dialogues, un joli moment à passer !
Histoire d'amitié, de justice et de lutte pour sauver un enfant.
J’ai beaucoup aimé ce drama, pris pour la présence de Cho Seung Woo que j’idolâtre depuis Stranger ! Mais il n’y a pas que lui, car avec les deux compères qui l’encadrent, Kim Sung Kyun et Jung Moon Sung on a un trio d’adolescents quarantenaires fort réjouissants à suivre ! Les personnages secondaires prennent leur place avec aisance, et tiennent très bien leur rôle, de la détestable Madame Jin (parfaite Noh Susanna) au débutant Choi Jun (HanEun Sung), sans oublier la tenancière du restaurant « les nouilles de Grand-mère » Jin Yeong Ju (Sang Mal Geum).Il y a toujours un enfant au cœur des affaires de divorce que Shin doit traiter, cela donne souvent des scènes fort touchantes et même émouvantes car l’enfant apparaît come la première victime du comportement tordu des adultes. Il n’y a pas de manichéisme dans l’histoire mais une grande sensibilité, la profonde chaleur d’une amitié indéfectible, et même la « méchante » Mme Jin a fini par me faire pitié, tant elle est infirme du cœur, incapable de surmonter une jalousie qui la pousse sans cesse vers une revanche illusoire. Rien n’est asséné, pas d’explication préliminaire, la situation se découvre peu à peu par des allusions, des souvenirs, des confidences et ce climat donne le sentiment de pénétrer peu à peu dans ce cercle d’amis, et même d’en faire partie à la fin, comme le jeune avocat stagiaire Choi Jun, jeune chiot maladroit mais plein de bonne volonté et qui a su sentir ce qu’il avait à gagner en travaillant dans ce cabinet original.
La fin est très bien, mais je la trouve très ouverte, peut-être sur une saison 2 qui ne me déplairait pas je l’avoue. Il n’y a pas de romance à proprement parler, même si des liens se nouent, et de plus la bande son est superbe, entre chansons « trot » et musique classique !
Je le conseille, c’est un excellent moment d’humanité, avec son côté généreux et son aspect froidement égoïste.
Relations troubles entre le crime et les médias
Thriller très bien fait et complètement envoûtant…pendant les 2/3, les derniers épisodes se relâchent un peu… C’est toujours le cas quand on sait qui est le vrai coupable et qu’il ne reste plus (si j’ose dire !) qu’à l’arrêter !Ce qui rend ce drama si passionnant c’est la description de la relation frelatée entre les médias et le tueur, celui-ci ayant un don pour manipuler ceux-là ! Il faut bien avouer que les médias n’attendent que ça, leur politique de tout pour l’audience en fait une proie rêvée pour ce genre de cervelle dérangée ne rêvant que de passer en gros titre aux nouvelles !
On suit donc à la fois les enquêtes, et le développement de ce lien détestable qui, je dois l’avouer, est quand même un peu exagéré dans le drama ! Enfin, je l’espère !
Deux personnages portent le drama sur leurs épaules : le procureur, la Justice incarnée (magnifique Chris Wu !) et le Méchant (excellent Yao Chun Yao). Si le procureur est assez classique dans son écriture (passé tragique, douleur contenue et volonté de fer dans la poursuite du coupable) le Méchant sort de l’ordinaire, par la peinture plutôt juste de la perversion narcissique poussée à l’extrême. Le scénario nous offre plusieurs coupables possibles, ce qui est habituel, mais ce qui est original ici c’est l’imbrication de ces « fausses » pistes les unes dans les autres et avec le vrai coupable ! La scène des aveux du coupable est un moment hallucinant de prise de pouvoir total de la folie sur un esprit, et tout le drama est une route tortueuse (parfois trop) vers cette scène !
Si vous aimez le genre thriller, sombre, (très sombre, parfois trop, on frôle parfois la complaisance, et le voyeurisme !) je vous le conseille, vous ne serez pas déçu(e)s !
Le cerveau comme personnage principal !
je l’ai beaucoup aimé, justement à cause de cette vision biaisée de l’histoire à travers la mentalité de deux joueurs de go, qui vivent leur vie comme une partie de leur jeu préféré, avec la vie ou la mort en conclusion de chaque coup ! le drama n’aurait pas été aussi bon sans l’excellence de Cho Jeung Seok qui met suffisamment d’intensité dans son jeu pour que toutes ces manœuvres ne soient pas simplement une suite de silences ou d’incompréhension.J’ai lu ici et là qu’on reprochait le manque de communication qui aurait tout résolu plus rapidement, mais… D’abord dans ce cas pourquoi faire un drama ? Et ensuite nous voyons cela avec nos yeux de personnes communiquant à longueur de journée par tous les moyens possible ! Ce n’est pas le cas à la Cour royale de Joseon ! personnellement j’avais assez vite compris quel était le but réel du Roi, mais l’intérêt était de savoir comment il allait vaincre tous les obstacles qui l’en empêcheraient, comme la soif de pouvoir du Ministre de la Guerre ou de la Reine Douairière !
Le personnage du Roi, et des conseillers entrent très bien dans le schéma de ce qu’ils pouvaient être sous Joseon, avec les traditions, la culture confucianiste de cette époque Mais le personnage de Hee Soo, de par sa nature même, est moderne par sa volonté d’indépendance, et sa façon de contourner tous les rites sociaux qui la dérangent ! Nous sommes intuitivement de son côté, elle pense comme nous, et nous ne comprenons pas que le Roi ne la suive pas ! C’est pourquoi ce qui semble un prétexte scénaristique maladroit (le fameux manque de communication ! ) est en fait obligé si on se replace dans le contexte de l’histoire ! Le Roi pouvait-il favoriser ce gamin inconnu, accusé de trahison, alors qu’il vient d’accéder au trône et que sa position est tout sauf stable ? Il a toujours en tête la fin du match, son but ultime, et s’il faut sacrifier une pièce sur le plateau de baduk, il le fera… Oh comme ce n’est pas romantique !! mais comme c’est politique !
C’est pour ça que j’aime ce drama, et s’il y a un prétexte scénaristique c’est d’utiliser une fois de plus le coup de la fille qui se fait passer pour un garçon !! Quel drama génial cela aurait été que ce soit deux hommes jusqu’au bout… Ou que le Roi, découvrant que c’est une fille, découvre du même coup qu’elle ne l’intéresse pas du tout… Bon, malgré tout, la fin a évité le bain de sirop, au contraire, on reste dans le flou absolu sur la façon dont ils vont rester ensemble et surtout ne pas faire d’héritier, ce qui détruirait le but ultime de la partie entamée par Yi In !
Au total, je l’ai trouvé prenant de bout en bout, porté par Cho Jeung Seok, bien secondé par Shin Se Kyung qui devrait pourtant essayer parfois d’avoir un visage plus expressif !
Gouverner Joseon comme une partir de baduk, jeu de Go...
je l’ai beaucoup aimé, justement à cause de cette vision biaisée de l’histoire à travers la mentalité de deux joueurs de go, qui vivent leur vie comme une partie de leur jeu préféré, avec la vie ou la mort en conclusion de chaque coup ! le drama n’aurait pas été aussi bon sans l’excellence de Cho Jeung Seok qui met suffisamment d’intensité dans son jeu pour que toutes ces manœuvres ne soient pas simplement une suite de silences ou d’incompréhension.J’ai lu ici et là qu’on reprochait le manque de communication qui aurait tout résolu plus rapidement, mais… D’abord dans ce cas pourquoi faire un drama ? Et ensuite nous voyons cela avec nos yeux de personnes communiquant à longueur de journée par tous les moyens possible ! Ce n’est pas le cas à la Cour royale de Joseon ! personnellement j’avais assez vite compris quel était le but réel du Roi, mais l’intérêt était de savoir comment il allait vaincre tous les obstacles qui l’en empêcheraient, comme la soif de pouvoir du Ministre de la Guerre ou de la Reine Douairière !
Le personnage du Roi, et des conseillers entrent très bien dans le schéma de ce qu’ils pouvaient être sous Joseon, avec les traditions, la culture confucianiste de cette époque Mais le personnage de Hee Soo, de par sa nature même, est moderne par sa volonté d’indépendance, et sa façon de contourner tous les rites sociaux qui la dérangent ! Nous sommes intuitivement de son côté, elle pense comme nous, et nous ne comprenons pas que le Roi ne la suive pas ! C’est pourquoi ce qui semble un prétexte scénaristique maladroit (le fameux manque de communication ! ) est en fait obligé si on se replace dans le contexte de l’histoire ! Le Roi pouvait-il favoriser ce gamin inconnu, accusé de trahison, alors qu’il vient d’accéder au trône et que sa position est tout sauf stable ? Il a toujours en tête la fin du match, son but ultime, et s’il faut sacrifier une pièce sur le plateau de baduk, il le fera… Oh comme ce n’est pas romantique !! mais comme c’est politique !
C’est pour ça que j’aime ce drama, et s’il y a un prétexte scénaristique c’est d’utiliser une fois de plus le coup de la fille qui se fait passer pour un garçon !! Quel drama génial cela aurait été que ce soit deux hommes jusqu’au bout… Ou que le Roi, découvrant que c’est une fille, découvre du même coup qu’elle ne l’intéresse pas du tout… Bon, malgré tout, la fin a évité le bain de sirop, au contraire, on reste dans le flou absolu sur la façon dont ils vont rester ensemble et surtout ne pas faire d’héritier, ce qui détruirait le but ultime de la partie entamée par Yi In !
Au total, je l’ai trouvé prenant de bout en bout, porté par Cho Jeung Seok, bien secondé par Shin Se Kyung qui devrait pourtant essayer parfois d’avoir un visage plus expressif !
Même avec la 2ème chance, manipuler le destin n'est pas facile !
Finalement, je l’ai beaucoup aimé, avec un départ un peu à reculons, car les histoires de retour en arrière, on ne peut pas dire que ce soit d’une folle originalité. Ici, le truc intéressant, c’est que Misa se trouve dans l’obligation de pousser Tomoya dans les bras de Reina ! En effet, normalement, au réveil en se souvenant de ce qu ‘elle savait, le premier réflexe aurait été de virer Tomoya et Reina de sa vie ! Mais ce serait trop simple ! A de petits détails elle se rend compte que le destin reste le même si il n’y a pas quelqu’un pour accomplir les actes prévus ! Elle va donc être obligée de manipuler Reina et Tomoya, et c’est intéressant de s’apercevoir qu’une vengeance, même très justifiée, est une action qui peut salir, abîmer la personne qui y consacre sa vie ! Misa va devoir naviguer entre changer la donne sans pourtant causer la mort de personne ! L’entrée en jeu de son patron (le superbe Takeru Sato, raison initiale de mon choix !! )va compliquer les choses, et lui rendre la tâche difficile !La fin ne surprendra personne mais elle est amenée de façon assez originale pour que ça tienne le spectateur en haleine jusqu’au bout ! La notion de « 2ème chance » est plutôt bien maîtrisée, et la lutte des personnages pour ne pas se laisser embarquer dans un destin inévitable donne son souffle à l’histoire. Je ne connaissais la version originale coréenne mais j’aime beaucoup celle-ci, que je recommande !
Ce serait bien de pouvoir revenir dans le temps et changer son destin !
Je l’ai beaucoup beaucoup aimé ! Bon, le truc de la résurrection des années avant et les essais de faire mieux la deuxième fois, ce n’est pas original, mais par contre ce qui l’est, ce sont les deux personnages principaux et le couple qu’ils vont former ! Dou Zhao est l’image de la femme qui prend sa vie en main, qui acquière son indépendance financière et qui, possédant l’argent, possède le pouvoir ! Song Mo, homme dur, brutal, va se révéler peu à peu différent, sans cependant tomber dans l’angélisme, car la relation avec son frère, par exemple, ne variera jamais hors de l’antagonisme et la rancune !Il y a beaucoup de personnages, et ils ont chacun 2 ou 3 noms, ce qui n’aide pas toujours à s’y retrouver ! De plus les intrigues de 2 ou 3 familles s’entremêlent, et il faut parfois se cramponner un peu pour suivre ! Mais il reste comme fil principal la relation entre Gou Zhao et Song Mo, auquel on peut se raccrocher pour reprendre pied !! Il y a, parallèlement aux intrigues de cour et aux combats martiaux, une façon de mettre en évidence des instants de vie quotidienne, concrète et réaliste, qui donnent une solide base à toute l’histoire.
J’ai un peu regretté que l’aspect fantastique du début soit très peu exploité au fil de l’histoire, car, après tout, Zhao sait déjà tout à l’avance et ses tentatives pour faire dévier le destin se perdent peu peu dans le déroulement des évènements, malgré quelques résurgences bienvenues !
Les acteurs sont excellents, même les méchants qui font parfois pitié ! J’ai vraiment aimé replonger chaque jour dans ce drama, dans cette histoire de « bruits et de fureur » et j’en ai apprécié la fin apaisée dont j’ai craint jusqu’au bout qu’elle n’advienne jamais !
Idéal pour retrouver le sourire et sa foi en l'humain !
Ah !J’ai vraiment beaucoup aimé !! Merci Netflix d’avoir fait les fonds de tiroir et les soldes des dramas japonais pour nous livrer ce genre de vieux (2002) truc bien barré, où ça crie, ça se bat, ça se dispute, mais où par moment le calme arrive, et le cœur parle… Ce Zen, marqué dans son enfance par son séjour en orphelinat, se prend d’affection pour le gamin Akira, et tout le quartier va suivre… Les trois copains ont sans doute des notions éducatives bizarres, mais cet hiver passé avec eux marquera Akira à jamais car il y a appris l’essentiel : l’amitié, la loyauté, la confiance ! Alors, parfois, c’est un peu « too much » mais il y a de l’humour, et si on frôle le mélo, on n’y tombe pas vraiment, car la fin est très bien faite (même si un poil un peu longue !) Il y a l’émotion, mais il y a la réalité, et ces quelques mois passés chez Zen resteront une parenthèse dans la vie d’Akira, qui va reprendre son cours… C’est le drama Feel-good type, mais pas bête du tout ! Les personnages sont hauts en couleurs mais toujours vraisemblables ! C’est ce genre de drama qui m’a fait tomber tête la première dans le Dramaland, et je ne le regrette pas !Bien sûr, je recommande ! C’est court (11 épisodes de 45/50 mn) mais tout y est, on ne perd pas une seconde !
A travers plaines, prairies et déseert, la longue marche d'une princesse et d'un général
J‘ai eu un peu de mal à y entrer, vu 9 épisodes, puis après une très longue pause j’ai tout repris par le pied et là je ne l’ai plus lâché !! Le titre est parfait parce que c’est une ballade au sens où on nous raconte une histoire poétique, avec des personnages nombreux et intéressants, et une balade parce qu’on se promène des Plaines centrales au Grandes prairies en passant par les Déserts dans de très beaux paysages, des décors grandioses et au bruit du galop des chevaux .Admettons tout de suite qu’il y a quand même quelques grosses naïvetés au niveau du scénario, des raccourcis improbables aussi, mais la réalisation a contourné le problème en remplaçant les scènes de chute (Ah ! la fameuse falaise est ici un précipice vertigineux)de guerre ou qui poseraient un gros problème technique par des dessins, forts beaux ma foi, et je trouve cette idée géniale ! Mais cela ne nuit pas et même donne une certaine fraîcheur au récit, comme si on lisait un magnifique livre d’images.
Cependant si on accroche si bien à l’histoire, c’est que le(la ? les ?) scénariste s’est attaché à créer de vrais beaux personnages, avec leur profondeur, leur part d’ombre, leur personnalité propre, et qu’il(elle) a su leur donner une réelle évolution au cours de leurs pérégrinations ! Changge va apprendre non à pardonner, mais à comprendre et à faire la part des choses, comme savoir faire passer l’intérêt de son peuple avant sa vengeance. Il en est de même pour les autres, même les méchants ont le temps de nous laisser comprendre pourquoi ils en sont arrivés là ! On croise des personnages secondaires qui parfois ne font que passer mais qui prennent toujours le temps de se faire apprécier pour leur générosité, leur intelligence, leur noblesse ou leur loyauté, ou le côté insupportable comme le jeune Prince Héritier !
La fin est parfaite, chacun est à la place qu’il s’est trouvée, pas forcément celle qu’il (elle) imaginait au début ! Ceux qui ont à subir un chagrin éternel ont acquis la force de le supporter, ceux qui ont trouvé leur bonheur sont là pour les y aider.
Bref, engagez-vous dans ce voyage au long cours, et comme moi, arrivés au bout, vous vous direz « Et maintenant ? Quoi faire ? » l’esprit encore plein des échos de la longue ballade…
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